AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  Votez pour Marine ForumVotez pour Marine Forum  
Partagez | 
 

 SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
clausewitz
Amiral
Amiral


Masculin
Nombre de messages: 11353
Age: 30
Ville: Nantes
Emploi: Agent de sécurité
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE   Mer 09 Déc 2009, 14:15

SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE
(FRANCE)


Le Psyché au mouillage. Le proéminent carénage du sonar à l'avant est particulièrement visible


Avant Propos

La France peut être légitiment considerée comme la nation pionnière du sous marin moderne grâce en particulier à un ingénieur de talent : Maxime Laubeuf qui mit en service le Narval en 1900, le 4ème «sous marin» construit en France (même si à l'époque il faudrait plutôt parler de «torpilleur submersible»)

Cette volonté de se dôter de sous marins performants est à mettre au crédit de la Jeune Ecole qui vit dans cette arme novatrice, le moyen idéal de rendre définitivement obsolète le «monstre cuirassé»

C'est ainsi que la France commença la guerre avec 45 sous marins, 28 en construction et 9 en achèvement. 14 sous marins français ont été perdues et les 66 engagés avaient été engagés dans des missions d'attaque du trafic commercial ennemi, barrage et protection mais 18 fonctionnaient encore la vapeur. 50% des sous marins alliés engagés en Méditerranée étaient français 17% en Atlantique et en Manche.

Au cours même du conflit, la marine française planifia la construction de nouveaux sous marins plus modernes, la Royale craignant de perdre son rang elle qui était classée au deuxième rang en 1905 et qui était tombée au cinquième rang en 1914 décida de mettre le paquet sur des sous marins modernes. Le fait que sur les quatre cuirassés français perdus trois ont été torpillés par des sous marins (Suffren Gaulois Danton) n'étaient sûrement pas étranger à cette «soumarinophilie»

C'est surtout entre les deux guerres mondiales que la France fit le plus gros effort pour se dôter des meilleurs sous marins possibles. Incapable de suivre les grandes marines (Etats Unis Japon et dans une moindre mesure la Grande Bretagne) dans le domaine des cuirassés et des croiseurs, elle trouva la le moyen idéal de compenser en dévellopant une importante flotte de submersibles.


Le sous marin Dauphin de classe Requin


Cela ne se fit pas sans mal. A plusieurs reprises, les britanniques tentèrent d'interdire le sous marin en particulier au traité de Londres de 1930 mais échouèrent par l'opposition têtue de la France et de l'Italie, discrètement soutenus par le Japon et les Etats Unis qui dans leur future confrontation dans le Pacifique avait un grand besoin de sous marins pour éclairer la flotte, attaquer les lignes de communication de l'ennemi et amoindrir les escadres adverses.

L'effort continu de la marine nationale donna naissance à trois types de sous marins. Je mettrai ici à part le croiseur sous marin Surcouf qui resta un exemplaire unique et dont la doctrine d'utilisation ne dépassa des généralités comme la protection des lignes de communication entre la Métropole et l'Empire.

La première catégorie regroupe les sous marins de grande patrouille avec tout d'abord la classe Requin ou type C4 composée de neuf submersibles de 1100 tonnes suivis de la classe Redoutable ou type M5 composée de deux submersibles de 1500 tonnes bientôt suivis d'une classe améliorée, la classe Pascal ou type M6 composée de vingt-huit submersibles également de 1500 tonnes.

La seconde catégorie regroupe les sous marins de défense côtière ou de deuxième classe avec tout d'abord la classe Sirène composée de 12 navires construits par des chantiers privés dans le but d'obtenir le meilleur sous marin de 600 tonnes possible. Ils sont suivis par la classe Argonaute composée de 16 navires, également construits par les chantiers privés.


Le sous marin Argonaute à la mer


Les Sirène et les Argonaute avaient un défaut : la construction dans différents chantiers avaient provoqué des différences sensibles ce qui gênait la mise en oeuvre des sous marins de chantiers différents au sein d'une même unité.La marine nationale décida donc d'imposer un même plan pour les six dernières unités ce qui explique que ces derniers sous marins ont été baptisés type Amirauté.


Lancement du Cérès de classe Amirauté


A ces sous marins «conventionnels» s'ajoutaient des sous marins mouilleurs de mines à savoir les six submersibles de classe Saphir.


Lancement du sous marin Thetis de classe Sirène


Le renouvellement de cette flotte est envisagée dès le début des années trente (la technologie évolue vite et il faut en moyenne près de quatre ans entre la mise sur cale et la mise en service du sous marin).


Le sous marin mouilleur de mines Saphir


Le remplacement des sous marins de classe Requin, Redoutable et Pascal doit être assuré par les sous marins de 1800 tonnes de classe Rolland Morillot dont onze exemplaires sont commandés mais aucun ne sera lancé en raison des événements de mai-juin 1941.

Le remplacement des sous marins de 2ème classe doit être assuré par le type Y3 ou classe Aurore dont le navire éponyme est mis en service le 20 juin 1940. Ce sera le seul de sa classe avant la guerre puisque certains comme nous le verrons seront achevés après la guerre, formant avec les sous marins ex-allemand une précieuse flotte de transition. Un projet tropicalisé (type Y4) ou classe Phenix, le premier navire n'est même pas mis sur cale.

Quand aux sous marins mouilleurs de mines, la flotte aurait du être renforcée par la classe Emeraude mais les quatre navires ne sont pas achevés quand survient l'armistice et sont tous sabordés sur cale.

Au 1er septembre 1939, la marine nationale possède 77 submersibles soit un chiffre supérieur à celui de l'Allemagne (57) ou de la Grane Bretagne (45) mais inférieur à celui de l'Italie (94). La sousmarinade française à cependant peu d'occasions de s'exprimer et ce n'est pas l'armistice qui va arranger les choses.

Après avoir perdu le Doris et le Morse avant l'armistice (plus le Pasteur, l'Achille, l'Agosta et l'Orion sabordés à Brest le 18 juin 1940 car incapables de prendre la mer, l'Orion et l'Ondine étant saisis par les anglais le 3 juillet 1940 lors de l'opération Catpault), la France va perdre un grand nombre de submersibles avec 24 lors d'opérations de guerre aussi bien sous les coups anglais, qu'américains ou allemands et 25 lors des sabordages de novembre 1942 (16 à Toulon et 9 à Bizerte) soit un total de 49.

Certes certains sous marins comme le Rubis en mer du Nord ou le Casabianca qui réussit à s'échapper de Toulon le 27 novembre 1942 et participe activement à la libération de la Corse se couvrent de gloire mais quand la paix reviens au printemps 1945, tout est à refaire.


Le Casabianca probablement le plus célèbre sous marin français de la seconde guerre mondiale

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Amiral
Amiral


Masculin
Nombre de messages: 11353
Age: 30
Ville: Nantes
Emploi: Agent de sécurité
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE   Mer 09 Déc 2009, 14:32

Une situation catastrophique

Au 1er septembre 1939, la France alignait 77 sous marins en service et pas moins de 42 en construction et termine la guerre avec seulement 19 sous marins dont 9 sont opérationnels et sur ces neuf, trois sont prêtés par la Grande Bretagne.

La remise en route est difficile. Les infrastructures ont été anéanties et les bureaux d'étude n'ont pas pu suivre les évolutions technologiques de la seconde guerre mondiale. Pour couronner le tout, les alliés ne font pas preuve d'un entrain particulier à favoriser la renaissance de la flotte sous marine française, la Grande Bretagne refusant par exemple d'attribuer à la France les 13 type XXI saisis sur cale à Brême.

La marine nationale doit donc se contenter d'expédiants à savoir les U-Boot restés en France. C'est ainsi que les sous marins suivants sont récupérés par la France :

-A Lorient, les sous marins U-123 et U-129 de type IX B mais seul le premier sera remis en service sous le nom de Blaison (S-08)


Le U123 reprit du service sous le nom de Blaison

-A Bordeaux, les sous marins U-178 (type IX B) et U-188 (type IX D) sont retrouvés mais ferraillés sans avoir été remis en état. Un sous marin italien, le Giuseppe Finzi est également retrouvé sabordé mais il est comme les deux autres ferraillé.

-A Brest, est retrouvé le sous marin U-410 (type VII C) mais il est ferraillé

-A Saint Nazaire est retrouvé le U-510 (type IX C) qui sera remis en service sous le nom de Bouan (S-11)

-A La Pallice est retrouvé le U-766 (type VII C) qui sera remis en service sous le nom de Laubie (S-10)

-A Toulon, la moissson est des plus fructueuse avec les U-230 U-380 U-415 U-421 U-466, U-471 U-586, U-642, U-952, U-967 et U-969, tous de type VII C mais seul le U-471 sera remis en service sous le nom de Millé (S-09).

Le bilan était donc peu reluisant avec seulement quatre sous marins remis en service sur un total de 19 submersibles saisis sans compter que la flotte se réduisant dramatiquement avec le retour à la Grande Bretagne des sous marins Curie, Morse et Doris (15 septembre 1946) et le désarmement progressif entre 1946 à 1950 de la plupart des sous marins d'avant guerre qui n'avaient de toute façon plus aucune valeur militaire étant à la fois usés et techniquement dépassés.

Le 15 février 1946, la Grande Bretagne prêta à la France deux sous marins allemands qu'elle avait reçut en partage à savoir le U-2518 de type XXI et le U-2326 de type XXIII. Si le second disparu au cours d'essais le 5 décembre 1946, le second rebaptisé Rolland Morillot en avril 1951 va servir jusqu'en 1967 (!) pour diverses expérimentations pour permettre aux ingénieurs du Service Technique des Constructions et des Armes Navales (STCAN) de rattraper leur retard.


Le U-2518 devint le Rolland Morillot

Faisant feu de tout bois, le STCAN décida d'achever cinq sous marins de classe Aurore dont la construction avait été interrompue par la guerre (les «néo-vétustes» pour reprendre l'expression d'Olivier Hurwart dans son livre «Sous marins français 1944-1954 la décennie du renouveau») qui étaient toujours sur cale en 1945 à savoir La Créole, L'Astrée, L'Africaine, L'Artémis et L'Andromède.

La Créole qui donna son nom à cette nouvelle classe était achevée à 68% quand survint les événements de mai-juin 1940 et fût remorqué à Swansea avant d'être rapatriée au Havre le 26 mai 1945 et achevé au Havre (admis au service actif le 1er avril 1949).

L'Africaine en construction aux chantiers Worms du Trait (Seine-Maritime) est lancé le 7 décembre 1946 et admis au service actif le 1er janvier 1950.
L'Astrée en construction aux chantiers Dubigeon de Nantes est lancée le 4 mai 1946 et admis au service actif le 1er janvier 1950.

L'Andromède en construction aux chantiers Dubigeon de Nantes est lancée le 17 novembre 1949 et admis au service actif le 15 avril 1953.

L'Artemis lancée en juillet 1942 aux chantiers Normand du Havre ne fût admis au service que le 5 février 1954.

Ce rapidement achèvement est à mettre sur le compte de la récupération de stocks d'avant guerre mais aussi de stocks allemands abandonnés par la Kriegsmarine.


L'Africaine l'un des sous marins néo-vétustes de la marine nationale

Ces sous marins tout comme les quatre sous marins de type S prêtés par la Royal Navy étaient dépassés mais ils offrirent aux marins français ce que ces derniers attendaient d'eux : un vecteur d'entrainement et de remise à niveau en attendant que les chantiers navals et arsenaux français ne produisent des sous marins qui tiraient les leçons de la seconde guerre mondiale.

Génèse des Daphné : Narval, Aréthuse................. .

L'année 1949 marque pour la marine nationale la sortie d'un long et obscur tunnel puisque c'est l'année où enfin les constructions neuves vont pouvoir être lancées après que les années 1945 à 1949 eurent été consacrées à la remise en état des infrastructures totalement dévastées par la guerre.

Le 23 juillet 1949, le Parlement vote la loi n°49-983 qui autorise la construction d'un certain nombre de bâtiments neufs dont deux sous marins de 1ère classe correspondant au projet e-48a fortement inspiré des type XXI allemands (comme d'ailleurs la plupart des sous marins d'après guerre), la construction étant autorisé par décret du 8 octobre 1949.

C'est l'acte de naissance de la classe Narval dont la construction ne se fit pas sans problèmes pour la simple et bonne raison qu'entre les Narval et les sous marins d'avant guerre c'était le jour et la nuit, nécessitant un temps d'adaptation pour les ouvriers de l'Arsenal. Pour couronner le tout, les moteurs diesel deux temps Schneider et les moteurs électriques étaient des plus capricieux et en dépit de modifications, ils constituèrent une source constante d'ennuis pour les équipages jusqu'à la refonte des années soixante.


Le Narval à la mer

Le Narval et le Marsouin financés au budget 1949 sont mis sur cale à la fin de l'année 1951 à l'Arsenal de Cherbourg lancés respectivement le 11 décembre 1954 et le 21 mai 1955 et admis au service actif le 1er décembre et le 1er octobre 1957.

Les Dauphin et Requin financés au budget 1950 sont mis sur cale au début 1952 à l'Arsenal de Cherbourg lancés respectivement le 17 septembre et le 3 décembre 1955 et admis au service actif en août 1958.

L'Espadon financé au budget 1953 est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre en mars 1957 lancé le 15 septembre 1958 et admis au service actif en avril 1960.

Le Morse financé au budget 1953 est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime du Havre en décembre 1956 lancé le 10 décembre 1958 et admis au service actif en mai 1960.

Ces navires sont refondus au début des années soixante et désarmés dans les années quatre vingt : le Narval en 1986, le Marsouin en 1987, le Dauphin en 1992, le Requin et l'Espadon en 1985 (ce dernier étant préservé comme musée à Saint Nazaire) et le Morse en 1986.
Parallèlement aux «gros» Narval (1200 tonnes), la marine nationale s'intéressa au sous marin de chasse. La guerre froide bat alors son plein et la flotte sous-marine soviétique connait une expansion exponentielle qui inquiète les Occidentaux, craignant que les sous marins rouges n'imitent l'U-Bootwafe dans un nouvel épisode de la bataille de l'Atlantique.

Le sous marin de chasse ayant prouvé son efficacité durant la seconde guerre mondiale, la France décide de construire son propre modèle suivant le projet i-52. Quatre exemplaires baptisés Aréthuse, Argonaute, Amazone et Ariane sont financés au budget 1953 et 1954 et construits à l'Arsenal de Cherbourg et mis en service en octobre 1958 (Aréthuse) en février 1959 (Argonaute) en en juillet 1959 (Amazone) et en mars 1960 (Ariane). L'Aréthuse est désarmé en 1979, l'Argonaute en 1982 et conservé comme musée à Paris, l'Amazone en 1980 et l'Ariane en 1981.


L'Aréthuse à la mer

Déplaçant 400 tonnes, ils auraient pu pour mission en cas de guerre d'interdire les détroits de Sicile et de Gibraltar aux sous marins soviétiques. Si ils sont de remarquables «sparing-partner» pour l'entrainement des forces de surface car particulièrement silencieux, ils se révèlent trop limités en autonomie et armement (4 tubes lance-torpilles chargés et 4 torpilles de réserve) pour être efficaces.

Entre les Narval et les Aréthuse, il manquait un sous marin plus océanique que les second et un sous marin plus petit que les premiers et surtout plus modernes (les Narval se révélèrent à l'usage trop bruyants).

L'acte de naissance des Daphné remonte au 17 septembre 1952 quand l'Etat-Major général adressa au STCAN (Service Technique des Constructions et Armes Navales) une note au sujet d'un projet de «sous marin torpilleur de 2ème classe» déplaçant 700 à 750 tonnes dérivé des Aréthuse mais pouvant plonger à une plus grande profondeur. La note insistait sur l'automatisation des matériels pour limiter les travaux d'entretien à bord.

Le projet mit près de trois ans à voir le jour et c'est finalement la version J4 qui fût accepté par l'Etat Major général le 21 juin 1955

Les études étaient menées en liaison avec la section sous-marine à l'Etat-Major Général de la Marine, dirigée par le capitaine de frégate Guépin. Elles se prolongèrent près de trois ans. Le projet J4, quatrième et dernière version, signé par l'ingénieur en chef Gempp, fut transmis à l'État-Major Général le 21 juin 1955.

Trois sous-marins dits "à hautes performances", les Daphné, Diane et Doris, financés au budget de 1955, Huit autres Daphné suivirent : les Eurydice, Flore, Galatée sur le budget de 1956, la Minerve sur celui de 1957, les Junon et Vénus sur celui de1960, les Psyché et Sirène sur celui du budget 1964.

Outre les onze exemplaires qui allaient être construits pour la marine nationale (budget 1955 à 1965), quatre le furent à l'export : 3 pour le Pakistan, 4 pour le Portugal qui en vendit un au Pakistan, 3 à l'Afrique du Sud et 4 à l'Espagne, ces derniers étant construits sous licence.


Ecorché des Daphné

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Amiral
Amiral


Masculin
Nombre de messages: 11353
Age: 30
Ville: Nantes
Emploi: Agent de sécurité
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE   Mer 09 Déc 2009, 14:47

Historique (1) Les Daphné de la Royale

Le Daphné (S 641)

Le Daphné à la mer à Toulon le 3 septembre 1973

Présentation et premières années (1958-1964)

-Le Daphné est mis sur cale aux chantiers Dubigeon de Nantes en mars 1958, lancé le 20 juin 1959 avant de quitter Nantes pour Cherbourg le 14 janvier 1961 où il doit être achevé, la présentation en recettes ayant lieu le 28 juin 1961. Les essais se terminent le 30 août 1961 et le nouveau sous marin gagne Toulon en novembre 1961 où il est affecté à la 1ère escadrille de sous-marins.


Le Daphné en construction à Nantes en 1959

En août 1962, les sous marins Daphné, Diane, Doris et Eurydice accompagnés par le ravitailleur de sous marins Gustave Zédé font escale en Grèce à Mykonos. Le 14 octobre 1963, il effectue avec l'Escadre une croisière Mousson marquée par des escales à Beyrouth, Djibouti, Aden avant de rentrer à Toulon le 22 décembre 1963.

Le 25 mai 1964, il rejoint la base de Lorient-Kéroman pour un grand carénage et six jours plus tard, il est officiellement admis au service actif. Le Daphné est ainsi affecté à la 2ème ESM jusqu'au 1er juin 1965 avant de regagner Toulon

Le 25 mai 1964, il rejoint la base sous-marine de Lorient-Kéroman pour un grand carénage. Il y reste jusqu'au 1er juin 1965 (affecté temporairement à la 2e ESM), avant de revenir à son port base de Toulon.

Le S 641 est le sixième navire de la Marine nationale à porter le nom d'une nymphe d'une grande beauté qui se dégoute de l'amour suite à une vengeance de Cupidon qui pour punir Apollon rendit fou amoureux le dieu mais écoeura des choses de l'amour la nymphe après une corvette vingt canons d'origine anglaise (1795-97), une goélette de 6 caronades (1824-33) qui participa à la bataille de Navarin en 1827 et à l'expédition d'Alger en 1830, une autre goelette en service de 1836 à 1843, un sous marin de 2ème classe de classe Diane en service de 1916 à 1930 et enfin un cargo charbonnier utilisé par les FNFL en 1940/41.

Carrière opérationnelle (1964-1989)

Le Daphné en phase de plongée

En septembre 1965, le Daphné et la Junon effectue une mission aux Antilles avec le soutien du BSL Rhöne, des escales ayant lieu notament aux Saintes et à Fort de France pour ce qui est la dernière mission de la période toulonaise puisqu'en 1966/67 il est affecté à la 2ème ESM et basé à Lorient-Kéroman

Du 1er octobre 1967 à septembre 1968, le Daphné subit un grand carénage à Toulon au cours duquel les ailerons de plongée sont modifié, l'électronique modernisé et de nouvelles torpilles embarquées.

Le 4 mars 1970, le Daphné et le Doris participent comme nombre de bâtiments de la flotte à la recherche du sous marin Eurydice disparu suite à un accident au large du cap Camarat. Il est de retour à Lorient le 18 décembre 1970.

De mars 1971 à avril 1972, il subit un grand carénage à l'Arsenal de Lorient qui se termina par deux mois avant qu'il ne gagne Toulon en mai 1972.

Les années suivantes sont plutôt calmes, le Daphné participe tout de même à la revue navale du 11 juillet 1976 et le 4 novembre 1976, il immerge les cendres de l'amiral Cabanier au dessus du point où le sous marin FNFL Rubis à été imergé en 1958 après son désarmement.

Le 4 juin 1979, le Daphné appareille de Toulon pour Cherbourg où il arriva le 18 juin pour une IPER (Indisponibilité Périodique pour Entretien et Réparations) jusqu'au 1er juillet 1980, date de son appareillage pour Toulon.

Le 14 juillet 1982, il participe à la revue navale de Toulon avant de réaliser le 14 décembre 1982, un exercice à Calvi en compagnie des commandos marine.

4 juin 1979 : Part de Toulon et arrive à Cherbourg le 18 juin pour y entrer en IPER (Indisponibilité Pour Entretien et Réparations). Il quitte Cherbourg le 1er juillet 1980 et rentre à Toulon.

14 juillet 1982 : Participe à la revue navale à Toulon.

14 décembre 1982 : Exercice à Calvi avec les palmeurs des commandos marine (renseignement et action dans la profondeur). Il est en carénage au début de l'année 1983 et participe du 3 au 7 novembre 1986 au stage de mise en condition de l'aviso quartier-maitre Anquetil.

L'année 1987 est marqué pour le Daphné par sa participation à un exercice franco-américain en compagnie du croiseur USS Josephus Daniels et de l'aviso D'Estienne D'Orves.

En 1989, il participe à la campagne d'expérimentation de la torpille légère ASM Murène (ce programme fusionnera bientôt avec le programme italien A-290 donnant naissance à la MU-90) ce qui constitue sa dernière mission puisqu'il effectue sa dernière plongée avec 16 de ses 19 commandants successifs le 17 décembre 1989 avant la dernière cérémonie des couleurs le 16 octobre 1989 et son désarmement.

Condamné sous le numéro Q676 le 11 septembre 1990, le Daphné est coulé comme cible au large de Toulon par les Super Etendard de la 17F le 23 novembre 1994.


Le Daphné encadré par le Galathée et le Requin à Toulon le 5 août 1992

La Diane (S642)

Le Diane à Toulon le 3 septembre 1973

Présentation et jeunes années (1958-1964)

-Le Diane est mis sur cale aux chantiers Dubigeon de Nantes en juillet 1958 lancé le 4 octobre 1960, effectuant sa première sortie à la mer du 28 au 29 août 1961, la première plongée en route libre dans la région de Saint Nazaire.

Le 12 septembre 1961, il quitte sa ville de naissance pour gagner Cherbourg afin d'y poursuivre ses essais. Du 15 au 25 juin 1962, il effectua sa traversée de longue durée entre Cherbourg et Toulon, étant affecté à la 1ère ESM de Toulon à la fin de 1963. Il est admis au service actif le 20 juin 1964.

Le S641 est le douzième sous marin à porter ce nom celui de la déesse de la chasse et de la lune du Panthéon romain, l'équivalent romain de la déesse grecque Artémis et soeur jumelle d'Apollon.

Le premier navire aurait été une galère royale sous Henri II (probablement baptisée en l'honneur de sa maitresse Diane de Poitiers) étant suivit par une frégate de 28 canons (1704-1705), une frégate (1706-1711), un vaisseau de 42 canons (1707-1712), une frégate de 28 canons (1745-1758), une frégate de 32 canons type Sibylle (1779-1780), une frégate de 38 canons (1796-1800), une corvette de 22 canons type Victorieuse (1808-1831), une frégate ex-portugaise (1831-1837), un sous marin garde-côtes et de blocus type Diane (1916-1918) coulé accidentellement suite à une explosion interne (aucun sous marin allemand n'à revendiqué la destruction du Diane) et un sous marin de 630 tonnes de classe Argonaute entré en service en 1932 et sabordé à Oran le 9 novembre 1942 lors de l'opération Torch.

Carrière opérationnelle (1964-1987)

Le Diane en escale à Nantes le 30 janvier 1966

En juillet 1964, les sous marins Minerve, Eurydice, Flore et Diane accompagnés par les escorteurs rapides Le Savoyard et L'Alsacien et le ravitailleur de sous marins Gustave Zédé reçoivent la visite du roi Constantin de Grèce à Corfou le 17 juillet, la vedette royale saluant de 21 coups de canons les bâtiments mouillés sur la rade avant que le roi hellène monte à bord du Gustave Zédé et se fasse présenter les officiers des sept bâtiments suivi d'une visite à bord du Minerve.

Le 14 octobre 1964, le Diane appareilla de Toulon pour un grand carénage à Lorient qui devint à cette occasion son port base lors de son arrivée le 6 novembre. La longueur de ce transit s'explique par un accident (heureusement sans gravité) au large des côtes espagnoles quand le navire qui navigue en plongée à -55m plonge subitement à -103m. Le Diane est en grand carénage à Lorient du 13 novembre 1964 au 25 octobre 1965.

Du 1er août 1968 au 1er juin 1969, il est en refonte à Toulon pour recevoir de nouveaux ailerons de plongée, de nouvelles torpilles et de nouveaux sonars avant de revenir à Lorient en février 1970. Il effectue un nouveau grand carénage à Toulon du 1er juillet 1972 au 1er septembre 1973 à Toulon, une IPER du 1er août 1977 au 1er juin 1978.

De février à avril 1984, le Diane accompagne le SNA de classe Saphir dans l'Atlantique Sud, soutenus par le BSM Loire avec notament des escales à Madère et Dakar.


Le Diane photographié en août 1967 par l'escorteur rapide Le Champenois

Il termine sa carrière au sein de l'escadre de l'Atlantique, étant basé à Lorient-Kéroman d'août 1983 au 30 décembre 1987, date de son retrait du service actif.

Condamné le 22 octobre 1993 sous le numéro Q673, l'ancien Diane est vendu à la démolition le 21 février 1995. Remorqué jusqu'au slipway de La Perrière le 4 mai 1995, il est mis au sec le 10 mai, la démolition commença deux jours plus tard le 12 mai pour s'achever le 8 juillet 1995.


Démolition du sous marin Diane sur l'ancien slipway de la base sous marine de Kéroman

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Amiral
Amiral


Masculin
Nombre de messages: 11353
Age: 30
Ville: Nantes
Emploi: Agent de sécurité
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE   Mer 09 Déc 2009, 15:02

La Doris (S643)

Le Doris à Toulon en août 1990

Présentation et jeunes années (1958-1964)

-Le Doris est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 1er septembre 1958, lancé le 14 mai 1960 en présence du ministre des Armées Pierre Mesmer. Effectuant sa première sortie au large de Cherbourg le 2 août 1961, il effectue sa traversée de longue durée entre le 1er et le 13 juin 1962, étant affecté à son arrivé à la 1ère escadrille de sous marins.

En août 1962, les quatre premiers sous marins de la classe (Daphné, Diane, Doris et Eurydice) accompagnés par le ravitailleur Gustave Zédé sont déployés en Méditerranée orientale. Il est admis au service actif le 26 août 1964.

Le S643 est le cinquième navire de la marine nationale à porter le nom de Doris (un nymphe de la mythologie grecque parfois assimilée à la mer) après une goélette de 6 caronades type Daphné (1836-1846), un torpilleur auxiliaire grec type Doris construit en Allemagne, saisi à Salamine en décembre 1916 avant d'être rendu aux grecs en 1917 et de terminer sa carrière sous les bombes allemandes le 23 avril 1941. Le troisième Doris est un sous marin de moyenne patrouille et de défense des côtes classe Sirène entré en service en 1930 et coulé le 9 mai 1940 par le sous marin U9 au large des côtes néerlandaises et le quatrième est un sous marin type Vanglais prêté à la France en 1944 et utilisé jusqu'en novembre 1947 date de son retour à la Grande Bretagne qui le démolira en juin 1950.

Carrière opérationnelle (1964-1999)

Le Doris à quai à Toulon en compagnie de l'Amazone et de l'Aréthuse

Du 5 avril 1965 au 1er février 1966, le Doris effectue un grand carénage à la DCAN de Toulon, c'est le premier sous marin de ce type à effectuer un grand carénage dans le port varois, le Daphné et la Diane ayant été carénés à Lorient.

Le 25 novembre 1966, il est abordé en Méditerranée par le pétrolier soviétique Stanislav. Les dégâts à l'arrière sont sérieux mais le panneau arrière n'étant pas touché, le sous marin ne sombre pas.

De fin 1969 au début 1970, il est immobilisé à Toulon pour un grand carénage qui voit la modification des ailerons et de barres de plongée, la modernisation des installations de détection et l'installation de nouvelles torpilles. Le 4 mars 1970, les sous marins Daphnée et Doris participent avec un grand nombre de bâtiments aux recherches de l'Eurydice qui à disparu suite à un accident au large du cap Camarat.

Le Doris subit un nouveau grand carénage à Toulon de janvier 1973 à janvier 1974 qui voit la modernisation de sonars et de la direction d'armes, l'amélioration des sécurités ballast et schnorchel et l'installation de l'air conditionné).

Une fois cette remise en état achevé, il participe à de nombreux exercices : Fenec et Dog-Fish (1975) Volnay, Display, Fanfaron, Specimex, Arlequin, Flamenco/Charlie, à l'opération Hammamet et à l'opération Safari (1976). Il participe également aux essais Cormoran d'expérimentation sonar remorqué à grande profondeur en compagnie du D'Estrées. Il participe également à la revue navale de Nice le 11 juillet 1976.

Du 26 septembre 1977 au 4 janvier 1979, il est en carénage à Cherbourg pour compenser la faiblesse du plan de charge local, le Flore et le Daphné suivant leur sister-ship avec la modification du sas arrière pour adapter une cloche de sauvetage et l'installation du sonar DUUA2.

Il participe à la revue navale à Toulon le 14 juillet 1982 mais le 22 octobre 1983, la Doris naviguant en surface est victime de l'explosion accidentelle dans le local batterie provoquant la mort de deux sous-mariniers tandis que cinq autres étant blessés.

Le 23 septembre 1994, il effectue sa dernière plongée avec ses anciens commandants. Il est désarmé le 18 novembre 1994 après la dernière cérémonue des couleurs. La Doris est condamnée sous le numéro Q718 le 20 août 1996 et désigné pour servir de cible de tir.

Le 25 juin 1999, le Q718 doit être utilisé pour un essai de tir de la nouvelle torpille MU90 mais la coque coule accidentellement avant le tir devant le centre d'essais de l'île du Levant (Var).


Dernière sortie à la mer du sous marin Doris le 23 septembre 1994

L'Eurydice (S644)

L'Eurydice à la mer

Présentation et jeunes années (1958-1964)

-L'Eurydice est mis sur cale en juillet 1958 à l'Arsenal de Cherbourg et lancé le 19 juin 1962, le submersible effectuant une plongée statique en juin 1963 suivit d'une sortie au large. Le 14 juin 1963, à lieu la clôture de l'armement c'est à dire que le sous marin quitte le chantier constructeur pour passer sous l'autorité de la Marine.

Le 30 juin 1963, le sous marin quitte Cherbourg pour effectuer sa croisière d'endurance, faisant escale à Dakar et aux Canaries. Le 22 juillet 1963 à lieu le traditionnel passage de la ligne, l'Eurydice étant le premier sous marin de sa classe à franchir L'équateur. De retour de sa croisière d'endurance, le sous marin arrive à Toulon le 14 août 1963.

Il effectue plusieurs croisières en Méditerranée au cours de laquelle il connait plusieurs soucis techniques avec une avarie de barre en plongée et des problèmes de clapets de schnorchel ce qui pourrait expliquer le drame à venir.

En juillet 1964, les sous marins Minerve, Eurydice, Flore et Diane accompagnés par les escorteurs rapides Le Savoyard et L'Alsacien et le ravitailleur de sous marins Gustave Zédé reçoivent la visite du roi Constantin de Grèce à Corfou le 17 juillet, la vedette royale saluant de 21 coups de canons les bâtiments mouillés sur la rade avant que le roi hellène monte à bord du Gustave Zédé et se fasse présenter les officiers des sept bâtiments suivi d'une visite à bord du Minerve. Il est admis au service actif le 26 septembre 1964.

Le S644 est le septième navire à porter le nom d'Eurydice, femme du poète Orphée que ce dernier alla chercher aux enfers mais en se retournant avant la surface, elle disparu à jamais laissant son mari inconsolable.

Sept bâtiments de la marine de guerre française ont porté le nom d'Eurydice après une goélette réquisitionnée (1793-96), une frégate de 44 canons ex-hollandaise (1801-14), une frégate de 44 canons type Antigone (1812-25), une frégate de 44 canons en service de 1810 à 1825, une corvette de 28 canons en service de 1849 à 1877 et enfin un sous marin de moyenne patrouille de classe Argonaute entrée en service le 1er septembre 1929, sabordé à Toulon le 27 novembre 1942, renfloué puis remis aux italiens mais de nouveau coulé par un bombardement allié le 5 juillet 1944 à Brégaillon. Il est renfloué en avril 1945 pour être utilisé comme flotteur.

Une carrière opérationnelle dramatiquement courte (1964-1970)

Du 1er décembre 1966 au 1er octobre 1967, il est immobilisé par un grand carénage dans un des bassins Missiessy de Toulon.

Le 8 février 1968, lors d'une cérémonie à la mémoire des disparus de la Minerve (disparu le 27 janvier 1968), le général De Gaulle effectue une plongée à proximité du naufrage, l'Eurydice est le deuxième et dernier sous marin à savoir transporté un chef d'état, le premier étant Emile Loubet. Le général de Gaulle laissera à bord une photo dédicacée où il est inscrit "Au sous-marin Eurydice en témoignage ! Et à la mémoire du Minerve".


L'Eurydice appareillant après avoir embarqué le Général De Gaulle

Le 4 mars 1970, l'Eurydice appareille de Saint Tropez à 5h du matin pour une série d'exercices programmés à l'est des îles d'Hyères de 7h à 10h. Comme prévu, l'Eurydice commence son exercice à 7h, en liaison avec un Bréguet Atlantique de la BAN de Nïmes-Garon. La mer et la visibilité sont bonnes; le sous marin qui navigue à immersion périscopique, signale que tout va bien à bord.

A 7h13, l'avion perd tout contact avec l'Eurydice et donne l'alerte. Dépêchés sur les lieux, deux Atlantic, les escorteurs Surcouf, Duperré, Le Picard, Le Vendéen, Le Brestois, L'Alerte, six dragueurs, les batiments de soutien Arago, Jean Charcot, les sous-marins Daphné et Doris, quatre dragueurs italiens et tous les bâtiments de la direction du port de Toulon disponibles, vont entreprendre les premières recheches.

La gabare Fourmi découvre une tache de gasoil et divers débris. L'analyse du gasoil permis d'établir qu'il s'agissait d'un carburant de sous-marin avec forte teneur en souffre. Il n'y a plus de doute, l'Eurydice et ses 57 hommes d'équipage sont perdus.

On ne connait toujours pas la cause exacte du naufrage. Ce qui est certain c'est qu'un évènement imprévu a entrainé le perte de contrôle du sous-marin. Ce dernier a alors été entraîné au fond. La coque des sous-marins type Daphné peut résister (théoriquement) jusqu'à des profondeurs de 575 mètres. L'Eurydice aura été entrainé bien plus profond...

Des recherches pour trouver l'épave sont entreprises par un bâtiment de l'US Navy, le Mizar, à partir d'avril 1970, puis par le bathyscaphe français Archimède. L'épave de l'Eurydice sera découverte et localisée précisemment le 22 avril 1970 par plus de 1000 mètres de fond, en plusieurs morceaux.

Plusieurs hypothèses ont été évoquées pour expliquer le naufrage de l'Eurydice soit une collision avec un cargo (le cargo tunisien Tabarka fût inspecté par DCN à Marseille, des éraflures pouvant prouver un choc avec les aériens de l'Eurydice mais le doute reste permis), une voie d'eau accidentelle voir une avarie de barre.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Amiral
Amiral


Masculin
Nombre de messages: 11353
Age: 30
Ville: Nantes
Emploi: Agent de sécurité
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE   Mer 09 Déc 2009, 15:13

La Flore (S645)

Présentation et premières années (1958-1964)

Le Flore à la mer

-Le Flore est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 1er septembre 1958 et lancé le 21 décembre 1960. Héritant du nom du torpilleur du même nom, son équipage peut porter la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre avec olive 1939-45 (décision du 15 novembre 1961).

Après une première plongée statique le 23 janvier 1962 dans la darse transatlantique de Cherbourg, il effectue de Cherbourg à Toulon sa croisière d'endurance (28 juillet-25 août 1962)

En octobre et novembre 1963, il effectue l'essai d'un système de tenue automatique de l'immersion, système qui doit équiper les futurs SNLE type Le Redoutable. Il est officiellement admis au service actif le 21 mai 1964, étant affecté à la 1ère escadrille de sous marins de Toulon.

Le S645 est le huitième navire de la royale à porter ce nom (Flore est une nymphe de la mythologie romaine protectrice des récoltes) après une frégate de 10 canons en service entre 1707 et 1724, une frégate de 26 canons en service de 1729 à 1754, une frégate de 32 canons en service de 1769 à 1785, une frégate de 44 ans en service de 1806 à 1811 (coule dans un coup de vent à Chioggia), une frégate de 44 canons type Hortense en service de 1803 à 1840 d'abord sous le nom d'Hortense et rebaptisée en 1814 à la chute de l'empire puisqu'elle avait été baptisée en l'honneur d'Hortense de Beauharnais, la mère du futur Napoléon III et sert jusqu'en 1840.

Elle est suivie par une frégate mise sur cale en 1847 comme frégate à voiles de 46 canons mais transformé en navire à vapeur et lancé en 1869. Affectée aux srations lointaines, elle sert d'école d'application des aspirants de 1876 à 1882 avant de reprendre quelques années du service (1883-1886) puis de terminer sa carrière comme école de matelotage en 1900.

Enfin le dernier à avoir porté le nom de Flore est un torpilleur de 610 tonnes classe Melpomène en service à partir de 1936. Refugiée à Porsmouth en juin 1940, il est remis en service par les anglais jusqu'en avril 1942 avant de terminer sa carrière comme école jusqu'en septembre 1945 date à laquelle il est restitué à la France, condamné le 31 août 1950 et démoli à Lorient.

Carrière opérationnelle (1964-1994)

La Flore en juillet 2006

En juillet 1964, les sous marins Minerve, Eurydice, Flore et Diane accompagnés par les escorteurs rapides Le Savoyard et L'Alsacien et le ravitailleur de sous marins Gustave Zédé reçoivent la visite du roi Constantin de Grèce à Corfou le 17 juillet, la vedette royale saluant de 21 coups de canons les bâtiments mouillés sur la rade avant que le roi hellène monte à bord du Gustave Zédé et se fasse présenter les officiers des sept bâtiments suivi d'une visite à bord du Minerve.

Du 16 avril 1965 au 29 avril 1966, le Flore est en grand carénage à Lorient avant de regagner Toulon et c'est dans ce port base qu'à lieu le second grand carénage du 28 mai 1969 au 1er avril 1970.

Entre temps, en février 1970, le Flore à été intégrée à l'ESMED (escadrille des sous-marins de la Méditerranée) au moment de la création de cette dernière qui remplace la 1ère ESM.

Le 19 février 1971, le Flore est victime d'une voie d'eau au large de Toulon, alors qu'il était à l'immersion périscopique, suite au mauvais fonctionnement de l'installation d'air. Le moteur est en panne (compartiment inondé). Le sous-marin est contraint de larguer ses plombs de sécurité pour remonter à la surface. Il est pris en charge peu après par les remorqueurs de la DP Pachyderme et Travailleur pour être conduit jusqu'à Toulon, où il est réparé.

Les modernisations et entretiens sont nombreux avec un grand carénage à Toulon en 1974, un grand carénage à Cherbourg du 1er novembre 1978 à octobre 1979 (le choix du port de la Manche pour un entretien que pouvait exécuter DCAN Toulon s'explique par la nécessité d'alimenter le plan de charge de l'Arsenal) et un dernier carénage à Lorient en 1984.

Il participe également à différents exercices comme un stage de commandement de sous marins en compagnie du Ouessant (classe Agosta) et sous le haut patronage de l'aviso D'Estienne d'Orves ou de la destruction de la coque de l'ancien ER L'Alsacien.

Le 3 mars 1989, il effectue sa dernière plongée en Méditerranée puis gagne Lorient le 29 mars date de son désarmement et de son placement en réserve spéciale A.

La dernière cérémonie des couleurs à lieu à Lorient-Kéroman le 19 mai 1989 et le 29 novembre 1994, il est mis en réserve spéciale. Le 12 juin 1995, il est mis au sec sur le slipway de l'ancienne base sous marine de Kéroman avant d'être mis à l'abri dans l'alvéole n°1 du 3 juillet 1997 au 9 avril 2000 en attente de sa transformation en navire musée.

La Galatée (S646)

Présentation et premières années (1958-1964)

Le Galatée à la mer à Toulon le 16 octobre 1973

-Le Galatée est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 1er septembre 1958. Il est mis à flot le 22 septembre 1961 et lors d'une plongée près de la fosse des Casquets, la barre arrière reste coincée donnant une pointe négative au bâtiment à plus de 60° et qui se maintien malgré l'arrêt des moteurs mais heureusement le sous marin s'en sort car la profondeur ne dépassait guère 100m.

Le 12 novembre 1962, le Galatée appareille de Cherbourg pour sa croisière d'endurance qui s'achève à Toulon où il arrive le 13 décembre 1962. Deux mois plus tard, le 21 février 1963, il aborde le cargo libanais Seven Stars en Méditerranée alors qu'il n'aviguait à l'immersion périscopique mais fort heureusement les dégâts se limitent aux aériens.
Réparé, il effectue les premiers essais d'un système de tenue d'immersion automatique au profit des SNLE type Le Redoutable, les essais menés en mai-juin se poursuivant sur La Flore.

Admis au service actif le 25 juillet 1964 et affecté à la 1ère ESM, le S646 est le dixième navire à porter ce nom (d'après une nymphe marine de la mythologie grecque mais aussi d'une statue du sculpteur Pygmalion) après une frégate de 20 canons (1696-1708 capturée par les anglais), une frégate de 28 canons en service de 1708 à 1712 (capturée par les anglais), une frégate en service de 1719 à 1736 dont on sait peu de chose, une frégate de 24 canons type Galathée en service de 1745 à 1758 (prise par les anglais), une frégate de 32 canons en service de 1779 à son naufrage sur les rochers de Penmarc'h (nuit du 23 au 24 avril 1795), une corvette de 20 canons type Serpente en service en 1800 mais bientôt rebaptisée Géographe avant de service comme poton de 1807 à 1819, une frégate de 46 canons en service de 1812 à 1837 participant notament à la destruction du nid de pirate grec à Egine en 1826, au blocus d'Alger en 1827, une corvette de 30 canons en service de 1845 à 1869 comme navire puis de 1869 à 1892 comme ponton de l'Ecole Navale.

Enfin le dernier navire à avoir porté le nom de Galatée est un sous marin de 2ème classe de classe Sirène en service à partir de 1927, effectuant toute sa carrière en Méditerranée jusqu'à l'armistice. Placée en gardiennage d'armistice le 29 octobre 1940, il est capturé intact par les allemands lors du sabordage de la flotte mais sera coulé au Lazaret par les bombardements alliés. Renfloué en 1945, il est utilisé comme flotteur jusqu'à sa vente à la démolition et son démantelement en mars 1955.

Carrière opérationnelle (1964-1991)

Le Galatée en mauvaise posture après sa collision avec un sous marin sud-africain de même type

Du 1er février 1966 au 16 janvier 1967, il est en grand carénage à Toulon au bassin Missiessy tout comme entre septembre 1969 à juillet 1970.

Le 20 août 1970 alors qu'il navigue en surface au large de Toulon, il aborde accidentellement le sous marin sud-africain Maria Van Riebeeck (type Daphné). Le Galatée doit s'échouer au pied de la falaise du Cépet alors que le sous marin sud-africain peut rentrer seul à Toulon. Six marins du Galatée périsse non pas de l'accident en lui même mais des manoeuvres suite aux tentatives pour empêcher le sous marin de couler.

Le submersible est déséchoué le 23 août 1970 à l'aide de quatre citernes, de quatre remorqueurs de port dont le Manguier, la gabare Criquet et une péniche munied'une pompe d'assèchement, remorqué jusqu'à l'Arsenal et mise au sec au bassin Vauban sud-ouest le lendemain.

Les réparations ont lieu du 24 août 1970 à la fin janvier 1973 avec notament le changement de 5mètres de coque épaisse, la partie abimée étant explosée à l'école sud-africaine des sous mariniers de Simon's Town. Ces travaux sont l'occasion d'une remise à niveau de l'électronique. Les travaux sont suivis des essais réglémentaires qui sont terminés le 26 février 1973. Un autre grand carénage aura lieu à Lorient du 1er février 1981 à avril 1982.

Le 29 septembre 1983, le sous marin Galatée quitte Toulon pour une croisière dans l'Océan Indien, franchissant le canal de suez, faisant escale à Djibouti tout en participation à des exercices en mer Rouge.

Il entame fin octobre une première tournée de 38 jours dans le détroit d'Ormuz, puis sur les côtes du Pakistan, où il retrouve l'aviso-escorteur Doudart de Lagrée. Le Galatée relâche à Karachi, où les sous-mariniers français ont l'occasion de rencontrer leurs homologues pakistanais (le Pakistan possède 4 sous-marins type Daphné).

Après une période d'entretien à Djibouti (28 novembre au 19 décembre) avec le soutien du Jules Verne, le Galatée entreprend une deuxième mission opérationnelle, puis le 18 janvier, met le cap sur la France. Il fait escale à Port Safaga (Egypte) sur le chemin du retour. Arrivé à Toulon le 15 février 1984, le sous-marin aura parcouru 12 000 nautiques en 89 jours de mer.

Le 11 juillet 1984, la coque de l'ancien escorteur rapide Le Basque sert de cible de tir au Galatée qui le torpille devant l'île du Levant. Il effectue ensuite une IPER à Lorient du 14 octobre 1985 au 9 février 1986 avant de rentrer à Toulon le 24 février de la même année

Le 17 octobre 1991, il effectue sa dernière plongée avec ses anciens commandants avant d'être désarmé après la dernière cérémonie des couleurs. Condamnée le 22 octobre 1993 sous le numéro Q696, la coque de l'ancien Galatée est coulée comme cible de tir au large de Toulon le 22 octobre 1998.


Le Galatée désarmé

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Amiral
Amiral


Masculin
Nombre de messages: 11353
Age: 30
Ville: Nantes
Emploi: Agent de sécurité
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE   Mer 09 Déc 2009, 15:25

La Minerve (S647)

Présentation et premières années

Le Minerve en phase d'armement

-Le Minerve est mis sur cale aux chantiers Dubigeon de Nantes en mai 1958 et lancé le 31 mai 1961 avant de gagner Cherbourg pour achèvement et essais notament la première plongée statique dans la darse transatlantique en octobre 1962.

Du 2 au 30 novembre 1962, le sous marin effectue sa traversée de longue durée en eaux froides faisant escale à Londonderry (Irlande du Nord), Bergen (Norvège) et Göteborg (Suède). Les essais s'achèvent devant Cherbourg en novembre 1962, quittant le port de La Manche le 10 décembre 1962 pour Toulon où il arrive le 22 décembre 1962, étant le même jour affecté à la 1ère escadrille de sous marins (1ère ESM)

Admis au service actif le 10 juin 1964, le S-647 est le quinzième bâtiment à porter le nom de la déesse romaine des arbres, des arts et des technniques de la guerre et des sciences, l'équivalent romain de la déesse grecque Athéna.

Le premier fût une frégate de 26 canons en service de 1757 à 1762 suivie d'une frégate de 32 canons en service de 1778 à 1781, une frégate de 40 canons en service de 1782 à 1794, une corvette de 16 canons en service en 1794/95, une frégate de 40 canons en service de 1794 à 1809, une vaisseau de 58 canons en service de 1797 à 1799, une frégate de 40 canons en service entre 1801 et 1803, une frégate de 44 canons en service en 1805/1806, une frégate de 44 canons ex-hollandaise en service de 1806 à 1814, une frégate de 48 canons en service en 1809/10, une frégate de 32 canons en service de 1836 à 1874, une frégate à hélice mixte puis croiseur de type Venus en service de 1865 à 1888 et enfin un sous marin type Amirauté en service de 1936 à 1946.

Une carrière opérationnelle dramatiquement courte (1964-68)

Le Minerve à Tarente en 1964

En juillet 1964, les sous marins Minerve, Eurydice, Flore et Diane accompagnés par les escorteurs rapides Le Savoyard et L'Alsacien et le ravitailleur de sous marins Gustave Zédé reçoivent la visite du roi Constantin de Grèce à Corfou le 17 juillet, la vedette royale saluant de 21 coups de canons les bâtiments mouillés sur la rade avant que le roi hellène monte à bord du Gustave Zédé et se fasse présenter les officiers des sept bâtiments suivi d'une visite à bord du Minerve.

Du 1er janvier au 1er octobre 1967 a lieu son premier grand carénage dans un des bassins Missiessy de l'arsenal de Toulon.

Le 27 janvier 1968, la Minerve navigue au large de Toulon en exercice avec l'Eurydice et la Junon. La météo est mauvaise. La Minerve refait surface pour débarquer un officier en formation, puis le sous-marin replonge. Ce sera sa dernière immersion. Il disparaît quelque temps après, avec ses 52 membres d'équipage, au sud-est du cap Sicié par 2000 m de fond.

Outre l'Atlantic, qui eu le dernier contact avec le sous-marin, des moyens seront mis en place rapidement par la marine pour effectuer les recherches, dont un nombre important de bâtiments : Cassard, Kersaint, Jaureguiberry, La Bourdonnais, La Galissonnière, l'Elie Monnier, le Commandant Robert Giraud, L'Agenais, Le Béarnais, L'Enjoué, L'Adroit, L'Alerte, Le Frondeur, un Alizé, les dragueurs de la 30e division dont la Paquerette, toutes les unités disponibles de la Direction du port, et même le porte-avions Clemenceau !

Le Télénaute, le Terebel (institut français du pétrole) et la soucoupe Cousteau rallie également la zone. Malheureusement, malgré tous ces efforts, les recherches ne donnent rien, et sont suspendues le 2 février.

Les sismologues du laboratoire de géophysique vont toutefois apporter un indice intéressant. En effet, en dépouillant les enregistrements de leurs analyseurs, ils découvrent une anomalie, correspondant à une onde de choc dont le point d'origine se trouve à une vingtaine de kilomètres en mer, au sud de Toulon. Sans pouvoir localiser le lieu exact de la catastrophe, on peut alors déterminer le moment exact de l'implosion de la coque : le 27 janvier à 07h58.

La cause de l'avarie fait l'objet de nombreuses hypothèses (collision, voie d'eau, noyage via le schnorchel, avarie de l'appareil à gouverner, explosion interne,...). Il est possible que l'accident soit le résultat d'un défaut de conception du sous-marin auquel s'ajoute la réaction en chaîne d'incidents mal maîtrisés. Deux principaux problèmes se posaient à l'époque, d'une part l'ergonomie du matériel, qui ne permettait pas toujours de réagir avec toute la promptitude nécessaire à un incident, d'autre part des difficultés de formation des équipages, à un moment où la constitution des équipages des premiers SNLE type Le Redoutable demandait beaucoup de monde, et où les méthodes d'entraînement étaient encore par trop artisanales. Il n'y avait, par exemple, pas de simulateur à terre.

La recherche de l'épave de la Minerve fait l'objet de l'opération REMINER (REcherche MINERve) de 1968 à 1969.En juillet 1968, La Recherche rallie la Méditerranée pour effectuer un balayage de la zone avec un sondeur à loupe, mais ne repère rien de probant.Du 17 septembre 1968 à octobre 1969, le baptyscaphe Archimède va effectuer une série de plongée pour essayer de découvrir l'épave de la Minerve, mais sans grand succès. Le Mizar américain n'aura pas plus de chance. On fit même appel à des radiesthésistes, et autres charlatans.

La Junon (S648)

La Junon à la mer en juin 1973

Présentation et premières années (1961-1966)

La Junon en construction

-Le Junon est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg en juillet 1961 et lancé le 11 mai 1964. Il effectue sa première plongée statique dans la darse transatlantique à la mi octobre 1964. La clôture d'armement (transfert de l'Arsenal à la marine nationale) est prononcée le 1er avril 1965.

Dix jours plus tard, le 11 avril 1965, le Junon appareille de son port de construction pour effectuer sa croisière d'endurance, gagnant Toulon son nouveau port base le 1er mai 1965, étant affecté à la 1ère ESM.

En septembre 1965, la Daphné et la Junon effectue une mission aux Antilles avec le soutien du BSL Rhône et à son retour à Toulon le 14 février 1966, le bâtiment est admis au service actif.

Le S-648 est le dixième navire à porter le nom de la déeese romaine de la fertilité et du mariage, l'équivalente de Héra pour les grecs après un vaisseau de 44 canons en service de 1748 à 1757, une frégate de 32 canons type Charmante en service de 1778 à 1780, une corvette de 14 canons prise sur les anglais mais pas remise en service (1779), une frégate de 40 canons type Minerve en service de 1786 à 1799, une galère vénitienne type Pace saisie en 1797 mais non réarmée, une frégate de 40 canons type Junon en service en 1809, une frégate de 46 canons en service de 1808 à 1842, une frégate à voiles transformée sur cale et en service de 1861 à 1872 et enfin un sous marin classe Amirauté en service de 1937 à 1954.

Carrière opérationnelle (1966-1996)

En janvier 1970, le sous-marin sert de plate-forme au lancement expérimental des premières torpilles filoguidées à Toulon. Au deuxième semestre 1970, il est en grand carénage à Toulon. Des modifications sont effectuées à l'occasion de cet arrêt technique : suppression du sonar d'étrave, nouveau sonar prototype DUUA2, modernisation des installations de détection, modification des barres et ailerons.

Le 19 juin 1971, il participe à la revue navale à Toulon avant de gagner en 1974 Lorient pour un grand carénage

En mai 1976, il effectue la mission Orion dans l'Océan Indien en compagnie du sous marin Marsouin et du bâtiment de soutien logistique Rhône jusqu'à son retour en juillet 1976, participant à la revue navale de Nice le 11 juillet 1976.

En mai 1977, il participe à l'exercice franco-espagnol «Escuadras» en compagnie des bâtiments de soutien logistique Rhône et Rance, l'aviso-escorteur Victor Schoelcher, les escorteurs rapides Le Provencal et L'Alsacien ainsi que le sous marin Argonaute. C'est le dernier exercice mené en Méditerranée puisqu'à partir de juin 1977, il est basé à Lorient.
Il y reste jusqu'au 30 septembre 1991 quand il quitte le port morbihanais pour une IPER à Toulon qui va devenir ensuite son nouveau port base. Il arrive dans le var le 4 octobre 1991 et est affecté officiellement à l'ESMED le 14 octobre 1991.

Au début de 1992, il sert de «victime» pour l'exercice Ventilex : le Junon couché sur un lit de sable à 110m et bénéficie du branchement du BISM Triton pour renouveler l'air via le mini-sous marin Griffon.

En novembre 1994, le quotidien " Var Matin " se fait l'écho d'un projet consistant à transformer la Junon, lorsqu'elle sera retirée du service actif, en musée sur le site des anciens chantiers de La Seyne-sur-Mer. Ce projet, comme beaucoup d'autres restera sans suite.

En 1995, une escale de routine à Palma est quelque peu mouvementée, suite à l'action de militants de Greenpeace venus protester une nouvelle fois contre les essais nucléaires français dans le Pacifique.

Les 14 et 20 février 1996, la Junon apporte son concours dans la mise au point de la nouvelle torpille MU90. Un nouveau tir a lieu le 3 juillet 1996, le sous-marin avait appareillé ce jour de Toulon, sous une pluie battante.

Le 26 juillet 1996, il est placé en complément puis désarmé le 8 octobre 1996, date de la dernière cérémonie des couleurs. Le 30 septembre 1998, la coque quitte la darse vieille de l'arsenal pour le mouillage de Brégaillon. Condamnée le 10 février 2004 sous le numéro de condamnation Q 788, sa coque sera réutilisée comme cible de tir en novembre 2004 au large de Toulon.


La Junon désarmée au Bregaillon en avril 2001

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Amiral
Amiral


Masculin
Nombre de messages: 11353
Age: 30
Ville: Nantes
Emploi: Agent de sécurité
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE   Mer 09 Déc 2009, 15:38

La Vénus (S-649)

Présentation et premières années (1961-1966)

La Vénus à Keroman le 2 juin 1990

-Le Vénus est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg en août 1961 et lancé le 24 septembre 1964. Il effectue sa première plongée statique dans la darse transatlantique puis en rade de Cherbourg en avril 1965. La clôture d'armement est prononcée le 9 juillet 1965, permettant au submersible d'effectuer sa traversée de longue durée en mer du Nord du 21 juillet au 10 août 1965.

Il quitte son port natal le 12 août 1965 pour gagner Toulon où il arrive le 8 septembre 1965. Son admission au service actif à lieu le 1er janvier 1966, le sous-marin étant affecté à la 1ère ESM.

Le S649 est le seizième navire (!) de la marine nationale à porter le nom de la déesse grecque de l'amour après une frégate de 16 canons (1706-23), une frégate de 26 canons (1724-45), une frégate de 32 canons type Venus (1780-81), une frégate de 38 canons type Hébé (1782-1788), une corvette de 26 canons (1794-1800), une corvette de 20 canons (1795-99) prise par les hussard de Pichegru au Texel le 21 janvier 1795 mais reprise par les anglais en 1799, une galère ex-venitienne type Pace saisie à Venise en 1797 mais non réarmée (1797-98), une gabare (1799), une frégate de 40 canons type Junon (1808-10), une corvette de 20 canons ex-hollandaise (1810-14), une frégate de 52 canons type Venus (1823-1846), une frégate à hélice type Venus (1865-1886), un patrouilleur auxiliaire (1914-1919), un navire auxiliaire (1918-1919) et enfin un sous marin de 2ème classe type Amirauté mis en service en 1936 et sabordé à Toulon le 27 novembre 1942, son épave étant renflouée et démolie en 1951.

Carrière opérationnelle

La Vénus désarmé à Lorient le 15 mai 2002

Du 1er janvier 1969 au 1er janvier 1970, il fait un séjour à Lorient, affecté à la 2e ESM avant d'être affecté à l'escadrille des sous-marins de la Méditerranée (ESMED), à sa création à Toulon.

Du 1er octobre 1971 au 1er septembre 1972, un grand carénage a lieu à Toulon. A cette occasion des modifications sont réalisées : Nouveau sonar d'étrave, développement des moyens de détection.

Le 2 décembre 1977, le sous-marin quitte Toulon pour rallier Lorient, où il arrive le 20 décembre pour effectuer un grand carénage qui commence en janvier 1978 et se termine début 1979.

Le 1er janvier 1978, la Vénus est rattaché à l'escadrille des sous-marins de l'Atlantique.

En 1982, elle effectue une mission en océan Indien comprenant une ou plusieurs escales à Djibouti.

Le 16 novembre 1984, elle arrive à Lorient pour y effectuer un grand carénage jusqu'en 1985.

Le 23 novembre 1990 a lieu la dernière sortie, avec les anciens commandants à bord et dix jours plus tard, le 3 décembre 1990 à lieu la denière cérémonie des couleurs et son retrait du service actif. Il est mis en réserve spéciale à Lorient.

Remis au service des Domaines, le sous-marin Vénus est mis en vente à Lorient pour démolition le 16 décembre 1994, avec l'EDIC 9074 et le chaland Courégant. La vente a cependant peu de succès, la Venus ne sera pas démolie.

Le 11 mars 1996, le bâtiment est condamné (n°Q714), pour être réutilisé comme cible de tirce qui est chose faite le 20 juin 2002 quand le Q714 est pétardé et coulé par les plongeurs-démineurs du GPD Atlantique au large de Lorient par 2000 mètres de fond.

Le Psyché (S-650)

La Psyché à Lorient en 1994

Présentation et premières années (1967-1970)

Mise à flot à Brest du Sous marin Psyché

-Le Psyché est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 1er juin 1967 en compagnie que la Sirène et le Hangor, un Daphné destiné à la marine pakistanaise. Mis à flot le 1er juillet 1969 au bassin n°9 de Laninon, il est en essais à partir du 1er mars 1969. L'armement définitif a lieu le 22 janvier 1970 et la cloture d'armement prononcée le 21 mars 1970 après sa traversée de longue durée. L'admission au service actif à lieu le 7 juin 1970

Huit bâtiments de la marine de guerre française ont porté le nom de Psyché, une jeune femme amoureuse d'Eros, le dieu de l'amour qui finit par triompher de toutes les épreuves imposées par les dieux de l'Olympe.
La première fût une chaloupe canonnière type Coquette (1762-1764), une frégate non construite prévue en 1766 mais abandonnée en 1769, une frégate de 36 canons (1804-05), une frégate de 44 canons type Van der Werf (1812-21), une frégate de 40 canons mise sur cale en 1830 sous le nom de Dame de Beaujeau (référence à Anne de Beaujeu, fille ainée de Louis XI) et rebaptisée Psyché le 9 août 1830. lancée en 1837 mais jamais achevée, une frégate de 40 canons (1844-1867) et enfin un sous marin de type Diane en service de 1933 à sa destruction par des avions américains le 8 novembre 1942 à Casablanca.

Carrière opérationnelle (1970-1998)

Du 15 février 1973 à janvier 1974, un grand carénage à Lorient va lui redonner du potentiel. A cette époque il totalise déjà 5900 heures de plongées et 58000 nautiques parcourus. Le 30 octobre 1975, l'escorteur rapide Le Corse est coulé par une torpille du sous-marin Psyché, après avoir servi de cible à un missile Exocet MM38 tiré de la Jeanne d'Arc.

De juillet 1977 à juillet 1978, un nouveau grand carénage est réalisé à Lorient et c'est au cours du 2e semestre 1981, qu'est réalisé sa modernisation, avec l'ajout du proéminent dôme sonar contenant le sonar DUUA2.

En novembre 1983, l'aviso Commandant Birot prête son concours au sous-marin Psyché pour le lancement par celui-ci de 2 torpilles F17. Du 24 mars au 2 avril 1985, c'est au tour l'Amyot d'Inville de réaliser la mise en condition sous-marin Psyché.

En janvier 1987, le sous-marin Psyché quitte Lorient pour effectuer la mission Okoumé au large des côtes d'Afrique, avec l'escadre et soutenu par le BSM Rhône. Des escales sont effectuées à Agadir, Dakar, Abidjan (où le bâtiment est momentanément indisponible), puis au retour à Santa Cruz de Ténérife. Il rentre le 4 juin 1987 à Lorient.

Mi 1988 à début mars 1989, il est en IPER à Toulon suivi des essais réglémentaires.

Il quitte Lorient le 2 mai 1989, passe Suez, puis arrive à Djibouti, où il effectue, du 30 mai au 17 juin, une PEI avec le soutien du BSM Garonne.
Le 20 juin, il quitte Djibouti pour participer à la mission Marianne, cette mission avait pour principal objectif une série de démonstrations destinées à intéresser la marine malaysienne, elle-même désireuse de se doter de sous-marins (qui se concrétisera bien des années plus tard avec les Scorpène).

En octobre, le Jules Verne soutient le sous-marin en PEI à Djibouti (17 septembre au 17 octobre). Il est de retour à Lorient le 21 novembre 1989.
Fin 1991, la Psyché reçoit pour expérimentation un mât optronique, fabriqué par la firme française Sagem.

Ce mât comportant 2 caméras TV et un radar de navigation, est boulonné dans le kiosque et doté d'une console de visualisation qui remplace les occulaires, permettant un important gain de place dans le PC.

Le 27 octobre 1994, le sous-marin quitte Lorient pour une longue mission aux Antilles. Après un ravitaillement aux Açores, le transit vers la Martinique est effectué en 17 jours, en surface de nuit et en plongée le jour. Le Rhône l'accueille le 5 décembre à Fort-de-France pour une semaine de travaux correctifs.

Le bâtiment quitte la Martinique le 27 décembre, et, le 30, il franchit la barre de San Juan de Porto-Rico, où l'équipage passe les fêtes de fin d'année. Le 2 janvier, il appareille pour Norfolk (Virginie). A partir du 19 janvier, il affronte le groupe du porte-avions Theodore Roosevelt pour un exercice où il joue la menace insidieuse du sous-marin classique.
La Psyché rentre à Lorient après une dernière halte à Punta Delgada, puis entre en IPER. Elle sort du bassin le 11 janvier 1996. Les essais ont lieu à compter du 1er mars 1996.

Le désarmement de la Psyché initialement prévu en 2005 est avancé. La nouvelle tombe en juin 1996. Dans le cadre du nouveau format de la marine (plan OPTIMAR), la décision de mettre en réserve spéciale anticipée est prise, à l'issue des essais militaires de la torpille MU90.

A la dissolution de l'ESMAT (escadrille des sous-marins de l'Atlantique) de Lorient-Kéroman en 1995, la Psyché rejoint Toulon pour y terminer sa carrière. Du 19 au 24 juillet 1996, le sous-marin effectue une mise en condition avec l'aide de l'aviso Quartier-maître Anquetil au large de Toulon.

En décembre 1997, la France fait une proposition assez inhabituelle à l'Afrique du Sud. En effet, la marine sud-africaine se montrait intéressée par l'achat de quatre corvettes type "Souveraineté" (version raccourcie des frégates La Fayette) que le constructeur DCN avait à l'époque dans ses cartons. Pour augmenter l'attractivité de cett vente, la France propose d'effectuer en bonus quatres grands carénages des sous-marins sud-africains, et de donner la Psyché ! La vente ne se fera pourtant pas, et les frégates "Souveraineté" ne verront jamais le jour.

Le 3 juillet 1998, la Psyché est placée en complément. Elle est désarmée à Toulon, le 29 septembre 1998, jour de la dernière cérémonie des couleurs.

Le 2 octobre suivant, elle est mise en réserve spéciale. La Psyché stationne alors dans l'arsenal, puis au mouillage de Brégaillon. Le 16 décembre 2002, elle est condamnée (n°Q799), sa coque sera réutilisée comme cible de tir.

Le 27 avril 2005, elle est coulée comme cible de tir, au large de Toulon, à coup de canon de 100mm, puis pétardée par le GPD (Groupe des Plongeurs Démineurs).


3 juillet 1998 dernière sortie en mer du Psyché

La Sirène (S-651)

Présentation et premières années (1967-1970)

La Sirène à Saint Nazaire en septembre 1984

-Le Sirène est mis sur cale à l'Arsenal de Brest en septembre 1967 et mis à flot à le 1er juillet 1969. A l'issue de la clôture d'armement le 24 juillet 1970, il effectue une traversée de longue durée, du 28 juillet au 31 août 1970.Il est admis au service actif le 3 septembre 1970.

Le S-651 est le dix-neuvième navire de la Royale à porter le nom de cette créature de la mythologie grecque, mi-femme mi-oiseau dont le chant mélodieux charmait les marins et les rendaient fous. Ce sont les scandinaves qui les représentaient mi-femme mi-poisson, tradition qui s'imposa au Moyen Age.

Le premier fût un vaisseau de 44 canons en service de 1666 à 1684 suivit par une galère (1674-86), une autre galère (1687-1701), un vaisseau de 64 canons (1691-1702), une flûte prise sur les anglais en 1696 et en service jusqu'en 1704, une felouque (1704-20), une frégate de 60 canons (1706-1710), une galiote à rames de 14 canons (1706-1718), une frégate de 32 canons type Sirène (1744-1760), une corvette (1770-1794), une flute en service en 1782 dont ne sait rien, une frégate de 40 canons type Coquille (1795-1808), un demi-chébec (1808-1814), une frégate de 52 canons (1814-1836), une frégate de 52 canons (1823-1871), un torpilleur autonome submersible en service de 1901 à 1919, un sous marin de moyenne patrouille et de défense des côtes type Sirène en service en 1927, placé en gardiennage d'armistice le 21 octobre 1940, sabordé le 27 novembre 1942, renfloué en mars 1943 mais coulé par un bombardement aérien en baie de La Seyne en 1944. Son épave sera une dernière fois renflouée en 1945 pour être utilisée comme flotteur et enfin un sous marin type S de construction anglaise, transferé en juin 1951 pour servir de but sonar et rendu à la Grande Bretagne le 1er octobre 1958

Carrière opérationnelle (1970-1997)

La Sirène s'illustre en début de carrière mais d'une façon dont elle se serait bien passée puisque le 11 octobre 1972, elle coule au bassin à Lorient. Les opérations de renflouement dureront jusqu'au 22 octobre et l'enquête humaine concluera à une erreur humaine. Il faudra deux ans pour remettre le navire en service.


La Sirène en facheuse posture

Sa carrière est sans réel événement jusqu'en février 1985, plus précisément du 24 au 28 février 1985 quand il effectue un entraînement de groupe avec les avisos Commadant L'Herminier et Amyot d'Inville.
Le 13 juin 1986, le bâtiment est parrainé par la ville de Nantes, déjà marraine du BAP Jules Verne.

De février à décembre 1989 il est en IPER (indisponibilité pour entretien et réparation) à Lorient.

De janvier 1996 à janvier 1997, la Sirène effectue un IPER à Lorient. Elle sort le 13 janvier 1997 du bassin, sous le regard émus des ouvriers de l'atelier des sous-marins. En effet, si depuis un demi-siècle, de nombreux sous-marins ont effectués leurs grands carénages à Kéroman, celui de la Sirène est le dernier, et clôt une série de 92 IPER et refontes entamées en 1947 avec le Rolland Morillot. La base fermera peu après dans le cadre du plan Optimar.

Après une plongée statique sous Groix le 9 janvier, la Sirène quitte Lorient Le 11 février. Le sous-marin participe pendant un mois à un exercice au sein de la Force d'Action Navale, effectue deux escales à Casablanca (Maroc), Malaga (Espagne) avant de rejoindre Toulon, le 10 mars 1997, où il est mis en réserve. Il sera proposé à la vente à l'Afrique du Sud, mais sans succès.

Le 13 mars 1997, il effectue sa dernière plongée au large de Toulon. La Sirène est retirée du service actif le 30 mai 1997. Condamnée le 26 septembre 2005 (Q745), sa coque servira de cible de tir. Elle a probablement été coulée en 2006.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Amiral
Amiral


Masculin
Nombre de messages: 11353
Age: 30
Ville: Nantes
Emploi: Agent de sécurité
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE   Mer 09 Déc 2009, 15:49

Historique (2) Les Daphné à l'export

Portugal

Le sous marin Delfim à quai

C'est le 20 juin 1960 que le Portugal s'intéressa à l'acquisition de sous marins de type Daphné, demandant le prix et le delai de fourniture d'un sous marin. Moins de trois ans plus tard, le 29 février 1964, quatre Daphné sont commandés aux chantiers Dubigeon-Normandie de Nantes formant la classe Albacora.

-Le S 163 Albacora est lancé en octobre 1966 et admis au service actif en octobre 1967. Il est désarmé en 2000

-Le S164 Barracuda est mis sur cale le 19 octobre 1965 lancé le 24 avril 1967 et admis au service actif le 4 mai 1968. Il à été désarmé en 2009.

-Le S165 Cachalote est mis sur cale en octobre 1965 est lancé en février 1968 et admis au service actif en janvier 1969. Vendu au Pakistan en décembre 1975, il y à été désarmé le 2 janvier 2006.

-Le S166 Delfim est mis sur cale le 14 mai 1967 lancé le 23 septembre 1968 et admis au service actif le 1er octobre 1969. Il à été désarmé en 2009.

Pakistan

Le sous marin Ghazi à la mer

Le 15 décembre 1951, le Pakistan est le premier pays à s'intéresser à l'acquisition de sous marins mais les négociations allaient durer près de quinze ans en raison de problèmes récurrents de financement. Le 30 mars 1966 fut signée la convention de vente de trois Daphné à construire à Brest, à la Ciotat et aux chantiers Dubigeon de Nantes.

-Le S131 Hangor est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 1er décembre 1967 lancé le 28 juin 1969 et admis au service actif le 1er décembre 1969. En décembre 1971, lors du conflit indo-pakistanais, il à coulé la frégate indienne Khukri. Comme ses trois sister-ship, il à été désarmé le 2 janvier 2006. Il à été transformé en musée en décembre 2007.


Le Hangor à été préservé comme navire musée

-Le S132 Shushuk à été mis sur cale aux chantiers navals de Provence sis à La Ciotat le 1er décembre 1967 lancé le 30 juillet 1969 et admis au service actif le 12 janvier 1970. Comme ses trois sister-ships, il à été désarmé le 2 janvier 2006. Il pourrait être proposé au Bangladesh

-Le S133 Mangro à été mis sur cale aux chantiers navals de Provence sis à La Ciotat le 8 juillet 1968 lancé le 7 février 1970 et admis au service actif le 8 août 1970. Comme ses trois sister-ships, il à été désarmé le 2 janvier 2006 et démoli.

-Le S134 Ghazi (ex-Cachalote) à été mis sur cale aux chantiers Dubigeon-Normandie de Nantes en octobre 1966 lancé le 16 février 1968 et admis au service actif le 25 janvier 1969. Comme ses trois sister-ships, il à été désarmé le 2 janvier 2006 et démoli.

Afrique du Sud

Le Maria van Riebeek appareillant de sa base de Simonstown

Le 2 juillet 1963, l'Afrique du Sud manifesta son intérêt pour les sous marins français et le 11 juillet 1967, trois Daphné furent commandés chez Dubigeon-Normandie à Nantes.

-Le S97 Spear (ex-Maria Van Riebeeck) est lancé le 3 mars 1969 et admis au service actif en juin 1970. Il à été désarmé en 1996

-Le S98 Umkhonto (ex-Emily Hobhouse) est mis sur cale le 18 novembre 1968 lancé le 24 octobre 1969 et admis au service actif le 26 février 1971. Il à été désarmé en novembre 2003

-Le S99 Assegaai (ex-Johanna Van Der Merwe) est mis sur cale le 24 avril 1969 lancé le 21 juillet 1970 et admis au service actif le 27 août 1971. Il à été désarmé en novembre 2003 et préservé comme musée à Simonstown.

Espagne

Le Marsopa

Le 24 juin 1961, l'Espagne annonçait son désir d'envoyer une mission en France aux ordres de l'amiral Guitian, commandant le Groupe Naval de la Méditerranée. Le 2 avril 1963, il remettait une note verbale dans laquelle l'Espagne indiquait son programme de construction en dix ans : 2 porte-avions type Clémenceau, 8 frégates type Suffren, 12 escorteurs, 8 sous marins, un TCD et 50 unités diverses. Un premier contrat fût signé en 1965 pour deux sous marins type Daphné suivi de deux autres dans le cadre du contrat du 30 juin 1972. Ils ont été modernisés entre 1984 et 1988 pour porter leur électronique au niveau des Galerna (les Agosta espagnols)

-Le S61 Delfin à été construit aux chantiers Bazan de Carthagène mis sur cale en août 1968, lancé en mars 1972, admis au service en mai 1973. Il à été désarmé en juillet 2003. Il est préservé comme musée au port de Torrevieja

-Le S62 Tonina à été construit aux chantiers Bazan de Carthagène avec une mise sur cale le 2 mars 1970, un lancement le 3 octobre 1972 et une admission au service actif prononcée le 10 juillet 1973. Il à été désarmé en septembre 2005.

-Le S63 Marsopa à été construit aux chantiers Bazan de Carthagène avec une mise sur cale le 19 mars 1971, un lancement le 15 mars 1974 et une admission au service actif prononcée le 12 avril 1975. Il à été désarmé en juin 2006.

-Le S64 Narval à été construit aux chantiers Bazan de Carthagène mis sur cale en avril 1972 lancement en décembre 1974 et une admission au service actif en novembre 1975. Il à été désarmé en janvier 2003.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)


Dernière édition par clausewitz le Mer 09 Déc 2009, 17:25, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Amiral
Amiral


Masculin
Nombre de messages: 11353
Age: 30
Ville: Nantes
Emploi: Agent de sécurité
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE   Mer 09 Déc 2009, 15:57

Caractéristiques Techniques

22 août 1989 : sortie à la mer du Daphné

Déplacement : surface : 869 tonnes en plongée : 1043 tonnes

Dimensions : longueur : 57.75m largeur : 6.74m tirant d'eau : 4.56m en surface 5.25m en plongée

Propulsion : Deux moteurs diesels SEMT Pielstick 12 PA 4V 185 de 450 kW alimentant deux moteurs électriques de propulsion de 1000ch (735 kW) entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale : 12 noeuds en surface 15 noeuds en plongée (8 noeuds au schnorchel) distance franchissable : 2130 miles nautiques à 10 noeuds 4300 miles nautiques à 7 noeuds (schnorchel) Autonomie : 45 jours Immersion opérationnelle : 300m

Electronique :

(France) un radar DRUA 31, un sonar d'étrave DUU A 2B, un groupement microphonique DSUV 2, un télémètre acoustique DUUX, un détecteur de radar ARUR 10B

(Espagne) un radar DRUA 33, un sonar actif passif DUUA-2A, un sonar passif DSUV-22, un télémètre acoustique DUUX-2, un détecteur Manta

(Pakistan) un radar DRUA-31, un sonar DUUA-1 actif-passif, un sonar DSUV-1 passif, un télémètre acoustique DUUX 2, un décteur ARUR-ARUD

(Portugal) un radar KH 1007, un sonar DUUA-2 actif, un DSUV-2 passif, un télémètre acoustique DUUX-2, un détecteur ARUR/ARUD

(Afrique du Sud) un radar Calypso II, un sonar actif/passif DUUA-2, un sonar passif DSUV-2, un télémètre acoustique DUUX-2, un détecteur ARUD.

Armement : 8 tubes lance-torpilles intérieurs à l'avant et 4 extérieurs à l'arrière pour 12 torpilles stockés dans les tubes. Les sous marins pakistanais ont été modernisés pour pouvoir utiliser le Sub-Harpoon mais les missiles n'ont jamais été livrés

Equipage : 6 officiers, 24 officiers mariniers et 20 quartiers maitres et matelots

Sources

-Bertrand Prézelin Flottes de combat 2004 et 2008

-Encyclopédie des armes éditions atlas Tome 8 «Les sous marins
conventionnels p1881-1900» (Classe Daphné p1882)

-Marines et forces navales HS n°8 «spécial sous-marins diesels» «P8-21 France : reconstruction et constructions»

-Claude Huan Les sous marins français 1918-1945

-Jean Moulin Les navires français 1960-1980 «Rolland Morillot p52, Narval p54, Aréthuse p56, Venus p58»

-Olivier Huwart Les sous marins français 1944-1954 la décennie du renouveau

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE INVINCIBLE

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Requin
Capitaine de frégate
Capitaine de frégate


Masculin
Nombre de messages: 3511
Age: 41
Ville: Ca dépend des jours
Emploi: en IPER
Date d'inscription: 18/01/2008

MessageSujet: Re: SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE   Mer 09 Déc 2009, 17:34

"-Le S164 Barracuda est mis sur cale le 19 octobre 1965 lancé le 24 avril 1967 et admis au service actif le 4 mai 1968. Il à été désarmé en 2009."

C'est marrant, il me semble bien qu'il était en escale à Toulon il y a quelques semaines

l'un des articles :
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=111805




pour le reste
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Amiral
Amiral


Masculin
Nombre de messages: 11353
Age: 30
Ville: Nantes
Emploi: Agent de sécurité
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE   Mer 09 Déc 2009, 17:39

Mea culpa, j'avais oublié cette visite. Bon on va dire qu'il n'est plus totalement opérationnel Mr. Green

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE   Jeu 10 Déc 2009, 09:23

Encore merci à toi Claus pour cet article

C'étaient de beaux " Soum " les Daphné
Revenir en haut Aller en bas
clausewitz
Amiral
Amiral


Masculin
Nombre de messages: 11353
Age: 30
Ville: Nantes
Emploi: Agent de sécurité
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE   Jeu 10 Déc 2009, 18:33

De rien JB. C'est vrai qu'ils avaient une gueule comme on dit, racés élégants. J'ai fait les Daphné en premier car je pensai qu'ils s'agissaient des premiers sous marins d'après guerre, n'ayant pas vu qu'il y avait avant les Narval et les Aréthuse que je ferai en 2010.

J'en profite pour honorer la mémoire des équipages du Minerve et de l'Eurydice salut

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE   Jeu 10 Déc 2009, 23:28

Pour ma part , Claus , ne cherche pas à être chronologique , je passerais des pages, mais c est mon avis, encore bravo
Revenir en haut Aller en bas
clausewitz
Amiral
Amiral


Masculin
Nombre de messages: 11353
Age: 30
Ville: Nantes
Emploi: Agent de sécurité
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE   Jeu 10 Déc 2009, 23:33

Je cherche pas forcément à l'être mais c'est plus pratique surtout pour l'intro que je peux reprendre pour un autre article en la retaillant pour un autre article. Par exemple pour les Agosta que je vais faire d'ici la fin de l'année (enfin je l'espère), je reprendrai l'intro des Daphné à partir de "une situation catastrophique" avant de parler très rapidement des Daphné puis de détailler la Genèse des Agosta.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

SOUS MARINS D'ATTAQUE CLASSE DAPHNE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Ecole des fusiliers marins
» la petite attaque d'aujourd'hui
» Daphné Roulier
» Daphné Desjeux
» chartre du Forum ''La Classe ''

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marine forum :: Les Marines du monde :: Europe :: France-