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 GRUMMAN F4F WILDCAT

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clausewitz
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MessageSujet: GRUMMAN F4F WILDCAT   Sam 18 Juil 2009, 10:20

GRUMMAN F4F WILDCAT
(ETATS UNIS)


Un F4F-3 en vol. Le rond rouge de la cocarde va être rapidement supprimé pour éviter les méprises dans la fièvre du combat

Avant-propos


Le 5 décembre 1929, une poignée d'ingénieurs fondèrent la Grumman Aicraft Engineering Corporation du nom du meneur, Leroy Grumman. Lui et ses quatre compères (Edmund War Poor, William Schwendler, Jake Swirbull et Clint Towl) étaient ingénieurs de la Loening Aircraft Engineering Corporation qui décidèrent de rester à New York quand la compagnie rachetée par Keystone fût déménagée en Pennsylvanie.



Leroy Grumman


La petite société qui travailla d'abord dans un simple garage dans la ville de Baldwin (Long Island) obtint son premier contrat pour la Navy en fabriquant des flotteurs d'hydravions. Rapidement la société se dévellopa et due par conséquent changer à plusieurs reprises de site quittant ainsi Baldwin pour Valley Stream (comté de Nassau toujours à Long Island) puis Farmingdale (comté de Nassau toujours à Long Island) et enfin à Bethpage (comté de Nassau toujours à Long Island).

En 1933, l'US Navy mis en service, le Grumman FF (qui reçut le délicat surnom de «fifi»), un petit chasseur biplace biplan au capot moteur renflé en raison du choix par la société Grumman de moteurs radiaux. Ce chasseur resta en service jusqu'en 1936 moins par sa mauvaise qualité qu'en raison de l'évolution rapide des technologies aéronautiques.


Le Grumman FF, premier chasseur fourni par la firme à l'US Navy, le premier d'une très longue série qui allait mener jusqu'au légendaire F14 (envoyé par Vautour)


Il fût remplacé par une autre création de la firme, le Grumman F2F, toujours biplan mais cette fois monoplace. 55 exemplaires sont produits suivis par une variante, le Grumman F3F produits à 147 exemplaires. Comme le F2F, ils furent retirés des unités de première ligne en 1941 avant Pearl Harbor et ne participèrent donc pas à la seconde guerre mondiale.


"Fifi" fût suivi par deux autres chasseurs, le F2F ci-dessus et le F3F ci-dessous


Genèse du Wildcat


En 1935, la marine américaine souhaite renouveler son parc de chasseurs. Plusieurs constructeurs proposent leurs produits qu'il s'agisse de la firme Seversky qui propose une version navalisée de son P35 (l'ancètre du P47), Curtiss propose une version navalisée du P36 (connu en France sous le nom de H75 Hawk), Brewster propose son XF2A-1 et Grumman son XF4F-1.



Ci-dessus plan trois vues du XF4F-1 dont est originaire le Wildcat et ci-dessous, le challenger victorieux du XF4F-1, le Brewster Buffalo


Les trois premiers sont des monoplans mais le prototype de Grumman est un biplan ce qui peut sembler un anachronisme à une époque où le monoplan s'impose. Il faut cependant se rappeler que le XF4F-1 est contemporain du Gloster Gladiator (en service en 1937 mais premier vol en 1934) et du Fiat CR-32 (premier vol en 1933).

Ce choix du biplan peut s'expliquer par les conditions particulières d'appontage et de catapultage sur un porte-avions. Un biplan à la surface allaire plus importante à une vitesse d'approche plus faible ce qui facilite la tache du pilote.

Le XF4F-1 (désignation constructeur Grumman G-16) effectue son premier vol le 2 septembre 1937. C'est une version réduite du F3F mais dôté d'un moteur plus puissant ce qui permet des performances en vol plus importantes.

Son principal challenger est le Brewster XF2A-1, un monoplan d'une configuration plus moderne et qui semble avoir la préférence de la Navy. Cette dernière qui doute de la capacité de la firme Brewster à produire en masse son prototype demande à Grumman une version monoplan de son prototype pour se couvrir en cas d'échec du prototype Brewster qui vole pour la première fois le 2 décembre 1937.


Le XF4F-2


le XF4F-2 bientôt modifié en XF4F-3 effectue son premier vol le 12 février 1939 et 78 appareils sont commandés en août 1939. Le premier appareil de serie vole en février 1940. Les commandes à l'export ne tardent pas puisque la France passe commande de 81 Grumman G36A, une version adaptée du F4F-3 qui effectue son premier vol le 11 mai 1940. Bien entendu, aucun appareil de ce type ne volera sous les couleurs françaises en raison des événements de juin 1940 et les appareils produits seront retrocédés aux Britanniques qui avaient déjà commandé 100 appareils semblables baptisés Grumman G36B bientôt baptisés Martlet.

L'US Navy accepta l'appareil en février 1941 et peu avant Pearl Harbor, l'appareil reçut le surnom de «Wildcat» sans que l'on sache si cette désignation fût impulsée par la Navy si il s'agissait d'un surnom officieux donné par les pilotes et officialisé par les autorités.


Le G36A aurait du équiper l'aéronavale française mais les événements de juin 1940 ne le permirent pas

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MessageSujet: Re: GRUMMAN F4F WILDCAT   Sam 18 Juil 2009, 10:29

Carrière opérationelle

US Navy et US Marines Corps

des Grumman F4F Wildcat à bord du porte-avions Wasp en 1942

Au moment de l'attaque sur Pearl Harbor, près de 250 Wildcats sont en service aussi bien au sein de l'US Navy que dans l'USMC qui dispose lui de trois squadrons de Wildcat, les VMF-111, VMF 121 et 211.

Le 4 décembre, 12 Wildcats du VMF-211 sous la conduite du major Paul Putman se posèrent sur l'île de Wake. Trois jours plus tard, un bombardement japonais détruit huit appareils. Le lendemain 8 décembre, l'unité revendique la destruction d'un bombarider Mitsubishi G4M «Betty» suivis de deux autres le 10.

Le 11 décembre, la garnison de Wake sous le commandement du capitaine de frégate Wingfield S. Cunningham et du commandant James Devereux repousse un assaut japonais. Les 4 Wildcat survivants coulent le destroyer Kisaragi (classe Mutsuki) et l'artillerie côtière coule le même jour le destroyer Hayate (classe Kamikaze) et endommage trois autres destroyers et un patrouilleur.

Devant cette résistance inattendue, les japonais décident de prendre leur temps pour occuper cette île. Le 12 décembre, une formation de G4M Betty attaqua encore face à seulement deux Wildcat encore en état de voler.

Le 22 décembre, les G4M attaquent de nouveau mais sont cette fois escortés par des Mitsubishi A6M Zero plus performants, basés sur les porte-avions Hiryu et Soryu que les deux malheureux Wildcat. Un chasseur japonais est descendu mais les deux valeureux chasseurs sont abattus. Malgré une belle résistance, Wake est prise le 23 décembre 1941.


Des Grumman F4F de la VF111 basés à Henderson Field

Face aux Zero plus agiles, le Wildcat n'avait comme avantage que sa résistance aux coups et sa plus grande vitesse en piqué ce qui lui permettait de rompre le combat à tout moment. L'expérience acquise et de nouvelles tactiques permirent aux Wildcat de faire bonne figure face aux Zero.

Face à la fulgurante avancée japonaise, les américains ne pouvaient faire d'autre chose que de lancer de minuscules piqures d'insectes sur les installations japonaises comme l'Enterprise et son sister-ship le Yorktown attaquèrent ainsi le 1er février les îles Marshall. Le «Big E» perdit ainsi 13 appareils pour cinq Betty et un hydravion Kawanishi E7K «Mavis». Sur le chemin du retour, deux Wildcat de la VF-42 du Yorktown descendent un Mavis.

Le 20 février 1942, le Lexington et son groupe de combat sont en route pour bombarder Rabaul quand est repéré un hydravion Mavis qui est abattu par un Wildcat. Le raid est abandonné mais le groupe de combat est attaqué par 17 G4M Betty en deux vagues de 9 et 8. Au cours de la seconde, le lieutenant Edward «Butch» O'Hare descend trois appareils et en endommage deux, devenant le premier as de la guerre du Pacifique.


Le lieutenant Edouard "Butch" O'Hare dans son Wildcat

Le 24 février 1942, 9 torpilleurs Douglas Devastator, 36 bombardiers en piqué Douglas Dauntless et 6 Wildcat de l'Enterprise accompagné par les croiseurs lourds Northampton et Salt Lake City bombardent Wake pour la perte d'un Dauntless. Le 4 mars 1942 32 Douglas Dauntless escortés par 6 Grumman F4F Wildcat de l'Enterprise attaquèrent Marcus pour le prix d'un Dauntless abattu par la DCA et d'un Wildcat à l'appontage

Le Wildcat participa également à la première bataille «au delà de l'horizon», la bataille de la mer du Corail (7-8 mai). Les américains doivent stopper avec les porte-avions Lexington et Yorktown les japonais qui tentent de débarquer à Port Moresby en Papouasie-Nouvelle-Guinée menaçant ainsi l'Australie.

Le 7 mai 1942, les américains lancent une vague de 93 avions (53 Dauntless, 22 Devastator et 18 Wildcat) contre ce qu'il croient être deux grands porte-avions japonais. Il s'agit en fait du porte-avions léger Shoho qui est coulé à 11h15 par 13 bombes et 7 torpilles. Le capitaine de frégate R.E Dixon qui commande le groupe du Lexington envoie le message resté célèbre «Scratch one flat-top (Rayez un pont-plat).

Le 8 mai 1942, les deux porte-avions américains envoient 82 avions (46 Dauntless, 21 Devastator et 15 Wildcat). Une partie des appareils du Lexington ne trouve pas l'ennemi et les autres ne voient que le Shokaku, le Zuikaku étant caché par un grain. Le Shokaku encaisse trois bombes et ne peut récupérer ses avions, le Zuikaku est intact.

La bataille en mer de Corail terminée, les américains ne relâchent pas leur vigilance. Grâce aux experts dirigés par le capitaine Rochefort qui ont réussi à casser le code Pourpre (IJN-25), les américains connaissent l'objectif de l'opération MI : l'atoll de Midway à mi-chemin entre le Japon et Hawaï.


Deux vues du F4F-3, première version de série

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MessageSujet: Re: GRUMMAN F4F WILDCAT   Sam 18 Juil 2009, 10:42

Midway reçoit la priorité pour la fourniture de matériel, d'armes mais aussi d'avions. Au moment de l'attaque, il dispose de 31 Hydravions PBY-5A Catalina qui vont jouer un rôle clé dans la bataille, 6 avions torpilleurs Grumman TBF Venger de la VT-8 normalment basée sur le Hornet, 21 chasseurs Brewster F2A-3 Bufaalo et 7 Grumman F4F-3 Wildcat de la VMF-221, 21 Vought SB2U-Vindicator et 19 Douglas SBD-2 Dauntless du VMSB-241, 4 Martin B26B Marauder, 16 Boeing B17F et 1 B17D des 11th et 5th BG (Bomb Group).

Le radar de Midway détecte les avions japonais le 4 juin à 5h53 et aussitôt tous les avions décollent. Les chasseurs de Midway _20 Brewter F2A-3 et 6 Grumman F4F-3 commandé par le commandant Floyd Parks (USMC) interceptent les appareils japonais à 6h16 mais ils perdent face aux Zero, treize Buffalo et deux Wildcat. L'atoll est bombardé de 6h35 à 6h50 mais les dégâts sont limités.

A7h02, les porte-avions américains lancent une première vague d'assaut. L'Enterprise lancent 33 Dauntless (VB-6 _Vessel Bomber_ et VS6 _Vessel Scout_) 14 Devastator (VT-6 _Vessel Torpedo_) et 10 Wildcat (VF-6 _Vessel Figther_) tandis que l'Hornet envoie 35 Dauntless (VB-8 et VS-8) 15 Devastator (VT-8) et 10 Wildcat (VF-8).

Ce n'est qu'à 7h52 que la formation de 117 appareils se dirigent vers la formation japonaise selon les informations envoyées par le Catalina à 6h03. Les Wildcat plus rapides mais à l'autonomie limitée ont du mal à couvrir à la fois les bombardiers et les torpilleurs.
Les deux camps maintiennent des Combat Air Patrol (CAP) au dessus de leur porte-avions. Une première patrouille de 8 Wildcat apponte à 9h45 relevée par 8 autres Wildcat qui vont tenir l'air de 9h29 à 11h16.

Le groupe de Hornet du capitaine de corvette Ring est séparée du reste de la force. Ils arrivent à 9h à la position esperée mais ne trouvent rien. 22 Dauntless rentrent sur le Hornet alors que 13 Dauntless et les dix Wildcat gagnent Midway mais les Wildcat et deux Dauntless sont perdus faute de carburant.

Le groupe de l'Enterprise dirigée par le capitaine de corvette Clarence MacClusky se dirige au 239 au lieu du 240 pour le groupe du Hornet. A 9h20, horizon vide, il continue au sud-ouest puis commence une recherche en carré et tourne de 90° à droite à 9h35. A 9h55, un destroyer japonais est repéré. Les Wildcat de la VT-6 doivent eux revenir sur l'Enterprise où ils appontent à 11h.

Le radar du Yorktown ayant capté un écho jugé comme celui d'un appareil japonais d'exploration, le bâtiment lance à 8h38 un groupe d'attaque de 17 Dauntless (VB-3) 6 Wildcat (VF-3) et 12 Devastator (VT-3), 17 Dauntless sont gardés en réserve et une patrouille de six Wildcat est maintenue en l'air pour éviter une attaque surprise.

La VT-8 de Waldron attaque le Soryu à 9h25 sans attendre l'arrivée des Wildcat. C'est un massacre puisqu'aucune torpille ne touche et que tous les avions sont détruits. Un pilote survit, l'enseigne de vaisseau Goerge Gray. Immédiatement derrière vers 9h40, les Devastator de l'Enterprise attaquent le Kaga pour le même résultat.


George Gay à droite sur la photo, le seul survivant de la VT-8

Le massacre des avions torpilleurs américains favorisent l'action des bombardiers en piqué de l'Enterprise à 6000m ont repéré la flotte ennemie à 10h02, deux minutes après ceux du Yorktown.
Les japonais ne repèrent pas les bombardiers américains faute de radar et leurs chasseurs sont encore à basse altitude à pourchasser les Devastator et les Wildcat du Yorktown.

A 10h25, les Dauntless piquent. Les japonais ne les repèrent qu'à mi-piqué et la DCA réagit trop tard. Le Kaga encaisse 6 à 9 bombes de 500kg (4 au moins de confirmée), l'Akagi reçoit une bombe et le Soryu trois. Les Dauntless ne perdent qu'un appareil touché par la DCA mais plusieurs sont perdus faute de carburant.

Les japonais riposent. Le Hiryu seul porte-avions japonais intact lance à 10h45 une formation de 19 bombardiers en piqué Aichi D3A Val escorté par 6 Mitsubishi A6M Zero. Les Val attaquent sans escorte mais 8 d'entre eux réussissent à franchir le rideau de 12 Wildcat et placent trois bombes qui stoppent le porte-avions de 12h15 à 14h40.

Le Hiryu lance une seconde vague à 12h45 avec les avions qui restent en état à savoir dix avions torpilleurs Nakajima B5N «Kate» couverts par six Zero. Cette fois le Yorktown encaisse deux torpilles à bâbord à 14h46 pour la perte de trois chasseurs et cinq avions torpilleurs. Le Yorktown prend une giye de 26° et l'ordre d'évacuation est donnée à 15h.

A la suite de cette attaque le Hiryu est repéré par deux Dauntless et attaqué par 39 Dauntless qui malgré la présence de douze Zero et la DCA, le Hiryu reçoit quatre bombes et est incendié. Le Soryu coule à 19h13, le Kaga à 19h25, l'Akagi le lendemain à 4h30 achevé par les destroyers Nowake,Arashi et Hagikaze et le Hiryu vers 9h achevé par les destroyers Kazegumo et Yugumo.


Des Wildcat à bord du porte-avions d'escorte Suwanee

Le Wildcat opère également en Méditerranée. Le 9 avril 1942, le Wasp (CV7) appareille de Scapa Flow et embarque 47 Spitfire Mk V ne gardant de son groupe aérien que les Wildcat de la VF-71 pour l'opération Calendar. Le porte-avions franchit le détroit de Gibraltar le 19 avril. Les Spitfire protégés par une patrouille de onze Wildcat décollent le 20 avril, 46 appareils arrivent à Malte après un vol de 550 miles mais beaucoup seront détruits par les bombardements allemands. Le Wasp participe à une deuxième opération de transport d'avions, l'opération «Bowery», il livre 47 appareils le 9 mai auxquels s'ajoutent 17 autres Spitfire envoyés par l'Eagle.

Le F4F Wildcat participe ensuite à l'opération Torch le 8 novembre 1942. Le porte-avions d'escorte Sangamon embarque ainsi 12 F4F-4 de la VGF-26, le porte-avions Ranger embarqué 54 F4F-4 de la VF-9 et de la VF-41,le Suwannee (classe Sangamon) embarque 29 F4F-4 des VGF-27 et 28 et le Santee (classe Sangamon) embarque 14 F4F-4 de la VGF-29.
Les Wildcat sont engagées d'abord contre les aérodromes marocains pour neutraliser les avions français puis attaquent la 2ème escadre légère qui attaquent les navires américains ainsi que les batteries côtières.


Un Wildcat s'apprétant à décoller du porte-avions Ranger le 8 novembre 1942

Il participe aussi à la terrible campagne de Guadalcanal qui commence le 7 août 1942 par le déclenchement de l'opération Watchtower, le débarquement américain sur Florida et Tulagi.Les Wildcat sont en première ligne pour repousser les Zero et les G4M Betty qui lancés dans un raid sur Port Moresby sont détournés pour attaquer les bâtiments au mouillage.

Le lendemain, 8 août, les japonais lancent un raid de 26 bombardiers G4M Betty escortés par 15 chasseurs Mitsubishi A6M Zero qui est intercepté par les Wildcat du Wasp. 9 Betty armés de torpilles parviennent à porter de tir des navires et un bimoteur s'écrase sur le transport George F. Elliot qui est incendié et perdu tandis que le destroyer Jarvis reçoit une torpille à tribord. Les trois jours de combat sont meurtriers. Les américains perdent 11 Wildcat (et un Dauntless) et les japonais 42 mais beaucoup en raison du manque de carburant alors qu'ils rentraient à Rabaul.

Les marines mettent aussi en oeuvre des Wildcat en particulier depuis Henderson Field. Le 24 août dans le cadre de la bataille des Salomons orientales, les japonais envoient quinze Zero et six Kate du Ryujo appuyés par des Betty venant de Rabaul. 21 avions japonais sont détruits par les Wildcat de la VMF-223. En mer, les Wildcat abattent plusieurs hydravions d'exploration japonais puis repoussent en fin d'après midi un puissant raid aérien (20 Val, 9 Kate et 12 Zero) qui est intercepté par 53 Wildcat.


Reconstitution de la bataille de Guadalcanal au Pacific Aviation Muséum d'Honolulu à Hawaï

Les bombardements réguliers des japonais obligent les américains à ravitailler régulièrement Henderson Field en appareils neufs comme le 9 octobre 1942 quand 20 Wildcat de la VMF-121 décollent du porte-avions d'escorte Copahee (CVE 12).


Le USS Copahee, un porte-avions d'escorte de classe Bogue

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MessageSujet: Re: GRUMMAN F4F WILDCAT   Sam 18 Juil 2009, 11:01

Le Wildcat participe également à la bataille de Santa Cruz (25-27 octobre 1942), une véritable bataille de porte-avions. Le Hornet fait partir le 26 à 7h30 une force de 15 Dauntless, 6 Avenger et 8 Wildcat alors que l'Enterprise envoie 3 Dauntless, 8 Avenger et 8 Wildcat suivis à 8h15 par 9 Dauntless, 9 Avenger et 7 Wildcat du Hornet. Les avions américains et japonais se croisent et une douzaine de Zero attaquent le groupe de l'Enterprise qui y perd quatre Wildcat et autant d'Avenger en perdant trois des leurs.


L'Enterprise dans la bataille de Santa Cruz

Les porte-avions américains séparés de dix milles sont couverts par 38 Wildcat dirigés par l'Enterprise mais mal positionnés ils interviennent trop tard et si l'Enterprise est sauvé par un grain, le Hornet est touché à mort
Envoyé à l'attaque des bâtiments japonais, les 52 avions du Hornet et les 12 survivants de l'Enterprise sont divisés. Un premier groupe du Hornet avec 15 Dauntless et 4 Wildcat est intercepté par les Zero mais les Wildcat les dégagent au prix de deux appareils. Le Shokaku encaissent entre trois et six bombes.

Le 27 octobre, un raid de 17 Betty sur Henderson Field avarie seize avions américains au prix de trois bombardiers. Le lendemain, 25 Betty sont interceptés avant le bombardement par 35 Wildcat des VMF-223, VMF-224 et VF-5 et perdent huit appareils, les Betty opérant désormais de nuit.

Le 12 novembre, un convoi américain au déchargement est attaqué par 22 Betty armés de torpilles qui sont interceptés par les Wildcat des VMF-121 et VMF-112 détruisant onze Betty. Le lendemain 13 novembre, Henderson Field reçoit 9 Avenger, 6 Wildcat et les Dauntless des VB-10 et VS-10 de l'Enterprise. Ce dernier qui à son ascenseur avant bloqué en position haute ne peut mettre en oeuvre qu'un nombre réduit d'appareils.


Le Grumman F4F-4

La bataille de Guadalcanal produit trois as sur Wildcat comme le capitaine Joe Foss (1915-2003) devenu plus tard gouverneur de l'Etat du Dakota du Sud de 1955 à 1959 et récipendaire de la Congressional Medal of Honor et comptant 26 victoires confirmées, le major John L. Smith (1914-1972) qui participa également à la guerre de Corée, récipendaire de la Congressional Medal of Honor et comptant 19 victoires confirmés et enfin le capitaine Marion Eugène Carl (1915-1998) titulaire de 16 victoires (dont 2 à Midway, il en remportera deux autres sur Corsair plus tard dans la guerre), il participa ensuite à des missions de combat en Corée et au Vietnam.


Le lieutenant Joss à faillit voir sa vie adaptée au cinéma avec John Wayne dans son rôle mais il refusa car les scénaristes ont voulu insérer une histoire d'amour totalement inventée

A la mi-1943, tous les squadrons de chasse de première ligne sur les porte-avions d'escadre et même les porte-avions légers avaient été remplacés par le F6F Hellcat. Cependant, il était trop gros pour les porte-avions d'escorte. Le Wildcat resta donc en service jusqu'à la fin de la guerre qui marqua également la fin de sa production (mai 1945) qui est désormais assuré par General Motors à Trenton dans son Eastern Divsion sous l'appelation de FM.


Deux versions tardives du Wildcat, ci-dessus le FM-1 et ci-dessous le FM-2


A bord des onze porte-avions d'escorte déployés par les américains dans l'Atlantique (un de classe Sangamon le Santee, cinq de classe Bogue les Bogue Core Card Croatan et Block Island et cinq de classe Casablanca les Mission Bay Guadalcanal Tripoli Solomons et Wake Island) est déployé un Composite Squadron (Vessel Composite ou VC) avec le plus souvent douze Avenger et neuf Wildcat., le nombre d'appareils de chaque type variant entre six et douze.


Hiver 1943, le Bogue avec plusieurs Wildcat arrimés sur le pont alors que l'équipage dégage la neige sur le pont d'envol

La tactique rapidement mise au point consiste à attaquer le sous marin surpris en surface par le chasseur pour neutraliser la flak hors de combat ou faire plonger le sous marin et permettre ainsi à l'Avenger d'intervenir avec ses charges de profondeur ou une torpille auto guidée Mk24 Fido.
Avec le temps, le nombre d'Avenger va augmenter au détriment des Wildcat pour atteindre trois Wildcat et seize TBM Avenger en avril 1945, le sous marin n'étant alors que rarement en surface grâce au schnorchel.Pour illustrer tout, suivons la carrière d'un des porte-avions escorte comme le USS Bogue (CVE 9).

Le Bogue est le navire éponyme d'une classe de 45 navires construits à partir de coques de cargo C3. Le Bogue est mis sur cale le 1er octobre 1941 lancé le 15 janvier 1942 et admis au service actif le 26 septembre 1942. Il est armé en partie par des survivants du Lexington (CV2) coulé en mer de Corail.

Il appareille pour sa première mission dans l'Atlantique le 5 mars 1943 en compagnie des destroyers Belknap et George E. Badger (classe Clemson) formant le TG 24.4 ou Support Group 6 embarquant le squadron VC-9 composé de douze Wildcat et de huit Avenger. Mis à la disposition des britanniques en Atlantique nord, il rallie le convoi HX 228. Le mauvais temps handicape les opérations aériennes et empêche le porte-avions de ravitailler ses destroyers à l'autonomie limitée.

Placé dans le convoi, le Bogue ne peut pas manoeuvrer correctement. Le 10 mars 1943, un Avenger attaque l'U 336 détecté par le système HF/DF (le «Huff/Duff» qui repère les émissions radars et radio des sous marins) mais les charges de profondeur ne quittent pas leur ratelier. Un autre Avenger qui voit le sous marin plonger veut lâcher deux charges mais une seule part. Le Bogue rentre à Argentia (Terre-Neuve) le 14 et le convoi HX 228 va perdre sept bâtiments et le destroyer Harvester.

Le Bogue avec six Wildcat et douze Avenger et ses deux destroyers repart d'Argentia le 20 mars pour renforcer l'escorte du convoi HX 230. Ses appareils patrouillent jusqu'à une soixantaine de miles du convoi et un Avenger attaque un sous marin en surface apparemment sans résultat. Il quitte le convoi le 26 pour rentrer à Boston afin de réparer les dégâts causés par l'océan mais aussi sa catapulte.

Le porte-avions avec le Belknap et le Osmond-Ingram (classe Clemson) et le VC-9 (9 Wildcat et douze Avenger) appareille le 22 avril et s'incorpore au convoi HX 235 le 5 mars. Placé au milieu du convoi, le porte-avions manoeuvre toujours difficilement. Ses appareils attaquent un sous marin sans résultat et le bâtiment gagne la Grande Bretagne où il reçoit un HF/DF et où le groupe s'entraîne avec les britanniques.

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MessageSujet: Re: GRUMMAN F4F WILDCAT   Sam 18 Juil 2009, 11:08



Le Bogue quitte l'Europe avec le convoi ON 184 qui part de Liverpool le 15 mai. Le porte-avions navigue cette fois indépendamment avec quatre destroyers puis il est détaché de l'escorte du convoi pour effectuer une recherche sur une meute située en bonne position pour intercepter les convois ON184 et HX239. Le 22 mai, il tombe sur la meute «Musel» (21 sous marins). Dès le matin, l'U 468 et l'U305 (type VIIC) sont attaqués par les Avenger et avariés doivent rentrer à leur base.

L'après midi du même jour, deux Avenger avarient avec des charges de profondeur, l'U569 (type VIIC) détecté par HF/DF et l'obligent à faire surface et à se saborder à l'arrivée du destroyer canadien St Laurent. C'est la première victoire des appareils d'un porte-avions d'escorte sans intervention active d'un bâtiment de surface.

Les groupes de support vont dorénavant manoeuvrer indépendamment des convois, la tactique étant de rester à distance des convois à couvrir en gardant le maximum de manoeuvrabilité et de rechercher les sous marins repérés par les services de renseignement.

Lors de la cinquième croisière, le Bogue coula deux sous marins, le premier est l'U217 (type VIID) par un Wildcat et un Avenger et le second est le ravitailleur U118 (type XB) grâce à une interception d'un rendez vous avec le ravitailleur U460 (type XIV) et l'U118. Le rendez vous le 9 est manqué par les américains mais l'U118 est retrouvé le 12 juin et coulé par un Wildcat et un Avenger.

La sixième patrouille est marquée par la destruction le 23 juillet du U613 (type VII) coulé par le George E. Badger et du U527 coulé par un Avenger alors qu'il se ravitaillait avec l'U648.

La huitième patrouille du Bogue en Atlantique est la plus remarquable avec la destruction du U86 (type VIIB) le 29 novembre 1943 par trois Avenger du VC-19, du U172 (type IXC) le 13 décembre par les destroyers George E. Badger, Dupont et Osmond Ingram et les avions du Bogue et du U850 le 20 décembre 1943 par une Fido lâchée par un Avenger.

Après une mission de transport, le Bogue reprend les patrouilles «Hunter/Killer». Un Avenger du VC-95 participe à la destruction du U575 dans le notd des Açores le 13 mars 1944, au cours d'une action contre le convoi ON227. Le sous marin, l'un des premiers avec un snorchel, est attaqué dans l'ordre par un Wellington, deux B17, l'Avenger du Bogue, le destroyer d'escorte Haverfield, une frégate canadienne et le Hobson.
Suite à des decryptages, le Bogue avec cinq destroyers d'escorte recherche le RO501, un sous marin allemand l'ex U1124 cédé aux japonais et en route de Kiel pour le Japon. Il est détecté le 13 mai 1944 par le Francis M. Robinson (DE 220) et coulé.

Le Bogue appareille de Casablanca le 2 juin avec le VC-69 pour retrouver deux sous marin à un rendez vous, le U530 et le japonais I52. Le 23 juin, guidés par des bouées sonores, deux Avenger lancent des charges de profondeur et deux Fido coulent l'I52.

Au mois d'août, suite à une interception, il intercepte le sous marin U802 au sud de Terre-Neuve mais échappe à une attaque le 19 août. Il suit ensuite le sous marin U1129 qui doit débarquer un agent sur la côte américaine et le sous marin est coulé par des Avenger du Bogue le 20 août. Il échoue ensuite à retrouver l'U1230 en décembre 1944 alors que ce dernier à débarquer deux agents dans le golfe du Maine le 29 novembre 1944.

On ne soulignera jamais assez le rôle capitale du porte-avions d'escorte dans la bataille de l'Atlantique. Au total pas moins de 58 sous marins allemands et 1 japonais ont été coulés entre l'Arctique et l'Atlantique Sud. On peut y ajouter neuf sous marins dont un allemand dans l'Océan Indien/océan Pacifique et le sous marin français Sidi Ferruch soit un total de 68 plus un capturé, le U505.


Le U505, un sous marin allemand capturé par la marine américaine

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MessageSujet: Re: GRUMMAN F4F WILDCAT   Sam 18 Juil 2009, 11:18

Fleet Air Arm

Un Martlet à l'Imperial War Museum

La Fleet Air Arm négligée durant l'entre-deux-guerre commence la guerre avec des appareils dépassés. Sous le contrôle de la RAF jusqu'en 1939, la FAA ne dispose que comme de chasseurs d'appareils vétustes comme le Gloster sea Gladiator et le Blackburn Roc.
Face à ce déficit, les anglais se tournent vers les Etats Unis et commandent 100 F4F-3 qu'ils baptisent Martlet Mk II. Les premiers appareils livrés le 27 juillet 1940 sont en réalités des G36A ex-français dont la commande à été récupéré en juin 1940 par les anglais. Les appareils de la commande anglaise d'origine sont ensuite baptisés Martlet MkI.


Les premiers Martlet anglais furent en fait des appareils de la commande française

A noter que les appareils anglais devaient à l'origine disposer d'ailes fixes mais rapidement ils reçoivent des ailes repliables.
Après la commande française, les britanniques récupèrent 30 F4F-3 commandés par la Grèce qui sont rebaptisés Martlet MkIII.

Les britanniques reçoivent ensuite 220 Martlet MkIV qui sont une version britannique du F4F-4B différente des appareils américains par le moteur.
En 1942, Grumman voulant se concentrer sur la production du Hellcat, elle rétrocède la production à General Motors au sein de sa Eastern Division. Les Wildcat produits sont ainsi redesignés FM-1 et FM-2.

Les anglais reçoivent ainsi 312 FM-1 qu'elle baptise Martlet MkV suivi 370 FM-2 qu'elle baptise Martlet VI.

Au total la Fleet Air Arm reçoit 1123 Martlet qui sont rebaptisés en 1944 Wildcat pour éviter les confusions.

C'est donc avec les britanniques que le Wildcat connait son baptême du feu. Deux Martlet MkI descendent un Ju88 avec le 25 décembre 1940 en mission de reconnaissance au dessus de Scapa Flow, la grande base de l'US Navy.


Des Martlet MkIII de la FAA

Le premier embarquement du Wildcat/Martlet sur les porte-avions britanniques à lieu en juillet 1941 à bord du HMS Audacity, un ancien bannanier allemand, le Hannover saisit aux Antilles et transformé en porte-avions d'escorte. Il est ensuite embarqué à bord du vieux porte-avions Argus en août 1941, les deux déploiements en vue de couvrir les précieux convois qui permettaient à la Grande Bretagne de rester dans la lutte.

La mission principale des chasseurs embarqués était la destruction des Focke Wulf Fw200 Condor chargés de trouver les convois (voir de les bombarder) au profit des U-Boot même si en raison de querelles de services et de problèmes techniques, l'association n'était pas aussi efficace que sur le papier. Un Condor est abattu en septembre 1941 et lors du torpillage de l'Audacity le 21 décembre 1941 par l'U-571, les Wildcat/Martlet sont emportés dans les flots avec lui

Dans le même temps, les Martlet Mk III à ailes fixes combattent en Afrique du Nord depuis des bases à terre recevant un camouflage singulier par rapport aux Martlet embarqués généralement de couleur gris clair (d'autres sont peints en deux ton de gris et du bleu ciel) puisqu'ils sont sont en bleu ciel dans la partie inférieure et sable sur la partie supérieure.

Les Martlet embarqués sont particulièrement solicités, ils assurent ainsi la couverture des convois dans l'Atlantique mais aussi ceux à destination de Mourmansk.

Au printemps 1942 alors que les japonais ont balayé les britanniques, les néerlandais et les américains de l'Asie du Sud Est et occupent la Birmanie, les alliés craignent que le prochain objectif soit l'occupation de la colonie française (de Vichy) de Madagascar ce qui rendrait le maintien des forces alliées impossibles dans l'Océan Indien.

Les anglais déclenchent le 5 mai 1942 l'opération Ironclad d'occupation de la «Grande Ile» en débarquant près de Diego Suarez. Pour couvrir cette opération, la Royal Navy mobilise les porte-avions HMS Illustrious et HMS Indomitable dont le Martlet est le principal chasseur, la taille des hangars interdisant la mise en oeuvre du Corsair. Deux squadrons de Wildcat participent notament cette opération : le squadron 881 embarqué à bord de l'Illustrious et équipé de Martlet II et le squadron 806 embarqués à bord de l'Indomitable et équipé de Martlet I et II.

Bien que trois porte-avions anglais soient engagés pour le soutien de l'opération Torch (Furious, Dasher et Biter), aucune unité équipée de Martlet n'est engagée, les chasseurs embarqués à ce moment sont des Sea Hurricane et des Seafire.

Le Martlet devenu Wildcat en 1944 combat jusqu'à la fin de la guerre y compris dans le Pacifique. En février 1945, des Wildcat du squadron 813 basés sur le Windex abattent pas moins de quatre Bf109G au large de la Norvège ce qui constitue la dernière victoire aérienne de la FAA en Europe.
Un total de 38 squadrons de la Fleet Air Arm ont été équipés par les différentes versions du Wildcat.Parmi eux on trouve les squadrons suivants qui ont été embarqués sur les porte-avions britanniques

-Le squadron 802 à été embarqué avec ses Martlet Mk I et III à bord de l'HMS Audacity puis après sa reconstitution, un détachement à été embarqué en septembre 1941 sur le HMS Victorious

-Le squadron 804 à été embarqué un détachement de Martlet Mk I à bord du HMS Furious en septembre et octobre 1940.

-Le squadron 806 à été embarqué entre avril 1941 et août 1942 sur le porte-avions HMS Victorious participant ainsi à l'opération Ironclad. Il à également été embarqué avec ses Martlet MkI et II sur le HMS Illustrious en octobre 1942.

-Le squadron 811 à embarqué sur le HMS Biter avec ses Wildcat Mk V entre janvier et août 1944 puis sur le HMS Vindex entre septembre et décembre 1944

-Le squadron 813 à embarqué sur le HMS Vindex avec ses Wildcat Mk VI et Swordfish MkIII en avril et mai 1945.

-Le squadron 842 à embarqué en avril 1944 un détachement de Wildcat MkV à bord du HMS Furious probablement pour qualifier des pilotes à l'appontage.

-Le squadron 845 à embarqué en mai 1944 ses Avenger MkI et ses Wildcat Mk V à bord du HMS Illustrious

-Le squadron 853 à embarqué un détachement de Wildcat MkV à bord du porte-avions HMS Formidable.

-Le squadron 878 à embarqué un détachement de Martlet MkIV entre juin et octobre 1943 à bord du HMS Illustrious

-Le squadron 881 à embarqué sur le HMS Illustrious entre mars 1942 et février 1943 avec ses Martlet MkII participant ainsi à l'opération Ironclad. Il à embarqué un détachement de Martlet MkII à bord du HMS Furious en juillet 1943. Rééquipé ensuite de Wildcat MkVI, il à embarqué un détachement de ces appareils à bord du HMS Implacable.

-Le squadron 882 à embarqué sur le HMS Indomitable entre octobre 1942 et septembre 1943 avec ses Martlet Mk IV. Il à aussi embarqué un détachement de Wildcat MkV à bord du Furious entre mai et juin 1944 probablement à des fins d'entrainement.

-Le squadron 888 à embarqué sur le HMS Formidable entre octobre 1942 et novembre 1943 avec des Martlet MkII et Mk IV

-Le squadron 890 à embarqué sur le HMS Illustrious entre juin et octobre 1943 avec ses Martlet Mk IV

-Le squadron 893 à embarqué sur le HMS Formidable entre octobre 1942 et novembre 1943 avec ses Martlet MkIV

-Le squadron 894 à embarqué sur le HMS Indomitable entre octobre 1942 et octobre 1943 avec ses Martlet MkIV

-Le squadron 896 à embarqué sur le HMS Indomitable entre septembre 1942 et septembre 1943 avec ses Martlet MkIV


Un Martlet MkV avec les marques du D-Day

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MessageSujet: Re: GRUMMAN F4F WILDCAT   Sam 18 Juil 2009, 11:35

Versions

Un F4F3S Wildcatfish, version hydravion du Wildcat produite à un seul exemplaire

-XF4F-1, 2 et 3 : prototypes du Wildcat, le -1 est un biplan alors que les -2 et -3 sont des monoplans

-F4F-3 : 285 exemplaires produits certains avant même la commande officielle de l'US Navy.

-F4F-3A : craignant une pénurie de moteurs R-1830-76/86, l'US Navy décide de commander des Wildcat avec un moteur différent, un R-1830-90. 30 de ces appareils sont vendus à la Grèce qui envahie par l'Italie à un besoin pressant d'appareils modernes mais ils ne sont pas prêts à la chute de la Grèce et sont récupérés par les britanniques qui les baptisent Martlet Mk III, les 65 autres sont utilisés par l'US Navy


Un F4F3A

-F4F-3P : 17 F4F-3 transformés en appareils de reconnaissance tactique avec deux caméras qui remplacent le réservoir de 64 litres placé derrière le pilote.

-F4F-3S Wildcatfish : Avec la perspective de devoir protéger de nombreux îles, ilôts et lagons, les américains s'inspirant des japonais avec leur hydravion de chasse «Rufe», adaptation du Zero envisagent de s'équiper d'hydravion de chasse. Un F4F-3 est transformé mais à l'usage les «Seabees» (contraction phonétique des Construction Battalions de l'US Navy) se montreront capable d'aménager des aérodromes dans la jungle et sur les lagons à l'aide de plaques perforées PSP (Perforated Steel Plates), supprimant le besoin d'un hydravion de chasse. Cet appareil effectua son premier vol le 28 février 1943 et une commande de 100 appareils passée est rapidement abandonnée, les appareils en construction étant achevés en F4F-3 standards.

-F4F-4 : Pour augmenter le nombre de chasseurs à bord des porte-avions, Grumman reçoit l'ordre de produire des Wildcat à ailes repliables (manuellement pour réduire le poids) qui reçoivent également deux mitrailleuses de plus et la possibilité d'embarquer deux réservoirs supplémentaires sous les ailes. 1168 appareils sont construits

-F4F-4B : 220 F4F-4 livrés à la Grande Bretagne au titre du Prêt-Bail que ces derniers baptisent Martlet Mk IV. Leur moteur est différent avec un Pratt & Whitney R-1820-40B au lieu d'un R-1830-86

-F4F-4P : un exemplaire transformé pour la reconnaissance photographique

-F4F-7 : L'US Navy souhaitant un appareil de reconnaissance à long rayon d'action, Grumman propose le F4F-7, un Wildcat désarmé et allégé au maximum en particulier au niveau du blindage. Le carburant accru porte l'endurance du Wildcat à 11heures et la distance franchissable à 5954km. 21 appareils sont construits


Un F4F-7

-FM-1 : 1060 F4F-4 produits par la General Motors Eastern Division en raison de la surcharge des usines Grumman.
-FM-2 : 4777 exemplaires sont produits de cette version la plus rapide et la plus évoluée du Wildcat basée sur les deux prototypes XF4F-8
-FM-2P : version de reconnaissance du FM-2. Nombre d'exemplaires produits inconnus
-G36A : version prévue pour l'aéronavale française mais les 91 appareils commandés sont livrés à la Grande Bretange et rebaptisés Martlet Mk I
-G36B : version du Wildcat commandée par les britanniques qui en commande 100 exemplaires qui sont baptisés Martlet Mk II
-Martlet Mk I : voir G36A
-Martlet Mk II : voir G36B
-Martlet Mk III : voir F4F-3A
-Martlet Mk IV : désignation britannique du F4F-4B
-Martlet Mk V : désignation britannique du FM-1
-Wildcat Mk VI : désignation britannique du FM-2. Tous les autres Martlet sont rebaptisés Wildcat en 1944.

Caracteristiques Techniques

F4F-3

La première version du F4F-3 avec deux mitrailleuses de capot

Monoplace de chasse monoplan à moteur radial

Masse à pleine charge 3200 kg

Longueur : 8.76m envergure : 11.58m hauteur : 3.60m

Moteur : un Pratt & Whitney R-1830-76 radial à deux étages dévellopant 1200ch

Vitesse maximale : 531 km/h distance franchissable : 1360km plafond opérationnel : 12000m
Vitesse de montée : 11.7m/s

Armement : 4 mitrailleuses de 12.7mm Browning M2 armés de 450 cartouches chacune soit un total de 1800 coups. Deux bombes de 45kg ou deux réservoirs de 220 l sous les ailes

F4F-4

Monoplace de chasse monoplan à moteur radial

Masse : à vide 2610kg à pleine charge 3610kg

Longueur : 8.8m envergure : 11.6m hauteur : 2.8m

Moteur : un Pratt & Whitney R-1830-86 radial à deux étage dévellopant 1200ch

Vitesse maximale : 515 km/h Distance franchissable : 1240km plafond opérationel : 12000m
Vitesse de montée : 9.9m/s

Armement : 6 mitrailleuses de 12.7mm Browning M2 aliméntées à 240 coups par mitrailleuse soit un total de 1440 coups. 2 bombes de 45kg ou 2 réservoirs supplémentaites de 220 litres sous les ailes.

Sources

-US Navy tome 1 1898-1945 Du Maine au Missouri

-Encylopédie des armes editions Atlas tome 7 P1541-1560 «L'aéronavale 1939-1945»

-Jean Moulin Marines et Forces Navales hors série n°11 «1939-1945 L'aéronautique navale» avril 2005

-Ressources internet diverses : Wilkipedia, Air Vectors,Fleetairarmarchive.net et les docs et illustrations de l'ami Vautour.



FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : CUIRASSES CLASSE NEW YORK


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MessageSujet: Re: GRUMMAN F4F WILDCAT   Dim 19 Juil 2009, 18:00

clausewitz a écrit:
le XF4F-2 bientôt modifié en XF4F-3 effectue son premier vol le 12 février 1939 et 78 appareils sont commandés en août 1939. Le premier appareil de serie vole en février 1940. Les commandes à l'export ne tardent pas puisque la France passe commande de 81 Grumman G36A, une version adaptée du F4F-3 qui effectue son premier vol le 11 mai 1940. Bien entendu, aucun appareil de ce type ne volera sous les couleurs françaises en raison des événements de juin 1940 et les appareils produits seront retrocédés aux Britanniques qui avaient déjà commandé 100 appareils semblables baptisés Grumman G36B bientôt baptisés Martlet.

L'US Navy accepta l'appareil en février 1941 et peu avant Pearl Harbor, l'appareil reçut le surnom de «Wildcat» sans que l'on sache si cette désignation fût impulsée par la Navy si il s'agissait d'un surnom officieux donné par les pilotes et officialisé par les autorités.


Le G36A aurait du équiper l'aéronavale française mais les événements de juin 1940 ne le permirent pas


















Au sujet du G-36, il est bon de rappeler que la Marine Française avait commandé cet avions en Mai 1939, bien avant la Marine Britannique.

Je profite d'ailleurs pour dire que l'ont a eu bien souvent un jugement un peu trop élogieux sur la Fleet Air Arm, par rapport à l'Aéronautique navale.
Cars, si les Marins Français ont manquer de clairvoyance sur l'intérêt des porte-avions entre les deux guerre, il ne se sont pas fourvoyer dans des concepts absurde d'avions embarquer "à tout faire", contrairement aux Britannique qui y sont aller "à pied joint", à la fin des années 30!

A la veille de la guerre! alors que la Marine Française prévoyait d'embarquer sur les futures Joffre & Painlevé des chasseur Grumman G-36A (dont voici un profil couleur)


et des Dewoitine D.790 (une version "navalisé" du D.520)



A cette même époque, la Royal Navy s'équipait avec des Blackburn Roc, un "veau" complètement inutile, qui plafonnait à 359 km/h.



Et lançai le dévelopement du Fairey Fulmar, un chasseur biplace (dérivé d'un bombardier!), dont la première version (le Mk.I, opérationel en 1940) plafonnait à 397 km/h, avec un moteur Merlin de 1060 ch (avec la même puissance, un Hurricane Mk.I en faisait 508 km/h et Spitfire Mk.I, 557 km/h)



Malgré cela, la Fleet Air Arm trouvera le moyen de lancer le persévéré dans cette voie avec le Fairey Firefly, un biplace du même genre qui fut opérationel à partir de 1943, dont la première version (le MK.I) n'arrivait pas à dépasser 513 km/h, malgré un moteur griffon de 1735 ch (avec la même puissance, un Seafire Mk.XV atteignait 616 km/h)
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MessageSujet: Re: GRUMMAN F4F WILDCAT   Dim 19 Juil 2009, 18:02

Merci pour ses photos, surtout le schéma du D790 thumright

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