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 ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR

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clausewitz
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MessageSujet: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Dim 03 Jan 2010, 21:03

CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR
(ITALIE)


Le Giulio Cesare au mouillage après sa reconstruction entre 1933 et 1937 avec ses quatre tourelles de 320mm et ses canons de 120mm eux aussi en tourelles

Avant propos

Par sa situation stratégique idéale (une péninsule coupant en deux une vaste étendue d'eau autour duquel le monde s'organisa jusqu'au 15ème siècle), l'Italie aurait pu devenir une puissance navale majeure mais les aléas de l'histoire fit qu'Italie ne devint pas une nouvelle Britannia et qu'au Britannia rules the waves ne répondit pas un «Italia Comande le Onde».

L'Empire romain contrôla certes la totalité des rives de la Méditterranée mais ne fût jamais une véritable puissance maritime même si il dévellopa une puissante marine dont les flottes étaient basées à Ravenne et à Misène pour vaincre d'abord Carthage, nettoyer la Méditterranée orientale des pirates puis écraser Cléopatre à Actium.


Tableau de 1672 représentant la bataille d'Actium

Au Moyen Age, l'Italie était politiquement morcelée et parmis les états les puissants de la péninsule nous trouvions deux grandes puissances maritimes, deux véritables thalassocraties, Gênes sur la côte occidentale et Venise sur la côte orientale. Si la première dominait essentiellement les circuits commerciaux vers l'Europe du Nord via le détroit de Gibraltar en direction de Bruges et des ports de la Hanse, la seconde se tourna naturellement vers l'Orient.

Il n'y avait cependant la place pour deux républiques maritimes dominantes dans cette région et l'affrontement entre génois et vénitiens était inévitable. En 1298, la flotte génoise écrasa la flotte vénitienne au large de l'île dalmate de Curzola, imposant son hégémonie maritime jusqu'en 1372 quand les vénitiens prirent leur revanche à la bataille de Chioggia.


L'Arsenal (ci-dessus la porte principal) et le Ducat (ci-dessous un ducat des années 1400), deux symboles de la domination de la Serenissime jusqu'au 18ème siècle

Gênes affaiblie par les divisions politiques, au modèle politique oligarchique mais moins contraignant que Venise déclina peu à peu alors que Venise dopée par sa domination en Orient depuis la quatrième croisade (1204 et le sac de Constantinople) devenait une puissance maritime de premier ordre qui alternait affrontement direct avec les Turcs (qui avaient pris Byzance en 1453) et négociations pour préserver les avantages commerciaux.

Après un quinzième siècle marqué par les conséquences des épidémies et le déclin du commerce transméditerranéen suite à la découverte de l'Amérique et de ses richesses, le seizième siècle marqua un retour au premier plan de Gênes grâce à l'aide d'un homme, Andrea Doria probablement le meilleur marin de son temps.


Andrea Doria, probablement le meilleur amiral de la renaissance

Tantôt allié des français ou des impériaux, il choisit définitivement le camp des impériaux en 1528, chassant les français de Gênes et restaurant la liberté de la vieille cité ligure tout en ne cessant d'affronter avec succès les Turcs et les Barbaresques. En dépit d'un mode de gouvernement jugé autoritaire, les genois reconnaissant lui dressèrent une statue à sa mort en 1560, statue qui fût renversée en 1797 se dont s'ému Napoléon Bonaparte qui s'y connaissait en grand hommes.

Pourtant peu à peu l'Italie ne fût que le champ clos des ambitions espagnoles, françaises, savoyardes et impériales, les vrais patriotes italiens voyaient avec horreur leur patrie se déchirer en une myriade d'états rivaux, certains vastes et puissants mais d'autres microscopiques et ridicules.

La «Tornade napoléonienne» balaya tout sur son passage, mettant fin notament aux républiques de Gênes et de Venise, aux Etats pontificaux, chassant les bourbons de Naples. Bien que les rois et les princes furent rétablis en 1815 sur leurs trônes, les graines de l'unité étaient semées.


Charles Albert de Savoie (ou de Sardaigne), héros malheureux de l'unité italienne

Il faudra près de quarante ans pour qu'elles germent. Une première tentative échoue en 1848-49 quand à la suite des mouvements révolutionnaires qui secoue l'Europe, Charles-Albert de Savoie, roi de Piemont-Sardaigne décide d'embrasser la cause de l'unité italienne et déclara la guerre à l'Autriche mais doit s'incliner en dépit de son très martial «Italia fara da se» (L'Italie se fera seule) et abdique le 23 mars 1849 au profit de son fils Victor Emmanuel II.

Victor Emmanuel II n'à pas abandonné le projet de l'unité italienne mais l'échec de son père lui fait comprendre qu'il ne peut le faire sans l'appui d'une puissance extérieure pour contrebalancer la puissante maison d'Autriche et à cette époque, il y en à deux : l'Angleterre et la France. La première à l'époque dirigiée par Palmerston ne s'intéresse guère à l'unité italienne et reste donc la France dirigée par Napoléon III qui dans sa jeunesse à combattu en Toscane pour les idéaux de l'unité italienne.


Le fils de Charles Albert, Victor Emmanuel II mena à bien l'unité de la péninsule bénéficiant de l'aide de deux hommes d'exception : Cavour et Garibaldi

Le Piemont participe ainsi à la guerre de Crimée, déclarant la guerre à la Russie le 26 janvier 1855 et envoyant un corps expéditionnaire de 15000 hommes, espérant que lors de la future conférence de paix, la question italienne sera abordée.

Il faut cependant attendre l'attentat d'Orsini le 14 janvier 1858. Felice Orsini, un patriote exalté décidé de punir Napoléon III de ne pas avoir tenu ses engagements vis à vis du Piemont. L'empereur en réchappe de justesse mais au lieu de se retourner contre ses idéaux de jeunesse, il décide enfin de soutenir Cavour et Victor Emmanuel II dans leur volonté d'unifier l'Italie.

Le 21 juillet 1858, à lieu à Plombières une entrevue secrète entre le président du conseil sarde Camilio Benso, comte de Cavour et Napoléon III. La France promet aide et assistance à Turin pour l'aider à réaliser l'unité italienne en échange de la cession de Nice et de la Savoie.

La guerre tant attendue éclate au mois de mai 1859. les français et les sardes l'emportent à Magenta (4 juin) et à Solferino (24 juin). Ce sont de véritables boucheries et le spectacle des blessés agonisant faute de secours choquera un homme d'affaires et humaniste, Henri Dunant qui fondera la Croix Rouge en 1863.


Henri Dunant, fondateur de la Croix Rouge

Dans toute l'Italie, les patriotes italiens chassent les gouvernements pro-autrichiens ou les monarchies réactionnaires issues du Congrès de Vienne. L'Autriche demande la paix, signée à Zurich le 10 novembre 1859 et qui donne la Lombardie à la France qui la rétrocède au royaume du Piemont-Sardaigne.

C'est cependant en 1860 que l'Italie connait sa véritable unité. La Toscane, Parme, Modène demande leur rattachement au royaume du Piemont-Sardaigne puis c'est la fameuse expédition des Milles de Giuseppe Garibaldi qui bien que républicain dans sa jeunesse, avait mit son sabre au service ce Victor Emmanuel II.


Giuseppe Garibaldi (1807-1882) photo prise en 1866

C'est ainsi qu'en octobre 1860, les habitants du Royaume de Naples et ceux de la Sicile demande leur rattachement au nouveau royaume d'Italie suivit en novembre par les Etats Pontificaux. Le 18 février 1861, le premier parlement italien se réunit à Turin mais l'unité est loin d'être achevée.

Il faut attendre une nouvelle guerre pour que la Vénitie soit arrachée à l'Autriche (en 1866) et que Rome protégée par les troupes françaises ne devienne en septembre 1871 la capitale de l'Italie unifiée. Cavour ne verra pas son rêve se réaliser puisqu'il décède le 6 juin 1861.

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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Dim 03 Jan 2010, 21:19

Genèse des Conte di Cavour

La marine italienne (Regia Marina marine royale) est née officiellement le 17 mars 1861 lors de la proclamation du royaume d'Italie même si dans les faits l'unification des marines sardes, napolitaines, toscanes et pontificales _auxquels s'étaient adjoints les navires ayant transporté et soutenu Giuseppe Garibaldi dans son expedition des Mille qui allait intégrer le Royaume de Naples dans l'Italie unifiée_ datait du 17 novembre 1860.

L'origine variée des personnels et des navires provoqua de nombreux caffouillages qui furent en partie à l'origine de la sévère défaite de Lissa (20 juillet 1866) contre la marine autrichienne. Cette défaite est toujours présente à l'esprit des marins italiens qui portent sur leur uniforme un mouchoir noir avec un double noeud en signe de deuil.


Le Ruggiero di Lauria

En dépit de sérieux handicaps notament une industrie insuffisante, la Regia Marina ne tarda pas à se dôter de cuirassés modernes et après les cuirassés à coque en fer, elle passe au «prédreadnought» avec la classe Ruggiero di Lauria composée de trois navires (Ruggiero de Lauria, Francesco Morosini et Andrea Doria) entrés en service en 1888 pour le premier et 1891 pour le second. Il s'agissait de navires de 10000 tonnes filant à 17 noeuds et ayant pour armement deux canons de 430mm en une tourelle double, deux canons de 152mm en affûts simples et 4 canons de 120mm en affûts simples également. Ils ont été retirés du service en 1909 pour le premier nomé et en 1911 pour les deux autres.


Le Re Umberto

Aux trois cuirassés de classe Ruggiero de Lauria succède les trois navires de classe Re Umberto baptisés Re Umberto, Sardegna et Sicilia. Ces navires entrés en service en 1893 pour le premier et en 1895 pour les autres servirent jusqu'en 1920 (Re Umberto) et 1923 (Sicilia et Sardegna) déplaçaient 13700 tonnes, filaient à 18.5 noeuds et disposaient d'un armement plus cohérent que leurs précdécesseurs avec 2 canons de 340mm en une tourelle double, 8 canons de 152mm en affûts simples, 16 canons de 120mm et 16 canons de 57mm en affûts simples également.


Le cuirassé Emmanuele-Filiberto

Les deux Emanuele Filiberto succèdèrent aux Re Umberto. Les Emanuele Filiberto et Ammiraglio di Saint Bon qui servirent la marine royale italienne de 1897 à 1920 étaient des navires de 10000 tonnes filant à 18.3 noeuds avec pour armement 4 canons de 250mm en deux tourelles doubles, 8 canons de 152mm en affûts simples, 8 canons de 120mm en affûts simples et 8 canons de 57mm également en affûts simples.


Le Bendetto Brin qui coula après une explosion de ses soutes en 1915

Les deux navires qui suivirent et formant la classe Regia Margherita connurent le sort peu enviable de disparaître au cours du premier conflit mondial. Entré en service en 1901, le cuirassé Regia Margherita sauta sur une mine en 1916 tandis que son sister-ship, le Bendetto Brin entré en service la même année explosa par accident en 1915. C'était des navires de 13215 tonnes, filant à 20.7 noeuds et armés de 4 canons de 305mm en deux tourelles doubles, de 4 canons de 203mm en tourelles simples, de 12 canons de 150mm en casemates et de 20 canons de 76mm en affûts simples pour la défense anti-torpilleurs.


Le Regina Elena de classe Vittorio Emanuelle

Les quatre Vittorio Emanuelle (Vittorio Emanuelle, Regina Elena, Napoli et Roma) furent les derniers prédreadnought italiens. En service en 1904 (pour les deux premiers) en 1905 pour le troisième et en 1909 pour le dernier, ils servirent jusqu'en 1927. Il s'agissait de navires de presque 13000 tonnes (12861 tonnes) filant à 21.5 noeuds ayant pour armement 2 canons de 305mm en tourelles simples, 6 canons de 203mm en trois tourelles doubles et 16 canons de 76mm en affûts simples.

Ces navires furent mis en service à une époque pourtant où Vittorio Cuniberti venait de publier l'article qui allait le rendre célèbre. Malheureusement pour lui, ses idées qui aurait fait de lui un homme célèbre en Grande Bretagne, ne rencontrèrent aucun écho en Italie, probablement en raison de la pauvreté du pays.


Le cuirassé Dante Alighieri à pleine vitesse

Il faut ainsi attendre 1909 pour que l'Italie raccroche au train du dreadnougth (avant la France tout de même). Le 6 juin 1909 est mis sur cale à l'Arsenal Royal de Castellamare di Stabia le Dante Alighieri, le célèbre poète florentin du Moyen Age (1265-1321) auteur de la Divine Comédie et initiateur de la langue italienne qui est un dérivé du toscan. Ce cuirassé lancé le 20 août 1910 et admis au service actif le 15 janvier 1913 est le premier cuirassé au monde à utiliser des tourelles triples au nombre de quatre comprennant donc chacune trois canons de 305mm.

L'armement secondaire se compose 20 canons de 120mm répartis pour douze d'entre eux en casemates et huit autres en quatre tourelles doubles. De ce navire allait naitre la première classe de dreadnougths de la marine italienne, la classe Conte di Cavour composée de trois navires : Conte di Cavour, Giulio Cesare et Leonardo da Vinci.


Configuration d'origine des Conte di Cavour

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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Dim 03 Jan 2010, 21:35

Historique

Le Conte di Cavour

Le cuirassé Conte di Cavour dans sa configuration originelle

Présentation et premières années de service

-Le Conte di Cavour est mis sur cale à l'Arsenal de La Spezia près de Gênes sur la côte ligure le 10 août 1910 lancé le 11 août 1911 et admis au service actif le 1er avril 1915.


Camillo Benso, comte de Cavour dans sa tenue officielle de président du conseil

Il rend hommage à Camillo Benso, comte de Cavour (Turin 1801-Turin 1861), homme d'état italien et principal artisan de l'unité italienne. Issue d'une famille de la vieille noblesse piémontaise, il embrassa la carrière des armes (lieutenant dans la génie) mais du quitter l'armée à cause de ses idées libérales. En 1847, il fonda le journal libéral, Il Risogirmento où il défendait l'idée de l'unité de la péninsule italienne sous l'autorité de Charles-Albert, roi de Piemont-Sardaigne. Nommé président du conseil par le fils de Charles Albert, Victor Emannuel II en novembre 1852, il s'attacha à réaliser son grand dessein en modernisant le royaume et en cherchant l'alliance de la France pour contrer l'Autriche. N'ayant pas obtenu la Vénitie, Cavour démissiona en juillet 1859 mais fût rappelé au pouvoir dès janvier 1860. Le 14 mai 1861, Victor Emmanuel II fût proclamé roi d'Italie, royaume à qui il manquait encore Rome et la Vénitie. Cavour mourut avant de voir son grand dessein s'achever.



Basé à Tarente, le Conte di Cavour comme le reste de la flotte de ligne italienne passa ses trois années de guerre à surveiller la Kaiserliche und Königliche Kriegsmarine (KuK Kriegsmarine)qui avait adopté la tactique de «Fleet in Being» confortablement protégée dans sa base de Pola.

La paix revenue, le Conte di Cavour effectua une opération de propagande en se rendant à Gibraltar, Ponta Delgada et Fayal (Açores), Halifax, Boston, Newport, Tompkinsville, New York, Philadelphie, Annapolis et Hampton Roads. Il servit également de «yatch» à des hôtes prestigieux comme le roi Victor Emmanuel III qui se rendit en Dalmatie en 1922 ou le président du conseil, Benito Mussolini quand ce dernier se rendit en à Tripoli en Libye alors colonie italienne en avril 1925.

Le Conte di Cavour est désarmé 12 mai 1928 pour respecter les termes du traité de Washington mais cinq ans plus tard, en octobre 1933, il est transferé à Trieste pour être reconstruit.

Un autre cuirassé : la reconstruction du Conte di Cavour



Comme son sister-ship le Giulio Cesare, le Conte di Cavour fût totalement reconstruit entre 1933 et 1937 aux chantiers CNR (Cantieri Riuniti dell Adriatico/Chantiers réunis de l'Adriatique) de Trieste. Avec seulement 40% de la structure originale, on peut même considéré que les italiens ont construit à relativement peu de frais un nouveau cuirassé.

La coque fût ainsi prolongée de près de 10m, un nouveau pont blindé et le système de protection ASM Pugliese installé, de nouvelles turbines et de nouvelles chaudières plus puissantes installées ce qui portait la vitesse maximale à 28 noeuds contre 22 à l'origine, les superstructures totalement reconstruites. Le plus visible était naturellement le changement de l'armement principal. A l'origine, les Cavour étaient armés de 13 canons de 305mm répartis en trois tourelles triples (une avant, une centrale et une arrière) et deux tourelles doubles ( une avant et une arrière).

La refonte supprima la tourelle triple du milieu réduisant le nombre de canons à 10 mais cette perte fût compensé par le retubage des canons qui passèrent du calibre de 305 à 320mm. L'armement secondaire fût également modifié, les 18 canons de 120mm en casemates d'origine furent remplacés par 12 canons de 120mm en tourelles doubles et une DCA installée avec 8 canons de 100mm en 4 tourelles doubles, 8 canons de 37mm et 12 canons de 20mm.

Le Conte di Cavour en guerre

Le Conte di Cavour participant à la revue navale de 1938 donnée en l'honneur d'Hitler

Réadmis au service actif le 1er juin 1937, le cuirassé fût de nouveau basé à Tarente, la principale base navale italienne avec celle de La Spezia dans le golfe de Gênes.

Bataille de Punta Stillo : match nul ! (9 juillet 1940)


Le premier engagement de la guerre pour le Conte di Cavour eut lieu au large de la Calabre dans le cadre de la bataille de Punta Stilo (les britanniques connaissent cette bataille sous le nom de bataille de Calabre).

Les britanniques alignaient les cuirassés Warspite Malaya et Royal Sovereign, le porte-avions Eagle, les croiseurs légers Orion Neptune Sydney (Royal Australian Navy) Gloucester et Liverpool et 16 destroyers.

Les italiens eux alignaient les cuirassés Conte di Cavour et Giulio Cesare, les croiseurs lourds Zara Fiume Gorizia Pola Bolzano et Trento, les croiseurs légers Eugenio di Savoia, Duca d'Asota, Muzio Attendolo, Raimondo Montecuccoli, Alberico de Barbiano, Alberto Gussano Duca degli Abruzzi, Giuseppe Garibaldi et 16 destroyers.

Dans chaque camp, des convois transportant des renforts l'un à Malte et en Egypte et l'autre en Libye.

Cette bataille commença vers midi le 9 juillet alors que les deux camps étaient séparés d'environ 90 miles. Le vice-amiral Andrew Cunningham gêné par la faible vitesse de ses vieux cuirassés ne pouvaient pas se rapprocher aussi vite qu'il ne le voulait. Cependant à 13.15, le porte-avions Eagle lança ses Swordfish qui attaquèrent les croiseurs lourds italiens mais sans résultat.

Les croiseurs alliés précédaient le Warspite et repérèrent les italiens à 15.15 avant d'ouvrir le feu à 21500m. La riposte italienne est quasi immédiate, la qualité de la CT facilitant le répérage des cibles à la différence des alliés qui pataugaient en plein brouillard.

A 15.22, les italiens encadrèrent dangereusement les croiseurs alliés du vice-amiral John Tovey et ce dernier décida de rompre l'engagement à 15.30 avec le croiseur léger Neptune endommagé par un obus de 6 pouces du Giuseppe Garibaldi

Un autre engagement entre croiseurs ne donna aucun résultat, les obus de 6 pouces alliés tombant devant la proue des croiseurs Alberico da Barbiano et Alberto di Giussano.

Les croiseurs laissèrent alors les gros s'expliquer. Le commandant italien, le vice-amiral Inigo Campioni décida de se concentrer sur le Warspite et ordonna à ses deux cuirassés de se mettre en position. A 15.52, le Giulio Cesare ouvrit le feu à une distance de 26400m mais son sister-ship le Conte di Cavour resta muet, une décision curieuse mais qui pourrait s'expliquer par les leçons de la bataille du Jutland sur les difficultés de repérer un navire tirant seul à moins qu'il ne s'agissait de se prémunir contre un surgissement (à 18 noeuds mais un surgissement quand même) du Malaya et du Royal Sovereign.

Le Warspite lui divisa son feu (8 canons de 380mm) sur les deux cuirassés italiens. Le Giulio Cesare encadra le Warspite et ces obus endommagèrent deux destroyers anglais qui durent se retirer de la zone.

A 15.54, le Malaya ouvrit le feu mais se trouva hors de portée mais une minute plus tard, les croiseurs italiens attaquèrent le Warspite mais revinrent bien vite de leur témérité quand les croiseurs alliés renvinrent à la charge pour protéger leur navire amiral.

A 15.59, deux obus de 320mm du Giulo Cesare encadrèrent le Warspite qui lui plaça un obus de 15 pouces à l'arrière du cuirassé faisant exploser les obus de 37mm tuant deux marins et en blessant plusieurs autres alors que les fumées étaient absorbées par les salles de machine, obligeant les chauffeurs à evacuer la moitié des huit chaudières, faisant tomber la vitesse du cuirassé à 18 noeuds.
Le duel avait eu lieu à 26000 yards (24000m) ce qui constituait un record pour un tir entre deux cibles mobiles ce qui confirme l'excellence des artilleurs britanniques.

A 16.01, les destroyers italiens tendirent un écran de fumée pour permettre à leurs gros de se retirer sans dommage. La menace des croiseurs lourds italiens aurait pu pousser les alliés à se replier mais les croiseurs légers alliés et le Warspite poursuivirent la lutte.

Entre temps à 15.58, le Fiume tira à nouveau contre la ligne de bataille alliée et le Liverpool qui ripostèrent si bien qu'à 16.07, le Bolzano encaissa trois obs de six pouces pendant que le destroyer Vittorio Alferi était endommagé par un coup à toucher.

Les mécaniciens du Giulo Cesare avaient réussit à réparer deux des quatre chaudières endommagés permettant au navire de filer à 22 noeuds (sa vitesse maximale était de 28 noeuds) mais l'amiral Campioni décida de se retirer, direction Messine.

Dans les deux camps, on tenta des attaques à la torpille mais sans succès et la bataille s'acheva à 16.55, chaque camp se retira en se proclamant victorieux alors que cet engagement se soldait par un match nul.

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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Dim 03 Jan 2010, 21:51

Tarente opération Judgment (11 novembre 1940 ) l'enfer vient du ciel !

Cet antique biplan, le Fairey Swordfish allait faire basculer l'équilibre des forces navales en Méditerranée au profit des britanniques

Pour contrer les anglais, la marine italienne décide de concentrer ses forces dans le sud de la botte à Tarente ce qui allait se révéler une funeste décision.

En 1935 au moment où la guerre entre l'Italie et l'Abyssinie faillit dégénérer en conflit entre l'Italie et la Grande Bretagne. A cette occasion, l'amiral Lumley Lester planifia une attaque nocturne de la base navale italienne de Tarente à l'aide d'avions torpilleurs.

Le plan fût repris par le chef de la Meditteranean Fleet, l'amiral Andrew Cuningham pour porter un coup décisif à la Regia Marina et l'empêcher de s'attaquer aux convois ravitaillant Malte, l'Egypte et la Grèce.


Schéma représenta Tarente, port idéal sauf pour contrer une attaque aérienne

Le 6 novembre 1940, les cuirassés Malaya, Ramillies, Valiant et Warspite, le porte-avions Illustrious, les croiseurs Gloucester et York et 13 destroyers apparaillèrent d'Alexandrie pour Malte afin de retrouver le porte-avions Eagle. Le 8 novembre, les italiens alarmés par ces manoeuvres dans la Méditerranée envoyèrent des destroyers et des sous marins patrouiller dans le canal de Sicile et rassemblèrent une grande partie de leur flotte à Tarente.

Les navires britanniques atteignirent Malte dans la journée du 10 novembre mais lors de l'appareillage le lendemain, l'Illustrious était le seul porte-avions, l'Eagle étant immobilisé par une avarie de moteurs. La dernière reconnaissance menée dans la soirée du 11 novembre permis aux britanniques de constater que «tous les oiseaux étaient dans le nid» qu'il s'agisse des cuirassés Andrea Doria Caio Duilio, Conte di Cavour, Giulio Cesare, Littorio et Vittorio Veneto; des croiseurs lourds Bolzano, Fiume, Gorizia, Pola, Trento, Trieste et Zara; les croiseurs légers Luigi Savoia et Giuseppe Garibaldi et Duca degli Abruzzi ainsi que plusieurs destroyers.

A 20h30, ce 11 novembre, les douze avions de la première vague décollèrent de l'Illustrious. Ils arrivèrent sur l'objectif quelques minutes avant 23h00 après 130 miles de vol et furent accueillis par un puissant tir de barrage.


Le Conte di Cavour bien mal en point

A 23h02, la première fusée éclairante fût lancée à 1370m et les avions torpilleurs descendirent au ras de flot pour échapper aux ballons statiques. Un premier avion qui faillit être abattu largua sa torpille sur le Conte di Cavour, lui déchira le flanc gauche. Deux autres torpilles lancées contre l'Andrea Doria ne touchèrent pas le cuirassé mais quatre autres avions endommagèrent les destroyers Libeccio et Pessagno ainsi que les dépôts de carburant. A 23h15, deux avions torpilleurs attaquèrent en même temps le Littorio, le touchant à bâbord et à tribord pendant que le dernier Swordfish échouait à attaquer le Vittorio Veneto.


Le Conte di Cavour mal en point (bis)

A 23h20, les avions de la première vague se retirèrent mais à 23h30 arrivèrent les neuf de la seconde vague. Malgré la DCA italienne, un premier Swordfish lança une torpille sur le Caio Duilio le touchant à Tribord pendant que deux avions-torpilleurs touchaient le Littorio. Son sister-ship, le Vittorio Veneto eut plus de chance tout comme le Gorizia qui descendit l'avion torpilleur l'attaquant.

Les derniers avions se retirèrent à 0h30 le 12 novembre. Le bilan était éloquent : le Conte di Cavour, le Caio Duilio et le Littorio, le croiseur Trento, les destroyers Libeccio et Pesango ainsi que deux bâtiments auxiliaires étaient gravement endommagés, bouleversant l'équilibre des forces en Méditerranée pour le prix de seulement deux appareils.
Pour éviter qu'une telle attaque ne se reproduise, la Regia Marine se replia à Naples.


Le Conte di Cavour mal en point

Crépuscule

Le Conte di Cavour est enfin relevé au début de 1941 et transféré à Trieste en décembre 1941 pour remise en état mais celle-ci n'était pas achevé au moment de la capitulation italienne et le 10 septembre 1943, le navire est saisi par les allemands qui s'en désintéresse totalement. Les travaux sont stoppés et le navire laissé à l'abandon.


Le Conte di Cavour en travaux. On note l'absence des canons de 320mm

Le 20 février 1945, le cuirassé est touché par une bombe alliée. En temps normal, les dégâts seraient insignifiants mais sur un navire ancien, en travaux, portes étanches ouvertes et sans équipe de lutte contre les avaries, le navire embarque beaucoup d'eau et chavire dans le port de Trieste.

Le Conte di Cavour est rayé des registres de la marine italienne le 27 février 1947 et les travaux de démolition commencèrent dans des conditions difficiles le 8 décembre 1950 pour s'achever le 29 mars 1952.


Démolition du Conte di Cavour

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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Dim 03 Jan 2010, 21:52

Match nul certes mais alors que les côtes de Calabre sont en vue Campioni se replie...
Aucune coordination entre Marine et aviation
Des amiraux timorés face à un Andrew Cunningham qui se révèlera un des meilleurs amiraux alliés de la WWII

Bref dès Punta Stilo le décor est planté et les italiens n'auront que très rarement l'initiative et seront toujours dominés par la RN en combat naval de jour (je ne parle même pas de la nuit).

Certains à Londres critiquèrent même Cunningham pour sa soit disant absence d'esprit combatif dans cette affaire, lui reprochant de ne pas avoir coursé les italiens jusqu'à Tarente...
Face à des hommes de cette trempe les amiraux italiens firent vraiment bien pâle figure à l'image de la Regia Marina. Les seuls succès italiens furent le fait d'individualités ou de petit groupes (nageurs de combat de Borghèse les aviateurs des aero siluranti la bande d'Helmut Seidl) qui s'étaient affranchis de l'ambiance générale régnant en haut lieu: la trouille de perdre.

Et encore à Punta Stilo on est à 4 mois de Tarente on imagine après ...
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LE BRETON
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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Dim 03 Jan 2010, 21:58

Comme point fort on va rajouter la lutte ASM, les italiens furent la meilleure marine de l'AXE dans ce domaine.

Et les forces légères italiennes (DD et torpilleur) firent des miracles dans la protection des convois..

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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Dim 03 Jan 2010, 22:04

Le Giulio Cesare

Le Giulio Cesare dans sa configuration originelle

Présentation et jeunes années

-Le Giulio Cesare est mis sur cale aux chantiers Ansaldo de Gênes le 24 juin 1910, lancé le 10 octobre 1911 et admis au service actif le 14 mai 1914.


Buste de Jules Cesar découvert dans le Rhône à Arles en 2007

Il rend naturellement hommage au général et homme politique romain, Caïus Iulius Caesar (100-44 avant notre ère). Issu d'une riche famille patricienne, les Iulii qui prétendait descendre de Venus et d'Enée, il embrassa la cause des populares. Dans une République déliquescence, il utilisa son talent oratoire et de propagandiste allié à un sens politique certain pour s'imposer face à ses rivaux Crasus et Pompée. Après avoir réalisé la conquête de la Gaule (58-50 avant notre ère), il lutta les armes à la main contre Pompée et devint le seul maitre de Rome en 45 avant notre ère. Soupçonné de vouloir devenir roi, il fût assassiné aux Ides de Mars 44 par une conjuration menée par Brutus, son fils adoptif et Cassius. Contrairement à ce qu'avait cru ses assassins, sa mort provoqua un retour de la guerre civile cette fois entre son neveu et fils adoptif Octave et son plus fidèle lieutenant Marc-Antoine et qui aboutit au triomphe du premier qui établit en 27 a.C, un régime original, le Principat connu par les Modernes sous le nom d'Empire.

Comme les autres cuirassés italiens, le Giulio Cesare passa une guerre à surveiller les mouvements de la marine de guerre austro-hongroise dans l'espoir d'une sortie de cette dernière et d'une véritable bataille en haute mer.

Il passa les années 1918/1919 au large des côtes ottomanes, les puissances occidentales espérant profiter de la défaite d'Istanbul pour se partager les meilleurs morceaux, l'Italie étant particulièrement intéressée par la région de Smyrne mais le réveil turc avec sa tête Mustapha Kemal poussa les italiens à abandonner leurs ambitions.

Le 27 août 1923 à Giannina, le chef de la mission militaire italienne participant à la conférence des ambassadeurs chargée de régler le conflit de frontière gréco-albanais, le général Tellini fût assassiné et en représaille, le président du conseil Benito Mussolini envoya une division navale composée des cuirassés Conte di Cavour, Giulio Cesare, Andrea Doria et Caio Duilio qui débarqua et occupa une partie de l'île après un bombardement le 29 août. Le gouvernement plia, accepta que les navires italiens rendent hommage au général Tellini et sur quoi les italiens évacuèrent l'île. Le Giulio Cesare était de retour à Tarente le 30 septembre 1923.


Le Giulio Cesare en 1914

En 1925, le Giulio Cesare reçut une plate-forme sur la tourelle centrale pour le lancement d'un avion mais bien vite, la plate-forme fût remplacé par une catapulte installée sur la tourelle pour un Macchi M.18.

Le 12 mai 1928, le Giulio Cesare est désarmé et sert de navire-école pour les artilleurs de la Regia Marina, rôle qu'il remplit jusqu'en 1933 quand il est décidé de le reconstruire à l'instar du Conte di Cavour.

Reconstruction (1933-1937)


Les travaux du Giulio Cesare durèrent d'octobre 1933 à octobre 1937 aux chantiers Cantieri del Tirreno sis à Gênes. La coque fût allongée de 10m, les superstructures totalement reconstruites, la protection passive modernisée avec le système Pugliese de protection anti-sous marine, le renforcement du blindage, les turbines d'origine remplacées par des turbines trois fois plus puissantes, de nouvelles chaudières installées ce qui nécessita le débarquement de la tourelle centrale de 305mm pour les installer. La modification la plus importante concerna naturellement l'armement avec le passage de 13 canons de 305mm à 10 canons de 320mm en deux tourelles triples et deux doubles, le remplacement des canons de 120mm en casemates par des canons de 120mm en tourelles, l'installation d'une puissante DCA (canons de 100, de 37 et de 20mm). Deux catapultes furent installées à la poupe mais débarquées après les essais.

Remis officiellement en service le 3 octobre 1937, il quitta l'arsenal de La Spezia où furent achevés les travaux de reconstruction pour gagner son port d'attache, Tarente.

En mai 1938, il participa à la revue navale de Naples donnée en l'honneur de la visite d'Adolf Hitler en Italie avant de participer l'année suivante en avril 1939 à l'occupation de l'Albanie en compagnie de son sister-ship, le Conte di Cavour.


Le Giulio Cesare à la mer

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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Dim 03 Jan 2010, 22:14

Le Giulio Cesare en guerre (1940-1945)


Le Giulio Cesare ne tarda pas à se mettre en évidence puisque le 9 juillet 1940, il participa à la bataille de Punta Stilo dite aussi bataille de Calabre contre la marine britannique. Au cours de cette bataille, le Giulio Cesare fût touché par un obus de 15 pouces du Warspite à une distance de 26400m ce qui constitue un record pour un tir sur cible mobile.

Une salve endommagea également deux destroyers britanniques, les HMS Hereward et Decoy étant légèrement endommagé par une salve du Giulio Cesare qui rata le Warspite mais dont des shrapnels rayèrent le blindage. La question de savoir si le Giulio Cesare à effectivement touché le Warspite fait toujours débat à l'heure actuelle, les officiers du contrôle de tir italien jurant à voir vu une fumée bleue s'échapper des superstructures du cuirassé anglais, preuve d'un coup au but d'où le nom de Blue Smoke Controversy donnée à cette histoire.

Après les réparations nécessaires, le Giulio Cesare participa à la tentative italienne pour contrer l'opération Hats, un convoi de ravitaillement entre Alexandrie et Malte. S'en suivit une série complexe d'opérations entre le 30 août et le 5 septembre 1940 qui se terminèrent sans perte côté italien mais la Regia Marina fût incapable d'empêcher l'arriver du ravitaillement britannique à Malte.

Sortant idemne de l'opération Judgment (raid aérien sur Tarente 11-12 novembre 1940), le Giulio Cesare fût transféré à Naples en compagnie des autres cuirassés italiens indemne, le vénérable Andrea Doria et le très moderne Vittorio Venetto, escortés par deux flottilles de destroyers. Outre le fait de mieux les protéger d'un éventuel raid aérien britannique, les navires avec leur puissante DCA pouvaient participer à la défense antiaérienne de la ville.

Il participa ensuite le 27 novembre 1940 à la bataille du Cap Teulada (aussi connue sous le nom de bataille du Cap Spartivento). Cette bataille fait suite à l'attaque britannique sur Tarente. La Regia Marina ayant compris que le statut de fleet in being (flotte maintenue dans ses ports comme menace à la manière de la Hochseeflot allemande de la première guerre mondiale) causait plus de problèmes qu'il n'apportait de solutions se décida à agir.

Une force de surface organisée autour du Vittorio Veneto et du Giulo Cesare intercepta le convoi britannique chargé de livrer des avions à Malte (opération Blanche) La bataille indécise n'apporta ni vrai inconvénient aux britanniques ni réel avantage aux italiens bien que ces derniers eussent réussis à empêcher le ravitaillement de Malte en avions.

Le 8 janvier 1941 en diversion de l'opération Excess (nouveau convoi de ravitaillement à destination de Malte), Naples fût bombardé par des avions de la RAF basés à Malte. Trois bombes tombèrent à proximité, tuant par éclats et souffle cinq marins mais n'endommagèrent que légèrement le cuirassé. Cela fût suffisant pour passer les italiens à envoyer dans le nord le Vittorio Veneto et le Giulio Cesare pour réparations, respectivement à La Spezia et à Gênes avant de les concentrer dans la base navale de La Spezia hors de portée des bombardiers anglais.

Le 8 février 1941, le Giulio Cesare appareilla de La Spezia en compagnie du Andrea Doria et du Vittorio Veneto plus deux flottilles de destroyers pour contrer la force H qui venait d'appareiller pour un raid apparemment dirigé contre la Sardaigne qui était couverte par le croiseur lourd Trento et des destroyers. En réalité, les anglais avaient pour objectif de bombarder Gênes, grande ville portuaire et industrielle ce qui fût fait sans résistance italienne le 9 février et qui torpilla la rencontre entre Mussolini et Franco le 12 février 1941, Mussolini comme Hitler quatre mois plus tôt à Hendaye échouant à convaincre le dictateur franquiste à entrer en guerre. Les navires italiens rentrèrent donc à Naples le 11 février avant de regagner La Spezia.

La marine italienne perdait chaque jour l'initiative des opérations et la dernière grande opération à laquelle participa le Giulio Cesare fût la première bataille du golfe de Syrte (17 décembre 1941) quand 3 croiseurs légers et 8 destroyers anglais tentèrent d'attaquer un convoi mais en dépit de leur supériorité, les italiens traumatisés par le combat nocturne de Matapan préfèrent préserver l'essentiel à savoir la couverture du convoi qui arriva à bon port à Tripoli ravitaillant les forces de l'Axe bousculée par l'opération Crusader. Il couvrit également du 3 au 6 janvier 1942, le convoi M.43 à destination de Tripoli.

Avec la montée en puissance des alliés en Méditeranée et le manque de carburant, le Giulio Cesare fût bientôt paralysé à Tarente et y était toujours le jour de l'armistice entre l'Italie et les alliés le 8 septembre 1943.

Au pays des soviets

Le Novorossirsk à l'ancre à Sebastopol en 1950

Comme le reste de la marine italienne, le Giulio Cesare gagna Malte où il fût interné jusqu'à la fin de la guerre en attendant que les alliés statuent sur son sort final. Désarmé le 15 décembre 1948, il fût transféré à la marine soviétique le 3 février dans le port de Valona (Albanie). Il est remis en service le 6 février 1949 sous le nom de Novorossiysk, une ville russe de la mer noire. Ce choix était un choix par défaut, les russes ayant souhaité le transfert du Vittorio Veneto mais le véto britannique empêcha ce transfert.

Le vendredi 29 octobre 1955, le Novorossiysk est mouillé en baie de Sebastopol. Une violente explosion survient à 1.30 du matin. Estimée à 1200kg de TNT, elle toucha le navire à 22m de la proue, provoqua de très sérieux dégâts. Le navire s'inclina, chavirant à 4h15 puis coulant 18 heures plus tard provoquant la mort de 608 marins du cuirassé et des autres bâtiments venus lui porter assistance.

L'explosion resta un secret d'état jusqu'en 1988, guerre froide oblige. Encore aujourd'hui, les circonstances de l'explosion restent mystérieuses. On à parlé d'une mine magnétique allemande oubliée à proximité du mouillage bien que le Novorossiysk était un connaisseur de ce mouillage.

On à également parlé d'un sabotage mené par Joukov en liaison avec le KGB pour évincer Kuznestov de la direction de la marine (ce qui arriva), la charge explosive aurait provoqué la détonation par sympathie d'une mine allemande oubliée à proximité. Cette hypothèse est d'autant plus crédible que le jour même de l'explosion, une mine magnétique avait été découverte à la bouée du croiseur Kertch, l'ancien croiseur italien Duc d'Aoste, mine censée explosée le 7 novembre 1955.

D'autres hypothèses ont également circulé mais relevant de la théorie du complot comme un sabotage réalisé par les alliés avant le transfert, une action d'anciens de la Decima-MAS ou encore une autre provocation des soviétiques pour obtenir le prétexte de prendre le contrôle des détroits du Bosphore et des Dardanelles.

Le 9 février 1956, le Conseil des ministres décida de renflouer l'épave qui gênait considérablement les manoeuvres dans la baie. Une équipe aux ordres du spécialistes, l'amiral Tchiker, commença son travail en mars 1956 et le 4 mai suivant, le cuirassé était remonté à la surface après débarquement des munitions et du mazout. Trois semaines plus tard, il était remorqué en baie de Kasatcha à l'ouest de l'entrée de la baie de Sebastopol où il fût démoli.

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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Dim 03 Jan 2010, 22:20

Le Leonardo da Vinci

Présentation

Le Leonardo da Vinci : une carrière éclair

-Le Leonardo da Vinci est mis sur cale aux chantiers navals Odero de Gênes le 18 juillet 1910 lancé le 14 octobre 1911 et admis au service actif le 17 mai 1914.



Il porte le nom de Leonardo da Vinci (Vinci près de Florence 1452-Amboise 1519), humaniste et génie de la renaissance, excellant aussi bien dans la peinture, la sculpture, l'architecture et les sciences. Se considérant comme «homme universel», il se mit à partir de 1482 au service des princes notament Ludovic le More, duc de Milan (1482-1498) ou César Borgia à Florence jusqu'en 1506. Installé à Rome à partir de 1513, Léonard, se heurtant à la toute puissance de Raphaël et accepta l'invitation de François 1er mais mouru deux ans plus tard, laissant de nombreuses esquisses de projets qui ouvrit la voie à une démarche scientifique.

Basé d'abord à La Spezia, il fût basé à l'entrée en guerre le 24 mars 1915 dans le port de Tarente mais ne connu qu'une carrière fort brève.

Explosion, sauvetage et démolition

Le Leonardo da Vinci chaviré dans le port de Tarente

Dans la nuit du 2 août 1916, une violente explosion secoua le port de Tarente. Les projecteurs balayèrent le port craignant une attaque ennemie mais dans les faisceaux des projecteurs on ne vit qu'une chose, le cuirassé Leonardo da Vinci secoué par une série d'explosions, dévoré par les flammes et la fumée. C'est la soute à munitions de 305mm avant qui avait explosé provoquant le chavirage du navire qui provoqua la mort de 249 marins italiens. Une attaque extérieure fût rapidement exclue, les italiens privilégièrent un sabotage d'agents autrichiens. Deux personnes furent arrêtés et condamnés, l'un à la peine de mort (commuée en prison à vie) et l'autre à la prison à vie.

La question du relevage de l'épave se posa immédiatement tant pour des raisons économiques (l'Italie n'avait guère les moyens de se priver du plus récent de ses cuirassés) que des raisons de prestige national. A l'époque, leur expérience était encore limitée et les experts venus de Grande Bretagne et des Etats Unis déclarèrent que le sauvetage du Leonardo da Vinci était tout simplement impossible.

Il était cependant nécessaire de faire quelque chose, on pouvait pas laisser un navire au milieu du port surtout avec des munitions à bord à la merci d'une collision. Les italiens ignorant les conclusions des experts anglo-saxons étaient décidés à relever le navire. Les projets se succédèrent tous brillant sur le papier mais impossible à réaliser.


Et le navire se leva.........

C'est le général Ferrati qui eut l'idée d'utiliser de l'air comprimée pour «soulever le navire» et faciliter sa récupération et ses réparations. Il fallait faire vite car le fond de la rade de Tarente était très mou et le navire s'enfonça peu à peu dans la vase. Ferrati et son adjoint, le major Gianelli construisirent une maquette extrêmement détaillée pour tester leurs hypothèses. Les travaux commencèrent enfin au printemps 1917.

Dans des conditions de travail très difficiles avec une visibilité proche de zéro, les plongeurs récupérèrent les munitions à savoir les 1000 obus de 305mm et les 3000 obus de 120mm, des torpilles et les gargousses emprisonnés dans les flancs du cuirassé. Maculés d'eau et de pétrole, les obus purent ainsi être préservés et reprendre du service.

Un cable électrique sous marin fût tendu pour éclairer l'épave et faciliter les travaux. Les plongeurs purent également colmatés les brèches et les diverses ouvertures sans pour autant être plongés dans un noir absolu. Ce travail n'érait bien sur pas sans danger et un plongeur fût tué. Une fois la coque entièrement étanche, l'air comprimée fût injectée chassant l'eau et faisant remonter le navire comme un bouchon. La coque effleurant bientôt à la surface et les ouvriers purent ouvrirent des accès aux soutes à charbon pour alléger encore le navire.

Le plus dur restait à faire notament relever le navire. Pour faciliter cette opétation, une partie des cheminées et des superstructures furent découpées. Le reste fût soigneusement scellés pour éviter les accidents lors de la délicate opération de relevage.


Le Leonardo da Vinci relevé

Le Major Gianelli désormais responsable des opérations utilisa 8 pontons capable chacun de lever 350 tonnes et les opérations de levage eurent lieu le 17 septembre 1919 près de trois ans après l'explosion et la coque fût transferé la quile en haut dans un bassin où elle fût soigneusement harnachée pendant que l'eau restant était évacuée. Les italiens cherchèrent ensuite à redresser la coque ce qui fût fait en janvier 1921.

Les ouvriers italiens pouvaient être fiers de leur travail et étaient sans doute persuadés que le Leoanrdo Da Vinci allaient être réparés et remis en service sous le pavillon tricolore de la Regia Marina. Malheureusement, l'Italie frappée à cette époque par la crise économique ne pouvait se permettre un tel luxe et en mars 1923, le Leonardo da Vinci fût désarmé, vendu à la démolition et démantelé. Tout n'était cependant pas perdu car les techniques utilisées par les italiens allaient faire école pour relever les épaves de la Hochseeflot dans la rade de Scapa Flow et que les italiens allaient devenir les maitres en matière d'opérations de renflouage de navires.


Le Leonardo da Vinci sans dessus dessous

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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Dim 03 Jan 2010, 22:34

Caractéristiques Techniques


A la construction

Déplacement :

(Conte di Cavour) standard 22992 tonnes pleine charge 24500 tonnes
(Giulio Cesare) standard 23193 tonnes pleine charge 24801 tonnes
(Leonardo da Vinci) standard 23087 tonnes pleine charge 24677 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 176m (entre perpendiculaires) 168.9m largeur : 28m tirant d'eau : 9.4m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages Parson alimentées par 20 chaudières Blenchyden (8 charbon et 12 mixtes). Le Giulio Cesare est équipé de 12 chaudières charbon et 12 chaudières pétrole Babcox & Wilcox. La puissance propulsive est de 31278ch pour le Conte di Cavour, 30700 pour le Giulio Cesare et 32300 pour le Leonardo da Vinci entrainant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale 22.2 noeuds pour le Conte di Cavour, 21.56 noeuds pour le Giulio Cesare et 21.6 noeuds pour le Leonardo da Vinci. Distance franchissable : 4800 miles nautiques à 10 noeuds 1000 miles nautiques à 22 noeuds.

Protection : ceinture blindée 254mm pont blindé 111mm tourelles 254mm casemates 127mm tour de commandement 279mm.

Armement :

Canon de 305mm de l'Andrea Doria

-13 canons de 305mm (12 pouces) modèle 1909 répartis en trois tourelles triples (tourelle avant, tourelle centrale et tourelle arrière) et deux tourelles doubles (une tourelle à l'avant et une tourelle à l'arrière). Les canons du Conte di Cavour furent produits par Vickers Terni, ceux du Giulio Cesare en Grande Bretagne chez Armrstrong tandis que ceux du Leonardo da Vinci furent fondus à Pozzuoli près de Naples chez une branche italienne d'Armstrong. Ce canon de 46 calibres tire des obus de 452kg à une distance maximale de 24000m à raison de 2 coups par minute.

La tourelle double pèse 508 tonnes en ordre de combat et la tourelle triple pèse elle 681 tonnes. Elle permet aux pièces de 12 pouces de pointer en site de -5° à +20° et en azimut sur 150° (tourelle A et X) et sur 155° (tourelle B et Y) alors que la tourelle Q centrale peut pointer en azimut sur 360°.

Chaque canon dispose en théorie de 100 obus de 12 pouces soit un total de 1300 obus mais à l'usage, le nombre fût réduit à 70 soit un total de 910 obus de 305mm.

-18 canons de 120mm (4.7 pouces) modèle 1909 en 18 casemates simples latéraux.

-13 (14 canons pour le Leonardo da Vinci) canons de 76mm.

-3 tubes lance-torpilles de 450mm

Equipage : 1232 à 1235 officiers et marins

(Après reconstruction)

Déplacement : standard 28800 tonnes pleine charge 29100 tonnes

Dimensions : longueur : 186.4m largeur : 28m tirant d'eau : 10.4m

Propulsion : Deux groupes de turbines à engrenages Belluzzo alimentées par 8 chaudières à mazout Yarrow dévellopant une puissance totale de 93000ch et actionnant 2 hélices

Vitesse maximale : 27/28 noeuds distance franchissable : 3100 miles nautiques à 28 noeuds

Protection : ceinture 254mm pont blindé 135mm tourelles de l'artillerie principale 280mm tour de commandement 260mm

Armement :

-10 canons de 320mm modèle 1934 en deux tourelles triples (une tourelle avant et une tourelle arrière) et deux tourelles doubles (une tourelle avant et une arrière). Ce canon de 44 calibres qui n'est en fait que les 305mm d'origine allesés (réduction de l'épaisseur de la paroi du tube) tire des obus perforants de 525kg et des obus explosifs de 458kg à une distance maximale (perforants) de 28600m à l'élévation maximale (27°) à raison de 2 coups par minutes.

La tourelle double pèse 548 tonnes en ordre de combat et la tourelle triple 745 tonnes en ordre de combat et peut pointer en site de -5° à +27° à raison de 6° par seconde et sur 120° à droite et à gauche en azimut à raison de 5° par seconde. La dotation en munitions est de 100 obus par canon soit un total de 1000 obus.


Tourelle double de 120mm du Giulio Cesare

-12 canons de 120mm OTO Melara modèle 1933 en six tourelles doubles. Ce canon de 50 calibres tire des obus de explosifs de 23 kg à une distance maximale de 18200m (site +35°) à raison de 6 à 7 coups par minute.

La tourelle double pèse 34 tonnes en ordre de bataille et peut pointer en site de -10° à +42° et en azimut sur 150°. La dotation en munitions est inconnue.


Affût double de 100mm sur le croiseur lourd Bolzano

-8 canons de 100mm Oto Melara modèle 1928 en quatre affûts doubles. Ce canon de 47 calibres tire des obus de 26kg à une distance maximale en tir antisurface de 15240m et en tir antiaérien de 10000m à raison de 8 à 10 coups par minute.

L'affût double pèse 15 tonnes en ordre de combat et peut pointer en site de -5° à +85° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est inconnue.

-8 canons de 37mm Breda modèle 1932 en quatre affûts doubles. Ce canon de 54 calibres tire des obus explosifs de 1.63kg à une distance maximale efficace de 4000m (+45°) en tir surface et de 5000m en tir antiaérien (+80°) à raison de 60, 90 ou 120 coups par minute.

L'affût double modèle 1932 pèse 5 tonnes en ordre de combat, peut pointer en site de -10° à +80° et en azimut sur 120°. La dotation en munitions est d'environ 1500 obus par canon.

-12 canons de 20mm Breda modèle 1940 en six affûts doubles. Ce canon de 65 calibres tire un projectile de 320 grammes à une distance maximale effective de 2500m en tir antisurface (+45°) et de 2900m en tir antiaérien à raison de 120 coups par minute.

L'affût double modèle 1935 pèse 2330kg en ordre de combat et peut pointer en site de -10° à +100° et en azimut sur 120°. La dotation en munitions est de 1500 coups par canon.

Le Giulio Cesare reçut en 1942 deux affûts doubles supplémentaires en 1942. Sans l'armistice du 8 septembre 1942, il était prévu que le Conte di Cavour remplace ses canons de 100 et de 120mm par 12 canons de 135mm en six tourelles doubles et 12 canons de 65mm en affûts simples ainsi que l'embarquement de 20 mitrailleuses de 13.2mm.

Aviation : aucune

Equipage : 36 officiers, 1200 officiers mariniers et matelots.

Source

-Jean Moulin Les cuirassés de la seconde guerre mondiale en images

-Guy Le Moing Et l'océan fût leur tombe Naufrages et catastrophes maritimes du vingtième siècle

-Claude Huan La marine soviétique

-Ressources internet diverses

-Photo et PDF de l'ami Vautour

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : CUIRASSES CLASSE ANDREA DORIA


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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Lun 04 Jan 2010, 10:26

La refonte que les Italiens ont fait subir à leur vieux cuirassé est un record dans le genre !
Aucune des autres marines n'a été aussi loin dans ce domaine!
(pas même les ricains, lors de la remise en état, de leur cuirassés coulé à Pearl Harbour)
J'ai d'ailleur l'impréssion Claus, que cela a été, probablement l'un de tes modèles d'inspiration, pour les refontes des Courbet & Bretagne de ton "ALTERNATIVE FRENCH NAVY" ! Wink

Je suis toutefois, un peut septique sur la rentabilité d'une refonte aussi poussé scratch

A propos du Conte di Cavour, quand je regarde son destin, après l'attaque contre Tarente, je me dit que, finalement que si les conséquence matériel de cette attaque, ont été plus grave que celle contre Pearl Harbour, c'est uniquement par ce que les USA avaient infiniment plus de ressource industrielle pour remettre en état leur navire endommagé, que les Italiens!
Si l'Italie avait eu les ressources nécessaires, le Conte di Cavour serait redevenu opérationnel en moins d'un ans!
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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Lun 04 Jan 2010, 10:36

Effectivement je m'en suis inspiré mais uniquement pour les Bretagne, les Courbet ne jouent aucun rôle à part instruction ou batterie flottante dans AFN. La refonte des Kongo japonais est pas mal aussi, ils ont réussi à augmenter la vitesse de 27 à 31 noeuds tout en renforçant la protection.
Quand au débat sur l'utilité d'une telle refonte, bah ça c'est un débat éternel entre savoir si il fallait mieux construire un nouveau cuirassé dès 1933 d'autant que les italiens avaient le droit après la perte du Leonardo da Vinci.

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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Lun 04 Jan 2010, 10:41

Pearl Harbour força le destin de l'USN. Dès 1942 le containment des Japonais s'opère sur le binôme porte-avions/croiseurs articulation de navires rapides...

Finalement en étant obligé de réparer près des 2/3 de sa flotte de ligne dès le premier jour du conflit la Marine américaine a basculé très vite dans le Carrier Strike et sortira près de 15 ESSEX et 9 CVL en moins de 3 ans.

Pour ce qui est des Italiens Tarente fut malheureusement pour eux un enterrement de première classe.
D'ailleurs à ce sujet le cylindre Pugliese n'a pas semblé très efficace à cette occasion. A part une coupe sommaire dans un Connaissances de l'Histoire je n'ai rien d'autre à ce sujet
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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Lun 04 Jan 2010, 11:11

Oui certes mais je pense que c'est à nuancer. La présence des vieux cuirassés à Pearl Harbor était plus un avertissement qu'une réelle menace opérationnelle. Dès avant guerre, les américains avaient pu vérifier l'efficacité de porte-avions groupés notament lors de leurs Fleet Problem. De plus, lors de la constitution de leur flotte de ligne, ils avaient prévus des cuirassés lents pour le corps de bataille et des cuirassés rapides pour l'escorte des porte-avions.

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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Lun 04 Jan 2010, 11:43

Bien justement, les Fleet Problems n'apportèrent pas une réponse si tranchée que çà en ce sens que les partisans du Carrier Strike et ceux du Gun Club y trouvaient chacun pour ce qui le concerne des raisons de justifier leurs positions. 5voir notamment le IX)

L'évolution vers la suprématie du Pa dans l'USN débute vers la fin des années 20 avec l'entrée en service des deux géants Lexington et Saratoga (qui "sauva" l'USN car au départ Moffett était il faut bien admettre partisan de "petits" PA) et surtout la combinaison géniale de la Naval Trinity: les réflexions et le Gaming du NWC, les Fleet Problem et la mise en place du Bu Aer.
Mais il faudra des années de lutte à deux générations de marins aviateurs pour réussir à convaincre l'establishment.
L'effet de masse des "pulse" aériens ne sera vraiment atteint qu'en 1944.
Ils avaient raison depuis le départ encore fallait-il pouvoir le prouver à une hiérarchie militaire navale encoretenue par le Gun Club en 1940. Ce même Gun Club qui poussait à la roue les cuirassés rapides mais qui ne pu en faire construire que dix alors que les Iowa auraient du être 6 plus derrière les Montana.

Ce n'est qu'après Midway et une disposition de King alors CNO que les Task Group seront systématiquement commandés par les responsables des porte-avions quelles que soient les anciennetés des amiraux en présence.
Les amiraux "de l'ancien temps" vont perdre les PA en 1943.
Ce qui est amusant c'est que Midway fut remportée par un amiral qui n'était pas un aviateur mais qui s'adaptait vite (Spruance); alors que le commandant du Hornet ce jour là (Mitscher) qui devait devenir un des plus grand amiraux de PA (et qui était un des "jeunes loups" de Moffett dans les années 20/30) commit une série d'erreurs qui aboutirent au fait que le GAE du Hornet ne participa quasiment pas à la destruction des 4 PA japs, comme quoi.

Ce qui nous paraît aujourd'hui comme une évidence historique fut en fait une très longue marche semée d'erreurs et de contre-temps que réussirent les américains et les japs mais où échouèrent les anglais en raison notamment de leur absence de prise en compte des réflexions novatrices de leurs marins absorbés entre autre par la RAF.
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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Lun 04 Jan 2010, 12:21

pascal a écrit:
D'ailleurs à ce sujet le cylindre Pugliese n'a pas semblé très efficace à cette occasion. A part une coupe sommaire dans un Connaissances de l'Histoire je n'ai rien d'autre à ce sujet
Sur le cylindre Pugliese, j'avais lu il y quelque temps un article trés complet sur le sujet dans un numéro Navire & Histoire, mais malheureusement, je ne me rappel plus dans lequel!

Sinon au sujet de l'efficacité du système, un Italien inscrit sur le forum, en avait fait une défence très argumenté:
http://forummarine.forumactif.com/corbeille-f35/le-systeme-pugliese-t2525.htm
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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Lun 04 Jan 2010, 12:42

clausewitz a écrit:
Effectivement je m'en suis inspiré mais uniquement pour les Bretagne, les Courbet ne jouent aucun rôle à part instruction ou batterie flottante dans AFN. La refonte des Kongo japonais est pas mal aussi, ils ont réussi à augmenter la vitesse de 27 à 31 noeuds tout en renforçant la protection.
Et d'ailleur, quand les Britanniques virent ce que les Japonais avaient réussit à faire sur les Kongo !
Ils en eurent beaucoup d'amertumes, en songeant qu'ils put faire de même avec le cb Tiger, prématurément mis à la ferraille en 1933!

Quand aux Bretagne, je me demande à quelle gueule ils auraient eux, avec des superstructures inspiré des Dunkerques ?
Auraient été aussi élégants que ces navires Italien ?
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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Lun 04 Jan 2010, 14:39

J'avais lu (R. Dumas) que les modernisations des BRETAGNE furent très critiquées comme ayant mobilisé bcp de crédits pour peu de résultats.

Je me demande dans les faits pour les Cesare et les Doria si le fait de réaléser les tubes pour tirer du plus fort calibre (+75 kgs) avec des contraintes augmentées n'avait pas quelques conséquences en terme de tir soutenu ou de vieillissement...

J'ai lu le post de l'italien (accès par Google bravo Forum Marines!) c'est en effet très argumenté et assez troublant.

Pour ce qui est du Tiger peut-être que les anglais ont estimé que le coût d'une refonte n'en valait pas la chandelle. Les budgets étaient serrés et ils avaient déjà cinq croiseurs de bataille sur les bras (Glorious (2), Repulse (2) et Hood) ils ont conservé les plus grands et les plus récents.

Car quand on voit avec le recul les conditions dans lesquelles les quatre Kongo furent coulés (à l'exception du Haruna) on se dit que leur capacité à encaisser était somme toute peut-être pas à la hauteur des efforts fournis
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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Lun 04 Jan 2010, 16:22

pascal a écrit:
Car quand on voit avec le recul les conditions dans lesquelles les quatre Kongo furent coulés (à l'exception du Haruna) on se dit que leur capacité à encaisser était somme toute peut-être pas à la hauteur des efforts fournis

heuh !!!
- Le Hiei fut coulé quand même par au moins 4 torpilles + des bombes (attaqué par au moins 70 avions US) , après avoir été sévèrement endommager par de nombreux obus de 127 & 203
- Le Kirishima fut coulé par 9 obus de 406 et peut etre 40 obus de 127mm
- Et meme le Kongo, touché par 2 torpilles, chavira & explosa, mais l'état de la mer à ce moment la n'aida pas l'équipage à sauver le navire...

Ces navires résistèrent quand même à de puissants coups avant de sombrer !


Je pense que les anglais auraient été très content d'avoir le Tiger moderniser en 1939-1942...
(Si il aurait survécu, il aurait été moderniser vers 1933-1937 style facon WARSPITE je pense)
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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Lun 04 Jan 2010, 16:54

Au moment où il est coulé le Hiei est déjà gravement endommagé ses superstructures sont la proie des flammes de bout en et il a perdu l'usage de son gouvernail.
C'est essentiellement dû aux tirs (plusieurs dizaines d'obus) de 127 de deux ou trois destroyers US. La perte du gouvernail est due à un seul obus de 8 pouces du San Francisco. Il faut dire que cette bataille dite "1 ère bataille de Guadalcanal" resta un des plus fameux combat du Pacifique par le fait que les uns et les autres se sont tiré dessus dans le nord quasiment à bout touchant.

Résultat vers 0200 les Hiei se traîne littéralement vers le nord totalement HdC et en flammes il est déjà mort à ce moment là et il sera coulé en fin de journée au nord de Savo alors qu'il tourne en rond à cinq noeuds.
Tout çà pour de l'artillerie de moyen calibre...

Il a succombé à une avalanche aérienne mais était condamné déjà depuis des heures.

Le Kirishima lui aussi transformé en brasier par 9 obus de 406 et 40 de 127 mm. Quand on voit ce que pouvaient encaisser les "vrai cuirs" Warspite au Jutland, Bismarck et Prince of Wales en mai 1941, Sodak lors du combat contre le Kirishima
C'est ce que j'ai appelé un capacité à encaisser pas à la hauteur...

Kongo deux à trois torpilles et hop au fond là encore c'est assez peu.

Je me répète Mike mais n'y voit pas de fixation, ces trois exemples montrent, selon moi l'erreur que furent ces transformations....

Mais bon il faudrait analyser les termes du Traîté de 1922 et les conditions économiques et techniques prévalant à l'époque pour juger totalement et après coup de la pertinence de ces efforts.
Modifier l'existant permettait d'avoir des coques et de sauver du tonnage alors que le traîté de Washington n'autorisait les construction neuves qu'au compte goutte (remplacements)....

Pour le Tiger il eut fallu revoir toute la conception et notamment la répartition du blindage. Avec 214 mètre soit presque 30 de plus que le Warspite il était beaucoup plus délicat de le modifier. En plus n'ayant pas adopté le "tout ou rien" sur ce navire certaines zones étaient vraiment insuffisament blindées confèe ce qui arriva au Hood en 1941...

Je pense que le Tiger fut rayé car les anglais étaient coincés par le tonnage max de cuirassés permis par les traîtés et qu'à choisir ils ont modifié les plus récents de leurs CdB en conservant leurs "vrais cuirassés" moins rapides certes mais somme toute légèrement plus récents que l'élégant Tiger
(c'est pour moi le plus beau)
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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Lun 04 Jan 2010, 18:15

Quelques détails Pascal qui atténuent fortement ton jugement sur la capacité d'encaissement de ces navires........

Ces navires, même s'ils n'étaient pas capables d'encaisser 25 obus de 350mm, furent quand même capables d'encaisser de lourds dommage.

- Le KONGO encaissa
- Le HIEI subit d'importants coups,

Ce vieux navire, vieux de 25 ans a ce moment la, résiste quand meme pas mal... non ?

Rien à redire que le kirishima, touché par 9 obus de 406 (quand je vois les dégâts d'1 SEUL 406 sur le Jean Bart à casablanca.. ...)

certains cuirassés anglais résistèrent moins biens

Bref, mon avis perso c'est que

Mais encore plus fort que les capacités à encaisser les coups, c'est leurs


Dernière édition par colombamike le Mer 06 Jan 2010, 14:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Lun 04 Jan 2010, 19:09

colombamike a écrit:
Rien à redire que le kirishima, touché par 9 obus de 406 (quand je vois les dégâts d'1 SEUL 406 sur le Jean Bart à casablanca.. ...)

certains cuirassés anglais résistèrent moins biens
Hum! hum! Rolling Eyes

A l'époque! le Jean Bart était dans un tel état d'inachèvement, qu'il avait à peine les capacités de combat d'un monitor !!
Quand à sont blindage, mis à par le pont blindé arrière de 150 mm qui ne s'est pas montré à la hauteur (à cette distance, les tirs étaient trop plongeant pour lui), il à plutôt bien résister aux obus de 4O6 mm !
Quand aux bombes des Dauntles, si elle ont ravager le pont supérieur, elle n'ont par contre absolument pas percé le pont blindé !


Dernière édition par vautour le Lun 04 Jan 2010, 19:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Lun 04 Jan 2010, 19:12

D'accord avec Vautour, le Jean Bart était inachevé sans véritable DCA, une seule tourelle de 380mm et probablement pas de système de sécurité totalement au point. Le pire c'est que l'obus de 406mm à touché une soute à munitions de 152mm vide (heureusement). Dans un duel à la loyale, je suis persuadé que le Jean Bart aurait fait aussi bien voir mieux que le Kirishima.

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MessageSujet: a   Lun 04 Jan 2010, 19:59

Je suis en train de lire un bouquin "Fleet Tactics" du naval press institute dans lequel le Captain Hughes relate que pour Yamamoto en 42/43 ce sont les PA qui protègent les cuirassés et non l'inverse ...
Etrange surtout quand on voit l'usage qu'en firent les américains. Mais bon c'est éclairant quant au rôle de chacun

@MIKE
Où as tu trouvé ces chiffres relatifs au Hiei ?

Moi je n'ai que deux impacts de 203 (mais bon je n' aipas été vérifier chez Morison)
C'est étonnant car le Frisco fut matraqué notamment par le Hiei et encaissa au moins un 356 mm quant au Portland ?

On en reparle
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MessageSujet: Re: ITALIE CUIRASSES CLASSE CONTE DI CAVOUR   Lun 04 Jan 2010, 20:02

vautour a écrit:
Hum! hum! Rolling Eyes
A l'époque! le Jean Bart était dans un tel état d'inachèvement, qu'il avait à peine les capacités de combat d'un monitor !! Quand à sont blindage, mis à par le pont blindé arrière de 150 mm qui ne s'est pas montré à la hauteur (à cette distance, les tirs étaient trop plongeant pour lui), il à plutôt bien résister aux obus de 4O6 mm ! Quand aux bombes des Dauntles, si elle ont ravager le pont supérieur, elle n'ont par contre absolument pas percé le pont blindé !

Jean bart, dégats avant d'un 406

dégats arrières

Les dégats sont "quand même considérables", et ce pour 2 coups (1 obus de 406 & 1 bombe de 500 kg).... ...mais bon la n'est pas le sujet...

Concernant les Kongo, de nombreux cuirassés ou grand croiseurs de batailles succombèrent à des impacts moins nombreux que ceux encaisser par les kongo
- Royal sovereign 3 torpilles
- Braham 3 torpille
- Répulse 4/6 torpilles + 1 bombe de 500kg
- Hood quelques obus de 381 & 203
- Prince of wales (navire moderne) 4/6 torpilles
- Roma 2 bombes guidés
- Bretagne 5/6 obus de 381...

Les bismarck, tirpitz, yamato, musashi résistèrent à + d'impact, étant + modernes.

Enfin bref, passons...
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