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 ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN

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clausewitz
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MessageSujet: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Sam 30 Jan 2010, 17:00

CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN
(GRANDE BRETAGNE)


Le HMS Repulse au mouillage sur la Côte d'Azur en 1938. Il porte les marques de neutralité de la guerre d'Espagne

Avant propos

Au début du 20ème siècle, les fleurons des différentes marines du monde étaient des cuirassés de 15000 tonnes, filant à 18 noeuds avec un armement composé par exemple pour les Lord Nelson britanniques de 4 canons de 305mm en deux tourelles doubles, de 10 canons de 234mm en quatre tourelles doubles et deux tourelles simples, de 24 canons de 76mm, de 3 canons de 47mm et de 5 tubes lance-torpilles de 450mm.

Tout cela allait bien vite changer. Les systèmes de conduite de tir de plus en plus performant auguraient des combats à des distances inimaginables quelques années auparavant. Problème, les cuirassés armés d'une grande variété des calibres n'étaient pas adaptés. Meteez vous à la place d'un directeur de tir chargé de régler le tir de canons ayant une portée et des capacités différentes au milieu du bruit, de la fumée......... .

Aussi l'idée d'une uniformisation des calibres ne tarda pas à faire de son chemin et bien que tous les pays y ait pensé, on attribue généralement son invention à l'italien Vittorio Cuniberti qui à défaut de le construire pour la Regia Marina décrit le navire idéal dans la revue Jane's en 1903. Les américains et les anglais étaient les plus avancés dans cette course et sans l'énergie déployé par John «Jacky» Fisher, les américains auraient été les premiers à disposer de «All big guns battleship» et on aurait parlé de Michigan et de Prémichigan au lieu de Dreadnought et de Prédreadnought.



Le premier croiseur de bataille de l'histoire : le HMS Invincible

Le premier lord de l'amirauté ne s'arrêta pas en si bon chemin. Obsédé par la vitesse et la puissance, il rêvait d'un navire fonçant à toute vitesse sur l'ennemi pour le pilonner et pouvoir se retirer avant la riposte. Cette idée lui avait été inspiré par la bataille de Tsushima qui virent les cuirassés de l'amiral Togo écraser la flotte russe qui filait à 9 noeuds.........après un tour du monde éreintant depuis la Baltique par le Cap de Bonne Espérance.

Il fit ainsi construire les premiers croiseurs de bataille suivant la maxime «Speed is armour» (la vitesse vaut un blindage) dans l'optique de détruire les forces d'éclairage de l'ennemi et de pouvoir choisir ou non d'engager le combat mais sans jamais être intégré à des escadres conventionnelles et affronter des cuirassés plus orthodoxes comme ce qui se passera à la bataille du Jutland.

La classe Invincible composée de trois navires (Invincible, Inflexible et Indomitable) fût mis en service en 1908 et 1909 (Invincible). Il s'agissait de navires 18000 tonnes, filant à 27 noeuds avec un armement composé de 8 canons de 305mm en quatre tourelles doubles et de 16 canons de 102mm en affûts simples ou en casemates.


Le croiseur cuirassé SMS Blücher

Leur construction se déroula dans le plus grand secret, les informations qui parvinrent aux oreilles des allemands étaient fragmentaires et pas améliorées par le fait que ces navires étaient classés «armored cruiser» (croiseurs cuirassés). La Kaiserliche Marine fit construire le Blücher, un navire de 16000 tonnes, filant à 25 noeuds avec un armement composé de 12 canons de 210mm en six tourelles doubles, de 8 canons de 150mm en casemates, de 16 canons de 88mm et de 4 tubes lance-torpilles de 345mm qui est considéré comme le «chainon manquant» entre le croiseur cuirassé et le croiseur de bataille.


Le HMS Indefatigable

La Royal Navy ne s'arrêta pas en si bon chemin et construisit ensuite la classe Indefatigable composée là encore de trois navires (Indefatigable, New Zealand et Australia _ce dernier servant au sein de la Royal Australian Navy) entrés en service en 1911, 1912 et 1913. Il s'agissait de dérivés de la classe Invincible, déplaçant 18800 tonnes, filant à 26 noeuds avec pour armement 8 canons de 305mm en quatre tourelles doubles, 16 canons de 102mm et 4 tubes lance-torpilles de 450mm.

Du côté allemand, l'apparition du croiseur de bataille fût une mauvaise nouvelle pour la toute jeune marine allemande en pleine croissance notament parce que le Blücher était à peine achevé qu'il était déjà dépassé.

De plus, l'amiral Tirpitz n'était pas un chaud partisan du croiseur de bataille, considérant à la différence de l'amiral Fisher que priver un cuirassé de son blindage et faire confiance aux cinq noeuds d'écart avec les cuirassés «orthodoxes» était une véritable hérésie. Aussi si il fit construire des Battlecruiser ce ne fût que pour répondre aux anglais mais en veillant à ce que leur protection soit bien meilleure ce qui se vérifia à la bataille du Jutland. Souvenez vous du Derfflinger, le «Iron Dog» pour les anglais qui réussit à rentrer au port après avoir encaissé 21 obus de gros calibre alors que l'Invincible sauta à cause d'un obus tout comme le Queen Mary et l'Indefatigable.


Le SMS Von Der Tann

Le premier croiseur de bataille allemand est admis au service actif en 1910 un an après les Invincible. Baptisé Von der Tann, il était plus gros (près de 20000 tonnes) aussi rapide (27 noeuds) mais avec un armement plus faible avec 8 canons de 280mm en quatre tourelles doubles, 10 canons de 150mm en casemates, 16 canons de 88mm et des tubes lance-torpilles mais une protection plus sérieuse.


Le SMS Goeben

Comme il y avait une course au cuirassé, il y eut entre la Royal Navy et la Kaiserliche Marine une course au croiseur de bataille et pour riposter aux Indefatigable, les allemands construisirent les deux Moltke (Moltke, Goeben),deux navires de 22000 tonnes étaient armés de 10 canons de 280mm en cinq tourelles doubles, 12 canons de 150mm en casemates et 12 canons de 88mm filant à 28 noeuds. Le Seydlitz était un dérivé des Moltke, déplaçant 25000 tonnes avec une protection renforcée et fût admis au service actif en 1913.


Le HMS Lion

L'apparition du superdreadnought eut également ses conséquences dans le domaine des croiseurs de bataille. Après les Invincible et les Indefatigable, les anglais construisirent la classe Lion composée de trois navires (Lion, Princess Royal et Queen Mary) admis au service actif en 1912 et 1913 pour le troisième. Il s'agissait de navires de 26250 tonnes, filant à 27.5 noeuds avec un armement composé de 8 canons de 343mm en 4 tourelles doubles, de 16 canons de 102mm et de 2 tubes lance-torpilles de 533mm.


Le Derfflinger causa bien des tourments aux britanniques à la bataille du Jutland

La riposte allemande ne tarda pas et fût mise en service la classe Derfflinger. Cette classe (Derfflinger, Lützow et Hindenburg) fût mise en service en 1914 pour le premier, 1915 pour le second et 1917 pour le dernier. Ces navires de 27000 tonnes, filant à 26.5 noeuds marquaient un net saut qualitatif pour les croiseurs de bataille allemands puisque les Derfflinger abandonnèrent le canon de 280mm au profit du 305mm à raison de 8 pièces en quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrières) et 12 (14 pour le Lützow et le Hindenburg) canons de 150mm en casemates, 12 canons de 88mm (2 pour le Derflinger et 4 pour le Hindenburg) et 4 tubes lance-torpilles de 450mm (Derfflinger) ou de 600mm (les deux autres).


Le HMS Tiger fût le seul de son type

Aux Lion, succéda la Tiger qui resta le seul navire de sa classe. A l'origine, ce navire admis au service actif en octobre 1914 aurait du être le quatrième navire de classe Lion mais entre-temps, les chantiers Vickers avaient commencé à construire le Kongo pour la marine impériale japonaise, un navire bien mieux protégé et solidement armé (8 canons de 356mm).

Les plans du Tiger furent donc modifiés pour intégrer les progrès apportés par le Kongo même si l'armement était toujours composé de 8 canons de 343mm en quatre tourelles doubles.

L'apparition des Lion ne tarda pas à faire réagir les allemands qui venaient de construire les trois Derfflinger. Même avec des canons de 305mm, les trois derniers croiseurs de bataille allemands étaient inférieurs aux Lion aussi la Kaiserliche Marine passa à la vitesse supérieure avec les Mackensen.


Dessin couleur du Mackensen

Ces navires déplaçaient 31000 tonnes (mais 35 à pleine charge), filant à 28 noeuds avec un armement composé de 8 canons de 350mm en 4 tourelles doubles, 14 canons de 150mm en casemates latéraux, 8 canons de 88mm antiaériens et 5 tubes lance-torpilles de 600mm. Quatre navires étaient prévus (Mackensen, Graf Spee, Prinz Eitel Friedrich et Fürst Bismarck ) et furent mis sur cale en 1915 mais seulement les deux premiers furent lancés en 1917 mais jamais achevé car à cette époque la Kaiserliche Marine avait abandonné la construction de navires de ligne (les Saschsen et les Würtemberg de classe Bayern étaient dans le même cas) au profit des destroyers et des sous marins.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Sam 30 Jan 2010, 17:09

Genèse des Renown : une conséquence de la rivalité anglo-allemande

L'annonce de la construction des Mackensen poussa les britanniques à réagir en musclant leur flotte de croiseurs de bataille. Le design des Lion et même du Tiger étant jugé trop juste, la marine britannique du repartir de zéro. Ils abandonnèrent le 343mm au profit du 381mm qui devenait le canon standard de la flotte de ligne britannique avec les Queen Elisabeth et les Revenge. Ce fût l'acte de naissance de la classe Admiral qui devait se composer de quatre navires baptisés Hood, Anson, Howe et Rodney mais seul le premier fût achevé ne tirant que partiellement les leçons du Jutland.


Le Hood, seule croiseur de bataille de classe Admiral construit fût la première réponse britannique aux Mackensen

Quand ils apprirent la construction des Admiral, les allemands durent prévoir une riposte appropriée sous la forme des trois Ersatz Yorck (Ersatz Yorck, Ersatz Gneisenau et Ersatz Scharnost) qui était une version du Mackensen armés de 8 canons de 380mm en quatre tourelles doubles, 12 canons de 150mm en casemates, 8 canons de 88mm antiaériens et 3 tubes lance-torpilles de 600mm, déplaçant 33500 tonnes avec une vitesse de 27.3 noeuds. Seul le premier fût mis sur cale mais jamais lancé pour les raisons annoncés plus haut.


Dessin couleur des Ersatz Yorck

Peu avant le début de la guerre, lors d'un programme financé en 1913/14, les anglais ont décidé la construction de huit cuirassés type R. Il s'agissait de cuirassés dérivés des Queen Elisabeth alors en construction mais mieux protégés et plus lents. Surtout craignant une pénurie de mazout, ils décidèrent d'installer des chaudières fonctionnant aussi bien au mazout qui venait exclusivement d'outre mer (Etats Unis et Mexique) qu'au charbon surabondant dans les îles britannques (cette prescriptions fût rapportée en 1915 suite à la signature d'un accord avec la Anglo Iranian Oil Company).


Le HMS Ramillies (classe Revenge) en 1943

Les huit navires furent mis sur cale en 1913 (Ramillies, Resolution Revenge _connu dans un premier temps sous le nom de Renown_) en 1914 (Royal Oak Royal Sovereign) et en 1915 (Repulse et Renown), le huitième baptisé Resistance n'eut pas le temps d'être mis sur cale et sa construction abandonnée en août 1914.

L'annonce de la construction par les allemands des Mackensen, le succès des croiseurs de bataille à la bataille des Falklands puis la crainte de voir les Admiral prêts après les Mackensen poussa les anglais à accélerer la construction des sixième et septième Revenge qui aut lieu de devenir des cuirassés furent achevés en croiseurs de bataille.


Les Renown dans leur configuration d'origine

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Sam 30 Jan 2010, 17:26

Historique

Le HMS Renown

Dans les eaux agitées de l'Atlantique, le Renown et ses six pièces de 15 pouces à élévation maximale

Présentation

-Le Renown fût mis sur cale aux chantiers Fairfield de Govan le 25 janvier 1915 lancé le 4 mars 1916 et admis au service actif le 20 septembre 1916.

Le croiseur de bataille est le septième navire à porter ce nom dans la marine britannique. Le premier fût un navire français capturé, le Renomée armé de 20 canons utilisé de 1651 à 1654 date de sa vente. Il est suivit par un navire de ligne de 5ème classe armés de 30 canons, l'ancienne frégate française........La Renommée capturée en 1747 et utilisé jusqu'à sa démolition en 1771. Le troisième Renown fût un navire de ligne de 4ème classe de 50 canons lancé en 1774 et vendu à la démolition en 1794.

Le quatrième navire à porter ce nom fût un navire de ligne de 3ème classe armé de 74 canons lancé en 1798 après avoir été mis sur cale sous le nom de Royal Oak. Utilisé comme auxiliaire portuaire de 1814 à sa démolition en 1835. Le cinquième Renown fût un navire de ligne de 2ème classe de 91 canons lancé en 1857 mais vendu dès 1857 à la marine prussienne.

Le sixième Renown aurait du être un cuirassé de classe Victoria mais il fût rebaptisé HMS Victoria en 1887 avant son lancement puis un cuirassé de classe Royal Sovereign mais il fût rebaptisé Empress of India avant son lancement en 1891. Finalement, le sixième Renown fût un cuirassé de classe Centurion mis en service en janvier 1897, mis en réserve en mai 1906 et vendu à la démolition en avril 1914. Il s'agit d'un cuirassé de 12390 tonnes, mesurant 123m de long sur 22 de large avec un tirant d'eau de 8.15m, filant à 19 noeuds avec un armement composé de 4 canons de 254mm en deux tourelles doubles, 10 canons de 152mm, 12 canons de 76mm, 12 canons de 47mm et 7 tubes lance-torpilles (5 surface et 2 sous marins)


Le SNLE HMS Renown (classe Resolution)

Après le croiseur de bataille, un huitième navire à porté ce nom, il s'agit d'un sous marin nucléaire lanceur d'engins de classe Resolution lancé en 1967 et désarmé en 1996.

Premières années (1916-1936)

Pleinement opérationel en novembre 1916, le Renown fût basé à Scapa Flow avec le reste de la Grand Fleet pour contrer une hypothétique sortie en haute mer de la Hochseeflot comme une revanche de la bataille du Jutland.

Il participa ainsi à la deuxième bataille de la baie d'Heligoland le 17 novembre 1917. Ce jour là, des dragueurs de mines allemands effectuèrent une sortie à la mer pour nettoyer un champ de mines britannique et furent interceptés par les croiseurs légers Calypso et Caledon. Ces derniers furent attaqués par les cuirassés Kaiser et Kaiserin commandés par le contre-amiral Ludwig von Reuter qui à leur tour tombèrent sur la force de couverture britannique composée des croiseurs de bataille Tiger, Renown, Repulse, Courageous et Glorious formant le 1st Battlecruiser Squadron commandé par l'amiral Sir Charles Napier.

Le croiseur léger Calypso fût touché par un obus de 305mm qui ravagea la passerelle tuant tout le personnel présent dont son capitaine. Le Repulse riposta mais les cuirassés allemands se replièrent derrière leurs propres champs de mines après n'avoir perdu qu'un dragueur de mines.

En 1918, il poursuivit son rôle de dissuasion depuis Scapa Flow mais n'effectua guère de sorties à la mer. Il reçut également des plate-formes aviation sur les tourelles B et Y (n°2 et 3) mais les essais furent annulés. Il termina l'année en participa à l'opération «ZZ», l'escorte de la Hochseeflot entre l'Allemagne et les îles britanniques d'abord Rosyth puis Scapa Flow où elle resta jusqu'à son sabordage en juin 1919.


Le HMS Renown au mouillage en 1919. La plate-forme aviation est bien visible sur la tourelle Y

La paix revenue, le Repulse fût affecté à la flotte de l'Atlantique qui succédait à la Grand Fleet. Il passa cependant l'année 1919 en travaux à l'Arsenal de Portsmouth pour améliorer sa protection notament par le prolongement des bulges anti-torpilles, l'installation d'une ceinture blindée provenant du cuirassé Agincourt. Les plate-formes aviation furent également démontées et un affût triple antiaérien de 102mm installé. Durant l'entre deux guerre, les deux Renown furent régulièrement en travaux, le Renown héritant du surnom de HMS Refit (HMS Refonte).


Le HMS Renown en 1921 au moment où il servait de yatch au Prince de Galles

Il fût sélectionné pour servir de yatch royal, embarquant le prince de Galles, Edouard (futur Edouard VIII) pour un voyage officiel en Australie et en Nouvelle Zélande en 1920 et en Inde, Chine, Japon en 1921. De retour en métropole en 1922, il reprit son rôle opérationel au sein de la flotte de l'Atlantique.


Le HMS Renown en 1927

Fidèle à son surnom, le Renown passa plus de trois ans à l'Arsenal de Portsmouth (mai 1923-août 1926) pour des travaux qui incluèrent l'extension des bulges antitorpilles, le renforcement de la ceinture blindée. Remis en service, il effectua une nouvelle mission de prestige, transportant au Canada, His Royal Higheness (leurs altesses royales) le duc et la duchesse de York, respectivement le futur roi George VI et son épouse, Elisabeth Bowes-Lyon «la femme la plus dangereuse d'Europe» pour Hitler puis «Queen Mum» pour les anglais, direction l'Australie où le duc d'York s'adressa au parlement australien.


Vue aérienne du Renown en 1930

De retour en Grande Bretagne, le Renown reprit son rôle opérationnel au sein de la flotte de l'Atlantique bien que son transfert fût un temps prévu en Méditerranée. Il subit un petit carénage en 1931 à l'Arsenal de Portsmouth pour un nouveau directeur de tir pour la DCA, DCA qui fût améliorée par l'installation de Pom-Pom. Il reçut également une catapulte et un hydravions.


Le HMS Renown photographié en 1934

Grande refonte pour le HMS Refit (1936-1939)


Le HMS Renown avant la reconstruction

En septembre 1936, le Renown fût pris en charge par l'Arsenal Royal de Portsmouth pour une grande refonte qui dura près de trois ans jusqu'en juin 1939. Il reçut de nouvelles chaudières et de nouvelles turbines plus légères et plus compactes qui permirent d'économiser 2800 tonnes. Ce poids économisé permis de renforcer le blindage _le point faible de ces navires_ avec un nouveau pont blindé, le renforcement de la protection des soutes à munitions et des machines. Les tourelles de 381mm furent démontées et leur hausse portée à 30° pout augmenter la portée.



L'armement secondaire fût totalement remplacé, les 17 canons de 102mm furent remplacés par 20 canons de 114mm en dix tourelles doubles tandis que la DCA avait troqué ses 3 canons de 76mm pour trois affûts octuples Pom Pom de 40mm et quatre affûts quadruples de 12.7mm. Il reçut également une nouvelle catapulte et un hangar pour deux hydravions.


.......Et après sa reconstruction. Les différences sont frappantes

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Sam 30 Jan 2010, 17:42

Le Renown en guerre (1) Atlantique et Méditerranée (septembre 1939-août 1941)


Le Renown en 1940

La refonte s'acheva en juin et le Renown passa l'été en essais et remise en condition opérationelle avec un équipage totalement renouvelée. La guerre éclata alors que le navire venait d'être remis en service et il gagna la région des North Western Approaches pour couvrir les convois et la navigation commerciale contre les raiders allemands. Le 26 septembre, il participa à la force de couverture destinée à protéger le retour du sous marin Spearfish endommagé en mer du Nord.

Devant la menace des navires de guerre allemand, la Royale et la Royal Navy mirent en place des groupes de chasse, le Renown gagnant en octobre 1939 le port brésilien de Pernambuco en compagnie du porte-avions Ark Royal et des destrouers Hardy, Hasty, Hotspur et Hereward. Le 2 décembre 1939, il intercepta et coula l'épave du paquebot allemand Watussi qui avait été sabordé par son équipage après l'attaque par la South African Air Force près du Cap de Bonne Espérance.

Le 16 décembre 1939, il gagna à pleine vitesse la région du Rio de la Plata pour renforcer le croiseur lourd Exeter et les croiseurs légers Achilles et Ajax qui engageaient le Graf Spee. Comme chacun le sait, le Panzerschiffe se réfugia à Montevideo et se saborda le lendemain, le Renown arrivant sur place quand tout était terminée.

En janvier 1940, il escorta avec l'Ark Royal, le croiseur lourd Exeter gravement endommagé par le Graf Spee (le thinclad battleship _le cuirassé en fer blanc_ ne devant sa survie qu'à la présence des deux croiseurs légers qui n'hésitèrent pas à affronter un navire bien plus puissant qu'eux) en Grande Bretagne avant d'effectuer des missions de défense des convois en Atlantique.

Le 3 mars 1940, il gagna Scapa Flow pour renforcer l'emprise britannique sur la mer du Nord. Le 5 avril, il quitta les Orcades en compagnie de quatre destroyers (Glowworm Greyhound Hyperion Hero) pour couvrir le mouillage des mines menée par quatre destroyers-mouilleurs de mines (Eskimo, Icarus, Ivanhoe et Impulsive) escortés par quatre destroyers (Hardy Hotspur Havock et Hunter) dans le cadre de l'opération Wilfred (qui aurait du être doublée par l'opération R4, un débarquement de troupes embarquées par les croiseurs lourds Berwick, York, Devonshire et les croiseurs légers Glasgow, Aurora, Galatea, Penelope et Arethusa).

Trois jours plus tard, le 8 avril, le destrouer Glowworm repéra le croiseur allemand Admiral Hipper et l'engagea, étant coulé devant cette attaque quasi-suicidaire. Le Renown arriva cependant trop tard mais le lendemain à 4h50, le radar du Gneisenau détecta sur babord à 25000m un imposant écho radar d'abord identifié comme un cuirassé de classe Nelson. Il s'agissait bien entendu du Renown accompagné par le Birmingham et 9 destroyers à la recherche des grands navires de combat allemands.

Le Renown ouvrit le feu à 5h05 suscitant la riposte du Scharnhorst et du Gneisenau ce qui n'empêcha pas le croiseur de bataille britannique de placer trois coups au but sur le Gneisenau tandis qu'il était lui même touché à deux reprises. Dans une mer difficile, le contact fût perdu vers 5h44, repris brièvement vers 6h17 pour être définitivement perdu vers 7h.

Le 17 avril, il escorta avec son sister-ship Repulse, le croiseur lourd Suffolk endommagé par les Ju88 allemands alors qu'il venait de bombarder l'aérodrome de Sola près de Stavanger. Lui même endommagé par les combats et les conditions météo, le Renown passa le mois de mai en travaux à Rosyth avant de reprendre une mission de couverture de convois et de protection du trafic commercial dans les North Western Approaches en compagnie du croiseur lourd Sussex et du croiseur léger Newcastle.

Le 9 juin, suite à la perte du porte-avions Glorious détruit par les Scharnhorst et Gneisenau, l'Amirauté décida de renforcer la protection des convois rapatriant les troupes alliées de Norvège en basant à Scapa Flow, le cuirassé Rodney et le Renown.

En août 1940, le Repulse releva le Hood au sein de la force H basée à Gibraltar. Il participa le 30 août à l'opération Hats couvrant avec le porte-avions Ark Royal, le croiseur léger Sheffield et 16 destroyers, l'entrée en Méditerranée du cuirassé Valiant, du porte-avions Illustrious et des croiseurs Calcutta et Coventry qui formaient la Force F. La force H se sépara de la force F à l'ouest de la Sicile pour rentrer à Gibraltar.
Il reprit ses missions de couverture des convois, essentiellement pour des convois à direction de Malte et de l'Egypte. Il participa le 27 novembre 1940 à la bataille du cap Spartivento, bataille qui se résuma à un bref engagement de 54 minutes sans qu'aucun camp ne prit un avantage décisif. Le premier ministre Winston Churchill critiqua la prudence de l'amiral Somerville mais cette tactique fût validé par une enquête de l'Amirauté.

Il passa une bonne partie du mois de décembre en réparations à Gibraltar avant de participer le 20 décembre 1940 à l'opération Hide (la couverture du cuirassé Malaya venant d'Alexandrie et se dirigeant vers Gibraltar pour renforcer la force H sans parler du transit d'un convoi).

Il reprit en janvier ses missions de couverture de convois participant ainsi à l'opération Excess le 7 janvier, l'opération Picket le 12 janvier 1941 mais aussi l'opération Grog le 6 février pour un bombardement à Gênes en compagnie du Malaya, du Sheffield, de l'Ark Royla et de dix destroyers.

De retour à Gibraltar, il appareilla du rocher le 12 février 1941 en compagnie du porte-avions Ark Royal et du croiseur léger Sheffield pour renforcer la défense du convoi SL65 qui avait appareillé le 10 février de Freetown (66 navires marchands et 22 escorteurs) et qui devait arriver à Liverpool le 8 mars 1941. Il couvrit ensuite le passage Atlantique du convoi WS6A (27 navires de commerce) qui avait quitté la Clyde le 9 février 1941 pour arriver à Freetown le 1er mars 1941.


Avril 1941 : le croiseur de bataille Renown, le porte-avions Ark Royal et le croiseur léger Fiji

Le 8 mars 1941, il appareilla de Gibraltar en compagnie de l'Ark Royal, du Sheffield et de l'Arethusa pour intercepter le Scharnhorst et le Gneisenau engagés dans l'opération Berlin mais la seule réussite de la force H fût de retrouver deux navires capturés par les deux croiseurs de bataille et qui tentaient de gagner la France occupée et qui se sabordèrent. Il passa le mois de mai entre l'Atlantique et la Méditerranée, effectuant plusieurs escortes de convois avant de participer à la traque du Bismarck dans l'Atlantique. Les Fairey Swordfish de l'Ark Royal attaquèrent d'abord par erreur le croiseur Sheffield mais fort heureusement aucun coup au but ne porta mais la seconde attaque réussit à bloquer le gouvernail du Bismarck, le forçant à tourner en rond et le condamnant à la destruction quand le King George V et le Rodney ouvrirent le feu.

Le mois de juin vit le Renown déployé essentiellement en Méditerranée pour couvrir les convois de ravitaillement à destination de Malte ou de l'Egypte qu'il s'agisse de l'opération Rocket (5 juin), l'opération Tracer (13 juin) ou les opérations Railway I et II (27 et 30 juin 1941).


Le Renown en guerre (2) : Mer du Nord et Méditerranée (août 1941-juin 1943)

Le Renown en 1942

Le Renown acheva son tour opérationel en août 1941, regagnant la métropole pour un grand carénage qui l'immobilisa jusqu'à la fin septembre. Les travaux outre la remise en état, virent l'installation d'une DCA supplémentaire avec des canons de 20mm et surtout une suite complète de radar avec un radar type 284 pour l'artillerie principal, un radar type 285 pour l'artillerie secondaire, un type 282 pour la DCA, un type 273 de veille surface pour remplacer le type 271 installé en début d'année et un radar type 281 pour la veille aérienne.

Les tests se déroulèrent durant tout le mois d'octobre et le navire fût déclaré opérationel le 31 octobre. Il passa cependant les mois de novembre et de décembre à effectuer une remise en condition depuis Scapa Flow.

Le Renown reprit sa mission de couverture de convois en janvier 1942 cette fois dans l'Atlantique Nord et l'Océan Glacial Arctique pour les convois à destination de l'Union Soviétique.

Le 2 mars, il appareilla pour assurer la couverture lointaine du convoi PQ12 (18 navires marchands et 43 escorteurs appareillage de Reykjavik le 1er mars et arrivé à Mourmansk le 12 mars) et du convoi retour QP6 (qui sous le nom de PQ6 avait appareillé de Reykjavik le 24 janvier 1942 et dispersé en mer le 28 janvier 1942) en compagnie des cuirassés King George V et Duke of York, du porte-avions Victorious, du croiseur lourd Berwick, du croiseur léger Kenya et de destroyers.

De retour à Scapa Flow le 10 mars, il assura du 21 au 30 mars la couverture des convois PQ13 et QP13 avec les même navires que pour le PQ12. Le 13 avril, il appareilla de Scapa Flow en compagnie du porte-avions américain Wasp, des croiseurs légers Cairo et Charybdis et de 11 destroyers (dont 2 américains) poiur une opération de transport d'avions à Malte dans le cadre de l'opération Calendar qui eut lieu le 19 avril 1942. Du 4 au 19 mai, il escorta à nouveau le Wasp en compagnie du Charybdis et de destroyers de la force H pour une nouvelle mission de transport d'avions à Malte, l'opération Bowery.

De retour en Grande Bretagne, il se prépara à l'opération Torch, le débarquement en Afrique du Nord le 8 novembre 1942, le Renown assurant la couverture des secteurs britanniques en compagnie des cuirassés Duke of York, Rodney et Nelson, la Royal Navy craignant l'intervention des navires français sous le contrôle de l'Etat Français à Toulon. Il regagna au mois de décembre 1942 la Grande Bretagne.

En janvier 1943, il fût déployé pour des missions d'interception et de défense des convois dans les North Western Approaches avant de gagner l'Arsenal de Rosyth pour un carénage qui l'y immobilisa de février à mai avec le débarquement des installations d'hydraviation, la DCA légère accrue avec 9 canons Oerlikon de 20mm, un radar type 283 installé pour permettre aux canons de 114mm de réaliser un tir de barrage. Les essais eurent lieu début juin, regagnant Scapa Flow le 9 juin 1943.


Le Renown et une partie de son équipage

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Sam 30 Jan 2010, 17:52

Le Renown en guerre (3) : Home Fleet et Eastern Fleet (juin 1943-mars 1945)

Dessin de l'ami Vautour représentant le Renown en 1943

Le 28 juillet 1943, le Renown transporta le premier ministre, Winston Churchill à Quebec pour une conférence («Quadrant») à laquelle participa le président américain Franklin Roosevelt et premier ministre canadien William Mackenzie, conférence ayant lieu du 17 au 24 août 1943. Churchill regagna l'Angleterre à bord du même navire, arrivant dans la Clyde le 19 septembre 1943.

Le Renown reprit sa mission de patrouille et de défense de convois mais le 12 novembre, il embarqua à Plymouth le 12 novembre 1943, le premier ministre Sir Winston Churchill pour l'emmener jusqu'à Alexandrie pour participer à la conférence du Caire du 23-26 novembre 1943 («Sextant»). Il arriva à Alexandrie le 21 novembre et regagna la Grande Bretagne pour préparer un futur déploiement au sein de l'Eastern Fleet.

Le 2 décembre 1943, il commença un carénage à Rosyth avec une remise en état globale et l'installation de 19 canons de 20mm Oerlikon. Le carénage achevé le 18 décembre, le croiseur de bataille s'entraina au large de Scapa Flow avant d'appareiller pour Colombo le 30 décembre 1943 et d'arriver à destination le 23 janvier en compagnie des cuirassés Queen Elizabeth et Valiant, des porte-avions Illustrious et Unicorn plus des destroyers après des escales à Gibraltar et Malte.


Le Renown à Triconmalee en mars 1944

Après un mois de février consacré à l'entrainement, il commença son déploiement opérationel au mois de mars effectuant une mission de chasse («sweep») en compagnie du Valiant, du Queen Elizabeth, du porte-avions Illustrious, des croiseurs Gambia (marine néo-zélandaise), London, Ceylon, Cumberland plus dix destroyers le 21 mars. Le 27 mars, ces mêmes navires retrouvèrent le porte-avions américain Saratoga et ses trois destroyers pour des raids contre Sumatra (opération Diplomat).

De retour à Colombo avec les navires américains le 2 avril, le Renown appareilla de Ceylan le 16 avril escortant les porte-avions Illustrious et Saratoga en compagnie du croiseur lourd London et de destroyers (Task Force 70) qui attaquèrent Sabang (opération Cockpit). Cette TF70 était couverte par la TF69 composée du Queen Elizabeth, du Richelieu, de croiseurs et de destroyers. Le 19 avril, le Renown fût attaqué par trois avions torpilleurs japonais mais ces avions furent détruits par les chasseurs du Saratoga.


Le Renown au premier plan accompagné du Valiant et du Richelieu

Le 6 mai 1944, il participa à l'opération Transom, escortant les porte-avions Illustrious et Saratoga en compagnie des croiseurs Ceylon et Gambia et de six destroyers dont trois américains pour des attaques contre le port et les raffineries de Soerabaya (Sumatra), la couverture étant assurée par les cuirassés Queen Elizabeth et Valiant, les croiseurs légers Newcastle, Nigeria et Tromp (néerlandais) avec un écran de destroyers. Le 15 mai, il ravitailla dans le Golfe d'Exmouth (Australie Occidentale) avant de reprendre sa mission de couverture puis de rentrer à Ceylan le 17 mai 1944.

Le 10 juin 1944, le Renown protégea les porte-avions Illustrious et le porte-avions d'escorte Atheling pour un raid de diversion sur Sabang afin de tromper l'attention des japonais sur la véritable attaque : le débarquement américain sur les Mariannes («Forager»). Le 19 juin, il participa à l'opération Pedal, couvrant avec le Richelieu le porte-avions Illustrious engagé dans des raids contre Port Blair dans les îles Andamans.

Il participa également le 22 juin à l'opération Crimson couvrant les porte-avions mais participant également directement, ses canons de 15 pouces se joignant à ceux du Queen Elizabeth, du Valiant, du Richelieu ainsi que les canons de 8 pouces du Cumberland et les 6 pouces du Nigeria, du Ceylan et du Gambia, les cinq destroyers d'escorte étant également de la partie. En août, il assure le soutien des raids américains sur Sumatra (opération Boomerang).

Le 15 octobre 1944, il retrouve à la mer la Task Uniy 63.1 composée également des destroyers Quillam, Queenborough et Quiberon pour une mission d'attaque des îles Nicobar, couvrant par la même occasion les raids lancés par les porte-avions Victorious et Indomitable (TU 63.3). Cette opération menée le 17 octobre était une diversion des débarquements sur Leyte dans le cadre de l'opération Millet. Le 18 octobre, il bombarda les positions ennemies sur les îles Nicobar en compagnie du croiseur lourd Suffolk et des destroyers Quillam, Queenborough et Raider. Le 22 octobre, il est choisit pour être affecté à la British Pacific Fleet.

Début décembre, il quitte l'Océan Indien pour gagner Durban et un carénage qui commença le 21 décembre 1944. Le carénage s'acheva fin janvier et les essais à la mer commencèrent aussitôt, les essais et la remise en condition ayant lieu également durant le transit vers Ceylan. De retour au sein de la Eastern Fleet le 3 mars mais le 30 mars, il est décidé de le ramener en Grande Bretagne.

La fin d'un vieux serviteur de la Royal Navy (1945-1948)


Aspect du Renown en 1945

Arrivé à Rosyth le 15 avril en compagnie du HMS Scourge et du destroyer polonais Garland, il retrouva le reste de la Home Fleet. Le 8 mai, il embarqua une délégation de la Kriegsmarine pour déterminer les conditions de l'entrée des navires alliés dans les ports allemands après leur rédition.

Déployé dans les South Western Approaches en juin-juillet 1945, il embarqua au mois d'août le roi George VI pour une rencontre au sommet avec le président Truman qui rentrait de la conférence de Potsdam sur le croiseur lourd Augusta.

En septembre 1945, la refonte prévue pour améliorer sa stabilité est annulée et le croiseur de bataille est réduit au rôle de navire d'entrainement à quai avant d'être placé en réserve en décembre 1946. Désarmé en janvier 1948, il est vendu à la démolition en juin et remorqué à Fastlane où il arrive le 8 août 1948 et où son démantelement ne tarde pas.


Devonport 1946 le cimetière des éléphants : cuirassé Renown, Valiant, Resolution et porte-avions Unicorn

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Sam 30 Jan 2010, 18:12

Le HMS Repulse

Présentation


Le Repulse au mouillage

-Le Repulse est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank (Ecosse) le 25 janvier 1915 lancé le 8 janvier 1916 et admis au service actif le 18 août 1916.

Le croiseur de bataille est le onzième navire à porté ce nom de Repulse (repoussant). Le premier fût un gallion de 50 canons lancé en 1595 et utilisé (ou du moins présent dans les registres) en 1645 et fût suivit par un navire français, le Bellone capturé en 1759, classé navire de ligne de 5ème classe armés de 32 canons et utilisé jusqu'à sa démolition en 1776. Le troisième fût un cutter armé de 10 canons acquis en 1779 et utilisé jusqu'en 1781.

Le quatrième Repulse fût un navire de ligne de 3ème classe armé de 64 canons lancé en 1780 mais perdu par échouage en 1800. Au même moment, un cutter armé de 12 canons fût acquis en 1780 mais qui fût perdu par échouage en 1782. Le sixième navire à porter le nom de Repulse fût un vaisseau de 4 canons acquis en 1794 mais démoli en 1795. (NdA Il y à donc eu plusieurs Repulse au même moment mais je n'ai pas les sources pour démeler cet échevau).

Le septième Repulse fût un navire de ligne de deuxième classe armé de 92 canons et munis d'hélices lancé le 27 février 1855 mais rebaptisé Victor Emmanuel le 7 décembre 1855, utilisé comme navire-dépôt en 1873 et vendu à la démolition en 1899. Il fût suivit par un cuirassé à coque en fer lancé en 1868 et vendu à la démolition en 1889.

Le neuvième Repulse fût un cuirassé de classe Royal Sovereign admis au service actif en avril 1894 et utilisé jusqu'à sa mise en réserve en juin 1905. Désarmé en février 1911, il est vendu à la démolition en juillet 1911 et promptement démantelé.

Depuis le croiseur de bataille, un autre navire à porté ce nom, le deuxième sous marin nucléaire lanceur d'engins classe Resolution mis en service en novembre 1968 et retiré du service actif en 1997.



Jeunes années de service (1916-1933)

Le HMS Repulse en 1916

Admis au service actif à la fin du mois d'août, il rejoint le 1st Battle Squadron comme navire amiral le 21 septembre mais du mois d'octobre au mois de décembre, il est de nouveau en travaux pour résoudre certaines faiblesses structurelles au niveau de la proue et de la cheminée qui est rehaussée de 6 pieds (1.83m), faisant honneur à son surnom : le HMS Repair (le HMS Réparations).

Il reprit son service au sein de la Home Fleet en janvier 1917, recevant en septembre, une plate-forme en bois sur la tourelle B pour des tests de décollage menés par un Sopwith Pup. Toutes les marines du monde testèrent ce type de plate-forme (Yamashiro pour le Japon, le Paris pour la France et le Texas et d'autres cuirassés pour les Etats Unis) mais ce système était pour ainsi dire mort né puisqu'il gênait les manoeuvres des canoniers et provoquaient de multiples vibrations. L'invention de la catapulte à poudre ou pneumatique rendit inutile cet attirail de bois et d'acier.

Le 15 novembre 1917, il participa à la bataille ou plutôt à l'escarmouche de la baie d'Heligoland, couvrant avec son sister-ship et d'autres navires, des croiseurs légers attaquant des dragueurs de mines allemands couvert par les cuirassés Kaiser et Kaserine.

Basé à Scapa Flow avec le reste de la Grand Fleet, il échoua avec elle à provoquer une sortie de la Hochseeflot en juin 1918 en dépit d'une démonstration de force dans le Kattegat. Il participa ensuite à l'opération «ZZ» (escorte de la Hochseeflot entre l'Allemagne et les îles Britanniques _Rosyth puis Scapa Flow_) en novembre 1918.


Autre photo du Repulse au mouillage

Il passa l'année 1919 en travaux à l'Arsenal de Portsmouth pour le renforcement de la ceinture blindée et l'extension des bulges anti-torpilles. Il passa 1920-21 à différents essais et remise en condition qui le vit effectuer des exercices dans les eaux métropolitaines et en Méditerranée. En 1922, il participa aux cérémonies du centenaire de l'indépendance du Brésil.

En 1923, le Repulse fût choisit pour participer à une formidable opération de propagande : un tour du monde en compagnie du HMS Hood et de cinq croiseurs légers, les Danae, Delhi, Dragon, Dunedin et Dauntless.


Vue tribord arrière du Repulse

Le SCS appareilla de Devonport le 27 novembre 1923 direction la Sierra Leone et le port de Freetown où il arriva le 8 décembre 1923, une escale de représentation (visite du gouverneur) mais aussi de ravitaillement en carburant et en vivres frais. Les navires qui venaient de parcourir 2805 miles nautiques furent ouvert au public le 11 décembre avant d'appareiller pour le Cap le 13 décembre 1923, arrivant à destination le 22 décembre 1923, les navires ayant parcouru au total de 3252 miles nautiques et au cours de ce trajet, plusieurs marins participèrent à la fameuse cérémonie de la ligne au cours de laquelle ils furent baptisés pour devenir de fiers représentants de Neptune.


Carte représentant le trajet du SCS

La flotte quitta le Cap le 2 janvier 1924, visita ensuite Mossell Bay(3 janvier), East London (5 décembre et Durban qui fût la dernière escale sud-africaine, le Special Cruise Squadron quittant ce pays le 6 janvier 1924 pour Zanzibar où il arriva le 17 janvier 1924. A cette date, les navires engagés dans cette expédition avaient parcouru 11734 miles nautiques (18884km). Le Danae visita en solitaire le port de Dar-es-Salaam avant que tous les navires gagnent Trincomalee où ils arrivèrent le 26 janvier 1924.

Après Trincomalee, la flotte appareilla pour la Malaisie le 31 janvier arrivant le 4 février à Port Swettenham en Malaisie, tirant 17 coups de canons pour saluer le Sultan. Au cours de cette escale, un marin du Hood succomba à la malaria et fût enterré sur place. Les croiseurs de bataille et les croiseurs légers gagnèrent ensuite Singapour, le «Gibraltar du Sud-Est asiatique» le 10 février 1924 qui devait subir d'importants travaux qui furent bien entamés par la crise économique de 1929. A l'arrivée à Singapour, l'escadre avait parcouru un total de 1363 miles nautiques.

Ils gagnèrent ensuite l'Océanie et les dominions d'Australie et de Nouvelle Zélande. Le Hood, le Repulse et les quatre croiseurs légers appareillèrent de Singapour le 17 février pour l'Australie, effectuant une courte escale aux îles Christmas (dépendance australienne) le 20 février avant d'arriver à Freemantle le 27 février, début d'une longue série d'escales sur l'île-continent qu'il s'agisse de Perth le 1er mars, d'Albany (toujours en Australie Occidentale) du 2 au 6 mars, d'Adélaide en Australie du Sud du 10 au 15 mars, de Melbourne (Victoria) du 17 au 25 mars 1924, escale au cours de laquelle un marin du Hood succomba à une crise cardiaque, d'Hobart sur l'île de Tasmanie du 27 mars au 3 avril, de Jervis Bay du 5 au 8 avril et de Sydney du 9 au 20 avril pour ce qui était la dernière escale australienne, le Special Cruise Squadron avait à cet instant parcouru depuis son départ de Devonport 18828 miles nautiques. Pour l'anecdote, la ville de Freemantle offrit un kangourou prénomé Joey comme mascote mais l'animal se révéra ingérable et sera cédé à un zoo anglais en 1926.


Le Repulse au mouillage à Sydney

Le 20 avril 1924, le Hood, le Repulse et les autres croiseurs légers appareillèrent de Sydney direction la Nouvelle Zélande et la ville de Wellington où ils arrivèrent le 24 avril. Un prestigieux visiteur monta à bord, Lord Jellicoe à l'époque gouverneur général de Nouvelle Zélande.
Après 14 jours d'escale jusqu'au 8 mai, le SCS gagna Wellington où le Hood et les autres navires arrrivèrent le 10 mai (le Hood avait fait une escale à Napier la veille). Des détachements des équipages défilèrent en ville et les navires furent ouverts à la visite avant de quitter la Nouvelle Zélande le 18 mai (total de miles parcourus : 20864 miles nautiques). Le Dunedin s'arrêta là, étant transféré à la marine néo-zélandaise.

Après une escale à Suva du 21 au 27 mai 1924, l'escadre britannique gagna Honolulu où ils arrivèrent le 6 juin, venant de parcourir 3133 miles nautiques depuis Suva (25026 miles au total). Au cours des six jours d'escale, se passa un événement embarassant : l'équipe de Cricket du Hood fût battu par une équipe de base-ball locale. Cette escale fût également difficile pour les équpages qui Prohibition oblige ne purent boire d'alcool durant ce séjour hawaïen.

Le 12 juin 1924, l'escadre appareilla, quittant les eaux chaudes des îles hawaïennes pour des eaux moins exotiques, celle de la Colombie Britannique, l'une des provinces du Canada. Le SCS arriva ainsi à Victoria (île de Vancouver) le 21 juin pour quatre jours d'escale après avoir parcouru 2459 miles nautiques depuis Oahu (27665 miles nautiques). Il gagna ensuite Vancouver pour dix jours d'escale jusqu'au 5 juillet, portant le total de miles parcouru à 27754 miles nautiques.

Après deux jours de traversée, les navires britanniques arrivèrent à San Francisco le 7 juillet pour quatre d'escale au cours desquels le commandant de l'expédition, le Vice-Amiral Field reçut les clés de la ville.Le 11 juillet, l'escadre appareilla au grand complet de San Francisco mais dès le 12, les croiseurs de bataille et les croiseurs légers se séparèrent.Les croiseurs légers gagnant les ports sud-américains effectuant des escale à Valparaiso (Delhi et Danae), à Talcahuano (Dauntless et Dragon), Punta Arenas (tous) au Chili, Bahia Blanca (Dragon et Dauntless) Buenos Aires (Delhi et Danae), Montevideo (Dauntless et Dragon) et Rio Janeiro (les quatre croiseurs légers).

Le Hood et le Repulse gagnèrent la zone du canal de Panama arrivant à Balboa le 23 juillet après 3442 miles nautiques (31996 miles depuis le départ) avant de franchir le canal de Panama et de déboucher à Colon en mer des Caraïbes le 24 juillet. Pour anecdote, la traversée couta au Hood la modique de 22 399 $.

Le retour vers la Métropole s'amorçait, le Hood et le Repulse effectuant une escale à Kingston du 26 au 30 juillet 1924 avant de mettre cap sur Halifax (Nouvelle-Ecosse) où avec le Repulse ils arrivèrent le 5 août après 1848 miles nautiques depuis la Jamaïque (total 34390 miles).

Le 15 août 1924, le Hood et le Repulse mirent le cap sur la ville de Québec où il arriva le 19 août pour une escale de 14 jours jusqu'au 2 septembre date de son départ pour Topsail Bay (Terre-Neuve) où les deux croiseurs de bataille arrivèrent le 6 septembre après avoir parcouru 940 miles depuis Québec (36198 miles nautiques). Le 19 septembre eut lieu à bord du Hood, une cérémonie de Miss remportée par Miss Honolulu devant miss Vancouver et miss Melbourne.

Le 21 septembre, les deux croiseurs de bataille quittèrent le Canada pour rentrer à Devonport, retrouvant le 28 septembre au large du cap Lizard, les croiseurs légers qui avaient traversé l'Atlantique depuis le sous-continent sud-américain et une escale au Cap Vert. Le Hood, le Repulse, le Danae, le Dragon, le Dauntless et le Delhi arrivèrent ensemble à Devonport le 29 septembre ayant parcouru un total de 38152 miles nautiques sans aucun incident majeur. 752049 personnes montèrent à bord du Hood sur un total de 2 millions de visiteurs pour l'ensemble de l'escadre.

Le Repulse reprit une activité normale jusqu'en novembre 1924 quand il fût choisit pour servir de yacht royal au profit du Prince de Galles, Edouard (futur Edouard VIII). Avec un équipage réduit de 60%, le Repulse transporta l'héritier de la couronne britannique au Portugal, en Afrique du Sud, sur la côte est de l'Amérique du Sud jusqu'en juillet 1925.
Il passa les années 1926 à 1932 au sein de la flotte de l'Atlantique même si il effectua des exercices réguliers avec la Mediteranean Fleet. Il est alors désigné pour une refonte majeur.


Le Repulse à quai date et lieu inconnu

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Sam 30 Jan 2010, 18:23

Refonte et dernières années de temps de paix (1933-1939)

Le Repulse au mouillage date et lieu inconnu

Les travaux qui eurent lieu de 1933 à 1936 virent le croiseur de bataille entièrement remis en état, le remplacement de ses turbines et de ses chaudières, la modernisation de l'artillerie secondaire et enfin l'installation d'une catapulte et d'un hangar pour quatre hydravions. Ces travaux furent cependant bien moins poussés que ceux de son sister-ship. La refonte et la remise en condition achevée, le croiseur de bataille fût affecté à la Mediteranean Fleet et basé à Malte.


Etat du Repulse après la refonte de 1933 à 1936

Il passa une bonne partie de l'année 1937 dans les eaux espagnoles, pour assurer la viabilité d'une politique de non intervention qui se révéla bien vite caduque avec l'intervention dans la guerre d'Espagne du Portugal mais surtout de l'Allemagne, de l'Italie et de l'URSS. Par la puissance de ses canons, il parvint à faire libérer un cargo britannique araisonné par le croiseur républicain Miguel Cervantes.


Le Repulse à quai dans le port d'Haïfa en juillet 1938

Affecté de nouveau à la Home Fleet, le Repulse subit une nouvelle refonte d'octobre 1938 à mars 1939 recevant une DCA plus puissant et une remise en état globale même si les travaux prévus sur la propulsion n'eurent finalement pas lieu. Il aurait à nouveau servir de yacht royal pour un voyage du roi et de la reine au Canada mais ce projet fût abandonné en raison de la menace de la guerre.

Le Repulse en guerre (1) : En service dans la Home Fleet (septembre 1939-octobre 1941)

Vue babord arrière du Repulse

Au moment où la seconde guerre mondiale éclate, le Repulse est basé à Scapa Flow formant avec le Renown et le Hood, le 1st Battlecruiser Squadron qui fût déployé pour protéger les convois et le trafic commercial dans les North Western Approaches et en Mer du Nord mais aussi intercepter les cargos et navires allemands tentant de regagner leurs ports d'attache. En octobre 1939, il échoua à retrouver le croiseur de bataille Gneisenau et le croiseur léger Köln et regagna Scapa Flow où il du subir quelques réparations pour les dommages provoqués par des conditions météorologiques difficiles du 3 au 20 novembre 1939.

Couvrant un convoi dans l'Atlantique depuis Halifax, il fût détaché le 23 novembre en compagnie du porte-avions Furious pour retrouver les croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau qui venaient de couler le croiseur auxiliaire HMS Rawalpindi dans le triangle GIUK (Groenland, Iceland, United Kingdom) mais cette traque fût infructueuse. Il reprit après réparations ses missions de couverture de convois par exemple le convoi TC1 avec le cuirassé Resolution, le porte-avions Furious et le croiseur léger Emerald. Le 28 décembre, alors qu'il patrouillait avec le Barham, il échappa de peu aux torpilles du U30 qui endommagèrent sérieusement le cuirassé de classe Queen Elizabeth.

Il continua cette mission de couverture, alternant entre protection directe des convois et participation à des groupes de chasse notament début janvier en compagnie du Rodney et du Valiant.

En avril 1940, il participa à la campagne de Norvège, étant déployé avec les cuirassés Rodney et Valiant ainsi que le croiseur de bataille Renown plus dix destroyers pour couvrir le passage des convois direction Bergen et Trondheim dans le cadre de l'opération R4 mais cette opération fût finalement annulée. Le 8 avril, il est détaché avec le croiseur léger Penelope et quatre destroyers pour soutenir le destroyer HMS Glowworm attaqué par le croiseur lourd Admiral Hipper et deux destroyers.

Après avoir couvert les destroyers de la 2ème Flottile, le Repulse fût déployé le 14 avril avec le cuirassé Valiant pour couvrir le convoi NP1 composé de cinq transports et qui avait appareillé de la Clyde le 11 avril et qui arriva à Narvik le 15 avril 1940. Le 17 avril, il couvrit avec son sister-ship, le croiseur lourd Suffolk endommagé par des Junkers Ju 88 après un bombardement à Stavanger pour son retour à Scapa Flow. Devant la supériorité aérienne allemande, l'Amirauté préféra conserver ses deux croiseurs de bataille en Ecosse.


Le Repulse au mouillage date et lieu inconnu

Il participa cependant début à «Alphabet», le rapatriement des troupes alliées de Norvège mais le 5 juin, il fût détaché du convoi avec son sister-ship et le croiseur léger Newcastle plus des destroyers pour retrouver les navires allemands soupçonnés de vouloir débarquer en Iceland mais le 7 juin devant l'inanité de ces recherches, le Repulse reprit sa mission de couverture de convoi.

En juillet 1940, il fût de nouveau déployé dans l'Atlantique participant notament avec le Renown à une infructueuse recherche du Gneisenau engagé dans une guerre au commerce dans l'Atlantique. Il aurait du être engagé avec le Hood et les croiseurs lourds Norfolk et Berwick pour une attaque des convois côtiers allemands norvégiens en septembre mais cette opération fût annulée.

Le 7 novembre 1940, le Repulse est déployé en compagnie du Hood et du Renown pour intercepter le croiseurd lourd (ex-cuirassé de poche) Admiral Scheer après que ce dernier eut coulé le croiseur auxiliaire Jervis Bay le 5 novembre 1940 alors qu'il protégeait le convoi HX-84. Il termina l'année déployée dans les South Western Approaches pour des patrouilles d'interception et une couverture lointaine de convois menacés par les raiders allemands.

Cette mission se déroula jusqu'en mars avant que le Repulse ne participe à la protection dans l'Atlantique du convoi de l'opération Tiger à destination du Moyen Orient. De retour au début mai dans les îles britanniques, il participa à partir du 23 mai à la traque du cuirassé Bismarck et du croiseur lourd Prinz Eugen. Détaché à Terre-Neuve pour se ravitailler le 25 mai, il manqua la bataille finale même si le Repulse n'était autorisé à engager le Bismarck que si ce dernier était déjà attaqué par d'autres cuirassés. Le cuirassé allemand coulé et le croiseur lourd à l'abri à Brest, le cuirassé repris depuis Halifax sa mission de couverture de convoi jusqu'en juin 1941 quand il fût décidé de le ramener en Grande Bretagne.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Sam 30 Jan 2010, 18:47

La fin d'un croiseur de bataille : le Repulse et la force Z (août-décembre 1941)

Dessin fourni par l'ami Vautour montrant le Repulse dans son état final

De retour en Grande Bretagne en juillet 1941, le Repulse fût choisit pour renforcer la défense de Singapour, le «Gibraltar de l'Asie du Sud-Est». Il subit un carénage à l'Arsenal de Rosyth avant de se préparer pour son déploiement. Il appareilla de la Clyde le 31 août 1941 pour escorter le convoi WS11 à destination de Freetown. Arrivé en Sierra Leone le 13 septembre, il quitta Freetown le 18 pour gagner Durban où il arriva le 3 octobre, assurant des missions d'escorte de convois et de patrouille de protection du trafic commercial dans l'Océan Indien du 8 octobre au 3 novembre quand il reçut l'ordre de gagner Singapour.

Le 8 novembre 1941, il retrouva au large de Durban le convoi WS12 pour une escorte jusqu'au 13 novembre quand il retrouva le Revenge pour gagner Colombo et retrouva le reste de la force Z notament le cuirassé Prince of Wales. Le 29 novembre 1941, la force Z composée du Prince of Wales, du Repulse et des destroyers Encounter, Express, Electra et Jupiter appareilla pour Singapour. Le porte-avions Indomitable aurait assurer la couverture aérienne de la force Z mais il s'était échoué à Kingston (Jamaïque) le 3 novembre 1941, nécessitant 12 mois de travaux et donc indisponible pour ce déploiement.


Le compagnon d'infortune du Repulse : le très récent cuirassé Prince of Wales

La force Z arriva à Singapour le 2 décembre 1941, Churchill espérant que la force Z jouerait le rôle du Tirpitz en Europe : dissuader les japonais d'attaquer les colonies britanniques notament la Malaisie. Un cuirassé, un croiseur de bataille et quatre destroyers, il en fallait bien plus pour impressioner l'amiral Yamamoto qui prépara la riposte ordonnant aux formations de bombardiers de l'aéronavale japonaise de s'entrainer à l'attaque de ces navires.


La présence du porte-avions Indomitable n'aurait sans doute pas pesé bien lourd le 11 décembre 1941

Le 8 décembre à l'aube, les bombardiers du Genzan Air Group bombardèrent Singapour. La DCA du cuirassé et du croiseur de bataille riposta mais sans abattre d'avions ni de souffrir de dommages. Au même moment, des débarquements en Malaisie furent signalés tout comme fût signalé l'attaque japonaise sur Pearl Harbor. L'amiral Tom Phillips hésita à déployer ces navires, conscient que sa force ne saurait pouvoir s'opposer à la marine japonaise d'autant que la RAF était bien incapable d'assurer une couverture aérienne suffisante même si les alliés ne connaissaient pas (encore) la qualité des pilotes de l'aéronavale japonaise.


A Singapour, l'amiral Tom Phillips à droite et son adjoint (plus souriant), le contre-amiral Pallister

Un convoi d'invasion japonaise ayant été signalé au large de la Malaisie, la force Z composée du Prince of Wales, du Repulse, des destroyers Electra Express Vampire et Tenedos appareilla de Singapour à 17.10 le 8 décembre.


Le Repulse ne sait pas encore qu'il quitte Singapour pour la dernière fois

Le 9 décembre à 7.13, la force Z passa à l'est des îles Anamba avant de changer de course à 330° pui à 345°. La force Z fût successivement repéré par deux avions de reconnaissance japonaise et le sous marin I-65. Cette détection poussa le vice-amiral Ozawa commandant la force d'invasion à renforcer la protection des transports qui regagnaient la baie de Cam Ranh en Indochine.


Carte de la région où fut détruite la force Z

Au même moment, le Genzan Air Group s'apprêtait à charger ses «Betty» de bombes pour bombarder le port de Singapour mais l'annonce du I-65 stoppa cet armement et les bombes furent troquées contre des torpilles. Les japonais et les britanniques jouèrent au chat et à la souris mais à 20.55, l'amiral Phillips décida de rentrer à Singapour alors que l'aéronavale japonaise avait envisagé une attaque de nuit mais annulée en raison du mauvais temps.

Sur le transit retour, la force Z fût repéré par le sous marin I-58 à 3.40 qui tira cinq torpilles qui ratèrent toutes avant de perdre le contact trois heures plus tard sans que les britanniques ne se soit douté de quelque chose. A 6.00, dix G4M «Betty» décollèrent de l'aérodrome de Saigon pour une mission de reconnaissance suivis par des avions du Kanoya Air Group à 8.14 et du Mihoro Air Group à 8.20. A 00.50, le 10 décembre, l'amiral Phillips reçut un message radio annonçant un débarquement japonais à Kuantan sur la côte est de la Malaisie à mi-chemin entre Singapour et Kota Bharu (ville située à la frontière de la Thaïlande). Ce qui semblait être la force d'invasion japonaise fût localisée à 5.15 mais ce n'était qu'un remorqueur remorquant des barges.


Les événements du 11 décembre 1941

A 6.30, le Repulse annonça au Prince of Wales qu'un hydravion suivait la force Z à la trace ce qui ne pouvait affirmer qu'une chose : des navires japonais étaient à proximité et pour en avoir le coeur net, le cuirassé de classe King George V catapulta un Supermarine Walrus à 7.18 mais l'appareil revint bredouille.


Les bourreaux des deux navires de ligne britanniques : le Mitsubishi G3M "Nell"

A 10.05, le vieux destroyer Tenedos annonça qu'il venait d'être attaqué par neuf Mitsubishi G3M Nell à 140 miles au Sud-Est de la force Z sans dommages. Simultanément des avions japonais repérèrent la force Z sans que cette dernière n'ait pu localiser des navires japonais.

Une première attaque frappa la flotte britannique à 11.13. Trois vagues successives frappèrent le Repulse et le Prince of Wales soit un total de 25 G3M armés de bombes qui n'obtinrent qu'un coup au but sur le Repulse qui détruisit le hangar à hydravions sans parler de 8 coups à toucher qui affaiblissaient la structure.


Photo japonaise de l'attaque

A 11.40, 16 G3M armés de torpilles attaquèrent les cuirassés anglais, lançant notament six torpilles sur le Prince of Wales. Une seule alla au but mais provoqua des dégats catastrophiques puisue l'arbre d'hélice desaxé continua à tourner endommageant gravement l'arrière du navire avant d'être stoppé. Le Prince of Wales embarqua 2400 tonnes d'eau et sa vitesse tomba à 16 noeuds, le cuirassé affichant une gite de 11.5° et surtout les tourelles de 133mm privés d'énergie étaient incapable de tirer.

Le Prince of Wales fût également touché par deux bombes qui provoquèrent bien peu de dégâts. Le destroyer Express se plaça à couple, embarquant les blessés et l'équipage non indispensable avant que l'ordre d'abandonner le navire soit donner. Le prince of Wales chavira et coula à 13.18, manquant d'entrainer le destroyer avec lui.

8 autres bombardiers avaient attaqué le Repulse avec des bombes mais sans dommages avant que le Repulse n'évite brillament toutes les torpilles lancées par les bombardiers japonais mais à 12.20, 26 Mitsubishi G4M du Kanoya Air Group basé à Saigon attaquèrent le croiseur de bataille lançant un total de 19 torpilles. Bien manoeuvré, le croiseur de bataille encaissa cependant deux torpilles au moins (et peut être quatre). Moins bien protégé que le Renown et moins bien compartimenté que les cuirassés modernes, le vieux croiseur de bataille était condamné et à 12.33 il coula laissant seul le Prince of Wales.


Le Repulse vit ses dernières heures

Deux cuirassés avaient été coulés en quelques minutes pour la perte de seulement trois avions plus un quatrième gravement endommagé s'écrasant à l'atterissage. Les investigations ultérieures prouvèrent que le Prince of Wales avait été touché à quatre reprises et le Repulse au moins deux fois et peut être quatre fois.

Les avions chargés de couvrir la force Z à savoir 10 Brewster Buffalo du squadron 453 de la Royal Australian Air Force arrivèrent sur zone à 13.18 au moment du naufrage du Prince of Wales, poursuivant et descendant un avion de reconnaissance japonais chargé de surveiller l'agonie des navires. Sans nouvelle de leur avion, les japonais préparèrent une nouvelle attaque qui se revéla inutile.

Les destroyers Electra et Vampire récupérèrent les survivants du Repulse pendant que l'Express sauvèrent des eaux de la mer de Chine les survivants du Prince of Wales. Au total 840 marins furent tués dont le commandant du Prince of Wales, le capitaine John Leach et l'amiral Phillips, le capitaine Tennant, commandant du Repulse, ayant été récupéré par le Vampire. Le lendemain, le lieutenant Haruki Iki gagna le site de la bataille, larguant deux couronnes de fleurs, l'une pour les pilotes japonais tués et la seconde pour les marins britanniques qui s'étaient particulièrement bien battus.

La destruction du Prince of Wales et du Repulse provoqua la consternation des britanniques notament du premier ministre britannique pour qui ce fût la plus triste nouvelle de la guerre. Au délà de l'émotion, il prouva l'inanité du déploiement de cuirassés sans une solide protection aérienne même si la Royal Navy allait subir encore bien des pertes notament lors du raid dans l'Océan Indien en avril 1942.

Les épaves des deux navires furent retrouvés après guerre, le Repulse reposant à 56m et le Prince of Wales à 68m. Tous les deux ont chaviré mais la White Ensign est toujours en poste ce qui explique que régulièrement des plongeurs changent le pavillon. Ces deux épaves sont considérés comme des propriétés royales. A noter que la cloche du Prince of Wales à été récupéré par des plongeurs civils et militaires britanniques en 2002 pour éviter que des pilleurs d'épave ne s'en occupe et elle est aujourd'hui visible au Merseyside Maritime Museum de Liverpool.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Sam 30 Jan 2010, 19:01

Caractéristiques Techniques


Déplacement : standard 27650 tonnes pleine charge 30835 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 242m (entre perpendiculaires) 228.6m largeur : 27.4m tirant d'eau : 7.8m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Brown-Curtiss alimentées par 42 chaudières Babcox & Wilcox devellopant une puissance totale de 112000ch et entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 31.5 noeuds distance franchissable : 3650 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture blindée 38 à 152mm, bulkheads 76 à 102mm barbettes 102 à 178mm tourelles 279mm tour de commandement 254mm ponts blindés 13 à 76mm

Armement :

Configuration d'origine

Les tourelles avant de 381mm du Renown

-6 canons de 381mm (15 pouces) modèle 1915 en trois tourelles doubles (deux avant et une arrière). Ce canon de 42 calibres tire des obus de 870kg pour une portée comprise entre 1756m (site : +1.1°) et 21385m (site : +20°) à raison de 2 coups par minute.

La tourelle double Mark I pèse 782 tonnes en ordre de combat pointe en site de -5 à +20° à raison de 5 degrés par seconde et en azimut sur 150° à raison de 2 degrés par seconde. La dotation en munitions est de 120 obus par canon soit un total de 720 obus de 15 pouces.

-17 canons de 102mm (4 pouces) BL Mk IX en cinq affûts triples et deux affûts simples. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 10kg à une distance maximale de 12344m (+30°) à raison de 10 à 12 coups par minute.

L'affût triple T. MkI pèse 18.8 tonnes en ordre de combat et peut pointer de -10° à +30° en site et sur 360° en azimut. L'affût simple CPI pèse 4.78 tonnes en ordre de combat et peut pointer de -10° à +30° en site et sur 360° en azimut. La dotation en munitions est inconnue

-2 canons de 76mm antiaériens Mk I en affûts simples. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 5.67kg à une distance maximale de 9970m en tir antisurface (+45°) et de 7160m en tir antiaérien.

L'affût simple HA pèse 2862kg et peut pointer en site de -10 à +90° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est inconnue

-Huit tubes lance-torpilles de 533mm sous marins.

Renown après refonte

-6 canons de 381mm (15 pouces) modèle 1915 en trois tourelles doubles (deux avant et une arrière). Ce canon de 42 calibres tire des obus de 870kg pour une portée comprise entre 1756m (site : +1.1°) et 29720m (site : +30°) à raison de 2 coups par minute.

La tourelle double Mark I pèse 782 tonnes en ordre de combat pointe en site de -5 à +20° à raison de 5 degrés par seconde et en azimut sur 150° à raison de 2 degrés par seconde. La dotation en munitions est de 120 obus par canon soit un total de 720 obus de 15 pouces.


Canons de 114mm du Renown

-20 canons de 114mm en dix tourelles doubles Mark II BD. Le Renown était équipé de 4 canons QF Mark I et 16 QF Mark III. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 39.5kg à une distance maximale de 18970m en tir antisurface (+45°) et de 12500 en tir antiaérien (+80°) à raison de 12 coups par minute.

L'affût double Mark II BD pèse 28.56 tonnes en ordre de combat, pouvant pointer en site de -5° à +80° à raison de 10° par seconde et en azimut sur 150° de chaque côté à raison de 15° par seconde. La dotation en munitions est de 400 obus par canon soit un total de 4000 obus.

-3 affûts octuples Pom-Pom de 40mm et quatre affûts quadruples de 12.7mm


Affût quadruple de 12.7mm

Repulse après refonte

-6 canons de 381mm (15 pouces) modèle 1915 en trois tourelles doubles (deux avant et une arrière). Ce canon de 42 calibres tire des obus de 870kg pour une portée comprise entre 1756m (site : +1.1°) et 29720m (site : +30°) à raison de 2 coups par minute.

La tourelle double Mark I pèse 782 tonnes en ordre de combat pointe en site de -5 à +20° à raison de 5 degrés par seconde et en azimut sur 150° à raison de 2 degrés par seconde. La dotation en munitions est de 120 obus par canon soit un total de 720 obus de 15 pouces.

-12 canons de 102mm (4 pouces) BL Mk IX en quatre affûts triples. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 10kg à une distance maximale de 12344m (+30°) à raison de 10 à 12 coups par minute.

L'affût triple T. MkI pèse 18.8 tonnes en ordre de combat et peut pointer de -10° à +30° en site et sur 360° en azimut.

-8 canons de 102mm modèle 1936 en quatre affûts doubles Mark XIX. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 16.3kg à une distance maximale de 18150m en tir antisurface (site = +45°) et de 11890m en tir antiaérien (site = +80°) à raison de de 15 à 20 coups par minute.


Affût octuple Pom Pom de 40mm

-3 affûts octuples Pom Pom et 8 canons de 20mm Oerlikon ajoutés en 1941

-8 tubes lance-torpilles de 533mm

Aviation :

-Plate-forme en bois sur la tourelle B remplacée au cours de la refonte des années trente par une catapulte dans l'axe du navire avec un hangar pour deux à quatre hydravions type Blackburn Shark puis Fairey Swordfish

Equipage : 1181 officiers et marins

Sources

-Encyclopédie des armes éditions Atlas tome 6 «Les cuirassés 1914-1918» p1341-1360 (Classe Renown p1352)

-Encyclopédie des armes éditions Atlas tome 2 «Les cuirassés de la seconde guerre mondiale» p341-360 (le HMS Renown p342)

-Jean Moulin Les cuirassés de la seconde guerre mondiale en images (Ramillies p 26-27)

-Fiches navires de guerre Editions Atlas «Renown au combat : une longue carrière au service de la Grande Bretagne» «Repulse» «Drame en Malaisie le Repulse s'en va par le fond»

-François Emmanuel Brezet Histoire de la marine allemande 1939-1945

-Guy Le Moing Et L'Océan fût leur tombe Naufrages et catastrophes maritimes du Xxème siècle
(p173-174 naufrage du cuirassé Prince of Wales et du croiseur de bataille Repulse)

-Ressources internet diverses

-Photos et Pdf de l'ami Vautour

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : CUIRASSES CLASSE RICHELIEU


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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Sam 30 Jan 2010, 19:31

Très bien Claus

Le Renown est (à tort ou à raison) le navire britannique que je préfère

sa refonte (comme celle des Valiant et QE) en a fait un navire à la fois efficace et d'une élégance folle
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Sam 30 Jan 2010, 19:34

C'est vrai que la photo du Renown avec ses trois tourelles doubles à élévation maximale cela à de la gueule. Un truc que je comprend pas c'est pourquoi les britanniques n'ont pas envoyé le Renown à la place du Repulse en décembre 1941. Il était plus puissant, plus moderne que son sister-ship ? scratch

Pour la suite, j'ai commencé le Richelieu jeudi et j'espère faire quelque chose d'aussi bon que les Dunkerque

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Sam 30 Jan 2010, 20:02

En décembre le Renown était en remise en condition ops après un carénage

Le Repulse partit en aout 41 à cette époque le Renown était au bassin et on ne savait pas que les Japs allaient attaquer

Les triple 102 mm étaient une ineptie
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Sam 30 Jan 2010, 21:05

Exact mais les carénages et les remise en condition peuvent être accélérés en temps de guerre. Même si il y à la paix en août 1941, il ne faut pas être Cassandre pour se douter qu'un jour ou l'autre les japonais attaqueront. Pour les 102mm triple effectivement ce que j'en ai lu par ailleurs n'est guère réjouissant.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Sam 30 Jan 2010, 22:24

.
Citation :
Pour les 102mm triple effectivement ce que j'en ai lu par ailleurs n'est guère réjouissant
il nécessitaient pléthore de personnel et les servants se gênaient entre eux ...
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Sam 30 Jan 2010, 23:24

Merci pour ce nouvel article!

Probablement les croiseurs de bataille les plus réussit de la RN, il ont d'ailleur été les premier navire de ligne à avoir bénéficier d'une ceinture blindé incliner!
Quand à la refonte Renown, se trouve moi aussi, particulièrement réussit.
Je concidèrerai même que c'est carément un modèle du genre!
En tout cas, cela à donner un "CB" presque aussi bien blindé que le moderne Dunkerque!

Je me dit d'ailleurs que le Scharnhorst et le Gneisenau, ont été sage de fuir le combat du 9 avril 1940, car avec leur blindages de pont très insuffisant face à du 380 mm, les deux cb allemand, auraient pu connaître le même sort que le Hood, alors que celui Renown, grâce aux renfort d'on il avait bénéficié (jusqu'à 127 mm, sur certaine portion), pouvait être à même de résister aux 280 mm de ses adversaires.
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Dim 31 Jan 2010, 01:41

Encore un super article de notre ami Claus.

Ces navires ont vraiment une ligne superbe.

Lors de leurs tour du monde, j'aurai vraiment apprécié de voir, de photographier et de "toucher ces Superbes Bêtes de Combat".


Merci Claus


Jef salut
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Dim 31 Jan 2010, 10:39

De rien mon cher. C'est pas mes cuirassés britanniques préférés (je préfère le Hood ou les Queen Elizabeth) mais comme je l'ai dit à Pascal plus haut, le Renown avec ses trois tourelles à élévation maximale, un vrai régal.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Dim 31 Jan 2010, 21:54

De magnifiques navires.......

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Lun 01 Fév 2010, 23:27

Bonjour à tous ,

Pour Claus, j ai eu beaucoup de mal à lire tes reportages ces derniers temps à cause de ma vue, mais je te dis encore bravo , et en plus tu vas t' attaquer au Richelieu et au Jean Bart , alors
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN   Mar 02 Fév 2010, 13:42

C'est pas grave JB. Pour le Richelieu, j'ai commencé mercredi ou jeudi dernier (j'ai presque achevé l'historique du Richelieu et je suis déjà rendu à la page 30 affraid ) et j'ai prévu de le poster dimanche.

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