AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE IRON DUKE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE IRON DUKE   Sam 10 Avr 2010, 21:08

CUIRASSES CLASSE IRON DUKE
(GRANDE-BRETAGNE)


Le HMS Iron Duke au mouillage

AVANT PROPOS


Le HMS Dreadnought symbolise une révolution navale comme plus tard le SSN USS Nautilus. Pas étonant que le premier SNA britannique n'ait reçut le nom de HMS Dreadnought

En mettant en service le 6 décembre 1906 le HMS Dreadnought, la Royal Navy ringardisa d'un seul coup toute une génération de cuirassés qui reçurent désormais l'appelation de prédreadnought et obligea les marines étrangères à se dôter de navires équivalent qu'il s'agisse des Michigan pour l'US Navy, des Nassau pour l'Allemagne, du Dante Alighieri pour l'Italie, les Kawashi pour le Japon, les Poltava pour la marine russe ou les Courbet pour la France.


Le HMS Bellerophon

Le Dreadnought ne tarda pas à avoir de successeur, la marine britannique rassurée par les essais en mer s'empressa de construire d'autres «All big gun battleships». La classe Bellerophon composée de trois navires (Bellerophon, Superb et Temeraire) était une redite du Dreadnought (le Bellerophon étant d'ailleurs mis sur cale le jour de l'admission au service actif du HMS Dreadnought) avec pour modifications, un second mat tripode à l'arrière et un armement secondaire plus puissant, des canons de 4 pouces (102mm) remplaçant les canons de 76mm trop peu puissants.

Ces navires de 18800 tonnes, mesurant 160m de long sur 25 de large pour un tirant d'eau de 8m filant à 21 noeuds et affichant un armement de 10 canons de 305mm en cinq tourelles doubles, de 16 canons de 102mm en affûts simples, de 3 canons de 47mm et de 3 tubes lance-torpilles de 450mm furent mis en service en 1909. Engagés dans la première guerre mondiale et participant notament à la bataille du Jutland, les Bellerophon étaient jugés obsolètes à la fin de la guerre et après quelques mois comme navire d'entrainement (Bellerophon et Temeraire) ou de navire-cible (Superb), ils furent tous vendus à la démolition en 1921 et rapidement démantelés.


Le HMS Vanguard

Aux Bellerophon succédèrent les trois cuirassés de classe Saint Vincent (Saint Vincent, Collingwood et Vanguard) mis en service en 1910. Visuellement, ces navires de 19500 tonnes, mesurant 163m de long sur 25 de large et un tirant d'eau de 8.7m, filant à 21 noeuds et armés de 10 canons de 305mm en cinq tourelles doubles, 20 canons de 102mm et 3 tubes lance-torpilles de 450mm étaient très difficile à distinguer de leurs prédecesseurs mais ils affichaient pourtant une différence de taille : les canons de 305mm étaient d'un nouveau modèle affichant une longueur de 50 calibres ce qui augmentait la vitesse initiale des projectiles. Si les Saint Vincent et Collingwood survécurent à la guerre et démantelés en 1921 et 1922, le Vanguard explosa accidentellement le 9 juillet 1917 à Scapa Flow provoquant la mort de 843 marins.


Le HMS Neptune

Les trois Saint Vincent auraient du être suivis par trois cuirassés de classe Neptune mais au final, le Neptune resta le seul de sa classe. Mis en service en janvier 1911, ce cuirassé de 19900 tonnes, 166m de long sur 26m de large et un tirant d'eau de 8.2m, filant à 21 noeuds rompait avec le design du Dreadnought avec un armenent disposé différement : deux tourelles superposées à l'arrière et les tourelles latérales installées en echelon ce qui permettait de tirer une bordée complète de chaque côté. L'armement secondaire ne changeait pas avec 12 canons de 102mm et trois tubes lance-torpilles de 450mm rapidement débarquées. Comme tous les dreadnoughts britanniques, le Neptune fût placé en réserve dès la fin de la guerre et démoli en septembre 1922.


Le HMS Colossus

Les deux navires suivant qui devaient donc être les sister-ship du Neptune formèrent une classe séparée la classe Colossus (Colossus et Hercules). Ces navires de 19680 tonnes, 166m de long sur 26m de large et 8m de tirant d'eau, filant à 21 noeuds et armés de 10 canons de 305mm en cinq tourelles doubles, 16 canons de 102mm et 3 tubes lance-torpilles de 533mm se différençiaient du Neptune par une protection allegée. Entrés en service en 1911, ces deux navires traversèrent le premier conflit mondial et furent désarmés en 1920 et en 1919 avant d'être démolis en 1928 et 1921 respectivement.

Ces deux navires qui ne laissèrent pas un souvenir impérissable eurent au moins le titre de gloire d'être les derniers cuirassés britanniques armés de canons de 305mm.

La supériorité de la Royal Navy avec des cuirassés à armement monocalibre avait vécue puisque que toutes les marines se dôtaient de navires semblables. L'adversaire désigné de la Royal Navy, la Kaiserliche Marine après avoir construit des cuirassés armés de canons de 280mm (Nassau, Helgoland et Kaiser) passèrent au 305mm avec les König. De plus le nouveau canon de 305mm de 50 calibres n'avait pas donné entière satisfaction.


Le HMS Orion, premier superdreadnought britannique et du monde

C'est ainsi que les quatre Orion (Orion Conqueror Monarch Thunderer) entrés en service en 1912 troquèrent les 10 canons de 305mm contre 10 canons de 343mm en cinq tourelles doubles qui pour la première fois sur un cuirassé britannique étaient toutes montées dans l'axe. Ces navires de 22000 tonnes, 177m de long sur 27m un tirant d'eau de 7m, 21 noeuds, 10 canons de 343mm, 16 canons de 102mm et 3 tubes lance-torpilles de 533mm participèrent tous à la première guerre mondiale et à la bataille du Jutland.

Bien que récents et puissant, les Orion furent rapidement désarmés pour permettre à la Grande Bretagne de respecter les termes du traité de Washington : le Orion et le Conqueror furent démolis en 1922, le Monarch servit de cible avant d'être coulé par le Revenge en 1925 tandis que le Thunderer servit de navire d'entrainement de 1922 à sa démolition en 1926.


Le HMS Audacious

La rivalité anglo-allemande ne permettait pas aux marins britanniques de se reposer sur leurs lauriers et aux Orion succédèrent la classe King George V composée comme la précédente de quatre navires (King George V, Centurion, Audacious, Ajax) mis en service en 1912 pour le premier et en 1913 pour les trois autres.

Ces navires de 23400 tonnes, 182m de long 27m de large et 8.5m de tirant d'eau, filant à 21 noeuds et armés de 10 canons de 343mm, 16 canons de 102mm, 4 canons de 47mm et 3 tubes lance-torpilles de 533mm sous marins participèrent au premier conflit mondial. L'Audacious fût coulé par une mine allemande au large du nord de l'Irlande le 27 octobre 1914 mais les trois autres survécurent au premier conflit mondial mais comme les Orion, ils furent désarmés peu de temps après pour permettre la construction des Nelson et ainsi respecter les termes du traité de Washington.

C'est ainsi que le King George V fût désarmé en 1919 et démoli en 1926, le Centurion démilitarisé servit de bâtiment cible de 1927 à 1941 puis de leurre à Porsmouth et en Egypte jusqu'à ce qu'il termine sa carrière comme brise-lâme à Omaha Beach et l'Ajax désarmé en 1924 fût démoli en 1926.

GENESE DES IRON DUKE


Apparence initiale des Iron Duke

Pour reprendre une métaphore footballistique, en matière de cuirassés les allemands et les britanniques se marquaient à la culotte. La réalisation de l'un répondait à la réalisation de l'autre. Les britanniques avaient définit avant guerre la théorie du «Two powder standard» qui estimait que la Royal Navy devait avoir un tonnage équivalent au tonnage des deux marines qui la suivait à savoir en 1914 l'Allemagne et les Etats Unis.

Après la construction des Orion et des King George V, les britanniques étudièrent leur future classe de cuirassés. La question de l'armement principal fût rapidement tranchée : le canon de 13.5 pouces (343mm) des Orion et des King George V fût repris avec la même disposition axiale : deux tourelles avant, deux tourelles arrières et une tourelle centrale juste derrière les cheminées.

L'armement secondaire fût lui sérieusement accru : le canon de 102mm présent sur tous les cuirassés britanniques depuis le Bellerophon céda la place au canon de 152mm, rattrapant ainsi le retard sur les cuirassés allemands qui disposaient de canons de 150mm. Cette adoption ne se fit pas sans mal : l'amiral Fisher était particulièrement opposé à ce nouvel armement mais son départ en 1910 débloqua la situation car le design des Iron Duke fût étudié à partir de 1911.

Quatre navires furent prévus et construits, navires baptisés respectivement Iron Duke, Marlborough, Benbow et Emperor of India.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE IRON DUKE   Sam 10 Avr 2010, 21:36

HISTORIQUE

L'Iron Duke

Présentation

Le Iron Duke à la mer

-Le Iron Duke est mis sur cale à l'Arsenal Royal de Portsmouth le 12 janvier 1912 lancé le 12 octobre 1912 et admis au service actif en mars 1914.

Iron Duke dans la langue de Molière se traduit par duc de fer. Il fait référence à Arthur Wellesley, premier duc de Wellington (1769-1852). Général et homme politique anglais, il fût rendu célèbre par sa victoire sur Napoléon à Waterloo (18 juin 1815) qui fit de lui l'équivalent d'un Nelson.


Arthur Wellesley, First Duke of Wellington

Auparavant, il avait combattu comme volontaire en Inde avant de devenir député aux Communes en 1806 puis Secrétaire d'Etat à l'Irlande. Envoyé au Portugal, il en chassa les français avant de faire de même en Espagne. Il défait l'armée du maréchal Soult en avril 1814 près de Toulouse. Element modérateur, il favorisa le retour des Bourbons aussi bien en 1814 qu'en 1815.

Anobli après ses victoires au Portugal (marquis du Douro et duc de Wellington), il reprit sa carrière politique, devenant chef du parti conservateur. Nommé premier ministre de 1828 à 1830 par George IV, sa politique réactionnaire lui vallu le surnom de Iron Duke. Il fût égalemnt premier ministre quelques mois en 1834. Il se retira de la carrière politique en 1846.

Le Iron Duke de 1912 est le second navire à porter ce nom au sein de la Royal Navy. Le premier fût un cuirassé de classe Audacious admis au service actif le 1er avril 1871. Il s'agissait d'un navire de 5473 tonnes, mesurant 104.32m de long 16m de large et 7.09m de tirant d'eau, une vitesse de 13 noeuds et un armement de 10 canons de 229mm, de 4 canons de 152mm et 6 canons de 20 livres. Il à été placé en réserve en mai 1890 puis désarmé le 2 mai 1893 avant d'être vendu à la démolition en 1906.


La frégate HMS Iron Duke

Depuis un autre navire à repris ce nom, une frégate type 23, la F-234 admise au service actif le 20 mai 1993, étant le cinquième navire de sa classe après Norfolk, Argyll, Lancaster et Marlborough. Elle est toujours en service en 2010.

Carrière opérationnelle

Plus puissant cuirassé de la Royal Navy au moment de son admission au service actif, le Iron Duke fût logiquement choisit pour devenir le navire amiral de la Home Fleet sous le commandement de l'amiral John Callaghan puis navire amiral de la Grand Fleet en 1914 (regroupement de la flotte de l'Atlantique et de la Home Fleet) sous la direction de l'amiral John Jellicoe qui regroupait près de 40 cuirassés à Scapa Flow dans les Orcades.


Le HMS Iron Duke dans les années vingt

Depuis le début du conflit, les marines britanniques et allemandes multiplient les occasions manquées. La Royal Navy surtout rêve de la bataille décisive lui permettant d'écraser la Kaiserliche Marine qui eut l'outrecuidanse de se croire capable de lui disputer la suprématie navale.
Le 31 mai 1916, cet affrontement eu enfin lieu à 200km au nord ouest de la péninsule danoise du Jutland.

Ce jour là la Grand Fleet engagea des moyens considérables avec d'abord de la flotte de combat de l'amiral Jellicoe embarqué à bord de l'Iron Duke. Cette flotte de combat se composait de la 2ème escadre de ligne (1ère division : King George V Ajax Centurion et Erin 2ème division : Orion Monarch Conqueror et Thunderer 5ème division : Colossus Collingwood, Neptune, Saint Vincent et 6ème division : Marlborough Revenge Hercules et Agincourt) la 4ème escadre de ligne (3ème division : Royal Oak, Superb et Canada 4ème division : Benbow Bellerophon Temeraire et Vanguard) la 3ème escadre de croiseurs de bataille (Invincible Inflexible et Indomitable), la 1ère escadre de croiseurs cuirassés (Defence Warrior Duke of Edimburgh Black Prince) la 2ème escadre de croiseurs cuirassés (Minotaur Hampshire Cochrane et Shannon), la 4ème escadre de croiseurs légers (Calliope, Caroline Constance Royalist Comus Blanche Bodicea Bellona Canterbury et Chester) ainsi que trois flottilles de destroyers (4ème, 11ème et 12ème flottille) soit un total de 50 destroyers.

Aux forces de l'amiral Jellicoe s'ajoutèrent celles de l'amiral Beatty (embarqué à bord du croiseur de bataille Lion) qui commandait la force des croiseurs de bataille composée de la 1ère escadre (Princess Royal Queen Mary et Tiger) la 2ème escadre (New Zealand Indefatigable) la 5ème escadre de cuirassés rapides (Barham Valiant Warspite et Malaya), la 1ère escadre de croiseurs légers (Galatea, Phaeton, Inconstant et Cordelia) la 2ème escadre de croiseurs légers (Southampton, Birmingham, Nottingham et Dublin) et la 3ème escadre de croiseurs légers (Falmouth, Yarmouth, Birkenhead et Gloucester). Il commandait également le porte-hydravions Engadine et trois flottilles de destroyers (1ère, 9ème et 10ème à part égale et la 13ème flottille) soit un total de 27 destroyers.

L'amiral Scheer de son côté avait déployé une partie non négligeable de ses forces avec sous son commandement direct la 1ère escadre (1ère division : Ostfriesland, Thüringen, Helgoland, Oldenburg, Ostfriesland 2ème division : Posen, Rheinland, Nassau et Westfalen), la 3ème escadre (5ème division : König, Grosser Kürfurst, Markgraf et Konprinz Wilhelm 6ème division : Friedrich der Gross _où était embarqué l'amiral Scheer_ Kaiser Kaiserin et Prinzregent Luitpold; 4ème groupe de croiseurs légers d'éclairage : Stettin München Frauenlob Stuttgart Hamburg) et la 2ème escadre composé de vieux pre-dreadnought (3ème division Deutschland, Hessen, Pommern et 4ème division Hannover Schlesien et Schleswing Holstein), le tout accompagné de 25 torpilleurs.

Il existait également une force d'éclairage sous le commandement du vice-amiral Hipper composé du 1er groupe d'éclairage de croiseurs de bataille (Lützow _sur lequel était embarqué Hipper_ Derflinger, Seydlitz, Molke Von der Tann) et le 2ème groupe d'éclairage de croiseurs légers (Frankfurt, Pillau Elbing et Wiesbaden), le tout accompagné de 30 torpilleurs.

Les Allemands conscients de leur infériorité décidèrent de tendre un piège à la flotte britannique en organisant une opération de bombardement de la région de Sunderland destiné à faire sortir la Grand Fleet de ses bases avant de la ramollir par des attaques de U-Boot puis de l'attirer vers les cuirassés de Scheer. Ce plan parfait sur le papier fût biaisée dès le départ puisque depuis le début de la guerre les britanniques interceptaient les messages et les décryptaient. Ils purent ainsi appareiller le 30 mai 1916.

A 14h00, le 31 mai, la flotte britannique arrive sur zone mais la mer est vide. Les deux flottes ne se voient pas et ne vont prendre contact que par un événement bien fourtuit. Un vieux cargo danois lent et rouillé, le NJ Fjord passe entre les deux flottes qui envoient chacune un navire pour le reconnaître, un échange de coups de feu marquant le début de la plus grande bataille navale de tous les temps.

Les croiseurs légers anglais engagent l'ennemi et tentent de les attirer vers le nord-est les forces de l'amiral Hipper en direction des forces de l'amiral Jellicoe et de permettre aux croiseurs de bataille de l'amiral Beatty de les prendre à revers par le sud.

A 15h48, cap au sud, les deux flottes de croiseurs de bataille sont à dix milles l'une de l'autre sur des routes convergentes. Les allemands sont avantagés par la visibilité et le Lützow est le premier à tirer sur le Lion de l'amiral Beatty.

Au bout de trois minutes, les allemands qui disposent d'un meilleur système de conduite de tir ont déjà placé huit coups au but sur le Lion, le Tiger et le Princess Royal. Ce n'est qu'à 15h55 que les anglais marquent un point en touchant le Seydlitz qui doit noyer ses soutes perdant ¾ de sa puissance de feu.

La distance entre les croiseurs de bataille est tombée de 14000 à 11800m. Les anglais s'embrouillant dans les ordres laisse le Derrflinger manoeuvrer comme à la parade et place trois obus dans le Lion dont l'une d'elle fait sauter la tourelle Q. Le navire aurait explosé sans le sacrifice du major Harvey, le commandant de la tourelle qui se sachant condamné fait fermer la porte étanche derrière lui et fait noyer les soutes.

A 16h05, le Von der Tann place trois obus dans le Indefatigable, crévant les ponts et éclatant dans les soutes. Le croiseur de bataille explosa ne laissant que trois survivants sur 1017 membres d'équipage. Le Von der Tann encaisse un obus de 380mm mais son meilleur blindage que sa victime le sauve.

Le Derrflinger et le Seydlitz matraquent ensuite le Queen Mary qui encaissa une demi-douzaine d'obus explosant et ne laissant que huit survivants sur 1274 hommes. A la vue de l'explosion, l'amiral Beatty eut cette réflexion typique de l'humour anglais «Il semble que quelque chose n'aille pas avec nos sacrés bon dieu de bateaux aujourd'hui».

L'amiral Hipper sait que l'amiral Scheer arrive et pour gagner du temps ordonne à ses torpilleurs d'attaquer les croiseurs anglais obligzant Beatty à faire de même, une furieuse mêlée se déroulant entre les deux colonnes.

Beatty sait qu'il ne peut faire face à la totalité de la Hochseeflot et décide de se replier pendant que l'amiral Scheer ordonne la chasse générale. Pourtant Jellicoe n'est pas loin, ses vingt quatre dreadnoughts regroupés en six colonnes précédés par les croiseurs légers, l'amiral allemand ignorant que la fuite de Beatty est une ruse.

Malheureusement, les Queen Elizabeth eurent du mal à suivre les instructions de Beatty permettant aux allemands de les viser un à un correctement et le Warspite encaissa 15 coups au but qui l'endommagèrent gravement l'obligeant à se replier non sans difficultés puisque le navire pendant plusieurs minutes tournant en rond suite à une avarie de barre. Les communications et la conduite étaient hors service et seule la tourelle A pouvait tirer ce qui l'obligeant à quitter le combat. Lors de son retour à Rosyth, il échappa à deux attaques de sous marins.

A 17h30, les navires de Jellicoe entrent en contact avec la Hochseeflot et oblige vers l'est puis le sud-est. Ils se retrouvent alignés sur sept miles, la colonne plongeant vers la côte du Jutland, prêt à matraquer les deux colonnes de Scheer. L'Invincible, premier croiseur de bataille de l'histoire est touché encore par le Derrflinger qui place un obus qui explose dans la soute de la tourelle Q ne laissant que cinq rescapés.


Le HMS Iron Duke à Malte en 1929

Les cuirassés anglais de Jellicoe ouvrent le feu à 18h16 barrant le T de l'amiral Scheer qui sent que sa flotte va être anihiliée mais le brouillard le sauve. Le commandant de la Hochseeflot ordonne la retraite, les croiseurs et les torpilleurs les couvrant avec des écrans de fumée. Durant ce duel, le Iron Duke matraqua le SMS König, tirant 9 salves à 11000m plaçant sept obus de 343mm mais l'excellente protection «made in Germany» fit qu'un seul obus ne perça la cuirasse. Un autre obus perça le navire au niveau de la tourelle X provoquant suffisament de dommages pour que le navire allemand perde une partie significative de ses capacités de combat.

A 18h45, les cuirassés britanniques cessent le feu, lassés de tirer à l'aveugle. Jellicoe ne voit rien et à 18h50, il ordonne une route plus au sud, espérant couper la retraite de Scheer mais ce dernier décide de foncer dans la Grand Fleet, victime selon certains du «syndrome de Nelson» mais Jellicoe réussit à lui barrer le T et à 19h15, Scheer ordonne une nouvelle retraite, couvert par les croiseurs de bataille formant une escadre de sacrifice.

Les Derrflinger et le Von der Tann sont touchés mais les croiseurs de bataille sont couverts par les torpilleurs allemands qui lancent 28 torpilles mais sont massacrés (six hors de combat et un coulé) mais le temps que Jellicoe évite les torpilles est un gain précieux pour la Hochseeflot. Quand les torpilles ont été évitées, il est 19h45 et il ne reste qu'une demi-heure de jour alors que plus de 4 miles (8km) séparent les deux flottes. La bataille du Jutland est terminée.

Le Von Der Tann à été sévèrement endommagé au cours de la bataille, son armement principal hors service ce qui ne l'empêcha pas de rester dans la ligne de bataille pour attirer le feu des artilleurs britanniques. L'équipage travailla ardement et en début de soirée, les tourelles C et D étaient de nouveau opérationnelles.

A 22.15, l'amiral Hipper qui avait transféré son pavillon sur le Moltke ordonna à ses croiseurs de bataille d'accélerer à 20 noeuds et de se placer derrière la ligne de bataille allemande. Cependant le Derfflinger et le Von Der Tann ne pouvait pas filer à plus de 18 noeuds. A 00.05, ils furent rejoints par les pré-dreadnoughts Schlesien et Schleswig Holstein.

A 3.37, le destroyer britannique HMS Moresby lança ses torpilles qui passèrent juste devant la proue du Von Der Tann qui dut manoeuvrer à tribord pour éviter un coup au but. Au final, le Von Der Tann terminait la bataille avec 11 morts et 35 blessés, ses canoniers ayant tiré 170 obus de 280mm et 98 de 150mm.

Si les deux camps revendiquent la victoire. On peut considérer que les allemands ont remporté une victoire tactique en infligeant des pertes plus sérieuses aux anglais (les anglais perdant 6094 hommes, 3 croiseurs de bataille, 3 croiseurs cuirassés et 8 destroyers alors que les allemands ont eut 2551 tués, un cuirassé moderne, un pré-dreadnought, quatre croiseurs légers et cinq torpilleurs) mais qu'au point de vue stratégique, les anglais l'emportent montrant aux allemands leur supériorité numérique et dissuadant la Hochseeflot de chercher un engagement et la confinant jusqu'à l'Armistice dans ses ports.

Cette bataille provoqua une grande polémique sur les capacités de la Royal Navy, les anglais néligeant la protection de leurs navires et la sécurité du chargement des munitions alourdirent ainsi leur perte au nom de l'augmentation de la cadence de tir. Jusqu'à la fin de sa vie, l'amiral Jellicoe se demanda ce qui se serait passé si il avait ordonné de faire face aux torpilles au lieu de présenter la poupe, il aurait pu être eut le temps de rattraper la Hochseeflot et de lui infliger des dégâts bien plus importants. Pendant plusieurs années, une controverse fit rage entre les partisans de Jellicoe et ceux de Beatty.

La bataille du Jutland fût le dernier grand affrontement de la guerre entre les deux marines. La Grand Fleet espéra toujours avec le renfort d'une division de cuirassés américains que la Hochseeflot sorte enfin de ses bases pour une bataille réellement décisive mais cet événement n'eut jamais lieu.


Le HMS Iron Duke en 1929-1930 au crépuscule de sa vie opérationnelle

Quand l'amiral Beatty remplaça Jellicoe à la tête de la Grand Fleet, l'Iron Duke céda son rôle de navire-amiral au Queen Elizabeth en novembre 1916. En 1919, le Iron Duke fût affecté à la flotte de la Méditerranée et participa à la guerre civile russe en soutenant les russes Blancs jusqu'en 1920.

En 1920, il fût affecté à la flotte de l'Atlantique qui avait succédé à la Grand Fleet et qui allait reprendre le titre glorieux de Home Fleet en 1932. Dès 1929 cependant, le Iron Duke cessa d'être un cuirassé opérationnel pour respecter les termes du traité de Washington et permettre à la Royal Navy de mettre en service les cuirassés Nelson et Rodney.


Deux photos du navire-école de cannonage HMS Iron Duke


L'Iron Duke perdit ainsi deux tourelles doubles de 343mm (les tourelles «B» et «X»),ses tubes lance-torpilles, sa ceinture blindée, une partie de son appareil propulsif, recevant cependant quatre canons de 102mm antiaériens. Il fût ainsi relegué au statut de navire-école de cannonage puis en 1936 de bâtiment-école à flot toujours à Portsmouth.


Aspect du Iron Duke en 1935

Au moment où allait éclater le second conflit mondial, l'Iron Duke gagna Scapa Flow pour servir de batterie flottante et de bâtiment-dépôt, l'ancien cuirassé arrivant à destination le 26 août 1939. Dans la principale britannique, le Iron Duke servant de ponton pour le personnel en transit.

Le 16 octobre 1939, des Junkers Ju 88 de la Luftwafe attaquèrent Scapa Flow espérant faire aussi bien que le U-47 de Gunther Prien, rivalités interarmées obligent. Quand les bombardiers allemans arrivèrent au dessus de l'objectif, la rade était vide, la Royal Navy ayant dispersé ses forces après la destruction du Royal Oak.

Plusieurs bombes explosent dans l'eau fragilisant la coque, provoquant une voie d'eau qui entraina l'inondation d'une salle des machines et de deux soutes à munitions. Souffrant d'une importante gite, l'ancien cuirassé aurait sombré si il n'avait pas été échoué sur la plage d'Ore Bay.

L'Iron Duke resta tout le mois de novembre à Scapa Flow avec un équipage réduit. Le 14 décembre 1939 il gagna Longhope une île de l'archipel des Orcades. Cependant le 26 janvier 1940, il regagna sa position originale à Ore Bay.

Il resta toute la guerre à cet emplacement, servant de bâtiment caserne et de navire-dépôt. Le 6 août 1945, il fût désarmé et préparé pour être transféré vers la Clyde pour être démoli. Le navire fût rayé des registres le 2 mars 1946, dernière étape avant son démantélement. Il fût remorqué dans l'estuaire de la Clyde en août 1946 et démantelé à Fastlane à partir du 30 novembre 1947.


1948 Fastlane : les chalumeaux furent plus forts que les obus de la Kaiserliche Marine, les torpilles de la Kriegsmarine et les bombes de la Luftwaffe

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE IRON DUKE   Sam 10 Avr 2010, 21:53

Le Marlborough

Présentation

Le HMS Marlborough à la mer : date et lieu inconnus

-Le Marlborough est mis sur cale à l'Arsenal de Devonport le 25 janvier 1912 lancé le 24 octobre 1912 et admis au service actif en juin 1914.

Le deuxième navire de la classe Iron Duke rend hommage à John Churchill, premier duc de Marlborough (Musbury, Devon 1650 Granbourn Lodge 1722). Général et homme politique anglais qui abandonna Jacques II lors de la révolution anglaise (Glorieuse Révolution 1688), il profite de l'amitié de sa femme Sarah Jennings avec la reine Anne Stuart pour devenir un personne de premier plan. Il s'illustra durant la guerre de succession d'Espagne (1701-1714) écrasant les troupes françaises à Blenheim en 1704, à Ramillies et à Turin en 1706. C'est l'ancètre direct de Winston Churchill et personnage de la fameuse chanson «Marlbrough s'en va en guerre» qui fût reprise par les anglais avec les paroles «For a jolly good fellow»


John et Sarah Churchill


C'est le cinquième navire à porter ce nom après un navire de ligne de deuxième classe mis en service en 1692 rebaptisé Marlborough en 1706, participant à la guerre de sept ans et notament à la prise de La Havanne en 1762 même si il fût perdu par fortune de mer en 1762.


La prise de La Havanne (1762) : le Malborough est à gauche du tableau

Il fût suivit par un navire de ligne de 3ème classe construit en 1767 participant à la guerre d'indépendance américaine puis aux combat contre la France notament à la bataille du 13 Prarial An 2 (pour les anglais «Battle of Glorious First of June» en référence à la date _1er juin 1794_) qui fût une victoire tactique britannique mais une victoire stratégique française, le convoi de blé américain parvenant à bonne destination. Il fût perdu par échouage en 1800.

Le troisième Marlborough fût un navire de ligne de 3ème classe construit en 1807, escortant les navires transportant la famille royale portugaise au Brésil en 1808 après l'invasion napoléonienne et démoli en 1835.

Le quatrième HMS Marlborough fût un navire de 1ère classe propulsé par hélice construit en 1855, transformé en navire école en 1878 puis en bâtiment école sous le nom de Vernon II en 1904 avant de couler sur le chemin de la démolition en 1924.

Depuis le cuirassé, un autre navire à été baptisé du nom du célèbre chef de guerre du «Grand Siècle». Il s'agit de la quatrième frégate type 23 (après les Norfolk Argyll et Lancaster) admise au service actif le 14 juin 1991. Désarmée le 8 juillet 2005, elle à été vendue à la marine chilienne et mise en service en mai 2008 sous le nom d'Almirante Condell en même temps que deux de ses sister-ship, le HMS Norfolk admise au service actif le 22 novembre 2006 sous le nom d'Almirante Cochrane et le HMS Grafton admise au service actif le 28 mars 2007 sous le nom d'Almirante Lynch.

Carrière opérationnelle

A son admission au service actif, le Marlborough est affecté au 1st Battle Squadron de la Grand Fleet et basé à Scapa Flow.

Depuis le début du conflit, les marines britanniques et allemandes multiplient les occasions manquées. La Royal Navy surtout rêve de la bataille décisive lui permettant d'écraser la Kaiserliche Marine qui eut l'outrecuidanse de se croire capable de lui disputer la suprématie navale.
Le 31 mai 1916, cet affrontement eu enfin lieu à 200km au nord ouest de la péninsule danoise du Jutland.

Les Allemands conscients de leur infériorité décidèrent de tendre un piège à la flotte britannique en organisant une opération de bombardement de la région de Sunderland destiné à faire sortir la Grand Fleet de ses bases avant de la ramollir par des attaques de U-Boot puis de l'attirer vers les cuirassés de Scheer. Ce plan parfait sur le papier fût biaisée dès le départ puisque depuis le début de la guerre les britanniques interceptaient les messages et les décryptaient. Ils purent ainsi appareiller le 30 mai 1916.

A 14h00, le 31 mai, la flotte britannique arrive sur zone mais la mer est vide. Les deux flottes ne se voient pas et ne vont prendre contact que par un événement bien fourtuit. Un vieux cargo danois lent et rouillé, le NJ Fjord passe entre les deux flottes qui envoient chacune un navire pour le reconnaître, un échange de coups de feu marquant le début de la plus grande bataille navale de tous les temps.

Les croiseurs légers anglais engagent l'ennemi et tentent de les attirer vers le nord-est les forces de l'amiral Hipper en direction des forces de l'amiral Jellicoe et de permettre aux croiseurs de bataille de l'amiral Beatty de les prendre à revers par le sud.

A 15h48, cap au sud, les deux flottes de croiseurs de bataille sont à dix milles l'une de l'autre sur des routes convergentes. Les allemands sont avantagés par la visibilité et le Lützow est le premier à tirer sur le Lion de l'amiral Beatty.

Au bout de trois minutes, les allemands qui disposent d'un meilleur système de conduite de tir ont déjà placé huit coups au but sur le Lion, le Tiger et le Princess Royal. Ce n'est qu'à 15h55 que les anglais marquent un point en touchant le Seydlitz qui doit noyer ses soutes perdant ¾ de sa puissance de feu.

La distance entre les croiseurs de bataille est tombée de 14000 à 11800m. Les anglais s'embrouillant dans les ordres laisse le Derrflinger manoeuvrer comme à la parade et place trois obus dans le Lion dont l'une d'elle fait sauter la tourelle Q. Le navire aurait explosé sans le sacrifice du major Harvey, le commandant de la tourelle qui se sachant condamné fait fermer la porte étanche derrière lui et fait noyer les soutes.

A 16h05, le Von der Tann place trois obus dans le Indefatigable, crévant les ponts et éclatant dans les soutes. Le croiseur de bataille explosa ne laissant que trois survivants sur 1017 membres d'équipage. Le Von der Tann encaisse un obus de 380mm mais son meilleur blindage que sa victime le sauve.

Le Derrflinger et le Seydlitz matraquent ensuite le Queen Mary qui encaissa une demi-douzaine d'obus explosant et ne laissant que huit survivants sur 1274 hommes. A la vue de l'explosion, l'amiral Beatty eut cette réflexion typique de l'humour anglais «Il semble que quelque chose n'aille pas avec nos sacrés bon dieu de bateaux aujourd'hui».

L'amiral Hipper sait que l'amiral Scheer arrive et pour gagner du temps ordonne à ses torpilleurs d'attaquer les croiseurs anglais obligzant Beatty à faire de même, une furieuse mêlée se déroulant entre les deux colonnes.

Beatty sait qu'il ne peut faire face à la totalité de la Hochseeflot et décide de se replier pendant que l'amiral Scheer ordonne la chasse générale. Pourtant Jellicoe n'est pas loin, ses vingt quatre dreadnoughts regroupés en six colonnes précédés par les croiseurs légers, l'amiral allemand ignorant que la fuite de Beatty est une ruse.

Malheureusement, les Queen Elizabeth eurent du mal à suivre les instructions de Beatty permettant aux allemands de les viser un à un correctement et le Warspite encaissa 15 coups au but qui l'endommagèrent gravement l'obligeant à se replier non sans difficultés puisque le navire pendant plusieurs minutes tournant en rond suite à une avarie de barre. Les communications et la conduite étaient hors service et seule la tourelle A pouvait tirer ce qui l'obligeant à quitter le combat. Lors de son retour à Rosyth, il échappa à deux attaques de sous marins.

A 17h30, les navires de Jellicoe entrent en contact avec la Hochseeflot et oblige vers l'est puis le sud-est. Ils se retrouvent alignés sur sept miles, la colonne plongeant vers la côte du Jutland, prêt à matraquer les deux colonnes de Scheer. L'Invincible, premier croiseur de bataille de l'histoire est touché encore par le Derrflinger qui place un obus qui explose dans la soute de la tourelle Q ne laissant que cinq rescapés.

Les cuirassés anglais de Jellicoe ouvrent le feu à 18h16 barrant le T de l'amiral Scheer qui sent que sa flotte va être anihiliée mais le brouillard le sauve. Le commandant de la Hochseeflot ordonne la retraite, les croiseurs et les torpilleurs les couvrant avec des écrans de fumée.

A 18h45, les cuirassés britanniques cessent le feu, lassés de tirer à l'aveugle. Jellicoe ne voit rien et à 18h50, il ordonne une route plus au sud, espérant couper la retraite de Scheer mais ce dernier décide de foncer dans la Grand Fleet, victime selon certains du «syndrome de Nelson» mais Jellicoe réussit à lui barrer le T et à 19h15, Scheer ordonne une nouvelle retraite, couvert par les croiseurs de bataille formant une escadre de sacrifice.


Le HMS Marlborough à la mer

A 18.54, le Marlborough encaissa une torpille dont l'origine est incertaine mais provenant probablement du croiseur léger allemand Wiesbaden qui avait été pourtant rudement touché par le croiseur léger Chester, le croiseur de bataille Invincible et des destroyers (il coula dans la nuit du 31 mai au 1er juin 1916), réduisant sa vitesse à 16 noeuds, deux marins étant tués et deux autres blessés. Trois mois plus tard, en août 1916, le cuirassé était de nouveau opérationnel. Le Marlborough n'avait pas servit de simple cible aux torpilles allemandes puisqu'il tira 162 obus de 343mm durant cette bataille.

Les Derrflinger et le Von der Tann sont touchés mais les croiseurs de bataille sont couverts par les torpilleurs allemands qui lancent 28 torpilles mais sont massacrés (six hors de combat et un coulé) mais le temps que Jellicoe évite les torpilles est un gain précieux pour la Hochseeflot. Quand les torpilles ont été évitées, il est 19h45 et il ne reste qu'une demi-heure de jour alors que plus de 4 miles (8km) séparent les deux flottes. La bataille du Jutland est terminée.

A 22.15, l'amiral Hipper qui avait transféré son pavillon sur le Moltke ordonna à ses croiseurs de bataille d'accélerer à 20 noeuds et de se placer derrière la ligne de bataille allemande. Cependant le Derfflinger et le Von Der Tann ne pouvait pas filer à plus de 18 noeuds. A 00.05, ils furent rejoints par les pré-dreadnoughts Schlesien et Schleswig Holstein.
A 3.37, le destroyer britannique HMS Moresby lança ses torpilles qui passèrent juste devant la proue du Von Der Tann qui dut manoeuvrer à tribord pour éviter un coup au but. Au final, le Von Der Tann terminait la bataille avec 11 morts et 35 blessés, ses canoniers ayant tiré 170 obus de 280mm et 98 de 150mm.

Si les deux camps revendiquent la victoire. On peut considérer que les allemands ont remporté une victoire tactique en infligeant des pertes plus sérieuses aux anglais (les anglais perdant 6094 hommes, 3 croiseurs de bataille, 3 croiseurs cuirassés et 8 destroyers alors que les allemands ont eut 2551 tués, un cuirassé moderne, un pré-dreadnought, quatre croiseurs légers et cinq torpilleurs) mais qu'au point de vue stratégique, les anglais l'emportent montrant aux allemands leur supériorité numérique et dissuadant la Hochseeflot de chercher un engagement et la confinant jusqu'à l'Armistice dans ses ports.

Cette bataille provoqua une grande polémique sur les capacités de la Royal Navy, les anglais néligeant la protection de leurs navires et la sécurité du chargement des munitions alourdirent ainsi leurs pertes au nom de l'augmentation de la cadence de tir. Jusqu'à la fin de sa vie, l'amiral Jellicoe se demanda ce qui se serait passé si il avait ordonné de faire face aux torpilles au lieu de présenter la poupe, il aurait pu être eut le temps de rattraper la Hochseeflot et de lui infliger des dégâts bien plus importants. Pendant plusieurs années, une controverse fit rage entre les partisans de Jellicoe et ceux de Beatty.

La bataille du Jutland fût le dernier grand affrontement de la guerre entre les deux marines. La Grand Fleet espéra toujours avec le renfort d'une division de cuirassés américains que la Hochseeflot sorte enfin de ses bases pour une bataille réellement décisive mais cet événement n'eut jamais lieu.

La guerre terminée, le Marlborough fût déployé en Méditerranée, participant à l'intervention des puissances occidentales dans la guerre civile russe en mer Noire en 1919. Il évacua notament l'impératrice douairière Maria Feodorovna, veuve d'Alexandre III et mère de Nicolas II mais également tante de George V (de retour au Danemark son pays natal, elle mouru en 1928) ainsi que d'autres Romanov notament le grand duc Nicolas, oncle de Nicolas II et le prince Felix Yousopov entré dans l'histoire comme celui qui commandita l'assassinat de Raspoutine.


Aspect du Marlborough à la fin de sa carrière opérationelle

Il fût déployé au sein de la Mediterranean Fleet jusqu'en 1926 puis dans l'Atlantic Fleet jusqu'en 1929. Les traités de Washington et de Londres obligèrent la Royal Navy à désarmer ses cuirassés les plus anciens. Le Marlborough fût désarmé en mai 1931 et vendu à la démolition et démantelé en mai 1932.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE IRON DUKE   Sam 10 Avr 2010, 22:05

Le Benbow

Présentation

Le Benbow à la tête d'une colonne de cuirassés

-Le Benbow est mis sur cale aux chantiers William Beardmore and Company sis à Glasgow le 30 mai 1912 lancé le 12 novembre 1913 et admis au service actif le 30 novembre 1914.


John Benbow

Ce navire rend hommage à John Benbow (1653-1702), un célèbre marin britannique s'engageant dans la Royal Navy une première fois en 1678, viré en 1681 puis après une carrière dans la marine marchande, retrouvant les navires frappés de la White Ensign en 1689. Il participa aux nombreux conflits impliquant la Grande Bretagne jusqu'à sa mort en 1702 des suites des nombreuses blessures de sa carrière.

Le troisième navire de la classe Iron Duke est le troisième (et actuellement le dernier) à rendre hommage à ce glorieux marin après un navire de ligne de 3ème classe de 74 canons construit en 1813 converti en charbonnière en 1859 puis démoli en 1895 et un cuirassé de classe Admiral (Collingwood, Anson, Camperdown, Howe et Rodney). Ce navire de 9616 tonnes, mesurant 100m de long sur 20.88m de large et un tirant d'eau de 8.48m, une vitesse de 15.7 noeuds, un armement de 2 canons de 412mm 10 canons de 152mm 12 canons de 57mm et cinq tubes lance-torpilles sous marins de 450mm fût admis au service actif le 14 juin 1898 au sein de la Mediterranean Fleet jusqu'à sa mise en réserve en octobre 1891. Il fût remis en service en mars 1894 et utilisé comme batterie flottante à Greenock jusqu'en avril 1904, date de son désarnement et de sa vente à la démolition en 1909.


Le HMS Benbow de classe Admiral

Carrière opérationnelle


Le Benbow au mouillage

A son admission au service actif, le Benbow fût affecté à la Grand Fleet plus précisément au sein de la 4ème division de cuirassés, division composée des dreadnought Bellerophon, Temeraire et Vanguaire. Cette division fût déployée au Jutland pour le dernier grand affrontement entre la royal Navy et la Kaiserliche Marine, formant la colonne immédiatement à tribord de celle du navire amiral, le HMS Iron Duke.

A 17.10 le 31 mai, le Benbow relaya un message de l'amiral Jellicoe à bord du Iron Duke, annonçant que la Hochseeflot était à la mer avec tous ses moyens soit 28 cuirassés et croiseurs de bataille.

Le Benbow ouvrit le feu à 18.30 ciblant un cuirassé de classe König. Néanmoins la faible visibilité obligeant le cuirassés à cessé le feu dix minutes plus tard après le tir de seulement six salves depuis ses deux tourelles avant.

A 19.00, il mit cap à tribord, menant la 4ème division droit sur l'épave de l'HMS Invincible entrain de couler obligeant les quatre cuirassés à manoeuvrer. A 19.09, il ouvrit à nouveau le feu mais cette fois avec ses canons de 152mm contre les destroyersers de la 3ème flottille à 7300m pour contrer les destroyers avant qu'ils ne lancent une attaque à la torpille.

Ils tombèrent alors sur les survivants du croiseur léger allemand Wiesbaden qui avait été matraqué par le HMS Invincible mais ne purent sauver les marins allemands car les destroyers des 6ème et 9ème flottilles avaient lancer une attaque.


Le HMS Benbow à la mer

A 19.17, le Benbow ouvrit le feu sur le «Iron Dog», le croiseur de bataille SMS Derfflinger avec des salves doubles tirées depuis ses tourelles avant. Les obus manquèrent leur cible et le Benbow du ajuster ce tir, tirant quatre salves avec cinq canons et une salve avec quatre canons, revendiquant un coup au but qui fût infirmé ultérieurement.

Il cessa le feu à 19.24 en raison d'une faible visibilité causée par l'écran de fumée lancé par les destroyers allemands pour couvrir la retraite vers le sud de la Hochseeflot. A 20.10, eut lieu une nouvelle escarmouche impliquant les destroyers allemands V46 et V59 et du côté anglais les croiseurs légers Southampton, Birmingham, Nottingham et Dublin et le Benbow, ce dernier tirant une simple salve de canons de 150mm et un misérable obus de 343mm depuis la tourelle B avant que les navires allemands ne se replient.


Le HMS Benbow à Malte en 1921

Au final, durant cette bataille indécise, aux résultats incertains, le Benbow avait tiré 40 obus de 343mm et 60 obus de 150mm sans souffrir de l'impact d'obus ennemis. La bataille achevée, le Benbow passa la fin de la guerre à mener des patrouilles en mer du Nord.

Après guerre, le Benbow comme ses trois sister-ship fût affectée à la Mediterranean Fleet, participant à l'intervention occidentale dans la guerre civile russe, soutenant les forces blanches contre les bolcheviques. Il effectua plusieurs missions de bombardement contre les cibles littorales avant de retrouver le Mare Nostrum jusqu'en 1926. A noter qu'entre 1921 et 1923, le commandant du Benbow dût un certain James Sommerville qui devint commandant de la British Eastern Fleet en mars 1942 jusqu'en août 1944 et qui termina sa carrière comme amiral de la flotte le 8 mai 1945.

Le Benbow fût affecté à la flotte de l'Atlantique de 1926 à 1929 avant d'être placé en réserve. Il fût vendu à la démolition en janvier 1931 et démantelé en mars 1931 par Metal Industries de Rosyth.


Le HMS Benbow en 1928

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE IRON DUKE   Sam 10 Avr 2010, 22:16

Le Emperor of India

Le HMS Emperor of India à la mer

-Le Emperor of India fût mis sur cale sous le nom de Delhi aux chantiers Vickers à Barrow in Furness le 31 mai 1912 mais fût rebaptisé avant même son lancement qui eut lieu le 27 novembre 1913, son admission au service actif étant prononcée le 10 novembre 1914 alors que la guerre faisait rage en Europe depuis près de trois mois.


Le HMS Emperor of India

Affecté à la 1ère escadre de cuirassés au sein de la Grand Fleet et basée à Scapa Flow, il fût ensuite affecté à la 4ème escadre de cuirassés dont il devint le navire amiral. Le roi George V en l'honneur duquel le navire était baptisé (le petit-fils de Victoria était comme sa grand mère et son père Edoaurd VII empereur des Indes) inspecta le navire à Scapa Flow en juillet 1915.


Le HMS Emperor of India à Malte


A la différence ces trois sister-ship, l'Emperor of India manqua la bataille du Jutland, étant à cette époque en carénage à Invergordon. En 1917, il remplaça le Marlborough comme navire amiral en second de la 1ère escadre de cuirassés.

Présent à la rédition de la Hochseeflot en novembre 1918, l'Emperor of India comme les trois autres Iron Duke fût affecté à la Mediterranean Fleet en 1919, participant notament à l'intervention occidentale dans la guerre civile russe, soutenant les Blancs contre les Rouges. Le 13 mars 1920, il ouvrit le feu avec son artillerie principale contre une colonne bolchevique s'approchant du port de Novorossirsk.

Affecté à l'Atlantic Fleet de 1925 à 1929, le cuirassé comme ses trois autres sister-ship fût désarmé pour respecter les termes des traités de Washington et de Londres. Il fût désarmé en 1929 puis fût utilisé comme cible de tir le 1er septembre 1931 avant d'être relevé puis d'être vendu à la démolition le 6 février 1932, vente suivie d'un prompt démantelement.


Le HMS Emperor of India en 1929

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE IRON DUKE   Sam 10 Avr 2010, 22:22

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES


Déplacement : standard 25000 tonnes pleine charge 29560 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 189.8m (entre perpendiculaires) 176.8m largeur 27.4m tirant d'eau 9m



Propulsion : 4 turbines à engrenages Parson alimentées par 18 chaudières Babcock & Wilcox (Iron Duke et Benbow) ou Yarrow (Marlborough et Emperor of India) dévellopant une puissance totale de 29000ch et entrainant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale 21.25 noeuds distance franchissable 7780 miles nautiques à 10 noeuds

Blindage : ceinture blindée 102 à 305mm protection du Bulkheads 38 à 203mm Barbettes 76 à 254mm Tourelles 279mm Pont blindés 25 à 64mm

Armement :


Tourelles avant du Marlborough

-10 canons de 343mm (13.5 pouces) Mark V (H) en cinq tourelles doubles (deux avant positions «A» et «B», une en position centrale «Q» et deux arrières positions «X» et «Y»). Ce canon de 45 calibres tire des obus perforant de 567kg et de 635kg pour une portée maximale comprise entre 2290m (site : 1.1°) et respectivement 21780 et 21710m (site +20°) à raison de 1.5 à 2 coups par minute.

La tourelle double Mark II ter permet aux canons de 13.5 pouces modèle 1909 de pointer en site de -3° à +20° à raison de 5° par seconde et en azimut sur 150° de chaque côté pour les tourelles avant et arrières tandis que ceux de la tourelle «Q» peuvent pointer de 30° à 150° de chaque côté. La dotation en munitions est inconnue mais les King George V antérieurs embarquant 112 obus par canon soit un total de 1120 on peut estimer sans se tromper que les Iron Duke embarquaient un nombre semblable d'obus.


Canon de 152mm identique à ceux des Iron Duke conservé au Woolwich Arsenal Museum

-12 canons de 152mm (6 pouces) BL Mark VII en douze casemates simples. Ce canon de 45 calibres tire des obus explosifs de 50.8kg à une distance maximale de 16340m (cette portée est atteinte à +20° mais comme les Iron Duke avaient des affûts pointant à +14° au maximum, la portée était inférieure) à raison de 5 à 7 coups par minute.

L'affût simple sous casemate PVIII permet aux canons des Iron Duke de pointer de -7° à +14° et en azimut sur 80°. La dotation en munitions est de 200 obus par canon soit un total de 2400 obus.


Canon de 76mm Mark I sur un navire britannique non identifié

-2 canons de 76.2mm (3 pouces) 20cwt QF Ha Mark I en deux affûts simples HA Mark II. Ce canon de 45 calibres tire des obus explosifs de 5.67kg à une distance maximale de 9970m en tir antisurface (+45°) et de 7160m en tir antiaérien (+90°) à raison de 12 à 14 coups par minute.

L'affût simple HA Mark II pèse 2862kg et permet au canon de pointer en site de -10° à +90° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est inconnue.

-4 canons de 47mm

-4 tubes lance-torpilles sous marins de 533mm.

Equipage : 995 officiers et marins (1022 en temps de guerre)

SOURCES

-Laurent Joffrin «Les grandes batailles navales de Salamine à Midway» pour la bataille du Jutland

-François-Emmanuel Brézet Histoire de la marine allemande 1939-1945

-Marines HS n°4 décembre 1995 «Royal Navy 1939-1941»

-Ressources internet diverses

-Photos et documents de l'ami Vautour

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : PORTE-AVIONS SHINANO


_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE IRON DUKE   Dim 11 Avr 2010, 07:17

Dommage que ces cuirassés aient été ferraillés aussi vite, ils avaient encore du potentiel. Une refonte comme celle des Cavour italiens aurait permit à la RN de conserver une force de frappe supplémentaire pour pas trop cher (surement moins que construire un navire entièrement neuf).
Revenir en haut Aller en bas
pascal
Contre-amiral
Contre-amiral
avatar

Masculin
Nombre de messages : 5134
Age : 52
Ville : marseille
Emploi : fonctionnaire
Date d'inscription : 08/02/2009

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE IRON DUKE   Dim 11 Avr 2010, 13:04

Citation :
Dommage que ces cuirassés aient été ferraillés aussi vite, ils avaient
encore du potentiel. Une refonte comme celle des Cavour italiens aurait
permit à la RN de conserver une force de frappe supplémentaire pour pas
trop cher (surement moins que construire un navire entièrement neuf).

Ce serait oublier les clauses du traité de Washington
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE IRON DUKE   Dim 11 Avr 2010, 17:56

C'est effectivement à cause des traités de Washington et de Londres que les Iron Duke ont connu une carrière assez brève (16 ans quand même). De mémoire, les britanniques devaient faire de la place pour les deux Nelson.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LE BRETON
Amiral de la Flotte
Amiral de la Flotte
avatar

Masculin
Nombre de messages : 6660
Age : 46
Ville : Paris 12ème
Emploi : Fonctionnaire
Date d'inscription : 03/06/2006

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE IRON DUKE   Dim 11 Avr 2010, 21:59

deux défauts rendant impossible leur maintien dans la flotte

-le calibre 343
-propulsion mixte charbon-pétrole

à comparer avec leurs successeurs les 'R' et les Queen E

_________________
kentoc'h mervel eget bezañ saotret (plutôt la mort que la souillure) devise de la Bretagne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Colombamike
Capitaine de corvette
Capitaine de corvette
avatar

Masculin
Nombre de messages : 3302
Age : 37
Ville : Massilia
Emploi : Yep
Date d'inscription : 06/11/2007

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE IRON DUKE   Dim 11 Avr 2010, 22:06

LE BRETON a écrit:
deux défauts rendant impossible leur maintien dans la flotte
-le calibre 343
-propulsion mixte charbon-pétrole
à comparer avec leurs successeurs les 'R' et les Queen E

+ 1

Situation quasi-identique pour le TIGER
Quoique pour les 343, les anglais avaient des stocks de munitions/canons pour maintenir encore 1 décennie les Iron-Duke...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE IRON DUKE   

Revenir en haut Aller en bas
 
ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE IRON DUKE
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE IRON DUKE
» ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE QUEEN ELIZABETH
» ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE REVENGE
» ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE KING GEORGE V
» ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marine forum :: HISTOIRE :: LES NAVIRES 1860-1921-
Sauter vers: