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 ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND

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clausewitz
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MessageSujet: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Dim 23 Aoû 2009, 21:15

CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND
(ALLEMAGNE)


Vue aérienne du cuirassé de poche Deutschland


Avant propos

La Kaiserliche Marine est née en 1871 en même temps que l'Allemagne unifiée. Pendant longtemps, la marine impériale allemande est restée modeste en raison d'une orientation politique imposée par Bismarck. Ce dernier était obsédé par la menace française et cherchait à la maintenir dans un état d'isolement.


Le chancelier Otto von Bismarck


Cette politique n'était pas du goût de Guillaume II, le nouveau empereur monté sur le trône en 1888 après le court règne (99 jours) de Frederic III. Ce dernier rêvait d'une politique mondiale (Weltpolitik) qui imposait une marine puissante pouvant rivaliser avec la marine britannique.


Par sa Weltpolitik _politique mondiale_ Guillaume II permis à la marine allemande d'être la 2ème au monde


Il fallut cependant attendre 1897 et la nomination du vice-amiral Alfred von Tirpitz comme secrétaire d'état à la Marine pour que la marine allemande devienne une imposante machine de guerre capable si ce n'est de vaincre la Royal Navy d'agiter les nuits des amiraux britanniques.

Le 10 avril 1898, une première loi navale fixa le format de la marine allemande en 1914 à un total de 19 cuirassés, 8 croiseurs cuirassés, 12 croiseurs lourds et 30 croiseurs légers à construire pour le 1er avril 1904. Dans ce total était intégré les navires existants mais si ce format permettait d'affronter la Russie ou la France, il était bien insuffisant pour affronter la Grande Bretagne.


Alfred von Tirpitz


Une deuxième loi navale est votée le 14 juin 1900 qui doubla quasiment le nombre de navires prévus avec 38 cuirassés, 20 croiseurs cuirassés et 38 croiseurs. Ce plan était important tellement important que le Reichstag réduisit le budget ce qui obligea Tirpitz à faire appel à l'emprunt pour financer un plan qui pourrait conduire à la construction de 45 ou 48 cuirassés.

Les anglais étaient tellement préoccupés par l'expansion de la marine allemande que le premier lord de l'amirauté John Fisher proposa de «Copenhaguiser» la flotte allemande (référence au bombardement de la capitale danoise par les anglais en 1801 et en 1807).


John Arbutnot Fisher


L'introduction du HMS Dreadnought en 1905 entraina aussitôt une réponse allemande avec la classe Nassau qui compris un total de 4 navires armés de 12 canons de 280mm en six tourelles doubles.


Ci-dessusLe Rheinland de classe Nassau _la première classe de Dreadnought allemand_ et ci-dessous la classe Helgoland


Une véritable course au cuirassé fût alors engagé entre l'Allemagne et l'Angleterre puisque les Nassau furent suivis par les quatre Helgoland qui furent armés de canons de 305mm tous comme les cinq successeurs de classe Kaiser et les quatre de classe König.


Ci-dessus la classe Kaiser et ci-dessous la classe König


La construction par les anglais des Queen Elisabeth poussa les allemands à construire de nouveaux navires mieux armés. Ce fût la classe Bayern armés de 8 canons de 380mm mais seuls les deux premiers baptisés Bayern et Baden entrèrent en service avant l'armistice de 1918, les deux derniers Würtemberg et Saschen ne furent jamais terminés et les coques furent démantelés pour respecter le traité de Versailles.


Le cuirassé Bayern, le plus puissant cuirassé de la Kaiserliche Marine


En dépit de plusieurs affrontements dont celui de la bataille du Jutland, la fameuse bataille décisive n'eut jamais lieu. La Kaiserliche Marine et sa force de ligne, la Hochseeflot était bien inférieure à la Home Fleet et aurait été incapable de défaire la marine britannique bien supérieure en nombre.

La défaite de 1918 entraina la fin de la Hochseeflot. Tous les navires modernes furent livrés aux alliés mais une grande partie termina dans les eaux noires de Scapa Flow (52 sur 74) le 21 juin 1919.

La Reichmarine officiellement créée le 31 mars 1921 ne peut conserver que des prédreadnought sans aucune valeur militaire comme la classe Braunschweig (Braunschweig, Elssas, Hessen Preussen et Lothrigen) armés de 4 canons de 280mm en deux tourelles doubles et 14 canons de 170mm et la classe Deutschland (Hannover Schlesien et Schleswig-Holstein) armés de 4 canons de 280mm et 14 canons de 170mm. Seulement six d'entre eux peuvent être armés simultanément.


Les Braunschweig (ci-dessus) et les Deutschland furent les seules classes de cuirassés conservées par la marine allemande

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Dim 23 Aoû 2009, 21:19

Genèse des Deutschland

Le Graf Spee en 1939 toujours équipé de l'étrave d'origine

Le traité de Versailles autorise la marine allemande à remplacer les navires âgés de plus de 20 ans par des navires de 10000 tonnes d'un calibre maximal de 280mm, le calibre dominant dans la marine allemande qui avait l'avantage pour les alliés de maintenir leur supériorité.

Dès le début, les allemands étudient le remplacement des prédreadnought dépassés. La Russie bolchévique ne possédant aucune flotte, les allemands craignent surtout un conflit contre la Pologne auquel la France apporterait son appui.

La Baltique ne nécessite pas de gros cuirassés et l'Allemagne devant défendre à tout prix son territoire et à empêcher une escadre française de forcer les belts danois, les ingénieurs allemands étudient des monitors et des cuirassés garde-côtes.

Par exemple, le projekt 2/10 donne naissance à un grand monitor de 10000 tonnes avec une ceinture cuirassée de 200mm, une vitesse de 22 noeuds et un armement composé de 4 pièces de 380mm en deux tourelles doubles, 5 pièces de 150mm et 2 pièces de 88mm. Ce projet n'aurait de toute façon pas vu le jour car il ne respectait pas le traité de Versailles.

Les allemands envisagent également une guerre au commerce qui donne naissance au projekt 1/10 qui donnait naissance à une croiseur de 10000 tonnes avec une ceinture cuirassée de 80mm, une vitesse de 32 noeuds, et un armement composé de 8 canons de 210mm en quatre tourelles doubles et 4 canons de 88mm.

En 1926, de nouveaux projets sont lancés pour remplacer les prédreadnought, totalement dépassés comme le projet A qui prévoit un cuirassé armés de 3 tourelles doubles de 305mm avec une blindage de 200mm et une vitesse de 21 noeuds, le projet A-II avec 4 canons de 380mm en deux tourelles doubles, un blindage porté à 250mm et une vitesse limitée à 18 noeuds ou le projet B ou 1/26 qui prévout 3 tourelles doubles de 305mm avec un blindage porté à 280mm et une vitesse de 18 noeuds ou sa variante B-II pouvant atteindre 21 noeuds avec un blindage de seulement 200mm.

Le 7 mars 1927, le chef du projet, l'ingénieur des constructions navales Paul Presse présente trois projets :

-Projet A : 4 canons de 280mm ceinture cuirassée de 250mm pour 18 noeuds
-Projet B : 6 canons de 305mm, une ceinture cuirassée de 200 à 250mm pour une vitesse de 18/21 noeuds
-Projet C : 6 canons de 280mm ceinture cuirassé de 100mm pour 26/27 noeuds.

C'est ce dernier projet qui est choisit en juin 1927 pour être construit sous le nom de Panzerschiff A dont le financement est loin d'être assuré.

Il est rejeté en décembre 1927 et il faut attendre juin 1929 pour que le financement soit voté en force.

Deux autres unités vont suivre, le Panzerschiff B financé au budget 1931/32 et baptisé Admiral Scheer et le Panzerschiff C financé au budget 1932/33 et baptisé Admiral Graf Spee.


Dessin du cuirassé de poche Deutschland

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Dim 23 Aoû 2009, 21:45

Historique

Le Deutschland

Le Deutschland en 1935

Le Deutschland est mis sur cale aux chantiers Deutsche Werke de Kiel le 5 février 1929 lancé le 19 mai 1931 en présence du président Hidenburg et de 60000 personnes et admis au service actif le 1er avril 1933.

Ce navire est à part. Ni croiseur lourd ni cuirassé, il reçut le surnom de «pocket battleship» ou cuirassé de poche. Avec ses canons de 280mm, il ne pouvait affronter des cuirassés classiques mais surclassaient les croiseurs lourds Washington armés de canons de 203mm. Sa propulsion diesel devant lui permettre un trait long rayon d'action parfait pour la guerre de course alors que le ravitaillement aurait été difficile.

C'est le troisième navire à porter ce nom depuis l'unification allemande. Le premier était une frégate cuirassée à réduit central de classe Kaiser, construite en 1872 en Angleterre. Entré en service en juillet 1875, elle servit jusqu'en 1906, servant ensuite de cible avant d'être envoyé à la démolition en 1908.

le second était un cuirassé type prédreadnought, le premier d'une classe qui allait compter au total cinq unités. Entré en service en août 1906, il participa à la bataille du Jutland avant d'être feraillé en 1922.


Lancement du Deutschland : notez la présence du président Hidenburg avec le casque à pointe

Jeunes années (1933-1939)

Le cuirassé Deutschland en 1937

Le tout nouveau cuirassé effectue sa première sortie officielle du 20 mai au 1er juin en mer de Norvège, faisant des escales à Balholmen (Norvège), aux îles Feroé avant de commémorer le 1er juin la bataille du Jutland. Le 22 juin, il participa à sa première revue navale au large de Kiel.

Déclaré pleinement opérationnel le 10 décembre 1933, il appareilla pour la Norvège le 10 avril 1934 avant d'effectuer des manoeuvres avec la flotte puis de réaliser une sortie dans l'Atlantique du 9 au 23 juin 1934.

Le 16 mars 1935, le Deutschland quitta une nouvelle fois l'Allemagne pour une croisière en Amerique Latine qui l'occupa jusqu'au 19 avril, date de son retour à Wilhemsaven.

La première expérience opérationnelle du Deutschland c'est bien entendu la guerre d'Espagne. Le 23 juillet, le cuirassé de poche était en manoeuvres au large d'Heligoland quand il fût rappelé d'urgence à Wilhemsaven où il embarqua des vivres et des munitions pour deux mois.

Trois jours plus tard, le 26 juillet, le cuirassé de poche Deutschland accompagnés des croiseurs légers Leipzig et Koln jette l'ancre à Saint Sebastian tandis que l'Admiral Scheer à gagné seul Malaga.

Le Deutschland doit porter une assistance humanitaire sur les ports de Bilbao, Santander, Gijon, El Ferrol et Vigo. C'est ainis que 26 navires marchands sont escortés et 9300 réfugiés dont 4550 allemands sont aidés par la Kriegsmarine. Le 1er août, les tourelles principales reçoivent des marques de nationalité rouge-blanche-noire tandis que l'artillerie secondaire et l'artillerie antiaérienne sont en permanence en état d'alerte.

Le 8 août 1936, le Deutschland retrouve son sister-ship à Valence et d'autres navires de la Kriegsmarine à savoir le croiseur léger Köln et les torpilleurs Luchs Leopard Möwe, Kondor Albatros et Seedler. Il fera une petite apparition à Barcelone le 9 août avant de regagner l'Allemagne le 24 et d'arriver à destination le 30 août 1936.

Il effectue une deuxième mission dans les eaux espagnoles à partir du 1er octobre 1936, opérant essentiellement en baie d'Alicante pour couvrir les cargos transportant les armes destinés aux nationalistes. A la mi-octobre, 15397 ressortissants dont 5539 allemands ont été évacués. Le Deutschland quitte l'Espagne le 14 novembre après avoir été relevé par le Graf Spee et arrive à Wilhemsaven le 21 novembre 1936.

Il repart pour l'Espagne le 31 janvier 1937 mais la mission est interrompue par des avaries causées par la météo et il doit être mis au sec à l'Arsenal de Wilhemsaven le 31 mars. Il repart pour l'Espagne le 10 mai et le 21 mai se trouve à Palma de Majorque en compagnie des torpilleurs Seedler et Albatros. Palma de Majorque est bombardée le 24 mai obligeant les navires allemands à gagner Ibiza.

Le 29 mai à 18h40, 25 minutes après l'arrivée des navires allemands, l'alerte est donnée, des navires républicains sont signalés au large. Au même moment, deux trimoteurs républicains larguent leurs bombes de 50kg à 1000m d'altitude.

Deux bombes touche le cuirassé. La première explose à proximité de la tourelle III tribord de 150mm. Des éclats atteignent le résrvoir à carburant aviation et immédiatement l'incendie se déclare, se propageant à l'hydravion et au mess des sous-officiers. La seconde traverse le pont supérieur au niveau du mat militaire et ravage le pont inférieur de la cheminée jusqu'aux soubassements de la tourelle Anton. De nombreuses soutes à munitions sont noyées par précaution.

Le bilan est lourd : 31 tués et 110 blessés dont 71 très graves. Le 30 mai, le Deutschland débarque à Gibraltar les 69 marins devant se faire hospitaliser et les corps des marins tués que les autorités britanniques propose d'inhumer le 1er juin mais à peine enterrés, les corps sont déterrés sur ordre d'Hitler pour être ramenés en Allemagne. Le cuirassé arrivera à Wilhemsaven le 15 juin et les 31 marins tués auront le droit à des funérailles militaires grandioses.

Cette attaque ne reste pas sans conséquences. L'Admiral Scheer reçoit l'ordre de bombarder Almeria et de couler le cuirassé Jaime 1er. Ce cuirassé n'était pas dans la rade mais la ville reçoit 91 coups de 280mm, 100 de 150mm et 48 de 88mm.

Les réparations du Deutschland ne durèrent pas plus de dix jours et le cuirassé reprit rapidement la mer pour exercices et manoeuvres.

Le 5 octobre 1937, le Deutschland appareille de Wilhemsaven pour l'Espagne toujours en proie à la guerre. Il fit ainsi escale au Ferrol, à Cadix, Tanger, Algerisas, Ceuta, Melilla puis les ports italiens de Gaète, Naples où l'équipage passe les fêtes de Noël avant d'autres relaches à Capri, Amalfi et Taormina.


De retour en Allemagne en février 1938, il est en carénage de février à juillet 1938 avant un nouveau déploiment entre Tanger et Gibraltar du 24 juillet au 15 août avant de regagner Kiel le 22 et d'assister au lancement du croiseur lourd (Schwere Kreuzer) Prinz Eugen. Il est de nouveau présent au large de l'Espagne (Galice) du 22 au 27 septembre avant d'effectuer des exercices avec des sous marins entre les Açores et les Canaries.

Ces exercices sont marqués par des visites de courtoisie à Santa Cruz de la Palma le 9 octobre, à Cadiz le 11, Tanger le 13 et Gibraltar le 15 octobre 1938. Cinq jours plus tard, il regagne l'Allemagne en compagnie du Graf Spee avant de participer début nomvembre à des exercices de tir.

Entre le 6 et le 26 février 1939, le cuirassé est présent en Espagne avant de regagner l'Allemagne pour participer le 23 mars à la reprise de Memel par l'Allemagne. Le 1er avril 1939, il assiste au lancement du cuirassé Tirpitz à Wilhemsaven.

Il passa ensuite l'été dans différentes manoeuvres destinées à préparer une guerre désormais inévitable.


Evolution d'avant guerre du Deutschland

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Dim 23 Aoû 2009, 21:54

Le Deutschland en guerre : une guerre de course peu fructueuse

Le Deutschland à la mer : la présence d'un Henkeil He 60 montre que la photo à été prise avant 1939

Au moment où éclate la seconde guerre mondiale, la Kriegsmarine est loin d'avoir atteint ses capacités maximales et comme le dira l'amiral Raeder, ses forces sont tous justes bonnes pour mourir dans l'honneur et préparer les bases d'une rennaissance (Mit Anstand zu sterben)

Le Deutschland appareilla d'Allemagne le 24 août pour mener une guerre au commerce mais son action fût bridée par une série de considérations politiques. Le cuirassé de poche naviguait au large du Groenland, se ravitaillant auprès du Westerwald.

Ce n'est que le 26 septembre 1939 que le Deutschland reçut toute liberté pour attaquer les navires isolés et les convois ennemis. Il se trouvait à cette époque toujours au large du Groenland à la hauteur de la pointe sud-ouest de l'Islande.

Son commandant gagna l'Atlantique, entre les Açores et les Bermudes pour pouvoir intercepter le trafic venant d'Amérique Centrale et du Panama. Il cherchait en particulier à mettre la main sur les pétroliers nécessaires à son propre ravitaillement.

Le 4 octobre pourtant, le Deutschland n'avait trouvé aucun navire car les navires de cette région avaient été détournés pour rejoindre les convois d'Halifax. Le lendemain pourtant, il réussit à détruire le cargo anglais Stonegate (5044 tonneaux).

Le 9 octobre 1939, il avait gagné une nouvelle zone d'opération au sud-est de Terre-Neuve et y captura le cargo américain City of Flint qu'il détourna sur l'Allemagne avec une équipe de prise. Le navire gagna Tromsoe en Norvège le 22 mais les autorités norvégiennes internèrent l'équipe de prise et renvoyèrent le cargo aux Etats Unis.

Le temps se dégradant, les arraisonements devenaient quasiment impossible. Le Deutschland du attendre le 14 octobre 1939 pour détruire le cargo norvégien Lorentz W. Hansen chargé de bois.

Le Deutschland se ravitailla du 26 au 31 octobre 1939 au Westerwald qui transféra du carburant mais aussi des vivres.

L'action du Deutschland allait être alors entravée par des considérations politiques. En effet, Hitler voulait à tout prix que le navire rentre en Allemagne pour changer de nom.
Il craignait par dessus tout, l'effet dévastateur d'une destruction du Deutschland par les alliés sur l'opinion publique allemande.

Le cuirassé de poche ne tarda pas à quitter la zone pour rentrer en Allemagne. Filant à grande vitesse, il franchit de jour le détroit du Danemark (entre l'Islande et le Groenland) le 8 novembre 1939, passa au large de l'île Jan Mayen le 10 et après avoir évité un bâtiment suspect le 14, fit sa jonction avec la 4ème flottille de destroyers, franchit les grands belts et s'amarra le 15 novembre dans le nouveau port allemand de Gotenhafen, l'ancien Gdynia.

Il prit alors le nom de Lützow qui devait être le nom du quatrième croiseur de classe Admiral Hipper qui venait d'être vendu à la marine soviétique inachevé. Comme de plus, les cuirassés de poche allaient être reclassés croiseurs lourds, ce changement de nom allaitsemer la confusion dans les rangs ennemis.

Il rend ainsi hommage à Ludwig Adolf Wilhelm von Lützow (1782-1834) général de l'armée prussienne. Intégrant l'armée prussienne en 1795, il participa à la désastreuse campagne de 1806 puis à celle de 1813 et de 1814. Avant le croiseur lourd et l'ancien cuirassé de poche, son nom avait été donné à un croiseur de bataille classe Derflinger mais en service en 1915 et sabordé après avoir été gravement endommagé à la bataille du Jutland le 1er juin 1916.


Ludwing Van Lutzow

Opération Weserubung : le Lutzow et la Norvège.

Au moment où est planifiée l'invasion du Danermark et de la Norvège pour finir une base de départ viable aux avions et sous marins allemands, le Lützow devait être engagé dans l'Atlantique, le commandement de la marine allemande espérant que l'invasion de la Norvège détournerait suffisament de forces britanniques et françaises pour lui permettre de percer dans l'Atlantique mais devant le peu de moyens disponibles et la présence de la Home Fleet à quelques centaines de miles de la Norvège, le Lützow fût finalement affecté à cette opération.

Il fût ainsi affecté au groupe 5 chargé d'une mission plus politique que militaire : la prise par surprise d'Oslo pour prendre le contrôle du gouvernement et de la famille royale et l'inciter à une collaboration.

Ce groupe se composait donc des croiseurs lourds Lützow et Blücher, du croiseur léger Emden, de trois torpilleurs et de la 1ère flottille de dragueurs de mines. Il embarqua le 6 avril 1940 à Swinemünde les éléments précurseurs des états majors du groupe XXI, de la Luftwafe et de la 163ème division d'infanterie avec deux bataillons d'infanterie et une compagnie d'artillerie de défense côtière soit un total de 1600 hommes dont la moitié sur le Blücher.

Le groupe 5 appareilla le 7 avril à partir de 5h. Le Kattegat fût franchit le 8 vers midi et les navires étaient en position le soir même. La surprise fût rapidement éventée et malgré ça, le Blücher s'engagea dans le fjord avant d'être détruit par les vieux canons de 280mm de la forteresse d'Oscaborg, cette destruction permis à la famille royale et au gouvernement norvégien de fuir la capitale et d'échapper à la capture.

Le Lützow n'était pas dans un meilleur temps, ayant encaissé trois coups de 280mm, son commandant décida de débarquer les troupes au nord et au sud de la capitale pour la prendre par la terre. Ce n'est que le 10 avril que les navires purent s'amarrer à Oslo. Deux jours plutôt, le sous marin britannique Trident avait lancé dix torpilles sur le Lützow sans aucun résultat.

Il eut moins de chance trois jours plus tard puisque le 11 au matin, le sous marin Spearfish le torpilla, provoquant des dégâts sérieux puisque ses deux hélices et son gouvernail furent arrachés et pour ne rien arranger, il reçut une bombe avant de réussir à regagner Kiel à la remorque.
Les dégâts étaient tels qu'ils allaient nécessiter une année de réparation.

Le 9 juillet 1940, huit Whitley du squadron 10 exécutèrent un raid sur le port de Kiel et le cuirassé de poche fût touché à tribord de la tourelle avant mais la bombe traversa deux ponts sans exploser.

Il ne fût ainsi remis en service que le 31 mars 1941.


Le Lutzow touché par le sous marin Spearfish

Le Lützow de retour..........enfin presque

Le 10 juin 1941, enfin réparé, le croiseur lourd quitta Kiel sous forte escorte (3 destroyers et 2 torpilleurs) pour gagner la Norvège mais cet appareillage n'échappa pas à Ultra et il fût suivit électroniquement à la trace.

Le 13 juin, un Bristol Beaufort du squadron 42 du Coastal Command le torpilla en mer du Nord. Le projectile toucha le navire en plein milieu innondant les compartiments machines et le navire du remettre le cap sur Kiel où débuta une très longue indisponibilité.

Réparé en 1942, il rallia la Norvège pour tenter d'attaquer les convois à destination de l'Union Soviétique mais lors d'une sortie le 3 juillet 1942 pour intercepter le convoi PQ17, le croiseur s'échoua en compagnie de trois destroyers.

Réparé, il avait regagner la Norvège pour se préparer à une campagne de guerre au commerce de 4 à 6 semaines en mer de Norvège.

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Dim 23 Aoû 2009, 22:04

La bataille de la mer des Barents (31 décembre 1942)

Représentation de la bataille de la mer des Barents

Le 22 décembre 1941, le convoi JW51B appareilla du Loch Ewe à destination de la péninsule de Kola en URSS. Ses 15 cargos transportaient 202 chars, 2046 véhicules, 87 chasseurs et 33 bombardiers en caisses, 11500 tonnes de carburant, 12650 tonnes de kérosène et 54000 tonnes de matériel divers. Son escorte se composait des destroyers Acates, Orwell, Oribi, Onslow, Obedient et Obdurate, des corvettes classe Flower Rhododendron et Hyderabad, le dragueurs de mines Bramble et les chalutiers armés Vizalma et Northern Gem. En plus de l'escorte rapprochée, du convoi, une couverture à distance était assuré par les croiseurs légers Sheffield et Jamaica et deux destroyers (Force R).

Face à ce déploiement, les allemands disposaient des croiseurs lourds Admiral Hipper et Lützow et des destroyers Friedrich Eckholdt, Richars Beitzen, Theodor Riedel, Z29, 230 et Z31, ces navires étaient basés dans l'Altafjord dans le nord de la Norvège.

Le convoi fût repéré le 25 décembre par le sous marin U-354 et de nouveau localisé le 30. Le même jour à 17h30, les navires allemands appareillèrent de l'Altafjord et le lendemain à 3heures, la formation allemande se sépara en deux pour prendre le convoi en tenaille.

Le groupe nord se composait du croiseur lourd Admiral Hipper et de 3 destroyers, passer derrière le convoi et se rabattre pour l'attaquer du nord tandis que le second groupe se composait du Lützow et de trois destroyers, faisait route au nord-nord est pour passer devant le convoi et revenir dessus en route inverse.

A 8.20 le 31 décembre, le destroyer Obdurate situé au sud du convoi repéra trois destroyer à l'ouest du convoi tandis que l'Onslow repérait l'Admiral Hipper dans la même direction et tenta de l'intercepter avec l'Orwell, l'Obedient et l'Obdurate alors que l'Achates tendait un écran de fumée pour protéger le convoi.

Le combat s'engagea vers 9h40 et le Onslow gravement endommagé après avoir simulé avec les autres destroyers un lancement de torpilles. La ruse fonctionna et le Hipper s'était retiré avant de revenir à la charge et de couler le dragueurs de mines Bramble. L'Achates sévèrement endommagé fût également coulé.

Les combats de l'escorte attira l'attention de la Force R qui en dépit du radar avait eu du mal à localiser les navires allemands. A 11h30, le Sheffield ouvrit le feu sur l'Admiral Hipper qui encaissa trois coups au but dont un dans la machine qui l'obligea à réduire sa vitesse à 27 noeuds. A 11h50, les destroyers Eckholft et Richard Beitzen prirent le Sheffield pour le Hipper et le premier fût coulé.

Au même moment, le Lützow approcha du convoi par l'est et tira sur le convoi en dépit de l'écran de fumée de l'Achates. Il retrouva ensuite l'Admiral Hipper ouvrirent le feu sur les deux croiseurs anglais mais les deux camps décidèrent de rompre le combat, craignant une attaque à la torpille des destroyers adverses. La Force R surveilla à distance la force allemande jusqu'à ce qu'elle soit sur qu'elle regagne bien sa base en Norvège.

Cet échec provoqua la colère d'Hitler et la chute de Raeder qui fût débarqué le 30 janvier 1943 et remplacé par Dönitz alors que les grands bâtiments jugés inefficaces devaient être désarmés.

Fin de carrière (1943-1945) : le Lützow dans la Baltique

Le Deutschland en Norvège en 1942

Le 8 février, le Grand Amiral Donitz présenta le plan de désarmement exigé par Hitler. Il effectua une distinction entre les unités à désarmer immédiatement (Gneisenau et Graf Zeppelin), celles nécessitant une remise en état longue (croiseur lourd Admiral Hipper, croiseurs légers Köln et Leipzig) celles considérés comme encore utiles en Norvège (cuirassé Tirpitz et croiseur de bataille Scharnhorst) et dont le désarmement devait être différé jusqu'à l'automne. Un groupe d'entrainement (Ausbildungverband der flotte) est également mis sur pied avec les croiseurs lourds Prinz Eugen, Admiral Scheer, Lützow et les croiseurs légers Nürnberg et Emden.

En dépit de son aversion pour les grands bâtiments, Hitler accepta de revenir sur sa décision de désarmement et le 23 mars 1943, un puissant groupe de combat était rassemblé dans l'Atlafjord, groupe de combat composé du Tirpitz, du Scharnhorst, du Lützow et de 8 destroyers.

Ce groupe en raison de problèmes mécaniques ne fût jamais engagé et le Lützow regagna Kiel le 23 septembre 1943, échappant de peu à deux attaques de la RAF.

Le 1er octobre 1943, le croiseur gagna Gotenhafen puis Libau pour une refonte, refonte sous les bombes mais en dépit des sévères bombardement dont celui du 9 octobre 1943 où 272 tonnes de bombes durent larguées sur le port, le croiseur en ressortit intact.

Les derniers mois de la Kriegsmarine allaient voir ses unités de surface se concentrer en Baltique pour tenter de stopper l'avance russe. Tous les navires disponibles furent ainsi utilisés pour des évacuations de civils, des transports de troupes et des missions d'appui feu.

Le 19 juin 1944, les croiseurs lourds Prinz Eugen, Lützow, Admiral Scheer et les contre-torpilleurs de la 6ème Zersostern Flottille sont regroupés pour former un groupe de combat qui prendra bientôt le nom de son commandant : le groupe Thiele. Le lendemain, le Lützow et le Prinz Eugen font une première apparition dans les eaux finnoises sans pour autant pénétrer dans le golfe de Finlande.

Le 8 juillet 1944 à lieu à Gotenhafen, la dernière revue navale de la Kriegsmarine à laquelle participe les croiseurs lourds Admiral Hipper, Lützow et Admiral Scheer et les croiseurs légers Köln, Leipzig, Nümberg et Emden.

Le 20 septembre, le Lützow participe avec le reste du «groupe Thiele» à la couverture du convoi chargé d'évacuer les 2000 soldats de l'armée de Laponie. La présence des gros bâtiments dissuade les batteries finlandaises d'intervenir.

Du 11 au 15 octobre 1944, le groupe Thiele avec le Prinz Eugen, le Lützow, 3 contre-torpilleurs et 4 torpilleurs intervient pour soutenir les troupes allemandes. Les grosses pièces de marine bombarde les soviétiques à 20km à l'intérieur des terres et permet à la Wehrmacht de réaliser un front défensif autour de Memel.

Le 18 novembre 1944, les torpilleurs T23 et T28 sont appelés à la rescousse pour stopper une offensive russe dans le secteur de Sworbe. Les deux navires sont rapidement menacés par des attaques aériennes et les tirs de contre-batterie soviétiques dirigés depuis un ballon captif.
Ils sont obligés d'appeler le groupe Thiele au secours. Ce dernier composé une nouvelle fois du Prinz Eugen et du Lützow arrive sur zone le 20 mais le lendemain, ils doivent se masquer dans un banc de brûme pour échapper à un raid aérien soviétique. A la hauteur de l'île suédoise de Gotland, le groupe est rejoint par le croiseur lourd Admiral Scheer qui arrive de Gotenhafen et sur leqeul Thiel fait transférer son pavillon.

Le 23 novembre 1944, l'aviation soviétique se déchaine en attaquant par vagues successives les unités de la Kriegsmarine au large de Sworbe. La présence très active des chasseurs de la Luftwafe permet aux unités du groupe Thiele de sortir indemne de cette journée.

Dans la nuit du 22 au 23 novembre, la Kriegsmarine réalise l'évacuation des troupes engagées dans la presqu'ile sous la protection de l'Admiral Scheer et du Lützow.

Le 21 janvier 1945, le Lützow est immobilisé par manque de mazout qui est en priorité accordé aux sous marins et aux navires de transport.

Le 8 février 1945, ayant finalement reçut du carburant et des munitions, le Lützow gagna la Prusse-Orientale pour assurer des missions d'appui et d'évacuation. Le 7 mars 1945, le Prinz Eugen, le prédreadnought Schlesien et le croiseur léger Leipzig (groupe Rogge) accompagnés par les Z31 et Z34 opèrent au profit des troupes allemandes de Gotenhafen avant d'être rejoints par le Lützow.

Le 22 mars 1945, portant la marque de l'amiral Thiele et escorté par le Z34, le Lützow gagna la région de Dantzig pour relever l'Admiral Scheer ce qui n'empêche pas la prise de la ville par les soviétiques deux jours plus tard.

Le 27 mars, le Lützow couvert par les torpilleurs T23 et T28 bombarde les positions soviétiques au sud-ouest de Dantzig et est attaqué sans succès par des avions soviétiques. Le 8 avril 1945, le Lützow gagne Swinemünde pour participer à la protection de la région de Stettin.

Le 13 avril, il subit une première attaque aérienne de la part de Lancaster mais un plafond bas, réduisit l'efficacité du bombardement. Le 15 avril, une autre attaque fût totalement infructueuse mais tout changea le 16 avril 1945.

Ce jour là, 18 Lancaster du squadron 617 (l'unité des «briseurs de barrage») dont 14 armés de Tallboy attaquèrent le port, escortés par des P51 Mustang des squadrons 442 et 611.

L'attaque eut lieu à l'aube et la déflagration dans l'eau d'un des projectilles causa une brèche longue de plus de 30m et le Lützow prit une gite de 56° sur tribord.

Deux autres bombes traversèrent les compartiments à proximité de la soute à munitions de 280mm mais n'explosèrent pas. Le croiseur se posa sur le fond ce qui lui évita un naufrage certain. Un Lancaster fût abattu.

En dépit des avaries, l'artillerie principale fût remise en service et le navire servit de batterie flottante jusqu'au 3 mai, tirant sur les unités de l'armée Rouge encerclant Swinemünde. A court de munitions, les allemands décidèrent de saborder le navire mais ce sabordage fût incomplet et les soviétiques purent le renflouer peut être dans l'espoir de le remettre en service.

Devant l'étendue des travaux nécessaires, l'épave fût utilisé pour des tests de résistance aux bombes de gros calibres. Des bombes de 250 et de 500kg furent disposés sur le navire et en août 1947 furent mises à feu, provoquant le naufrage du cuirassé au large de Rostock le 22 août 1947, l'épave reposant aujourd'hui à 113m de profondeur.

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Dim 23 Aoû 2009, 22:22

L'Admiral Scheer

Présentation

L'Admiral Scheer à la mer

L'Admiral Scheer est mis sur cale aux chantiers navals de Wilhelmshaven le 25 juin 1931 lancé le 1er avril 1933 et admis au service actif le 12 novembre 1934.

Il porte de l'Amiral Reinhard Scheer (1863-1928. Entré dans la marine allemande en 1879 comme cadet, il va gravir tous les échelons de la Kaiserliche Marine. Protégé de l'amiral Tirpitz, il travailla à ses côtés à la formidable expansion de la marine allemande voulue par Guillaume II dans le cadre de la Weltpolitik voulue par ce dernier.

En décembre 1914, il devint le commandant du 3rd Battle Squadron composés des cuirassés allemands les plus modernes. En janvier 1916, il prend la tête de la Hochseeflot qu'il mena le 30 mai 1916 à la bataille du Jutland qui fût le dernier affrontement entre la Home Fleet et la Hochseeflot. En dépit de sa position, l'amiral Scheer devint un fervent partisan de la guerre sous marine.

Le 11 août 1918, il devint commandant en chef de la Kaiserliche Marine et le 30 octobre ordonna à la Hochseeflot d'appareiller pour l'attaque de la dernière chance. Dans son plan, les croiseurs de bataille devaient bombarder l'estuaire de la Tamise et les cuirassés les Flandres pour provoquer la bataille décisive attendue depuis 1916 par les deux camps. Ce plan ne fût jamais mis en oeuvre, les marins s'étant mutinés à l'annonce de cet appareillage.

Retraité en novembre 1918, il publia en 1920 ses mémoires en anglais et accepta en 1928 une rencontre avec son vieil adversaire du Jutland, l'amiral Jellicoe mais il mourut avant que la rencontre ait pu se réaliser.
Le cuirassé de poche qui porte son nom à d'ailleurs pour marraine, sa propre fille Marianne.


L'Amiral Scheer, dernier commandant en chef de la Kaiserliche Marine

Jeunes années (1934-1939)

L'Admiral Scheer avec une fausse lame d'étrave peinte à l'avant

Sa première opérationnelle est son intervention dans une Espagne déchirée par une guerre qui n'aura bientôt de civile que le nom. L'Admiral Scheer participe ainsi avec le Deutschland à l'évacuation des ressortissants allemands et étrangers tout en protégeant les cargos transportant armes et matériel à destination des troupes nationalistes tout en pistant les navires soviétiques ravitaillant les républicains.

Le 31 mai 1937, en représaille à l'attaque aérienne qui avait endommagé le Deutschland le 29 mai, l'Admiral Scheer bombarda la ville d'Alméria, tirant 91 coups de 280mm, 100 de 150mm et 48 de 88mm.

A la fin de son dernier déploiement en Espagne en juin 1938, il s'était rendu à huit reprises dans cette région pour soutenir les nationalistes du général Franco, la non-intervention n'étant qu'une sinistre farce.

En avril 1938, il se rendit à Gaete près de Naples pour servir de bureau de votes aux clercs allemands et autrichiens du collège Santa Maria dell'Anima pour qu'ils puissent voter pour le référendum destiné à valider l'Anschluss. Si les autrichiens et les allemands approuvèrent largement, le vote à bord du cuirassé donna plus de 90% de votes négatifs. Cet évenement fût connu sous le nom de «honte de Gaete»

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Dim 23 Aoû 2009, 22:31

L'Admiral Scheer dans la Seconde Guerre Mondiale (1) : une guerre de course fructueuse.

Contrairement à ses deux sister-ship envoyés dans l'Atlantique, l'Admiral Scheer resta en Baltique et aurait du être engagé dans les opérations contre la Pologne mais l'absence de nouvelles des sous marins polonais dissuada l'Etat Major de la Kriegsmarine d'engager un navire aussi précieux alors que ses moyens ASM étaient des plus limités.
Le 4 septembre 1939, la rade de Schillig (Wilhelmshaven) fût attaquée par des Wellington et des Blenheim de la RAF. L'Admiral Scheer reçut trois ou quatre bombes lancées par des Blenheim à très basse altitude ce qui explique pourquoi elles n'explosèrent pas. Le navire resta en réparations jusqu'au 10 octobre 1939.

l'Admiral Scheer appareilla le 27 octobre 1940 pour sa première mission de guerre de course. Sa première cible fût le convoi HX-841 venant d'Halifax. L'hydravion du croiseur lourd le localisa le 5 novembre 1940 et aucune escorte n'ayant été repéré, l'Admiral Scheer se rapprocha avant de tomber sur le croiseur auxiliaire Jervis Bay (capitaine Edward Fergen), la seule protection du convoi.


Le croiseur auxiliaire Jervis Bay

A cette époque, le manque de destroyers d'escorte faisaient que les convois ne recevaient d'escorte que trois jours avant leur arrivée en Grande Bretagne. Le combat était sans espoir mais l'Armed Merchant Cruiser défendit chérement sa peau et avant de couler avec son bâtiment, le capitaine de vaisseau Fegen qui reçut la Victoria Cross à titre posthume ordonna la dispersion du convoi. Cette attaque eut le mérite de changer la politique de l'Amirauté qui désormais faisait escorter les plus importants convois par un cuirassé ou un croiseur de bataille.

L'Admiral Scheer coula 6 bâtiments du convoi : le SS Mopan (5389 tonneaux) le SS Maidan (7908 tonneaux) le SS Trewellard (5201 tonneaux) le SS Kenbane Head (5225 tonneaux), le SS Beaverford (10142 tonneaux) et le SS Fresno City (4995 tonneaux) tout battant pavillon britannique soit un total de 38720 tonneaux sans parler de trois autres endommagés mais il avait sérieusement entamé ses soutes (1/3 des obus de 280mm et 1/3 des obus de 150 et de 105mm). Cette attaque interrompit les convois jusqu'au 17 novembre 1940 le temps que des mesures de protection adéquates soient prises.


L'opération de l'Admiral Scheer

Le 12 novembre 1940 à 100 nautiques au sud de l'attaque, le croiseur lourd retrouva les pétroliers Nordmark et Eurofeld ainsi que le croiseur auxiliaire Thor. Le 20 novembre, l'Admiral Scheer gagna les Antilles dans l'espoir d'intercepter un des nombreux pétroliers, coulant le SS Port Hobart de 7448 tonneaux le 24 novembre avant de gagner les îles du Cap Vert. Après avoir coulé le SS Tribesman, le croiseur lourd regagna l'ouest pour échapper à la traque lancée par la Royal Navy qui avait notament déployé les porte-avions Formidable et Hermès.

Le 6 décembre 1940, il reçut l'ordre d'opérer avec le Thor sur la route Le Cap-Freetown. Ravitaillé par le Nordmartk le 14 décembre et y transféra les prisonniers en attendant une prise permettant de les renvoyer en Allemagne.

Le 18 décembre, il captura le bâtiment frigorifique Duquesa (8652 tonneaux) chargé de viande et d'oeufs frais. Ce navire servit de base de ravitaillement mobile jusqu'en février 1915 (nom de code : Andalusia).

Dans la nuit du 18 au 19 janvier 1941, il captura le pétrolier norvégien Sandefjord (8063 tonneaux) et l'envoya au Nordmark. Le 21 janvier, il coula les cargos Barneveld (néerlandais) de 5597 tonneaux et Stanpark de 5503 tonneaux battant pavillon britannique.

Le 7 février 1941, l'Admiral Scheer gagna l'Océan Indien pour attaquer la navigation entre Le Cap et l'Australie. En dépit d'un cyclone, il retrouva le 14 février le croiseur auxiliaire Atlantis, son ravitailleur, le Tannenfels et ses prises. Il ravitailla en vivre l'Atlantis et se ravitailla en combustible sur le Ketty Brövig.

Laissant la zone située à l'ouest des Seychelles à l'Atlantis, l'Admiral Scheer opéra à l'ouvert nord du canal de Mozambique tout en revisant ses moteurs. Le 20 février 1941, il captura le pétrolier British Advocate (6994 tonneaux) qu'il renvoya à un point de ravitaillement convenu avec l'Atlantis.

Il coula ensuite le cargo grec Grigorios C. (2546 tonneaux) le 20 suivi le lendemain des cargos SS Canadian Cruiser et Rantau Pajang, le premier de 6992 tonneaux battant pavillon britannique et le second de 2542 tonneaux battant pavillon néerlandais.

Ce dernier navire coulé, le croiseur lourd repéra un hydravion ennemi. C'était l'hydravion du croiseur léger Glasgow, un élément d'un puissant groupe de chasse composé du porte-avions léger Hermès, des croiseurs lourds Canberra, Australia, Shropshire et de 3 croiseurs légers.

Le capitaine de vaisseau Krancke qui venait de couler 150000 tonneaux décida de regagner l'Atlantique et le point de ravitaillement Andalusia. Il doubla le Cap de Bonne Esperance le 2 mars et jusqu'au 6, le croiseur effectua une révision de ses moteurs et un grattage de sa coque.

Arrivé à destination le 8 mars 1941, il se ravitaille auprès du Nordmark, du Ermland et du Alsterufer qui lui apportait des munitions et un avion de rechange.

Le 16 mars, il retrouva le Kormoran et le U-124 qui apportait le quartz nécessaire à la réparation de son radar. Il entama ensuite dans la nuit le transit retour. Il franchit le détroit du Danemark le 27 mars en profitant du mauvais temps avant d'arriver à Grimstadfjord près de Bergen le 30 mars puis de repartir pour Kiel sous bonne escorte, arrivant à destination le 1er avril 1941.

Il avait effectué une croisière de 161 jours sans incident, parcourant 110175 nautiques, coulant 16 bâtiments pour un total officiel de 110175 tonneaux sans parler des deux pétroliers capturés.

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Dim 23 Aoû 2009, 22:40

L'Admiral Scheer en guerre (2) : Norvège et Baltique

L'Admiral Scheer à la mer, les tubes lance-torpilles sont particulièrement visibles

Une fois remis en état après sa longue campagne, le croiseur lourd gagna la Norvège, devenue la principale base pour les grandes unités de surface de la Kriegsmarine. Basé à Oslo, il fût victime les 5 et 8 septembre 1941 d'un bombardement de la part de B17 du Coastal Command ce qui poussa le haut commandement allemand à le rapatrier à Swinemünde.
Une fois réparé, il rejoint la norvège le 20 février 1942 en compagnie du Prinz Eugen.

Le 3 juillet 1942, le Scheer et le Lützow quittent le fjord de Narvik pour intercepter le convoi PQ17 à destination de l'Union Soviétique dans le cadre de l'opération Rosselsprung (bond du destrier).

Cette opération était particulièrement ambitieuse puisqu'il prévoyait l'engagement de l'Admiral Scheer, du Lützow, de l'Admiral Hipper et du Tirpitz. Les deux premiers étant chargés de l'attaque du convoi proprement dit tandis que les deux derniers devaient éliminer la force de couverture ennemie.

Le PQ17 composé de 40 bâtiments avait appareillé le 26 juin 1942 de Reykjavik avec 20 bâtiments d'escorte. La QP13 composé de 36 bâtiments escortés par 16 navires de guerre avait appareillé d'Arkhangelsk et de Mourmansk le même jour tandis que la Home Fleet était à la mer entre l'Islande et l'Ile aux Ours. Le 1er juillet, deux sous marins localisèrent le convoi.

Le 2 juillet appareilla de Trondheim pour Narvik le Kampfgruppe I (cuirassé Tirpitz croiseur lourd Admiral Hipper 4 destroyers et 2 torpilleurs) et le Kampfgruppe II (croiseurs lourds Admiral Scheer et Lützow et 6 destroyers) appareilla le lendemain de Narvik. La concentration des forces connus quelques mécomptes : le Lützow et 3 destroyers se mirent au sec et ne purent continuer.

Le 5 juillet 1942 à 12h, l'ordre fût donné et à 17h, les forces ennemies de couverture (2 cuirassés et 8 destroyers) localisées. La division opération aurait souhaité continuer mais à 21H30, l'amiral Raeder donna l'ordre d'arrêter l'opération. C'est alors que du côté allié, on ordonna la dispersion du convoi, offrant une proie rêvée aux sous marins : 13 navires marchands sur 47 réussirent à atteindre Moursmansk. Le QP13 était à peine mieux loti avec la perte d'un dragueur et de 5 bâtiments dans un champ de mines anglais, la météo étant responsable de ce fatal égarement.

En août 1942, l'Admiral Scheer fût engagé dans l'Océan Artic pour lutter contre des convois et surtout imposer la présence allemande dans cette région soviétique. Il bombarda ainsi le station météorologique du Cap Zhelaniya le 25 août, coulant le brise-glace armé Aleksandr Sibiryakov. Après une campagne peu reluisante, le croiseur lourd rentra à Narvik. Le 20 novembre 1942, le croiseur lourd regagna l'Allemagne.

Le 8 février 1943, le Grand Amiral Donitz présenta le plan de désarmement exigé par Hitler. Il effectua une distinction entre les unités à désarmer immédiatement (Gneisenau et Graf Zeppelin), celles nécessitant une remise en état longue (croiseur lourd Admiral Hipper, croiseurs légers Köln et Leipzig) celles considérés comme encore utiles en Norvège (cuirassé Tirpitz et croiseur de bataille Scharnhorst) et dont le désarmement devait être différé jusqu'à l'automne. Un groupe d'entrainement (Ausbildungverband der flotte) est également mis sur pied avec les croiseurs lourds Prinz Eugen, Admiral Scheer, Lützow et les croiseurs légers Nürnberg et Emden.

Le 20 septembre, le Lützow participe avec le reste du «groupe Thiele» à la couverture du convoi chargé d'évacuer les 2000 soldats de l'armée de Laponie. La présence des gros bâtiments dissuade les batteries finlandaises d'intervenir.

Le 18 novembre 1944, les torpilleurs T23 et T28 sont appelés à la rescousse pour stopper une offensive russe dans le secteur de Sworbe. Les deux navires sont rapidement menacés par des attaques aériennes et les tirs de contre-batterie soviétiques dirigés depuis un ballon captif.
Ils sont obligés d'appeler le groupe Thiele au secours. Ce dernier composé une nouvelle fois du Prinz Eugen et du Lützow arrive sur zone le 20 mais le lendemain, ils doivent se masquer dans un banc de brûme pour échapper à un raid aérien soviétique. A la hauteur de l'île suédoise de Gotland, le groupe est rejoint par le croiseur lourd Admiral Scheer qui arrive de Gotenhafen et sur leqeul Thiel fait transférer son pavillon.

Le 23 novembre 1944, l'aviation soviétique se déchaine en attaquant par vagues successives les unités de la Kriegsmarine au large de Sworbe. La présence très active des chasseurs de la Luftwafe permet aux unités du groupe Thiele de sortir indemne de cette journée.

Dans la nuit du 22 au 23 novembre, la Kriegsmarine réalise l'évacuation des troupes engagées dans la presqu'ile sous la protection de l'Admiral Scheer et du Lützow.

Le 21 janvier 1945, l'Admiral Scheer tout comme le Lützow est immobilisé par manque de mazout qui est en priorité accordé aux sous marins et aux navires de transport.

Au début du mois de février, l'Admiral Scheer accompagné par les torpilleurs T23 T35 et T36 assurent la couverture des troupes allemandes en train de se replier de la Samland.

Le 9 février, l'Admiral Scheer escorté par les torpilleurs T23 T28 et T33 intervient contre les chars soviétiques attaquent les petites villes de Tolkemit et de Frauenbourg1 sur la côte du Haff. Il intervient de nouveau le 18 février en compagnie des destroyers Z38, Z43 et des torpilleurs T28 et T35.

Le 22 mars 1945, portant la marque de l'amiral Thiele et escorté par le Z34, le Lützow gagna la région de Dantzig pour relever l'Admiral Scheer qui est renvoyé sur Kiel en raison de l'usure des tubes de son artillerie principale ce qui n'empêche pas la prise de la ville par les soviétiques deux jours plus tard.

Virtuellement hors de combat, l'Admiral Scheer est mis au bassin à Kiel. C'est là qu'il est surpris le 9 avril 1945 par 300 Lancaster de la RAF armés de bombes Tallboy. Le croiseur lourd en encaissa plusieurs et chavira au bassin. La majorité de l'équipage ayant été débarqué, il n'y eu que 32 morts. Après guerre, l'épave du Scheer fût remorqué et enseveli avec des gravats pour former un nouveau quai.


Deux photos de l'épave de l'Admiral Scheer à Kiel


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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Dim 23 Aoû 2009, 22:49

L'Admiral Graf Spee

Présentation

Le Graf Spee prend contact avec son élément

Le cuirassé de poche Admiral Graf Spee est mis sur cale aux chantiers navals de Wilhelmshaven le 1er octobre 1932 lancé le 30 juin 1934 avec pour marraine Graffin Huberta Von Spee, la fille du célèbre amiral et admis au service actif le 6 janvier 1936.

C'est le deuxième navire à porter le nom du Vice-Amiral Maxiliam Von Spee, le premier était un croiseur de bataille de classe Mackensen mis sur cale aux chantiers navals Schichau de Dantzig en novembre 1915 lancé en septembre 1917 mais dont l'achèvement fût annulé à cause de l'Armistice.


Maximilian Von Spee

Maximilan Graf Von Spee (1861-1914) est entré dans la Kaiserliche Marine en 1878 à l'âge de 17 ans. Ayant effectué l'essentiel de sa carrière en Afrique et dans des bureaux, il devint contre-amiral en 1910 avant d'être nommé à la tête de l'escadron asiatique de la marine allemande en 1912 avec le grade de vice-amiral.
Au déclenchement de la guerre, il reçu l'ordre d'attaquer et de détruire la navigation alliée mais conscient du rapport de force défavorable, il décida de mener cette mission tout en préservant ses chances de rentrer en Allemagne après avoir traversé le Pacifique, franchit le Cap Horn et remonter l'Atlantique.
Le 1er novembre 1914 lors de la bataille de Coronel, il écrasa les forces de l'amiral Cradock composée de navires anciens et armés par des équipages peu entrainés. Relâchant à Valparaiso, il eut cette phrase d'une morbide lucidité à un ressortissant allemand lui tendait un bouquet de fleurs «gardez le pour ma tombe» tant il connaissait la volonté britannique de ne pas laisser cet affront impuni.

Le 8 décembre 1914, les navires allemands étaient au large de Port Stanley (Falklands) pour tenter de charbonner mais arrivés à l'entrée du port, ils virent deux croiseurs de bataille modernes, les HMS Inflexible et HMS Invincible accompagnés par les croiseurs Carnarvon, Cornwall, Kent, Bristol et Glasgow. Le combat fût à sens unique, les croiseurs cuirassés Scharnhorst et Gneisenau furent coulés tout comme les croiseurs légers Nürnberg et Leipzig entrainant 2200 marins allemands sont Spee et ses deux fils, le premier Graff Otto (1890-1914) à bord du Nürnberg et le second Graf Heinrich (1893-1914) à bord du Gneisenau. Seul le croiseur Dresden s'en tira. Réfugié sur l'île San Juan Fernandez, le navire fût sabordé et l'équipage interné au Chili.

Carrière opérationnelle (1936-1939)

Le Graf Spee en mer Baltique avant guerre

La carrière de l'Admiral Graf Spee fût particulièrement courte puisqu'entre son admission au service actif et sa destruction, il se passa exactement 47 mois et 11 jours, même pas quatre. C'est pourtant le cuirassé de poche le plus connu de sa classe.
De 1936 à 1938, il servit de navire amiral de la Kriegsmarine, représentant l'Allemagne à la revue navale de Spithead du 15 au 22 mai 1937, revue navale en l'honneur du nouveau roi d'Angleterre George VI. Il participa aussi à plusieurs déploiements au large de l'Espagne. Le 1er novembre 1938, le capitaine Hans Langsdorff prit le commandement du cuirassé sans savoir qu'il serait le dernier. C'était un officier expérimenté qui était entré dans la Kaiserliche Marine en 1912 et qui avait participé à la bataille du Jutland en 1916.

Le 21 août 1939, le Graf Spee appareilla de Wilhelmshaven pour mener une guerre de course contre la navigation alliée. Précédé par le pétrolier Altmark, il ne reçu l'ordre d'attaquer toute navigation alliée que le 26 septembre 1939.

Il gagna le Brésil pour attaquer la navigation au large du Brésil. Le 30 septembre, il répéra un vapeur et le fit intercepter par son hydravion. Il s'agissait du vapeur Clement battant pavillon britannique qui allait transmis sa position fût détruit : le commandant et le chef mécanicien furent fait prisonniers et les autres furent laissés à la mer, le Kapitan zur See Langsdorff signalant la position des embarcations de sauvetage à la station de Pernambouc.


La Campagne du Graf Spee

Des problèmes de climatisation des soutes à poudre et munitions plus l'alerte donnée par le Clement obligea Langsdorff à gagner la région du Cap.
En dépit des problèmes de transmission et des mesures de déception du cuirassé de poche et du pétrolier, l'Amirauté britannique et la marine française décida de constituer huit puissants groupe de chasse :
-Groupe F (Amerique du Nord et Indes Occidentales port : Halifax) croiseurs lourds Berwick et York
-Groupe G : (Côte sud-est de l'Amérique/Atlantique Sud) croiseurs lourds Exeter Cumberland bientôt rejoint par les croiseurs légers Ajax et Achilles
-Groupe H : (Cap de Bonne Esperance) croiseurs lourds Sussex et Shropshire
-Groupe I : (Ceylan ) croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire, porte-avions Eagle
-Groupe K : (Pernambouc) porte-avions Ark Royal croiseur de bataille Renown
-Groupe L (Atlantique depuis Brest) croiseur de bataille Dunkerque, porte-avions Béarn et 3 croiseurs légers
-Groupe M (Dakar) 2 croiseurs français
-Groupe N (Indes Occidentales) croiseur de bataille Strasbourg porte-avions Hermes

Des grands bâtiments furent en outre envoyés à Halifax dans l'Atlantique sud et l'Océan Indien pour renforcer l'escorte des convois.

Le 5 octobre, arborant un pavillon français, il put s'approcher sans être identifié à 1800m du cargo Newton Beach venant du Cap en direction du Freetown. Revenu tardivement de son erreur, le commandant du cargo émit malgré l'interdiction notifiée un signal de détresse, l'équipe de prise parvint à monter à bord et à s'emparer même du livre de code, ce qui lui permit par la suite de semer la confusion dans le camp adverse par l'émission de faux messages de détresse.

Le message du Newton Beach fût intercepté par un cargo qui le retransmit. Le croiseur Cumberland le reçut, mais convaincu que le message avait été également reçu par le commandant en chef Sud-Atlantique, il ne crut pas devoir rompre le silence radio pour le retransmettre.

Continuant sa route avec sa prise, le Graf Spee s'empara le 7 octobre en usant de la même ruse et avant même cette fois qu'il ait pu donner l'alerte, du cargo anglais Ashlea qu'il coula. Le 10 octobre ce fut le tour du cargo anglais Huntsman.

Le 14 octobre 1939, Langsdorff fit transférer sur l'Altmark ses prisonniers. Il effectua également quelques réparations notament sur son appareil propulsif ce qui l'olbigea à marcher à vitesse réduite sur une seule ligne d'arbre.

Il regagna ensuite l'Atlantique, coulant au large de Saint Hélène le cargo Trévanion qui envoya un appel de détresse correctement envoyé à Freetown mais déjà le cuirassé de poche avait regagné l'est.

Le 28 octobre 1939, il retrouva l'Altmark à l'ouest du Cap de Bonne Esperance avant de gagner la région de Madagascar d'abord la ligne de communication entre Australie Le Cap puis le Canal de Mozambique, coulant au large de Lourenço Marques, le pétrolier britannique Africa Shell.
Regagnant l'Atlantique le 23 novembre, il retrouva le 26 novembre son ravitailleur lui permettant d'achever ses opérations de maintenance qui allaient durer une semaine (23-30 novembre).

Le 2 décembre 1939, le Graf Spee arraisonna un cargo armé, le Doric Star qu'il coula avant de mettre le cap vers le sud ouest pour couler un nouveau navire, le Tairoa le 3 décembre.

Le 6 décembre 1939, le Graf Spee retrouva l'Altmark lui transférant 144 prisonniers avant de reprendre sa mission, coulant le Streonshalh avant de gagner une zone jugée fructueuse : La Plata.

Dans cette zone se trouvait la force G du commodore Harwood composée des croiseurs lourds Cumberland et Exeter ainsi que les croiseurs légers Ajax et Achilles, ce dernier appartenait à la New Zealand Division de la Royal Navy, l'ancètre directe de la Royal New Zealand Navy née en 1941.

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Dim 23 Aoû 2009, 23:18

La fin tragique du Graf Spee : la bataille de La Plata (13 décembre 1939) et ses suites.

Carte de la bataille

Le 13 décembre, l'Admiral Spee repéra la force du commodore Harwood réduit à l'Exeter, à l'Achilles et au Leander soit un total de 6 canons de 203mm et 16 canons de 152mm. Si l'Exeter fût correctement comme croiseur lourd, Lansdorff identifia les deux croiseurs légers comme des croiseurs et que cette force protégeait un convoi ce qui semblait être une cible abordable. L'absence d'hydravion à bord du cuirassé de poche ne permit pas à Langsdorff de corriger cette erreur.

Quand il se rendit qu'il avait à faire à trois croiseurs, il fonça à 24 noeuds pour faire à ses trois adversaires qui se positionnèrent, l'Exeter mit cap nord ouest et les deux croiseurs légers au nord-est pour obliger le cuirassé de poche à diviser son tir.


Vue tribord du cuirassé de poche avec sa tourelle factice

Le Graf Spee fût le premier à ouvrir le feu 17325m sur l'Exeter avec toute son artillerie principale à 6.18. L'Exeter riposta à 6.20 suivit par l'Achille à 6.21 et l'Ajax à 6.23. Les deux premières salves encadrèrent l'Exeter et la troisième à 6.23 toucha au milieu du navire, détruisant les tubes lance-torpilles, la salle de communications, les cheminées, les projecteurs et le Walrus qui allait être catapulté pour régler le tir du croiseur.

A 6.26, l'Exeter encaissa un nouveau direct contre sa tourelle B la mettant hors service. Les fragments balayèrent le pont tuant tout le personnel à l'exception du capitaine et deux officiers. Le système de communication interne étant également hors service, les communications reposèrent sur des messagers.

L'Ajax et l'Achilles se rapprochèrent à 12225m et obligèrent le cuirassé allemand à diviser son feu et à utiliser également ses canons de 150mm. A 6.32, l'Exeter tira deux torpilles de ses tubes tribord mais les deux projectiles manquèrent leur cible suiv de ses tubes babord à 6.38 sans aure résultat que de recevoir deux coups directs de 280mm, l'un sur la tourelle A et le second contre la coque. A ce moment là, le croiseur lourd était sévèrement endommagé avec sa seule tourelle Y encore en état de tirer, une gite de 7° et de nombreux incendies et voies d'eau. Il n'était cependant pas une victime consentante, toucha le Graf Spee avec un obus de 203mm qui pénétra deux ponts avant d'exploser au niveau des cheminées, détruisant la cheminée avant et réduisant sa puissance et surtout sa précieuse réserve de carburant. Ce n'est que 60 ans plus tard que l'on su que le navire était condamné avant même le piège de Montevideo.

A 6.36, l'Admiral Graf Spee mit cap à l'est, se plaçant entre l'Ajax et l'Achilles avant de mettre cap au nord ouest et emettant un nuage de fumée. A 6.50, l'Exeter affichait une gite importante à tribord, prennant de l'eau par l'avant mais pouvait toujours filer à vitesse maximale et tirant avec son unique tourelle de 8 pouces encore opérationnelle.

Quarante minutes plus tard, un coup à toucher de 280mm provoqua un court circuit de la tourelle, obligeant le commandant du navire à rompre le combat. Le Graf Spee aurait pu achever le croiseur lourd mais il était agécé par le tir des deux croiseurs légers.

A 6.56, l'Ajax et l'Achilles tourna à tribordet concentrèrent leurs 16 canons de 152mm sur le cuirassé de poche, obligeant le Graf Spee à manoeuvrer tout en essayant de se dissimuler derrière un écran de fumée. A 7.10, les deux croiseurs légers réduisirent la distance à 13000m même si ils ne pouvaient plus utiliser que leurs deux tourelles avant.

A 7.16, le Graf Spee changea de cap pour tenter d'achever le croiseur lourd mais des tirs de l'Ajax et de l'Achilles forcèrent le Graf Spee à de nouveau diviser son feu à 7.20. A 7.24, l'Ajax abattit à tribord et lança ses torpilles à 7000m obligeant le Graf Spee à manoeuvrer sous un écran de fumée.

A 7.25, l'Ajax fût touché par un obus de 280mm qui mit hors service sa tourelle X et endommagea sa tourelle Y. Un quart d'heure plus tard, à 7.40, l'Ajax et l'Achilles étaient au bord de la panne scène, obligeant les britanniques à changer de tactiques. L'Ajax fût de nouveau touché par un obus de 280mm qui détruisit son mat et provoquèrent quelques blessures tandis que le cuirassé continua sa route au sud-ouest.

La bataille se transforma maintenant en poursuite. A 9.15, l'Ajax récupéra son avion et à 9.46, l'Amirauté informant le commodore Harwood que le Cumberland allait renforcer le dispositif même si il était encore à 5000km du Rio de la Plata. A 10.05, l'Achilles ayant surestimé la vitesse se trouva à portée de tir des canons allemands, le cuirassé tirant deux ou trois salves avec sa tourelle avant. L'Achilles se cacha derrière un écran de fumée et ce jeu du chat de la souris continua jusqu'à 19.15 quand le Graf Spee ouvrit le feu sur l'Ajax qui du se cacher derrière un écran de fumée.

Le Graf Spee se réfugia à Montevideo, capitale de l'Uruguay encore neutre, mouillant à 1.00 du matin le 14 décembre. L'Uruguay bien que neutre était plus favorable aux alliés qu'à l'Axe ne montra guère d'empressement à aider le cuirassé. Si le Graf Spee avait choisit le port de Mar del Plata dans une Argentine favorable à l'Allemagne, la situation aurait pu être tourné d'une autre façon.


L'agonie du Graf Spee

A Montevideo, la 13ème convention de la Hague joua à plein. Les Article 2 et 14 autorisèrent les navires de guerre à rester dans un port neutre pour 24h le temps de réparer les avaries. Langsdorff demanda à l'Uruguay deux semaines pour réparer alors que la diplomatie britannique faisait pression sur Montevideo pour obtenir le départ immédiat du cuirassé tout en précipitant le départ des navires marchands anglais et britanniques pour que le délai de 24h stipulé par l'Article 16 se passe le plus vite possible.

En même temps, les britanniques montèrent une formidable opération d'intoxication pour faire croire à la présence au large de l'Uruguay du porte-avions Ark Royal et du croiseur de bataille Renown alors qu'il n'y avait que le Cumberland armé de 8 canons de 203mm en quatre tourelles qui arriva à 22.00 le 14 décembre après un transit à grande vitesse de près de 36 hours. D'autres navires était en route : la force H mais aussi les croiseurs lourds Shropshire, Dorsetshire et le croiseur léger Neptune qui ne seraient là que le 19 décembre 1939.

Le Graf spee avait de plus utilisé deux tiers de ses obus de 280mm, ne conservant suffisament de munitions que 20 minutes de tir à cadence soutenu mais suffisant pour forcer le passage et tenter de regagner l'Allemagne.

Le Kapitän zur See Langsdorff choisit de saborder son navire de le Rio de la Plata le 17 décembre, estimant inconscient de risquer un combat qui semblait perdu d'avance. L'équipage de l'Admiral Graf Spee gagna Buenos Aires après le sabordage. Le capitaine du Graf Spee se suicida le 19 décembre sur le pavillon du navire, une façon symbolique de couler avec son navire.

Le Käpitain zur see fût enterré en Argentine avec tous les honneurs militaites en présence de nombreux oficciers britanniques. Les 36 morts du cuirassé enterrés dans le «Cementerio del Norte» de Montevideo.


Le Kapitan zur see Langsdorff

Les prisonniers des navires marchands avaient été transportés à bord de l'Altmark qui fût capturé le 16 février 1940 par le destroyer HMS Cossack dans les eaux norvégiennes. Les rares encore à bord du cuirassé furent libérés à leur arrivée à Montevideo.
Le 22 décembre 1939, plus de 1000 marins de l'Admiral Graf Spee furent internés à Buenos Aires, certains finissant par s'installer en Argentine. Les trois marins tués à bord de l'Achilles furent enterrés au British Cemetery de Montevideo alors que les morts de l'Exeter furent imergés en haure mer.

Postérité

Sabordé en haut peu profonde, une grande partie des superstructures du navires dépassaient de la surface mais peu à peu, il ne reste plus qu'une partie des superstructures en dehors. Les premières opérations de récupération furent menés par les services secrets britanniques qui récupérèrent le radar Seetakt. En février 1940, des marins du croiseur léger américain USS Helena montèrent à bord. En 1997, un affût double de 150mm fût récupéré et restauré pour être exposé à l'extérieur du Musée maritime national de Montevideo.

En février 2004, le gouvernement uruguayen et des entreprise privée commencèrent le relevage de l'épave du cuirassé menaçant la navigation. Il faudra plusieurs années pour retirer de l'eau toute l'épave. Les véterans allemands du cuirassé sont particulièrement choqués, considérant qu'il s'agit du viol d'une tombe de guerre.

En 1956, un film retraça cette bataille, Pursuit of the Graf Spee connu en anglais sous le nom de Battle of the River Plate dans lequel c'est le HMIS Delhi qui jouait le rôle de l'Achilles.

Chaque été, des passionés rejouent cette bataille en modèles réduit à Peasholm Park à Scarborough.

Après la guerre, une ville nouvelle à été construite en Ontario et baptisée Ajax. Elle reçut des rues baptisés du nom des membres d'équipage des croiseurs de l'amiral Harwood. Une rue fût également baptisé du nom de Langsdorff ce qui provoqua quelques polémiques dissipé par son promoteur avec une photo où le commandant du Graf Spee salue la mémoire de ses hommes tombés au combat en faisant le salut militaire et non le salut nazi.

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Dim 23 Aoû 2009, 23:33

Caractéristiques Techniques

Les Deutschland avant (ci-dessus) et à la fin de la guerre (ci-dessous)


Le Deutschland est un navire particulièrement novateur. Sa coque soudée à 90% est 15% plus légère qu'une coque de même taille construite par rivetage. Ses moteurs diesels sont bien plus souples d'utilisation qu'une turbine à vapeur normal et lui confère une grande autonomie adaptée à la guerre de course.

Déplacement : officiel 10600 tonnes standard 12630 tonnes pleine charge 14290 tonnes

Dimensions :
La coque soudée à 90% est divisée en 16 compartiments étanches. Elle fait à l'origine 186m de long hors tout et 181.70m à la flottaison mais suite à la refonte de 1940/41 au cours de laquelle, le Lützow et l'Admiral Scheer rçurent une étrave «Atlantique» (Atlantikbug) portant leur longueur à 187.90m. La largeur est de 20.69m et le tirant d'eau est de 5.81m à l'avant de 7.25m à l'arrière.

Propulsion :

Le service machine se compose de huit moteurs diesels MAN à double action M9Z42/58 dévellopant chacun 6563ch soit une puissance totale de 53004ch. Quatre moteurs sont accouplés à un réducteur donnant une puissance pratique de 48390ch et entrainant deux lignes d'arbres munies d'hélices
La production électrique est assurée par huit diesels générateurs Linke-Hoffman Busch répartis en quatre salles dévellopant 2160 kW en 220 volts

Performances :

Avec 3347 tonnes de mazout en soute, le Deutschland peut parcourir 18650 miles nautiques à 15 noeuds et7149 à 26 noeuds. La vitesse maximale est de 26 noeuds mais en de rares occasions, il atteindra quasiment les 28 noeuds.

Protection

Ceinture cuirassée de 80mm dans la partie haute et de 50mm dans la partie basse.
Pont blindé supérieur blindé à 18mm pont principal blindé entre 30 et 45mm.
Blockaus principal blindé à 140mm pour les faces et 50mm pour le toit
Blockaus arrière protégé par 60mm de blindage sur les côtés et 20mm pour le toit

Armement :

Tourelle Anton du Graf Spee

-6 canons de 280mm SK C/28 en deux tourelles triples . Ce canon de 52 calibres tire des obus de 300kg à une distance maximale de 36475 (+40°) à raison de 2 coups par minute, l'espérance de vie du tube étant de 340 coups à charge de combat.

La tourelle triple DrH LC/28 pèse 600 tonnes en ordre de combat et peut pointer en site de -10° à +40° à raison de 8° par seconde et en azimut sur 150° à raison de 6° par seconde sachant que le chargement se fait à +2°. La dotation globale en munitions est de 720 obus soit 120 obus par canon.

-8 canons de 150mm SK C/28 en huit affûts simples installés latteralement. Ce canon de 55 calibres tire des obus de 45kg à une distance maximale de 22000m (site : +35°) à raison de 10 coups par minute, l'espérance de vie du tube étant de 1100 coups.

L'affût simple MPL35 pèse 24 tonnes en ordre de combat et peut pointer en site de -10° à +35° à raison de 8° par seconde et en azimut sur 360° à raison de 9° par seconde. La dotation en munitions est de 150 obus par tube soit un total de 1200 obus.


Affûts doubles de 150mm tribord du Graf Spee

LA DCA lourde à évolué avec le temps. A l'origine les Deutschland possédaient 3 canons de 88mm puis 6 canons de 88mm en trois affûts doubles de 1935 à 1939 puis à partir de cette date, le Lützow et l'Admiral Scheer reçoivent trois affûts doubles de 105mm.

-3 canons de 88mm C/13 de 45 calibres tirant des obus de 9kg à une distance maximale de 9100m à raison de 10 coups par minute. L'affût simple comme l'affût double peut pointer en site de -10° à +70° et en azimut sur 360°

-6 canons de 88mm SK C/32 de 76 calibres tirant des obus de 15kg à 17200m en tir surface et de 12400m en tir antiaérien à raison de 15 coups par minute sachant que chaque tube à une durée de vie de 3200 coups. L'affût double C/31 pointe en site de -10° à +80° et en azimut sur 360°.

-6 canons de 105mm SK/C33 en trois affûts doubles (deux latéraux et un arrière). Ce canon de 65 calibres tire des obus de 26kg à une distance maximale de 17700m en tir antisurface et de 12500 en tir antiaérien à raison de 18 coups par minute sachant que le tube à une durée de vie de 2950 coups.

L'affût double LC/31 pèse en ordre de combat 27 tonnes en ordre de combat et peut pointer en site de -8° à +80°à raison de 10° par seconde et en azimut sur 360° à raison de 8° par seconde. La dotation globale en munitions est de 2400 à 3000 obus


Affût double de 105mm

-8 canons de 37mm SK/C30 en quatre affûts doubles. Ce canon de 83 calibres tire des projectiles de 0.7kg (1.2kg avec la douille) à une distance maximale de 8500m pour un plafond de 6500m à raison de 160 coups par minute (80 dans la pratique). L'élévation varie de -10° à +80° en site et sur 360° en azimut. La dotation globale en munitions est de 8 à 24000 projectiles.

-8 canons de 20mm MG C/30 en huit affûts simples. Ce canon de 65 calibres tire des projectiles de 134 grammes (320 grammes avec la douille) à une distance maximale de 4900m en tir antisurface et de 3700m en tir antiaérien. La dotation en munitions est de 25000 coups au total.

A la fin de la guerre, l'armement antiaérien des deux navires survivants sera composé de 10 canons de 20mm et de 28 canons de 40mm Bofors pour le Scheer et de 6 canons de 40mm et 28 de 20mm en affûts quadruples pour le Lützow. Le canon de 40mm Bofors tire des obus de 955 grammes ayant une portée de 7000m.

-Deux plate-formes quadruples lance-torpilles de 533mm installés à la poupe. La torpille G7a T1 pèse 1528kg en ordre de combat avec une charge militaire de 300kg. Sa portée varie en fonction de la vitesse : 6000m à 44 noeuds, 8000m à 40 noeuds et 14000m à 30 noeuds.

Installations aviation
Une catapulte installé entre la cheminée et le bloc passerelle pour deux Heinkel He60 puis deux Arado Ar 196.


Ci-dessus le Heinkel He 60 (ici au dessus du croiseur léger Köln) qui équipa les cuirassés de poche jusqu'en 1939. Il fût remplacé par l'Arado Ar 196 (ici à bord du croiseur lourd Admiral Hipper)


Equipage :
Temps de paix : 33 officiers et 586 sous officiers et marins
A partir de 1935 : 30 officiers et entre 921 et 1040 sous officiers et marins
Navire amiral : 43 officiers et entre 980 et 1099 officiers et marins

Sources

-François-Emmanuel Brézet : Histoire de la marine allemande 1939-1945
-Encyclopédie des armes éditions Atlas tome 4 «Les croiseurs de la seconde guerre mondiale» P801-820
-Navires et histoire Hors Série 3 «La Kriegsmarine en 1939»
-Navires et histoire n°31 et 32 sur le cuirassé de poche Deutschland
-Navires et histoire n°27,28 et 29 sur la guerre en Baltique 1944/45
-Ressources internet diverses comme NavWeaps, Wilkipedia, Maritimequest et les photos de l'ami Vautour .

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : PORTE-AVIONS AKAGI


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MessageSujet: iblesse   Lun 24 Aoû 2009, 21:15

Pour en revenir à ce que nous disions sur le fil des Farragut il me semble important de revenir sur la notion de guerre de course et des conditions dans lesquelles elle put se dérouler un temps durant la WWII.

Un navire de guerre allemand engagé dans la guerre de course ne devait en aucun cas être en contact avec une force ennemie sans parler d'être endommagé et ce d'autant plus qu'il agissait très loin de chez lui.
Limité en autonomie quand ce n'était pas par ses turbines (et là les diesels des Deutschland étaient un atout) le corsaire militaire allemand était à la merci d'une torpille de destroyer ou d'un obus de 203 dans une rue de chauffe.
Alors certes le Spee donnait 28 noeuds (mais durant combien de temps et à quel prix en combustible ???) certes il avait du 280 mais au final à chaque engagement lui et ses deux congénères durent se résoudre à fuir devant plus petit qu'eux ...

L'exemple typique fut celui des Scharnhorst et Gneisenau qui durant leur croisière atlantique renoncèrent à attaquer un convoi à la seule vue du mât tripode d'un vieux cuirassé classe R dépourvu de radar... sans parler du combat de 1940 contre le Renown.

Les seules actions poussées au bout furent le fait des navires basés en Norvège et cela couta aux allemands le Scharnhorst sans parler de la piteuse aventure du JW 51 B.

Les Deutchland étaient des navires politiques conçus et réalisés à la fois comme des pieds de nez au Diktat de Versailles et comme un moyen "médiatique" ou de propagande pour asseoir un pouvoir fondé sur le renouveau par la force...
Il faut bien admettre que les Dunkerque construits comme une réponse à ces navires ne furent guère plus réussis.

Sur le papier les cuirassés de poche avaient des qualités mais au final face à l'ennemi ils furent toujours en situation de faiblesse car la force de la Navy était de savoir placer ses pions et adapter ses tactiques.

Et puis face à des hommes comme Burnett, Sherbrook voir Harwood il fallait plus que des amiraux tenaillés par la peur de subir des avaries.

Les uns et les autres n'avaient pas les mêmes contraintes d'engagement.
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Lun 24 Aoû 2009, 21:47

Excellente article sur une classe de croiseur, particulièrement atypique!thumleft
Je serait bien tanter de les concidérer comme des croiseurs de bataille "près-Dreadnougt"!
Ce que je trouve un peut ironique, c'est que ces navires, conçu pour la guerre de course, auraient eux toute les qualité pour être d'excellent escorteurs de convois, grace à leur armement puissant et très diversifier, leur très grande autonomie, la souplesse de leurs dièsel (par rapporte aux machine à vapeur).
Quand leurs gros point faible (la vitesse), il n'aurait guère été génant dans ce genre de mission!Wink

@Pascal: entièrement d'accord avec toi, pour ce qui est des Dunkerque.
Je concidère même, que ce fut probablement l'une des pire gabegie de l'histoire de la marine Française!
Surdimentionner pour la lutte contre les cuirassé de poche, tout en étant trop faiblement armée et blindé, par rapport aux autre croiseur de bataille (n'oubliont pas, que les Scharnhorst auraient du, à l'origine être armée avec des canons de 380mm)
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Lun 24 Aoû 2009, 22:29

Le problème de la guerre de course pratiquée par les allemands tenait en deux mots
convois

solitude

Les convois escortés leurs étaient interdits et après les tragédies du Jervis Bay et du Rawalpindi les anglais déléguèrent vers les convois de vrais navires de guerre qui jouèrent parfaitement leur rôle.
La disparition assez rapide des cargos isolés et le maillage britannique des voies de communication maritimes firent le reste. La croisière du Scheer le destin du Spee du Scharnhorst de l'Atlantis du Kormoran et de celui (je ne me souviens plus de son nom) qui se fit couler par le Liberty Ship Stephen Hopkins montrent bien que dans l'Atlantique et l'Indien les croiseurs anglais étaient partout... Et même le grec Georgios Averroff !!!

La solitude les corsaires ne bénéficiaienr d'aucun point d'appui outre mer en dehors du Japon. Peu à peu les ravitailleurs furent éliminés et avec eux finalement la guerre de course lointaine.

Pour tirer son épingle du jeu un Spee aurait dû pouvoir travailler à une semaine de mer d'un arsenal ce qui ne fut pas le cas sauf en Norvège...

Enfin que furent les pertes dues aux raiders dans l'Indien ou l'Atlantique Sud en comparaison du flux logistique essentiel: celui de l'Atlantique Nord qui leur était interdit dès 41
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Lun 24 Aoû 2009, 22:48

C'est le Stier qui fut coulé par le Liberty Stephen Hopkins.

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Mar 25 Aoû 2009, 21:39

En tout cas encore un très bon article du père Claus
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Mar 25 Aoû 2009, 21:42

Merci Eagle Eye mais c'est toi le plus vieux de nous deux lol! lol!

J'annonce déjà que je posterai l'article sur l'Akagi jeudi

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Mar 25 Aoû 2009, 21:52

Arf, merci de me rappeler mon age canonique lol!

Personnellement je pense que des U-Boat supplémentaires auraient été plus utiles et plus efficaces que tout les navires de surface de la Kriegsmarine (Bismarck, Scharnorst et autres Deutschland). Il me semble qu'au début de la guerre l'Allemagne a moins d'une centaine de U-Boat en service. Si ils avaient été deux ou trois cent, le ravitaillement de l'Angleterre aurait été sérieusement mis en péril.
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Mar 25 Aoû 2009, 22:10

Au 1er septembre 1939, la Kriegsmarine possédait 57 sous marins en service avec des équipages entrainés. C'est vrai que plus de sous marins auraient fait la différence mais il faut se rappeler que la marine allemande comptait sur une guerre en 1948 où au plutôt en 1944/45 et à l'époque, les cuirassés type H auraient été sur le point d'être en service tout comme les croiseurs de bataille type O et P.

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Mar 25 Aoû 2009, 22:14

Sur les 57 la moitié sont des type II inaptes à la guerre océaniques

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Mar 25 Aoû 2009, 22:37

LE BRETON a écrit:
Sur les 57 la moitié sont des type II inaptes à la guerre océaniques
les type II dit les "pirogues"!!! Very Happy Very Happy
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Mer 26 Aoû 2009, 12:37

Le plan Z (réarmement de la kriegsmarine) devait aboutir en 1945 à:
- 4 porte-avions
- 6 cuirassés classe H
- 3 croiseurs de bataille classe O
- 12 croiseurs-cuirassés classe P
- 2 croiseurs lourds (Hipper et Lutzow)
- 6 croiseurs légers classe M
- 6 gros destroyers

En face (France et Angleterre) on aurait eu à mon avis:
- 2 cuirassés Richelieu
- 2 cuirassés Richelieu modifiés (Clémenceau et Gascogne)
- 2 croiseurs de bataille Dunkerque
- 2 porte-avions classe Joffre
- 5 cuirassés classe Queen Elizabeth
- 5 cuirassés classe Revenge
- 2 cuirassés classe Nelson
- 5 cuirassés classe King George V
- 1 croiseur de bataille classe Hood
- 2 croiseurs de bataille classe Repulse
- 5 ou 6 porte-avions
- peut être quelques cuirassés classe Lion

Ce qui fait en gros 21 cuirassés, 5 croiseurs de bataille et 7 ou 8 porte-avions, et je ne compte pas les croiseurs et destroyers. Bref, une confortable supériorité pour les alliés, même si le plan Z avait abouti. A mon avis les allemands auraient mieux fait de miser à fond sur les sous-marins (300 U-Boat Type VII lachés sur les convois alliés auraient causés bien plus de dégats que quelques cuirassés et croiseurs de bataille coincés dans leurs bases ou vite débusqués et coulés par la flotte alliée).
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Mer 26 Aoû 2009, 16:51

Ces quelques cuirassés et croiseurs ont tout de même mobilisés par leur seule existence d'importants moyens britanniques, qui, sans ça, auraient eux aussi pu être utilisés ailleurs.
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MessageSujet: it   Mer 26 Aoû 2009, 18:16

@Eagle_Eye Je suis entièrement d'accord avec ton analyse, car bien que les navires de surface de Kriegmarine ont causé pas mal de tourment à la Royal Navy, il n'ont jamais réellement mis en cause la survie du Royaume Unit, alors qu'il en a été effectivement tout autre avec les U-Boat!
Avec 300 U-Boat disponible en 39-40, l'Allemagne aurait contraint à coup sur l'Angleterre à signé la paix.
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pascal
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CUIRASSES DE POCHE CLASSE DEUTSCHLAND   Mer 26 Aoû 2009, 18:36

Oui mai ce n'était pas le cas et dès mars 1941 les américains Roosevelt et Morgenthau en tête jettent tout leur poids dans la bataille en offrant sur un plateau grâce au Lend Lease le potentiel industriel américain "à tout état dont la sécurité s'avère essentielle à la sécurité des états unis"

Roosevelt en 1940 à son troisième mandat prenant un républicain comme ministre de la marine (Franck Knox) se montrant à cet effet un fin politique

En clair avant même Pearl Harbour la messe est en train de se dire
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