AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 [MFA] BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI 7-13 JANVIER 1949

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: [MFA] BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI 7-13 JANVIER 1949   Jeu 22 Avr 2010, 18:59

BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI
(7-13 JANVIER 1949)

CONTEXTE

La Seconde Guerre Mondiale reprend le 1er septembre 1948 (après la «guerre de trois mois» de septembre à décembre 1939) quand Himmler, Führer du Reich (mais pour beaucoup la créature de son chancelier, Reynhard Heydrich) déclara l'Etat de guerre avec la France et la Grande Bretagne.

De son côté, les italiens hésitèrent à suivre leur allié allemand. La situation économique de l'Italie c'était clairement amélioré depuis 1939. La découverte de pétrole à la fin des années trente en Adriatique ainsi que de minerais de fer en Vénétie-Julienne offrait au régime mussolinien la possibilité de rendre crédible sa politique d'autarcie, politique bien théorique.

Ce n'est donc que le 14 octobre 1948 que les relations diplomatiques furent rompues entre la France et l'Italie.

Néanmoins, les opérations furent des plus calmes, quelques escarmouches navales eurent lieu à proximité des côtes pendant que les sous marins des deux pays prélevaient leur part sur les cargos et les pétroliers des deux camps.

Ce n'était que partie remise avant qu'une véritable guerre éclate entre les deux pays. Précisément trois mois.

TUNISIE ET LIBYE

Les forces françaises en Tunisie : un constant renforcement

Armée de terre

Placé depuis janvier 1947 sous le commandement du général de Freydenberg, les Forces d'Armées de Tunisie ont été profondément modernisées et organisées. En 1939, les FAT étaient composées des grandes unités suivantes :

-81ème Division d'Infanterie d'Afrique
-84ème Division d'Infanterie d'Afrique
-88ème Division d'Infanterie d'Afrique
-180ème Division d'Infanterie d'Afrique
-1er Regiment Etranger de Cavalerie
-6ème Division Légère de Cavalerie
-4ème Brigade de Cavalerie
-3ème Régiment de Chasseurs d'Afrique.
-Région fortigiée du Sud-Tunisien (Ligne Mareth)

En 1943, les 88ème et 180ème DIA furent transformés en Divisions d'Infanterie Motorisée et donc rebaptisé 88ème et 180ème DIMA. Pendant que la 84ème DIA fût dissoute ne laissant que trois divisions d'infanterie en Tunisie. Les 1er REC et 3ème RCA furent intégrés à la 4ème brigade de cavalerie qui devint donc une division légère de cavalerie. En 1943, les FAT disposaient donc des unités suivantes :

-88ème Division d'Infanterie Motorisée d'Afrique (DIMA)
-7ème régiment de tirailleurs tunisiens
-17ème régiment de tirailleurs algériens
-8ème régiment de tirailleurs marocains
-68ème régiment d'artillerie d'Afrique

-180ème Division d'Infanterie Motorisée d'Afrique (DIMA)
-6ème régiment de tirailleurs marocains
-13ème régiment de tirailleurs sénégalais
-16ème régiment de tirailleurs algériens
-75ème régiment d'artillerie d'Afrique

-81ème Division d'Infanterie d'Afrique (DIA)
-8ème régiment de tirailleurs tunisiens
-24ème régiment de tirailleurs sénégalais
-12ème régiment de tirailleurs marocains
-82ème régiment d'artillerie d'Afrique

-4ème Division Légère de Cavalerie (motorisée)
-1er régiment étranger de cavalerie
-3ème régiment de chasseurs d'Afrique
-17ème régiment de cuirassiers
-69ème régiment d'artillerie d'Afrique
-7ème régiment du génie

-6ème Division Légère de Cavalerie
-2ème régiment étranger de cavalerie
-1er régiment de chasseurs d'Afrique
-19ème régiment de cuirassiers
-76ème régiment d'artillerie d'Afrique
-9ème régiment du génie

Ces cinq divisions alignaient un total de 50000 hommes, un chiffre conséquent mais encore inférieur aux effectifs de l'armée italienne en Libye (Esercito Italiano in Libia EIL) qui affichait officiellement 75000 hommes (sans parler des chemises noires et de différentes unités auxiliaires au niveau militaire douteux).


Le Hotchkiss H-39

Un renforcement tant matériel qu'humain était nécessaire. En 1945, une division cuirassé de réserve (DCR) fût créé à Tunis. La 9ème DCR reçut du matériel déclassé de métropole (Somua S-40, Hotckiss H-39, quelques B1bis) mais largement supérieur à celui aligné par l'EIL.

Néanmoins au moment où éclate la guerre entre Paris et Rome, la 9ème DCR à commencé son réequipement avec du matériel plus moderne comme le Somua S-45 armé d'un canon de 57mm (adaptation du 6 livres britannique) d'une mitrailleuse de 7.5mm coaxiale et d'une autre dans la coque, le Somua AS-45 _une canon d'assaut_ avec un canon de 75mm en caisse plus une mitrailleuse de 7.5mm en tourelle simple ou le Berliet VTT-1, un transport de troupes blindé chenillé armé d'une mitrailleuse de 7.5mm.

La 9ème DCR aligne donc deux régiments de char (17ème régiment cuirassé et 44ème régiment de chars de combat équipé de Somua S-40 puis S-45) deux régiments d'infanterie motorisée (45ème et 57ème RI), un régiment d'artillerie (28ème RAM), un régiment du génie (12ème RG), un groupement logistique divisionnaire et un groupement de reconnaissance motorisé

A cette division de 15000 hommes s'ajoutèrent une nouvelle division d'infanterie motorisée, la 17ème DIM jusqu'ici basée à Clermont Ferrand et qui fût transféré en 1946 pour couvrir le Sud-Tunisien. Cette division était composée de trois régiments d'infanterie (174ème, 177ème et 181ème RI), un régiment de char (789ème RCC équipé de Somua S-42 à canon de 47mm), un régiment d'artillerie motorisé (17ème RAM), un régiment du génie (5ème RG), un groupement logistique divisionnaire et un groupement de reconnaissance motorisé.


Paras du 601ème GIA sur les Champs Elysées le 14 juillet 1938

La création de l'infanterie de l'air en 1937 avait montré l'intérêt d'une telle unité. Les 601ème et 602ème GIA basés respectivement à Reims et à Baraki en Algérie furent transformés en régiments pendant que le Commandement des Transports Aériens se dôtait d'appareils adaptés au largage de parachutistes.

Les 601ème et 602ème RIA furent rebaptisés 1er et 3ème Régiments de chasseurs de parachutistes en 1944 et basés en métropole à Reims. Un troisième régiment, le 5ème régiment parachutiste est créé en 1945 formant la 1ère brigade parachutiste avec un régiment d'artillerie légère, le 1er RAP et un groupement de cavalerie parachutiste, le 1er GCP.

Cette brigade est chargé en cas de conflit de sauter sur l'Allemagne ou sur l'Italie mais ne peut pas couvrir l'ensemble des régions. En 1947, le général de Freydenberg obtient l'autorisation de créer un régiment parachutiste, le 3ème régiment parachutiste basé à Bizerte est censé pouvoir sauter sur Benghazi ou Tripoli pour par exemple s'emparer des aérodromes militaires.

Au moment où éclate la guerre entre la France et l'Italie, les FAT disposent des moyens terrestres suivants :

-88ème Division d'Infanterie Motorisée d'Afrique
-180ème Division d'Infanterie Motorisée d'Afrique
-81ème Division d'Infanterie d'Afrique
-4ème Division Légère de Cavalerie
-6ème Division Légère de Cavalerie
-9ème Division Cuirassé de Réserve
-17ème Division d'Infanterie Motorisée
-3ème Régiment Parachutiste

soit un total de 82000 hommes


Photos de la ligne Mareth

Le Secteur Fortifié de Tunisie (SFT) est l'appélation administrative de la Ligne Mareth construite entre 1937 et 1941 pour couvrir le déploiement des FAT. Bien que surnomée «Ligne Maginot Africaine», la ligne Mareth était bien plus modeste dans son étendue et dans son équipement.

Elle s'étend entre la ville de Mareth et celle de Tataouine soit sur 45 kilomètres s'appuyant sur le Wadi Zigzaou. Elle se compose de 40 casemates d'infanterie armés de canons de 47mm, de mitrailleuses de 7.5 et de 13.2mm, de mortiers de 81mm et de 8 grands casemates d'artillerie équipés de canons de 75 et de 155mm (plus des mitrailleuses de 13.2mm et des canons de 37mm).

Le SFT est armé par le 1er régiment d'infanterie de forteresse d'Afrique (1er RIFA) mais en temps de guerre, des points d'appui tactique peuvent être occupés par la 17ème DIM basée à Gabès. Lors de la mobilisation des champs de mines sont installés ainsi que des barbelés.

Armée de l'air

La présence de la base navale de Bizerte impose à l'armée de l'air un certain nombre de servitudes et une présence aérienne non négligeable. D'importants travaux d'infrastructures sont réalisés entre 1943 à 1946 avec la construction de trois aérodromes en dur à Tunis, Kairouan et Gabès.

Le Commandement des Forces Aériennes en Tunisie (ComAir Tunisie) est installé sur la base aérienne de Tunis dispose de deux groupes de chasse, de deux groupes de bombardement, d'un groupe de reconnaissance, d'un groupe de coopération et de liaison, d'un groupe de transport et d'un groupe de reconnaissance maritime qui doit (en théorie) coopérer avec l'Aéronavale.

En ce qui concerne l'équipement, le ComAir Tunisie à longtemps été équipé d'appareils plus anciens que les unités en métropole, faute de menace crédible. Le renforcement de l'aviation italienne en Libye (déploiement de Piaggio P108 quadrimoteurs en 1944) entraina une profonde modernisation des forces aériennes françaises en Tunisie.


Dewoitine D-520 en vol

-Escadre de Chasse n°17 basé à Tunis : escadrille GC I/17 équipée de 16 Dewoitine D-520, escadrille GC II/17 équipée de 16 Dewoitine D-520, escadrille GC III/17 équipée de 16 Dewoitine D-520 et escadrille GC IV/17 équipée de 16 Hanriot NC-600


Le Bloch MB155 est la version améliorée du Bloch MB152

-Escadre de Chasse n°27 basé à Gabès : escadrille GC I/27 équipé de 16 Bloch MB-155, escadrille GC II/27 équipé de 16 Bloch MB-155, escadrille GC III/27 équipé de 16 Arsenal VG-33 et escadrille GC IV/27 équipé de 16 Hanriot NC-600


Lioré et Olivier Léo 451

-Escadre de Bombardement n°32 basé à Kairouan : escadrille GB I/32 équipée de 16 Amiot 354, escadrille GB II/32 équipée de 16 Lioré et Olivier Léo 451, et escadrille GB III/32 équipée de 16 Lioré et Olivier Léo 451


Bréguet Br693 en vol

-Escadre de Bombardement n°42 basé à Gabès : escadrille GB I/42 équipée de 16 Bréguet Br693, escadrille GB II/42 équipée de 16 Bréguet Br693 et escadrille GB III/42 équipée de 16 Loire Nieuport LN420


Bloch MB174

-Escadre de Reconnaissance n°10 basé à Tunis : escadrille GR I/10 équipée de 16 Bloch 174, escadrille GR II/10 équipée de 16 Bloch 174, et escadrille GR III/10 équipée de 16 avions biplans ANF-Les Mureaux AN119


Potez 63-11

-Escadre de Coopération et de Liaison n°20 basé à Kairouan : escadrille GR I/20 équipée de 16 Potez 63.11 et escadrille GR II/20 équipée de 16 Potez 63.11

-Escadre de Reconnaissance Maritime n°11 basé à Gabès : escadrille GRN I/11 équipée de 20 Bloch MB175, escadrille GRN II/11 équipée de 20 Bloch MB175 et escadrille GRN III/11 équipée de 20 Bloch MB163

-Escadre de Transport n°2 basé à Tunis : escadrille GT I/2 équipée de 16 Bloch MB180 (bimoteurs), escadrille GT II/2 équipée de 16 Bloch MB160 (quadrimoteurs) et escadrille GT III/2 équipée de 16 Farman 224

Le ComAir Tunisie dispose d'un total de 128 chasseurs (48 Dewoitine D520, 32 Bloch MB-155, 16 Arsenal VG-33 et 32 Hanriot NC-600), 96 bombardiers (16 Amiot 354, 32 Lioré et Olivier Léo 451, 32 Bréguet Br693 et 16 Loire Nieuport LN420), 80 avions de reconnaissance et de coopération (32 Bloch MB174, 32 Potez 63.11 et 16 ANF-Les Mureaux AN119), 60 avions de patrouille maritime (40 Bloch MB175 et 20 Bloch MB163) et 48 avions de transport (16 Bloch MB180 16 Bloch MB160 et 16 Farman 224) soit un total de 412 appareils.

Marine Nationale

La base navale de Bizerte est l'une des principales bases navales françaises. La proximité de l'Italie à dissuader la marine d'y baser en permanence des cuirassés comme elle l'envisagea un temps. Il n'y à donc en Tunisie que des navires légers, les cuirassés, les porte-avions et les croiseurs n'y faisant escale que pour ravitaillement et réparations.

-9ème Division de contre-torpilleurs (9ème DCT) devenue le 1er janvier 1949 9ème DEE (Division d'Escorteurs d'Escadre) : Le Triomphant L'Indomptable et Le Malin

-12ème DEE (ex 12ème DCT) : Volta Desaix Hoche

-6ème Division de Torpilleurs : L'Entreprenant, Le Corse, Le Provencal et Le Béarnais

-10ème Division de Torpilleurs : L'Implacable, Le Fidèle, Le Formidable et L'Imprenable

-7ème Division d'Escorteurs Légers composée des escorteurs rapides Enseigne Balande, La Joyeuse, La Trompeuse et La Furieuse.

-9ème Division de Sous Marins (9ème DSM) avec les sous marins Aber Wrach Ile de Batz et Ile de Porquerolles (classe Rolland Morillot)

-10ème Division de Sous Marins (10ème DSM) avec les sous marins Ile d'If Les Sanguinaires et Tromelin (classe Rolland Morillot)

-17ème Division de Sous Marins (17ème DSM) avec les sous marins Germinal Floréal et Prairial (classe Phenix)

-23ème Division de Sous Marins (23ème DSM) avec les sous marins Messidor Thermidor et Fructidor (classe Phenix)

-20ème Division de Sous Marins (20ème DSM) avec les sous marins mouilleurs de mines Turquoise Rubis Saphir et Nautilus

-Patrouilleurs Arc et Fronde (classe Arc)

-Chasseurs de sous marins CH20 Sartène CH21 Calvi

-Chalands de débarquement d'Infanterie et de Chars CDIC 5 et 6

-Dragueurs de mines Scorpion et Sagitaire

-Ravitailleur d'hydravions Sans Pareil

-Pétrolier L'Adour

-Cargos Marie-Gabrielle Marie Antoinette Jeanne Thérèse

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: [MFA] BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI 7-13 JANVIER 1949   Jeu 22 Avr 2010, 19:09

Esercito Italiano in Libia (EIL)

Forces terrestres

Avec 12 divisions, les forces armées italiennes de Libye sont en apparence puissantes mais en dépit des constants renforcements depuis 1940, elles sont loin de faire le poids face aux forces armées de Tunisie. Si les divisions blindées «Centauro» et «Augustus» et les quatre divisions d'infanterie de type métropolitain (55ème DI «Savona» 64ème DI «Canoza» 76ème DI «Capo di Colonna» et 87ème DI «Pavia») sont bien armées, bien équipées et bien entrainées, la situation des quatre divisions coloniales et des deux divisions de chemises noires est beaucoup moins brillante avec une fidélité incertaine pour les premiers et un niveau d'entrainement douteux pour les seconds...... .

Peu avant le début de la guerre, la brigade parachutiste Folgore à rejoint Benghazi ce qui était un retour aux sources, les premiers paras italiens ayant été formés en Libye au milieu des années trente avant de regagner la Métropole en 1941.


Le M15/47 est une version améliorée du M15/42 ci-dessus

-132 ème Division blindée «Centauro»
-31ème régiment de chars équipé de chars moyens M15/47
-27ème régiment de chars équipé de chars moyens M15/47
-4ème régiment d'artillerie motorisée
-19ème régiment de Bersagliers
-157ème régiment d'infanterie coloniale

-52ème Division blindée «Augustus»
-44ème régiment de chars équipé de chars légers L9/57
-14ème régiment de chars équipé de chars moyens M15/47
-8ème régiment d'artillerie
-144ème régiment d'infanterie

-55ème Division d'Infanterie «Savona»
-3ème régiment de chasseurs
-17ème régiment de Bersagliers
-8ème régiment d'infanterie
-12ème régiment d'artillerie

-64ème Division d'Infanterie «Canoza»
-1er régiment de chasseurs
-9ème régiment de Bersagliers
-9ème régiment d'infanterie
-11ème régiment d'artillerie

-76ème Division d'Infanterie «Capo di Colonna»
-44ème régiment d'infanterie
-45ème régiment d'infanterie
-46ème régiment d'infanterie
-22ème régiment d'artillerie

-87ème Division d'Infanterie «Pavia»
-17ème régiment de chasseurs
-8ème régiment de Bersagliers
-47ème régiment d'infanterie
-17ème régiment d'artillerie

-14ème Division d'Infanterie Coloniale
-1er régiment d'Ascaris
-11ème régiment d'infanterie coloniale
-7ème régiment d'infanterie coloniale
-18ème régiment d'artillerie tractée

-15ème Division d'Infanterie Coloniale
-2ème régiment d'Ascaris
-17ème régiment d'infanterie coloniale
-13ème régiment d'infanterie coloniale
-24ème régiment d'artillerie tractée

-16ème Division d'Infanterie Coloniale
-3ème régiment d'Ascaris
-12ème régiment d'infanterie coloniale
-8ème régiment d'infanterie coloniale
-21ème régiment d'artillerie tractée

-17ème Division d'Infanterie Coloniale
-4ème régiment d'Ascaris
-14ème régiment d'infanterie coloniale
-9ème régiment d'infanterie coloniale
-27ème régiment d'artillerie tractée

-4ème division de Chemises Noires et 8ème division de Chemises Noires qui disposent d'un régiment d'artillerie, de deux régiments d'infanterie, d'un bataillon de chars légers, d'une compagnie de mortiers lourds, d'une compagnie antichar et d'une compagnie de mitrailleuses.

-185ème Brigade parachutiste «Folgore»
-1er régiment de chasseurs parachutistes
-47ème régiment de fusiliers parachutistes
-10ème régiment de parachutistes coloniaux
-33ème régiment d'artillerie parachutiste

L'Esercito Italiano in Libia aligne donc 12 divisions soit environ 96000 hommes à quoi s'ajoute la brigade parachutiste Folgore de 8000 hommes soit 104000 hommes.

Forces aériennes

Pour ce qui concerne la Regia Aeronautica, la situation s'est un peu amélioré avec le déploiement de Piaggio P108 pour frapper l'Algérie, Malte et l'Egypte et de nouveaux chasseurs plus modernes, les biplans Fiat CR32 et 42 ayant été envoyés à la casse ou relégués à l'entrainement.


Le Macchi MC202

-11ème escadre de chasse basée à Benghazi composée de trois escadrilles de 16 Macchi MC202, et d'un escadrille de 12 chasseurs bimoteurs Iman Ro-59


Le Reggiane Re2002

-31ème escadre de chasse basée à Tripoli composée de trois escadrilles de 16 Reggiane Re2002 et d'une escadrille de 12 chasseurs bimoteurs Iman Ro-59

-24ème escadre d'attaque basée Tobrouk composée de deux escadrilles de 16 bombardiers Fiat Br25 et une escadrille de 16 bombardiers en piqué Breda Ba99


Le Savoia Marchetti SM79

-27ème escadre de bombardement basée à Benghazi composée de deux escadrilles de 16 bombardiers trimoteurs Savoia Marchetti SM79 et d'une escadrille de 16 bombardiers quadrimoteurs Piaggio P108


Piaggio P108

-41ème escadre d'attaque maritime basée à Tripoli composée de deux escadrilles de 16 hydravions CANT Z.506 et d'une escadrille de 16 Savoia Marchetti SM84

-Une escadrille de transport avec douze Fiat Br20 ex-bombardiers transformés en avions de transport pour la brigade Folgore.

La Regia Aeronautica à donc déployé en Libye un total de 276 appareils : 120 chasseurs (48 Macchi MC202, 48 Reggiane Re2002 et 24 Iman Ro-59), 96 bombardiers (32 Fiat Br25, 32 Savoia Marchetti SM79, 16 Breda Ba99 et 16 Piaggio P108), 48 avions d'attaque maritime (32 hydravions CANT Z506 et 16 Savoia Marchetti SM84) et 12 avions de transports Fiat Br20.

Forces Navales

La Regia Marina consciente de son infériorité à décidé dès le début des années quarante de ne baser en Libye que des navires légers type croiseurs, contre-torpilleurs, destroyers, torpilleurs ainsi que des sous marins. La base principale est Benghazi, Tripoli et Tobrouk n'étant que des bases avancées car jugées trop vulnérables aux attaques françaises et britanniques.

Au moment où éclate la seconde guerre mondiale, la marine italienne à déployé les navires suivants en Libye :


Le Raimondo Montecuolli classe Condottieri

-Deux croiseurs légers classe Condottieri, les Luigi Cardona et Armando Diaz


Un Capitani Romani

-Quatre croiseurs légers classe Capitani Romani Attilio Regolo Claudio Druso Cornelio Silla et Paolo Emilio


Destroyer classe Oriani

-Quatre destroyers classe Oriani : Alfredo Oriani Vittorio Alfieri Giosué Carducci Vincenzo Gioberti

-Quatre torpilleurs classe Spica : Airone Alcione Aldebaran Antares

-Huit patrouilleurs auxiliaires (chalutiers réquisitionnés) X1 X2 X3 X4 X5 X6 X7 et X8

-Douze vedettes MAS

-Six sous marins : trois classe Marcello (Barbarigo Dandolo Provana) et trois de classe Adua (Adua Durbo Sciré).

-Quatre pétroliers

-Deux cargos

Fortifications

Après avoir envisagé une réponse directe à l'édification de la Ligne Mareth, les italiens ont préféré concentré leurs moyens sur la protection de la «Libye utile», la Libye côtière. Des fortifications de campagne protègent ainsi Tripoli, Benghazi et Tobrouk.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: [MFA] BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI 7-13 JANVIER 1949   Jeu 22 Avr 2010, 19:33

GUERRE AUX CONVOIS : SOUS MARINS ET AVIONS

Les plans français contre la Libye

Carte de la Libye

Bien que la Tunisie ne soit pas un front de premier ordre, il est hors de question de laisser les italiens dormir sur leurs deux oreilles. La conquête de la Tripolitaine et de la Cyrenaïque en liaison ou non avec les britanniques (plutôt avec que sans) doit permettre de consolider le dispositif allié et de créer une base solide pour des opérations en direction de la Grèce, de la Turquie (si celle-ci venait à se joindre à l'Axe) et l'Italie.

Les objectifs du plan Alpes défini en juin 1947 sont de neutraliser l'EIL plus que d'occuper le territoire. Aussi les objectifs principaux sont les villes de Tripoli, de Benghazi et de Tobrouk en liaison avec l'armée britannique.

On étudie la possibilité d'un débarquement dans le golfe de Syrte mais cette option n'est pas privéligiée faute de navires spécialisés en nombre suffisants. Si la doctrine amphibie n'est pas fixée, le souvenir de l'échec cuisant des Dardanelles est toujours dans l'esprit des planificateurs français.

Selon le contexte politico-diplomatique, plusieurs plans sont prévus :

-Le plan Alpes I est le plus ambitieux. Il prévoit une poussée le long de la côte menée par la 4ème DLC chargée de bloquer les italiens, cette division devra bénéficié d'un important appui aérien et d'un appui naval conséquent pour faire croire au commandement italien qu'il s'agit de l'axe principal de l'offensive alors que l'axe principal est assuré par la 9ème DCR, la 17ème DIM et la 88ème DIMA qui doit s'emparer de Misurata pour isoler Tripoli. La 6ème DLC doit elle effectuer une vaste manoeuvre par le désert direction Benghazi. Une fois Tripoli pris, la 4ème DLC la 9ème DCR, la 17ème DIM et la 88ème DIM doivent longer la côte pour rejoindre Benghazi.

-Le Plan Alpes II est un plan au cas ou les italiens passeraient à l'offensive. La 88ème DIMA, la 81ème DIA et la 180ème DIMA doivent assurer une défense ferme s'appuyant sur la ligne Mareth pour user les italiens pendant que la 6ème DLC se chargeant d'éviter au dispositif français d'être tourné par le désert. La 9ème DCR accompagnée par la 17ème DIM et la 4ème DCL en avant garde doit tourner le dispositif italien dans un vaste mouvement tournant direction Benghazi.

-Le Plan Alpes III est une adaptation du plan Alpes I avec une participation britannique, les forces britanniques devant assurer un cordon frontalier puis participer à la prise de Tobrouk.

Les plans italiens contre la Tunisie

Peu d'informations ont circulé sur les plans d'action italiens en direction de la Tunisie. L'obligation de combattre sur deux fronts et les difficultés de ravitaillement ne pouvaient que tempérer les ardeurs manoeuvrières des généraux italiens.

Le Plan K prévoit le maintien d'un rideau défensif de cinq divisions contre la Tunisie pendant que quatre divisions attaqueraient l'Egypte, les trois dernières divisions étant prévues pour renforcer tel ou tel front.
Un plan L prévoit l'inverse avec un rideau defensif sur la frontière egyptienne pour un combat retardateur afin d'user les forces britanniques avant un repli sur Tobrouk et Benghazi transformés en «places fortes imprenables» et une offensive contre la Tunisie, la ligne Mareth étant contournée par le désert pour atteindre la «Tunisie utile».

Un renforcement délicat mais nécessaire

Rome et Paris rompent leurs relations diplomatiques le 14 octobre 1948 et la guerre commence le 4 novembre 1948 quand le sous marin français Aber Wrach basé à Bizerte coule deux pétroliers italiens mais gravement endommagé par la contre-attaque italienne, il doit rentrer à Bizerte et passer de nombreuses semaines au bassin pour réparations.

Le premier convoi italien numéro TB1 (Tarente-Benghazi 1) appareille de la grande base navale italienne le 7 novembre. Composé de deux pétroliers et de quatre cargos, il est escorté par un croiseur auxiliaire et quatre torpilleurs de classe Spica. Naviguant à 10 noeuds, il prend un cap volontairement très à l'est pour faire croire à un liaison vers le Dodécanèse ou vers l'Adriatique avant que le 8 novembre dans la journée, il ne prenne un cap plus logique par rapport à sa destination.

Le 10 novembre au matin, alors qu'il est situé à 40 miles de Benghazi, il est repéré par le sous marin Germinal qui attaque, lançant une gerbe de quatre torpilles : l'une d'elle frappe un pétrolier qui se casse en deux et explose mais la contre-attaque des torpilleurs lui est fatale : les grenades ASM l'oblige à faire surface et avant même que l'équipage puisse évacuer, le torpilleur Calliope l'achève de plusieurs obus de 100mm.


Amiot 354

Le convoi arrive en début d'après midi et est aussitôt déchargé avant de reprendre la mer dans la soirée. Il échappe ainsi à une attaque aérienne menée par 8 bombardiers Amiot 354 du GB I/32 escortés par 6 Dewoitine D520 du GC I/7. Le port n'est que légèrement endommagé pour la perte d'un bombardier et de deux chasseurs abattus par la DCA. Le convoi est de retour à Tarente le 13 novembre 1948 après avoir un cargo vide ayant sauté sur un bouchon de mines à l'entrée du port de Tarente, un souvenir du Saphir.


Le Latécoère Laté 298

Le 27 novembre 1948, un nouveau convoi numéroté TB2 appareille de Tarente direction Benghazi, convoi composé de 4 cargos, 2 pétroliers escorté par un croiseur auxiliaire et quatre torpilleurs. La marine française déploie quatre sous marins, les Tromelin Ile de Batz Messidor et Fructidor mais si ils parviennent à détecter le convoi, aucun ne parvient à se mettre en position de tir. Cela n'empêche pas les 8 Latécoère Laté 298 de la FH25 guidés par un Bréguet Nautilus de la FH27 d'attaquer en dépit d'une DCA nourrie qui détruit deux hydravions mais les autres parviennent à lancer, détruisant un pétrolier et le croiseur auxiliaire Neptuna les autres navires parviennent à gagner la Libye.

Le convoi TB3 qui appareille de Tarente le 14 décembre 1948 est composé de six cargos, quatre pétroliers, deux transports de troupes escortés par six torpilleurs et deux destroyers. Le convoi est repéré par le Fructidor qui tente deux attaques mais sans succès. Ce n'est pas le cas des 12 Bloch MB175 du GRN II/11 basés à Gabès.


Bloch MB175

Armés d'une torpille de 400mm, ils volent à très basse altitude à un cap qui surprend totalement le convoi surpris à seulement 30 miles de Benghazi. Les torpilleurs attaquent comme à la parade, détruisant quatre cargos, deux pétroliers, un transport et deux torpilleurs. Ils se payent même le luxe d'abattre deux chasseurs italiens arrivés après le SOS des navires italiens.

BATAILLE POUR BENGHAZI

Convoi TB5 : match nul !

Les surfaciers jugent les résultats de leurs collègues sous mariniers et aéronavaliers peu brillants et pensent pouvoir faire mieux. Le contre-amiral Prisset qui commande la 8ème escadre légère décide de rassembler à Bizerte un groupe occasionel pour traquer et détruire les convois italiens. La force V se compose ainsi de la 12ème division d'escorteurs d'escadre (Volta Desaix et Hoche), de la 6ème Division de Torpilleurs : (L'Entreprenant, Le Corse, Le Provencal et Le Béarnais), du croiseur léger antiaérien Gueydon et deux croiseurs légers de la 6ème DC les De Grasse et Guichen. Tous sont concentrés à Bizerte


Le Volta

Le 6 janvier 1949, le convoi TB5 quitte Tarente direction Benghazi. Ce convoi est le plus important envoyé depuis le début de la guerre avec 8 cargos rapides, 4 pétroliers et 2 transports de troupes, escorté par les destroyers Alpino et Artigliere, les torpilleurs Aldebaran Antares de classe Spica (qui devaient ensuite rester à Benghazi) Arturo Auriga Daga et Rigel de classe Ariete et enfin le croiseur léger Giuseppe Garibaldi de classe Condottieri. Un groupe de couverture est également prévu, venant de Naples : les croiseurs lourds Zara et Pola plus quatre destroyers Maestrale Grecale Libeccio et Scirocco.

Le convoi bénéficie d'un temps clément mais qui favorise les reconnaissances aériennes et le 7 janvier au matin à environ 80 miles nautiques de Benghazi, un Bloch 163 repère le convoi mais les nuages masquent le groupe de couverture situé à 15 miles nautiques de distance.

En début d'après midi, la force V du contre-amiral Prisset est situé à 10 miles à l'ouest du convoi, organisé en deux forces d'importance inégale : la force d'attaque du convoi composé des torpilleurs légers et des contre-torpilleurs pendant que les deux croiseurs légers et le croiseur léger antiaérien devaient contrer l'escorte.

Le CA Prisset donne l'ordre d'attaque à 16.15. Les torpilleurs légers lancent leurs torpilles en une salve soit 16 torpilles avant d'ouvrir le feu. L'escorte riposte mais doit faire face aux contre-torpilleurs qui désemparent les Aldebaran Antares et Alpino.

Quand le Giuseppe Garibaldi engage et détruit le torpilleur Le Corse, il doit faire face au De Grasse qui matraque littéralement son adversaire, le desémparant. Il semblait donc dit que le convoi italien qui avait déjà perdu trois cargos et deux pétroliers allait être anéanti comme dans une baraque de foire.


Le croiseur lourd italien Zara

L'arrivée du groupe de couverture change tout. Les croiseurs lourds matraquent le Condé et le Guichen qui encaissent respectivement deux et quatre obus de 203mm. Ayant perdu deux de ces plus puissantes unités (pas coulées mais incapables de combattre efficacement) plus un torpilleur, le CA Prisset donne l'ordre de repli ce qui n'empêche pas le De Grasse de placer trois obus de 152mm sur un pétrolier et deux autres sur le Zara. Le convoi italien qui disposait encore de cinq cargos, un pétrolier et deux transports de troupes peut gagner Benghazi sans problèmes en dépit de plusieurs alertes aux sous marins.

La Force V arrive à Bizerte le lendemain matin. Le Guichen et le Condé sont sévèrement endommagés mais réparables, le Desaix qui à perdu sa tourelle X et les torpilleurs Le Provencal et Le Béarnais sont également hors service pour un certain temps.

Opération Rhin : la vengeance sera terrible !

L'échec de la Force V à anéantir un convoi provoque de sérieux troubles au sein de la Force de Raid et son commandant, le vice-amiral Denyon de La Perrière relève de son commandement, le contre-amiral Prisset.

Il active aussitôt l'opération Rhin qui prévoit une mission de chasse dans le golfe de Syrte plus un bombardement naval du port de Benghazi, les gros moyens :

-Groupe de chasse composé des croiseurs lourds Charlemagne et Henri IV, les croiseurs légers De Grasse Chateaurenault Jean de Vienne et les escorteurs d'escadre Le Triomphant, L'Indomptable et Le Malin. Ce groupe baptisé force N est chargé de nettoyer le golfe de Syrte de tout navire italien, bénéficiant de la couverture d'hydravions et d'avions basés à terre.

-Groupe de combat composé des cuirassés Jean Bart et Alsace et des escorteurs d'escadre Volta Desaix Hoche Tramontane Alcyon Le Casque et Le Corsaire chargé de bombarder Benghazi et/ou d'appuyer le groupe de chasse.

-Groupe de couverture composé du porte-avions Gallieni, du cuirassé Provence, des escorteurs d'escadre Maillé Brézé Kersaint Tornade Le Mars Lansquenet et Le Bordelais chargé de contrer l'aviation italienne et d'assurer les patrouilles ASM dans la région.

La totalité des navires français sont rassemblés à Bizerte le 10 pour ravitaillement. Le groupe de chasse appareille à l'aube le 11 janvier suivi quelques heures plus tard par le groupe de combat et le groupe de couverture.

Le groupe de chasse s'amuse

Le groupe de chasse commandé par le CA Moquières de Peyrelongue entre en action à l'aube le 12 janvier 1949. Il alors divisé en deux colonnes : l'une menée par le Charlemagne et composée du De Grasse, du Chaterenault et du Jeanne de Vienne et la seconde menée par le Henri IV et composée du Triomphant, de l'Indomptable et du Malin.

Guidé par un Bloch 175 du GRN I/11 de Gabès muni de réservoirs supplémentaires, la colonne du Henri IV tombe sur un petit convoi reliant Tripoli à Benghazi et composé de deux caboteurs, trois pétroliers avec pour escorte trois torpilleurs et des vedettes MAS.

En dépit d'une infériorité flagrante, les torpilleurs tentent de protéger les pétroliers en lançant une attaque à la torpille mais cette dernière est contrée lar les contre-torpilleurs qui anéantissent les trois escorteurs au canon de 138mm et au canon de 37mm.

Les vedettes MAS lancent une nouvelle attaque mais sont anéantis par les canon de 100mm du croiseur lourd ainsi que les canons de 37 et de 25mm. Les pétroliers et les caboteurs sont également détruits par les contre-torpilleurs.

La clonne du Charlemagne (où se trouve le commandant du groupe de chasse) à moins de chance, tombant sur quelques patrouilleurs auxiliaires quin ont vite fait de rejoindre neptune. Faute de cible navale à leur portée, il envoie le De Grasse balancer quelques obus sur Massua à cinquante kilomètres à l'ouest de Benghazi.

La recolte est donc fort maigre et devant l'absence d'autres convois, le groupe de chasse regagne Bizerte pour ravitaillement où il arrive dans la nuit du 12 au 13 janvier.

Pas de pitié pour Benghazi !

Le 13 janvier au matin, les navires du convoi TB5 étaient prêts à repartir direction l'Italie et ce en dépit de la récente destruction d'un convoi côtier par un puissant groupe de chasse identifié comme composé de deux cuirassés et de six croiseurs légers. Et pourtant au moment où le convoi allait appareiller, l'enfer se déclenche : le groupe de bombardement vient d'entrer en action.

A 5.50, le Gallieni arrive à 50 miles des côtes lybiennes. Il navigue de conserve avec son chien de garde, le cuirassé Provence à bâbord, les Maillé Brézé et Kersaint à tribord tandis que les Tornade, Le Mars Lansquenet et Bordelais tourne autour des navire pour dissuader tout submersible italien de tenter de faire un gros coup.


Bloch MB163

Le porte-avions se met alors au vent arrière et catapulte une CAP (Combat Air Patrol) de quatre Dewoitine D790 puis deux CAO600 de reconnaissance chargés de vérifier une dernière fois que le convoi est toujours à Benghazi comme l'avait annoncé hier un Bloch MB163 de la flottille de la FS21 basée à Karouba près de Bizerte.


CAO 600

A 6.15, l'avion de tête signale que «Tous les oeufs sont dans le panier» et aussitôt, le groupe de bombardement à 15 miles en arrière du groupe de porte-avions augmente la vitesse à 27 noeuds pour pilonner le port pendant qu'un CAO600 doit rester orbiter au dessus du port afin de régler le tir des «gros».


Le Jean Bart

Les gros justement ouvrent le feu à 7.45 sur le port de Benghazi. Ce sont 17 canons de 380mm (8 du Jean Bart et 9 de l'Alsace) qui servent de basses bientôt rejoints par les cuivres à savoir les 24 canons de 138mm des Desaix Hoche et Volta, les Tramontane, Alcyon Casque et Corsaire menant des patrouilles ASM. Le bombardement dure 90 minutes et se révèle dévastateur : 340 obus de 380mm et 750 de 138mm anénatissent les infrastructures portuaires, coulent les cinq cargos, le pétrolier et les deux transport de troupes plus l'escorte directe du convoi (le groupe de couverture ayant regagné Tarente dès la veille).


Porte-avions classe Joffre

Le bombardement terminé, le groupe de bombardement vient se placer sous l'ombresse protectrice du Gallieni qui maintien plusieurs caps ainsi que des patrouilles ASM menées par des Latécoère Laté299.

Très sage précaution, à 13.15 alors que les navires français sont à 100 miles des côtes libyennes, 13 Savoia Marchetti SM79 attaquent au ras des flots. Les Dewoitine D790 en abattent six mais perdent deux appareils. Les six derniers torpilleurs italiens lancent comme à la parade en dépit d'une DCA fournit qui descend deux avions et endommage si gravement les quatre que seuls deux pourront regagner Tripoli.

Les navires français manoeuvrent pour éviter les torpilles mais le Gallieni en encaisse une à la proue, embarquant 400 tonnes d'eau pendant que le Casque et la Tornade entrent en collision, les endommageant sérieusement. Plus grave est le cas du Maillé Brézé qui encaisse une torpille au niveau de la soute à munitions de l'affût n°2. Brisé en deux, il coule en quelques minutes et seuls quinze marins sont sauvés.

L'attaque des Sparviero sera la seule car deux plus tard, les Dewoitine D555 de l'aéronavale plus les D520 et les Hanriot NC 600 de l'armée étendront une ombrelle protectrice sur la force qui bien qu'endommagée avait montré aux italiens qu'il ne fallait pas mesestimer la capacité française à leur faire mal très mal.


Hanriot NC600

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: [MFA] BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI 7-13 JANVIER 1949   Ven 01 Oct 2010, 23:09

Aucun avis sur mon scénario ? scratch

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MM 40
Elève officier
Elève officier


Masculin
Nombre de messages : 1231
Age : 40
Ville : Lyon
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 05/11/2006

MessageSujet: Re: [MFA] BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI 7-13 JANVIER 1949   Sam 02 Oct 2010, 10:38

Le scénar' est très intéressant, mais tu fais la guerre en 1949 avec le matériel de 1940... Il me semble q'il y aurait eu des évolutions notables, non? Parce que si la guerre a effectivement accéléré le développement de nouvelles technologie ou l'amélioration de l'existant, de toute façons certaines évolutions auraient eu lieu vu les tensions internationales de ton uchronie... Je pense entre autres au jet de combat (déjà en développement avant guerre) et à la généralisation du radar sur les navires et à terre (plus de réglage d'artillerie par avion) quant au MB-155 en 1949... comme appareil d'entraînement, peut-être mais de combat, sûrement pas...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [MFA] BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI 7-13 JANVIER 1949   Sam 02 Oct 2010, 10:54

Peut être que rester assez proche du matos de 40 est plus facile, après tout ca doit pas être évident de faire quelque chose de cohérent avec une guerre en 1948, là je trouve que Claus s'en sort plutôt pas mal. Ce que je reprocherai peut-être est la quasi absence des sous-marins, alors que la Méditerranée devrait être un terrain rêvé pour les soum côtiers français.
Revenir en haut Aller en bas
LE BRETON
Amiral de la Flotte
Amiral de la Flotte
avatar

Masculin
Nombre de messages : 6656
Age : 46
Ville : Paris 12ème
Emploi : Fonctionnaire
Date d'inscription : 03/06/2006

MessageSujet: Re: [MFA] BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI 7-13 JANVIER 1949   Sam 02 Oct 2010, 11:42

Les torpilleurs de 1500 tonnes n'ont pas leurs places dans ton scénario, trop vieux et pas d'endurance pour ce type d'opérations

idem pour les Late 298

les torpilles de 400 mm sont pas assez puissantes pour couler des navires

sinon scénario cohérent dans l'ensemble............ thumleft thumleft


_________________
kentoc'h mervel eget bezañ saotret (plutôt la mort que la souillure) devise de la Bretagne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [MFA] BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI 7-13 JANVIER 1949   Sam 02 Oct 2010, 12:16

Citation :
es torpilles de 400 mm sont pas assez puissantes pour couler des navires

Il me semblait qu'elles étaient conçues justement pour la chasse aux navires marchands, les plus grosses étant réservées pour les navires de guerre (sinon à quoi elles servent?)
Revenir en haut Aller en bas
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: [MFA] BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI 7-13 JANVIER 1949   Sam 02 Oct 2010, 14:15

Merci les gars. C'est marrant ce que tu dis MM40 parce que j'ai l'impression parfois d'être trop moderne par rapport à la réalité. Pour les Bourrasque, ils seront remplacés par des destroyers de type américain (type Allen M. Summer ou Gearing) mais avec armement français dans le cadre du programme de guerre.

Si j'ai le temps, je vais essayé de faire d'autres scénarios. J'ai bien envie d'imaginer une bataille au délà de l'horizon entre un porte-avions allemand et un porte-avions français en mer de Norvège ou encore une bataille des Salomons entre Français, américains et japonais.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: [MFA] BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI 7-13 JANVIER 1949   Sam 02 Oct 2010, 14:18

Eagle_Eye a écrit:
Citation :
es torpilles de 400 mm sont pas assez puissantes pour couler des navires

Il me semblait qu'elles étaient conçues justement pour la chasse aux navires marchands, les plus grosses étant réservées pour les navires de guerre (sinon à quoi elles servent?)

C'est exact, les 400mm pour attaquer les cargos et les pétroliers et les 550mm pour les navires de guerre. Néanmoins, en 1940, la marine nationale avait décidé sur les Rolland Morillot, les Aurore/Phenix et les Emeraude d'unifier le calibre avec le 550mm. Pour les aéronefs, je sais pas si je ne vais conserver le 400mm à moins que la marine décide de dévelloper une torpille aéroportée de 550mm mais il faut voir au niveau du poids.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MM 40
Elève officier
Elève officier


Masculin
Nombre de messages : 1231
Age : 40
Ville : Lyon
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 05/11/2006

MessageSujet: Re: [MFA] BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI 7-13 JANVIER 1949   Dim 03 Oct 2010, 13:49

En tous cas, on attend la suite, c'est intéressant!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: [MFA] BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI 7-13 JANVIER 1949   Dim 03 Oct 2010, 14:35

Je pense que dès que possible, je travaillerai sur une version austère de la Kriegsmarine plan Z et imaginer un contexte politique pour une bataille aéronavale en mer de Norvège.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [MFA] BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI 7-13 JANVIER 1949   

Revenir en haut Aller en bas
 
[MFA] BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI 7-13 JANVIER 1949
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [MFA] BATAILLE NAVALE DE BENGHAZI 7-13 JANVIER 1949
» Bataille navale de Bordeaux 9-10 octobre 2010
» Projet Secret GW - Bataille navale 10mm?
» Bataille navale
» Bataille navale - Explications

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marine forum :: Divers :: Wargames et Scenarii-
Sauter vers: