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 ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA

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clausewitz
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MessageSujet: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Dim 27 Sep 2009, 21:43

CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA
(ITALIE)


Le Fiume au mouillage


Avant propos

La marine italienne (Regia Marina marine royale) est née officiellement le 17 mars 1861 lors de la proclamation du royaume d'Italie même si dans les faits l'unification des marines sardes, napolitaines, toscanes et pontificales _auxquels s'étaient adjoints les navires ayant transporté et soutenu Giuseppe Garibaldi dans son expedition des Mille qui allait intégrer le Royaume de Naples dans l'Italie unifiée_ datait du 17 novembre 1860.


En dépit de ses sentiments républicains, Giuseppe Garibaldi accepta d'être le bras armé de Cavour et de la monarchie piemontaise qui unifia par la force la péninsule

L'origine variée des personnels et des navires provoqua de nombreux caffouillages qui furent en partie à l'origine de la sévère défaite de Lissa (20 juillet 1866) contre la marine autrichienne. Cette défaite est toujours présente à l'esprit des marins italiens qui portent sur leur uniforme un mouchoir noir avec un double noeud en signe de deuil.


La bataille de Lissa ou le rude apprentissage

Peu à peu pourtant, la marine italienne malgré une industrie inférieure aux autres grandes nations européennes se dota de navires modernes. Elle peut par exemple s'enorgueillir d'être la patrie d'origine du théoricien de ce qui n'était pas encore le dreadnougth, Vittorio Cuniberti, même si ce dernier ne trouva pas tout de suite un echo favorable dans son pays d'origine.

La première guerre mondiale vit la marine italienne surveiller de prêt la marine austro-hongroise même si aucune grande bataille de cuirassés n'eut lieu, les pertes de navires de ligne étant le fait du sabotage (explosion du Benedetto Brin à Brindisi le 27 septembre 1915 et du Leonardo da Vinci à Tarente le 2 août 1916) ou par des vedettes rapides (destruction du Svent Istvan le 10 juin 1918 par des vedettes MAS et du Viribus Unitis le 1er novembre 1918 par l'ancètre des mini-submersibles que la Decima MAS allait mettre en oeuvre avec succès durant la seconde guerre mondiale)


La célèbre photo du Svent Istvan en train de couler

La crise économique des années vingt et le traité de Washington bride les ambitions navales italiennes qui doit stopper la construction de quatre super-dreadnougth de classe Francesco Caracciolo. Avec 175000 tonnes de cuirassés, elle obtient la parité avec la France.


Sans la crise économique et le traité de Washington, la Regia Marina aurait disposé avec les Caracciolo de cuirassés qui n'auraient pas fait de la figuration face aux navires des autres nations

Bien que le régime fasciste de Mussolini construisit une flotte pour tenir tête à la Mediteranean Fleet, le principal adversaire etait la marine française. C'est ainsi que chaque navire italien est construit pour surpasser son homologue française, cette surenchère étant particulièrement nette dans le domaine de contre-torpilleurs/grand destroyers aboutissant à la construction par l'Italie des Capitani Romani _plus croiseurs éclaireurs que contre-torpilleurs/destroyers_ destinés à surpasser les Mogador français dont on peut se demander si ils sont des contre-torpilleurs ou des croiseurs légers avec leurs 8 canons de 138 en quatre pseudo-tourelles doubles.


Le Duca degli Abruzzi, un des Capitani Romani

Cet effort de construction est également particulièrement net pour ce qui concerne les sous marins, l'Italie avec 116 submersibles en service ou en construction en 1939 ayant la première flotte sous marine du monde devant les américains qui ne totalisent «que» 113 submersibles.

Genèse des Zara

Le Trento fût le premier croiseur lourd italien

Durant les années vingt et trente, une compétition navale à lieu entre la France et l'Italie. Les deux pays rivaux cherchent à surclasser les navires de l'autre pays. Cette compétition à pour origine des rivalités coloniales, l'Italie revendiquant la Corse, Nice, la Savoie mais aussi la Tunisie et Djibouti.

Dans le domaine des croiseurs lourds, les français construisent d'abord les croiseurs lourds de classe Tourville (Tourville et Duquesne) auxquels répondent les Trento italiens (Trento, Trieste et Bolzano)

Les premiers filent à 33.7 noeuds avec un armement de 8 canons de 203mm et de 8 canons de 75mm alors que les second filaient à 35 noeuds, étaient mieux protégés et étaient armés de 8 canons de 203mm et de 16 canons de 100mm.

Avant même que les Trento soient admis au service actif, la marine française met en chantier quatre nouveaux croiseurs lourds, les Suffren, Foch, Dupleix et Colbert qui ne filaient qu'à 31.3 noeuds, étaient mieux protégés et mieux armés avec 8 canons de 203mm et 8 canons de 90mm.

Le Suffren est financé en 1926, le Colbert en 1927, le Foch en 1928 et le Dupleix en 1929 mais les italiens mettent du temps pour suivre et leurs deux premiers croiseurs lourds ne sont financés qu'en 1928/29 (Zara et Fiume) suivis par le Gorizia en 1929/30 et par le Pola en 1930/31.

Par rapport aux Trento, ces quatre navires étaient mieux protégés mais moins rapide (32 noeuds) que les précédents. Le Fiume est commandé le 15 septembre 1928, le Zara le 27 septembre 1928, le Gorizia le 16 octobre 1929 et le Pola en 1930 (date précise inconnue)


Design des Zara (fourni par Vautour)

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Dim 27 Sep 2009, 21:54

Historique

Le Zara

Le Zara à la mer

Le Zara est mis sur cale aux chantiers Odero-Terni-Orlandi (O.T.O) de La Spezia (Ligurie) le 4 juillet 1929 lancé le 27 avril 1930 et admis au service actif le 20 octobre 1931.

Ce croiseur porte le nom italien de la ville actuellement croate de Zadar mais qui fût de 1815 à 1919 austro-hongroise, italienne de 1920 à 1945, yougoslave de 1945 à 1991 et maintenant croate. Cette ville fût également célèbre pour avoir été la cible des chevaliers de la 4ème croisade en 1202 qui furent détournés par les vénitiens en paiement du transport jusqu'en Palestine.

L'Italie esperait entrer en guerre en 1943 après l'exposition universelle de 1942. Mussolini au délà de ses rodomontades sait parfaitement que son pays sous-industrialisé par rapport à l'Allemagne, la France et la Grande Bretagne ne peut soutenir une guerre longue.

Bien que l'Italie ait déclaré la guerre à la France et à la Grande Bretagne le 10 juin 1940, la Regia Marina resta dans une situation de Fleet in Being qui avait l'avantage de fixer les forces alliés mais qui ne rapportait rien à une Italie qui à terre n'était guère plus en forme.

Le Zara connu son baptême du feu le 9 juillet 1940 au cours de la bataille de Calabre ou de Punta Stilo.

Les britanniques alignaient les cuirassés Warspite Malaya et Royal Sovereign, le porte-avions Eagle, les croiseurs légers Orion Neptune Sydney (Royal Australian Navy) Gloucester et Liverpool et 16 destroyers.

Les italiens eux alignaient les cuirassés Conte di Cavour et Giulio Cesare, les croiseurs lourds Zara Fiume Gorizia Pola Bolzano et Trento, les croiseurs légers Eugenio di Savoia, Duca d'Asota, Muzio Attendolo, Raimondo Montecuccoli, Alberico de Barbiano, Alberto Gussano Duca degli Abruzzi, Giuseppe Garibaldi et 16 destroyers.

Dans chaque camp, des convois transportant des renforts l'un à Malte et en Egypte et l'autre en Libye.

Cette bataille commença vers midi le 9 juillet alors que les deux camps étaient séparés d'environ 90 miles. Le vice-amiral Andrew Cunningham gêné par la faible vitesse de ses vieux cuirassés ne pouvaient pas se rapprocher aussi vite qu'il ne le voulait. Cependant à 13.15, le porte-avions Eagle lança ses Swordfish qui attaquèrent les croiseurs lourds italiens mais sans résultat.

Les croiseurs alliés précédaient le Warspite et repérèrent les italiens à 15.15 avant d'ouvrir le feu à 21500m. La riposte italienne est quasi immédiate, la qualité de la CT facilitant le répérage des cibles à la différence des alliés qui pataugaient en plein brouillard.

A 15.22, les italiens encadrèrent dangereusement les croiseurs alliés du vice-amiral John Tovey et ce dernier décida de rompre l'engagement à 15.30 avec le croiseur léger Neptune endommagé par un obus de 6 pouces du Giuseppe Garibaldi

Un autre engagement entre croiseurs ne donna aucun résultat, les obus de 6 pouces alliés tombant devant la proue des croiseurs Alberico da Barbiano et Alberto di Giussano.

Les croiseurs laissèrent alors les gros s'expliquer. Le commandant italien, le vice-amiral Inigo Campioni décida de se concentrer sur le Warspite et ordonna à ses deux cuirassés de se mettre en position. A 15.52, le Giulio Cesare ouvrit le feu à une distance de 26400m mais son sister-ship le Conte di Cavour resta muet, une décision curieuse mais qui pourrait s'expliquer par les leçons de la bataille du Jutland sur les difficultés de repérer un navire tirant seul à moins qu'il ne s'agissait de se prémunir contre un surgissement (à 18 noeuds mais un surgissement quand même) du Malaya et du Royal Sovereign.

Le Warspite lui divisa son feu (8 canons de 380mm) sur les deux cuirassés italiens. Le Giulio Cesare encadra le Warspite et ces obus endommagèrent deux destroyers anglais qui durent se retirer de la zone.

A 15.54, le Malaya ouvrit le feu mais se trouva hors de portée mais une minute plus tard, les croiseurs italiens attaquèrent le Warspite mais revinrent bien vite de leur témérité quand les croiseurs alliés renvinrent à la charge pour protéger leur navire amiral.

A 15.59, deux obus de 320mm du Giulo Cesare encadrèrent le Warspite qui lui plaça un obus de 15 pouces à l'arrière du cuirassé faisant exploser les obus de 37mm tuant deux marins et en blessant plusieurs autres alors que les fumées étaient absorbées par les salles de machine, obligeant les chauffeurs à evacuer la moitié des huit chaudières, faisant tomber la vitesse du cuirassé à 18 noeuds.

Le duel avait eu lieu à 26000 yards (24000m) ce qui constituait un record pour un tir entre deux cibles mobiles ce qui confirme l'excellence des artilleurs britanniques.

A 16.01, les destroyers italiens tendirent un écran de fumée pour permettre à leurs gros de se retirer sans dommage. La menace des croiseurs lourds italiens aurait pu pousser les alliés à se replier mais les croiseurs légers alliés et le Warspite poursuivirent la lutte.


Le Zara en action durant la bataille de Calabre

Entre temps à 15.58, le Fiume tira à nouveau contre la ligne de bataille alliée et le Liverpool qui ripostèrent si bien qu'à 16.07, le Bolzano encaissa trois obs de six pouces pendant que le destroyer Vittorio Alferi était endommagé par un coup à toucher.

Les mécaniciens du Giulo Cesare avaient réussit à réparer deux des quatre chaudières endommagés permettant au navire de filer à 22 noeuds (sa vitesse maximale était de 28 noeuds) mais l'amiral Campioni décida de se retirer, direction Messine.

Dans les deux camps, on tenta des attaques à la torpille mais sans succès et la bataille s'acheva à 16.55, chaque camp se retira en se proclamant victorieux alors que cet engagement se soldait par un match nul.


Attaque aérienne sur le Zara

Les succès mitigés de cette bataille ne pousse pas Supermarina à lâcher la bride à ses commandants. C'est ainsi que le marine italienne n'intervient au cours de l'opération Hats, un convoi de ravitaillement à destination de l'Egypte au début septembre 1940, probablement en raison de la présence de l'Ark Royal qui lance deux raids sur Cagliari en diversion à la traversée du convoi.

La situation est totalement différente pour l'opétation MB5. Celle-ci est lancée à la fin du mois de septembre pour renforcer les défenses de Malte, un effort relativement modeste car au même moment, les italiens étaient à l'offensive, obligeant Cuningham à utiliser ses forces pour appuyer les forces de la 8ème armée.

L'opétation MB5 est lancée le 28 septembre 1940. 1500 soldats sont embarqués à Alexandrie sur les croiseurs légers Gloucester et Liverpool qui sont couverts par le porte-avions Illustrious, les cuirassés Warspite et Valiant, le croiseur lourd York, les croiseurs légers Orion et Sydney ainsi que 11 destroyers.

Supermarina est informée par des avions de reconnaissance que les Fulmar de l'Illustrious n'avaient pu intercepter, fait sortir de Tarente et Messine la quasi-totalité des navires disponibles à savoir cinq cuirassé, sept croiseurs lourds, quatre croiseurs légers et 23 destroyers.

Avec le soutien de bombardiers-torpilleurs Savoia Marchetti SM79, l'amiral Campioni pouvait espérer remporter une victoire, malgré la présence de l'Illustrious. Pourtant comme au début du mois, les italiens ne s'approchent pas à moins de 80 miles et font alors demi-tour pour regagner ses bases de Tarente et de Messine le 30. Cunningham détache alors les croiseurs Gloucester et Liverpool qui le rejoignent le lendemain après avoir débarqué leurs troupes.

Pour contrer les anglais, la marine italienne décide de concentrer ses forces dans le sud de la botte à Tarente ce qui allait se révéler une funeste décision.

En 1935 au moment où la guerre entre l'Italie et l'Abyssinie faillit dégénérer en conflit entre l'Italie et la Grande Bretagne. A cette occasion, l'amiral Lumley Lester planifia une attaque nocturne de la base navale italienne de Tarente à l'aide d'avions torpilleurs.

Le plan fût repris par le chef de la Meditteranean Fleet, l'amiral Andrew Cuningham pour porter un coup décisif à la Regia Marina et l'empêcher de s'attaquer aux convois ravitaillant Malte, l'Egypte et la Grèce.

Le 6 novembre 1940, les cuirassés Malaya, Ramillies, Valiant et Warspite, le porte-avions Illustrious, les croiseurs Gloucester et York et 13 destroyers apparaillèrent d'Alexandrie pour Malte afin de retrouver le porte-avions Eagle.

Le 8 novembre, les italiens alarmés par ces manoeuvres dans la Méditerranée envoyèrent des destroyers et des sous marins patrouiller dans le canal de Sicile et rassemblèrent une grande partie de leur flotte à Tarente.

Les navires britanniques atteignirent Malte dans la journée du 10 novembre mais lors de l'appareillage le lendemain, l'Illustrious était le seul porte-avions, l'Eagle étant immobilisé par une avarie de moteurs.

La dernière reconnaissance menée dans la soirée du 11 novembre permis aux britanniques de constater que «tous les oiseaux étaient dans le nid» qu'il s'agisse des cuirassés Andrea Doria Caio Duilio, Conte di Cavour, Giulio Cesare, Littorio et Vittorio Veneto; des croiseurs lourds Bolzano, Fiume, Gorizia, Pola, Trento, Trieste et Zara; les croiseurs légers Luigi Savoia et Giuseppe Garibaldi et Duca degli Abruzzi ainsi que plusieurs destroyers.

A 20h30, ce 11 novembre, les douze avions de la première vague décollèrent de l'Illustrious. Ils arrivèrent sur l'objectif quelques minutes avant 23h00 après 130 miles de vol et furent accueillis par un puissant tir de barrage.


Vue aérienne de Tarente durant l'opération Judgment

A 23h02, la première fusée éclairante fût lancée à 1370m et les avions torpilleurs descendirent au ras de flot pour échapper aux ballons statiques. Un premier avion qui faillit être abattu largua sa torpille sur le Conte di Cavour, lui déchira le flanc gauche. Deux autres torpilles lancées contre l'Andrea Doria ne touchèrent pas le cuirassé mais quatre autres avions endommagèrent les destroyers Libeccio et Pessagno ainsi que les dépôts de carburant.

A 23h15, deux avions torpilleurs attaquèrent en même temps le Littorio, le touchant à bâbord et à tribord pendant que le dernier Swordfish échouait à attaquer le Vittorio Veneto.

A 23h20, les avions de la première vague se retirèrent mais à 23h30 arrivèrent les neuf de la seconde vague. Malgré la DCA italienne, un premier Swordfish lança une torpille sur le Caio Duilio le touchant à Tribord pendant que deux avions-torpilleurs touchaient le Littorio. Son sister-ship, le Vittorio Veneto eut plus de chance tout comme le Gorizia qui descendit l'avion torpilleur l'attaquant.

Les derniers avions se retirèrent à 0h30 le 12 novembre. Le bilan était éloquent : le Conte di Cavour, le Caio Duilio et Italia, le croiseur Trento, les destroyers Libeccio et Pesango ainsi que deux bâtiments auxiliaires étaient gravement endommagés, bouleversant l'équilibre des forces en Méditerranée pour le prix de seulement deux appareils.

Le Zara lui était intact et comme le reste de la Regia Marina, le croiseur lourd fût replié à Naples pour tenter d'éviter une nouvelle attaque de ce genre.

A la fin du mois de février 1941, les anglais décident d'assister les grecs qui luttent depuis octobre 1940 contre les italiens. C'est l'opération Lustre qui voit le transport de 58000 hommes en Grèce continentale.

Le 25 mars, les services de renseignement anglais avertissent Cunningham que les italiens préparent une offensive navale contre les convois reliant l'Egypte à la Grèce.

La marine italienne va y déployer ses meilleurs unités sous le commandement de l'amiral Jachino : le cuirassé Vittorio Veneto, les croiseurs lourds Bolzano, Trieste, Tarente, Fiume, Pola et Zara; les croiseurs légers Luigi di Savoia, Duca degli Abruzzi et Giuseppe Garibaldi et 17 destroyers.

Face à cette démonstration de force, l'amiral Cunningham va déployer des forces non négligeables à savoir le porte-avions Formidable; les cuirassés Barham, Valiant et Warspite; les croiseurs légers Ajax Gloucester Orion Perth (australien) et 12 destroyers. Cunningham commandant en propre le porte-avions, les trois cuirassés et 9 destroyers, le reste des navires étant placés sous le commandement de l'amiral Pridham-Wippell.

Le 27 mars, le vice-amiral Pridham-Wippell avec les croiseurs légers Ajax, Gloucester, Orion, Perth et 3 destroyers quittèrent les eaux grecques pour gagner une position au sud de la Crète tandis que le même jour, l'amiral Cunningham appareillait d'Alexandria pour retrouver les croiseurs légers.

Le 28 mars 1941 à 7.55, le groupe de l'amiral Sansonetti (croiseurs lourds Trento Bolzano Trieste et trois destroyers) repéra le groupe de l'amiral Pridhal-Wippell. Comprennant que les croiseurs anglais attendaient des renforts, les italiens attaquèrent, ouvrant le feu à 22000m à 8.12 mais sans grand d'effet.

Après une heure de combat, les italiens rompirent le contact tournèrent vers le nord-ouest pour retrouver le groupe organisé autour du Vittorio Veneto (et qui se composait également de 8 destroyers) suivis à distance (hors portée de tir) par les britanniques.

A 10.55, le Vittorio Veneto retrouva les croiseurs italiens et ouvrit immédiatement le feu à 23000m sur des cibles imprécises mais obligea les croiseurs alliés à rompre le combat non sans subir quelques dommages à cause des shrapnels des obus de 381mm alors ques italiens se lançaient à leur poursuite

Au même moment, les forces de Cunningham étaient sur le point de retrouver Pridham-Wippell et lança des Fairey Albacore depuis le Formidable. Les avions torpilleurs attaquèrent le Vittorio Veneto mais sans le toucher.

Ils obligèrent les navires italiens à manoeuvrer, perturbant ainsi leur poursuite qui fût stoppée à 12.20, l'amiral Jachino décida de se replier sur l'Italie pour se placer sous la couverture aérienne de la Regia Aeronautica qui avait de nombreuses unités stationnées dans la région de Tarente.

A 15.09, les italiens furent de nouveau attaqués par des Albacore sous le commandement du Lieutenant-Commander Dalyell-Stead qui lancèrent à 1000m, touchant une fois le Vittorio-Veneto à l'arrière, le navire italien embarquant 4000 tonnes d'eau.

Le cuirassé stoppa pour réparer mais pu repartir à 16.42 à la vitesse de 19 noeuds. Cunningham mis au courant de l'état du navire-amiral italien entama la poursuite et pour ce faire lança une troisième attaque avec six Albacore et trois Swordfish (squadrons 826 et 828) du Formidable et deux Swordfish du squadron 815 venant de Crète entre 19.36 et 19.50.

Une torpille toucha le croiseur lourd Pola l'obligeant à stopper. Ignorant que les britanniques fonçaient dans leur direction, les croiseurs lourd Zara et Fiume ainsi que des destroyers stoppèrent pour porter assistance au navire entormé. Une heure plus tard, alors que le Pola allait être pris en remorque, les navires italiens furent informés de la présence à proximité des britanniques.

Peu après 22.00, les britanniques repérèrent les italiens au radar et furent capables de se rapprocher sans être repérés par les italiens qui étaient totalement incapable de faire face à l'ennemi. Les cuirassés Barham, Valiant et Warspite se rapprochèrent ainsi à 3500m et ouvrirent le feu sous les éclats des projecteurs.

Ce fût un veritable massacre : des artilleurs britanniques racontèrent que des tourelles de croiseurs italiens sautèrent à plusieurs mètres dans les airs. Après seulement trois minutes, le Fiume et le Zara avaient déjà rejoint Neptune.

Deux destroyers _les Vittorio Alfieri et Giosué Carducci_ furent coulés, deux autres (Gioberti et Oriani) parvenant à s'echapper, laissant l'épave du Pola brûler, épave qui fût achevé par les destroyers Jervis et Nubian.

Cette bataille fût l'une des plus grandes victoires de la marine britannique mais cette dernière n'en profitèrent guère puisque le 6 avril 1941, les allemands attaquèrent la Yougoslavie et la Grèce, écrasant les forces grecques en treize jours, conquérant la supériorité aérienne dans la région avant de conquérir la Crète (opération Merkur 20 mai-1er juin)


Le Zara à la mer

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Dim 27 Sep 2009, 22:04

Le Fiume

Le Fiume naviguant à grande vitesse

Le Fiume à été mis sur cale aux Stabilimento Tecnico Triesto de Trieste le 29 avril 1929 lancé le 27 avril 1930 et admis au service actif le 23 novembre 1931. Il porte le nom d'une ville d'Istrie qui à longtemps été disputée. Austro-hongroise jusqu'en 1918, elle aura du être cédée à l'Italie en vertu du traité de Londres en 1915 mais à la fin de guerre, elle fût confiée au nouveau Royaume des serbes, des croates et des slovènes mais fût occupée par les Arditi de Gabriel D'Annunzio le 12 septembre 1919 jusqu'en 1922, date à laquelle, les arditi évacuèrent la ville avant qu'elle ne soit annexée par l'Italie en mars 1924. La ville de Fiume/Rijeka resta italienne jusqu'en 1944 avant de devenir yougoslave jusqu'en 1991 puis croate depuis cette date.


Le Fiume prenant contact avec son élément

Le nouveau croiseur lourd fût un temps avec ses sister-ship les plus puissants navires de la Regia Marina puisque les cuirassés de classe Conte di Cavour étaient au début des années trente en pleine refonte.

Avec le Gorizia et le Pola, le Fiume participa à la guerre d'Espagne en assurant l'escorte des navires transports le corps expéditionnaire italien dans la péninsule ibérique et des missions de transport en 1936/37. En avril 1939, il participa aux opérations contre l'Albanie avec le Zara.

Il participa ensuite à la bataille de Calabre le 9 juillet 1940 avant de passer l'été à couvrir les convois tentant de ravitailler les troupes italiennes en Afrique du Nord.

Après la bataille de Calabre, le Fiume participa à la bataille du cap Spartivento/Teulada le 27 novembre 1940. C'est une conséquence directe de l'opération Judgment, le raid du 11 novembre sur Tarente qui bouleversa l'équilibre des forces en Méditerranée et fût une révélation pour les italiens qui comprirent qu'avec la révolution aéronavale, le concept de fleet in being n'était plus aussi séduisant que par le passé et qu'à risquer ses navires, il fallait mieux qu'ils soient menacés au combat.

Le 17 novembre dans la nuit, une force navale italienne composée des cuirassés Vittorio Veneto et Giulio Cesare, des croiseurs lourds Bolzano Fiume Gorizia Pola, Trento et Trieste et de 14 destroyers étaient à la mer pour intercepter une force britannique chargée de livrer des avions (opétation White) composée notament des porte-avions Ark Royal et Argus et descroiseurs. La force britannique prévenue fit demi-tour après avoir lancé trop tôt ses avions et seul un Skua et quatre Hurricane purent se poser à Malte.

Cela poussa les britanniques à renforcer la préparation de leur futur opération, l'opération Collar qui était prévue à l'origine le rapatriement en métropole du cuirassé Ramillies et des croiseurs Berwick et Newcastle qui formèrent la force D en compagnie du croiseur Coventry et de cinq destroyers qui formait la force B qui devait à l'entrée du détroit de Sicile récupérer un convoi venant de Gibraltar.

Alertés des mouvements italiens, les britanniques manoeuvrèrent pour faire face aux italiens à 11.45 le 27 novembre. L'amiral Somerville déploya ses forces en deux groupes avec sous le commandement du contre-amiral Holland le croiseur lourd Berwick, les croiseurs légers Manchester Newcastle Sheffield et Southampton tandis qu'il commandait lui même le cuirassé Ramillies, le croiseur de bataille Renown, 11 destroyers, le porte-avions Ark Royal qui s'apprêta à lancer des Fairey Swordfish.

Les italiens étaient eux organisés en trois groupes. Le premier et le second se composait de six croiseurs lourds et sept destroyers tandis que le troisième se composait de deux cuirassés et de sept destroyers.

A 12.07, la bataille devint imminente et les trois forces italiennes fusionnèrent en une seule afin d'engager les forces britanniques. A 12.22, le Fiume ouvrit le feu à 23500m tout en se rapprochant à grande vitesse des britanniques mais sans pour autant réussir à toucher un navire. Le Ramilies ouvrit le feu à 12.26 mais il était trop lent pour maintenir la formation.

A 12.30, l'amiral Iachino commandant les forces italiennes reçut l'ordre de se désengager à 30 noeuds en émettant un écran de fumée. Au même moment, le destroyer Lanciere fût touché par le Manchester et gravement endommagé mais les italiens réussirent à le remorquer au port. Le croiseur lourd Berwick fût également touché à 12.22 par un obus de 8 pouces qui mit hors service la tourelle Y et tua sept marins. Un autre obus le toucha à 12.35 mais les dégâts furent des plus limités.

Le Renown réduisit ensuite la distance pour frapper les croiseurs italiens mais cet avantage fût annulé quand le Vittorio Veneto ouvrit le feu à 29000 yards à 13.00, tirant 19 obus de 381mm en sept salves qui furent suffisantes pour forcer les croiseurs britanniques à se placer hors de portée. La bataille était désormais terminée après 54 minutes sans grand dommage de part et d'autre.

En décembre 1940, les quatre Zara furent attaqués par l'aviation britannique au large de Naples, le Pola étant le seul endommagé par une bombe qui toucha la chaudière n°3 et l'immobilisa pour de longs mois de réparation.

A la fin du mois de février 1941, les anglais décident d'assister les grecs qui luttent depuis octobre 1940 contre les italiens. C'est l'opération Lustre qui voit le transport de 58000 hommes en Grèce continentale.

Le 25 mars, les services de renseignement anglais avertissent Cunningham que les italiens préparent une offensive navale contre les convois reliant l'Egypte à la Grèce. La marine italienne va y déployer ses meilleurs unités sous le commandement de l'amiral Jachino : le cuirassé Vittorio Veneto, les croiseurs lourds Bolzano, Trieste, Tarente, Fiume, Pola et Zara; les croiseurs légers Luigi di Savoia, Duca degli Abruzzi et Giuseppe Garibaldi et 17 destroyers.


La bataille de Matapan : un triomphe pour la royal Navy et une sévère déculotée pour la Regia Marina

Face à cette démonstration de force, l'amiral Cunningham va déployer des forces non négligeables à savoir le porte-avions Formidable; les cuirassés Barham, Valiant et Warspite; les croiseurs légers Ajax Gloucester Orion Perth (australien) et 12 destroyers. Cunningham commandant en propre le porte-avions, les trois cuirassés et 9 destroyers, le reste des navires étant placés sous le commandement de l'amiral Pridham-Wippell.

Le 27 mars, le vice-amiral Pridham-Wippell avec les croiseurs légers Ajax, Gloucester, Orion, Perth et 3 destroyers quittèrent les eaux grecques pour gagner une position au sud de la Crète tandis que le même jour, l'amiral Cunningham appareillait d'Alexandria pour retrouver les croiseurs légers.

Le 28 mars 1941 à 7.55, le groupe de l'amiral Sansonetti (croiseurs lourds Trento Bolzano Trieste et trois destroyers) repéra le groupe de l'amiral Pridhal-Wippell. Comprennant que les croiseurs anglais attendaient des renforts, les italiens attaquèrent, ouvrant le feu à 22000m à 8.12 mais sans grand d'effet.

Après une heure de combat, les italiens rompirent le contact tournèrent vers le nord-ouest pour retrouver le groupe organisé autour du Vittorio Veneto (et qui se composait également de 8 destroyers) suivis à distance (hors portée de tir) par les britanniques.

A 10.55, le Vittorio Veneto retrouva les croiseurs italiens et ouvrit immédiatement le feu à 23000m sur des cibles imprécises mais obligea les croiseurs alliés à rompre le combat non sans subir quelques dommages à cause des shrapnels des obus de 381mm alors ques italiens se lançaient à leur poursuite

Au même moment, les forces de Cunningham étaient sur le point de retrouver Pridham-Wippell et lança des Fairey Albacore depuis le Formidable. Les avions torpilleurs attaquèrent le Vittorio Veneto mais sans le toucher.

Ils obligèrent les navires italiens à manoeuvrer, perturbant ainsi leur poursuite qui fût stoppée à 12.20, l'amiral Jachino décida de se replier sur l'Italie pour se placer sous la couverture aérienne de la Regia Aeronautica qui avait de nombreuses unités stationnées dans la région de Tarente.

A 15.09, les italiens furent de nouveau attaqués par des Albacore sous le commandement du Lieutenant-Commander Dalyell-Stead qui lancèrent à 1000m, touchant une fois le Vittorio-Veneto à l'arrière, le navire italien embarquant 4000 tonnes d'eau.

Le cuirassé stoppa pour réparer mais pu repartir à 16.42 à la vitesse de 19 noeuds. Cunningham mis au courant de l'état du navire-amiral italien entama la poursuite et pour ce faire lança une troisième attaque avec six Albacore et trois Swordfish (squadrons 826 et 828) du Formidable et deux Swordfish du squadron 815 venant de Crète entre 19.36 et 19.50.

Une torpille toucha le croiseur lourd Pola l'obligeant à stopper. Ignorant que les britanniques fonçaient dans leur direction, les croiseurs lourd Zara et Fiume ainsi que des destroyers stoppèrent pour porter assistance au navire entormé. Une heure plus tard, alors que le Pola allait être pris en remorque, les navires italiens furent informés de la présence à proximité des britanniques.

Peu après 22.00, les britanniques repérèrent les italiens au radar et furent capables de se rapprocher sans être repérés par les italiens qui étaient totalement incapable de faire face à l'ennemi. Les cuirassés Barham, Valiant et Warspite se rapprochèrent ainsi à 3500m et ouvrirent le feu sous les éclats des projecteurs.

Ce fût un veritable massacre : des artilleurs britanniques racontèrent que des tourelles de croiseurs italiens sautèrent à plusieurs mètres dans les airs. Après seulement trois minutes, le Fiume et le Zara avaient déjà rejoint Neptune. Deux destroyers _les Vittorio Alfieri et Giosué Carducci_ furent coulés, deux autres (Gioberti et Oriani) parvenant à s'echapper, laissant l'épave du Pola brûler, épave qui fût achevé par les destroyers Jervis et Nubian.

Cette bataille fût l'une des plus grandes victoires de la marine britannique mais cette dernière n'en profita guère puisque le 6 avril 1941, les allemands attaquèrent la Yougoslavie et la Grèce, écrasant les forces grecques en treize jours, conquérant la supériorité aérienne dans la région avant de conquérir la Crète (opération Merkur 20 mai-1er juin).


Le Fiume avec la position inhabituelle de la catapulte et de l'hydravion : sur la plage avant

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Dim 27 Sep 2009, 22:08

Le Gorizia

Le Gorizia au port avec son camouflage de guerre

Le Gorizia est mis sur cale aux chantiers Odero-Terni-Orlandi de Livourne le 17 mars 1930 lancé le 28 décembre 1930 et admis au service actif le 23 décembre 1931. Il porte le nom de la ville de Gorizia, une ville du nord de l'Italie à la frontière de la Slovénie. Cette ville fût française de 1809 à 1813, austro-hongroise de 1813 à 1918 et italienne depuis.

Le nouveau croiseur lourd fût un temps avec ses sister-ship les plus puissants navires de la Regia Marina puisque les cuirassés de classe Conte di Cavour étaient au début des années trente en pleine refonte.

Avec le Fiume et le Pola, le Gorizia participa à la guerre d'Espagne en assurant l'escorte des navires transports le corps expéditionnaire italien dans la péninsule ibérique et des missions de transport en 1936/37. Il commença la seconde guerre mondiale par des missions de couverture de convoi entre l'Italie péninsulaire et l'Afrique du Nord italienne.

Le Gorizia connu son baptême du feu le 9 juillet 1940 au cours de la bataille de Calabre ou de Punta Stilo.

Les britanniques alignaient les cuirassés Warspite Malaya et Royal Sovereign, le porte-avions Eagle, les croiseurs légers Orion Neptune Sydney (Royal Australian Navy) Gloucester et Liverpool et 16 destroyers alors que les italiens alignaient les cuirassés Conte di Cavour et Giulio Cesare, les croiseurs lourds Zara Fiume Gorizia Pola Bolzano et Trento, les croiseurs légers Eugenio di Savoia, Duca d'Asota, Muzio Attendolo, Raimondo Montecuccoli, Alberico de Barbiano, Alberto Gussano Duca degli Abruzzi, Giuseppe Garibaldi et 16 destroyers.

Dans chaque camp, des convois transportant des renforts l'un à Malte et en Egypte et l'autre en Libye.

Cette bataille commença vers midi le 9 juillet alors que les deux camps étaient séparés d'environ 90 miles. Le vice-amiral Andrew Cunningham gêné par la faible vitesse de ses vieux cuirassés ne pouvaient pas se rapprocher aussi vite qu'il ne le voulait. Cependant à 13.15, le porte-avions Eagle lança ses Swordfish qui attaquèrent les croiseurs lourds italiens mais sans résultat.

Les croiseurs alliés précédaient le Warspite et repérèrent les italiens à 15.15 avant d'ouvrir le feu à 21500m. La riposte italienne est quasi immédiate, la qualité de la CT facilitant le répérage des cibles à la différence des alliés qui pataugaient en plein brouillard.

A 15.22, les italiens encadrèrent dangereusement les croiseurs alliés du vice-amiral John Tovey et ce dernier décida de rompre l'engagement à 15.30 avec le croiseur léger Neptune endommagé par un obus de 6 pouces du Giuseppe Garibaldi

Un autre engagement entre croiseurs ne donna aucun résultat, les obus de 6 pouces alliés tombant devant la proue des croiseurs Alberico da Barbiano et Alberto di Giussano.

Les croiseurs laissèrent alors les gros s'expliquer. Le commandant italien, le vice-amiral Inigo Campioni décida de se concentrer sur le Warspite et ordonna à ses deux cuirassés de se mettre en position. A 15.52, le Giulio Cesare ouvrit le feu à une distance de 26400m mais son sister-ship le Conte di Cavour resta muet, une décision curieuse mais qui pourrait s'expliquer par les leçons de la bataille du Jutland sur les difficultés de repérer un navire tirant seul à moins qu'il ne s'agissait de se prémunir contre un surgissement (à 18 noeuds mais un surgissement quand même) du Malaya et du Royal Sovereign.

Le Warspite lui divisa son feu (8 canons de 380mm) sur les deux cuirassés italiens. Le Giulio Cesare encadra le Warspite et ces obus endommagèrent deux destroyers anglais qui durent se retirer de la zone.

A 15.54, le Malaya ouvrit le feu mais se trouva hors de portée mais une minute plus tard, les croiseurs italiens attaquèrent le Warspite mais revinrent bien vite de leur témérité quand les croiseurs alliés renvinrent à la charge pour protéger leur navire amiral.

A 15.59, deux obus de 320mm du Giulo Cesare encadrèrent le Warspite qui lui plaça un obus de 15 pouces à l'arrière du cuirassé faisant exploser les obus de 37mm tuant deux marins et en blessant plusieurs autres alors que les fumées étaient absorbées par les salles de machine, obligeant les chauffeurs à evacuer la moitié des huit chaudières, faisant tomber la vitesse du cuirassé à 18 noeuds.

Le duel avait eu lieu à 26000 yards (24000m) ce qui constituait un record pour un tir entre deux cibles mobiles ce qui confirme l'excellence des artilleurs britanniques.

A 16.01, les destroyers italiens tendirent un écran de fumée pour permettre à leurs gros de se retirer sans dommage. La menace des croiseurs lourds italiens aurait pu pousser les alliés à se replier mais les croiseurs légers alliés et le Warspite poursuivirent la lutte.

Entre temps à 15.58, le Fiume tira à nouveau contre la ligne de bataille alliée et le Liverpool qui ripostèrent si bien qu'à 16.07, le Bolzano encaissa trois obs de six pouces pendant que le destroyer Vittorio Alferi était endommagé par un coup à toucher.

Les mécaniciens du Giulo Cesare avaient réussit à réparer deux des quatre chaudières endommagés permettant au navire de filer à 22 noeuds (sa vitesse maximale était de 28 noeuds) mais l'amiral Campioni décida de se retirer, direction Messine.

Dans les deux camps, on tenta des attaques à la torpille mais sans succès et la bataille s'acheva à 16.55, chaque camp se retira en se proclamant victorieux alors que cet engagement se soldait par un match nul.

Après la bataille de Calabre, le Gorizia participa à la bataille du cap Spartivento/Teulada le 27 novembre 1940. C'est une conséquence directe de l'opération Judgment, le raid du 11 novembre sur Tarente qui bouleversa l'équilibre des forces en Méditerranée et fût une révélation pour les italiens qui comprirent qu'avec la révolution aéronavale, le concept de fleet in being n'était plus aussi séduisant que par le passé et qu'à risquer ses navires, il fallait mieux qu'ils soient menacés au combat.

Le 17 novembre dans la nuit, une force navale italienne composée des cuirassés Vittorio Veneto et Giulio Cesare, des croiseurs lourds Bolzano Fiume Gorizia Pola, Trento et Trieste et de 14 destroyers étaient à la mer pour intercepter une force britannique chargée de livrer des avions (opétation White) composée notament des porte-avions Ark Royal et Argus et descroiseurs. La force britannique prévenue fit demi-tour après avoir lancé trop tôt ses avions et seul un Skua et quatre Hurricane purent se poser à Malte.

Cela poussa les britanniques à renforcer la préparation de leur futur opération, l'opération Collar qui était prévue à l'origine le rapatriement en métropole du cuirassé Ramillies et des croiseurs Berwick et Newcastle qui formèrent la force D en compagnie du croiseur Coventry et de cinq destroyers qui formait la force B qui devait à l'entrée du détroit de Sicile récupérer un convoi venant de Gibraltar.

Alertés des mouvements italiens, les britanniques manoeuvrèrent pour faire face aux italiens à 11.45 le 27 novembre. L'amiral Somerville déploya ses forces en deux groupes avec sous le commandement du contre-amiral Holland le croiseur lourd Berwick, les croiseurs légers Manchester Newcastle Sheffield et Southampton tandis qu'il commandait lui même le cuirassé Ramillies, le croiseur de bataille Renown, 11 destroyers, le porte-avions Ark Royal qui s'apprêta à lancer des Fairey Swordfish.

Les italiens étaient eux organisés en trois groupes. Le premier et le second se composait de six croiseurs lourds et sept destroyers tandis que le troisième se composait de deux cuirassés et de sept destroyers.

A 12.07, la bataille devint imminente et les trois forces italiennes fusionnèrent en une seule afin d'engager les forces britanniques. A 12.22, le Fiume ouvrit le feu à 23500m tout en se rapprochant à grande vitesse des britanniques mais sans pour autant réussir à toucher un navire. Le Ramilies ouvrit le feu à 12.26 mais il était trop lent pour maintenir la formation.

A 12.30, l'amiral Iachino commandant les forces italiennes reçut l'ordre de se désengager à 30 noeuds en émettant un écran de fumée. Au même moment, le destroyer Lanciere fût touché par le Manchester et gravement endommagé mais les italiens réussirent à le remorquer au port. Le croiseur lourd Berwick fût également touché à 12.22 par un obus de 8 pouces qui mit hors service la tourelle Y et tua sept marins. Un autre obus le toucha à 12.35 mais les dégâts furent des plus limités.

Le Renown réduisit ensuite la distance pour frapper les croiseurs italiens mais cet avantage fût annulé quand le Vittorio Veneto ouvrit le feu à 29000 yards à 13.00, tirant 19 obus de 381mm en sept salves qui furent suffisantes pour forcer les croiseurs britanniques à se placer hors de portée. La bataille était désormais terminée après 54 minutes sans grand dommage de part et d'autre.


Le Gorizia lors des essais à la mer sans armement


En décembre 1940, les quatre Zara furent attaqués par l'aviation britannique au large de Naples, le Pola étant le seul endommagé par une bombe qui toucha la chaudière n°3 et l'immobilisa pour de longs mois de réparation.

Le Gorizia ne participa pas à la bataille du cap Matapan échappant ainsi au sort funeste de ses trois sister-ship.

Après avoir participé à plusieurs escortes de convois, le Gorizia participa à plusieurs engagements contre la marine britannique. Le 26 septembre 1941, au sud de Baléares, un avion de reconnaissance italien repéra une force britannique et outre les sous marins et des MAS, l'amiral Iachino appareilla avec une force conséquente composée des cuirassés Littorio et Vittorio-Veneto, des croiseurs lourds Trento, Trieste et Gorizia, les croiseurs légers Muzio Attendolo et Duca degli Abruzzi et 14 destroyers, direction le sud-est de la Sardaigne.

A l'aube, l'Ark Royal catapulte ses Fairey Fulmar et un premier hydravion de reconnaissance italien est repéré même si il parvient à s'échapper. Peu avant 13h, les radars repèrent deux formations aériennes à une trentaine de milles mais une certaine confusion s'établit au niveau de la gestion de l'interception.

Un avion torpilleur Cant-Z 1007 est néamoins abattu puis une attaque de bombardiers Fiat BR20 est repoussée par les Fulmar dont deux sont abattus par des tirs amis. Une demi-heure plus tard, sept autres Fiat BR20 attaquent, trois appareils franchissant le barrage et s'attaquent au cuirassé Nelson qui est touché à babord avant.

Aux Fiat BR20 succèdent une dizaine de SM79 Sparviero qui ne causent aucun dommage. C'est à ce moment que Sommerville est averti de la présence des navires italiens à 74 miles à l'est. Craignant de rencontrer une force supérieur, l'amiral italien vire au Nord et rompt le combat.

Le contrôle de la Méditerranée centrale était crucial pour ravitailler les forces de l'Axe en Afrique du Nord et après la perte d'un convoi complet le 9 novembre, Supermarina décida d'envoyer deux autres convois à Tripoli depuis Naples.

Le 21, deux convois composés chacun de deux transports appareillèrent avec pour escorte les croiseurs lourds Gorizia, Trento et Trieste et sept destroyers avant d'être rejoint à la mer par les croiseurs légers Duca degli Abruzzi et Giuseppe Garibaldi.

Dans la nuit du 21 au 22, le convoi est attaqué par le sous marin Utmost qui réussit à placer une torpille sur le Trieste qui réussit non sans difficulté à gagner Messine. Il sera bientôt rejoint par le Duca degli Abruzzi touché par une torpille d'un Swordfish venant de Malte. Le reste du convoi est détourné sur Tarente.

Dans l'après midi du 16 décembre 1941, Supermarina fit sous le nom de code de M42, une nouvelle tentative pour faire passer les convois qui avaient du faire demi-tour le 14. Sortant de Tarente, trois transports escortés par six destroyers gagnèrent Tripoli suivi par un autre convoi composé d'un transport escorté par un destroyer et un torpilleur.

L'amiral Bergamini est en soutien rapproché avec le cuirassé Caio Duilio, les croiseurs légers Duca de Aosta, Muzzio Attendolo et Raimondo Montecuccoli et trois destroyers tandis que l'amiral Iachino assure la couverture lointaine avec les cuirassés Littorio et Giulio Cesare, les croiseurs lourds Gorizia et Trento et 10 destroyers.

Face aux italiens, les britanniques alignent la force B composée des croiseurs Ajax Naiad Euryalus Carliste et Neptune et de six destroyers ainsi que la force K composée des croiseurs Aurora Penelope et de six destroyers. Comme les italiens, ils escortaient des transports et la première bataille de Sirte fût plus une escarmouche qui aura in fine des conséquences dramatiques : les transports italiens arriveront à Tripoli et la force K entrera dans un champ de mines lui causa de lourdes pertes.

Le Gorizia escorte un nouveau convoi du 3 au 5 janvier 1942, le convoi M43, plus précisement, il assure la couverture à distance avec les cuirassés Littorio, Giulio Cesare Andrea Doria, le croiseur lourd Trento et huit destroyers.

Le 20 mars 1942, le convoi MW10 composé de quatre transports appareille d'Alexandrie sous l'escorte du croiseur Carlisle et de six destroyers. A 18h00, soit 11h après le convoi, l'amiral Vian quitta Alexandrie ayant sous ses ordres les croiseurs Cleopatra, Dido Euryalus et quatre destroyers.

Le 22 mars, le reste de la force K (croiseur Penelope et destroyer Legion) retrouve la force de l'amiral Vian suivis bientôt de sept destroyers.

Le convoi MW10 à été repéré dès le 21 mars par un Ju52 de transport puis par un sous marin italien. La marine italienne déploie les croiseurs Bande Nere, Gorizia et Trento ainsi que 4 destroyers quittant Messine suivi bientôt du cuirassé Littorio et de six destroyers venant de Tarente.

Le lendemain à 14h24, les croiseurs de l'amiral Parona sont au contact de ceux de l'amiral Vian et après un bref échange de tirs, les italiens font demi-tour espérant attirer les forces anglaises vers le cuirassé mais l'amiral Vian ne tombe pas dans le piège et une attaque d'avions torpilleurs SM79 échoue.

A 16h18, les deux forces engagent le combat et en dépit d'une infériorité écrasante, les anglais attaquent de toute leur force, aidés par les écrans de fumée, la fumée des tirs et les embruns. Le Cleopatra et l'Euralyus sont cependant endommagés. L'amiral Vian est sauvé par une attaque à la torpille à 6000m obligeant les italiens à manoeuvrer. C'est de cette façon que s'acheva la deuxième bataille de Sirte.

Le 26 mai 1942 alors qu'il est à Messine, le croiseur est endommagé par des éclats d'une bombe. Il fût cependant capable de participer à la riposte italienne aux opérations Harpoon et Vigourous en juin 1942. l'opération Pedestal en août 1942 fût la dernière grande opération à laquelle il participa en raison de la supériorité aérienne alliée et du manque de carburant.
Le 10 avril 1943, il est attaqué dans le port de Messine et touché par trois bombes américaines de gros calibre. Remorqué le 13 avril 1943 à La Spezia pour être réparé, le croiseur était toujours au bassin le 9 septembre 1943 lors de l'armistice entre l'Italie et les alliés.

Saisi par les allemands qui auraient eu bien du mal à le remettre en service, le Gorizia n'était plus qu'un navire en sursis, sursis qui prit fin le 26 juin 1944 quand il fût gravement endommagé par une attaque combinée des forces spéciales italo-britanniques avant d'être sabordé par les allemands, l'épave étant démantelée après guerre.

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Dim 27 Sep 2009, 22:19

Le Pola

Le Pola au mouillage

Le Pola est mis sur cale aux chantiers Odero-Terni-Orlandi de Livourne le 17 mars 1931 lancé le 5 décembre 1931 et admis au service actif le 21 décembre 1932. Il porte le nom italien de la ville de Pula qui avant d'être croate (depuis 1991) fût vénitienne (1331-1797) autrichienne (1797-1805) française (1805-1813) autrichienne puis austro-hongroise (1813-1918) période au cours de laquelle, elle fût l'une des principales bases de la marine austro-hongroise avant d'être occupée par l'Italie avec le reste de l'Istrie de 1918 à 1945. Après deux années d'administration internationale, Pula et l'Istrie fût cédée à la Yougoslavie le 15 septembre 1947 avant de devenir croate au moment de l'indépendance du pays le 25 juin 1991.

Avec ses sister-ship, Fiume et Gorizia, le Pola participa à la guerre d'Espagne en 1936/37 notament pour protéger l'envoi en Espagne d'un corps expéditionnaire de 70000 hommes chargé d'appuyer les nationalistes.

Les 10 et 11 juin 1940, le Pola couvrit une opération de mouillage de mines au large de l'île de Lampedusa entre Malte et la Tunisie occupées par deux puissances ennemies et donc particulièrement vulnérable.

Le Pola assura la couverture de plusieurs convois avant de participer à la bataille de Calabre (9 juillet 1940) puis à celle du Cap Teulada/Spartivento (27 novembre 1940), cette bataille étant une réponse au raid de Tarente qui dans la nuit du 11 au 12 novembre 1940 avait bouleversé l'équilibre des forces en Méditerranée.


Le Pola sortant d'un port

Le 15 décembre 1940, les quatre Zara était à Naples quand le grand port parnathopéen fût attaqué par l'aviation britannique. Le Pola fût endommagé par une bombe qui toucha la chaudière n°3 provoquant l'innondation de trois compartiments et une gite, des dégâts suffisament graves pour nécessiter plusieurs mois de réparations jusqu'au mois de mars 1941 où le croiseur lourd eut rendez vous avec son destin.

A la fin du mois de février 1941, les anglais décident d'assister les grecs qui luttent depuis octobre 1940 contre les italiens. C'est l'opération Lustre qui voit le transport de 58000 hommes en Grèce continentale.

Le 25 mars, les services de renseignement anglais avertissent Cunningham que les italiens préparent une offensive navale contre les convois reliant l'Egypte à la Grèce. La marine italienne va y déployer ses meilleurs unités sous le commandement de l'amiral Jachino : le cuirassé Vittorio Veneto, les croiseurs lourds Bolzano, Trieste, Tarente, Fiume, Pola et Zara; les croiseurs légers Luigi di Savoia, Duca degli Abruzzi et Giuseppe Garibaldi et 17 destroyers.


Le Pola en 1938

Face à cette démonstration de force, l'amiral Cunningham va déployer des forces non négligeables à savoir le porte-avions Formidable; les cuirassés Barham, Valiant et Warspite; les croiseurs légers Ajax Gloucester Orion Perth (australien) et 12 destroyers. Cunningham commandant en propre le porte-avions, les trois cuirassés et 9 destroyers, le reste des navires étant placés sous le commandement de l'amiral Pridham-Wippell.

Le 27 mars, le vice-amiral Pridham-Wippell avec les croiseurs légers Ajax, Gloucester, Orion, Perth et 3 destroyers quittèrent les eaux grecques pour gagner une position au sud de la Crète tandis que le même jour, l'amiral Cunningham appareillait d'Alexandria pour retrouver les croiseurs légers.

Le 28 mars 1941 à 7.55, le groupe de l'amiral Sansonetti (croiseurs lourds Trento Bolzano Trieste et trois destroyers) repéra le groupe de l'amiral Pridhal-Wippell. Comprennant que les croiseurs anglais attendaient des renforts, les italiens attaquèrent, ouvrant le feu à 22000m à 8.12 mais sans grand d'effet.

Après une heure de combat, les italiens rompirent le contact tournèrent vers le nord-ouest pour retrouver le groupe organisé autour du Vittorio Veneto (et qui se composait également de 8 destroyers) suivis à distance (hors portée de tir) par les britanniques.

A 10.55, le Vittorio Veneto retrouva les croiseurs italiens et ouvrit immédiatement le feu à 23000m sur des cibles imprécises mais obligea les croiseurs alliés à rompre le combat non sans subir quelques dommages à cause des shrapnels des obus de 381mm alors ques italiens se lançaient à leur poursuite

Au même moment, les forces de Cunningham étaient sur le point de retrouver Pridham-Wippell et lança des Fairey Albacore depuis le Formidable. Les avions torpilleurs attaquèrent le Vittorio Veneto mais sans le toucher. Ils obligèrent les navires italiens à manoeuvrer, perturbant ainsi leur poursuite qui fût stoppée à 12.20, l'amiral Jachino décida de se replier sur l'Italie pour se placer sous la couverture aérienne de la Regia Aeronautica qui avait de nombreuses unités stationnées dans la région de Tarente.

A 15.09, les italiens furent de nouveau attaqués par des Albacore sous le commandement du Lieutenant-Commander Dalyell-Stead qui lancèrent à 1000m, touchant une fois le Vittorio-Veneto à l'arrière, le navire italien embarquant 4000 tonnes d'eau.

Le cuirassé stoppa pour réparer mais pu repartir à 16.42 à la vitesse de 19 noeuds. Cunningham mis au courant de l'état du navire-amiral italien entama la poursuite et pour ce faire lança une troisième attaque avec six Albacore et trois Swordfish (squadrons 826 et 828) du Formidable et deux Swordfish du squadron 815 venant de Crète entre 19.36 et 19.50.

Une torpille toucha le croiseur lourd Pola l'obligeant à stopper. Ignorant que les britanniques fonçaient dans leur direction, les croiseurs lourd Zara et Fiume ainsi que des destroyers stoppèrent pour porter assistance au navire entormé. Une heure plus tard, alors que le Pola allait être pris en remorque, les navires italiens furent informés de la présence à proximité des britanniques.

Peu après 22.00, les britanniques repérèrent les italiens au radar et furent capables de se rapprocher sans être repérés par les italiens qui étaient totalement incapable de faire face à l'ennemi. Les cuirassés Barham, Valiant et Warspite se rapprochèrent ainsi à 3500m et ouvrirent le feu sous les éclats des projecteurs.

Ce fût un veritable massacre : des artilleurs britanniques racontèrent que des tourelles de croiseurs italiens sautèrent à plusieurs mètres dans les airs. Après seulement trois minutes, le Fiume et le Zara avaient déjà rejoint Neptune. Deux destroyers _les Vittorio Alfieri et Giosué Carducci_ furent coulés, deux autres (Gioberti et Oriani) parvenant à s'echapper, laissant l'épave du Pola brûler, épave qui fût achevé par les destroyers Jervis et Nubian.

Cette bataille fût l'une des plus grandes victoires de la marine britannique mais cette dernière n'en profitèrent guère puisque le 6 avril 1941, les allemands attaquèrent la Yougoslavie et la Grèce, écrasant les forces grecques en treize jours, conquérant la supériorité aérienne dans la région avant de conquérir la Crète (opération Merkur 20 mai-1er juin)


La bataille du cap Matapan

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Dim 27 Sep 2009, 22:25

Caractéristiques Techniques

Le Zara au mouillage

Déplacement : Zara : 11870 tonnes standard 14530 tonnes à pleine charge Fiume : 11508 tonnes standard 14168 tonnes pleine charge Gorizia : 11900 tonnes standard 14560 tonnes pleine charge 11730 tonnes standard 14360 tonnes pleine charge

Dimensions : longueur 182.8m largeur 20.6m tirant d'eau à pleine charge 7.2m

Propulsion : deux groupes de turbines Parson fabriqués sous licence alimentées par 8 chaudières à trois tubes Thornycroft dévellopant 95000ch (71 MW) et actionnant deux hélices

Performances : vitesse : 33 noeuds (Gorizia Zara) et 32 noeuds (Fiume Pola) distance franchissable : 4500 miles nautiques à 16 noeuds 2950 miles nautiques à 25 noeuds 1700 miles nautiques à 31 noeuds

Blindage : ceinture de 100 à 150mm pont blindé 70mm tourelles 120 à 140mm barbettes 140 à 150mm

Armement :

Vue en contre-plongée du Zara

-8 canons de 203mm Ansaldo modèle 1927 en quatre tourelles doubles modèle 1927. Ce canon de 53 calibres version améliorée du modèle 1924 des Trento peut tirer des obus explosifs 110kg à une distance maximale de 31550m (+45°) et des obus perforants de 125kg à 31566m (°45°) à raison de 2 à 4 coups par minute.

La tourelle double M1927 pèse 181 tonnes en ordre de combat et peut pointer en site de -5° à +45° à raison de 5° par seconde et en azimut sur 150° à raison de 6° par seconde. La dotation en munitions est inconnue.

-16 canons de 100mm Oto Melara modèle 1927 en 8 affûts doubles. Ce canon de 47 calibres tire des obus explosifs de 26kg à une distance maximale de 15240m (+45°) en tir antisurface et de 10000m en tir antiaérien (+85°) à raison de 8 à 10 coups par minute. L'affût double italien peut pointer en site de -5° à +85° et sur 360° en azimut. La dotation en munitions est inconnue.


Affûts doubles de 100mm du Bolzano

-4 canons de 40mm Vickers Terni modèle 1915 en quatre affûts simples. Ce canon de 39 calibres tire des obus de 1.34kg à une distance maximale de 3475m en tir surface (+45°) et de 1100m en tir antiaérien et ce à raison de 50 à 75 coups par minute. L'affût simple pointe en site de -5° à +80° et en azimut sur 360°. Dotation en munitions inconnue mais chaque affût sur les Navigatori embarquaient 1500 obus.


L'armement des Zara évolua avant même le début du conflit. En 1937, un affût double de 100mm fût débarqué tout comme les canons de 40mm qui furent remplacés par 8 canons de 37mm Breda modèle 1932.


Affût double de 37mm Breda modèle 1932

-8 canons de 37mm Breda modèle 1932 en quatre affûts doubles. Ce canon de 54 calibres tire des obus explosifs de 1.63kg à une distance maximale efficace de 4000m (+45°) en tir surface et de 5000m en tir antiaérien (+80°) à raison de 60, 90 ou 120 coups par minute.

L'affût double modèle 1932 pèse 5 tonnes en ordre de combat, peut pointer en site de -10° à +80° et en azimut sur 120°. La dotation en munitions est d'environ 1500 obus par canon.

Le nombre de canons de ce type fût porté en 1940 à 16 puis renforcé (si l'on peut dire) par 8 mitrailleuses de 13.2mm en quatre affûts doubles.

-8 mitrailleuses de 13.2mm Breda modèle 1931 en quatre affûts doubles. Ce mitrailleuse qui dispose d'un canon de 75.7 calibre tire des cartouches de 125° à une distance maximale effective de 2000m à raison de 500 coups par minute. L'affût double peut pointer en site de -11° à +85° et en azimut sur 360°. Chaque mitrailleuse dispose de 1500 cartouches.

Le Gorizia termina la guerre avec 20 canons de 37mm en dix affûts doubles et 14 canons de 20mm en six affûts doubles et deux simples.

Aviation : une catapulte encastrée dans la plage avant et deux hydravions. Parmi les modèles embarqués, on trouve le Piaggio P6bis, le Macchi M.41, le CANT 25ARS, le CMASA MF6 et enfin le IMAN Ro43 à partir de 1938.


Un hydravion IMAN Ro 43

Equipage : 830 officiers et marins

Sources

-Encyclopédie des armes éditions atlas tome 4 «Les croiseurs de la seconde guerre mondiale» P801-820

-Fiches collection navires de guerre aux éditions Atlas sur le Fiume

-Ressources internet diverses dont wikipedia, navweaps et regiamarine.net.

-Photos et surtout un précieux Pdf de l'ami Vautour.

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : PORTE-AVIONS CLASSE SORYU



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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Lun 28 Sep 2009, 13:56

merci
je suis toujours admiratif de la ligne des navires italiens de l entre deux guerre incroyablement elegants. Je suis surpris que les maquettiste ne s y interessent pas plus c est de foutrement beaux bateaux
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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Lun 28 Sep 2009, 13:58

Merci ardu. Si ils sont peu connus c'est peut être en raison d'un sort tragique. Ce qui est intéressant pour ces croiseurs c'est l'emplacement de la catapulte, encastrée dans la plage avant.

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Lun 28 Sep 2009, 15:56

Les Zara (tout comme l'Algérie) illustrent la prise de conscience par certaines Marines de l'importance de la protection par rapport à la vitesse.

Mais bon digèrer du 381 mm un croiseur lourd n'est pas vraiment fait pour...
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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Lun 28 Sep 2009, 17:44

Surtout vu la distance : 3500m. Je viens de regarder le site Navweaps et la capacité de pénétration d'un obus de 15 pouces. A 7980m, elle est de 406mm alors imaginer à 3500m affraid Non vraiment les italiens n'auraient eu aucune chance de s'en sortir. Cela me fait penser à la bataille de l'île de Savo.

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Lun 28 Sep 2009, 18:16

Merci pour l'article, il est top
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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Lun 28 Sep 2009, 18:54

Superbe article.

La fin du Pola démontre aussi que le haut commandement italien n'etait pas très pragmatique face aux capacités ennemies et la teneur même du conflit. D'ailleurs suite à ce carnage, l'Italie demandera la conversion de deux paquebots en porte-avions, qui même si ils ne prendront jamais la mer, avaient l'air plutôt réussis: l'Aquila et le Sparviero.
C'est aussi suite au carnage du Cap Matapan que le haut commandement demandera l'équipement des gros navires de radars. Le premier en service, sera sur une base allemande.


Une petite photo de ma maquette du Pola: c'est une des premières vraies maquettes que j'air réalisé, en 2006:

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Lun 28 Sep 2009, 19:04

Excellent article!
J'ignorai tout de cette catapulte dans le pont avant!
Ou était donc ranger les Hydravions? Est-ce sous le pont avant? y avait-il un ascenseur comme celui des portes avions?
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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Lun 28 Sep 2009, 19:12

vautour a écrit:
Excellent article!
J'ignorai tout de cette catapulte dans le pont avant!
Ou était donc ranger les Hydravions? Est-ce sous le pont avant? y avait-il un ascenseur comme celui des portes avions?

Apparemment il y avait un chti Ascenseur sous le pont avant, ainsi qu'une grue escamotable.
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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Lun 28 Sep 2009, 19:32

Eric a écrit:
vautour a écrit:
Excellent article!
J'ignorai tout de cette catapulte dans le pont avant!
Ou était donc ranger les Hydravions? Est-ce sous le pont avant? y avait-il un ascenseur comme celui des portes avions?

Apparemment il y avait un chti Ascenseur sous le pont avant, ainsi qu'une grue escamotable.

Pas de précision la dessus mais c'est un positionement assez étrange surtout si il faut ouvrir le feu alors que l'hydravion est en place.

L'Aquila et le Sparviero (J'ai prévu à moyen terme un article sur les projets avortés de porte-avions comme celui sur les cuirassés) auraient été peut être des bons navires. Avec les catapultes du Graf Zeppelin, cela aurait pu donner quelque chose de pas mal.

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Lun 28 Sep 2009, 21:56

compte tenu de l'éloignement de l'Italie et de la menace de la flotte britannique lancé à leurs trousses, les italiens auraient dû faire récupérer l'équipage par les destroyers et le saborder sur place.

Mais comme c'était un des fleurons de la flotte....

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Lun 28 Sep 2009, 22:56

C'est aussi le radar qui à joué un rôle décisif, les anglais savaient exactement où se trouvaient les italiens mais pas l'inverse

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Mar 29 Sep 2009, 20:26

clausewitz a écrit:
Eric a écrit:
vautour a écrit:
Excellent article!
J'ignorai tout de cette catapulte dans le pont avant!
Ou était donc ranger les Hydravions? Est-ce sous le pont avant? y avait-il un ascenseur comme celui des portes avions?

Apparemment il y avait un chti Ascenseur sous le pont avant, ainsi qu'une grue escamotable.

Pas de précision la dessus mais c'est un positionement assez étrange surtout si il faut ouvrir le feu alors que l'hydravion est en place.

L'Aquila et le Sparviero (J'ai prévu à moyen terme un article sur les projets avortés de porte-avions comme celui sur les cuirassés) auraient été peut être des bons navires. Avec les catapultes du Graf Zeppelin, cela aurait pu donner quelque chose de pas mal.

Au sujet, je vien de me rappeler que la Marine Français dans les années 30, avait envisager d'adopté une catapulte de ce genre sur un projet de croiseur anti-Panzerschiff.


17 500 tonnes, 8 canons de 305 mm, vitesse: 35 noeuds (ce projet sera abandonné et remplacer par celui des futures Dunkerque).
Edit: Source: The Hybrid Warship, de RD Layman et Stephen McLaughlin

La disposition de la catapulte et des grues me parait assez semblable au croiseur Italien (et il y a le "chti ascenseur" de Eric).
Par contre l'ensemble des installations aéronautique auraient été beaucoup plus balèze!
Visez moi le rail de transport des hydravions entre les catapultes de proue et de poupe, ainsi que les tourelle concentrer au centre du navire et disposer en diagonale, comme sur certain des cuirassé du 19ème siècle!


Dernière édition par vautour le Mar 29 Sep 2009, 21:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Mar 29 Sep 2009, 20:33

Merci pour ce schéma. Les architectes navals des fois je me demande si ils ne prennent pas des substances illicites Mr.Red

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Mar 29 Sep 2009, 21:53

Et encore !
A Savo l'Astoria eut quand même le temps de coller qq 203 mm sur le Chokai détruisant la chambre des cartes de l'amiral Mikawa cet aléa concourra à inciter l'Amiral Japonais au replis alors qu'il avait la route ouverte pour balayer les transports de l'amiral Turner
A Matapan rien de tout çà ...

Claus, le Duca degli Abruzzi n'était pas un Capitani Romani mais un Condottierre du groupe V

Les Zara disposaient d'un hangar pour deux avions sous la plage avant

Les Colleoni eux avaient un hangar intégré au château avant sous la passerelle
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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Mar 29 Sep 2009, 21:57

Merci pour cette précision pascal. Pour Savo, je parlais surtout de l'ampleur de la défaite : quatre croiseurs lourds coulés (les italiens n'en n'ont eu que trois Mr.Red )

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   Mar 29 Sep 2009, 21:59

Merci Pascal!
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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LOURDS CLASSE ZARA   

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