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 JAPON PORTE-AVIONS AKAGI

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pascal
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Lun 25 Avr 2011, 14:30

Pour donner un ordre d'idée une cellule de Spitfire était donnée pour 300 heures de vol. Je ne parle même pas du moteur car certaines version boostées des Merlin destinées au Spit V à ailes rognées étaient donnée par exemple pour 100 heures.

Une cellule de rafale Marine aujourd'hui c'est au moins 6000 heures

L'attrition en temps de paix était déjà élevée et une étude américaine dans les années 30 estimait que sur la durée de vie d'un PA le coût des renouvèlements de son groupe aérien serait équivalent au coût du navire lui même à sa construction.

De plus les évolutions dans le domaine aéronautiques sont telles dans les années 30 qu'un avion est obsolète quasiment dès son entrée en flottille ...

Dans ces conditions les séries sont limitées notamment chez les américains
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Mar 26 Avr 2011, 23:03

Takagi a écrit:
[…]Il y a plusieurs preuves que les avions étaient considérés (dans toutes les marines) comme du consommable. Ce n'est pas forcément par manque de fiabilité : les réparations coûtaient souvent plus cher qu'un avion neuf[…]
Dans les programmes d'armement, la Marine Impériale commandait généralement trois moteurs pour une cellule, parce que les moteurs étaient eux aussi du consommable.
L'US Navy et la Royal Navy faisaient de même, avec des dispositions différentes. Les "avions de réserve" n'étaient plus stockés à bord dès la fin des années 30. C'est pour les transporter que les Américains ont construit les premiers "porte-avions jeep" dès 1941 qui sont devenus, la guerre venue, les premiers porte-avions d'escorte ASM.
[…]Les deux cuirassés hybrides Ise et Hyuga, le porte-avions Shinano, […] devaient aussi transporter un certain nombre d' "avions de rechange" pour les porte-avions.[…]
pascal a écrit:
Pour donner un ordre d'idée une cellule de Spitfire était donnée pour 300 heures de vol. Je ne parle même pas du moteur car certaines version boostées des Merlin destinées au Spit V à ailes rognées étaient donnée par exemple pour 100 heures.
Une cellule de rafale Marine aujourd'hui c'est au moins 6000 heures […]
De plus les évolutions dans le domaine aéronautiques sont telles dans les années 30 qu'un avion est obsolète quasiment dès son entrée en flottille […]
Autres temps autres concepts. Qui expliquent parfaitement la logique du Shinano, base aérienne flottante pour les « réserves ».
Il est vrai que les objectifs (besoins) correspondaient aux circonstances, et mettaient en cohérence moyens (financiers) et techniques.
Inutile de prévoir des matériels trop coûteux (ni trop sophistiqué) et d’une longue durée de vie, sachant que le but était d’obtenir la victoire le plus vite possible.
C’est pourquoi, la production en grande série était préférable au durable, et pas seulement pour les avions, en effet. En raison de leur nombre, les LST et les Liberty Ships pouvaient ne servir qu’une fois. Consommables ?
Et pourtant la (bonne) qualité a tout de même été au rendez-vous : l’expérience a montré que ce qui avait été construit en masse (destroyers, DE, LST, dragueurs de mines…) était fiable et robuste, tout en étant (assez) bon marché. Évidemment l’effet de (très grandes) séries n’y est pas pour rien…
Et ça justifie parfaitement la logique de construire du « consommable » dont la durée de vie (menacée de toute façon par la désuétude et l’obsolescence rapides) n’était pas une priorité.
Il y a quelques années avait été publiée dans Proceedings (U.S. Naval Institute) une étude comparative entre les programmes navals de 1940-45 et ceux des années 1990.
Le résultat était sans appel (selon l’auteur) : les programmes de la Guerre ont été (relativement) peu onéreux (à l’unité) performants et endurants ; alors que ceux des années 1990 se trouvaient hors de prix, limités en nombre, et d’une fiabilité douteuse…
La question sous-jacente : pourquoi une évolution si défavorable ? Évidemment : la recherche de la sophistication et l’effet de série complètement neutralisé. Construire en quatre ans deux mille six cent (grands) bâtiments amphibies (et plus de quatre-vingt mille LCT/LCM/LCA/LCP…) quatre cents cinquante destroyers (et 563 DE), cent vingt six PA d’escorte, soixante quinze croiseurs (dont dix convertis en PA légers) dix bâtiments de ligne, vingt-cinq grands porte-avions de combat, (sans oublier les deux cent quatre-vingt-dix mille avions !) est une performance sans commune mesure avec l’objectif contemporain du super sophistiqué, tellement onéreux qu’on ne peut en produire qu’avec parcimonie et dans le but de l’amortir sur la durée…
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pascal
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Mer 27 Avr 2011, 08:03

Et encore ! les croiseurs légers de la classe Cleveland par exemple étaient certes d'une conception bancale (ils étaient très chargés dans les hauts et ne connurent pas de seconde vie après guerre) mais certaines de leurs caractéristiques techniques en faisaient à la fois de navires économiques mais aussi très modernes exemple leur cablage électrique dont le devis de poidxs était très inférieur à celui de leurs contemporains britanniques.

Pour les Liberty Ships la notion d'économique jouait un rôle stratégique. En 1941 les cargos avaient plus de valeur que leur cargaison, couler un cargo en charge dans l'Atlantique nord ou navigant sur lest devant Capetown était presque aussi important pour les Allemands, ils rognaient les capacités de transport stratégique de leurs ennemis.
Avec l'arrivée des Liberty c'est la cargaison qui devenait plus importante que le navire et les Allemands ne le comprirent pas. Pour diminuer des pertes devenues très sensibles dans l'Atlantique Nord il eurent tendance à redéployer une partie de leurs effectifs plus au sud à compter de 1943; mais couler un cargo sur lest ou chargé de sucre entre Le Cap et Freetown n'avait alors plus du tout la même incidence que deux ans auparavant.

Les chantiers navals de la côte Pacifique idée d'Henry Kaiser nés de rien au bord d'une plage ou dans une baie n'étaient que des centres d'assemblage d'éléments préfabriqués assemblés à la soudure.
3000 sites industriels répartis dans tous les USA fournissaient tôles et sous ensembles. Des villes champignons de 30 ou 40 000 personnes naissaient en quelques moins aux portes des chantiers. Des concours des défis étaient lancés entre les cales de lancement pour savoir qui construirait le plus vite.
Le CVE Casablanca fut construit en environ 270 jours le dernier de la série le Munda en 101 seulement, et 101 jours c'est équipé, armé livré à la Marine pour essais de réception...

Que pouvaient faire allemands et japonais contre çà ?
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