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 YOKOSUKA D4Y SUISEI / "JUDY"

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clausewitz
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MessageSujet: YOKOSUKA D4Y SUISEI / "JUDY"   Lun 21 Déc - 16:21

YOKOSUKA D4Y SUISEI («JUDY»)
(JAPON)


Un Yokosuka Judy à moteur en étoile en vol


Avant propos

De décembre 1941 à juin 1942, de Pearl Harbor à Midway, le Japon tout sur son passage, enchainant les victoires à un rythme qui ressemblait au «Blitzkrieg» allemand qui écrasa successivement la Pologne, la Norvège et le Danemark, les pays du Benelux, la France, la Yougoslavie et la Grèce avant de se casser les dents sur les immenses plaines russes.

Les japonais eurent cependant une mérite supplémentaire par rapport aux allemands. En effet les distance et l'insularité rendait les opérations particulièrement couteuses en terme de logistique et sans une puissante marine, elles n'auraient jamais pu être réalisées.

Tout en neutralisant les cuirassés américains à Pearl Harbor, les japonais furent capables de débarquer aux Phillipines, en Malaisie et d'attaquer Hong Kong, surprenant des forces alliées peu nombreuses et généralement équipés de navires, d'avions et d'armes anciennes face à des unités japonaises bien équipées et surentrainées.

L'une des forces de la marine impériale ou Nihon Teikoku Kaigun reposait sur ses porte-avions. En 1939, elle en possedait six qu'il s'agisse de conversions comme l'Akagi le Kaga et le Hosho qui comme le Langley américain n'était qu'un navire de seconde ligne ou des constructions neuves comme le Ryujo, le Soryu et le Hiryu.

Bien que le Japon ait demandé en 1934 l'interdiction des porte-avions (Tokyo craignait que les américains ne lancent des raids meurtriers avec des bombes incendiaires contre leurs villes essentiellement construites en bois), le Japon comprend rapidement l'interêt de l'aviation embarquée et se lance dans une politique volontariste probablement en partie aiguillonnée par l'interêt du rival américain pour les ponts plats.

A partir de 1927, la formation des officiers de marine inclut un enseignement sur l'aviation embarquée et pour devenir amiral, un officier doit avoir commandé un porte-avions, un transport d'hydravions ou posséder son brevet de pilote.

Le Japon envisage dès cette époque l'emploi opérationnel de ses porte-avions : éclairage de la flotte (bien que durant la guerre, il utilisait plus souvent les hydravions embarqués sur les croiseurs et les cuirassés), patrouilles de surveillance et surtout attaque à la torpille et à la bombe de la ligne de bataille ennemie pour la ralentir avant que les cuirassés ne termine le travail dans un classique affrontement au canon, une version à plus grande échelle de la pourtant imposante bataille du Jutland que les japonais pensent mener entre les Ryu-Kyu et les Phillipines.

Le bombardement en piqué est vu comme un moyen idéal pour neutraliser une cible aussi réduite et mouvante qu'un navire de guerre et dès son enfance, la marine japonaise met en oeuvre des bombardiers en piqué, d'abord avec un biplan comme le Aichi D1A2 puis avec son successeur monoplan, le Aichi D3A plus connus sous le nom de code attribué par les américains, le «Val».


Le bombardier en piqué biplan Aichi D1A2


Cet appareil qui semblait obsolète avec son train fixe se révéla redoutable, participant à la destruction de la flotte américaine à Pearl Harbor et au fameux raid de Nagumo et d'Ozawa dans l'Océan Indien, détruisant les croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire ainsi que le porte-avions légers Hermès. C'est à cette légende que le Yokosuka D4Y Suisei (Comète) eut la lourde charge de succéder.

Genèse du Yokosuka D4Y Suisei

A la fin des années trente, l'avion était un vigoureux adolescent et grandissant extrêmement vite à tel point qu'en dévellopant un avion, il fallait presque prévoir son successeur tant les technologies évoluaient vite faisant qu'un avion était quasiment périmé dès sa mise en service.


Le Aichi D3A1 et son pilote. Un excellent avion + un pilote entrainé = un duo mortel


Le Aichi D3A Val n'échappe pas à cette «malédiction» et bien qu'il n'entrera en service qu'en décembre 1939, la marine impériale japonaise prévoit son remplacement dès la fin de l'année 1938 en achetant le prototype du Heinkel He 118 (plus deux autres exemplaires) et demandant au bureau d'étude de l'Arsenal aérien de Yokosuka son adaptation en bombardier en piqué embarqué (programme 13-Shi) avec une vitesse maximale de 520 km/h, une autonomie de 1480km avec une bombe de 250kg et la capacité à opérer depuis de petits porte-avions.


Le Heinkel He 118. Concurrent malheureux du Junkers Ju 87 (le prototype se désintégra lors d'un premier essai de piqué mené par Ernst Udet), il allait renaitre au Japon.


Le résultar est un avion de taille assez réduite mais élégant, emportant son armement en soute comme son contemporain le Curtiss SB2C Helldiver. Le premier prototype est prêt en novembre 1940 et son premier vol à lieu en décembre 1940. Pour accélerer les essais, quatre autres prototypes sont construits en 1941 mais les essais se révèlent décevants notament dans la phase du piqué : vibrations, criques dans les ailerons.

La production en grande série est donc retardée ce qui n'empêche pas la sortie des premiers appareils de série au printemps 1942 avec non plus un moteur allemand mais un Aichi AE1A Atsuta 21 de 1200ch.


Dessin trois-vues d'un D4Y2

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MessageSujet: Re: YOKOSUKA D4Y SUISEI / "JUDY"   Lun 21 Déc - 16:33

Carrière opérationnelle

Quelques considérations préliminaires

Un D4Y1 au décollage

La marine japonaise en recevant cet appareil est bien embarassée, elle ne sait qu'en faire ! Finalement, sa vitesse élevée et son autonomie appréciable le sauve et ces appareils sont transformés en appareils de reconnaissance avec un appareil photo K-8 et désignés D4Y1-C. Deux de ces appareils sont d'ailleurs embarqués sur le Soryu à Midway et disparaissent avec le porte-avions lors de sa destruction par les Dauntless de l'US Navy.

A la fin du mois de mars 1943, seulement 24 appareils de ce type ont été produits mais c'est à ce moment que la version de bombardement en piqué est accepté par la marine japonaise après le renforcement des longerons et l'augmentation de la taille des freins de piqué.

Il est plus que temps car les unités de bombardement en piqué embarquées équipées de Aichi D3A2 souffrent le martyr face aux chasseurs américains. Les Val pouvaient encore faire vaguement illusion face au Wildcat mais face au Hellcat, à la DCA et au radar américain, ce n'était plus la même chanson.

A l'usage, les Suisei ne feront pas mieux. C'était du moins à la qualité de l'appareil qu'au manque d'entrainement des équipages et à la puissance des groupes aériens américains rodés par presque deux années d'opérations intensives. Surtout, les pilotes japonais regrettent amèrement l'absence de blindage et de réservoirs auto-obturants ce qui fait qu'au moindre coup, les Judy s'enflamment comme du petit bois.


Dessin trois vues d'un D4Y2

Deux versions seulement seront embarquées, le D4Y1 et le D4Y2 muni d'un moteur plus puissant et produits respectivement à 705 et 281 exemplaires; les D4Y3 et 4 équipés d'un moteur radial seront uniquement basés à terre et le D4Y5 enfin équipé d'un blindage ne dépassera pas le stade du prototype. Au final 2038 Suisei toutes versions confondues seront produits.


Le D4Y3 (ci-dessus) comme le D4Y4 ne furent jamais embarqués et utilisés exclusivement depuis la terre

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MessageSujet: Re: YOKOSUKA D4Y SUISEI / "JUDY"   Lun 21 Déc - 16:47

«The Great Mariannas Turkey 's Shot»

Avant d'aborder le chant du cygne de l'aéronavale japonaise, il me semble utile de rappeler la situation de la marine impériale japonaise au début de l'année 1944 du moins pour ce qui est des porte-avions.

La perte de six porte-avions en 1942 (Shoho en mer de Corail; Akagi, Kaga, Soryu et Hiryu à Midway et le Junyo à Guadalcanal) à été douloureusement ressentie, prouvant que la puissance navale sur mer reposait d'avantage sur les porte-avions et leurs groupes aériens bien entrainés que sur de monstrueux cuirassés.

Il fallut attendre Midway pour que le Japon admette cette réalité, abandonnant la construction du quatrième Yamato (et des Super-Yamato à canons de 510mm) et en décidant la transformation du troisième cuirassé de type Yamato baptisé Shinano en porte-avions géant.

La Nihon Kaigun n'avait cependant pas mis tous ses oeufs dans le même panier et avait prévu la construction d'un grand nombre de porte-avions. C'est ainsi que le 5ème programme naval dans sa version modifiée prévoit cinq Taiho modifiés et 15 navires de classe Unryu (le premier navire de la série était une version simplifiée du design du Hiryu). De ce projet grandiose, seuls deux de type Unryu seront livrés à la marine japonaise, trois autres lancés mais restés inachevés tandis que les Taiho modifiés ne sont même pas mis en chantier.

En attendant, les japonais font feu de tout bois pour compenser leur infériorité numérique. C'est ainsi qu'ils transforment les cuirassés Ise et Hyuga en navires hybrides et convertissent en porte-avions, les transports d'hydravions Chitose et Chiyoda mais ces derniers sont handicapés par l'absence de catapultes qui leur interdisent l'utilisation des avions les plus récénts comme le Nakajima B6N Jill ou le Yokosuka D4Y Suisei.


Le Nakajima B6N Tenzan ("Jill" pour les américains). Comme le Suisei, le Tenzan était trop gros et trop puissant pour les petits porte-avions japonais handicapés par un pont d'envol trop court, trop étroit et dépourvu d'une catapulte

Les groupes aériens japonais ne sont pas dans un meilleur état. Usés par les combats depuis 1941, saignés à blanc par la perte des pilotes et des rampants les plus expérimentés à Midway, ils ne parviennent pas à renouveler les effectifs, les centres d'entrainement ne formant que trop peu de pilotes et l'entrainement de ces derniers n'est pas à la hauteur de celui des pilotes américains.

A l'annonce des premiers débarquements américains dans les îles Mariannes, l'opération A-G0 est déclenchée. Cet archipel est stratégique pour le Japon car l'installation de B29 sur ces îles ferait peser une menace mortelle sur le Japon.

Le 15 juin 1944, la 1ère flotte mobile du vice-amiral Ozawa appareillent du mouillage des Guimaras (Philippines). Elle rassemble tous les porte-avions japonais avec la 1ère division composée du Taiho et des deux seuls vétérans de Pearl Harbor (Shokaku et Zuikaku), de la 2ème division (Junyo, Hiyo er Ryuho) et de la 3ème division composée des Chitose, Chiyoda et Zuiho.

Ces 9 porte-avions sont couverts par 5 cuirassés (Nagato, Kongo, Haruna, Yamato et Musashi), 11 croiseurs (Myoko, Haguro, Mogami, Atago, Chokaï, Takao, Maya, Kumano, Chikuma, Suzuya et Tone) et 27 destroyers.

Côté aviation embarquée, la situation est bien moins reluisante avec un total de 439 avions embarqués (150 A6M5, 84 A6M2, 68 B6N2, 18 B5N2, 38 D3A2 et 81 D4Y1) répartis entre les 601 kokutai (1ère division _80 A6M5, 11 A6M2, 44 B6N2, 70 D4Y1 et 9 D3A2) 652 kokutai (2ème division _53 A6M5, 27 A6M2, 15 B6N2, 11 D4Y1 et 29 D3A2) et 653 kokutai (17 A6M5, 46 A6M2, 9 B6N2 et 18 B5N2) soit à peine 50 appareils par porte-avions.

Ozawa en est conscient mais compte sur l'aviation basée à terre pour amoindrir la flotte américain et lui laisser le temps d'achever le travail mais il ignore que la TF58 à fait des ravages et que les rares attaques menées ont été peu efficaces.

A l'aube du 18 juin 1944, la flotte d'Ozawa se trouve à environ 500 miles à l'ouest de Saïpan et sur les coups de 8h00, une première mission de reconnaissance est lancée avec 14 B5N2 et deux E13A1 mais ils ne trouvent rien perdant les deux hydravions et un B5N2.

Vers 11h00, une nouvelle reconnaissance est lancée avec cette fois 8 D4Y1 Suisei de la 1ère division et 2 hydravions E13A1 mais trois appareils reviennent rapidement, victimes du mauvais temps et cinq autres sont de retour vers 18h00. Entre tempes, 5 autres Suisei sont lancés entre 11h30 et 11h40.

La TF 58 est localisée vers 14h00 mais trois Suisei sont abattus par la DCA et la chasse américaine alors que les deux flotes sont séparées d'environ 360 miles nautiques. Une force ennemie est plus tard localisée au nord ce qui se révélera faux mais provoquera une certaine confusion et une certaine hésitation chez les japonais.


Vue rapprochée d'un D4Y1

En début de soirée, les forces japonaises se scindent en trois groupes avec une force C (3ème division de porte-avions + cuirassés Yamato Musashi Kongo Haruna + croiseurs Atago Chokaï Takao Maya Kumano Chikuma Suzuya Tone + 7 destroyers ) qui se dirige vers l'est et tandis que les forces A ( 1ère division de porte-avions + croiseurs Myoko Haguro + 8 destroyers ) et B ( 2ème division de porte-avions + cuirassé Nagato + croiseurs Mogami + 7 destroyers )poursuivent en direction du sud avant de rejoindre la force C dans la nuit, les japonais se dirigeant vers l'est.


Un D4Y2 au sol

A 4h15 le 19 juin, la 1ère flotte mobile qui se trouve à 350 miles nautiques de la TF58 lance une mission de reconnaissance que l'on peut qualifier de massif avec 19 E3A1 (6 en reviendront) 12 B5N2 (4 en reviendront), 10 D4Y1 (8 sont rentrés) et 2 B6N2 (1 rentré) mais cela se fait au détriment des patrouilles ASM ce qui allait poser de sérieux problèmes.

Les chasseurs américains guidés par radar bénéficient d'une direction complexe mais qui se révèle efficace. Le lieutenant de vaisseau Joseph R. Eggert sur le Lexington, contrôle la chasse de toute la Task Force et sera le véritable vainqueur de la journée.

Les mouvements japonais ont été détectés par des sous marins. La TF58 abandonne le 17 le soutien direct aux troupes débarquées aux porte-avions d'escorte et se regroupe dans l'ouest de Guam. La flotte japonaise cherchant le contact lance des éclaireurs avant l'aube du 19 juin suivis par seize Kate et un hydravion. Sept de ces derniers appareils ne rentrent pas, interceptés par la première patrouille américaine, formée principalement de chasseurs du Langley.

A 6.30, une patrouille du Belleau Wood est envoyée au dessus de Guam pour identifier un contact radar et tombe à 7h20 sur un décollage massif d'avions japonais du terrain d'Orote. Des Hellcat abattent trois chasseurs Zero. Des renforts américains sont envoyés mais quand ils arrivent les appareils japonais ont été abattus ou se sont posés. Les appareils sont donc détournés sur d'autres avions japonais venant de Yat ou de Truk.

Ce premier contact est suivi par l'interception de quatre raids lancés cette fois par les porte-avions japonais. Le premier raid de 69 appareils est intercepté par les Hellcat et ne laisse passer que trois Zero armés de bombes qui attaquent le premier groupe américain aperçu (TG 58.7) : le South Dakota encaisse une bombe qui cause 27 tués et 32 blessés sans gros dégâts matériels. 22 avions japonais regagnent leurs porte-avions, les américains perdent quatre Hellcat avec trois pilotes tués.

Le second raid japonais de 119 appareils commence par perdre dix avions par la DCA japonaise puis est intercepté avant que les survivants n'atteignent les TG 58.7, 2 et 3. 22 avions japonais rentrent et les américains perdent quatre Hellcat et trois pilotes tués, les dégats étant limités (porte-avions Bunker Hill et Wasp et croiseur Indiana légèrement touchés).

Le troisième raid avec 49 appareils, après avoir intercepté, réussit à atteindre le TG 58.4 pour se faire disperser par la DCA. 42 avions japonais rentrent, sans perte américaine.

Le quatrième raid avec 82 appareils envoyé sur une position fausse se divise : 18 Zero rentrant sur leur porte-avions, 49 ralliant Guam et 15 Rota. Ce dernier groupe composé de 9 Yokosuka D4Y Suisei et 6 A6M Zero tombe sur le TG 58.2 surpris, le Wasp et le Bunker Hill sont ratés de peu et les dix survivants gagnent Rota.

Les 18 Zero rencontrent une patrouille américaine de deux Avenger et un Hellcat qui sont abattus. Les appareils qui arrivent à Guam sont interceptés par 41 Hellcat à l'aterrissage qui ne laissent que 19 survivants, trois pilotes de Hellcat son tués.

Le bilan de cette journée du 19 juin est resté dans l'histoire comme le «Mariannas Turkey Shot», les américains perdent 27 aviateurs, 31 marins, 108 blessés et 30 avions et les japonais 243 avions embarqués et une cinquantaine d'avions basés à terre. A cela s'ajoute les torpillages du Taiho et du Shokaku.

Les pertes japonaises sont effectivement effroyables. Le 653 Kokutai qui disposait de 90 avions au matin du 19 juin n'en possède plus que 43 ! le 601 Kokutai ne s'en sort pas mieux et sur les 109 appareils engagés, seuls reviennent sur les porte-avions que 16 A6M5, 11 D4Y1 et 4 B6N2 soit un total de 31 appareils ! Quand au 65 Kokutai, sur 135 appareils au matin du 19 juin, il n'en possède plus que 19 A6M5, 19 A6M2 et 8 B6N2 soit 46 appareils.

Le 20 juin 1944, le TG 58.4 limité en carburant reste en couverture de Guam et de Rota alors que le reste de la TF sous le commandement de l'amiral Mitscher poursuit les reste de la flotte japonaise vers l'ouest mais est handicapée par le vent qui l'oblige à mettre le cap à l'est pour chaque mouvement d'aviation.

Des recherches sont lancées et l'escadre japonaise n'est trouvée qu'à 15h40, par un Avenger de l'Enterprise à presque 600 km. Malgré la distance et l'heure tardive, onze porte-avions lancent 96 Hellcat, 54 Avenger,51 Helldiver et 26 Dauntless (deux unités en sont encore équipés, le VB 10 de l'Enterprise et le VB-16 du Lexington). Tous les appareils, même les Hellcat portent des bombes sauf vingt Avenger armés de torpilles.

L'opération à la limite du rayon d'action des avions est devenue pour l'histoire «The Mission Beyond Darkness» _La mission au delà du crépuscule_, l'attaque prévue à 240 miles, l'attaque de fait en réalité à 300 miles nautiques.

L'attaque commence au crépuscule et pour la contrer les japonais ont fait décoller 68 chasseurs depuis les porte-avions Junyo, Hiyo, Ryuho,Zuikaku, Chitose, Zuiho et Chiyoda. Les Avenger du Yorktown et du Belleau Wood armés de torpilles attaquent les porte-avions Zuikaku et Hiyo, ce dernier étant coulé. Le Zuikaku est touché par des bombes, le Chiyoda, le Haruna et le Maya encaisse chacun une bombe et duex pétroliers sont perdus et 65 avions japonais sont abattus.

Le retour des avions américains, de nuit, à bout de carburant, certains endommagés, est resté légendaire. 20 avions ont été perdus au cours de l'attaque et 80 pendant le retour, amerris, faute d'essence ou accidentés à l'appontage.

En depit des risques, l'amiral Mitscher donne l'ordre d'allumer les feux de sa flotte pour aider les aviatiques. Les porte-avions se signalent par un projecteur braqué verticalement, les appareils se posent sur le premier pont disponible avec parfois deux appontages simultanés : un Hellcat sur le brin 2 et un bombardier sur le brin 5.

Cette mission légendaire est une fin digne pour le Dauntless que tire ainsi sa révérence. Seuls quatre «Slowly buth Death» alors que son succeseur, le Helldiver surnomé «The beast» voit 43 des 51 appareils engagés perdus essentiellement par accident.

Spruance étant plus intéressé par les débarquements, il ne laisse pour la poursuite que les cuirassés du TG 58.7 et les porte-avions Wasp et Bunker Hill dans l'après midi mais ils ne trouvent rien et rentrent à Eniwetok après deux jours de chasse.

La bataille de la mer des Philippines marque la fin de l'aéronavale japonaise comme entité constituée puisque sur 439 appareils avant la bataille, il ne reste plus que 35 appareils dont 17 A6M5, 9 A6M2, 5 B6N2, 2 B5N2 et 2 D4Y1.


Un D4Y3 au sol

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MessageSujet: Re: YOKOSUKA D4Y SUISEI / "JUDY"   Lun 21 Déc - 17:00

Le chant du cygne : les Philippines (octobre 1944)


Si beaucoup de personnes considéré le Jutland comme la plus grande bataille navale de tous les temps, la bataille de Leyte peut aisement lui contester la place puisque pendant deux jours, les marines américaines et japonaises vont s'affronter sur une distance globale de prêt de 900 miles du nord au sud.

Les «pro-jutlandiens» avancent comme argument que Leyte n'est pas une bataille mais une suite d'engagements au nombre de six : l'attaque des sous marins américains Dace et Darter contre la flotte de Kurita dans la nuit du 22 au 23 octobre, l'amiral japonais prenant un bain forcé puisque le navire-amiral Atago est coulé et que le Takao est avarié est suivie par les attaques de l'aviation japonaise sur la TF38 le 24 octobre.

Le troisième engagement appelé «bataille de la mer de Sibuyan» voit le 24 octobre les porte-avions américains attaquer l'escadre de Kurita, bataille suivit par celle du Surigao dans la nuit du 24 au 25 octobre 1944, le dernier duel entre cuirassés de l'histoire.

La bataille de Leyte se termine le 25 octobre par la bataille de Samar qui voit les cuirassés et les croiseurs lourds japonais attaqué la 7ème flotte, les mastodontes japonais affrontant les porte-avions d'escorte, les destroyers et les destroyers d'escorte et devant leur survie tant à leur résistance qu'à la timidité de Kurita et la bataille du Cap Engano qui voit les porte-avions américains attaquer ceux d'Ozawa.

A l'origine de cette gigantesque bataille l'invasion des Phillipines par les américains le 17 octobre 1944 quand la 7ème armée. Les japonais ne pouvaient laisser les américains reconquerir un archipel d'où provenait l'essentiel de leurs matières premières.

Un plan baptisé «Sho-Go» est prévu. Ce plan est relativement simple (pour une fois chez les japonais). L'amiral Ozawa venant du Japon avec 4 porte-avions mais seulement 116 avions, deux cuirassés, trois croiseurs légers et dix destroyers doit attirer les porte-avions américains au nord pendant que le vice-amiral Kurita avec cinq cuirassés, dix croiseurs lourds, deux croiseurs légers et quinze destroyers doit se faufiler entre les îles de l'archipel phillipines, franchir le détroit de Surigao pour écraser les forces de débarquement américaines dans le golfe de Leyte.


Un D4Y2 restauré dans un musée

Une autre force venant du sud sous le commandement du vice-amiral Nishimura avec deux cuirassés, un croiseur lourd et quatre destroyers renforcée en mer par deux croiseurs lourds, un croiseur léger et sept destroyers venant du nord sous le commandement du vice-amiral Kiyohide Shima.

Les 4 porte-avions japonais déploient donc 116 appareils mais l'emploi de porte-avions légers empêchent l'emploi de Judy. Seul le Zuikaku embarque 7 D4Y2-C de reconnaissance en plus de ses 44 A6M5 (dont 16 avec bombe) et 14 B6N2 (les autres porte-avions embarquent 8 A6M5 de chasse, 4 A6M5 de chasse bombardement et 5 B6N2 [Zuiho], 8 A6M5 de chasse, 4 A6M5 de chasse bombardement et 6 B6N2 [Chitose] 8 A6M5 de chasse, 4 A6M5 de chasse bombardement et 4 B5N2 de commandement et de contrôle [Chiyoda])

La première force reperée est celle de l'amiral Nishimura entre la mer de Sulu et la mer de Mindanao qui est attaqué par des avions du TG 38.4 (Franklin Enterprise San Jacinto et Belleau Woods), les avions du Franklin coulant le destroyer Wakaba et participant à l'attaque du cuirassé Fuso qui encaisse une torpille qui provoque des dégâts limités.

C'est au tour de l'escadre de l'amiral Kurita de subir les attaques de la Fast Carrier Task Force. Les cinq cuirassés (Yamato, Musashi Nagato Kongo et Haruna) sept croiseurs lourds, deux croiseurs légers et quinze destroyers sont attaqués à cinq reprises alors qu'ils se trouvent à l'est de Mindoro.

La première vague (21 Hellcat 12 Helldiver et 12 Avenger) attaque à 10h26 et en dépit d'une puissante DCA, le Musashi encaisse une torpille et une bombe, le Myoko une torpille et d'autres bâtiments sont touchés.
La seconde attaque presque identique à la première à lieu à 12h45, le Musashi encaisse deux torpilles et deux bombes, ralentit fortement et doit être assisté par le croiseur lourd Tone.

Une heure plus tard à 13h30, 40 appareils dont au moins cinq Helldiver attaquent mais armés de projectiles destinés à attaquer des cibles légères, l'impact est limité ce qui n'est pas le cas de la troisième attaque qui voit l'engagement de 26 Hellcat, 21 Helldiver et 18 Avenger des porte-avions du TG 38.4, le Musashi encaisse alors au moins quatre torpilles et quatre bombes.

La vague suivante se présente à 15h20 avec 65 appareils des porte-avions Lexington Essex Intrepid Franklin Enterprise et Cabot qui visent particulièrement le Musashi qui encaisse dix torpilles et neuf bombes ce qui porte le nombre à 19 ou 20 torpilles et 17 bombes chavire et coule à 19h35 pendant que son sister-ship Yamato à encaissé une bombe et le Nagato deux bombes. Kurita fait provisoirement demi-tour sans que les américains le poursuive.


Dessin d'un D4Y2

Après la bataille du détroit de Surigao, la bataille de Leyte se poursuit quanf les cuirassés et les croiseurs de Kurita débouche dans l'est de Samar par le détroit de San Bernardino laisser sans surveillance par Halsey qui s'est lancé à la poursuite des porte-avions japonais. Cette décision à été et est toujours critiqué mais la décision de «Bill» Halsey est logique : il pense que Kurita à fait demi-tour direction le Japon.

Aussi quand les américains apprenent que Kurita à débouché en plein milieu de la TF77 composée uniquement de porte-avions d'escorte, de destroyers et de destroyers d'escorte c'est une amère surprise.
Les boys (destroyers) et les small boys (destroyers d'escorte) se défendent comme ils peuvent mais en dépit de leur courage, de leurs torpilles et des écrans de fumée dressés pour masquer les CVE, ils semblent devoir être anéantis mais par chance Kurita qui pense avoir détruit de grands porte-avions américains se replie à 9h10.

Il est ainsi attaqué vers 13h par des avions du TG 38.1 après un vol de 335 miles (19 Avenger, 33 Helldiver et 46 Hellcat) qui perdent dix des leurs pour une bombe qui touche le Tone. La deuxième vague (13 Avenger 20 Helldiver et 30 Hellcat) du Hornet et du Hancock attaquent vers 15h et ne fait pas mieux, perdant quatre appareils sans mettre de coup au but. Deux autres vagues américains attaquent Kurita mais sans résultats significatifs.

Kurita se replie définitivement dans la nuit après n'avoir détruit que le porte-avions d'escorte Gambier Bay, les destroyers Hoel Johnson et Samuel B. Roberts pour des pertes sensibles puisque les croiseurs Chikuma, Chokai et Suzuya sont coulés.

Le lendemain, Halsey fonce avec la TF38 (moins le TG 38.1 chargés d'appuyer la TF77 à Samar avec les forces de l'amiral Oldendorf) en direction des porte-avions d'Ozawa localisés à l'est du cap Engano au nord de Luzon.


Dessin d'un D4Y3

Après l'envoi de reconnaissances, une première vague est lancée par la TF38 un peu avant 6h du matin. Elle attaque à 8h40, détruisant 15 Zero et coule le porte-avions Chitose tandis que le croiseur léger Tama torpillé doit se replier sur Okinawa. La seconde attaque à 10h10 avarie les trois porte-avions restants. Vers 11h comprenant qu'il était tombé dans un piège, Halsey renvoie vers Samar le TG 38.2 (Intrepid, Independence Cabot) et la TF34 (six cuirassés sept croiseurs et des destroyers).

Cela n'empêche pas la TF38 de lancer trois autres raids contre l'amiral Ozawa. La troisième vague comprend 200 avions décollant du Lexington, de l'Essex, du Langley et du Franklin qui attaquent à 13h10 visant notament le cuirassé Hyuga, le croiseur léger Tama et un destroyer ainsi que les porte-avions Zuikaku (qui incendié finira par couler) et le Zuiho qui bien que toucher ne ralentit.

Une quatrième vague est lancée à 13h15 et l'attaque à lieu une heure et demi plus tard à 14h45 alors que le Zuikaku à coulé depuis une demi-heure (il était le dernier des six porte-avions à avoir attaqué Pearl Harbor). Le Zuiho est coulé à 15h26 mais l'Ise frôlé par quatre bombes est indemne.

La cinquième vague décolle à 16h10. Composée d'appareils de l'Essex, de l'Enterprise, du Lexington, du Franklin et du Langley, elle attaque peu après 17h mais sans résultat, l'Ise et le Hyuga bien manoeuvrés et disposant d'une DCA agressive ajouté une dose de chance et la fatigue des pilotes américains parvenant à rentrer au Japon.

Le Chiyoda dernier porte-avions encore à flot est achevé par les croiseurs etl es destroyers du contre-amiral DuBose. Le sacrifice du destroyer Hatsuzuki permet aux destroyers Wakatsuki et Kuwa de s'échapper. La force américaine se replie cependant car Ozawa avec l'Ise, le Hyuga, le croiseur léger Oyodo et le destroyer Shimotsuki se rapprochait pour porter assistance aux trois destroyers.

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MessageSujet: Re: YOKOSUKA D4Y SUISEI / "JUDY"   Lun 21 Déc - 17:15

Les derniers soubressauts


Les rares rescapés de la bataille de Leyte reçoivent l'ordre au début novembre de regagner le Japon pour reformer les unités embarquées. Le 15 novembre 1944, la Flotte Mobile est dissoute et les porte-avions sont regroupés en une seule division composée des Junyo, Ryuho, Unryu, Amagi et Katsuragi.

Cette 1ère division reste la seule unité de porte-avions, la 3ème division disparue à Leyte étant officiellement dissoute le même jour et avec elle, le 653 Kokutaï. Au final la 1ère division de porte-avions ne regroupe que l'Amagi et le Katsuragi. Cette 1ère division ne participera à aucun combat et est dissoute le 10 février 1945 marqua officiellement la fin de l'aéronavale japonaise.

En l'absence de porte-avions munis de catapultes ou d'un pont d'envol assez long, les Suisei furent employés depuis la terre qu'il s'agissent des D4Y-2 survivants ou des nouveaux D4Y-3 à moteur en étoile.

Comme tous les autres avions japonais, les Suisei participèrent aux opérations kamikazes, remportant certains succès comme le 25 octobre 1944 quand deux D4Y s'écrasèrent sur le pont d'envol du porte-avions d'escorte Kalinin Bay l'endommagèrent gravement.


Photos de la version adaptée aux attaques kamikazes avec les fusées JATO et ci-dessous un schéma d'attaque kamikaze


Un mois plus tard, le 25 novembre 1944, les porte-avions Essex, Hancock, Intrepid et Cabot furent attaqués par des kamikazes, des Zero et des Suisei et touchés avec des dommages divers. Une version adaptée aux attaques suicides, le D4Y4 fût dévellopée avec une bombe de 800kg scellée sous le fuselage et des fusées JATO pour augmenter la vitesse lors de piqué, vitesse qui annonçait celle des avions fusées Okha.

A partir de mars 1945, la TF58 approcha du Japon et commença à bombarder le sud du pays en liaison avec l'invasion d'Okinawa (opération Iceberg). Des D4Y furent ainsi utilisés pour des missions de chasse de nuit en raison de sa vitesse supérieure au Zéro.


Le canon de 20mm installé en place arrière des Judy fonctionnait selon le principe du Schrage Musik

Une poignée de D4Y2-S furent modifiés pour pouvoir intercepter les Boeing B29 Superfortress, perdant tous leurs équipements de bombardement au profit d'un canon de 20mm type 99 installé à l'arrière de l'appareil, à l'emplacement occupé par le canonier, ce canon étant pointé vers le haut à la manière du système Schräge Musik allemand. L'absence de radar pour des opérations de nuit et une vitesse ascensionelle combinée au plafond élevé du B29 (10200m) rendit cet appareil inefficace dans ce rôle.

A noter que le Suisei mena la dernière mission de la marine japonaise contre l'US Navy quand le 15 août 1945, onze appareils commandés par le vice-amiral Matome Ugaki menèrent une mission de reconnaissance. 8 appareils furent abattus ou s'écrasèrent en mer.


Le vice amiral Ugaki en position arrière d'un Suisei

Versions

-D4Y1 : prototype et premier modèle de série version bombardier en piqué propulsé par un moteur en ligne Aichi AE1A Atsuta 12 de 1200ch

-D4Y1-C : version de reconnaissance du précédent et la première à entrer en service

-D4Y1 KAI : version de bombardement en piqué équipé d'un système de catapultage. (NdA les porte-avions japonais n'ayant pas été équipé de catapultes, je me demande si il ne s'agit pas d'une adaptation pour catapultage depuis des croiseurs ou des cuirassés. Si quelqu'un peut me le confirmer ou l'infirmer........ . )

-D4Y2 Model 12 : version améliorée du D4Y1 équipé d'un Aichi AE1P Atsuta 32 en ligne de 1400ch

-D4Y2-C : version de reconnaissance du précédent

-D4Y2 Kai Model 22 : version de bombardement en piqué équipé d'un système de catapultage.

-D4Y2a Model 12A : D4Y2 équipé d'une mitrailleuse de 13mm en poste arrière au lieu d'une mitrailleuse de 7.92mm

-D4Y2-Ca : version de reconnaissance du précédent

-D4Y2a KAI Model 22A : version de bombardement en piqué équipé d'un système de catapultage.

-D4Y2-S Suisei E : version de chasse de nuit du D4Y2

-D4Y3 Model 33 : version du Suisei équipé d'un moteur radial Mitsubishi Kinsei 62 de 1560ch

-D4Y3a Model 33A : D4Y3 équipé d'une mitrailleuse de 13mm en poste arrière au lieu d'une mitrailleuse de 7.92mm

-D4YA Model 43 : version monoplace adaptée pour les missions kamikaze avec une bombe de 800kg scellée sous le fuselage et trois fusées JATO allumées au moment du piqué.

-D4Y5 Model 54 : version prévue avec un moteur radial Nakajima Homare, une hélice quadripale et un blindage.

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MessageSujet: Re: YOKOSUKA D4Y SUISEI / "JUDY"   Lun 21 Déc - 17:20

Caracteristiques Techniques (D4Y2)


Bombardier en piqué biplace embarqué

Masse : à vide 2440kg à pleine charge 4250kg

Dimensions : longueur 10.22m envergure 11.50m hauteur 3.74m

Propulsion : un moteur en ligne Aichi Atsuta AE1P de 1400ch

Performances : vitesse maximale 550 km/h distance franchissable 1465km plafond opérationnel : 10700m taux de montée : 14 m/s

Armement : deux mitrailleuses de 7.7mm dans les ailes et une mitrailleuse de 7.92mm en poste arrière. 500Kg de bombes sous les ailes ou 800kg pour les missions kamikazes.

Sources

-Encyclopédie des armes Editions Atlas Tome 7 p 1541-60 «L'Aéronavale 1939-1945»

-Michel Ledet Samourai sur porte-avions

-Jean Moulin US Navy Tome 1 1898-1945 Du Maine au Missouri

-Marine et forces navales Hors Série n°10 et n°11

-Photos et docs de l'ami Vautour

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : WESTLAND LYNX


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MessageSujet: Re: YOKOSUKA D4Y SUISEI / "JUDY"   Jeu 24 Déc - 13:06

Eh bien dit donc, j'ignorai complètement qu'il y avait eu une version de chasse de nuit du "Suisei", tout comme j'ignorais sa filiation avec le He-118 !!! Shocked
Moi qui croyais tous connaître de cet avions...!

Felicitation Clauss! thumleft
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MessageSujet: Re: YOKOSUKA D4Y SUISEI / "JUDY"   Jeu 24 Déc - 13:09

Merci Fred. Moi aussi je connaissais la version bombardier en piqué et le fait que deux Suisei avaient participé à la bataille de Midway mais cette version là. Je pense toutefois que c'était une version improvisée dans l'urgence de mettre un terme aux raids dévastateurs des B29.

Pour les Lynx, je pense pouvoir poster demain soir en rentrant du boulot, ce sera un beau cadeau de noël non ?

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MessageSujet: Re: YOKOSUKA D4Y SUISEI / "JUDY"   Jeu 24 Déc - 13:55

Le Judy était vraiment une belle bécane, racé et rapide.

Il réussit de beaux coups comme le Princeton ou le Franklin.

J'ignorais l'anecdote des appontage simultanés très impressionnat.

En tout cas Spruance fut critiqué pour sa "gestion prudente" des Mariannes mais qq mois plus tard c'était au tour d'Halsey à Leyte pour de toutes autres raisons...
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MessageSujet: Re: YOKOSUKA D4Y SUISEI / "JUDY"   

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