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 JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU

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clausewitz
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MessageSujet: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mar 29 Sep 2009, 20:55

PORTE-AVIONS CLASSE SORYU
(JAPON)


Le Soryu à la mer en 1938


Avant Propos

En mettant en service des destroyers porte-hélicoptères de classe Hyuga (Hyuga et Ise plus deux autres prévus mais non baptisés), le Japon renoue avec une tradition vieille de plus de soixante ans à savoir l'aéronavale. Bien sur, officiellement, ces navires sont des destroyers porte-hélicoptère avec seulement 4 «ventilos» (3 SH60J de lutte ASM et un MCH-101 antimines) mais en réalité avec peu de modifications (renforcement du pont d'envol et tremplin _Sky jump_), ces navires pourraient devenir de véritables porte-aéronefs avec F35 et redonner à la marine japonaise ses lettres de noblesse.


Politique des petits pas tel pour être le sous titre du retour du porte-avions dans la marine japonaise. Avec les porte-hélicoptère de classe Hyuga, les Kaiso Jeitai (forces maritimes d'autodéfenses) ont franchit un pas décisif

L'histoire de l'aéronavale nippone commença en juin 1910 quand la marine impériale créé le Comité de la Marine pour la Recherche Aéronautique, refusant toute collaboration avec l'Armée, inaugurant une rivalité qui allait perdurer jusqu'en 1945 et entraver le bon fonctionement de la machine de guerre nippone.

Les premiers vols ont lieu au Japon à l'automne 1912 avec deux hydravions français Farman et deux hydravions américains Curtiss mais ne font guère l'unanimité, la majorité des officiers de la marine japonaise estimant qu'il ne s'agit que d'un loisir sans aucune necéssité opérationnelle. Quand éclate la guerre en 1914, l'aviation de la marine japonaise ne dispose que de 12 appareils et va devoir justifier son existence.

Elle doit d'abord réduire les positions allemandes en Chine notament autour de la ville de Tsingtao mais doit d'abord résoudre le problème du transport, problème réglé en réquisitionnant un charbonnier, le Wakamiya qui peut embarquer deux appareils plus deux autres démontés, une capacité réduite mais qui permet à l'aéronavale nippone de participer au siège de Tsingtao en liaison avec les britanniques (31 octobre-7 novembre 1914), le navire arrivant sur zone dès septembre et ses appareils engageant de nombreuses opérations de reconnaissance mais aussi d'attaque (199 projectiles largués) et un quasi-combat aérien contre un Taube allemand qui parvient à fuir dans les nuages.


Du Wakamiya au Soryu que de chemin parcouru


Il est intéressant de noter que les Etats Unis ont également utiliser plusieurs charbonniers dont le Jupiter qui devint le porte-avions Langley. Le choix d'un charbonnier s'explique par le pont bien dégagé avec des mats de charge et surtout des cales d'une taille généreuse pouvant être converties en hangar et en ateliers.

En dépit de ces prémices prometteurs, l'aviation navale nippone peine à décoller, victime à la fois du peu d'interêt de la majorité des officiers et de l'impossibilité d'acquérir une expérience certaine et une certaine expérience qui aurait permis de montrer la validité de ce concept.

Tout reste donc à faire mais en vingt ans, la marine japonaise allait se doter d'une des meilleurs force aéronavale du monde.

Du Hosho aux Soryu

Avec la première guerre mondiale, une nouvelle course aux armements démarre non plus entre la Grande Bretagne et l'Allemagne mais entre le Japon et les Etats Unis pour le contrôle de l'Océan Pacifique.

Les deux pays se lancent dans la construction d'un grand nombre de cuirassés mais ces cuirassés en l'absence de radar doit pouvoir bénéficier d'un éclairage à longue distance pour régler son tir. La catapulte et l'hydravion sont privilégiés par les japonais dans un premier temps mais ils se tournent rapidement vers le porte-avions puisque leur modèle, la Grande Bretagne, y crois.

Le Japon met ainsi sur cale au chantier naval Asano de Yokohama, le premier porte-avions de son histoire. Baptisé Hosho («phenix volant»), il est mit sur cale le 16 décembre 1919 lancé le 13 novembre 1921 et admis au service actif le 27 décembre 1922. en dépit de la destruction complète, des archives, il semble avéré que les américains ont fortement aidé leur allié nippon, le plan du Hosho et sa coque de type croiseur étant trop proche du Hermes pour qu'il n'y ait pas eu au moins un échange informel d'informations entre officiers britanniques et japonais.


Le premier porte-avions japonais, le Hosho, à la mer


Le Hosho comme le Hermes britannique se révèlent rapidement trop petits et sont plus des navires expérimentaux que des navires opérationnels.

Le coup d'accélerateur décisif fût donné en 1925 quand le capitaine de vaisseau Isoroku Yamamoto est nommé à la tête du Kasumigaura Group, la première unité aérienne embarquée japonaise. Il n'y passe qu'un an mais son influence est décisive et évite tout retour en arrière.

Yamamoto n'est pas aviateur de formation mais il est convaincu de l'utilité de l'aviation dans la future bataille décisive. Dans l'esprit de nombre d'officiers, l'aviation doit éclairer la flotte et ralentir la ligne ennemie par des attaques à la bombe et à la torpille.

Passant lui même son brevet de pilote, il dévellope un cursus de formation qui transforme les pilotes embarqués nippons de simples aventuriers un peu acrobates à une véritable élite.

Les années vingt s'écoulent et peu à peu l'idée de posséder des porte-avions fait son chemin même dans l'esprit de ceux qui étaient les plus réfractaires. Si la majorité sont encore sceptiques sur les capacités de l'avion (qui après tout n'est né qu'il y à une vingtaine d'année seulement), ils ne remettent plus en question l'existence d'une aviation navale.

Le traité de Washington signé le 6 février 1922 est le deuxième accélérateur. Il limite le tonnage des cuirassés mais aussi celui des porte-avions. Les grandes marines ont ainsi sur les bras plusieurs coques de cuirassés. Le tonnage de chaque porte-avions ne doit pas dépasser 27000 tonnes de tonnage (ce qui permettrait au Japon de construire 3 porte-avions puisque la marine impériale peut construire 81000 tonnes) mais pour éviter la mise à la feraille de coques de cuirassés bien avancées, les américains obtiennent de pouvoir intégrer dans leur contingent deux navires de 33000 tonnes, amendement qui est accordé aux autres pays.


Après le Hosho, les japonais passèrent la vitesse supérieure avec l'Akagi et le Kaga


Après avoir converti deux navires de ligne, l'Akagi et le Kaga, les japonais franchissent le pas de la construction neuve.

Le plan de rénovation de 1934 permet ainsi à la Nihon Kaïgun de commander deux porte-avions modernes.

Baptisés Soryu et Hiryu, ces deux navires étaient plus petits que l'Akagi et le Kaga mais leur architecture générale marquait une nette rupture par rapport aux deux premiers porte-avions japonais opérationnels.

Fini les trois ponts superposés, les Soryu et Hiryu étaient dôtés d'un pont d'envol unique couvrant la coque sur toute sa longueur. Il était également équipé d'un ilôt qui allait équiper les Akagi et Kaga après leur refonte mais ils conservaient les cheminées rabattables.


Schéma du Soryu fourni par Vautour

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mar 29 Sep 2009, 21:04

Historique

Le Soryu

Présentation et jeunes années (1937-1941)

Le Soryu à la mer

Le Soryu (de So «bleu» et de Ryu «dragon», le nom Soryu peut donc être traduit par «dragon bleu») est mis sur cale au Kaigun Kosho (Arsenal Impérial) de Kure le 20 novembre 1934 lancé le 23 décembre 1935 et admis au service actif le 29 décembre 1937.

Les premières années de sa carrière, le Soryu les passa au large de la Chine où il assura avec son sister-ship le Hiryu des missions de blocus et d'appui aux troupes japonaises engagées dans une guerre de conquête contre l'Empire du milieu.

Peu d'informations sont disponibles sur ses opérations qui allaient de toute façon faire pale figure par rapport à ce qui attendait le troisième vrai porte-avions japonais : la Seconde Guerre Mondiale et notament le raid sur Pearl Harbor.

Pearl Harbor (7 décembre 1941)


Le Soryu survolé par un Nakajima B5N1, première version du Kate

La tension avec les Etats Unis devenait de plus en plus palpable, le Japon se prépare activement à la guerre. En fait depuis vingt-cinq, les japonais sont convaincus qu'une guerre avec les Etats Unis est inévitable tant leurs intérêts étaient opposés.

Surtout l'industrie japonaise est terriblement dépendante du pétrole des Indes Néerlandaises et du caoutchouc de Malaisie et les différents embargos imposés par les occidentaux ne peux que pousser le Japon dans une véritable fuite en avant.

Les japonais souhaitent se construire un véritable empire colonial aux dépens des puissances coloniales européennes mais aussi des Etats Unis qui contrôlent les Phillipines.

Une fois cet empire conquis, le Japon devra le défendre contre les Etats Unis, aboutissant à une bataille navale de grande ampleur au cours de laquelle la supériorité technique et tactique de la marine japonaise aboutirait à une victoire décisive de la Nihon Kaigun obligeant les Etats Unis à demander la paix.

A l'automne 1940, la flotte américaine du Pacifique est stationnée à Pearl Harbor dans les îles Hawaï ce qui constitue une menace terrible sur les lignes de communications entre le Japon et ses futures conquêtes, elle doit donc être neutralisée avant toute attaque.

L'éloignement du Japon de la cible rend cette attaque impossible sans l'utilisation de porte-avions et cette voie qui est choisie, les japonais ayant parfaitement pris connaissance de l'attaque britannique sur Tarente en novembre 1940 sans parler des manoeuvres américaines en 1932 et 1933.

L'aéronavale japonaise passe toute l'année 1940 à s'entrainer au torpillage en eaux peu profondes mais aussi au bombardement en piqué et au bombardement horizontal. Le plan est régulièrement remis à jour en fonction des informations recueillis par les japonais d'Oahu.

Le plan définitif est validé le 3 novembre et le 21 novembre 1941, la flotte destinée à cette opération se rassemble en baie d'Hitokappu dans l'île Etorofu dans l'archipel des Kouriles.


Cette flotte se compose des éléments suivants :

-6 porte avions répartis entre la 1ère (Akagi et Kaga) la 2ème (Soryu et Hiryu ) et de la 5ème division de porte-avions (Shokaku et Zuikaku).

-2 cuirassés regroupés dans la 3ème division (cuirassés rapides Hiei et Kirishima de classe Kongo)

-2 Croiseurs lourds de classe Tone (Tone et Chikuma)

-Le 1ère escadron de destroyers composé du croiseur léger Abukuma de classe Nagara et des 17ème (Urakaze, Isokaze, Tanikaze et Hamakaze de classe Kabero) et 18ème divisions (Kagero et Shiranuhi de classe Kagero, Arare et Kasumi de classe Asashio) de destroyers.

-La 7ème division de destroyers avec les Ushio et Sazanami de classe Fubuki

-Le destroyer Akigumo de classe Yugumo;

31 sous marins sont également engagés dont cinq transportant des sous marins de poche chargés d'achever les navires endommagés par le bombardement aérien.

La flotte appareille le 26 novembre dans le silence radio absolu. Elle doit même faire demi-tour en cas de rencontre avec un navire ou de succès des négociations avec les Etats Unis. Le 2 décembre, l'amiral Nagumo reçoit le message «Niitaka Yama Noboru» (Gravir le mont Niitaka). Après un dernier ravitaillement les 5 et 6 décembre 1941, la flotte se prépare à lancer l'attaque qui allait provoquer le début de la guerre du Pacifique.

A 5h00 du matin le 7 décembre, les croiseurs lourds Tone et Chikuma catapultent chacun un hydravion Aichi E13A1 tandis que le sous marin I-36 envoie son hydravion Yokosuka E14Y1.


Vue de l'attaque par les avions japonais et ci-dessous la carte des attaques


Les porte-avions se mettent dans le sens du vent à 5h30 pour lancer la première vague d'assaut composée de 183 appareils (89 bombardiers-torpilleurs Nakajima B5N2 _50 avec torpilles et 40 avec bombes_ 51 bombardiers en piqué Aichi D3A1 et 43 chasseurs Mitsubishi A6M2).

Le Soryu lance à partir de 6h15, ce 7 décembre 1941, un total de 26 appareils : 10 Nakajima B5N2 armés d'une bombe de 800kg, 8 B5N2 armés d'une torpille type 91 chargés d'attaquer l'allée des cuirassés tandis que les 8 Mitsubishi A6M2 sont chargés du mitraillage des aérodromes et de la protection des avions de combat. La première vague se regroupe à 6h30 et à 7h40, le commandant Fuchida lance l'ordre d'attaque convenu «Tora Tora Tora».

Les A6M2 du Soryu participent notament à l'attaque de l'aérodrome de l'USAAC à Wheeler Field, leurs mitrailleuses de 7.7mm et leurs canons de 20mm vont des ravages aggravés par les mesures américaines craignant les sabotages : les appareils étaient regroupés en rangs serrés pour faciliter la surveillance au lieu d'être dispersés ce qui augmente les dégâts.

Les B5N2 torpilleurs du Soryu (et de l'Hiryu) étaient chargés d'attaquer les porte-avions américains censés se retrouver au nord de l'île Ford mais comme nous le savons, aucun «pont plat» ne se trouvait à Pearl Harbor et les «Kate» se rabattent sur l'allée des cuirassés. Ils attaquent notament le cuirassé California, le croiseur léger Helena et le mouilleur de mines de l'Oglala.

La deuxième vague est sur zone à 8h40 et ne peut naturellement bénéficier de l'effet de surprise. Les japonais ont donc décidé de ne pas engager de bombardiers-torpilleurs trop vulnérables. Un total de 168 appareils se dirigent sur Pearl Harbor sur les 172 prévus puisque deux Aichi D3A1 ne peuvent décoller et 2 Zero doivent faire demi-tour.

Le Soryu lance pour cette seconde vague un total de 26 appareils : 17 bombardiers en piqué Aichi D3A1 et 9 Mitsubishi 16M2. Les Val (D3A1) du Soryu attaquent le cuirassé Pennsylvania qui reçoit une bombe tandis que les Zero escortent les B5N2 lancés par le Shokaku qui attaquent la base aéronavale de Kaneohe. Deux Zero sont abattus ou s'écrasent, touchés notament par plusieurs P36 qui avaient réussis à décoller.

L'attaque terminée, l'escadre de l'amiral Nagumo se rapproche à 190 miles des îles Hawaï pour faciliter la récupération d'appareils souvent au bord de la panne sèche.

Les premiers appareils, ceux de la première vague, apparaissent au dessus des porte-avions vers 10h15. Tous les appareils sont récupérés à 13h30 et la flotte fait ensuite demi-tour, Nagumo refusant de tenter le sort en lançant une troisième vague.

Au total les japonais perdent 39 appareils. La première vague perd 9 appareils : 5 B5N2 , 3 A6M2 et 1 D3A1 et la seconde vague pas moins de 20 appareils : 6 A6M2 dont 3 du Soryu et 14 D3A1 dont 2 du Soryu.

Les 1er et 5ème divisions de porte-avions arrivent à Hashirajima les 23 et 24 décembre 1941 avant d'aller mouiller à Kure le lendemain, 25 décembre tandis que la 2ème division revient le 28 décembre 1941 après un détour par Wake.

Le Soryu à Wake

L'île de Wake

Le jour même de l'attaque sur Pearl Harbor, les japonais attaquent également en Malaisie, à Hong Kong, aux Phillipines et enfin Wake, une île minuscule entre le Japon et Hawaï. Cette opération aurait du être une formalité mais les japonais se heurtent à une telle résistance qu'ils demandent des renforts.

L'amiral Nagumo reçoit l'ordre de se détourner pour porter assistance à l'amiral Inouye mais ces navires sont à court de carburant. Il finit cependant par donner l'ordre le 16 décembre aux croiseurs Tone et Chikuma, à deux destroyers et surtout à la 2ème division de porte-avions (Soryu et Hiryu) de gagner Wake.

Le volume des communications radio fait que les américains sont informés mais ils n'ont guère de moyens à envoyer à la petite île qui est condamnée.


Le Aichi D3A1 Val est le principal avion engagé au dessus de Wake

Le 21 décembre 1941 à 7h00, les deux porte-avions se mettent dans le vent pour lancer leur 49 appareils : le Hiryu lance 15 Val, 9 Zero et 2 Kate tandis que le Soryu lui lance 14 Val et 9 Zero. Les avions japonais arrivent au dessus de Wake surprennant les américains qui parviennent à endommager deux appareils. Les dégâts sur les installations de Wake sont importants mais négligeables sur le moral de Leathernecks.

Le 22 décembre à 6h30, le Soryu lance 4 Val pour des missions de patrouille, appareils qui sont relevés à 9h30 par 4 autres appareils du Hiryu. Un troisième raid est lancé à 11h00 avec du côté du Soryu 17 Kate et 3 Zero et 16 Kate et 3 Zero du Hiryu soit 39 appareils qui se heurtent aux deux derniers Wildcat disponibles. Deux Kate sont abattus pour le prix d'un Wildcat tandis que la DCA endommage plusieurs appareils dont un est obligé d'amerrir à proximité des navires.

Le débarquement des troupes japonaises à lieu le 23 décembre mais elles subissent de lourdes pertes obligeant les porte-avions à lancer de nouveaux raids. A 6h12, le Soryu se met dans le sens du vent pour lancer 6 Val et 6 Zero, les 12 appareils arrivant au dessus de Wake à 7h16 mais le bombardement est inefficace en dépit d'une DCA réduite.

Les appareils du Soryu sont suivis à 8h00 par 6 Val et 6 Zero du Hiryu avant que le Soryu n'envoie une nouvelle vague d'attaque composée de 9 Kate et 2 Zero qui arrivent au dessus de Wake à 9h10.

Un quatrième groupe d'attaque décolle du Hiryu à 9h05 avec 9 Kate et 3 Zero suivi de 9 autres Kate. Ce sera la dernière attaque japonaise, le commandant de la garnison de Wake ayant ordonné la capitulation en début de matinée. Wake est officiellement japonaise le 24 décembre, les deux porte-avions regagnant le Japon où il arrivèrent le 28 décembre.

La Tornade japonaise (décembre 1941-mars 1942)

Le Soryu au port

Après une période de repos, le Soryu et le Hiryu regagnent le Pacifique pour appuyer la foudroyante avance japonaise. Le 11 janvier, le Soryu et le Hiryu quittent Kure pour gagner Hashirajima puis appareillent le lendemain pour Palau qui est atteinte le 17.

Le 21 janvier, les deux porte-avions accompagnés par un croiseur lourd et cinq destroyers quitte Palau et se dirige vers les Célèbes où doit avoir lieu une opération aéroportée. Arrivée à l'est d'Halmahera, les deux porte-avions lancent une première attaque sur l'île d'Ambon (Indes Néerlandaises) avec 54 appareils (18 Val, 18 Kate et 18 Zero) mais les dégâts sont limités. Un second raid à lieu le lendemain, jour du débarquement.


Carte des opérations en Malaisie et dans les Indes Néerlandaises

Des appareils du Soryu vont ainsi opérer depuis la terre pour soutenir l'invasion de Timor et de Céram. Les porte-avions de la 2ème division gagnèrent au même moment Davao aux Phillipines puis gagne Palau le 28, les avions retrouvant leurs porte-avions après les opérations contre Ambon et les Célèbes.

Le 9 février 1942, Nagumo reçoit de l'amiral Yamamoto l'ordre d'attaque Darwin, le grand port australien. Les japonais ont eu vent de la possibilité de voir les alliés utiliser ce port ce que les américains ne feront pas, préférant Tjilatap (Java).

Les 1ère et 2ème division de porte-avions sont ainsi mobilisés dans cette attaque (Akagi Kaga Soryu et Hiryu) qui appareille de Palau le 15 février en compagnie des cuirassés Hiei et Kirishima, des croiseurs lourds Tone et Chikuma et des destroyers des 17ème et 18ème divisions.

Face à ce déploiement de force, les alliés ne disposent que de 10 Curtiss P40 ce qui est bien peu face aux groupes aériens de quatre porte-avions japonais.

La première vague décolle le 19 février à 8h30. Elle se compose 99 appareils : 81 B5N2 et 18 A6M2, le Soryu lançant 18 Kate et 9 Zero. Elle est aussitôt suivi d'une deuxième vague de 89 appareils, le Soryu lançant 18 Val.

Les avions japonais sont bien signalés mais des problèmes de transmission font qu'aucune mesure défensive n'est prise et les rares attaques de P40 sont assez facilement repoussées par les Zero de couverture.

Les B5N2 et les A3D1 se déchainent sur le port : les cargos et pétroliers Neptuna, British Motorist Zelandia et Admiral Halstaed sont complètement détruits ou gravement endommagés tout comme le navire-hôpital Mamunda pris pour un cargo.
Le destroyer USS Peary reçoit une bombe et explose, coulant en quelques minutes. Le tender d'hydravions William B. Preston encaisse une bombe et prend feu mais parvient à s'éloigner des autres navires. D'autres navires sont touchés doivent s'échouer. La DCA entre en action mais n'endommage que quatre Kate qui ne sont pas abattus.

Les Val prennent aussi leur part du gateau, attaquant le port et l'aérodrome détruisant les derniers P40 encore opérationnels.

Le raid s'achève à 10h40. Les pertes japonaises sont negligeables avec seulement quatre appareils perdus (un Zero, deux Val et un Kate) et 34 appareils endommagés, la plupart légèrement. Tous les avions récupérés, les porte-avions regagnent la baie de Sterling le 21 février.

Il participe également aux opérations contre les Indes Néerlandaises. C'est ainsi que le 1er mars, un B5N2 du Kaga repère le vieux pétrolier américain Pecos qui est attaqué et coulé par trois attaques (!) des bombardiers en piqué du Soryu. Le 5 mars, 180 avions bombardent le port de Tjilatap favorisant grandement la chute du joyau de l'empire néerlandais qui tombe le 8 mars 1942.


Darwin eut le triste privilège d'être la première ville australienne bombardée par le Japon

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mar 29 Sep 2009, 21:18

Le Soryu et le raid dans l'Océan Indien

Dessin du Soryu fournit par l'ami Vautour

A partir de décembre 1941, une véritable tornade s'abat sur les possession européennes en Asie du Sud-Est. En trois mois, les japonais écrasent les Phillipines, la Malaisie et les Indes Néerlandaises, les rares contre-offensives alliées comme l'ABDA commandée par l'amiral néerlandais Karel Doorman sont écrasés par des navires japonais plus modernes, plus puissants et dont les équipages sont remarquablement entrainés notament au combat de nuit.

L'Eastern Fleet britannique comprennant que la situation était sans issue s'était repliée dans l'Océan Indien notament à Ceylan et même au Kenya où ses plus anciens navires avaient été envoyés pour échapper aux japonais.

Les japonais n'ont aucunement l'intention de laisser une telle force menacer leur flanc et notament la Malaisie et les Indes Néerlandaises riches en pétrole et caoutchouc dont ils ont un immense besoin puisque l'Eastern Fleet alignait encore trois porte-avions (Indomitable, Formidable et Hermes) et cinq cuirassés (Warspite de classe Queen Elisabeth et les quatre survivants de la classe Revenge les Ramilies Revenge, Resolution et Royal Sovereign).

Pour écraser cette menace, la marine japonaise choisit deux de ses meilleurs amiraux, l'amiral Chuichi Nagumo, l'homme qui à commandé la force de porte-avions sur Pearl Harbor et le vice-amiral Jisaburo Ozawa qui partisan de l'aéronavale avait recommandé de regrouper les porte-avions en une force commune pour obtenir un impact militaire maximal.

Le plan japonais était simple : l'Amiral Nagumo devait se concentrer sur Ceylan et ses approches tandis que le vice-amiral Ozawa devait nettoyer le golfe du Bengale de toute présence britannique.


Le raid dans l'Océan Indien fût l'une des plus éclatantes victoires navales japonaises de la guerre

L'amiral Nagumo disposait ainsi de la 1st Carrier Air Fleet composé des porte-avions Akagi (navire amiral de Nagumo) qui embarquait 27 chasseurs A6M2, 18 bombardiers en piqué D3A1 et 27 bombardiers-torpilleurs B5N2, de l'Hiryu (21 chasseurs A6M2, 21 bombardiers en piqué D3A1 et 21 bombardiers torpilleurs B5N2) du Soryu (21 chasseurs A6M2, 21 bombardiers en piqué D3A1 et 21 bombardiers torpilleurs B5N2) du Zuikaku (18 chasseurs A6M2, 27 bombardiers en piqué D3A1 et 27 bombardiers torpilleurs B5N2 ) et du Shokaku (18 chasseurs A6M2, 27 bombardiers en piqué D3A1 et 27 bombardiers torpilleurs B5N2 );


du 3rd Battleship Squadron composé des quatre cuirassés rapides de classe Kongo (Kongo Haruna Hiei et Kirishima); du 8th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds Tone et Chikuma, des destroyers Abukuma (Desron 1) Urakaze Tanikaze Isokaze et Hamakaze (Desdiv 17) Kasumi Arare Kagero Shiranushi et Akigumo (Desdiv 17).

le vice-amiral Ozawa disposait de la Malay Force composée du 7th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds classe Mogami (Mogami Suzuya Mikuma et Kumano), du porte-avions Ryujo avec 16 bombardiers-torpilleurs B5N2, des destroyers Yura (Desron 3) Fubuki Shirayuki, Hatsuyki Murakumo (Desdiv 11) remplacée le 3 avril 1942 par la Desdiv 20 composée des destroyers Amagiri Asagiri Shirakumo et Yugiri. Il disposait également des sous marins I-2, I-3, I-4, I-6 et I-7 positionnés à l'ouest de l'Inde.

Face à cette formidable puissance, l'amiral James Sommerville commandant de la Eastern Fleet dispose de la Force A (Fast Force) composée des porte-avions Indomitable (9 Sea Hurricane 12 Fulmar et 24 Albacore) et Formidable (16 Martlet, 21 Albacore et 1 Swordfish), du cuirassé Warspite, des croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire, des croiseurs légers Emerald et Enterprise et des destroyers Napier Nestor (Royal Australian Navy) Paladin, Panther Hotspur et Foxhound.

La Force B ou Slow Force est composée des cuirassés Resolution Ramilles Royal Sovereign et Revenge, du porte-avions Hermes (capitaine Onslow) avec un groupe aérien de 12 Swordfish, les croiseurs légers Caledon, Dragon et Jacob Van Heemskerck (néerlandais) et les destroyers Griffin Norman (australien) Arrow Vampire (australien) Decoy Fortune Scout et Isaac Sweers (néerlandais) sans parler des navires immobilisés à Colombo : le croiseur auxiliaire Hector et le destroyer Tenedos.

Les deux forces japonaises appareillent de Staring Bay dans les Célebes le 26 mars 1942 et les britanniques mis au courant, décide de replier ses forces de Ceylan, direction l'atoll d'Addu dans les Maldives pour limiter les effets d'une attaque prévue pour le 1er ou 2 avril 1942.

C'est le vice-amiral Ozawa qui est le premier à se mette en évidence en attaquant avec le porte-avions Ryujo et ses quatre croiseurs la navigation commerciale britannique dans le golfe de Bengale détruisant 23 navires auxquels s'ajoutentcinq autres navires marchands torpillés par les sous marins japonais déployés sur la côte occidentale de l'Inde.

Quand il se rendit compte que l'attaque qu'il avait escompté sur Ceylan ne s'était pas produite, l'amiral Somerville décida de se renvoyer le porte-avions Hermes sur Trincomalee pour réparations avec comme escorte les croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire et le destroyer australien Vampire.

Le 4 avril au soir, la flotte japonaise fût localisée à 400 miles au sud de Ceylan par un hydravion PBY Catalina piloté par le Squadron Leader Leonard Birchall, 413 Squadron Royal Canadian Air Force qui réussit à transmettre l'information avant d'être abattu par un Zero du Hiryu.

Le 5 avril 1942, les japonais lancèrent 125 avions : 36 bombardiers en piqué Aichi D3A1 Val, 53 bombardiers torpilleurs Nakajima B5N2 Kate et 36 chasseurs Mitsubishi A6M2 Zero comme escorte, le tout sous le commandement du Commander Mitsuo Fuchida de l'Akagi qui avait conduit la première vague d'assaut sur Pearl Harbor.

Les japonais furent bien répérés mais personne ne pensa à prevenir à temps la RAF qui ne put donc défendre efficacement la base navale de Colombo, copieusement bombardée par les japonais qui coulèrent le croiseur auxiliaire Hector et le vieux destroyer Tenedos dans le port. La puissante DCA revendica la destruction de 18 avions japonais mais ces derniers ne reconnurent la perte que de 5 appareils dont trois au dessus de l'objectif et trois fût effectivement le nombre de carcasses d'avions de la Nihon Kaigun retrouvés à proximité de Ceylan. Quand à la RAF elle avait perdu pas moins de 27 appareils.

Le calvaire des britanniques n'était pas terminée car peu avant midi, un hydravion Aichi E13A lancé par le croiseur lourd Tone repéra deux croiseurs lourds (les Dorsetshire et Cornwall) qui avaient quitté Colombo pour rejoindre Sommerville à 200 miles du port attaqué le matin.

L'hydravion garda le contact pendant le temps que les japonais lancent 90 avions qui harcelèrent les deux vieux croiseurs, dépourvus de couverture aérienne et ne disposant que d'une DCA limitée ( 4 affûts doubles de 102mm (4 inch) deux affûts Pom-Pom octuples et deux affûts quadruples de 12.7mm). Leur destruction confirma que des navires de surface sans couverture aérienne ne peuvent rien face à une attaque aérienne décidée.

Le Cornwall encaissa 9 bombes auxquels s'ajoutèrent six coups à toucher (des bombes tombant à l'eau mais dont le souffle faisait travailler la coque) coulant à 14.00 dix minutes après le Dorsetshire qui avait lui encaissé dix bombes. 1120 survivants furent récupérés sur les 1544 membres d'équipage dont le commandant du Dorsetshire, Augustine Agar qui reçut la Victoria Cross pour le courage manifesté durant cette opération.

La flotte de l'amiral Sommerville tenta de retrouver la flotte de Nagumo pour venger cette attaque mais la flotte japonais s'était retiré plus au nord. Le lendemain 6 avril 1942, le sloop indien Indus fût coulé au large d'Akyab (Birmanie).

Le 9 avril 1942, les avions japonais attaquèrent le port de Trincomalee à 7h00 du matin mais les britanniques prévus avaient évacué le port la veille au soir, la flotte japonaise ayant été repérée dès le 7 avril, le port de Madras étant aussi évacuée par précaution.

Cette fois la RAF était sur le pied de guerre mais face à la puissance japonaise, cela ressemblait à un baroud d'honneur qui vit l'armée de l'air britannique perdre neuf avions pour trois victoires aériennes. Dans le port, un cargo et un dock flottant avaient été coulés ce qui était bien maigre mais comme à Colombo le dieu de la guerre était japonais.

Un «Jake» du cuirassé Haruna repéra le porte-avions Hermes à proximité de la côte vers 8.55, ce dernier avait évacué le port mais s'était rapproché une fois l'attaque terminée. Sans appareil embarqué (mais qu'auraient pu faire une poignée de Swordfish face à la puissance japonaise) et n'ayant pu demander l'aide de la RAF, en raison de problèmes radio, le vénérable porte-avions était condamné.

85 bombardiers l'attaquèrent vers 10.35 au large de Batticaloa (ville à 69 miles au sud est de Tricomalee). Ce fût une véritable exécution, le porte-avions encaissant 40 bombes de 250kg en vingt minutes, chavirant et coulant emportant 307 marins. Le destroyer australien Vampire et la corvette classe Flower HMS Hollyhock ainsi que deux pétroliers connurent le même sort. Le navire hôpital récupéra plus tard 590 survivants.

Au final le raid sur Trincomalee avait coûté aux anglais 8 Hawker Hurricane et un Fairey Fulmar pour cinq bombardiers et six chasseurs japonais dont un qui s'écrasa volontairement sur les réservoirs de carburant.

Suite à ce raid, les japonais regagnèrent le Japon et n'effectuèrent plus aucune incursion aussi importante dans l'Océan Indien. Un raid était prévu en août 1942 mais le déclenchement de l'opération Watchtower par les américains (débarquement à Florida et Tulagi sur l'île de Guadalcanal dans l'archipel des Salomons) annula ce raid et les navires quittèrent Mergui en Birmanie pour les Salomons.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mar 29 Sep 2009, 21:25

La fin du Soryu : Midway (4-6 juin 1942)

Schéma du Soryu fournit par l'ami Vautour

Alors que la bataille de la mer de Corail se déroule, les japonais préparent déjà le coup suivant, la conquête de Midway, un atoll perdu dans le Pacifique à mi-chemin entre le Japon et les Etats Unis.

Cette opération MI va aboutir à une gigantesque bataille aéronavale, le tournant de la guerre du Pacifique au cours de laquelle, l'aéronavale japonaise va perdre pas moins de quatre porte-avions et plus grave encore des pilotes et des rampants bien entrainés et expérimentés.

A cette opération MI, s'ajoute l'opération AL, la conquête des îles d'Attu et de Kiska dans les Aléoutiennes pour distraire les forces américains, Yamamoto ignorant que ces derniers ont réussi à casser le code JN-25 et connaissent le plan dans ses moindres détails.


Les différentes phases de la bataille de Midway

Les porte-avions de l'amiral Nagumo (Akagi Kaha Soryu et Hiryu) appareillent du Japon le 27 mai accompagnés par les cuirassés Haruna et Kirishima, les croiseurs lourds Tone et Chikuma, le croiseur léger Nagara et 11 destroyers et sont à pied d'oeuvre le 4 juin à l'aube en même temps que les porte-avions américains : le Hornet et l'Enterprise du contre-amiral Raymons Spruance (surnomé la machine humaine pour son sang froid) et le Yorktown de l'amiral Fletcher qui commande le tout.

Des 4h30, des Dauntless du Yorktown décollent pour trouver les porte-avions japonais. Les japonais envoient également des appareils depuis l'Akagi et le Kaga en même temps que les croiseurs Tone et Chikuma, en même temps que la vague d'assaut. On verra que ce choix aura de lourdes conséquences d'autant que l'appareil du Tone ne sera catapulté qu'à 5h00 du matin.

La première vague d'assaut japonaise décollent juste après les appareils de reconnaissance. Elle se compose de 108 appareils (36 Zero, 36 Val et( 36 B5N2) et doit pilonner Midway, anéantir son aérodrome et ses positions défensives en vue du débarquement prévu le 7 juin à l'aube.

Les appareils japonais sont en vue de Midway vers 5h00 du matin et les 25 chasseurs américians décollent pour les intercepter, nombre bientôt réduit à 23. Les japonais sont d'abord surpris et perdent trois bombardiers mais une fois ressaisis, ils prennent rapidement le dessus sur les pilotes américains qui commettent l'erreur de se lancer dans un combat tournoyant avec les Zero. Sur les 19 Buffalo, 13 sont abattus et sur les 5 Wildcat, deux sont abattus.

Les dégats du bombardement sont importants, normal avec autant d'appareils sur une si petite surface. Sur l'ilôt Eastern, la centrale électrique est détruite et sur l'ilôt Sand le hangar à hydravions et les réservoirs à carburant sont détruits.

L'attaque est achevée à 7h15 mais aussitôt le lieutenant Tomonago demande de préparer une nouvelle attaque. Nagumo ordonne que les appareils prévus pour attaquer les porte-avions japonais et armés de torpilles soient réarmés avec des bombes.

Les japonais revendiquent 47 avions ennemis abattus et les américains revendiquent 11 appareils ennemis abattus plus un probable et quatre endommagés.

A 7h28, l'hydravion n°4 catapulté par le croiseur lourd Tonne annonce la présence de navires américains à 240 miles de Midway. Cette nouvelle fait l'effet d'une bombe et signifie que les américains sont au courant du plan japonais. Nagumo ne sait que faire, il hésite entre envoyer une deuxième attaque sur Midway ou attaquer les navires américains. Cette hésitation s'explique probablement par la série d'attaques menées par les avions basés à Midway qu'il s'agisse des Vindicator ou des B17.

A 7h30, Nagumo ordonne au Soryu d'envoyer un avion de reconnaissance qui n'est autre que le prototype du Yokosuka D4Y1 Suisei.

Les japonais sont dans une situation incofortable puisque la première vague doit revenir de Midway tandis que les chasseurs de couverture commence à manquer de carburant et vont devoir également être ravitaillés.

A 7h00, l'Hornet et l'Enterprise lancent leurs premiers appareils, le Yorktown devant suivre dès qu'il aura récupéré ses Dauntless de reconnaissance. Cette première vague se compose au total de 106 appareils (Enterprise : 14 Douglas Devastator de la VT-6; 33 Douglas Dauntless des VB-6, VS-6 et AGC et 10 Grumman F4F de la VF-6 soit 57 appareils Hornet : 15 Douglas Devastator de la VT-8 et 34 Douglas Dauntless des VB-8, VS-8 et AGC).

Ce n'est qu'à 7h52 que les américains peuvent doncer vers l'objectif. A 8h38, Fletcher décide de faire décoller ses avions, il garde la VS-5 en réserve et envoie un total de 35 appareils : 6 Grumman F4F de la VF-3, 17 Douglas Dauntless de la VB-3 et 12 Douglas Devastator de la VT-3. A 9h05, le formation est rassemblée et peut gagner ses objectifs.

Pendant ce temps, Nagumo fait récupérer les avions de la première vague qui apponte entre 8h35 et 9h18 avant de se retirer vers le nord pour préparer l'attaque des porte-avions ennemis.

Les deux camps maintiennent des Combat Air Patrol (CAP) au dessus de leur porte-avions. Une première patrouille de 8 Wildcat apponte à 9h45 relevée par 8 autres Wildcat qui vont tenir l'air de 9h29 à 11h16.

Le groupe de Hornet du capitaine de corvette Ring est séparée du reste de la force. Ils arrivent à 9h à la position esperée mais ne trouvent rien. 22 Dauntless rentrent sur le Hornet alors que 13 Dauntless et les dix Wildcat gagnent Midway mais les Wildcat et deux Dauntless sont perdus faute de carburant.

Le groupe de l'Enterprise dirigée par le capitaine de corvette Clarence MacClusky se dirige au 239 au lieu du 240 pour le groupe du Hornet. A 9h20, horizon vide, il continue au sud-ouest puis commence une recherche en carré et tourne de 90° à droite à 9h35. A 9h55, un destroyer japonais est repéré. Les Wildcat de la VT-6 doivent eux revenir sur l'Enterprise où ils appontent à 11h.

La VT-8 de Waldron attaque le Soryu à 9h25 sans attendre l'arrivée des Wildcat. C'est un massacre puisqu'aucune torpille ne touche et que tous les avions sont détruits. Un pilote survit, l'enseigne de vaisseau George Gray. Immédiatement derrière vers 9h40, les Devastator de l'Enterprise attaquent le Kaga pour le même résultat, quatre appareils parviennent à regagner le porte-avions mais aucun coup au but n'est enregistré.

Le massacre des avions torpilleurs américains favorisent l'action des bombardiers en piqué de l'Enterprise à 6000m ont repéré la flotte ennemie à 10h02, deux minutes après ceux du Yorktown.

Les japonais ne repèrent pas les bombardiers américains faute de radar et leurs chasseurs sont encore à basse altitude à pourchasser les Devastator et les Wildcat du Yorktown.

Il est 10h22 quand les bombardiers en piqué américains passent à l'attaque. Le premier porte-avions attaqué est le Kaga. Si les trois premières bombes manquent leur cible, la quatrième touche l'arrière du pont suivies de deux autres bombes qui transforme le cuirassé transformé en enfer de flammes.

Le nombre de coups de but n'est pas connu avec certitude car si les japonais annonce quatre coups au but, les américains annoncent huit coups au but.

Le Kaga hors de combat, les bombardiers américains se dirigent vers l'Akagi. L'attaque commence à 10h26. Une première bombe touche l'ascenseur central et explose dans le hangar où les munitions entreposées là détonnent. Une deuxième bombe touche le porte-avions au même endroit.

A 10h25, c'est le Soryu qui est attaqué, qui encaisse entre trois (sources japonaises) et six bombes (sources américaines) mais le résultat est le même : le porte-avions est hors de combat. A 10h40, les machines stoppent et le commandant du navire, le capitaine de vaisseau Ryusaku Yanagimoto se laissent périr au milieu des flammes.


Le Soryu manoeuvrant sous les bombes

Les japonais riposent. Le Hiryu seul porte-avions japonais intact lance à 10h45 une formation de 19 bombardiers en piqué Aichi D3A Val escorté par 6 Mitsubishi A6M Zero. Les Val attaquent sans escorte mais 8 d'entre eux réussissent à franchir le rideau de 12 Wildcat et placent trois bombes qui stoppent le porte-avions de 12h15 à 14h40.

Le Hiryu lance une seconde vague à 12h45 avec les avions qui restent en état à savoir dix avions torpilleurs Nakajima B5N «Kate» couverts par six Zero. Cette fois le Yorktown encaisse deux torpilles à bâbord à 14h46 pour la perte de trois chasseurs et cinq avions torpilleurs. Le Yorktown prend une giye de 26° et l'ordre d'évacuation est donnée à 15h. Le grand porte-avions finira par couler le 7 juin à 4h58 après avoir été touché par les torpilles du I-168


Le Soryu sous les bombes

A la suite de cette attaque le Hiryu est repéré par deux Dauntless. Les porte-avions Hornet et Enterprise lancent un total de 39 bombardiers Dauntless qui attaquent à 16h45. Les 14 Zero ne peuvent faire grand chose et le dernier porte-avions encaisse 4 bombes. Le souffle est si puissant que l'ascenseur avant est projeté au pied de la passerelle !
A bord des quatre porte-avions japonais, les équipés de sécurité essaient de circonscrire les incendies mais les dégâts sont deviennent trop importants.

Le premier porte-avions à couler est le Soryu qui coule à 19h18 entrainant 718 membres de son équipage dont son commandant. Il est suivi par le Kaga qui coule à 19h25 après deux explosions internes qui achèvent le travail des bombes américaines.

L'Akagi coule à son tour à son tour le 5 juin à 4h55 après avoir été achevé par les torpilles du destroyer Novaki.

Le Hiryu est le dernier porte-avions touché et le dernier à sombrer. Il stoppe à 21h23 et le destroyer Kazagumo accoste pour l'aider à stopper les incendies via ses propres lances et fournis des vivres aux équipes de secours. A 2h30, l'amiral Yamaguchi ordonne l'évacuation mais reste à bord tout comme le commandant du navire.

A 5h10, les destroyers Kazagumo et Yugumo lancent des torpilles avant de s'éloigner mais un B4Y1 du Hosho (le vieux porte-avions assurait la protection ASM du Yamato) repère que l'épave flotte toujours à 7h00 avant de couler à 8h20, de rares rescapés sont fait prisonniers le 19 juin par les américains.

Le 5 juin 1942, les Dauntless sont les maitres du secteur. Les reconnaissances rassurent rapidement les américains sur l'absence de porte-avions japonais (le Ryujo et le Junyo rappelés des Aléoutiennes sont à quatre jours de mer).

Les avions américains retrouvent deux croiseurs lourds japonais, quatre croiseurs les Kumano, Suzuya, Mikuma et Mogami de la force de soutien rapprochée du contre-amiral Takeo Kurita devaient bombarder Midway dans la nuit du 4 au 5 juin mais l'opération annulée, il font demi-tour.

Un sous marin américain, le Tambor (SS 198) les obligent à manoeuvrer dans la nuit et le Mogami aborde le Mikuma. Ralentis par leurs avaries, ils sont ainsi retrouvés par les américains à 6h30 et attaqués (sans dommage) par six Dauntless et six Vindicator de Midway dont un appareil est perdu.

L'Enterprise lance 32 Dauntless et le Hornet 26 qui ne trouvent que le destroyer Tanikaze qui évite tout et descend même un bombardier. Les appontages se font au crépuscule dans des conditions difficiles.

Le 6 juin, trois raids de Dauntless, deux du Hornet et un de l'Enterprise parviennent à couler le Mikuma et endommagé le Mogami (deux bombes), ce dernier pouvant rentrer au Japon. Le même jour le Yorktown que les américains pensaient pouvoir sauver est torpillé par le sous marin I68 dirigé par un hydravion du Chikuma qui lance quatre torpilles à 14h : deux sont encaissées par le destroyer Hamman qui coule alors en faisant sauter ses charges de profondeur et les deux dernières par le porte-avions qui coule le 7 peu après 5 heures.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mar 29 Sep 2009, 21:32

Le Hiryu

Le Hiryu à la mer

Présentation et jeunes années

Le Hiryu (de Hi «voler» et de Ryu «dragon» soit «dragon volant») est mis sur cale au Kaigun Kosho (Arsenal impérial) de Yokosuka le 8 juillet 1936 lancé le 16 novembre 1937 et admis au service actif le 5 juillet 1939.
Les premières années de sa carrière, le Soryu les passa au large de la Chine où il assura avec son sister-ship le Hiryu des missions de blocus et d'appui aux troupes japonaises engagées dans une guerre de conquête contre l'Empire du milieu.

Peu d'informations sont disponibles sur ses opérations qui allaient de toute façon faire pale figure par rapport à ce qui attendait le troisième vrai porte-avions japonais : la Seconde Guerre Mondiale et notament le raid sur Pearl Harbor.

Pearl Harbor (7 décembre 1941)

Achèvement du Hiryu

La tension avec les Etats Unis devenait de plus en plus palpable, le Japon se prépare activement à la guerre. En fait depuis vingt-cinq, les japonais sont convaincus qu'une guerre avec les Etats Unis est inévitable tant leurs intérêts étaient opposés.

Surtout l'industrie japonaise est terriblement dépendante du pétrole des Indes Néerlandaises et du caoutchouc de Malaisie et les différents embargos imposés par les occidentaux ne peux que pousser le Japon dans une véritable fuite en avant.

Les japonais souhaitent se construire un véritable empire colonial aux dépens des puissances coloniales européennes mais aussi des Etats Unis qui contrôlent les Phillipines.

Une fois cet empire conquis, le Japon devra le défendre contre les Etats Unis, aboutissant à une bataille navale de grande ampleur au cours de laquelle la supériorité technique et tactique de la marine japonaise aboutirait à une victoire décisive de la Nihon Kaigun obligeant les Etats Unis à demander la paix.

A l'automne 1940, la flotte américaine du Pacifique est stationnée à Pearl Harbor dans les îles Hawaï ce qui constitue une menace terrible sur les lignes de communications entre le Japon et ses futures conquêtes, elle doit donc être neutralisée avant toute attaque.

L'éloignement du Japon de la cible rend cette attaque impossible sans l'utilisation de porte-avions et cette voie qui est choisie, les japonais ayant parfaitement pris connaissance de l'attaque britannique sur Tarente en novembre 1940 sans parler des manoeuvres américaines en 1932 et 1933.

L'aéronavale japonaise passe toute l'année 1940 à s'entrainer au torpillage en eaux peu profondes mais aussi au bombardement en piqué et au bombardement horizontal. Le plan est régulièrement remis à jour en fonction des informations recueillis par les japonais d'Oahu.

Le plan définitif est validé le 3 novembre et le 21 novembre 1941, la flotte destinée à cette opération se rassemble en baie d'Hitokappu dans l'île Etorofu dans l'archipel des Kouriles.

Cette flotte se compose des éléments suivants :

-6 porte avions répartis entre la 1ère (Akagi et Kaga) la 2ème (Soryu et Hiryu ) et de la 5ème division de porte-avions (Shokaku et Zuikaku).

-2 cuirassés regroupés dans la 3ème division (cuirassés rapides Hiei et Kirishima de classe Kongo)

-2 Croiseurs lourds de classe Tone (Tone et Chikuma)

-Le 1ère escadron de destroyers composé du croiseur léger Abukuma de classe Nagara et des 17ème (Urakaze, Isokaze, Tanikaze et Hamakaze de classe Kabero) et 18ème divisions (Kagero et Shiranuhi de classe Kagero, Arare et Kasumi de classe Asashio) de destroyers.

-La 7ème division de destroyers avec les Ushio et Sazanami de classe Fubuki

-Le destroyer Akigumo de classe Yugumo;

31 sous marins sont également engagés dont cinq transportant des sous marins de poche chargés d'achever les navires endommagés par le bombardement aérien.

La flotte appareille le 26 novembre dans le silence radio absolu. Elle doit même faire demi-tour en cas de rencontre avec un navire ou de succès des négociations avec les Etats Unis. Le 2 décembre, l'amiral Nagumo reçoit le message «Niitaka Yama Noboru» (Gravir le mont Niitaka). Après un dernier ravitaillement les 5 et 6 décembre 1941, la flotte se prépare à lancer l'attaque qui allait provoquer le début de la guerre du Pacifique.

A 5h00 du matin le 7 décembre, les croiseurs lourds Tone et Chikuma catapultent chacun un hydravion Aichi E13A1 tandis que le sous marin I-36 envoie son hydravion Yokosuka E14Y1.

Les porte-avions se mettent face au vent à 5h30 pour lancer la première vague d'assaut composée de 183 appareils (89 bombardiers-torpilleurs Nakajima B5N2 _50 avec torpilles et 40 avec bombes_ 51 bombardiers en piqué Aichi D3A1 et 43 chasseurs Mitsubishi A6M2).

Le Hiryu lance à partir de 6h15, ce 7 décembre 1941, 10 Nakajima B5N2 armés d'une bombe de 800kg, 8 B5N2 armés d'une torpille et 6 Mitsubishi A6M2 soit un total de 24 appareils. La première vague se regroupe à 6h30 et à 7h40, le commandant Fuchida lance l'ordre d'attaque convenu «Tora Tora Tora».

Les A6M2 du Soryu participent notament à l'attaque de l'aérodrome de l'USAAC à Wheeler Field, leurs mitrailleuses de 7.7mm et leurs canons de 20mm vont des ravages aggravés par les mesures américaines craignant les sabotages : les appareils étaient regroupés en rangs serrés pour faciliter la surveillance au lieu d'être dispersés ce qui augmente les dégâts.

Les B5N2 torpilleurs de l'Hiryu et du Soryu étaient chargés d'attaquer les porte-avions américains censés se retrouver au nord de l'île Ford mais comme nous le savons, aucun «pont plat» ne se trouvait à Pearl Harbor et les «Kate» se rabattent sur l'allée des cuirassés. Ils attaquent notament le cuirassé California, le croiseur léger Helena et le mouilleur de mines de l'Oglala mais aussi l'Arizona, la bombe ayant provoqué l'explosion du cuirassé venant d'un appareil de l'Hiryu.

La deuxième vague est sur zone à 8h40 et ne peut naturellement bénéficier de l'effet de surprise. Les japonais ont donc décidé de ne pas engager de bombardiers-torpilleurs trop vulnérables. Un total de 168 appareils se dirigent sur Pearl Harbor sur les 172 prévus puisque deux Aichi D3A1 ne peuvent décoller et 2 Zero doivent faire demi-tour.

Le Hiryu lance 17 Aichi D3A1 Val armés d'une bombe de 250kg et 9 Mitsubishi A6M2 Zero chargés de l'escorte et du mitraillage de la base aéronavale de Kaneohe.

L'attaque terminée, l'escadre de l'amiral Nagumo se rapproche à 190 miles des îles Hawaï pour faciliter la récupération d'appareils souvent au bord de la panne sèche.

Les premiers appareils, ceux de la première vague, apparaissent au dessus des porte-avions vers 10h15. Tous les appareils sont récupérés à 13h30 et la flotte fait ensuite demi-tour, Nagumo refusant de tenter le sort en lançant une troisième vague.

Au total les japonais perdent 39 appareils. La première vague perd 9 appareils : 5 B5N2 , 3 A6M2 et 1 D3A1 et la seconde vague pas moins de 20 appareils : 6 A6M2 dont 1 du Hiryu et 14 D3A1 dont 2 du Hiryu.

Les 1er et 5ème divisions de porte-avions arrivent à Hashirajima les 23 et 24 décembre 1941 avant d'aller mouiller à Kure le lendemain, 25 décembre tandis que la 2ème division revient le 28 décembre 1941 après un détour par Wake.


Plan des différentes vagues d'assaut

Le Hiryu à Wake

Le jour même de l'attaque sur Pearl Harbor, les japonais attaquent également en Malaisie, à Hong Kong, aux Phillipines et enfin Wake, une île minuscule entre le Japon et Hawaï. Cette opération aurait du être une formalité mais les japonais se heurtent à une telle résistance qu'ils demandent des renforts.

L'amiral Nagumo reçoit l'ordre de se détourner pour porter assistance à l'amiral Inouye mais ces navires sont à court de carburant. Il finit cependant par donner l'ordre le 16 décembre aux croiseurs Tone et Chikuma, à deux destroyers et surtout à la 2ème division de porte-avions (Soryu et Hiryu) de gagner Wake.

Le volume des communications radio fait que les américains sont informés mais ils n'ont guère de moyens à envoyer à la petite île qui est condamnée.

Le 21 décembre 1941 à 7h00, les deux porte-avions se mettent dans le vent pour lancer leur 49 appareils : le Hiryu lance 15 Val, 9 Zero et 2 Kate tandis que le Soryu lui lance 14 Val et 9 Zero. Les avions japonais arrivent au dessus de Wake surprennant les américains qui parviennent à endommager deux appareils. Les dégâts sur les installations de Wake sont importants mais négligeables sur le moral de Leathernecks.

Le 22 décembre à 6h30, le Soryu lance 4 Val pour des missions de patrouille, appareils qui sont relevés à 9h30 par 4 autres appareils du Hiryu. Un troisième raid est lancé à 11h00 avec du côté du Soryu 17 Kate et 3 Zero et 16 Kate et 3 Zero du Hiryu soit 39 appareils qui se heurtent aux deux derniers Wildcat disponibles. Deux Kate sont abattus pour le prix d'un Wildcat tandis que la DCA endommage plusieurs appareils dont un est obligé d'amerrir à proximité des navires.

Le débarquement des troupes japonaises à lieu le 23 décembre mais elles subissent de lourdes pertes obligeant les porte-avions à lancer de nouveaux raids. A 6h12, le Soryu se met dans le sens du vent pour lancer 6 Val et 6 Zero, les 12 appareils arrivant au dessus de Wake à 7h16 mais le bombardement est inefficace en dépit d'une DCA réduite.

Les appareils du Soryu sont suivis à 8h00 par 6 Val et 6 Zero du Hiryu avant que le Soryu n'envoie une nouvelle vague d'attaque composée de 9 Kate et 2 Zero qui arrivent au dessus de Wake à 9h10.

Un quatrième groupe d'attaque décolle du Hiryu à 9h05 avec 9 Kate et 3 Zero suivi de 9 autres Kate. Ce sera la dernière attaque japonaise, le commandant de la garnison de Wake ayant ordonné la capitulation en début de matinée. Wake est officiellement japonaise le 24 décembre, les deux porte-avions regagnant le Japon où il arrivèrent le 28 décembre.

La Tornade japonaise (décembre 1941-mars 1942)

Le Hiryu à la mer

Après une période de repos, le Soryu et le Hiryu regagnent le Pacifique pour appuyer la foudroyante avance japonaise. Le 11 janvier, le Soryu et le Hiryu quittent Kure pour gagner Hashirajima puis appareillent le lendemain pour Palau qui est atteinte le 17.

Le 21 janvier, les deux porte-avions accompagnés par un croiseur lourd et cinq destroyers quitte Palau et se dirige vers les Célèbes où doit avoir lieu une opération aéroportée. Arrivée à l'est d'Halmahera, les deux porte-avions lancent une première attaque sur l'île d'Ambon (Indes Néerlandaises) avec 54 appareils (18 Val, 18 Kate et 18 Zero) mais les dégâts sont limités. Un second raid à lieu le lendemain, jour du débarquement.

Des appareils du Soryu vont ainsi opérer depuis la terre pour soutenir l'invasion de Timor et de Céram. Les porte-avions de la 2ème division gagnèrent au même moment Davao aux Phillipines puis gagne Palau le 28, les avions retrouvant leurs porte-avions après les opérations contre Ambon et les Célèbes.

Le 9 février 1942, Nagumo reçoit de l'amiral Yamamoto l'ordre d'attaque Darwin, le grand port australien. Les japonais ont eu vent de la possibilité de voir les alliés utiliser ce port ce que les américains ne feront pas, préférant Tjilatap (Java).

Les 1ère et 2ème division de porte-avions sont ainsi mobilisés dans cette attaque (Akagi Kaga Soryu et Hiryu) qui appareille de Palau le 15 février en compagnie des cuirassés Hiei et Kirishima, des croiseurs lourds Tone et Chikuma et des destroyers des 17ème et 18ème divisions.

Face à ce déploiement de force, les alliés ne disposent que de 10 Curtiss P40 ce qui est bien peu face aux groupes aériens de quatre porte-avions japonais.

La première vague décolle le 19 février à 8h30. Elle se compose 99 appareils : 81 B5N2 et 18 A6M2, le Soryu lançant 18 Kate et 9 Zero. Elle est aussitôt suivi d'une deuxième vague de 89 appareils, le Soryu lançant 18 Val.

Les avions japonais sont bien signalés mais des problèmes de transmission font qu'aucune mesure défensive n'est prise et les rares attaques de P40 sont assez facilement repoussées par les Zero de couverture.

Les B5N2 et les A3D1 se déchainent sur le port : les cargos et pétroliers Neptuna, British Motorist Zelandia et Admiral Halstaed sont complètement détruits ou gravement endommagés tout comme le navire-hôpital Mamunda pris pour un cargo.

Le destroyer USS Peary reçoit une bombe et explose, coulant en quelques minutes. Le tender d'hydravions William B. Preston encaisse une bombe et prend feu mais parvient à s'éloigner des autres navires. D'autres navires sont touchés doivent s'échouer. La DCA entre en action mais n'endommage que quatre Kate qui ne sont pas abattus.

Les Val prennent aussi leur part du gateau, attaquant le port et l'aérodrome détruisant les derniers P40 encore opérationnels.

Le raid s'achève à 10h40. Les pertes japonaises sont negligeables avec seulement quatre appareils perdus (un Zero, deux Val et un Kate) et 34 appareils endommagés, la plupart légèrement. Tous les avions récupérés, les porte-avions regagnent la baie de Sterling le 21 février.

Il participe également aux opérations contre les Indes Néerlandaises. C'est ainsi que le 1er mars, un B5N2 du Kaga repère le vieux pétrolier américain Pecos qui est attaqué et coulé par trois attaques (!) des bombardiers en piqué du Soryu. Le 5 mars, 180 avions bombardent le port de Tjilatap favorisant grandement la chute du joyau de l'empire néerlandais qui tombe le 8 mars 1942.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mar 29 Sep 2009, 21:39

Le Hiryu et le raid dans l'Océan Indien

A partir de décembre 1941, une véritable tornade s'abat sur les possession européennes en Asie du Sud-Est. En trois mois, les japonais écrasent les Phillipines, la Malaisie et les Indes Néerlandaises, les rares contre-offensives alliées comme l'ABDA commandée par l'amiral néerlandais Karel Doorman sont écrasés par des navires japonais plus modernes, plus puissants et dont les équipages sont remarquablement entrainés notament au combat de nuit.

L'Eastern Fleet britannique comprennant que la situation était sans issue s'était repliée dans l'Océan Indien notament à Ceylan et même au Kenya où ses plus anciens navires avaient été envoyés pour échapper aux japonais.

Les japonais n'ont aucunement l'intention de laisser une telle force menacer leur flanc et notament la Malaisie et les Indes Néerlandaises riches en pétrole et caoutchouc dont ils ont un immense besoin puisque l'Eastern Fleet alignait encore trois porte-avions (Indomitable, Formidable et Hermes) et cinq cuirassés (Warspite de classe Queen Elisabeth et les quatre survivants de la classe Revenge les Ramilies Revenge, Resolution et Royal Sovereign).


L'amiral Chuichi Nagumo, un des meilleurs amiraux de la marine impériale

Pour écraser cette menace, la marine japonaise choisit deux de ses meilleurs amiraux, l'amiral Chuichi Nagumo, l'homme qui à commandé la force de porte-avions sur Pearl Harbor et le vice-amiral Jisaburo Ozawa qui partisan de l'aéronavale avait recommandé de regrouper les porte-avions en une force commune pour obtenir un impact militaire maximal.

Le plan japonais était simple : l'Amiral Nagumo devait se concentrer sur Ceylan et ses approches tandis que le vice-amiral Ozawa devait nettoyer le golfe du Bengale de toute présence britannique.

L'amiral Nagumo disposait ainsi de la 1st Carrier Air Fleet composé des porte-avions Akagi (navire amiral de Nagumo) qui embarquait 27 chasseurs A6M2, 18 bombardiers en piqué D3A1 et 27 bombardiers-torpilleurs B5N2, de l'Hiryu (21 chasseurs A6M2, 21 bombardiers en piqué D3A1 et 21 bombardiers torpilleurs B5N2) du Soryu (21 chasseurs A6M2, 21 bombardiers en piqué D3A1 et 21 bombardiers torpilleurs B5N2) du Zuikaku (18 chasseurs A6M2, 27 bombardiers en piqué D3A1 et 27 bombardiers torpilleurs B5N2 ) et du Shokaku (18 chasseurs A6M2, 27 bombardiers en piqué D3A1 et 27 bombardiers torpilleurs B5N2 ); du 3rd Battleship Squadron composé des quatre cuirassés rapides de classe Kongo (Kongo Haruna Hiei et Kirishima); du 8th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds Tone et Chikuma, des destroyers Abukuma (Desron 1) Urakaze Tanikaze Isokaze et Hamakaze (Desdiv 17) Kasumi Arare Kagero Shiranushi et Akigumo (Desdiv 17).

le vice-amiral Ozawa disposait de la Malay Force composée du 7th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds classe Mogami (Mogami Suzuya Mikuma et Kumano), du porte-avions Ryujo avec 16 bombardiers-torpilleurs B5N2, des destroyers Yura (Desron 3) Fubuki Shirayuki, Hatsuyki Murakumo (Desdiv 11) remplacée le 3 avril 1942 par la Desdiv 20 composée des destroyers Amagiri Asagiri Shirakumo et Yugiri. Il disposait également des sous marins I-2, I-3, I-4, I-6 et I-7 positionnés à l'ouest de l'Inde.

Face à cette formidable puissance, l'amiral James Sommerville commandant de la Eastern Fleet dispose de la Force A (Fast Force) composée des porte-avions Indomitable (9 Sea Hurricane 12 Fulmar et 24 Albacore) et Formidable (16 Martlet, 21 Albacore et 1 Swordfish), du cuirassé Warspite, des croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire, des croiseurs légers Emerald et Enterprise et des destroyers Napier Nestor (Royal Australian Navy) Paladin, Panther Hotspur et Foxhound.

La Force B ou Slow Force est composée des cuirassés Resolution Ramilles Royal Sovereign et Revenge, du porte-avions Hermes (capitaine Onslow) avec un groupe aérien de 12 Swordfish, les croiseurs légers Caledon, Dragon et Jacob Van Heemskerck (néerlandais) et les destroyers Griffin Norman (australien) Arrow Vampire (australien) Decoy Fortune Scout et Isaac Sweers (néerlandais) sans parler des navires immobilisés à Colombo : le croiseur auxiliaire Hector et le destroyer Tenedos.

Les deux forces japonaises appareillent de Staring Bay dans les Célebes le 26 mars 1942 et les britanniques mis au courant, décide de replier ses forces de Ceylan, direction l'atoll d'Addu dans les Maldives pour limiter les effets d'une attaque prévue pour le 1er ou 2 avril 1942.

C'est le vice-amiral Ozawa qui est le premier à se mette en évidence en attaquant avec le porte-avions Ryujo et ses quatre croiseurs la navigation commerciale britannique dans le golfe de Bengale détruisant 23 navires auxquels s'ajoutentcinq autres navires marchands torpillés par les sous marins japonais déployés sur la côte occidentale de l'Inde.

Quand il se rendit compte que l'attaque qu'il avait escompté sur Ceylan ne s'était pas produite, l'amiral Somerville décida de se renvoyer le porte-avions Hermes sur Trincomalee pour réparations avec comme escorte les croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire et le destroyer australien Vampire.

Le 4 avril au soir, la flotte japonaise fût localisée à 400 miles au sud de Ceylan par un hydravion PBY Catalina piloté par le Squadron Leader Leonard Birchall, 413 Squadron Royal Canadian Air Force qui réussit à transmettre l'information avant d'être abattu par un Zero du Hiryu.

Le 5 avril 1942, les japonais lancèrent 125 avions : 36 bombardiers en piqué Aichi D3A1 Val, 53 bombardiers torpilleurs Nakajima B5N2 Kate et 36 chasseurs Mitsubishi A6M2 Zero comme escorte, le tout sous le commandement du Commander Mitsuo Fuchida de l'Akagi qui avait conduit la première vague d'assaut sur Pearl Harbor.

Les japonais furent bien répérés mais personne ne pensa à prevenir à temps la RAF qui ne put donc défendre efficacement la base navale de Colombo, copieusement bombardée par les japonais qui coulèrent le croiseur auxiliaire Hector et le vieux destroyer Tenedos dans le port. La puissante DCA revendica la destruction de 18 avions japonais mais ces derniers ne reconnurent la perte que de 5 appareils dont trois au dessus de l'objectif et trois fût effectivement le nombre de carcasses d'avions de la Nihon Kaigun retrouvés à proximité de Ceylan. Quand à la RAF elle avait perdu pas moins de 27 appareils.

Le calvaire des britanniques n'était pas terminée car peu avant midi, un hydravion Aichi E13A lancé par le croiseur lourd Tone repéra deux croiseurs lourds (les Dorsetshire et Cornwall) qui avaient quitté Colombo pour rejoindre Sommerville à 200 miles du port attaqué le matin.

L'hydravion garda le contact pendant le temps que les japonais lancent 90 avions qui harcelèrent les deux vieux croiseurs, dépourvus de couverture aérienne et ne disposant que d'une DCA limitée ( 4 affûts doubles de 102mm (4 inch) deux affûts Pom-Pom octuples et deux affûts quadruples de 12.7mm). Leur destruction confirma que des navires de surface sans couverture aérienne ne peuvent rien face à une attaque aérienne décidé.

Le Cornwall encaissa 9 bombes auxquels s'ajoutèrent six coups à toucher (des bombes tombant à l'eau mais dont le souffle faisait travailler la coque) coulant à 14.00 dix minutes après le Dorsetshire qui avait lui encaissé dix bombes. 1120 survivants furent récupérés sur les 1544 membres d'équipage dont le commandant du Dorsetshire, Augustine Agar qui reçut la Victoria Cross pour le courage manifesté durant cette opération.


Le Cornwall et le Dorsetshire furent victime de la terrible efficacité des pilotes nippons

La flotte de l'amiral Sommerville tenta de retrouver la flotte de Nagumo pour venger cette attaque mais la flotte japonais s'était retiré plus au nord. Le lendemain 6 avril 1942, le sloop indien Indus fût coulé au large d'Akyab (Birmanie).

Le 9 avril 1942, les avions japonais attaquèrent le port de Trincomalee à 7h00 du matin mais les britanniques prévus avaient évacué le port la veille au soir, la flotte japonaise ayant été repérée dès le 7 avril, le port de Madras étant aussi évacuée par précaution.

Cette fois la RAF était sur le pied de guerre mais face à la puissance japonaise, cela ressemblait à un baroud d'honneur qui vit l'armée de l'air britannique perdre neuf avions pour trois victoires aériennes. Dans le port, un cargo et un dock flottant avaient été coulés ce qui était bien maigre mais comme à Colombo le dieu de la guerre était japonais.

Un «Jake» du cuirassé Haruna repéra le porte-avions Hermes à proximité de la côte vers 8.55, ce dernier avait évacué le port mais s'était rapproché une fois l'attaque terminée. Sans appareil embarqué (mais qu'auraient pu faire une poignée de Swordfish face à la puissance japonaise) et n'ayant pu demander l'aide de la RAF, en raison de problèmes radio, le vénérable porte-avions était condamné.

85 bombardiers l'attaquèrent vers 10.35 au large de Batticaloa (ville à 69 miles au sud est de Tricomalee). Ce fût une véritable exécution, le porte-avions encaissant 40 bombes de 250kg en vingt minutes, chavirant et coulant emportant 307 marins. Le destroyer australien Vampire et la corvette classe Flower HMS Hollyhock ainsi que deux pétroliers connurent le même sort. Le navire hôpital récupéra plus tard 590 survivants.
Au final le raid sur Trincomalee avait coûté aux anglais 8 Hawker Hurricane et un Fairey Fulmar pour cinq bombardiers et six chasseurs japonais dont un qui s'écrasa volontairement sur les réservoirs de carburant.

Suite à ce raid, les japonais regagnèrent le Japon et n'effectuèrent plus aucune incursion aussi importante dans l'Océan Indien. Un raid était prévu en août 1942 mais le déclenchement de l'opération Watchtower par les américains (débarquement à Florida et Tulagi sur l'île de Guadalcanal dans l'archipel des Salomons) annula ce raid et les navires quittèrent Mergui en Birmanie pour les Salomons.


Avec les Val, les Kate et les Zeke furent les principaux avions japonais engagés dans ce raid

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mar 29 Sep 2009, 21:49

La fin du Soryu : Midway (4-6 juin 1942)

Dessin fourni par l'ami vautour montrant l'état du Hiryu à Midway

Alors que la bataille de la mer de Corail se déroule, les japonais préparent déjà le coup suivant, la conquête de Midway, un atoll perdu dans le Pacifique à mi-chemin entre le Japon et les Etats Unis.

Cette opération MI va aboutir à une gigantesque bataille aéronavale, le tournant de la guerre du Pacifique au cours de laquelle, l'aéronavale japonaise va perdre pas moins de quatre porte-avions et plus grave encore des pilotes et des rampants bien entrainés et expérimentés.

A cette opération MI, s'ajoute l'opération AL, la conquête des îles d'Attu et de Kiska dans les Aléoutiennes pour distraire les forces américains, Yamamoto ignorant que ces derniers ont réussi à casser le code JN-25 et connaissent le plan dans ses moindres détails.

Les porte-avions de l'amiral Nagumo (Akagi Kaha Soryu et Hiryu) appareillent du Japon le 27 mai accompagnés par les cuirassés Haruna et Kirishima, les croiseurs lourds Tone et Chikuma, le croiseur léger Nagara et 11 destroyers et sont à pied d'oeuvre le 4 juin à l'aube en même temps que les porte-avions américains : le Hornet et l'Enterprise du contre-amiral Raymons Spruance (surnomé la machine humaine pour son sang froid) et le Yorktown de l'amiral Fletcher qui commande le tout.

Dès 4h30, des Dauntless du Yorktown décollent pour trouver les porte-avions japonais. Les japonais envoient également des appareils depuis l'Akagi et le Kaga en même temps que les croiseurs Tone et Chikuma, en même temps que la vague d'assaut. On verra que ce choix aura de lourdes conséquences d'autant que l'appareil du Tone ne sera catapulté qu'à 5h00 du matin.


Le Hiryu manoeuvrant sous les bombes

La première vague d'assaut japonaise décollent juste après les appareils de reconnaissance. Elle se compose de 108 appareils (36 Zero, 36 Val et( 36 B5N2) et doit pilonner Midway, anéantir son aérodrome et ses positions défensives en vue du débarquement prévu le 7 juin à l'aube.

Les appareils japonais sont en vue de Midway vers 5h00 du matin et les 25 chasseurs américians décollent pour les intercepter, nombre bientôt réduit à 23. Les japonais sont d'abord surpris et perdent trois bombardiers mais une fois ressaisis, ils prennent rapidement le dessus sur les pilotes américains qui commettent l'erreur de se lancer dans un combat tournoyant avec les Zero. Sur les 19 Buffalo, 13 sont abattus et sur les 5 Wildcat, deux sont abattus.

Les dégats du bombardement sont importants, normal avec autant d'appareils sur une si petite surface. Sur l'ilôt Eastern, la centrale électrique est détruite et sur l'ilôt Sand le hangar à hydravions et les réservoirs à carburant sont détruits.

L'attaque est achevée à 7h15 mais aussitôt le lieutenant Tomonago demande de préparer une nouvelle attaque. Nagumo ordonne que les appareils prévus pour attaquer les porte-avions japonais et armés de torpilles soient réarmés avec des bombes.

Les japonais revendiquent 47 avions ennemis abattus et les américains revendiquent 11 appareils ennemis abattus plus un probable et quatre endommagés.

A 7h28, l'hydravion n°4 catapulté par le croiseur lourd Tonne annonce la présence de navires américains à 240 miles de Midway. Cette nouvelle fait l'effet d'une bombe et signifie que les américains sont au courant du plan japonais. Nagumo ne sait que faire, il hésite entre envoyer une deuxième attaque sur Midway ou attaquer les navires américains. Cette hésitation s'explique probablement par la série d'attaques menées par les avions basés à Midway qu'il s'agisse des Vindicator ou des B17.

A 7h30, Nagumo ordonne au Soryu d'envoyer un avion de reconnaissance qui n'est autre que le prototype du Yokosuka D4Y1 Suisei.

Les japonais sont dans une situation incofortable puisque la première vague doit revenir de Midway tandis que les chasseurs de couverture commence à manquer de carburant et vont devoir également être ravitaillés.

A 7h00, l'Hornet et l'Enterprise lancent leurs premiers appareils, le Yorktown devant suivre dès qu'il aura récupéré ses Dauntless de reconnaissance. Cette première vague se compose au total de 106 appareils (Enterprise : 14 Douglas Devastator de la VT-6; 33 Douglas Dauntless des VB-6, VS-6 et AGC et 10 Grumman F4F de la VF-6 soit 57 appareils Hornet : 15 Douglas Devastator de la VT-8 et 34 Douglas Dauntless des VB-8, VS-8 et AGC).

Ce n'est qu'à 7h52 que les américains peuvent doncer vers l'objectif. A 8h38, Fletcher décide de faire décoller ses avions, il garde la VS-5 en réserve et envoie un total de 35 appareils : 6 Grumman F4F de la VF-3, 17 Douglas Dauntless de la VB-3 et 12 Douglas Devastator de la VT-3. A 9h05, le formation est rassemblée et peut gagner ses objectifs.

Pendant ce temps, Nagumo fait récupérer les avions de la première vague qui apponte entre 8h35 et 9h18 avant de se retirer vers le nord pour préparer l'attaque des porte-avions ennemis.

Les deux camps maintiennent des Combat Air Patrol (CAP) au dessus de leur porte-avions. Une première patrouille de 8 Wildcat apponte à 9h45 relevée par 8 autres Wildcat qui vont tenir l'air de 9h29 à 11h16.

Le groupe de Hornet du capitaine de corvette Ring est séparée du reste de la force. Ils arrivent à 9h à la position esperée mais ne trouvent rien. 22 Dauntless rentrent sur le Hornet alors que 13 Dauntless et les dix Wildcat gagnent Midway mais les Wildcat et deux Dauntless sont perdus faute de carburant.

Le groupe de l'Enterprise dirigée par le capitaine de corvette Clarence MacClusky se dirige au 239 au lieu du 240 pour le groupe du Hornet. A 9h20, horizon vide, il continue au sud-ouest puis commence une recherche en carré et tourne de 90° à droite à 9h35. A 9h55, un destroyer japonais est repéré. Les Wildcat de la VT-6 doivent eux revenir sur l'Enterprise où ils appontent à 11h.

La VT-8 de Waldron attaque le Soryu à 9h25 sans attendre l'arrivée des Wildcat. C'est un massacre puisqu'aucune torpille ne touche et que tous les avions sont détruits. Un pilote survit, l'enseigne de vaisseau George Gray. Immédiatement derrière vers 9h40, les Devastator de l'Enterprise attaquent le Kaga pour le même résultat, quatre appareils parviennent à regagner le porte-avions mais aucun coup au but n'est enregistré.
Le massacre des avions torpilleurs américains favorisent l'action des bombardiers en piqué de l'Enterprise à 6000m ont repéré la flotte ennemie à 10h02, deux minutes après ceux du Yorktown.

Les japonais ne repèrent pas les bombardiers américains faute de radar et leurs chasseurs sont encore à basse altitude à pourchasser les Devastator et les Wildcat du Yorktown.

Il est 10h22 quand les bombardiers en piqué américains passent à l'attaque. Le premier porte-avions attaqué est le Kaga. Si les trois premières bombes manquent leur cible, la quatrième touche l'arrière du pont suivies de deux autres bombes qui transforme le cuirassé transformé en enfer de flammes.

Le nombre de coups de but n'est pas connu avec certitude car si les japonais annonce quatre coups au but, les américains annoncent huit coups au but.

Le Kaga hors de combat, les bombardiers américains se dirigent vers l'Akagi. L'attaque commence à 10h26. Une première bombe touche l'ascenseur central et explose dans le hangar où les munitions entreposées là détonnent. Une deuxième bombe touche le porte-avions au même endroit.

A 10h25, c'est le Soryu qui est attaqué, qui encaisse entre trois (sources japonaises) et six bombes (sources américaines) mais le résultat est le même : le porte-avions est hors de combat. A 10h40, les machines stoppent et le commandant du navire, le capitaine de vaisseau Ryusaku Yanagimoto se laissent périr au milieu des flammes.

Les japonais riposent. Le Hiryu seul porte-avions japonais intact lance à 10h45 une formation de 19 bombardiers en piqué Aichi D3A Val escorté par 6 Mitsubishi A6M Zero. Les Val attaquent sans escorte mais 8 d'entre eux réussissent à franchir le rideau de 12 Wildcat et placent trois bombes qui stoppent le porte-avions de 12h15 à 14h40.

Le Hiryu lance une seconde vague à 12h45 avec les avions qui restent en état à savoir dix avions torpilleurs Nakajima B5N «Kate» couverts par six Zero. Cette fois le Yorktown encaisse deux torpilles à bâbord à 14h46 pour la perte de trois chasseurs et cinq avions torpilleurs. Le Yorktown prend une giye de 26° et l'ordre d'évacuation est donnée à 15h. Le grand porte-avions finira par couler le 7 juin à 4h58 après avoir été touché par les torpilles du I-168

A la suite de cette attaque le Hiryu est repéré par deux Dauntless. Les porte-avions Hornet et Enterprise lancent un total de 39 bombardiers Dauntless qui attaquent à 16h45. Les 14 Zero ne peuvent faire grand chose et le dernier porte-avions encaisse 4 bombes. Le souffle est si puissant que l'ascenseur avant est projeté au pied de la passerelle !

A bord des quatre porte-avions japonais, les équipés de sécurité essaient de circonscrire les incendies mais les dégâts sont deviennent trop importants.

Le premier porte-avions à couler est le Soryu qui coule à 19h18 entrainant 718 membres de son équipage dont son commandant. Il est suivi par le Kaga qui coule à 19h25 après deux explosions internes qui achèvent le travail des bombes américaines.

L'Akagi coule à son tour à son tour le 5 juin à 4h55 après avoir été achevé par les torpilles du destroyer Novaki.


L'agonie d'un porte-avions


Le Hiryu est le dernier porte-avions touché et le dernier à sombrer. Il stoppe à 21h23 et le destroyer Kazagumo accoste pour l'aider à stopper les incendies via ses propres lances et fournis des vivres aux équipes de secours. A 2h30, l'amiral Yamaguchi ordonne l'évacuation mais reste à bord tout comme le commandant du navire.

A 5h10, les destroyers Kazagumo et Yugumo lancent des torpilles avant de s'éloigner mais un B4Y1 du Hosho (le vieux porte-avions assurait la protection ASM du Yamato) repère que l'épave flotte toujours à 7h00 avant de couler à 8h20, de rares rescapés sont fait prisonniers le 19 juin par les américains.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mar 29 Sep 2009, 21:55

Caracteristiques Techniques

Plan trois vues fourni par l'ami Vautour

Déplacement : (Soryu) standard 15900 tonnes pleine charge 18800 tonnes (Hiryu) standard 17300 tonnes pleine charge 20250 tonnes

Dimensions : longueur : (hors tout) 227.50m (ligne de flottaison) 222m (222.93m pour le Hiryu)
largeur : 21.30m (22.32m pour le Hiryu) tirant d'eau : 7.62m (7.74m pour le Hiryu)

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 152000 ch et entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 34.5 noeuds distance franchissable : 7680 miles nautiques à 18 noeuds (7670 miles nautiques à 18 noeuds)

Protection : inconnue

Armement :


Affût double de 127mm du Musashi

-12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux. Ce canon de 40 calibres tire des obus de de 35kg (explosif, perforant, éclairant) à une distance maximale de 14800m en tir à but surface (site : +45°) et de 9400m en tir antiaérien (site : +75°) à raison de 8 à 14 coups par minute.

L'affût double A1mod.3 pèse 29 tonnes et peut pointer en site de -7° à +90° (+8 à +85° selon d'autres sources) à raison de 12° par seconde et en azimut de 70 ou 150° en fonction de l'emplacement à raison de 6° par seconde. Chaque canon dispose de 300 obus soit un total de 3600.


Affût double de 25mm

-28 canons de 25mm type 96 en 14 affûts doubles. Ce canon de 60 calibres tire des obus de 250° à une distance maximale comprise de 7500m en tir à but surface (+50°) et de 3000m en tir antiaérien (+85°) à raison de 220 à 260 coups/minute (théorique, la cadence pratique est de 110 à 120 coups). L'affût double pèse 1100kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360° . La dotation en munitions est de 2000 obus par canon soit un total de 48000 projectiles. Le nombre par pièce à probablement décru avec l'augmentation du nombre des pièces.

Le Hiryu dispose lui de 31 canons de 25mm du même modèle en 5 affûts doubles et 7 affûts triples.

Installations Aéronautiques/Groupe Aérien

-Pont d'envol de 227.50m de long sur 21.30m reliés à deux hangars superposés par trois ascenseurs

-Aucune catapulte

-Sept brins d'arrêts et trois barrières

Le groupe aérien se compose de 57 appareils (en 1941 18 Val 18 Kate et 18 Zero) et 16 appareils démontés peuvent être transportés


Avant le Zero, le Soryu et le Hiryu ont embarqué le Mitsubishi A5M Claude, le premier chasseur monoplan embarqué de la marine impériale

Equipage : 1101 hommes et 23 hommes de plus quand il sert de navire amiral

Sources

Simon Liot de Nobrecourt La Flotte Combinée japonaise de Pearl Harbor à Hiroshima

Michel Ledet Samourais sur porte-avions : les groupes embarqués japonais et leurs porte-avions 1922-1944

Encyclopédie des armes éditions atlas tome 4 «les porte-avions du Pacifique» P881-900

Ressources internet diverses

Photos et documents de l'ami Vautour

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : CUIRASSES CLASSE SOUTH DAKOTA


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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mar 29 Sep 2009, 22:44

pour moi le raid japonais dans l'océan indien fut une erreur car il n'apporta aucun avantage stratégique au japon.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mar 29 Sep 2009, 22:46

Pour moi, il ne fut pas une erreur. L'erreur fut de ne pas aller au bout. Parce qu'il n'y avait rien de bien consistant à l'ouest de Bombay. Et si les Japonais avaient pu remonter vers Ormuz ou Aden, ça aurait été un massacre parmi les navires de commerce.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mar 29 Sep 2009, 22:54

couler des vieux navires anglais dans ce secteur n'avait aucun intérêt sauf si cela s'accompagnait d'une campagne terrestre ce qui n'est pas le cas.

alors qu'appuyer une offensive sur l'Australie ou les salomons dès avril 1942 était plus juste d'un point de vue stratégique.

Je joue à WIP et à sa nouvelle extension, sur le forum des joueurs mettent leurs parties en ligne, bcp de joueurs japonais arrivent à prende la nouvelle calédonie, les îles fidji etc et à couper le ravitaillement US.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mer 30 Sep 2009, 19:15

une question idiote comme je suis seul à oser les poser

je croyais que le soryu avait donné naissance à d'autres porte avions dont l'amagi ?

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mer 30 Sep 2009, 19:22

En fait d'après ce que j'ai lu, le Hiryu devait être suivit par un autre navire qui à finalement été un Unryu. Les japonais décidant finalement de ne plus construire qu'un seul type de porte-avions mais l'industrie japonaise n'est pas l'industrie américaine et sur les 16 prévus, 3 seulement ont été achevés (Unryu Amagi et Aso) enfin d'après wikipedia cela à l'air assez complexe cette histoire.

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MessageSujet: al   Mer 30 Sep 2009, 19:27

l'Amagi était un croiseur de bataille destiné comme l'Akagi à être transformé sur cale en PA

Fait à peu pès unique dans l'histoire il fut détruit sur cale en 1923 par le grand tremblement de terr qui ravagea une partie du JAPON

Il était plus gros que le Soryu
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mer 30 Sep 2009, 19:29

Certes pascal mais il y à eu ensuite un Amagi porte-avions construit dès le début comme tel
http://en.wikipedia.org/wiki/Japanese_aircraft_carrier_Unry%C5%AB

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mer 30 Sep 2009, 20:11

david a écrit:
une question idiote comme je suis seul à oser les poser
je croyais que le soryu avait donné naissance à d'autres porte avions dont l'amagi ?

1) attention à ne pas confondre l'amagi de 1922 et celui de 1944....
2) Oui, le soryu est le descendant de l'amagi de 1944. Car Après le Soryu en 1934, les japonais concurrent le Hiryu (légèrement plus grand, plus large, plus lourd). Et les portes avions japonais classe amagi, construit dès 1942, furent des copies améliorer du hiryu...Donc oui les amagi sont dérivés du soryu...
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mer 30 Sep 2009, 20:34

je me suis mal exprimé, je parlais de l'amargi de 44 merci pour ta réponse

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mer 30 Sep 2009, 21:11

et les Taiho et Hiyo ?
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mer 30 Sep 2009, 21:17

Le Taiho est un porte-avions unique avec pont blindé mis en service en 1944

Le Hiyo est le premier navire d'une classe de deux (le second est le Junyo) issu de la transformation de paquebots

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mer 30 Sep 2009, 21:58

Le Taiho aurait dû avoir des frères (programme de 1942)

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Jeu 01 Oct 2009, 08:30

L'organisation des systèmes et des équipes de sécurité aura été la plaie des navires japonais durant la WWII et notamment les porte-avions.
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Mer 13 Avr 2011, 17:44

Une petite précision en passant: plus exactement en lisant un passage de Shattered Sword un livre d'une étonnante précision sur la bataille de Midway qui recadre pas mal de choses notamment les assertions de Fuchida sur le déroulement de la bataille.

Midway fut une catastrophe pour l'aéronavale japonaise et notamment pour les personnels. Les archives US ont longtemps affirmé que de très nombreux pilotes japonais avaient péri dans le naufrage des 4 porte-avions privant l'aéronavale embarquée de la majorité de ses cadres confirmés.

C'est en partie inexact et l'accès récent aux sources primaires japonaises a permis aux historiens US de présenter un schéma différent.
L'aéronavale japonaise à Midway perdit 110 pilotes ce qui est certes beaucoup (à comparer avec les 400 navigants tués ou portés disparus durant la bataille aérienne de la Mer des Philippines, le "turkey shot" de juin 44) mais beaucoup moins important que le désastre de la perte de 4 PA d'escadre pourrait laisser penser.

La plupart de ces navigants furent tués sur l'Hiryu touché par 4 bombes de 500 et 1000 livres à l'avant du pont d'envol ce qui explique la photo célèbre sur laquelle on voit le PA bien dans ses lignes d'eau mais avec la moitié avant du PE littéralement volatilisée ...

En fait et c'était tout aussi grave ce sont les personnels pont d'envol hangar les fameux "Ponev" qui subirent des pertes extrêmement lourde et çà ce fut une perte énorme pour les japonais.

La Marine japonaise disposait d'environ 3500 Ponev en décembre 41 et Midway vit en mourrir des centaines. Ces personnels très entraînés étaient seuls capables de mener rapidement les opérations de récupération et de remise en oeuvre des appareils dans des délais décents compte tenu notamment du fait que comme les Britanniques les Japonais reconditionnaient majoritairement leurs appareils dans les hangars et notamment systématiquement les torpilleurs.

Ces personnels jouaient un rôle primordial dans le véritable balai que représentait la remise en oeuvre d'une pontée (le "continuous stowage"). Travail épuisant et réglé comme du papier à musique...
Après la mise hors de combat et les pertes du Shokaku à la Mer de Corail, Midway fut un coup très dur pour les personnels PA

Pour les pilotes japonais la saignée intervient véritablement dès septembre 42 aux Salomons où véritablement la crème de l'aéronavale fut décimée soit dans des combats de porte-avions mais surtout en tant qu'aviation basée à terre.
Saburo Sakaï était parti de Rabaul quand il fut mis hors de combat.

Les Salomons furent la grande bataille d'attrition de la guerre du Pacifique à tous points de vue.
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Jeu 14 Avr 2011, 01:40

bonsoir
je me suis encore instruit.
très intéressante démonstration; j'avais du mal à croire que les japonais avaient perdu la majorité de leurs équipages à Midway.
mais je n'avais pas pensé aux pertes du personnel de service.
cela se tient; car après cette bataille, l'efficacité des porte-avions nippons ne cessa de décliner.
certains historiens ont comparé Midway à Verdun; ils avaient tort.
la guerre d'usure est bien mieux illustrée par les divers engagements des Salomons.
je possède un livre sur le sujet: "La guerre aéronavale du Pacifique" (contre-amiral de Belot/Payot 1957).
intéressant, mais manquant sans doute de recul.
j'attends, avec impatience, la suite de vos études concernant la guerre du Pacifique.
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Ven 15 Avr 2011, 18:51

@pascal

Merci pour ces précisions, comme Warburton je me suis encore instruit aujourd'hui
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pascal
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS CLASSE SORYU   Jeu 21 Avr 2011, 07:15

Il faut savoir que les personnels aéro sur les PA japonais disposaient d'un nombre limité d'engins de manutention de charges.
A Midway par exemple 30% seulement des appareils d'assaut pouvaient être re-conditionnés en même temps du fait qu'on ne disposait que d'un chariot à bombe ou à torpille pour 3 avions; plus eut été inutile.
La place étant très comptée notamment dans les hangars il aurait été impossible d'y manœuvrer plus d'engins en même temps. Les torpilleurs étaient systématiquement re-conditionnés dans les hangar les Val eux pouvaient être re-conditionnés sur le pont d'envol entre deux raids.
La capacité aéro d'un PA japonais se calculait au vu du nombre d'avions que pouvaient accueillir les hangar alors que chez les ricains on calculait ce nombre par rapport à la capacité d'accueil du pont d'envol.

Autre précision sur les 4 grands PA de Midway le rangement des avions dans les hangars obéissait à une logique particulière.
Les Val et les Zero dont seul le saumon de voilure se repliait ne pouvaient être installés que sur les ascenseurs avant et milieu. L'ascenseur arrière plus petit leur était interdit sels les Kate dont les ailes se repliaient à moitié pouvaient l'utiliser.
Quand l'Hiryu fut frappé par 4 bombes de 1000 livres dans son tiers avant 19 Zero étaient entreposés dans le premier tiers avant des deux hangars en avant de l'ascenseur ils furent tous instantanément détruits
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