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 SIKORSKY SH-60 SEAHAWK

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clausewitz
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MessageSujet: SIKORSKY SH-60 SEAHAWK   Mar 19 Jan 2010, 17:45

SIKORSKY SH60 SEAHAWK
(ETATS UNIS)


Un Sikorsky SH-60F Oceanhawk du HS-7 basé à Jacksonville et embarqué à bord du Harry Truman (CVN-75)


Avant propos

Dès son apparition, le sous marin posa des problèmes aigus de détection. Bien entendus ses capacités exactes n'allaient être connues que durant la premier conflit mondial mais les plus perspicaces savaient que ce fragile navire qui faisait tout ce qu'un navire normal faisait jamais (à savoir couler) pouvait bouleverser la guerre navale.

Ils en eurent la confirmation quelques années plus tard quand les sous marins allemands firent des ravages dans les convois, mettant la Grande Bretagne au supplice. On testa toute arme pouvant stopper ce navire qu'il s'agisse des bâteaux pièges (Q-Ships), de champs de mines, des grenades ASM mais en l'absence de détection, la chasse au submersible était du domaine de l'aléatoire.

Le déploiement de nombreux hydravions sur les côtes d'Angleterre, de France et d'Irlande apporta une certaine sécurité aux convois. L'ASDIC faisait ses débuts à bord des navires de surface mais pour les hydravions, rien n'existait encore.

La lutte ASM fût le parent pauvre durant l'entre-deux-guerre. Faute de budget mais aussi de volonté, les amirautés se préoccupaient plus de reconstituer leur corps de bataille, de se dôter de puissants croiseurs et de destroyers et parfois de porte-avions plutôt que de constituer de solides unités d'escorte.

Résultats durant les premiers mois, l'U-Boowafe de l'amiral Doenitz se montra largement à la hauteur de leurs glorieux ainés, infligeant des pertes considérables aux convois en dépit des efforts des britanniques et des américains dont la neutralité devient chaque plus fictive.


Le U-995, un sous marin type IX est aujourd'hui préservé aux Etats Unis

C'est ainsi que jusqu'en juin 1943 (mois où les U-Boot coulent un tonnage inférieur à celui lancé par les chantiers américains et britanniques) s'engage une terrible bataille qui peut décider du sort de la guerre car le contrôle de l'Atlantique est vital pour faire passer les troupes américaines de l'Europe en vue de la reconquête de l'Europe.

Chaque camp ripostant aux parades des autres. Les navires naviguaient en convois ? Les sous marins attaquaient en meutes (Wolfpacks), les sous marins attaquaient en surface et de nuit ? Le radar fût généralisé sur les escorteurs qui utilisaient également des fusées éclairantes pour illuminer la zone et surprendre un soum' en surface. Le capitaine Frederick Walker avait ainsi inventé l'opération «Bouton d'or», un largage massif de fusées éclairantes qui avait également l'incovénient d'attirer sur lui tous les sous marins du coin.

Le radar se généralisant, les sous marins attaquèrent en plongée et furent bientôt équipés de détecteurs d'alerte radar mais les escorteurs furent ensuite équipés de HF/DF, leur permettant de répérer les émissions radars et radios des sous marins.

Dans la défense des convois de l'Atlantique, l'avion joua un rôle vital. Non seulement les avions basés à terre pouvaient traquer les sous marins jusqu'à proximité de leurs bases de départ toutes situées dans le golfe de Gascogne et en Bretagne (Brest, Lorient, St Nazaire, La Pallice et Bordeaux) mais ils pouvaient couvrir les convois notament les Consolidated Liberator.


Le Focke Wulf Fw 200 Condor, les "yeux" des sous marins

L'utilisation par les allemands d'avions de patrouille maritime Focke Wulf Fw200 Condor pour guider les sous marins sur le convoi (même si en raison de rivalités entre la Kriegsmarine et la Luftwafe, le système n'était pas aussi efficace qu'escompté) poussa les alliés à une parade. Après les temps héroïques, des Hurricat, un avion installé sur une catapulte sur un navire marchand (CAM-Ship) qui n'avait pas d'espoir de retour, les alliés inventèrent le porte-avions d'escorte qui à la tête de groupes de soutien se révéla une arme redoutable, les chasseurs (généralement des Wildcat) éliminaient la DCA permettant aux avions ASM de larguer des charges de profondeurs mais aussi la première torpille autoguidée acoustique, la Fido qui fût l'un des secrets les mieux gardés de la seconde guerre mondiale.


La solution du CAM-Ship ne fût qu'un paliatif d'urgence, étant rapidement remplacé par le porte-avions d'escorte dont le HMS Audacity fût le premier exemplaire

L'avion était efficace mais ne pouvait être utilisé sur les escorteurs de taille trop réduite or l'après guerre avait vu la naissance dans la droite ligne des sous marins allemands type XXI, des sous marins rapides comme les Tang américains, les Porpoise anglais ou les Narval français, des sous marins bien plus rapides que les escorteurs qui pouvaient attaquer et se replier avant la riposte des escorteurs.


Le Narval l'un des "descendants" du type XXI

Cela nécessitait des escorteurs plus rapides et plus puissants (vitesse supérieure à 20 noeuds) mais surtout pouvant attaquer à distance, plus loin même que les Hedgehog et Squid. En attendant l'invention du missile ASM (Asroc, SS-N-14 Silex, Ikara, Masurca), on trouva la parade idéale avec une arme balbutiante, l'hélicoptère qui avait l'avantage de décoller et d'apponter sur des surfaces réduites et pouvait traquer un sous marin pendant une longue durée.


Le Bell HSL-1

L'US Navy ne s'y trompa pas et en 1950 lança un appel d'offres pour un hélicoptère de lutte ASM qui aboutit au vol le 3 mars 1953, du premier Bell XHSL-1, un appareil bi-rotor à moteurs à piston qui fût le seul d'ailleurs de la firme. Sure de son choix, la marine allemande commanda 142 exemplaires tandis que la Royal Navy planifiait l'achat de 18 exemplaires. Toutefois à l'usage, l'hélicoptère se révéla trop bruyant pour être efficace dans la lutte ASM et seulement 50 exemplaires furent livrés aux américains (aucun à la FAA). Ces appareils furent utilisés pour des tests de dragage de mines aéroporté qui aboutirent plus tard au Sikorsky RH 53 Sea Dragon.

Le besoin existant toujours, l'US Navy lança un nouvel appel d'offres en 1956 pour un hélicoptère léger embarqué pour des missions de lutte ASM et de lutte anti-surface. C'est Kaman qui l'emporta et le HU2K-1 effectua son premier vol le 2 juillet 1959. Baptisé Seasprite, il s'agissait d'un hélicoptère très compact propulsé par une turbine General Electric T58 entrainant un rotor principal à quatre pales et un rotor de queue tripale.


Un Kaman UH-2A Seasprite du Kitty Hawk en position "Pedro" en 1966

Rebaptisé UH-2, le Seasprite commandé à 190 exemplaires fût déployé sur tous les navires de combat américains équipés d'une plate-forme hélicoptère de la frégate au croiseur, remplaçant parfois le drone ASM QH-50 DASH qui se révéla un échec. 40 Seasprite sont transformés en UH-2C bimoteurs, 6 HH-2C monoteurs et 70 en HH-2D bimoteurs pour le sauvetage au Vietnam

Employé au Vietnam, il fût choisit en octobre 1970 pour le programme LAMPS (Light Airborne Multi-Purpose System). Ce programme n'était pas un nouveau programme d'hélicoptère mais un programme destiné à muscler les capacités de combat de l'US Navy. Le premier Seasprite LAMPS baptisé SH-2D (version commandée à 20 exemplaires) effectua son premier déploiement à bord du croiseur lance-missiles USS Belknap (CG-26) en octobre 1970. Cet appareil effectuait des missions de lutte ASM, de lutte ASF, de surveillance, de guerre électronique et de guidage des missiles antinavires.


Un Kaman SH-2 Seasprite

En dépit des améliorations techniques avec les versions SH-2F (livrée à 100 exemplaires de 1973 à 1982 dont 84 Seasprite reconstruits) issus de la reconstruction de SH-2D ne satisfaisaient pas tous les besoins de l'US Navy qui se mit à la recherche d'un nouvel appareil d'abord dans le cadre du programme LAMPS Mk II qui fût rapidement abandonné au profit d'un programme bien plus ambitieux, le LAMPS Mk III.

J'en profite ici pour rappeler la fin de carrière du Seasprite. Le Super Seasprite ou Kaman SH-2G équipa également l'US Navy à partir de 1986 à raison de six exemplaires mais furent retirés du service en 1991 et totalement remplacés par des SH-60 Seahawk, les Seasprite ayant été maintenus en service pour les navires (notament les frégates Knox et les Oliver Hazard Perry non modifiées) dont la plate-forme était trop petit pour l'hélico de Sikorsky. Confiés à la Navy Reserve, ils ont été retirés du service en 2001.Le Super Seasprite connait cependant une carrière importante à l'export en Pologne, en Australie, en Nouvelle Zélande et en Egypte sur des Oliver Hazard Perry de seconde main ou sur les ANZAC.


Un Kaman SH-2G Super Seasprite

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MessageSujet: Re: SIKORSKY SH-60 SEAHAWK   Mar 19 Jan 2010, 18:11

Génèse du SH-60 Seahawk

Le Blackhawk

A l'origine du SH-60, un programme d'équipement..........de l'US Army, le programme UTTAS (Utility Tactical Transport Aircraft System) lancé en octobre 1965 pour remplacer le Bell UH-1 Huey.

Ce programme resta cependant dans les limbes jusqu'en janvier 1972 quand l'US Army adressa aux constructeurs des spécifications précises issues des leçons retirées de la guerre du Vietnam notament en termes de surviviabilité, le choix d'une configuration bimoteur devant permettre à un appareil touché à un moteur de pouvoir rentrer à la base.

Le 30 août 1972, après une sélection rigoureuse, l'US Army retint les propositions de deux constructeurs : Sikorsky (qui avait été battue en 1955 contre le futur Huey en dépit d'un appareil d'une conception plus moderne, le S59 équipé d'un train d'atterissage retractable) et Boeing Vertol qui reçurent chacun un contrat dévellopement pour la réalisation de trois prototypes.


Le concurrent malheureux du Black Hawk : le Boeing Vertol YUH-61A

Le premier prototype de Sikorsky désigné S-70 par le constructeur et YUH-60A par l'US Army effectua son premier vol le 17 octobre 1974 tandis que son concurrent décolla pour la première fois le 29 novembre 1974. L'évaluation de l'armée de terre américaine dura près de huit mois de mars à novembre 1976.

Impressioné par la capacité anti-crash du train d'aterrissage du prototype de Sikorsky lors d'un crash près de Fort Campbell dans le Kentucky, l'US Army sélectionna le prototype de Sikorsky le 23 décembre 1976 qui devint le UH-60A. Le contrat signé le même jour finança la construction de trois autres prototypes et 15 appareils de pré-série.


Plan trois-vues du UH-60A

Le premier Black Hawk de série effectua son premier vol le 17 octobre 1978, quatre ans jour pour jour après le premier vol du premier prototype. Un total de 976 UH-60A furent commandés et livrés à l'armée américaine, la 101st Airborne recevant les premiers appareils de série en juin 1979.


Un UH-60A photographié en 2004 en Irak.

Il connu son baptême du feu lors de l'opération Urgent Fury, l'invasion de l'île de Grenade le 25 octobre 1983 (les américains craignant que l'île ne serve de tête de pont aux soviétiques et aux cubains pour déstabiliser l'Amérique Centrale sans parler de la présence de nombreux étudiants américains sur l'île, l'Administration Reagan craignant une réédition de la crise des otages iraniens) et au cours de celle-ci justifia les promesses lors des tests puisqu'un appareil touché par la DCA parvint à regagner sa base avec un pilote blessé, 45 impacts de balles dans la carlingue, deux trous dans le rotor principal, un dans le rotor de queue. On imagine aisement les conséquences sur un Huey d'un tel traitement. Deux Black Hawk furent cependant détruits dans une collision en vol.

Des UH-60A participent également à l'opération Just Cause en décembre 1989 au Panama et à Desert Storm en 1990/91 en Irak et au Koweit où l'US Army déploya près de 400 Black Hawk des deux modèles perdant six appareils puis depuis toutes les opérations militaires de l'armée américaine qu'il s'agisse de la Somalie, de la Bosnie, du Kosovo, de l'Afghanistan et de l'Irak.

Aux UH-60A succédèrent une variante améliorée, le UH-60L qui disposait notament de turbines plus puissantes, une transmission améliorée. Le premier UH-60L effectua son premier vol le 22 mars 1988, les livraisons de série commença en octobre 1989, l'US Army recevant entre 1989 et 2002 un total de 539 UH-60L portant le total de Black Hawk conventionels à 1415 appareils, les «A» étant portés aux standard supérieur progressivement.


Un UH-60L en vol au dessus de l'Irak

A la fin des années quatre-vingt, l'US Army initia un programme de remise à niveau de 1217 Black Hawk pour les porter à un nouveau standard, le UH-60M et permettre aux appareils de rester en service jusqu'en 2020.

Le premier des quatre prototypes du UH-60M effectua son premier vol en 2000, chaque représentant différentes configurations, le prototype 1 était un UH-60A porté au standard «M», le prototype 2 était un «L» transformé en M, le prototype 3 était un UH-60L transformé en HH-60M (une variante améliorée d'une version spécialisée du Black Hawk voir ci-dessous) et le prototype 4 était un appareil neuf, l'US Army voulant augmenter sa flotte de 300 appareils pour compenser les pertes et l'usure des premiers modèles qui avaient près de vingt ans.

Le contrat fût signé en 2005, les premiers appareils neufs livrés en 2006 pour une mise en service en 2008. Par rapport aux «A» et «L», les «M» disposaient de nouvelles pales de rotor dévellopées pour le S-92 qui se montrent plus efficace par temps chaud et en altitude, une nouvelle avionique, de nouvelles radios, le renforcement des structures en copiant les Seahawk, un blindage améliorée. Les appareils transformés étaient également totalement remis à niveau. Les UH-60A réclamant plus de travail que les UH-60L, 193 d'entre eux ayant été portés au standard «L» en attendant mieux.


Un UH-60M en vol

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MessageSujet: Re: SIKORSKY SH-60 SEAHAWK   Mar 19 Jan 2010, 18:18


Un Black Hawk sud-coréen

Le Black Hawk à naturellement été largement exporté qu'il s'agisse de la Corée du Sud avec 138 UH-60P ce qui en fait le plus gros utilisateur étranger, le UH-60P étant l'équivalent du UH-60L, certains appareils ayant été convertis en HH-60P de recherche et de sauvetage au combat. Plus tard, la Corée du Sud à reçut trois S-70A-22 de transport VIP ou du Japon qui comme son voisin le produit sous silence, la force d'autodéfense japonaise ayant reçut 50 appareils baptisés UH-60J répartis entre l'armée de terre (30) et la marine (20) chargés de mission de recherche et de sauvetage et près de 70 appareils (le nombre exact n'est pas clair) d'une version de transport et de soutien pour l'armée de terre, appareils baptisés UH-60JA .


Un UH-60J japonais. Les couleurs chatoyantes s'expliquent par son rôle : la recher et le sauvetage

L'Australie à également commandé des Black Hawk baptisés S-70A-9, un appariel ayant été livré par Sikorsky et 38 autres produits sous licence. Ces appareils sont comparables aux UH-60L mais «marinisés» pour être employés depuis les navires amphibies de la Royal Australian Navy. Sikorsky proposa également une version armée baptisée «Battlehawk» mais les australiens préférèrent commander un véritable hélicoptère de combat en l'occurence l'Eurocopter Tigre.
Les Black Hawk aussies sont utilisés par le B-Squadron du 5th Aviation Regiment basé à Townsville et le 171st Aviation Squadron du 6th Aviation Regiment basé à Sydney, cette dernière unité assurant le soutien des forces spéciales australiennes.


Un Black Hawk australien sur un navire américain. Un Chinook vient de décoller

Autre utilisateur étranger du «Faucon Noir», la Colombie qui commanda en 1998 six UH-60L pour sa police (suivis de deux autres en 2000), l'armée de terre reçut dix UH-60A en 1988/89 qui furent portés au standard «L» et qui furent suivis de 51 autres (22 dans les années quatre-vingt dix, 14 en 2000 suivis de 15 en 2005), le tout financé par le Plan Colombie destiné à lutter contre le narcotrafic et les guérilla qu'il s'agisse des FARC ou de l'ELN soit un total de 61 appareils appelés Arpeia par les colombiens. Les 32 mis en oeuvre par l'armée de l'air sont baptisés AH-60L Arpia III et adaptés aux opérations spéciales.


Un AH-60L Arpia III des forces aériennes colombiennes

Israël reçut dix appareils issus des stocks américains en juillet 1994 avant que l'armée de l'air israélienne achète 39 UH-60L neufs baptisés en Israël UH-60A-50 Yanshef (hibou).


Un Black Hawk israélien dans sa chatoyante livrée désertique

Son voisin saoudien est également un utilisateur du Black Hawk baptisés Desert Hawk dont elle commanda 21 exemplaires, 12 pour des missions de transports (S-70A-1), un appareil en version transport de VIP et 8 S-70A-1L en version EVASAN. Les appareils de transport peuvent être équipé d'un canon de 20mm Giat tandis que les appareils Evasan sont équipés de six civières et un projecteur de recherche.

Autre allié des Etats Unis à utiliser le Black Hawk, la Turquie qui commanda d'abord un premier lot de 12 S-70A-17 pour la police et ses forces paramilitaires suivis par 140 autres appareils baptisés S-70A-28 dont les derniers disposent d'un cockpit tout écran. Un Yarasa (chauve-souris) au moins aurait été abattu par un RPG tiré par les insurgés kurdes.


Un Black Hawk autrichien

Les autres utilisateurs étrangers sont des utilisateurs minoritaires qu'il s'agisse de l'Argentine (un Black Hawk de transport VIP baptisé S-70-30), de l'Autriche (neuf S-70A-42 de transport), du Brésil (quatre S-70A36 et six en commande pour l'armée de terre; 6 pour l'armée de l'air plus 4 en commande soit à terme un total de 20 appareils), du Bahrein (un S-70A-14 VIP semblable au UH-60L suivis ensuite de onze S-70A-14 de transport et de soutien), du Chili (un S-70A-39), de l'Egypte (six S-70A-21 configuré en transport VIP), de Hong Kong (trois S-70A-27), de la Jordanie (neuf S-70A-11 plus deux en commande), la Malaisie (deux S-70A-33), du Mexique (six S-70A-24 type UH-60L), du Maroc (deux Black Hawk, un désigné S-70A-25 et un autre S-70A-26), des Philippines (deux S-70A-5) et de la Thaïlande (deux S-70A-6 en version utilitaire, deux S-70A-20 de transport VIP et plus tard cinq autres S-70A-43). Les Emirats Arabes Unis ont commandé 14 UH-60M dans le cadre des Foreign Military Sales.

Plus tard Sikorsky proposa une nouvelle version baptisée S-70C et normalement destiné à un usage civil mais commandé par deux armées, le Brunei (un ou deux appareils), de la République populaire de Chine (24 appareils) et Taïwan (14 appareils). Sikorsky propose maintenant le «International Black Hawk» mais pour le moment aucune commande n'à été enregistrée.

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MessageSujet: Re: SIKORSKY SH-60 SEAHAWK   Mar 19 Jan 2010, 18:34

Le Black Hawk à aussi donné naissance à un certain nombre de versions spécialisées destinées aussi bien à l'US Army qu'à l'USAF ou à l'USMC :


Un UH-60Q en vol

-UH-60Q : Pour éviter de devoir utiliser des hélicoptères d'assaut dans ce rôle, l'US Army obtint de pouvoir commander un véritable hélicoptère d'évacuation sanitaire équipé d'un FLIR, de plusieurs civières, des équipements médicaux d'urgence et un treuil plus puissant que les Black Hawks standard. Cinq UH-60A furent convertis pour tester cette configuration avant la commande d'appareils de série dont le nombre m'est inconnu.

-MH-60A : Pour appuyer des forces spéciales, l'US Army décida de convertir 30 UH-60A en appareil de soutien aux forces spéciales avec une perche de ravitaillement en vol, un réservoir interne supplémentaire, un FLIR, un système de navigation radio Omega, des contre-mesures, un cockpit compatible avec l'usage de JVN, deux Minigun en sabord. Ces appareils furent cédés à la garde nationale en 1990 après avoir été reconvertis en appareils standard. Cet appareil à été rendu célèbre par le film «Black Hawk Down» de Ridley Scott relatant le fiasco d'une opération de la Delta Force et des Ranger à Mogadiscio en Somalie en 1993.


Un MH-60L DAP

-MH-60L : version du UH-60L similaire à la précédente. Certains de ces appareils appelés MH-60L Defensive Armed Penetrator étaient également pourvus de supports extérieures type ESSS (External Stores Support System) avec un canon de 30mm Chain Gun (identique à celui de l'Apache) et des paniers de roquettes.

-MH-60K : version définitive de l'hélicoptère de soutien aux opérations spéciales, les appareils précédents n'étant que des interimaires pour répondre à une carence urgente. Il est équipé d'une perche de ravitaillement en vol, de contre-mesures électroniques bien plus dévellopées que les MH-60A et MH-60L, d'un cockpit compatible avec l'utilisation de JVN mais aussi un FLIR améliorée, un radar altimétrique pour le vol à basse altitude et un radar de suivi de terrain, des systèmes de communications plus modernes, un stabilisateur de vol dévellopé pour le Seahawk, un système de production d'oxygène embarqué, deux mitrailleuses de 12.7mm. Le MH-60K peut également embarquer des missiles Stinger et Hellfire avec le système ESSS. Le premier MH-60K effectua son premier vol le 10 août 1990 et le premier appareil de série sur une commande de 22 le 26 février 1992.


Un dessin représentant l'EH-60B, un projet mort-né

-EH-60B : version de surveillance à distance du champ de bataille avec un radar Motorola dans le cadre du programme Stand Off Acquisition System (SOTAS) mais l'Army préféra participer au dévellopement du E-8 Joint Stars installé dans un Boeing 707 et le programme fût annulé en septembre 1981.


Un EH-60A en vol

-EH-60A : version de brouillage électronique. Le prototype effectua son premier vol le 24 septembre 1981 pour une commande prévisionelle de 130 appareils mais après le premier lot de 66 appareils, aucune autre commande ne fût passée pour des raisons budgétaires. Sept EH-60A furent convertis en EH-60L plus modernes mais on ignore leur sort final. Ce qui est certain en revanche c'est que les EH-60A furent retirés du service en 2005 et les appareils retournèrent à leur humble rôle d'hélicoptère de transport.


Un VH-60N

-VH-60N : Neuf UH-60A commandés et livrés en 1998 pour l'USMC. Ces appareils de transport de VIP sont basés à Quantico au sein du squadron HMX-1. Surnomés Presidential Hawk ou White Hawk, ils portent une élégante livrée vert foncé et blanc et sont chargés du transport du président des Etats Unis et de son entourage, l'appareil transportant le président recevant le code de «Marine One». Ce sont les seuls les Black Hawks officiellement en service dans l'USMC.


Plan trois vu d'un HH-60

-HH-60D : au début des années 80, l'USAF voulu remplacer ses HH-3E Jolly Green Giant et HH-1 de recherche et de sauvetage au combat. En 1981, onze appareils furent cédés à l'Air Force : un pour tester la configuration des appareils de série, un pour des tests au sol et neuf pour entrainer les futurs équipages. Le premier prototype de cet appareil assez proche des MH-60 décrits plus haut effectua son premier vol le 4 février 1984 et qui furent suivis de 89 HH-60D et de 66 HH-60E, une version aux performances réduite par rapport au précédent soit un total de 155 appareils contre 243 HH-60D prévus à l'origine. Le projet d'acquerir 99 HH-60A, une version austere du précédent échoua faute de crédits alors qu'il était prévu 99 appareils.


Un HH-60D

-MH-60G : 20 appareils destinés à la recherche et au sauvetage au combat. Configuration semblable aux MH-60 de l'Army. Parmi ces appareils on trouve les UH-60A livrés en 1981 par l'Army.
En janvier 2009, l'armée de terre américaine dispose de 1349 UH-60, de 64 EH-60 et de 58 MH-60 soit un total de 1471 appareils.


Un MH-60G

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MessageSujet: Re: SIKORSKY SH-60 SEAHAWK   Mar 19 Jan 2010, 18:44

Le programme LAMPS Mk III

Deux SH-60B en vol

La lutte anti-sous marine est l'un des domaines les plus pointus de la guerre navale. Outre les conditions particulières du monde sous marin (échos parasites, salanité différente des eaux), la lutte ASM est une course permanente entre le chassé (le sous marin) qui cherche à se faire le plus discret possible (forme de coque hydrodynamique parfois recouverte d'un revêtement anéchoïque, pompe-hélice plus discrètes qu'une hélice classique, propulsion installées dans des caisons insonorisés ou montés sur armotisseurs.........) et le chasseur qui le traque à l'aide de son MAD (Magnetic Anomaly Detector/Détecteur d'Anomalie Magnétique : la terre est parcourue par un champ magnétique et une masse métallique importante le perturbe et ce sont ces perturbations que le détecteur repère), de son sonar trempé ou de son radar.

Au début, la masse des équipements électroniques était telle qu'un avion ou un hélicoptère embarqué ne pouvait pas emporter les détecteurs et les larmes. C'est ainsi que jusqu'au milieu des années cinquante, la lutte ASM embarquée fût du ressort de deux type d'avions, le Hunter portant les capteurs et le Killer portant les armes comme pour le Grumman Avenger ou le Grumman Guardian ou de deux types d'hélicoptères fonctionnant selon le même principe. Tout changea avec l'apparition du Grumman S-2 Tracker, un bimoteur de lutte ASM embarqué portant les capteurs et les armes et du Sikorsky SH-3 Sea King qui était suffisament gros pour emporter un sonar, un radar et des torpilles/charges de profondeur.


Le Sea King comme le Tracker furent les premiers à combiner capteurs et armes


Le Sea King était un appareil très efficace, l'un des meilleurs de sa catégorie mais il était encore trop gros pour les navires de la taille d'une frégate ou d'un destroyer or on arrivait à une époque où la construction d'un navire de combat de dimensions respectable (disons 120m et 3500-4000 tonnes) était impensable sans une plate-forme et un hangar et donc d'un hélicoptère.

D'où le lancement du programme LAMPS Mk1 au début des années soixante dix. Il s'agissait pas de la construction d'un nouvel appareil mais d'un choix d'équipements électroniques qui seraient installés sur un hélicoptère déjà en service dans l'US Navy, le Kaman SH-2 Seasprite qui reconstruit fût un parfait appareil de transition mais bien incapable de satisfaire aux exigences de la marine américaine.

L'US Navy lança d'abord le programme LAMPS Mk II mais elle se rendit compte bientôt que la plus-value opérationnelle était limitée par rapport au Mk I et que l'augmentation des exigences dans le cadre du programme LAMPS Mk III (lancé en 1974 quand IBM reçut le ocntrat de dévellopement de l'avionique) nécessitait un appareil bien plus gros.

Au même moment, l'US Army était en pleine évaluation des YUH-60 et YUH-61 produits respectivement par Sikorsky et Boeing Vertol dans le cadre du programme UTTAS. Si pendant un temps, les forces armées américaines pouvaient se permettre de choisir un appareil différent (l'exemple le plus connu est le programme de chasseur léger qui opposa le General Dynamic YF16 Figthing Falcon et le Northrop YF17 Cobra. Le premier devenu le F16 fût sélectionné et le second servit de base au McDonnell Douglas F18 Hornet qui équipa l'US Navy), l'heure était aux économies et quand l'US Army sélectionna l'hélicoptère de Sikorsky, il paraissait évident que l'US Navy choisirait l'appareil de Sikorsky mais elle devait procéder à une compétition même de pure forme.

En avril 1977, Boeing Vertol et Sikorsky transmirent leurs propositions à la marine. A noter que Westland proposa le Sea Lynx, une version américanisée de son Lynx mais il semble que l'appareil était de toute façon trop petit pour embarquer toute l'avionique du programme LAMPS Mk III. Le 1er septembre 1977, l'US Navy déclara vainqueur la proposition de Sikorsky, le contrat de dévellopement étant signé le 28 février 1978.
Cinq YSH-60B Seahawk furent commandés, le premier effectuant son premier vol dans une configuration fort incomplète le 12 décembre 1979. Le premier des 204 appareil de série lui effectua son premier vol le 11 février 1983 pour une mise en service en 1984 et un premier déploiement opérationnel au début 1985.


Un SH-60F. En arrière plan, le croiseur de classe Ticonderoga, le USS Leyte

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MessageSujet: Re: SIKORSKY SH-60 SEAHAWK   Mar 19 Jan 2010, 18:51

Carrière opérationnelle

Le SH-60B

Un SH-60B en phase d'appontage. Le MAD est visible sur le côté droit de l'appareil en rouge et jaune

L'US Navy commanda les 18 premiers appareils dans le cadre de l'année fiscale 1982 (1er octobre 1981-30 septembre 1982), les 27 suivants dans le cadre de l'année fiscale 1983 (1er octobre 1982-30 septembre 1983) et en lots réguliers jusqu'à atteindre les 148 exemplaires répartis en dix squadrons plus un de réserve, le HSL-37 «Easy Riders», le HSL-40 «Ariwolves», le HSL-42 «Proud Warriors», le HSL-43 «Battle Cats», le HSL-45 «Wolfpack», le HSL-46 «Grandmasters», le HSL-48 «Vipers», le
HSL-49 «Scorpions», le HSL-51 «Warlords» et le HSL-60 «Jaguars» (réserve).

Déployés à bord des frégates type Oliver Hazard Perry, des destroyers de classe Spruance et Arleigh Burke, les SH-60B ne tardèrent pas à être engagés au combat. Ils effectuèrent ainsi des missions de surveillance contre la guerilla navale menée par les iraniens dans le Golfe Persique au cours de la guerre Iran-Irak, les 25 appareils engagés dans cette opération recevant des leurres et deux mitrailleuses de 12.7mm. Trois ans plus tard, les SH-60B furent engagés dans «Tempête du Désert» pour des missions aussi variées que le transport d'équipes de fouille destinées à garantir l'embargo imposée par l'ONU, patrouilles antimines (deux navires furent endommagés durant ce conflit et pas des moindres : le porte-hélicoptère USS Tripoli et le croiseur USS Princeton), recherche et sauvetage au combat (sauvetage d'un pilote de F16 et d'un pilote de Harrier), transport d'unités SEAL et guerre électronique, les SH-60B larguant un nombre considérable de leurres pour détourner les missiles irakiens. Le 21 février 1991, un Seahawk de la frégate USS Halyburton (FFG-40 classe Oliver Hazard Perry) est victime d'une panne de moteur au décollage et s'écrase en mer mais là encore la robustesse légendaire des hélicoptères Sikorsky sauve la mise aux trois hommes qui sont récupérés sains et saufs.

Depuis Tempête du Désert, le Seahawk est toujours déployé avec les navires de la marine américaine mais sa mission majeure _La lutte ASM_ n'était guère mise à rude épreuve, tous les adversaires des Etats Unis ne possédant pas une importante force sous marine.

Le SH-60F

Un SH-60F en compagnie du SNLE américain USS Grayling (SSN-646)

La lutte ASM et surtout la recherche et le sauvetage à bord des porte-avions était assurée depuis 1961 par le Sikorsky SH-3 Sea King mais au milieu des années quatre-vingt, l'US Navy décida de le remplacer par une version adaptée du Seahawk appelée «Oceanhawk». Le contrat de dévellopement fût signé en mars 1985, un SH-60B d'un premier lot de production étant transformé pour servir de prototype. Un premier lot de sept appareils fût commandé en janvier 1986, le premeir exemplaire de série effectuant son premier vol le 19 mars 1987. Au total 76 exemplaires (72 disponibles en 2007) furent commandés, les premiers appareils étant opérationnels le 22 juin 1989 au sein du HS-10 basé à North Island. Neuf unités sont actuellement équipés avec quatre à six appareils (plus deux à quatre HH-60H) ce qui limiterait le nombre d'appareils en ligne entre 36 et 54 appareils. Les unités équipées sont les suivantes :

-HS-4 «Black Knights» est basé à North Island (Californie) et intégré au Carrier Vessel Wing 14 actuellement embarqué sur le USS Ronald Reagan (CVN78).

-HS-5 «Night Dippers» est basé à Jacksonville (Floride) et intégré au Carrier Vessel Wing 7 embarqué sur le USS Dwight Eisenhower (CVN69)

-HS-6 «Indians» est basé à North Island (Californie) et intégré au Carrier Vessel Wing 11 embarqué sur le USS Nimitz (CVN68)

-HS-7 «Dusty Dogs» est basé à Jacksonville (Floride) et intégré au Carrier Vessel Wing 3 embarqué sur le USS Harry Truman (CVN75)

-HS-10 basé à North Island est un Fleet Replacement Squadron (FRS)

-HS-11 «Dragon Slayers» est basé à Jacksonville (Floride) et intégré au Carrier Vessel Wing 1 et embarqué sur le USS Enterprise (CVN65)

-HS-14 «Chargers» est basé à Atsugi (Japon) et intégré au Carrier Vessel Wing 5 et embarqué sur le USS George Washington (CVN73)

-HS-15 «Red Lions» est basé à Oceana (Californie) et intégré au Carrier Vessel Wing 17 qui après avoir été basé à bord du George Washington jusqu'en septembre 2008 est embarqué depuis juillet 2009 sur le USS Carl Vinson (CVN70)

Le HH-60H Rescue Hawk

Un HH-60H Rescue Hawk

Le Rescue Hawk est la troisième variante du SH-60 à avoir été dévellopé, le programme commença en septembre 1986 quand l'US Navy commanda cinq appareils. Le premier appareil effectua son premier vol le 17 août 1988. Dévellopé en liaison avec les Garde-Côtes (qui allaient s'équiper du HH-60J Jay Hawk), il entra en service en avril 1990.

Dérivé du SH-60F, il était dépourvu de toute capacité ASM mais disposait d'un équipement renforcé en matière de guerre électronique et pouvait emporter une grande variété d'armements notament quatre missiles Hellfire sans parler de nombreuses mitrailleuses installées en sabord (M60D, M240, GAU-16 et GAU-17/A).

Ces appareils qui disposent d'un équipage de quatre hommes (deux pilotes et deux tireurs) sont déployés au sein des Helicopter Submarine [Squadron] en compagnie des SH-60F. Deux unités sont exclusivement équipés de HH-60H, le HCS-4 «Red Wolves» basé à Norfolk et le HCS-5 «Firehawks» basé à North Island. Au total 38 appareils sont actuellement en service.

Le MH-60S Knighthawk

Un MH-60S en mission VERTREP

Depuis 1964, le Boeing Vertol CH-46 Sea Knight est utilisé pour des missions de soutien logistique, assurant les missions VERTREP (Vertical Replenishment), le ravitaillement en mer entre les navires de soutien logistique et les porte-avions pour des munitions, des pièces détachées et des fournitures diverses. Cet appareil se faisant vieux et devenant de plus en plus difficile à entretenir, l'US Navy prépara son remplacement.

En ces temps de restrictions budgétaires post-guerre froide hors de question d'acheter ou de dévelloper un nouvel appareil et en 1997 demanda à Sikorsky le dévellopement d'une version adaptée baptisée CH-60S en 1998. Le premier appareil effectua son vol inaugural le 27 janvier 2000 et commença les tests d'évaluation. Rebaptisé MH-60S en février 2001, cet appareil basé sur le UH-60L est devenu un véritable appareil multimission capable aussi bien de mener des missions de ravitaillement à la mer, de transport d'assaut et d'attaque à l'aide de mitrailleuses, de Hellfire, de roquettes.

Onze squadrons sont équipés du Knighthawk : le HSC-2 Fleet Angel basé à Norfolk, le HSC-3 Merlins basé à North Island, le HSC-8 Eightballers basé à Lemoore (CVW-9 porte-avions USS John Stennis), le HSC-12 Golden Falcons basé à North Island (CVW-2, porte-avions Abraham Lincoln), le HSC-21 Blackjacks basé à North Island, le HSC-22 Sea Knighths basé à Norfolk, le HSC-23 Wildccards basé à North Island, le HSC-25 Island Knighths basé à Andersen Air Force Base à Guam, le HSC-26 Chargers basé à Norfolk, le HSC-28 Dragon Whales (base inconnue) et le HSC-85 High Rollers basé à North Island. 84 appareils au total ont été commandés et livrés, remplaçant définitivement les CH-46 après le retrait de ces derniers en 2004. 271 appareils sont prévus.

Le MH-60R Strikehawk

Un MH-60R en vol trempant son sonar FLASH

A l'origine du MH-60R, il y avait une version améliorée du programme LAMPS Mark III appelé «LAMPS Mk III Block II Udapte» dont le dévellopement commença en 1993. deux SH-60B furent convertis par Sikorsky pour valider les choix technologiques. Le premier appareil baptisé YSH-60R effectua son premier vol le 22 décembre 1999 avant d'être confiés aux bons soins du centre d'essais en vol de l'US Navy basé à Patuxent River en 2001 pour les tests. Rebaptisé MH-60R, le nouvel appareil combine les capacités des SH-60B et SH-60F, devenant un véritable appareil multimission ce qui entraina la création d'une nouvelle unité baptisé Helicopter Maritime Strike Squadron (HSM).

Le Fleet Replacement Squadron (FRS) HSM-41 reçut les premiers appareils en décembre 2005, entrainant les premiers équipages avant que les tests opérationnels ne commencent en 2007. En août 2008, le HSM-71 affecté au Carrier Vessel Wing 9 embarqué sur le John C. Stennis (CVN-74).

Pour l'instant trois squadrons sont équipés. Outre le HSM-71 «Raptors», on trouve le HSM-41 qui est une unité d'entrainement opérationnelle (Fleet Replacement Squadron) et le HSM-70 intégré au Carrier Vessel Wing 8 embarqué à bord du porte-avions USS George H. W. Bush (CVN77).

A terme tous les SH-60B et les SH-60F doivent être modernisés et portés au standard MH-60R et les unités équipées toutes rebaptisées HSM. Il est prévu qu'à terme l'US Navy aligne 254 MH-60R Strikehawk _neufs ou reconstruits_

Le HH-60J Jayhawk

Un HH-60J des Garde-Côtes au sol

Pour renforcer les HH-65 Dolphin et intervenir en conditions extrêmes, les Garde-Côtes étudièrent une version de recherche et de sauvetage en mer du Seahawk. Pour simplifier, le Jayhawk est un Rescue Hawk privé des contre-mesures électroniques, des systèmes de guidage d'armes, des points d'emport pour mitrailleuses, missiles et roquettes. Ils disposent cependant de points d'attache pour trois réservoirs supplémentaires. Un harpon d'appontage RAST peut être installé pour leur permettre depuis les cuters des Garde-côtes équipés d'une plate-forme hélicoptère.

Le Jayhawk est équipé d'un radar de recherche et de météorologie Bendix-King RDR-1300 dans un radôme de nez, un radio-altimêtre, un système de navigation ILS, un treuil extérieur capable de soulever 272 kg (soit au moins un plongeur et un naufragé), peut embarquer un projecteur tandis que le cockpit est compatible JVN. L'équipage de base se compose d'un pilote, d'un copilote, d'un navigateur/opérateur de treuil et d'un plongeur-sauveteur et d'une capacité de six passagers.

Le contrat de dévellopement fût signé en septembre 1986 et le premier vol effectué le 8 août 1990 avant que les premiers appareils ne soient admis au service actif en juillet 1991. Au total 42 appareils furent livrés peint dans une livrée chatoyante : blanc avec de larges bandes rouge orangée.

La mission principale est la recherche et le sauvetage en mer mais il peut être également utilisé pour des missions de protection de l'environement, de maintien de l'ordre et de lutte anti-drogue. Un petit nombre de Jayhawk ont été armés de mitrailleuses de 7.62mm et de fusil de tireur d'élite pour neutraliser les «go-fast» _les navires rapides transportant de la drogue_ et ces appareils ont été rebaptisés MH-60J. Dans le cadre du programme Deepwater lancé après les attentats du 11 septembre, les MH-60J vont être modernisés avec notament l'installation de turbines T700 et d'un radar Sea Spray 7500E pour pouvoir voler jusqu'en 2022. 41 Jayhawk sont en service en 2009

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MessageSujet: Re: SIKORSKY SH-60 SEAHAWK   Mar 19 Jan 2010, 19:14

Le Seahawk à l'export

Australie

Un Seahawk australien en mission d'héliportage

La Royal Australian Navy (RAN) à acquis 16 Sikorsky S-70B2 qui se différençiaient des SH-60B par une avionique différente. Sur ces 16 appareils, 8 commandés en octobre 1984 ont été entièrement construits aux Etats Unis et les 8 autres commandés en mai 1986 ont été construits en kit et assemblés en Australie. Ils ont été déployés durant la guerre du Golfe et les nombreux déploiements de la marine australienne notament depuis 2001 au Moyen Orient et dans l'Océan Indien. Les Seahawk australiens sont utilisés par le squadron 816 basé à HMAS Albatross, la base aéronavale implantée à Nowra en Nouvelle Galles du Sud à 170 km au sud de Sydney.

Brésil

La marine brésilienne à commandé 4 Sikorsky S-70B en 2009

Espagne

Un Seahawk espagnol en vol

L'Espagne à passé commande au début des années quatre vingt de 12 Sikorsky S-70B assez proches des SH-60B américains. Baptisés HS-23, ils sont toujours en service en 2010, étant notament utilisés à bord des frégates lance-missiles classe Santa Maria et des destroyers lance-missiles classe Alvaro de Bazan. Ils sont mis en oeuvre par la 10ème escadrille qui comme l'ensemble des aéronefs de l'aéronavale espagnole est basée à Rota près de Cadix.

Grèce

Un S-70B9 Aegan Hawk

La marine grecque à commandé onze Sikorsky S-70B Aegean Hawk pour ses frégates type Meko 200. Ces appareils sont toujours en service actuellement. Trois autres sont prévus.

Japon

Le SH-60J

La force maritime d'autodéfense japonaise (Japanese Maritime Self-Defense Force JMSDF) à fait construire sous licence le Seahawk afin de remplacer un autre produit de la maison Sikorsky, le SH-3 Sea King
Baptisés SH-60J (S-70B3 pour le constructeur), ces appareils sont semblable au SH-60B même si naturellement la majeure partie de l'avionique est de conception et de fabrication nippone.

Deux appareils baptisés XSH-60J furent construits par Sikorsky puis démontés pour être réassemblés par Mitsubishi et pourvus de leur avionique. Le premier vol d'évaluation eut lieu le 31 août 1987 et les deux prototypes furent évalués par la JMSDF. 101 appareils de série furent commandés, le premier appareil de série effectua son premier vol le 10 mai 1991 puis livré à l'été.


Un SH-60K

Le 8 août 2001, le premier prototype du SH-60K, une version plus moderne effectua son premier vol après avoir été un temps connu sous le nom de SH-60J Kai (de kaizen «modifié»).

Par rapport au SH-60J, la nouvelle version avait une cabine allongée de 33cm juste derrière et réhaussée pour pouvoir intégrer une avionique plus importante dont une liaison de données. Les autres modifications concerne le cockpit avec six écrans couleurs, des contre-mesures électroniques plus importantes, l'emport de charges de profondeurs et de missiles antinavires ASM-2, un rotor plus puissant pour soulever une plus grande charge. Actuellement, la marine japonaise dispose de 83 SH-60J et 15 SH-60K plus 19 UH-60J répartis entre les squadron 21, 22, 51, 72 et 73 soit un total de 117 appareils.

Singapour

La commande de six frégates légères type Delta inspirées des La Fayette françaises à nécessité la commande d'hélicoptères ASM. En 2005, la Republic of Singapore Navy à commandé six S-70B dont l'avionique est équivalente à celle des MH-60S. Ils ont ou vont être livrés entre 2008 et 2010.

Taïwan

Un Thunderhawk au dessus d'une frégate type La Fayette

La Republic of China Navy est l'un des plus gros utilisateurs étrangers du Seahawk puisque la marine taïwanaise à commandé 21 S-70C Thunderhawk dont 19 exemplaires sont toujours en service actuellement au sein des 701st et 702nd Helicopter Squadron (Light) et déployés depuis les frégates type Oliver Hazard Perry et les destroyers de classe Kidd. Les premiers appareils ont été déclarés opérationnels en 1993 et deux des appareils en service sont plus spécialement dédiées à la guerre électronique.

Thaïlande

La marine royale thaïlandaise à reçut à la fin des années quatre-vingt, 6 S-70B7 et à commandé 2 MH-60S livrés en 2009.

Turquie

Un Seahawk turc en phase d'appontage (ou de décollage ?)

Comme sa consoeur de l'armée de terre est grande utilisatrice de Black Hawk, la marine turque est une grande utilisatrice du Seahawk. Une première commande de 8 appareils est passé à la fin des années quatre-vingt, le premier S-70B28 effectua son premier vol en 2001 et les appareils livrés à partir de 2002. Cette première commande fût suivit par douze autre appareils commandés en 2005 et livrés à partir de 2008. Cette commande était assortie d'une option pour cinq autres hélicoptères et cette option à été levée en 2006 et les appareils livrés à partir de 2009. La marine turque alignera ainsi à terme un total de 25 Seahawk.

Versions

Blackhawk

-UH-60A : version de base de l'US Army propulsé par des turbines T700-GE-700 avec quatre membres d'équipage et 11 soldats équipés. Produite de 1977 à 1989.

-UH-60C : version modifiée pour des missions de Commandement et de Contrôle

-CH-60E : version proposée pour les Marines. Non produite

-UH-60L : version améliorée du UH-60A avec des turbines plus puissantes, un transmission plus solide et un système de contrôle de vol améliorée. Produite de 1989 à 2007

-UH-60M : version modernisée du Black Hawk avec des pales plus résistances, des turbines T700-GE-701D de 2000ch, une transmission plus résistance, un ordinateur de vol intégré (Integrated Vehicle Management Systems IVHMS), un cockpit tout écran. La production des appareils neufs à commencé en 2006 et les appareils plus anciens doivent être portés à ce standard

-UH-60M Upgrade Black Hawk : UH-60M équipé de commandes de vol électrique et d'un système de vol totalement intégré appelé CAAS (Common Avionics Architecture System). Les tests en vol ont commencé en août 2008.

-EH-60A Black Hawk : Version adaptée à la guerre électronique mais actuellement les appareils transformés ont été rendus à leur mission de transport.

-YEH-60B : Version adaptée pour la détection de cibles à distance et la surveillance du champ de bataille. Abandonnée au profit du E-8 J-Stars.

-EH-60C Black Hawk : version adaptée au brouillage des communications avec le système Quick Fix mais actuellement les appareils ont été rendus à leur mission de transport.

-EUH-60L (désignation non officielle) : version de commandement et de contrôle

-EH-60L : version modernisée des EH-60A

-UH-60Q : version d'évacuation sanitaire

-HH-60A : version non construire destiné à la recherche et le sauvetage pour l'Air Force

-MH-60A : version destiné au soutien des opérations spéciales pour l'Army

-MH-60K : version améliorée de la précédente

-MH-60L Direct Action Penetrator : version destinée aux opérations spéciales avec missiles Hellfire, canon de 30mm M230 Chain Gun, roquettes, Minigun M134. Cet appareil est mis en oeuvre par le 160th Special Operations Aviation Regiment.

-HH-60M (non officielle) : versio adaptée à l'évacuation sanitaire du UH-60M

-UH-60A RASCAL : Black Hawk modifié pour des tests par la Nasa

-VH-60N : 9 appareils adaptés pour le transport du Président et de son entourage livrés à partir de 1988.

-UH-60J : Version adaptée pour le Japon construite sous licence par Mitsubishi connu aussi sous le nom de S-70-12

-UH-60JA Black Hawk : Version adaptée pour le Japon construite sous licence par Mitsubishi.

-AH-60L Arpia III : version adaptée pour la contre-guerilla et destinée à l'armée de l'air colombienne.

-AH-60L Battle Hawk : version d'attaque proposé pour l'Australie mais non retenue

-UH-60P : version similaire aux UH-60L et exportée en Corée.

Seahawk

-YSH-60B Seahawk : prototype de la première version de série du Seahawk

-SH-60B Seahawk : première version de série du Seahawk destinée à opérer depuis les frégates, les destroyers et les croiseurs de l'US Navy avec notament un MAD

-NSH-60B : un appareil utilisé pour des tests en vol

-SH-60F Oceanhawk : Version adaptée du SH-60B avec un sonar trempé à la place du MAD pour opérer depuis les porte-avions pour remplacer les Sea King.

-NSH-60F Seahawk : un prototype utilisé pour des tests liés à la modernisation des VH-60N

-HH-60H Rescue Hawk : version destinée à la recherche et au sauvetage au combat du Seahawk

-YSH-60R : prototype du MH-60R Knighthawk

-MH-60R Strikehawk : Version modernisée du Seahawk. A terme tous les SH-60B et les SH-60F seront portés à ce standard.

-YCH-60S Knighthawk : prototype d'un appareil de transport, de soutien et d'attaque destinée à remplacer le CH-46 Sea Knight. Baptisée à l'origine CH-60, il à été ensuite rebaptisé MH-60S Strikehawk

-MH-60S Knighthawk : version de série du précédent

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MessageSujet: Re: SIKORSKY SH-60 SEAHAWK   Mar 19 Jan 2010, 19:32

Caractéristiques Techniques

UH-60 Blackhawk

Ecorché du Black Hawk

Masse à vide : 4819kg à pleine charge 9980kg masse maximale au décollage 10660kg

Dimensions : longueur 19.76m largeur du fuselage 2.36m diamètre du rotor 16.36m hauteur : 5.13m

Motorisation : deux turbines General Electric T700-GE-701C de 1890ch entrainant un rotor quadripale

Performances : vitesse maximale 295 km/h vitesse de croisière 275 km/h Rayon d'action de combat 592km distance franchissable de combat 2200km plafond opérationnel 5790m

Equipage/Capacités : deux pilotes et un ou deux mitrailleurs. 11 à 14 soldats embarqués ou six civières ou 4082kg de charge sous élingue

Armement : deux mitrailleuses M240H de 7.62mm en sabord pour la version de base.

SH-60B Seahawk

Un SH-60 en vol

Masse : à vide 6895kg chargé 8055kg charge utile 3031kg maximum au décollage 9927kg

Dimensions : longueur 19.75m hauteur : 5.2m diamètre du rotor 16.35m

Motorisation : deux turbines General Electric T700-GE-401C de 1890ch chacune entrainant un rotor principal à quatre pales

Performances : vitesse maximale 333 km/h vitesse de croisière 270 km/h distance franchissable 834km plafond opérationnel 3580m

Electronique :

Une bouée acoustique

(SH-60B) Un radar de navigation APN 217, un radar de veille surface APS 124, un détecteur d'anomalie magnétique ASQ-81 (v) 2, lanceur de bouées acoutique pour 25 bouées SSQ-53 et 62 un système de mesures de soutien électronique ALQ-142 et 144, leurres ALE-47, un IFF APX-76A, processeur acoustique UYS-11, liaison 11 avec terminal ARQ-44, un FLIR AAS-44.

(SH-60F) le détecteur d'anomalie magnétique est ici remplacé par un sonar trempé AQS-13F mais sans radar APS-124 et sans ESM

(HH-60H Jayhawk) pas de radar ni de sonar. Un FLIR AAS-44, un ESM APR-39A, AVR-2, AAR-47, un système de mesures de soutien électronique ALQ-144 et leurres ALE-47.

(MH-60R) radar de veille surface APS 147, Sonar FLASH AQS-22, système de mesures de soutien électronique ALQ-210, FLIR AAS-44, Leurres ALE-47. Système de direction d'objectifs AAS-52, liaison 16, terminal ARQ-58, processeur acoustique UYS-2

(MH-60S) : système de mesures de soutien électronique APR-39A(v)2 et ALQ-144(v)6, AAR-47(v)2, FLIR AAS-44

(Seahawk australien) : Radar Super Seacher, Sonar ASQ-13F, MAD ASQ-504, système de mesures de soutien électronique AES-210E, AAR-54, leurres ALE-47E, FLIR AAQ-27, processeur acoustique UYS-503

(Seahawk grecs) : radar APS-143, sonar AQS-18(v) 3 ou HELRAS, système de mesures de soutien électronique ALR-606(v)2 ou LR100, liaison 11, lance-leurres ALE-47, FLIR AAS-44 ou AAQ-22 Q Safire

(Seahawk japonais) Sonar HQS-503, détecteur d'anomalie magnétique ASQ-81, 25 bouées acoustiques, radar HPS-104 (J) ou APS-124 (K), système de mesures de soutien électronique HLR-108 et ALR-66

(Seahawk taïwanais) Radar de veille surface APS-128, sonar ASQ-18A, un détecteur d'anomalies magnétiques ASQ-(04, système de mesures de soutien électronique ALR-606(v)2
(Seahawk turcs) radar APS-143, sonar HELRAS, FLIR AAS-44

Les autres Seahawk étrangers ont la même électronique que les appareils américains

Armement :


Le Penguin Mk2 mod7 et le Hellfire peuvent armer les Seahawk



torpille Mk46


La torpille Mk50 à remplacé la Mk46

torpilles ASM Mk46 puis Mk50 pour les américains. Les appareils australiens vont bientôt recevoir des MU90. Les Seahawk peuvent aussi être armés de missiles air-surface Penguin (2), Hellfire (4 pour les SH-60B et HH-60H et 8 pour les MH-60S et R), des roquettes, des Minigun et un canon de 30mm pour la lutte antimines dans le cadre du système RAMICS (Rapid Airborne Mine Clearance System) composé également du sonar ASQ-20


Les Seahawk australiens metteront bientôt en oeuvre la MU90

Source

-Flottes de combat 2008

-Le Grand livre des hélicoptères de combat des éditions Atlans

-Encyclopédie des armes éditions Atlas Tome 1 «Les hélicoptères navals» P201-220 (Seahawk p216)

-Les hélicoptères de combat modernes (le Sikorsky Black Hawk p92-93 et le Sikorsky Seahawk p94-95)

-US Navy Tome II 1945-2001

-Ressources internet diverses

-Photos et PdF de l'ami Vautour


FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : CUIRASSES CLASSE REVENGE


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MessageSujet: Re: SIKORSKY SH-60 SEAHAWK   Jeu 21 Jan 2010, 22:27

tu as oublie la version qui est en test pour l'armement des jolies petites 50 (possibles) fregates (cfr LCS)
Celui qui portera le canon anti-mine sans recul

Je plaisante

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MessageSujet: Re: SIKORSKY SH-60 SEAHAWK   Jeu 21 Jan 2010, 22:29

Je l'ai pas oublié. C'est de mémoire le MH-60R Knighthawk Mr. Green

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MessageSujet: Re: SIKORSKY SH-60 SEAHAWK   Jeu 21 Jan 2010, 22:34

tu as bien etudie ta leçons , c'est bien


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