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 JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SHOKAKU

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clausewitz
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MessageSujet: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SHOKAKU   Jeu 29 Oct 2009, 21:05

PORTE-AVIONS CLASSE SHOKAKU
(JAPON)


Le Shokaku à la mer en 1941. Les tourelles de 127mm sont particulièrement bien visibles et l'îlot parait bien petit



Avant-propos

Depuis 1945, la marine japonaise n'aligne plus aucun porte-avions notament lié à la constitution pacifiste de 1947. Elle pourrait pourtant retrouver cet ère glorieuse en mettant en service des destroyers porte-hélicoptères de classe Hyuga (Hyuga et Ise plus deux autres prévus mais non baptisés).

Bien sur, officiellement, ces navires sont des destroyers porte-hélicoptère avec seulement 4 «ventilos» (3 SH60J de lutte ASM et un MCH-101 antimines) mais en réalité avec peu de modifications (renforcement du pont d'envol et tremplin _Sky jump_), ces navires pourraient devenir de véritables porte-aéronefs avec F35 et redonner à la marine japonaise ses lettres de noblesse.


Le Hyuga : un premier pas vers de futurs porte-avions


Tout avait commencé au début des années 1910 quand la marine japonaise avait acquis plusieurs hydravions qu'elle employa en Chine contre les positions allemandes mais dépit de ces prémices prometteurs, l'aviation navale nippone peine à décoller, victime à la fois du peu d'interêt de la majorité des officiers et de l'impossibilité d'acquérir une expérience certaine et une certaine expérience qui aurait permis de montrer la validité de ce concept.

Tout reste donc à faire mais en vingt ans, la marine japonaise allait se doter d'une des meilleurs force aéronavale du monde.

Aidée par les anglais de manière souvent officieuse, les japonais se dotent d'un premier porte-avions en 1922, le Hosho mais comme le Hermes britannique, il se révèle trop petit pour être efficace et est rapidement réduit au statut de navire expérimental comme le Langley américain.


Le premier des premiers : le Hosho


Les années vingt s'écoulent et peu à peu l'idée de posséder des porte-avions fait son chemin même dans l'esprit de ceux qui étaient les plus réfractaires. Si la majorité sont encore sceptiques sur les capacités de l'avion (qui après tout n'est né qu'il y à une vingtaine d'année seulement), ils ne remettent plus en question l'existence d'une aviation navale.

Le traité de Washington de 1922 empêche le Japon d'achever son programme «8-8» de 1917 destiné à damner le pion au programme naval américain en 1916. Après avoir péniblement sauvé son deuxième Nagato (le Mutsu), elle doit ferailler tous les autres coques.


L'Akagi comme le Kaga étaient les premiers porte-avions japonais vraiment opérationnels mais il s'agissait encore de conversions


Un amendement proposé par les américains permet la conversion de deux coques de cuirassés ou de croiseurs de bataille en construction en porte-avions. Le Japon choisit l'Akagi et l'Amagi mais ce dernier gravement endommagé par le tremblement de terre du 1er septembre 1923 et remplacé par le Kaga.

La marine japonaise construit ainsi l'Akagi et le Kaga suivit par le Soryu et le Hiryu puis épuise le contingent attribué au traité de Washington (81000 tonnes) en construisant le petit et le médiocre Ryujo.


Le Soryu (ci-dessus) et le Hiryu (ci-dessous) furent les premiers porte-avions japonais construits dans ce but à l'origine


Le traité de Washington n'était qu'un traité provisoire, destiné à mettre fin à la surchauffe des constructions navales génératrices de guerre. Il était évident qu'un jour au l'autre ce traité deviendrait caduque et c'est ce qui arriva quand en 1934 le Japon dénonça le traité qui prit fin officiellement le 31 décembre 1936.


Le Ryujo : à vouloir faire petit et nombreux........


Genèse des Shokaku

Libérée des contraintes du traité de Washington, la marine japonaise peut se dôter des porte-avions qu'elle estime nécessaire pour sa guerre future qu'elle sait inévitable contre les Etats Unis. Les Soryu et les Hiryu se révèle à l'usage mal adaptés en raison d'un hangar trop étroit et de machines trop faibles.

Les Shokaku reçurent les machines les plus puissantes jamais installées sur un navire de guerre japonais (160000 ch contre 150000ch pour les Yamato) et d'abondantes réserves de carburant leur donnant un excellent rayon d'action.


Schéma des Shokaku

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SHOKAKU   Jeu 29 Oct 2009, 21:15

Historique

Le Shokaku


Le Shokaku peut avant son lancement avec l'équipe d'ingénieurs l'ayant conçu. Ils peuvent être fiers, les Shokaku sont généralement considérés comme les meilleurs porte-avions japonais de la guerre

-Le Shokaku («grue volante») est mis sur cale à l'Arsenal deYokosuka le 12 décembre 1937 lancé le 1er juin 1939 et admis au service actif le 8 août 1941.

La mise en service du Shokaku et du Zuikaku est accelerée pour participer à l'opération qui allait ouvrir la seconde guerre mondiale dans le Pacifique : l'attaque sur Pearl Harbor.

«A Day of infamy» (7 décembre 1941)


Schéma des opérations aériennes japonaises sur Pearl Harbor

La tension avec les Etats Unis devenait de plus en plus palpable, le Japon se prépare activement à la guerre. En fait depuis vingt-cinq, les japonais sont convaincus qu'une guerre avec les Etats Unis est inévitable tant leurs intérêts étaient opposés.

Surtout l'industrie japonaise est terriblement dépendante du pétrole des Indes Néerlandaises et du caoutchouc de Malaisie et les différents embargos imposés par les occidentaux ne peux que pousser le Japon dans une véritable fuite en avant.

Les japonais souhaitent se construire un véritable empire colonial aux dépens des puissances coloniales européennes mais aussi des Etats Unis qui contrôlent les Phillipines.

Une fois cet empire conquis, le Japon devra le défendre contre les Etats Unis, aboutissant à une bataille navale de grande ampleur au cours de laquelle la supériorité technique et tactique de la marine japonaise aboutirait à une victoire décisive de la Nihon Kaigun obligeant les Etats Unis à demander la paix.

A l'automne 1940, la flotte américaine du Pacifique est stationnée à Pearl Harbor dans les îles Hawaï ce qui constitue une menace terrible sur les lignes de communications entre le Japon et ses futures conquêtes, elle doit donc être neutralisée avant toute attaque.

L'éloignement du Japon de la cible rend cette attaque impossible sans l'utilisation de porte-avions et cette voie qui est choisie, les japonais ayant parfaitement pris connaissance de l'attaque britannique sur Tarente en novembre 1940 sans parler des manoeuvres américaines en 1932 et 1933.

L'aéronavale japonaise passe toute l'année 1940 à s'entrainer au torpillage en eaux peu profondes mais aussi au bombardement en piqué et au bombardement horizontal. Le plan est régulièrement remis à jour en fonction des informations recueillis par les japonais d'Oahu.


Le plan définitif est validé le 3 novembre et le 21 novembre 1941, la flotte destinée à cette opération se rassemble en baie d'Hitokappu dans l'île Etorofu dans l'archipel des Kouriles.

Cette flotte se compose des éléments suivants :

-6 porte avions répartis entre la 1ère (Akagi et Kaga) la 2ème (Soryu et Hiryu ) et de la 5ème division de porte-avions (Shokaku et Zuikaku).

-2 cuirassés regroupés dans la 3ème division (cuirassés rapides Hiei et Kirishima de classe Kongo)

-2 Croiseurs lourds de classe Tone (Tone et Chikuma)

-Le 1ère escadron de destroyers composé du croiseur léger Abukuma de classe Nagara et des 17ème (Urakaze, Isokaze, Tanikaze et Hamakaze de classe Kabero) et 18ème divisions (Kagero et Shiranuhi de classe Kagero, Arare et Kasumi de classe Asashio) de destroyers.

-La 7ème division de destroyers avec les Ushio et Sazanami de classe Fubuki

-Le destroyer Akigumo de classe Yugumo;

31 sous marins sont également engagés dont cinq transportant des sous marins de poche chargés d'achever les navires endommagés par le bombardement aérien.

La flotte appareille le 26 novembre dans le silence radio absolu. Elle doit même faire demi-tour en cas de rencontre avec un navire ou de succès des négociations avec les Etats Unis. Le 2 décembre, l'amiral Nagumo reçoit le message «Niitaka Yama Noboru» (Gravir le mont Niitaka). Après un dernier ravitaillement les 5 et 6 décembre 1941, la flotte se prépare à lancer l'attaque qui allait provoquer le début de la guerre du Pacifique.

A 5h00 du matin le 7 décembre, les croiseurs lourds Tone et Chikuma catapultent chacun un hydravion Aichi E13A1 tandis que le sous marin I-36 envoie son hydravion Yokosuka E14Y1.

Les porte-avions se mettent face au vent à 5h30 pour lancer la première vague d'assaut composée de 183 appareils (89 bombardiers-torpilleurs Nakajima B5N2 _50 avec torpilles et 40 avec bombes_ 51 bombardiers en piqué Aichi D3A1 et 43 chasseurs Mitsubishi A6M2).

Le Shokaku lance à partir de 6h15 31 appareils : 26 Aichi D3A1 Val armés d'une bombe de 250kg destinés à attaquer la base aéronavale de l'île Ford et la base aérienne de l'armée d'Hickam Field et 5 Mitsubishi A6M2 Zero destinés à protéger les avions d'attaque et à mitrailler les aérodromes.


Un Nakajima B5N2 Kate décollant du Shokaku le 7 décembre 1942

La deuxième vague est sur zone à 8h40 et ne peut naturellement bénéficier de l'effet de surprise. Les japonais ont donc décidé de ne pas engager de bombardiers-torpilleurs trop vulnérables. Un total de 168 appareils se dirigent sur Pearl Harbor sur les 172 prévus puisque deux Aichi D3A1 ne peuvent décoller et 2 Zero doivent faire demi-tour.

Le Shokaku lance pour la deuxième vague 27 Nakajima B5N2 Kate armés d'une bombe de 250kg et de 6 de 60kg ou 2 bombes de 250kg destinés notament à achever Hickam Field qui après avoir été attaqué à 8h00 par des Val du même porte-avions est attaque à 9h05. Appuyés par les Zéro qui mitraillent les rampants tentant de riposter, les Kate détruisent au total près de 30%.

L'attaque terminée, l'escadre de l'amiral Nagumo se rapproche à 190 miles des îles Hawaï pour faciliter la récupération d'appareils souvent au bord de la panne sèche.
Les premiers appareils, ceux de la première vague, apparaissent au dessus des porte-avions vers 10h15. Tous les appareils sont récupérés à 13h30 et la flotte fait ensuite demi-tour, Nagumo refusant de tenter le sort en lançant une troisième vague.

Au total les japonais perdent 39 appareils. La première vague perd 9 appareils : 5 B5N2 , 3 A6M2 et 1 D3A1 du Shokaku et la seconde vague pas moins de 20 appareils : 6 A6M2 dont et 14 D3A1 .

Les 1er et 5ème divisions de porte-avions arrivent à Hashirajima les 23 et 24 décembre 1941 avant d'aller mouiller à Kure le lendemain, 25 décembre tandis que la 2ème division revient le 28 décembre 1941 après un détour par Wake.

La tornade japonaise


Carte des opérations japonaises. Tokyo atteignit ses objectifs en trois mois avec des pertes dérisoires

Après repos et ravitaillement, la 5ème division de porte-avions (Shokaku et Zuikaku) appareille de Hashirajima le 7 janvier 1942 pour participer au soutien des opérations contre Rabaul et Kavieng.

109 appareils sont lancés sur Rabaul le 20 janvier mais il y à si peu d'objectifs que tous les bombardiers ne peuvent larguer leurs projectiles. Quand aux défenseurs australiens, ils sont balayés sans que les chasseurs Zéro ne tremblent.

Le lendemain, 21 janvier, les Shokaku et Zuikaku escortés par le croiseur lourd Chikuma et de 3 destroyers pénètrent en mer de Bismarck (mer entre l'île de Nouvelle Guinée et l'archipel des Salomons, nom rappelant la courte période durant laquelle l'Allemagne avait été une puissance coloniale).

Les avions du Shokaku sont envoyés bombarder Kavieng puis les aérodromes de Lae, Salamaua, Wau et Madang. Les dégâts sont importants mais l'opposition est quais-inexistante. Le 22 janvier, 45 appareils des deux porte-avions vont bombarder Port Moresby provoquant de nombreux dégats puis d'effectuer un dernier raid sur Rabaul.

Les japonais s'emparent de Rabaul et de Kavieng le 23 janvier, les porte-avions reviennent ensuite à Truk mais si le Zuikaku y reste du 25 au 29 janvier, le Shokaku rentre au Japon le 3 février 1942.

Arrivé au Japon, le Shokaku est mis au bassin le 27 février 1942 pour un carénage qui s'achève le 4 mars 1942. Le 7 mars 1942, la 5ème division de porte-avions (Shokaku et Zuikaku) appareille en urgence pour tenter de rattraper la Task Force 16 de l'amiral Halsey qui vient d'effectuer un raid sur Marcus mais sans résultat.

De retour à Yokosuka le 16 mars, les Shokaku et Zuikaku se ravitaillent puis quittent le grand port pour rejoindre l'escadre de Nagumo chargé de nettoyer l'Océan Indien de la présence britannique notament Ceylan et les ports de Colombo et de Trincomalee.


Des Zero s'appretant à décoller du Shokaku

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SHOKAKU   Jeu 29 Oct 2009, 21:26

Le raid dans l'Océan Indien : un coup pour rien ?

Carte du raid japonais dans l'océan indien qui mit chaos l'Eastern Fleet par la destruction de deux croiseurs lourds et d'un porte-avions

Avec 67 ans de recul, il est facile de dire que ce raid à été une erreur stratégique, qu'il n'à servit à rien et que les japonais ont perdu une occasion unique de poursuivre leur foudroyante percée en envahissant l'Australie.

Ce n'est pas impossible mais l'histoire n'est pas quelque chose de totalement logique, c'est une somme de facteurs où les hommes jouent un grand rôle.

En mars 1942, les alliés ont subit une cuisante série de défaites mais les forces alliés présente sur le théâtre d'opérations Asie-Pacifique ne sont pas négligeables notament l'Eastern Fleet britannique qui aligne encore trois porte-avions (le vieux Hermes et les tout récents Formidable et Indomitable) mais aussi cinq cuirassés (Warspite, Ramillies, Resolution, Royal Sovereign et Revenge) ce qui constitue une force des plus dangereuses pour la sphère de coprospérité japonaise.

Les japonais craignent que l'Eastern Fleet ne retrouve l'US Navy et de bloquer la poussée japonaise en direction du Pacifique Sud.

La flotte de l'amiral Nagumo composée de cinq porte-avions (Akagi, Soryu Hiryu Shokaku et Zuikaku) de quatre cuirassés (Kongo Hiei Kirishima et Haruna) de deux croiseurs lourds (Tone et Chikuma), du croiseur léger Abukuma et de 9 destroyers et celle du vice-amiral Ozawa composée du porte-avions Ryujo , des croiseurs lourds Chokai, Kumano, Suzuya, Mogami, Mikuma, du croiseur léger Yura et de quatre destroyers appareillent de Sterling Bay dans les Célebes le 26 mars 1942 et les britanniques mis au courant, décide de replier ses forces de Ceylan, direction l'atoll d'Addu dans les Maldives pour limiter les effets d'une attaque prévue pour le 1er ou 2 avril 1942.

C'est le vice-amiral Ozawa qui est le premier à se mette en évidence en attaquant avec le porte-avions Ryujo et ses quatre croiseurs la navigation commerciale britannique dans le golfe de Bengale détruisant 23 navires auxquels s'ajoutentcinq autres navires marchands torpillés par les sous marins japonais déployés sur la côte occidentale de l'Inde.

Quand il se rendit compte que l'attaque qu'il avait escompté sur Ceylan ne s'était pas produite, l'amiral Somerville décida de se renvoyer le porte-avions Hermes sur Trincomalee pour réparations avec comme escorte les croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire et le destroyer australien Vampire.

Le 4 avril au soir, la flotte japonaise fût localisée à 400 miles au sud de Ceylan par un hydravion PBY Catalina piloté par le Squadron Leader Leonard Birchall, 413 Squadron Royal Canadian Air Force qui réussit à transmettre l'information avant d'être abattu par un Zero du Hiryu.

Le 5 avril 1942, les japonais lancèrent 125 avions : 36 bombardiers en piqué Aichi D3A1 Val, 53 bombardiers torpilleurs Nakajima B5N2 Kate et 36 chasseurs Mitsubishi A6M2 Zero comme escorte, le tout sous le commandement du Commander Mitsuo Fuchida de l'Akagi qui avait conduit la première vague d'assaut sur Pearl Harbor. Le Shokaku lançant 19 bombardiers en piqué Aichi D3A1

Les japonais furent bien répérés mais personne ne pensa à prevenir à temps la RAF qui ne put donc défendre efficacement la base navale de Colombo, copieusement bombardée par les japonais qui coulèrent le croiseur auxiliaire Hector et le vieux destroyer Tenedos dans le port. La puissante DCA revendiqua la destruction de 18 avions japonais mais ces derniers ne reconnurent la perte que de 5 appareils dont trois au dessus de l'objectif et trois fût effectivement le nombre de carcasses d'avions de la Nihon Kaigun retrouvés à proximité de Ceylan. Quand à la RAF elle avait perdu pas moins de 27 appareils.

Le calvaire des britanniques n'était pas terminée car peu avant midi, un hydravion Aichi E13A lancé par le croiseur lourd Tone repéra deux croiseurs lourds (les Dorsetshire et Cornwall) qui avaient quitté Colombo pour rejoindre Sommerville à 200 miles du port attaqué le matin.

L'hydravion garda le contact pendant le temps que les japonais lancent 90 avions qui harcelèrent les deux vieux croiseurs, dépourvus de couverture aérienne et ne disposant que d'une DCA limitée ( 4 affûts doubles de 102mm (4 inch) deux affûts Pom-Pom octuples et deux affûts quadruples de 12.7mm). Leur destruction confirma que des navires de surface sans couverture aérienne ne peuvent rien face à une attaque aérienne décidé.

Le Cornwall encaissa 9 bombes auxquels s'ajoutèrent six coups à toucher (des bombes tombant à l'eau mais dont le souffle faisait travailler la coque) coulant à 14.00 dix minutes après le Dorsetshire qui avait lui encaissé dix bombes. 1120 survivants furent récupérés sur les 1544 membres d'équipage dont le commandant du Dorsetshire, Augustine Agar qui reçut la Victoria Cross pour le courage manifesté durant cette opération.

La flotte de l'amiral Sommerville tenta de retrouver la flotte de Nagumo pour venger cette attaque mais la flotte japonais s'était retiré plus au nord. Le lendemain 6 avril 1942, le sloop indien Indus fût coulé au large d'Akyab (Birmanie).

Le 9 avril 1942, les avions japonais attaquèrent le port de Trincomalee à 7h00 du matin mais les britanniques prévus avaient évacué le port la veille au soir, la flotte japonaise ayant été repérée dès le 7 avril, le port de Madras étant aussi évacuée par précaution.

Cette fois la RAF était sur le pied de guerre mais face à la puissance japonaise, cela ressemblait à un baroud d'honneur qui vit l'armée de l'air britannique perdre neuf avions pour trois victoires aériennes. Dans le port, un cargo et un dock flottant avaient été coulés ce qui était bien maigre mais comme à Colombo le dieu de la guerre était japonais.

Un «Jake» du cuirassé Haruna repéra le porte-avions Hermes à proximité de la côte vers 8.55, ce dernier avait évacué le port mais s'était rapproché une fois l'attaque terminée. Sans appareil embarqué (mais qu'auraient pu faire une poignée de Swordfish face à la puissance japonaise) et n'ayant pu demander l'aide de la RAF, en raison de problèmes radio, le vénérable porte-avions était condamné.

85 bombardiers l'attaquèrent vers 10.35 au large de Batticaloa (ville à 69 miles au sud est de Tricomalee). Ce fût une véritable exécution, le porte-avions encaissant 40 bombes de 250kg en vingt minutes, chavirant et coulant emportant 307 marins. Le destroyer australien Vampire et la corvette classe Flower HMS Hollyhock ainsi que deux pétroliers connurent le même sort. Le navire hôpital récupéra plus tard 590 survivants.

Au final le raid sur Trincomalee avait coûté aux anglais 8 Hawker Hurricane et un Fairey Fulmar pour cinq bombardiers et six chasseurs japonais dont un qui s'écrasa volontairement sur les réservoirs de carburant.

Suite à ce raid, les japonais regagnèrent le Japon et n'effectuèrent plus aucune incursion aussi importante dans l'Océan Indien. Un raid était prévu en août 1942 mais le déclenchement de l'opération Watchtower par les américains (débarquement à Florida et Tulagi sur l'île de Guadalcanal dans l'archipel des Salomons) annula ce raid et les navires quittèrent Mergui en Birmanie pour les Salomons.


L'Aichi D3A1 Val fût le bourreau des navires alliés dans l'Océan Indien

La bataille de la Mer de Corail (7-8 mai 1942)


Carte des opérations

La bataille de la mer de Corail est liée à la volonté de l'armée impériale de renforcer la sphère de coprospérité et de menacer l'Australie en s'emparant de la Papouasie Nouvelle Guinée en installant notament des aérodromes à Tulagi et à Port Moresby.

Cet affrontement allait être la première bataille «over the horizon» (au delà de l'horizon), les groupes aériens portant les coups sans que les navires ne soient au contact direct.

Les japonais annulent l'opération MO de débarquement à Port Moresby le 6 mai quand la TF17 organisée autour des porte-avions Lexington et Yorktown est signalée en mer de Corail. Les deux Task Force ennemies passe la journée du 6 mai à lancer des reconnaissances pour trouver l'ennemi.

Le 7 mai 1942, 12 Nakajima B5N2 décollent des Shokaku et Zuikaku. A 7h22, l'un de ces appareils, repère un porte-avions et un croiseur. En réalité, il s'agit du pétrolier Neosho et du destroyer Sims mais la force d'assaut japonaise ne va le découvrir qu'au moment où elle arrivera sur zone.

Cette force d'assaut se compose de 36 Aichi D3A1 Val (19 du Shokaku et 17 du Zuikaku), de 24 Nakajima B5N2 Kate (13 du Shokaku et 11 du Zuikaku) et 19 Mitsubishi A6M2 répartis de manière égale entre les deux porte-avions. Cette erreur était d'autant plus incompréhensible qu'à 8h10 un hydravion du croiseur Furutaka à repéré la TF17 à 80 miles de la position du «porte-avions» et du «croiseur».

Arrivé au dessus du Neosho et du Sims, les bombardiers en piqué attaquent alors que les torpilleurs font demi-tour. Le pétrolier encaisse 7 bombes plus un bombardier abattu qui s'écrase sur le navire alors que le Sims encaisse trois bombes et se casse en deux.


Le Neosho prit pour un porte-avions fût attaqué par les japonais le 7 mai 1942

Le pétrolier réussit à se maintenir à flot jusqu'au 11 mai quand le destroyer Henley récupère 123 survivants du pétrolier et du destroyer avant d'achever l'épave au canon.

Côté américain, les Douglas Dauntless envoyés en reconnaissance repèrent les croiseurs Furutaka et Kinugasa à 7h15 puis à 8h15 2 porte-avions et 4 croiseurs. Fletcher est certain qu'il s'agit des Shokaku et Zuikaku, distants de quelque 200 miles de la TF17.

Les américains lancent 93 appareils (50 du Lexington et 43 du Yorktown ou 53 Dauntless, 22 Devastator et 18 Wildcat) mais en réalité il ne s'agit par des deux grands porte-avions mais du porte-avions léger Shoho. Ce dernier encaisse 13 bombes et 7 torpilles et coule à 11h30 ne laissant que 300 survivants. A cette occasion, le capitaine de frégate R.E Dixon lance le message resté célèbre «Scratch one flat-top» (rayez un pont plat).

Ces attaques sur les mauvais objectifs interdisent l'envoi d'un second raid dans la même journée et les deux groupes de porte-avions après avoir renoncé à des opérations de nuit, s'éloignent l'un de l'autre. Ils avaient fini par être très proches,environ une centaine de milles et des appareils de reconnaissance japonais, à la nuit, ont même été à deux doigts de se poser sur le Yorktown.

Le matin du 8 mai 1942, les reconnaissances de chaque bord découvrent rapidement les porte-avions adverses, alors distants d'environ 175 miles et chacun lance un groupe à l'attaque. Les américains bénéficient du radar et les japonais du couvert de nuages bas et de grains de pluie.

Les deux porte-avions américains envoient 82 avions (46 Dauntless 21 Devastator et 15 Wildcat). Une partie des appareils du Lexington ne trouve pas l'ennemi et les autres ne voient que le Shokaku, le Zuikaku étant caché par un grain.

Le groupe du Yorktown fait une attaque coordonnée mais les torpilles sont évitées, les Devastator ayant été gênés par les chasseurs ennemis. Le Shokaku encaisse trois bombes (deux des Dauntless du Yorktown et une d'un Dauntless du Lexington) et il ne peut récupérer ses avions. Le Zuikaku est intact.


Le Shokaku fût gravement endommagé lors de la bataille et son absence à Midway eut de facheuses conséquences

Les japonais lancent 90 avions (33 Val, 18 Kate et 18 Zero) qui débordent les 14 Wildcat et les 23 Dauntless gardés en réserve. Le Yorktown reçoit une bombe qui fait 70 victimes mais évite huit torpilles. Le Lexington, moins manoeuvrant, encaisse deux bombes et surtout deux torpilles à bâbord qui noient trois chaufferies sans oublier les dégâts causés par les coups «à toucher».

Le Yorktown peut encore marcher à 24 noeuds, recevoir et lancer des avions. Le Lexington parvient à corriger la bande crée par les torpilles et récupère même ses avions. Ses incendies sont peu à peu contrôlés mais à 12h47, les vapeurs d'essence sont enflammées par l'étincelle d'un générateur de courant. Les incendies se développent et les explosions se succèdent. Evacué, «Lady Lex» rejoint Neptune avec l'aide de cinq torpilles du destroyer Phelps (classe Porter), coulant à 19h56 avec 216 hommes.

Le groupe de porte-avions japonais est réduit au seul Zuikaku avec seulement 9 avions disponibles et après quelques hésitations, les japonais craignant la présence de deux porte-avions américains, renoncent à débarquer à Port Moresby puis se replient. Le Yorktown très endommagé réussit cependant à se replier à Pearl Harbor où il retrouve le Hornet et l'Enterprise qui regagnent Pearl dans la foulée.

Le bilan de la bataille de la mer de Corail est mitigé. Les japonais remporte une victoire tactique, ayant subit des pertes plus faibles que les américains mais stratégiquement les américains sont vainqueurs : ils stoppent la progression japonaise qui n'iront pas plus loin.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SHOKAKU   Jeu 29 Oct 2009, 21:36

Guadalcanal et les Salomons (1942-1943)


Le Shokaku au mouillage (?)

De retour au Japon le 17 mai après avoir echappé à des sous marins américains avertis du passage de l'éclopé. Mis au bassin à Kure le 16 juin 1942, il est au bassin jusqu'au 27 juin 1942 avant que les travaux ne s'achèvent au mois de juillet.

Le 7 août 1942 est déclenchée l'opération Watchtower à savoir le débarquement à Florida sur la côte nord de l'île de Guadalcanal et sur les ilôts de Tulagi,Gavutu et Tanambogo des troupes américaines qui obligent les japonais à annuler un raid dans l'Océan Indien pour contrer cette invasion qui marque le début de la sanglante campagne de Guadalcanal.

Il appareille d'Hashirajima le 16 août 1942 et 8 jours plus tard, le 24 août 1942 participe à la première grande bataille navale de la campagne à savoir la bataille des Salomons Orientales.


Carte des opérations de la bataille des Salomons orientales

Les américains croise à environ 150 miles dans l'est des Salomons avec la TF11 (Saratoga, deux croiseurs, cinq destroyers) la TF16 (Enterprise, North Carolina, un croiseur lourd, un croiseur antiaérien et six destroyers) et la TF18 (Wasp, trois croiseurs et sept destroyers).

Un convoi japonais en route vers Guadalcanal est découvert le 23 août. Des avions du Saratoga (31 Dauntless et 6 Avenger) et d'Henderson Field (23 appareils) puis cinq Catalina ne le retrouvent pas.

Le 24, un hydravion américain découvre un porte-avions léger, un croiseur et deux destroyers dans le nord de Malaita. Fletcher lance 23 Dauntless et Avenger de reconnaissance vers 12h30 alors qu'Henderson Field est attaqué par les japonais.

Les américains repèrent les porte-avions japonais en début d'après midi. Deux Dauntless de l'Enterprise retrouvent un grand porte-avions japonais l'attaquent à 15h15, mettant deux bombes à toucher le Shokaku. A 15h30, les Dauntless du Saratoga attaquent le Ryujo, suivis par les Avenger qui lancent leur torpilles à moins de 900m. Touché par peut être dix bombes et une torpille, le Ryujo coulera à 20h.

Les japonais font décoller 20 Val 9 Kate et 12 Zero entre 15h07 et 16h00. Malgré des problèmes de transmission et un système IFF encore immature, les cinquante-trois Wildcat de couverture interceptent les japonais alors que 13 Dauntless (11 de l'Enterprise et 2 du Saratoga) et 12 Avenger (7 de l'Enterprise et 5 du Saratoga) décollent pour détruire la flotte ennemie.

Des Val franchissent le barrage de chasseurs à 17h11 et, malgré la DCA, attaquent le «Big E» qui encaisse trois bombes (74 morts et 95 blessés) mais marche toujours à 30 noeuds malgré une gîte de 3°. le North Carolina, à deux miles derrière l'Enterprise est attaqué par des Val et huit Betty de Rabaul et n'est raté que de peu.

L'Enterprise dont le gouvernail a été avarié, est encore attaqué par six Val mais n'est pas touché et peut recueillir ses appareils à partir de 17h49. Douze Avenger de l'Enterprise rentrent à 20h sans avoir trouvé l'ennemi, treize Dauntless vont se poser à Henderson Field, cinq Avenger du Saratoga attaquent les croiseurs de la force avancée, sans coup au but, et les deux Dauntless du même groupe bombardent et avarient le transport d'hydravions Chitose. Les japonais persuadés d'avoir détruit l'aviation américaine se retirent vers Truk.

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Le Shokaku regagna ensuite Truk d'où il participa aux différentes opérations dans les Salomons et notament de la bataille de l'île de Santa Cruz du 25 au 27 octobre 1942.


Carte de la bataille de l'île de Santa Cruz

Le 25 octobre, les américains disposent de la TF16 (amiral Kinkaid) avec le porte-avions Enterprise, le cuirassé South Dakota, le croiseur lourd Portland, le croiseur léger antiaérien San Juan et les 8 destroyers (Desron 5 et Desron 3);

de la TF17 (amiral Murray) avec le porte-avions Hornet, les croiseurs lourds Northampton et Pensacola, les croiseurs légers antiaériens San Diego et Juneau et les 5 destroyers du Desron 2 et enfin de la TF64 de l'amiral Lee composée du cuirassé Washington, du croiseur léger Helena, du croiseur léger antiaérien Atlanta et de six destroyers du Desron 12.

Face à ce déploiement, les japonais disposent d'une force d'attaque avec trois porte-avions, un croiseur et huit destroyers; une force d'avant garde avec deux cuirassés, quatre croiseurs et sept destroyers; une force avancée avec six croiseurs, six destroyers et un porte-avions; une force d'appui avec deux cuirassés et six destroyers; une force d'assaut et de bombardement avec deux croiseurs et quatre destroyers et une force d'éclairage avec 12 sous marins et 220 avions basés à terre (la TF63 américaine dispose de 261 appareils basés à Guadalcanal _60_ Espiritu Santo _111_ et Nouméa avec 90 appareils).

Le 25 octobre, l'Enterprise lance seize Dauntless armés de reconnaissance peu après cinq heures qui découvrent le groupe d'avant garde à 6h17 (deux cuirassés quatre croiseurs et sept destroyers) mais ne voient pas les porte-avions croisant des Kate chargés de la même mission.

Les porte-avions de Nagumo sont localisés à 6h50 à moins de 200 miles des américains, les deux Dauntless attaquent malgré huit Zero dont trois sont abattus. Les nuages permettent ensuite aux américains de se camoufler.

Une autre paire de Dauntless attaque à 7h40 plaçant deux bombes sur le Zuiho, les Dauntless abattent ensuite deux Zero. Une autre paire de Dauntless bombardent sans succès le Tone. Tous les appareils regagnent le porte-avions.

Les japonais ont aussi trouvé le Hornet à 6h30. Une première vague de 65 appareils décollent du Shokaku, du Zuikaku et du Zuiho à 7h. Une seconde vague de 44 avions se prépare ensuite dont 29 sur le Junyo, le Zuiho étant hors de combat.

Le Hornet fait partir le 26 à 7h30 une force de 15 Dauntless, 6 Avenger et 8 Wildcat alors que l'Enterprise envoie 3 Dauntless, 8 Avenger et 8 Wildcat suivis à 8h15 par 9 Dauntless, 9 Avenger et 7 Wildcat du Hornet. Les avions américains et japonais se croisent et une douzaine de Zero attaquent le groupe de l'Enterprise qui y perd quatre Wildcat et autant d'Avenger en perdant trois des leurs.

Les porte-avions américains séparés de dix milles sont couverts par 38 Wildcat dirigés par l'Enterprise mais mal positionnés ils interviennent trop tard et si l'Enterprise est sauvé par un grain, le Hornet est touché à mort.
Les japonais rassemblent ce qui leur reste d'appareils et le Junyo lance 15 avions à 13h15. Les Kate attaquent le groupe du Hornet à 15h15.

Le Northampton largue la remorque juste à temps pour éviter les torpilles. Le Hornet en encaisse une puis les Val se présentent à 15h40 mais ne touchent rien. A 15h50, six Kate font un bombardement horizontal et touchent encore le Hornet à tribord arrière.

Le Hornet est évacué alors qu'une dernière attaque par six chasseurs et quatre bombardiers qui mettent au but une bombe qui touche le pont du hangar.

L'évacuation achevée, le Mustin lance huit torpilles pour achever le porte-avions mais trois seulement le touchent. L'Anderson en place ensuite six mais le Hornet flotte toujours. Alors que les japonais se rapprochent, le Mustin et l'Anderson tirent 430 coups de 127mm. Le porte-avions se finalement achever par les japonais, le Hornet coulant à 1h35 le 27 octobre.

Envoyé à l'attaque des bâtiments japonais, les 52 avions du Hornet et les 12 survivants de l'Enterprise sont divisés. Un premier groupe du Hornet avec 15 Dauntless et 4 Wildcat est intercepté par les Zero mais les Wildcat les dégagent au prix de deux appareils.

Le Shokaku encaisse au minimum quatre et probablement six bombes, une bombe tombant derrière l'ilôt et les autres groupés au milieu du navire derrière les ascenseurs.

Le pont d'envol éventré, un feu généralisé, le Shokaku est sauvé par miracle et gagne Truk le 28 octobre pour des réparations d'urgence lui permettant de rentrer au Japon. Il quitta Truk le 2 novembre 1942 arrivant à Yokosuka le 6 novembre 1942. il est mis au bassin du 8 février au 19 mars 1943 avant de gagner Kure le 27 mars 1943.

Fin de carrière (1943-45)

Le 21 mai 1943, il gagna Yokosuka et retrouva le 22 mai les cuirassés Musashi, Kongo et Haruna, les porte-avions Junyo et Hiyo, les croiseurs Mogami, Kumano, Suzuya (7ème division) Tone et Chikuma (8ème division) venant de Truk et les croiseurs légers Agano et Oyodo ainsi que 11 destroyers pour défendre Attu et Kiska mais Attu tomba avant même que la force japonaise ait pu appareiller du Japon.

Le 31 mai 1943, le Shokaku appareille de Yokosuka pour Kure où il arrive le 2 juin 1943 et passa tout le moins de juin à s'entrainer notament avec son sister-ship le Zuikaku. Les deux porte-avions quittent le Japon le 9 juillet pour Truk où ils arrivent le 15. Il passa tout le mois d'août à l'ancre à l'exception d'une petite sortie le 3 et le 25 août 1943.

Le Shokaku quitta régulièrement Truk pour contrer les opérations des porte-avions américains mais réussir à bloquer les forces américaines pour la bataille décisive tant attendue par les japonais. Le 30 octobre, il quitta Truk en compagnie de son sister-ship le Zuikaku, du porte-avions léger Zuiho, du croiseur léger Agano pour renforcer les défenses de Rabaul, le Zuikaku lançant 24 chasseurs pour renforcer les défenses de Rabaul (opération RO) qui allait être attaquée sans répit par les américains jusqu'en février 1944 et peu à peu déperrir jusqu'à tomber comme un fruit mur à la fin de la guerre.

De retour à Truk, il quitta le «Pearl Harbor japonais» le 11 novembre 1943 pour gagner Yokosuka où il arriva le 15 novembre. Ce passage au Japon fût de courte durée puiqu'il quitta Yokosuka pour Truk le 26 novembre 1943, arrivant à destination le 1er décembre mais dès le 12 décembre, le porte-avions regagna Yokosuka où il arriva le 17 décembre 1943.

Il entra au bassin à Yokosuka le 27 décembre pour carénage qui l'immobilisa jusqu'au 6 janvier 1944 et les travaux achevés, il quitta Yokosuka pour retrouver le Zuikaku en Mer Intérieure afin de se remettre en condition en vue des futures opérations.

Il quitta le Japon le 6 février 1944 direction Singapour où il arriva le 13 février avant de gagner une semaine plus tard les îles Lingga au sud de Singapour et à l'est de Sumatra. Il passa le mois de mars à alterner entre les deux bases sus-nomées.

Le 25 mars 1944 alors qu'il était basé à Lingga, il devint le navire-amiral de la Flotte Mobile de l'amiral Ozawa jusqu'au 6 avril 1944 quand le Taiho le remplaçant. Il gagna ensuite le 15 mai 1944 Tawi Tawi, une île au sud-ouest des Phillipines à proximité de la Malaisie.

Le 13 juin 1944, le Shokaku appareilla de Tawi tawi pour participer à la défense de Saïpan qui allait être attaquée par les américains le 15 juin (opération Forager).

Les 18 et 19 juin, il participe aux attaques japonaises contre la TF58, attaque qui tourne au désastre (Mariannas turkeys shot).

Le 19 juin à 11h10, il récupéra 10 des 17 Mitsubishi A6M lancés pour couvrir les porte-avions mais douze minutes plus tard, à 11h22, le sous marin américain Cavalla (SS-244) le toucha avec trois torpilles à tribord, deux à l'avant à proximité des générateurs électriques et une à l'arrière du navire, provoquant la rupture des canalisations de carburant et de violents incendies.

Le Shokaku réussit cependant à se maintenir à flot en innodants les compartiments à babord, les japonais espérant sauver leur porte-avions mais à 12h10, une bombe stockée explosa provoquant de sérieux avaries, obligeant le commandant du navire à ordonner à ses avions de se poser sur le Zuikaku et le Taiho à 13h50 puis d'ordonner l'abandon du navire mais avant même que l'évacuation se termine, le porte-avions chavira et coula à 14h01, l'épave étant secouée par quatre explosives. 1272 marins et aviateurs furent tués et seuls 570 survivants furent récupérés par le croiseur léger Yahagi et les destroyers Urakaze et Hatsuzuki. Le Shokaku est rayé des registres le 31 août 1945.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SHOKAKU   Jeu 29 Oct 2009, 21:46

Le Zuikaku


Le Zuikaku au mouillage

-Le Zuikaku («grue fortunée ou chanceuse») est mis sur cale aux chantiers Kawasaki de Kobé le 25 mai 1938 lancé le 27 novembre 1939 et admis au service actif le 25 septembre 1941.

La mise en service du Shokaku et du Zuikaku est accelerée pour participer à l'opération qui allait ouvrir la seconde guerre mondiale dans le Pacifique : l'attaque sur Pearl Harbor.

Un certain 7 décembre 1941

A l'automne 1940, la flotte américaine du Pacifique est stationnée à Pearl Harbor dans les îles Hawaï ce qui constitue une menace terrible sur les lignes de communications entre le Japon et ses futures conquêtes, elle doit donc être neutralisée avant toute attaque.

L'éloignement du Japon de la cible rend cette attaque impossible sans l'utilisation de porte-avions et cette voie qui est choisie, les japonais ayant parfaitement pris connaissance de l'attaque britannique sur Tarente en novembre 1940 sans parler des manoeuvres américaines en 1932 et 1933.

L'aéronavale japonaise passe toute l'année 1940 à s'entrainer au torpillage en eaux peu profondes mais aussi au bombardement en piqué et au bombardement horizontal. Le plan est régulièrement remis à jour en fonction des informations recueillis par les japonais d'Oahu.

Le plan définitif est validé le 3 novembre et le 21 novembre 1941, la flotte destinée à cette opération se rassemble en baie d'Hitokappu dans l'île Etorofu dans l'archipel des Kouriles.

Cette flotte se compose des éléments suivants :

-6 porte avions répartis entre la 1ère (Akagi et Kaga) la 2ème (Soryu et Hiryu ) et de la 5ème division de porte-avions (Shokaku et Zuikaku).

-2 cuirassés regroupés dans la 3ème division (cuirassés rapides Hiei et Kirishima de classe Kongo)

-2 Croiseurs lourds de classe Tone (Tone et Chikuma)

-Le 1ère escadron de destroyers composé du croiseur léger Abukuma de classe Nagara et des 17ème (Urakaze, Isokaze, Tanikaze et Hamakaze de classe Kabero) et 18ème divisions (Kagero et Shiranuhi de classe Kagero, Arare et Kasumi de classe Asashio) de destroyers.

-La 7ème division de destroyers avec les Ushio et Sazanami de classe Fubuki

-Le destroyer Akigumo de classe Yugumo;

31 sous marins sont également engagés dont cinq transportant des sous marins de poche chargés d'achever les navires endommagés par le bombardement aérien.


Le Zuikaku précédé par son sister-ship le Shokaku

La flotte appareille le 26 novembre dans le silence radio absolu. Elle doit même faire demi-tour en cas de rencontre avec un navire ou de succès des négociations avec les Etats Unis. Le 2 décembre, l'amiral Nagumo reçoit le message «Niitaka Yama Noboru» (Gravir le mont Niitaka). Après un dernier ravitaillement les 5 et 6 décembre 1941, la flotte se prépare à lancer l'attaque qui allait provoquer le début de la guerre du Pacifique.

A 5h00 du matin le 7 décembre, les croiseurs lourds Tone et Chikuma catapultent chacun un hydravion Aichi E13A1 tandis que le sous marin I-36 envoie son hydravion Yokosuka E14Y1.

Les porte-avions se mettent face au vent à 5h30 pour lancer la première vague d'assaut composée de 183 appareils (89 bombardiers-torpilleurs Nakajima B5N2 _50 avec torpilles et 40 avec bombes_ 51 bombardiers en piqué Aichi D3A1 et 43 chasseurs Mitsubishi A6M2).


Carte de Pearl Harbor

Le Zuikaku lance à partir de 6h15 25 Aichi D3A1 armés d'une bombe de 250kg et 8 Mitsubishi A6M2 de chasse, ayant pour cible pour les premiers l'aérodrome de Wheeler Field et les second devant attaquer Kaneohe et Bellows Field.

L'attaque sur Wheeler Field fût une réussite totale facilitée par le rassemblement des appareils pour contrer un sabotage. En quelques minutes, la base aérienne n'est plus qu'un amas de tolles fumantes d'autant que les Zéro du Soryu et du Hiryu s'étaient joins à la fête.

La deuxième vague est sur zone à 8h40 et ne peut naturellement bénéficier de l'effet de surprise. Les japonais ont donc décidé de ne pas engager de bombardiers-torpilleurs trop vulnérables. Un total de 168 appareils se dirigent sur Pearl Harbor sur les 172 prévus puisque deux Aichi D3A1 ne peuvent décoller et 2 Zero doivent faire demi-tour.

Le Zuikaku lance pour la deuxième vague 27 Nakajima B5N2 armés de bombes (deux de 250kg ou une bombe de 250kg et six de 60kg) chargés d'achever la besogne sur Kaneohe et sur Pearl Harbor.

L'attaque terminée, l'escadre de l'amiral Nagumo se rapproche à 190 miles des îles Hawaï pour faciliter la récupération d'appareils souvent au bord de la panne sèche.

Les premiers appareils, ceux de la première vague, apparaissent au dessus des porte-avions vers 10h15. Tous les appareils sont récupérés à 13h30 et la flotte fait ensuite demi-tour, Nagumo refusant de tenter le sort en lançant une troisième vague.

Au total les japonais perdent 39 appareils. La première vague perd 9 appareils : 5 B5N2 , 3 A6M2 et 1 D3A1 et la seconde vague pas moins de 20 appareils : 6 A6M2 dont et 14 D3A1 . Aucun appareil du Zuikaku n'à donc été abattu.

Les 1er et 5ème divisions de porte-avions arrivent à Hashirajima les 23 et 24 décembre 1941 avant d'aller mouiller à Kure le lendemain, 25 décembre tandis que la 2ème division revient le 28 décembre 1941 après un détour par Wake.

La tornade japonaise


Un avion décollant du Zuikaku. Aucun porte-avions japonais ne reçut de catapulte ce qui handicapa les plus petits à la fin de la guerre

Après repos et ravitaillement, la 5ème division de porte-avions (Shokaku et Zuikaku) appareille de Hashirajima le 7 janvier 1942 pour participer au soutien des opérations contre Rabaul et Kavieng.

109 appareils sont lancés sur Rabaul le 20 janvier mais il y à si peu d'objectifs que tous les bombardiers ne peuvent larguer leurs projectiles. Quand aux défenseurs australiens, ils sont balayés sans que les chasseurs Zéro ne tremblent.

Le lendemain, 21 janvier, les Shokaku et Zuikaku escortés par le croiseur lourd Chikuma et de 3 destroyers pénètrent en mer de Bismarck (mer entre l'île de Nouvelle Guinée et l'archipel des Salomons, nom rappelant la courte période durant laquelle l'Allemagne avait été une puissance coloniale).

Les avions du Shokaku sont envoyés bombarder Kavieng puis les aérodromes de Lae, Salamaua, Wau et Madang. Les dégâts sont importants mais l'opposition est quais-inexistante. Le 22 janvier, 45 appareils des deux porte-avions vont bombarder Port Moresby provoquant de nombreux dégats puis d'effectuer un dernier raid sur Rabaul.

Les japonais s'emparent de Rabaul et de Kavieng le 23 janvier, les porte-avions reviennent ensuite à Truk mais si le Zuikaku y reste du 25 au 29 janvier, le Shokaku rentre au Japon le 3 février 1942.

Du 1er au 8 février 1942, il quitte Truk en compagnie des destroyers Shiranuhi, Kasumi et Urakaze pour poursuivre les porte-avions américains attaquant les îles Marshall mais il échoue à retrouver l'ennemi et rentre à Yokosuka le 13 février 1942.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SHOKAKU   Jeu 29 Oct 2009, 21:57

Le raid dans l'Océan Indien : un coup pour rien ?



Avec 67 ans de recul, il est facile de dire que ce raid à été une erreur stratégique, qu'il n'à servit à rien et que les japonais ont perdu une occasion unique de poursuivre leur foudroyante percée en envahissant l'Australie. Ce n'est pas impossible mais l'histoire n'est pas quelque chose de totalement logique, c'est une somme de facteurs où les hommes jouent un grand rôle.

En mars 1942, les alliés ont subit une cuisante série de défaites mais les forces alliés présente sur le théâtre d'opérations Asie-Pacifique ne sont pas négligeables notament l'Eastern Fleet britannique qui aligne encore trois porte-avions (le vieux Hermes et les tout récents Formidable et Indomitable) mais aussi cinq cuirassés (Warspite, Ramillies, Resolution, Royal Sovereign et Revenge) ce qui constitue une force des plus dangereuses pour la sphère de coprospérité japonaise. Les japonais craignent que l'Eastern Fleet ne retrouve l'US Navy et de bloquer la poussée japonaise en direction du Pacifique Sud.


L'amiral Nagumo l'un des meilleurs stratèges de la marine impériale

La flotte de l'amiral Nagumo composée de cinq porte-avions (Akagi, Soryu Hiryu Shokaku et Zuikaku) de quatre cuirassés (Kongo Hiei Kirishima et Haruna) de deux croiseurs lourds (Tone et Chikuma), du croiseur léger Abukuma et de 9 destroyers et celle du vice-amiral Ozawa composée du porte-avions Ryujo , des croiseurs lourds Chokai, Kumano, Suzuya, Mogami, Mikuma, du croiseur léger Yura et de quatre destroyers appareillent de Sterling Bay dans les Célebes le 26 mars 1942 et les britanniques mis au courant, décide de replier ses forces de Ceylan, direction l'atoll d'Addu dans les Maldives pour limiter les effets d'une attaque prévue pour le 1er ou 2 avril 1942.

C'est le vice-amiral Ozawa qui est le premier à se mette en évidence en attaquant avec le porte-avions Ryujo et ses quatre croiseurs la navigation commerciale britannique dans le golfe de Bengale détruisant 23 navires auxquels s'ajoutentcinq autres navires marchands torpillés par les sous marins japonais déployés sur la côte occidentale de l'Inde.

Quand il se rendit compte que l'attaque qu'il avait escompté sur Ceylan ne s'était pas produite, l'amiral Somerville décida de se renvoyer le porte-avions Hermes sur Trincomalee pour réparations avec comme escorte les croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire et le destroyer australien Vampire.


L'amiral Somerville

Le 4 avril au soir, la flotte japonaise fût localisée à 400 miles au sud de Ceylan par un hydravion PBY Catalina piloté par le Squadron Leader Leonard Birchall, 413 Squadron Royal Canadian Air Force qui réussit à transmettre l'information avant d'être abattu par un Zero du Hiryu.

Le 5 avril 1942, les japonais lancèrent 125 avions : 36 bombardiers en piqué Aichi D3A1 Val, 53 bombardiers torpilleurs Nakajima B5N2 Kate et 36 chasseurs Mitsubishi A6M2 Zero comme escorte, le tout sous le commandement du Commander Mitsuo Fuchida de l'Akagi qui avait conduit la première vague d'assaut sur Pearl Harbor. Le Shokaku lançant 19 bombardiers en piqué Aichi D3A1

Les japonais furent bien répérés mais personne ne pensa à prevenir à temps la RAF qui ne put donc défendre efficacement la base navale de Colombo, copieusement bombardée par les japonais qui coulèrent le croiseur auxiliaire Hector et le vieux destroyer Tenedos dans le port.

La puissante DCA revendiqua la destruction de 18 avions japonais mais ces derniers ne reconnurent la perte que de 5 appareils dont trois au dessus de l'objectif et trois fût effectivement le nombre de carcasses d'avions de la Nihon Kaigun retrouvés à proximité de Ceylan. Quand à la RAF elle avait perdu pas moins de 27 appareils.

Le calvaire des britanniques n'était pas terminée car peu avant midi, un hydravion Aichi E13A lancé par le croiseur lourd Tone repéra deux croiseurs lourds (les Dorsetshire et Cornwall) qui avaient quitté Colombo pour rejoindre Sommerville à 200 miles du port attaqué le matin.

L'hydravion garda le contact pendant le temps que les japonais lancent 90 avions qui harcelèrent les deux vieux croiseurs, dépourvus de couverture aérienne et ne disposant que d'une DCA limitée ( 4 affûts doubles de 102mm (4 inch) deux affûts Pom-Pom octuples et deux affûts quadruples de 12.7mm). Leur destruction confirma que des navires de surface sans couverture aérienne ne peuvent rien face à une attaque aérienne décidée.

Le Cornwall encaissa 9 bombes auxquels s'ajoutèrent six coups à toucher (des bombes tombant à l'eau mais dont le souffle faisait travailler la coque) coulant à 14.00 dix minutes après le Dorsetshire qui avait lui encaissé dix bombes. 1120 survivants furent récupérés sur les 1544 membres d'équipage dont le commandant du Dorsetshire, Augustine Agar qui reçut la Victoria Cross pour le courage manifesté durant cette opération.

La flotte de l'amiral Sommerville tenta de retrouver la flotte de Nagumo pour venger cette attaque mais la flotte japonais s'était retiré plus au nord. Le lendemain 6 avril 1942, le sloop indien Indus fût coulé au large d'Akyab (Birmanie).

Le 9 avril 1942, les avions japonais attaquèrent le port de Trincomalee à 7h00 du matin mais les britanniques prévus avaient évacué le port la veille au soir, la flotte japonaise ayant été repérée dès le 7 avril, le port de Madras étant aussi évacuée par précaution.

Cette fois la RAF était sur le pied de guerre mais face à la puissance japonaise, cela ressemblait à un baroud d'honneur qui vit l'armée de l'air britannique perdre neuf avions pour trois victoires aériennes. Dans le port, un cargo et un dock flottant avaient été coulés ce qui était bien maigre mais comme à Colombo le dieu de la guerre était japonais.

Un «Jake» du cuirassé Haruna repéra le porte-avions Hermes à proximité de la côte vers 8.55, ce dernier avait évacué le port mais s'était rapproché une fois l'attaque terminée. Sans appareil embarqué (mais qu'auraient pu faire une poignée de Swordfish face à la puissance japonaise) et n'ayant pu demander l'aide de la RAF, en raison de problèmes radio, le vénérable porte-avions était condamné.

85 bombardiers l'attaquèrent vers 10.35 au large de Batticaloa (ville à 69 miles au sud est de Tricomalee). Ce fût une véritable exécution, le porte-avions encaissant 40 bombes de 250kg en vingt minutes, chavirant et coulant emportant 307 marins. Le destroyer australien Vampire et la corvette classe Flower HMS Hollyhock ainsi que deux pétroliers connurent le même sort. Le navire hôpital récupéra plus tard 590 survivants.

Au final le raid sur Trincomalee avait coûté aux anglais 8 Hawker Hurricane et un Fairey Fulmar pour cinq bombardiers et six chasseurs japonais dont un qui s'écrasa volontairement sur les réservoirs de carburant.

Suite à ce raid, les japonais regagnèrent le Japon et n'effectuèrent plus aucune incursion aussi importante dans l'Océan Indien. Un raid était prévu en août 1942 mais le déclenchement de l'opération Watchtower par les américains (débarquement à Florida et Tulagi sur l'île de Guadalcanal dans l'archipel des Salomons) annula ce raid et les navires quittèrent Mergui en Birmanie pour les Salomons.

La bataille de la Mer de Corail (7-8 mai 1942)



La bataille de la mer de Corail est liée à la volonté de l'armée impériale de renforcer la sphère de coprospérité et de menacer l'Australie en s'emparant de la Papouasie Nouvelle Guinée en installant notament des aérodromes à Tulagi et à Port Moresby.

Cet affrontement allait être la première bataille «over the horizon» (au delà de l'horizon), les groupes aériens portant les coups sans que les navires ne soient au contact direct.

Les japonais annulent l'opération MO de débarquement à Port Moresby le 6 mai quand la TF17 organisée autour des porte-avions Lexington et Yorktown est signalée en mer de Corail. Les deux Task Force ennemies passe la journée du 6 mai à lancer des reconnaissances pour trouver l'ennemi.

Le 7 mai 1942, 12 Nakajima B5N2 décollent des Shokaku et Zuikaku. A 7h22, l'un de ces appareils, repère un porte-avions et un croiseur. En réalité, il s'agit du pétrolier Neosho et du destroyer Sims mais la force d'assaut japonaise ne va le découvrir qu'au moment où elle arrivera sur zone.

Cette force d'assaut se compose de 36 Aichi D3A1 Val (19 du Shokaku et 17 du Zuikaku), de 24 Nakajima B5N2 Kate (13 du Shokaku et 11 du Zuikaku) et 19 Mitsubishi A6M2 répartis de manière égale entre les deux porte-avions. Cette erreur était d'autant plus incompréhensible qu'à 8h10 un hydravion du croiseur Furutaka à repéré la TF17 à 80 miles de la position du «porte-avions» et du «croiseur».

Arrivé au dessus du Neosho et du Sims, les bombardiers en piqué attaquent alors que les torpilleurs font demi-tour. Le pétrolier encaisse 7 bombes plus un bombardier abattu qui s'écrase sur le navire alors que le Sims encaisse trois bombes et se casse en deux.

Le pétrolier réussit à se maintenir à flot jusqu'au 11 mai quand le destroyer Henley récupère 123 survivants du pétrolier et du destroyer avant d'achever l'épave au canon.

Côté américain, les Douglas Dauntless envoyés en reconnaissance repèrent les croiseurs Furutaka et Kinugasa à 7h15 puis à 8h15 2 porte-avions et 4 croiseurs. Fletcher est certain qu'il s'agit des Shokaku et Zuikaku, distants de quelque 200 miles de la TF17.

Les américains lancent 93 appareils (50 du Lexington et 43 du Yorktown ou 53 Dauntless, 22 Devastator et 18 Wildcat) mais en réalité il ne s'agit par des deux grands porte-avions mais du porte-avions léger Shoho. Ce dernier encaisse 13 bombes et 7 torpilles et coule à 11h30 ne laissant que 300 survivants. A cette occasion, le capitaine de frégate R.E Dixon lance le message resté célèbre «Scratch one flat-top» (rayez un pont plat).

Ces attaques sur les mauvais objectifs interdisent l'envoi d'un second raid dans la même journée et les deux groupes de porte-avions après avoir renoncé à des opérations de nuit, s'éloignent l'un de l'autre. Ils avaient fini par être très proches,environ une centaine de milles et des appareils de reconnaissance japonais, à la nuit, ont même été à deux doigts de se poser sur le Yorktown.

Le matin du 8 mai 1942, les reconnaissances de chaque bord découvrent rapidement les porte-avions adverses, alors distants d'environ 175 miles et chacun lance un groupe à l'attaque. Les américains bénéficient du radar et les japonais du couvert de nuages bas et de grains de pluie.

Les deux porte-avions américains envoient 82 avions (46 Dauntless 21 Devastator et 15 Wildcat). Une partie des appareils du Lexington ne trouve pas l'ennemi et les autres ne voient que le Shokaku, le Zuikaku étant caché par un grain.

Le groupe du Yorktown fait une attaque coordonnée mais les torpilles sont évitées, les Devastator ayant été gênés par les chasseurs ennemis. Le Shokaku encaisse trois bombes (deux des Dauntless du Yorktown et une d'un Dauntless du Lexington) et il ne peut récupérer ses avions. Le Zuikaku est intact.

Les japonais lancent 90 avions (33 Val, 18 Kate et 18 Zero) qui débordent les 14 Wildcat et les 23 Dauntless gardés en réserve. Le Yorktown reçoit une bombe qui fait 70 victimes mais évite huit torpilles. Le Lexington, moins manoeuvrant, encaisse deux bombes et surtout deux torpilles à bâbord qui noient trois chaufferies sans oublier les dégâts causés par les coups «à toucher».

Le Yorktown peut encore marcher à 24 noeuds, recevoir et lancer des avions. Le Lexington parvient à corriger la bande crée par les torpilles et récupère même ses avions. Ses incendies sont peu à peu contrôlés mais à 12h47, les vapeurs d'essence sont enflammées par l'étincelle d'un générateur de courant. Les incendies se développent et les explosions se succèdent. Evacué, «Lady Lex» rejoint Neptune avec l'aide de cinq torpilles du destroyer Phelps (classe Porter), coulant à 19h56 avec 216 hommes.

Le groupe de porte-avions japonais est réduit au seul Zuikaku avec seulement 9 avions disponibles et après quelques hésitations, les japonais craignant la présence de deux porte-avions américains, renoncent à débarquer à Port Moresby puis se replient. Le Yorktown très endommagé réussit cependant à se replier à Pearl Harbor où il retrouve le Hornet et l'Enterprise qui regagnent Pearl dans la foulée.

Le bilan de la bataille de la mer de Corail est mitigé. Les japonais remporte une victoire tactique, ayant subit des pertes plus faibles que les américains mais stratégiquement les américains sont vainqueurs : ils stoppent la progression japonaise qui n'iront pas plus loin.
Le Zuikaku est de retour à Truk le 15 mai 1942 pour une escale de ravitaillement avant de partir pour Kure le lendemain et d'arriver à destination le 21 mai 1942.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SHOKAKU   Jeu 29 Oct 2009, 22:03

Le Zuikaku à Guadalcanal


Inséparable de son sister-ship, le Zuikaku participe à la longue et terrible campagne de Guadalcanal déclenchée par la construction d'un aérodrome japonais sur l'île de Guadalcanal dans les Salomons ce qui aurait mis en danger les navires américains entre la Papouasie Nouvelle Guinée, la Nouvelle Calédonie et l'Australie et la riposte américaine avec le débarquement le 7 août 1942 (opération Watchtower).

Auparavant, il subit un carénage à Kure du 30 juillet au 12 août 1942 avant de gagner les Salomons et de participer le 24 août 1942 à la bataille des Salomons orientales au cours de laquelle il en sort intact à la différence du Ryujo qui est coulé. Même scénario le 26 octobre 1942 lors de la bataille de Santa Cruz au cours de laquelle ses appareils participe à la destruction du Hornet.

De retour à Truk le 30 octobre, il appareille pour Kure où il arrive le 9 novembre avant d'y passer près d'un mois puisqu'il gagne à la fin de l'année (28 décembre) Yokosuka.

Il ne s'attarde guère puisque dès le 4 janvier 1943 il est à Truk mais ce passage est éphémère puisqu'il retourne au Japon quasiment imédiatement y restant une dizaine de jours avant d'appareiller pour Truk le 18 janvier et d'arriver à destination 5 jours plus tard, le 23 janvier 1943.

Le 14 janvier 1943, les japonais débarquent un bataillon à Guadalcanal mais ce bataillon amené par le Tokyo Express n'est pas un énième renfort mais une unité destinée à couvrir le rembarquement de la garnison japonaise.

Le Zuikaku participe ainsi du 29 janvier au 8 février 1943 à l'opération KE d'évacuation, couvrant les destroyers de la 8ème flotte qui évacuèrent 10652 hommes sans que les américains ne s'en rendent compte, prennant l'arrivée des destroyers pour un nouveau convoi de renfort. Ils ne s'en rendirent compte que le 9 février permettant au général Patch de déclarer l'île sécurisée et aux mains des américains.

De Guadalcanal aux Philippines (1943-44)


Le Zuikaku (en bas) et le Zuiho tentant d'échapper aux bombes américaines à la bataille du cap Engano

Le 3 mai 1943, le porte-avions quitta Truk pour la métropole, arrivant à Yokosuka le 8 mai 1943 probablement pour carénage et entretien mais le 15 mai, il appareilla de Kure pour contrer l'invasion américaine de l'île d'Attu, île des Aléoutiennes occupée depuis juin 1942 mais avant même que la force japonaise ne quitte le Japon, l'île était déjà aux mains des américains rendant inutile voir dangereux l'envoie d'une telle force pour une position somme tout secondaire.

Le 11 juin 1943, il est mis au bassin pour un petit carénage jusqu'au 19 juin 1943. Ravitaillé et prêt au combat, il appareilla de Kure le 10 juillet 1943 pour Truk où il arriva le 15 juillet 1943 mais sa première grande sortie eut lieu du 18 au 25 septembre pour tenter de contrer la TF15 américaine qui venait de bombarder Tarawa et Makin mais sans succès.

Il sortit une nouvelle fois à la mer du 17 au 26 octobre 1943 pour contrer la TF16 bombardant Wake mais là encore échoua à la surprendre pour provoquer une nouvelle bataille.

Il participa ensuite à l'opération RO de renforcement de Rabaul en compagnie de son jumeau, du porte-avions léger Zuiho et du croiseur léger Agano, lançant à 200 miles de la grande base japonaise 24 chasseurs pour renforcer les défenses malmenées par une campagne implacable de bombardement menée par l'US Navy et l'USAAF.

Le 7 décembre 1943, il quitta Truk pour Kure afin de subir un carénage qui l'immobilisa jusqu'à la fin janvier 1944. Le 6 février 1944, il quitta le Japon pour Singapour où il arriva une semaine plus tard, le 13 février mais il n'y resta qu'une semaine puisqu'il quitta le joyau de l'empire britannique le 20 février pour gagner Kure où il arriva le 27 février 1944.

Le 8 mars 1944, il quitta Kure pour Singapour où il arriva le 15 mars avant d'alterner entre Singapour et Lingga puis de gagner le 15 mai 1944 le mouillage de Tawitawi. Il participe ensuite la bataille de la mer des Philippines les 19 et 20 juin provoquée par la réponse japonaise au débarquement américains dans les îles Mariannes (opération Forager).

Alors que la flotte s'est déployée et à lancer une série d'attaques aériennes facilement repoussée par les chasseurs américains («The Great Mariannas Turkey's Shot») avec près de 400 appareils japonais abattus, les porte-avions japonais de la 1ère division (Taiho, Shokaku et Zuikaku) sont attaqués par des sous marins américains qui coulent le Taiho et le Shokaku, le Zuikaku devant récupérer tous les avions japonais survivants.

Le lendemain, il est attaqué par les avions américains qui placent une bombe juste derrière l'ilôt pendant que cinq autres bombes explosent à proximité fragilisant la coque par le souffle. Par chance, toutes les torpilles sont évitées et le début d'incendie jugulée. Le navire peut ainsi rentrer par ses propres moyens à Hashirajima le 24 juin 1944.

Entrant au bassin à Kure le 14 juillet 1944, il y resta jusqu'au 2 août avant de gagner les travaux de réparation achevées Oita, vivant sans le savoir ses derniers instants.

Le 18 octobre 1944, la flotte japonaise à Brunei lança l'opération Sho-1, la contre-attaque planifiée contre le débarquement américain dans le Golfe de Leyte. Le plan était une fois n'est pas coutume pour les japonais d'une simplicité biblique : les porte-avions de l'amiral Ozawa (sans avions à bord !) devaient attirer les porte-avions américains au nord de Leyte pour permettre à la Force Centrale de l'amiral Kurita d'entrer dans le golfe de Leyte et de détruire les navires américains couvrant le débarquement, il disposait pour cela de cinq cuirassés (Nagato, Kongo, Haruna, Yamato et Musashi)de 7 croiseurs lourd, de 2 croiseurs légers et 15 destroyers. La flotte japonaise appareilla ainsi de Brunei le 20 octobre.

Pourtant peu après son appareillage, la flotte japonaise fût repérée par deux sous marins américains qui torpillèrent deux croiseurs lourds dont le navire-amiral de Kurita, l'Atago. Kurita fût repêché par le Yamato mais en perdant du temps et des documents. Le 24 octobre 1944, la Force Centrale entra dans la mer de Sibuyan mais fût attaquée par cinq vagues d'appareils américains.

Le plan fonctionne à merveille et pendant que les cuirassés de l'amira Kurita s'attaquent aux destroyers, destroyers d'escorte et porte-avions d'escorte couvrant les troupes de la 7ème armée débarquée, les porte-avions d'Ozawa furent attaqués par les porte-avions de l'amiral Halsey.

Le Zuikaku en dépit de sa puissante DCA et du sacrifice de ses pilotes est touché par sept torpilles et neuf bombes ne lui laissant strictement aucune chance de survie. L'ordre d'abandonner le navire est annoncé à 13.58 et le pavillon est amené. Il commença à chavirer par babord et coula par la poupe à 14.14 entrainant avec lui le commandant du navire et 842 officiers et marins mais laissant 862 survivants.
Il est rayé des registres le 26 août 1945.


La fin du Zuikaku

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SHOKAKU   Jeu 29 Oct 2009, 22:12

Caractéristiques Techniques


Déplacement : standard 25675 tonnes pleine charge 29800 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 257.50m (flottaison) 250m largeur : 28m tirant d'eau : 8.87m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 160000 ch et entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale 34.2 noeuds distance franchissable : 9700 miles nautiques à 18 noeuds en début de carrière portée ensuite à 12251 miles nautiques pour le Shokaku et 11789 miles nautiques pour le Zuikaku

Protection : ceinture blindée 51 à 150mm

Electronique : un radar type 13 de veille aérienne et un radar type 21 de veille combinée

Armement :


Affût double de 127mm du cuirassé Nagato identique à ceux des Shokaku

-12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux. Ce canon de 40 calibres tire des obus de de 35kg (explosif, perforant, éclairant) à une distance maximale de 14800m en tir à but surface (site : +45°) et de 9400m en tir antiaérien (site : +75°) à raison de 8 à 14 coups par minute.

L'affût double A1mod.3 pèse 29 tonnes et peut pointer en site de -7° à +90° (+8 à +85° selon d'autres sources) à raison de 12° par seconde et en azimut de 70 ou 150° en fonction de l'emplacement à raison de 6° par seconde. Chaque canon dispose de 300 obus soit un total de 3600.


Affût triple de 25mm installé à terre

-36 canons de 25mm type 96 en 12 affûts triples. Ce canon de 60 calibres tire des obus de 250° à une distance maximale comprise de 7500m en tir à but surface (+50°) et de 3000m en tir antiaérien (+85°) à raison de 220 à 260 coups/minute (théorique, la cadence pratique est de 110 à 120 coups).

L'affût triple pèse 1800kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360° . La dotation en munitions est de 2000 obus par canon soit un total de 48000 projectiles. Le nombre par pièce à probablement décru avec l'augmentation du nombre des pièces.

En juin 1942, le Shokaku reçut 4 affûs triples supplémentaires de 25mm et en juillet 1943 deux affûts triples et 16 affûts simples de 25mm. Le Zuikaku reçut 26 pièces supplémentaires de 25mm en juillet 1944 et 6 lance-roquettes AA

Installations Aéronautiques/Groupe d'aérien :

-Pont d'envol de 242.50m de long sur 29m de large relié à deux hangars superposés par trois ascenseurs.
-Sept brins d'arrêt et trois ascenseurs
-Groupe aérien de 72 appareils et 12 en réserve (en décembre 1942, 18 Zero, 27 Val et 27 Kate)

Equipage : 1660 officiers et marins

Sources

Simon Liot de Nobrecourt La Flotte Combinée japonaise de Pearl Harbor à Hiroshima

Michel Ledet Samourais sur porte-avions : les groupes embarqués japonais et leurs porte-avions 1922-1944

Encyclopédie des armes éditions atlas tome 4 «les porte-avions du Pacifique» P881-900

Ressources internet diverses

Photos et documents de l'ami Vautour

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : DESTROYERS CLASSE IMPAVIDO


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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SHOKAKU   Jeu 29 Oct 2009, 22:15

Et tes études..............

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SHOKAKU   Jeu 29 Oct 2009, 22:17

Rassure toi Le Breton je bosse mais cette semaine il n'y avait que les cours de géo (mais pas d'histoire va comprendre) donc tout en préparant mon CAPES j'ai largement le temps de faire cet article Mr. Green Wink

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SHOKAKU   Jeu 29 Oct 2009, 22:18

j'aime mieux ça...

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SHOKAKU   Sam 31 Oct 2009, 13:45

feneant

Mais bon article de nouveau

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MessageSujet: Complément SONAR   Lun 06 Sep 2010, 23:46

Les SHOKAKU avaient aussi un sonar passif disposé près de l'étrave (le même que les YAMATO).

En pratique, cet équipement fut de peu d'utilité parce qu'il devenait sourd à cause du bruit d'écoulement d'eau aux vitesses supérieures à 12nd.
Il fut toutefois conservé pour servir d'alerte torpille lors des sorties de port.
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SHOKAKU   Mer 03 Aoû 2011, 19:17

Citation :
Avec 67 ans de recul, il est facile de dire que ce raid à été une erreur stratégique, qu'il n'à servit à rien et que les japonais ont perdu une occasion unique de poursuivre leur foudroyante percée en envahissant l'Australie.

Ce n'est pas impossible mais l'histoire n'est pas quelque chose de totalement logique, c'est une somme de facteurs où les hommes jouent un grand rôle.
...

Les japonais craignent que l'Eastern Fleet ne retrouve l'US Navy et de bloquer la poussée japonaise en direction du Pacifique Sud.

le soucis des Japonais est qu'ils courent deux lièvres à la fois:
-développer "la sphère de coprospérité" et fortifier leur glacis défensif d'une part
-détruire la flotte américaine de l'autre

Cette dualité d'objectifs eut des conséquences nombreuses et néfastes, éparpillement des forces de janvier à juin 42 (très préjudiciable en mai), hésitations de Nagumo à Midway...

Après Midway commence alors la guerre d'attrition (Salomons) qui sera suivie par la reconquête américaine dans le Pacifique Central qui commence aux Ellice puis aux Gilbert vers la fin 43.
Les japonais ne sont pas passés très loin du KO, au tout début 43 après les très durs combat des Salomons les Américains n'ont plus que l'Enterprise d'opérationnel (et encore avec des madriers). Mais déjà la fine fleur de l'aéronavale japonaise est morte à Midway MAIS SURTOUT dans les Salomons.
Alors qu'il aurait fallu forcer les feu la Marine japonaise doit panser ses plaies. 1943 est une année étonnante qui va voir les grands navires japonais préservés au maximum laissant aux destroyers tout le poids des combats au nord de Guadalcanal (Bougainville, New Georgia, Vella Lavella).

Fin 1943 les Essex et les CVL arrivent àun rythme accéléré ainsi que des pilotes de valeur et les premiers Hellcat ...
La messe est dite.

Alors s'il y avait eu KO y aurait-il eu victoire pour autant ?
non vraisemblablement pas(il faut se remémorer l'extraordinaire effort de guerre américain qui atteint des sommets en 1944) mais on peut penser que les positions alliées dans le Pacifique Sud Ouest (Nlle Guinée, Salomons, Fidji, Tonga voir Nlles Hébrides) auraient été largement menacées.
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