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 JAPON : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO

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clausewitz
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MessageSujet: JAPON : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO   Mar 14 Juil 2009, 15:01

CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO
(JAPON)


Le croiseur Kongo lors de ses essais à la mer en 1913

Avant propos


Le 8 juillet 1853, le Commodore Perry à la tête de quatre navires força la baie d'Edo (auj. Tokyo) mettant fin à deux siècles de fermeture et de repli sur lui même du pays, s'imposant en tirant des obus explosifs Paixans qui réussir à convaincre les shoguns qu'il fallait mieux négocier que résister.

Le 31 mars 1854, la convention de Kanagawa imposée par le Commodore Perry ouvrit le Japon au commerce extérieur et ouvrit des relations diplomatiques avec les Etats Unis.

Le Japon aurait pu connaître le sort de la Chine menacée et dépecée par les pays occidentaux mais au contraire, profita de l'occasion pour moderniser le pays à marche forcée. C'est le début de l'ère Meiji (1867) qui supprime le shogunat, les samourais provoquant une révolte en 1877 dûrement reprimée mais qui ne fût pas «digérée» par le Japon avant quinze ans.

Le caractère insulaire du pays et la volonté de ne pas connaître le sort de la Chine poussa le pays à se dôter d'une puissante marine de guerre.

Pour moderniser le pays, outre un important travail de formation, le Japon copie ce qui se fait de mieux à l'étranger.

A l'époque, la marine britannique est la première marine du monde et les japonais se tournent naturellement vers elle pour obtenir techniques et tactiques modernes.

Le premier vrai cuirassé (catégorie connue à partir de 1905 comme pré-dreadnought) japonais fût le Fuji en service à partir de 1897. Grâce à un effort continu, au début du vingtième siècle, la marine impériale japonaise six cuirassés et huit croiseurs cuirassés et surprend le monde en écrasant la flotte russe à Port Arthur (8 février 1904) et dans le détroit de Tsushima (27-28 mars 1905).

Peu de temps après cette victoire, le Japon se dote de son premier dreadnought, le Kawachi mis en service en 1912 mais qui servira peu de temps dans la marine japonaise étant détruit par une explosion en 1918.

Au même moment apparu en Grande Bretagne une nouvelle race de navire de guerre, le croiseur de bataille et naturellement le Japon emboita le pas.

Genèse des Kongo


A une époque où les turbines étaient d'une puissance médiocre et la métallurgie incapable de fournir des plaques de blindage à la fois légères et résistantes. Il fallait donc faire un choix entre l'armement, la vitesse et la protection.

Les premiers cuirassés type dreadnought étaient bien armés, bien protégés mais lents (20 à 21 noeuds) ce qui ne permettait pas à un des deux adversaires de choisir son champ de bataille.

Les batailles navales à venir allaient donc ressembler à celles du temps de la marine à voile avec de lourdes escadres se cannonant à une distance relativement courte, seule la vapeur changeait les choses, l'absence de vent n'empêchant pas la bataille d'avoir lieu.

Il y avait certes les forces légères composées de croiseurs, de torpilleurs qui pouvaient attaquer et harceler la ligne de bataille mais que pouvait réellement faire un croiseur léger ou un croiseur cuirassé face à un cuirassé, sûrement peu de chose.

C'est alors que l'amiral Fisher, premier lord de l'Amirauté eut l'idée d'un cuirassé rapide. Il reprit donc l'armement des premiers cuirassés (canons de 305mm) mais allégea considérablement la protection. Par exemple, le HMS Dreadnought, premier All Big Gun Ship avait une ceinture blindée d'une épaisseur de 64 à 280mm, un pont blindé à 75mm et des tourelles à 280mm alors que le HMS Invincible, premier croiseur de bataille avait une ceinture de 51 à 152mm, un pont blindé de 25 à 64mm et des tourelles protégées de 102 à 178mm.

En échange de cet allègement, la vitesse passait de 21 à 28 noeuds et à ceux qui renaclait sur cet allègement, lord John Arbuthnot Fisher répondait «Speed is armour» (la vitesse vaut un blindage)

Dans son esprit, le croiseur de bataille devait écraser les forces d'éclairage ennemi et priver celui-ci de toute possibilité de choisir le champ de bataille. Il n'était aucunement question que ces navires affrontent les cuirassés de conception plus orthodoxe contrairement à ce qui se passa à la bataille du Jutland qui fit une bien mauvaise publicité au croiseur de bataille.

Les japonais alliés de la Grande Bretagne depuis 1902 se montrèrent rapidement très interessés par le concept de croiseur de bataille.


Le Lion inspira les Kongo (dessin fourni par Vautour


Ils demandèrent donc à un chantier anglais de leur proposer un modèle. La société Vickers et son architecte, Sir George Thurston s'inspirèrent du HMS Lion alors en cours de construction pour la Royal Navy pour obtenir le Kongo.

C'est ainsi qu'un contrat fût signé prévoyant la construction d'un premier navire en Grande Bretagne suivi de la construction des trois autres au Japon.

Le modèle s'avèra si efficace que l'Amirauté s'en inspira pour construire le HMS Tiger qui devait être à l'origine le quatrième Lion (cette classe surnomée «The Splendide Cats» se composait du Lion, du Queen Mary coulé à la bataille du Jutland et du Princess Royal).


Retour de flamme : les Kongo inspirèrent le Tiger

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MessageSujet: Re: JAPON : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO   Mar 14 Juil 2009, 15:12

Historique

Le Kongo

Le Kongo à la mer

Le Kongo est mis sur cale aux chantiers navals Vickers à Barrow in Furness le 17 janvier 1911 lancé le 18 mai 1912 et admis au service actif le 16 août 1913. Il porte le nom d'une montagne de 1125m située dans la région d'Osaka. C'est le deuxième navire à porté ce nom depuis une corvette cuirassée dans les années 1870. Un troisième navire à porté ce nom, il s'agit d'un destroyer lance-missiles en service depuis 1994 et dérivé des Arleigh Burke américains avec le fameux système Aegis.
Le Kongo ne participa aux opérations de la première guerre mondiale pour la simple raison que le Japon n'avait aucun adversaire digne de ce nom dans le Pacifique, les allemands n'ayant plus aucun cuirassé ou croiseur de bataille dans le Pacifique.

Le traité de Washington interdisant au Japon la construction de nouveaux cuirassés, les marins nippons n'avaient d'autre choix que moderniser leurs cuirassés en service. C'est ainsi que le Kongo fût profondément transformé à l'Arsenal de Yokosuka entre septembre 1929 et mars 1931 : la coque est renforcée, le blindage de pont est augmenté, des bulges anti-torpilles installés, les deux premières cheminées furent fusionnées réduisant le nombre à deux, les chaudières d'origines sont remplacées par des chaudières neuves, l'élévation de l'artillerie principale passe de 33 à 43° et les tubes lance-torpilles sont débarqués. Lors de sa remise en service, il est reclassé cuirassé.

Méprisant les clauses des traités de Washington et de Londres, les japonais modernisent à nouveaux les cuirassés dans les années trente. Le Kongo est ainsi en travaux à l'Arsenal de Sasebo de juin 1935 à janvier 1937. Les japonais décidant de les transformer en escorteurs de porte-avions. La longueur de la coque est accrue passant de 214.6 à 219.6m, le blindage est accru, de nouvelles turbines et de nouvelles chaudières portent la vitesse à trente noeuds et la DCA est remaniée. Les superstructures sont également modifiés, le fameux «mat pagode» fait son apparition. Des installations d'aviation sont également mises en place (une catapulte et trois hydravions).

Le 1er août 1941, le Kongo est affecté à la 3ème division de cuirassés composée également de ses trois sister-ship : Hiei, Kirishima et Haruna, division basée à Hashirajima en baie d'Hiroshima. Le 29 novembre 1941, la 2ème section de la 3ème division de cuirassés (Kongo et Haruna) est intégrée à la 2ème flotte de l'amiral Kondo chargé de débarquer en Malaisie. Les deux cuirassés étant accompagnés par les croiseurs lourds Atago, Maya et Takao (4ème division de croiseurs) et 8 destroyers. Cette force arrive à Makung dans les Pescadores (archipel au large de Taïwan) le 2 décembre où on l'informe que les hostilités commenceront le 8 décembre 1941.


Le Kongo photographié en 1929 avant sa reconstruction dans les années trente

Le 4 décembre, la force appareille pour la mer de Chine Méridionale pour assurer la couverture lointaine des forces d'invasion. Dans l'après midi du 9 décembre, la force de l'amiral Kondo se trouvait au sud-est de l'Indochine à proximité de l'île de Poulo-Condore quand le sous marin japonais I-65 répara une force britannique faisant route au nord-ouest. Cette force n'était autre que la Force Z de l'amiral Philipps composée du cuirassé Prince of Wales, du croiseur de bataille Repulse et des destroyers Electra, Express,Encouter et Jupiter (le porte-avions Indomitable aurait du être déployé pour assurer la couverture aérienne mais il s'échoua aux Antilles et rata le départ).

Les deux forces n'étaient séparées que de cinq miles mais la force de l'amiral Kondo n'eut pas à intervenir car le lendemain 10 décembre, des bombardiers G4M basés en Indochine française coulèrent les deux navires

La force de l'amiral Kondo passa les deux mois suivants à couvrir un grand nombre d'opérations amphibies : il couvrit une deuxième force d'invasion en Malaisie, couvrit le débarquement dans le golfe de Linga yen aux Phillipines et couvrit les raids aériens sur Palau et les îles Ambon (Indes Néerlandaises).

Le 21 février 1942, la force arriva dans les Célèbes où elle retrouva la force de porte-avions de l'amiral Nagumo qui venait de bombarder le port australien de Darwin deux jours plus tôt. Le 25 février, les cuirassés Kongo et Haruna, les croiseurs lourds Atago et Takao et deux destroyers sont détachés du reste la force pour participer à l'opération J, l'invasion des Indes Néerlandaises.

Le 7 mars 1942, les deux cuirassés bombardèrent les îles Christmas à 190 miles au sud de Java avant de revenir dans les Célèbes le 9 mars à la suite de la rédition des Indes Néerlandaises. Du 10 mars au 25 mars, les quatre cuirassés de classe Kongo restèrent en position prêt à appareiller pour une éventuelle opération mais si la relaxation était à l'ordre du jour après trois mois d'opérations soutenues.

Le 26 mars 1942, la 3ème division de cuirassés quitta les Célèbres, traversa la mer de Timor et gagna l'Océan Indien en compagnie des porte-avions Akagi, Kiryu, Soryu, Shokaku et Zuikaku pour mener un raid contre les navires britanniques. Colombo fût bombardée le 5 avril et Trincomalee le 9 avril 1942.

Au cours de ce raid, neuf Bristol Blenheim du squadron 11 de la Royal Air Force attaquèrent le cuirassé qui ne subit aucun dommage, cinq appareils ennemis étant abattus par les Zero. Au retour de ce raid, le Kongo gagna le Japon et entra à l'Arsenal de Sasebo pour carénage et ce du 23 avril au 2 mai 1942.

Le 27 mai 1942, le Kongo et le Hiei formant la 1ère section de la 3ème division quittèrent le port de Hashirajima pour rejoindre la Force de soutien de l'amiral Kondo chargée de débarquée sur l'atoll de Midway une fois que les porte-avions de Nagumo auront aboli les défenses de Midway. La destruction des porte-avions empêcha tout débarquement et le 6 juin, l'amiral Isoroku Yamamoto ordonna aux cuirassés de classe Kongo de gagner les Aléoutiennes pour empêcher une riposte américaine contre Attu et Kiska, riposte qui n'eut pas lieu.

A la mi-juillet 1942, le Kongo est réaffecté à la deuxième flotte au sein de la 3ème division en compagnie du Haruna avec lequel il formait le 1er squadron. Le 11 septembre 1942, il appareillèrent de Chuuk pour les Salomons afin de participer à la bataille de Guadacanal qui avait éclaté après le débarquement américain le 7 août 1942. Trois jours plus tard, le Kongo fût attaqué par des bombardiers lourds américains ne fût pas touché.


Le Kongo après la première refonte en 1931

Dans la nuit du 13 au 14 octobre 1942, le Kongo et le Haruna avec le croiseur léger Isuzu et sept destroyers bombardement Henderson Field et d'autres positions américains à Guadacanal. Le bombardement dure 80 minutes (1h27-2h47) au cours de laquelle le Kongo tira 435 obus de 356mm et 27 de 152mm, ces dernieres contre les batteries côtières qui répondirent aux cuirassés japonais. 48 appareils sur 90 sont détruits. Quatre vedettes lance-torpilles du squadron 3 tentent d'attaquer mais sont repoussées par l'écran des destroyers.
Le 25 octobre 1942, le Kongo participa à la bataille de l'île de Santa Cruz qui se résuma bien vite à un duel entre porte-avions. Le Kongo est d'ailleurs attaqué par quatre torpilleurs Grumman Avenger de l'USS Enterprise mais ne fût pas touché. Il regagna Chuuk le 1er novembre.
Le 9 novembre 1942, la 3ème division de cuirassés appareilla de Chuuk pour l'Ontong Java Plateau au nord des Salomons. Il devait aider à repérer et à détruire l'Enterprise. Durant la bataille navale de Guadacanal qui commenca le 12 novembre, la la 3ème division assura la couverture à distance de la force de bombardement mais ce bombardement n'eut pas lieu.
Le 30 janvier 1943, le Kongo et le Haruna couvrirent l'évacuation des forces japonaises, près de 12000 hommes quittèrent Guadacanal mettant fin à cette terrible bataille.

Du 27 février au 13 mars 1943, le Kongo fût mis au bassin à l'Arsenal de Sasebo. Il reçut de nouveaux bulges anti-torpilles, de nouvelles pompes dans les soutes à mazout et surtout sa DCA fût renforcée : 2 canons de 152mm sur 14 furent débarqués pour embarquer des canons de 25mm (qui passèrent de 20 à 28) et un radar type 21 est également installé.
Le 12 mai, le Haruna et le Kongo se préparèrent à appareiller de la baie de Tokyo pour contrer la reconquête des îles Attu et Kiska dans les Aléoutiennes avec notament 3 porte-avions mais l'opération fût annulée le 22 mai quand Attu tomba.

Au mois d'octobre 1943 alors que le navire était de retour à Chuuk, le cuirassé quitta l'île pour contrer un raid aérien mené sur Wake par les six porte-avions sous le commandement du vice-amiral Alfred Montgomery mais aucun contact ne fût pris.

Du 30 janvier au 14 février 1944, le Kongo et le Haruna furent mis au bassin de l'Arsenal de Sasebo pour renforcer la DCA : 4 autres canons de 152mm furent débarqués ce qui donna un armement secondaire composé de 8 canons de 152mm, de 8 canons de 127mm en quatre affûts doubles (6 canons à l'origine) et de 40 canons de 25mm.

Au début du mois de mars, les deux cuirassés débarquèrent des troupes sur les îles Lingga au sud de Singapour avant d'entamer une phase d'entrainement intensif. Le 11 mai, la 3ème division de cuirassés appareilla en compagnie de la flotte mobile pour Tawi-Tawi (Phillipines).

Le 13 juin 1944, il participa à l'opération A-Go qui provoqua la bataille de la mer des Phillipines. La flotte japonaise est rapidement repérée par les sous marins américains chargés de traquer les navires japonais. Le 20 juin, les cuirassés Kongo et Haruna appuyé par le porte-avions Chiyoda furent attaqués par les bombardiers en piqué Curtiss Helldiver et les avions torpilleurs Grumman Avenger venant des porte-avions Bunker Hill, Monterey et Cabot. Si le Haruna et le Chiyoda furent endommagé, le Kongo sorti indemne de cette bataille. La flotte se retira en baie de Nakagusuku à Okinawa.

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MessageSujet: Re: JAPON : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO   Mar 14 Juil 2009, 15:16


Le Kongo en 1944

Du 30 juin au 7 juillet 1944, le Kongo passa au bassin à l'Arsenal de Kure pour renforcer son électronique (radar type 13 et 22) et sa DCA avec un armement composé de 8 canons de 152mm, 12 canons de 127mm en 6 affûts doubles et un total de 100 canons de 25mm (118 en septembre 1944).
Après ces travaux, le Kongo transporta des armes et des troupes en baie de Nakagusuku avant de revenir à Lingga où il fût bientôt rejoint par le cuirassé Haruna.

Le 22 octobre 1944, le Kongo quitta la baie de Brunei (île de Bornéo) comme navire amiral de la deuxième section de la Force «A» du vice-amiral Takeo Kurita, cette force se composait des cuirassés Haruna et Kongo, de six croiseurs et dix destroyers. La série de bataille qui allait suivre est connue sous le nom de la bataille du golfe de Leyte.

Le lendemain, 23 octobre, la Force «A» fût attaqué par deux sous marins dans la bataille du passage de Palawan. Deux croiseurs furent d'ailleurs coulés. Le deuxième jour, 24 octobre, la Force «A» fût attaqué par 250 avions embarqués dans le cadre de la bataille de la mer de Sibuyan coulant le supercuirassé Musashi et l'Haruna est endommagé. Kurita ordonna alors à la Force A de se replier et de quitter la mer de Sibuyan via le détroit de San Bernardino.

Le 25 octobre à 00.30, la Force «A» réussit à franchir le détroit de San Bernardino et entra dans le golfe de Leyte. Cinq heures plus tard, les japonais repérèrent trois porte-avions, trois croiseurs et trois destroyers à 23 miles par 60°. A 05.58, la Force A ouvrit le feu sur «Taffy 3» (TG 77.4.3) composée des porte-avions d'escorte St Lo, White Plains, Kalinin Bay, Fanshaw Bay, Kitkun Bay et Gambier Bay avec un écran composé des destroyers Hoel, Heermann et Johnston et des destroyers d'escorte Dennis, John C. Buttler, Raymond et Samuel B. Roberts.

A 06.00, le Kongo ouvrit le feu avec son artillerie principale à une distance de 15 miles. A 06.22, les mitraillages des Wildcat endommagèrent la conduite de tir de l'artillerie principale. A 06.25, le destroyer Hoel ouvrit le feu sur le Kongo à 13000m recevant en cadeau un obus de 356mm ce qui ne l'empêcha de lancer ses torpilles à 9000m. Le Kongo repéra les quatre torpilles du Hoel à 06.30, manoeuvra et les évita.

A 06.54, le destroyer Heermann tira trois torpilles contre le Kongo. Ces torpilles ratèrent le Kongo mais força les cuirassés Yamato et Nagato à filer à 10 miles au nord jusqu'à ce que les torpilles soient à cours de carburant. Néanmoins à 6.55, le Kongo toucha à de multiples reprises le porte-avions d'escorte Gambier Bay.

Vers 08.00, la conduite de tir du Kongo fût remise en service et le cuirassé japonais s'acharna sur le destroyer Samuel B. Roberts qui finit par couler à 09.12. A 08.13, le Kongo évita deux nouvelles torpilles. Entre 07.55 et 09.10, la Force A coula le porte-avions d'escorte Gambier Bay, les destroyers Hoen et Johnson et le destroyer d'escorte Samuel B. Roberts.

A 08.25, Kurita ordonna à la force A de se replier mais abandonna son ordre à 10.20 pour revenir dans le golfe de Leyte. De 10.30 à 13.20, les croiseurs Chokai, Chikuma et Suzuya furent coulés tandis que durant ce delai, le Kongo fût attaqué par 20 bombardiers en piqué Helldiver, cinq projectiles frôlant le navire provoquant quelques dégats sur sa propulsion et sur ses réservoirs, de l'eau contaminant certains récevoirs de mazout. 12 marins furent tués et 36 blessés. A 21.00, la force japonaise se replia via le détroit de San Bernardino. Au total le Kongo avait tiré 310 obus de 356mm, 347 obus de 152mm, 2128 obus de 127mm et 50230m de 25mm.

Le 26 octobre à 08.00, dans le détroit de Tablas (entre Mindonoro et Panay), la Force «A» fût attaquée par 30 Avenger du Wasp et Cowpens suivi par 50 Helldiver et Avenger du Hornet qui touchèrent deux fois le Yamato. A 10.40, 30 Consolidated B-24 Liberator de la 13th Army Air Force
(Far Eastern Air Force) ayant décollé de l'île de Morotai (Indes Néerlandaises) attaquèrent. Vingt minutes plus tard, 60 avions des TG 38.2 (contre-amiral Bogan porte-avions Intrepid, Bunker Hill Independence et Cabot, cuirassés Iowa et New Jersey, croiseurs légers Biloxi, Vincennes et Miami) et des TG 38.4 (contre-amiral Davison porte-avions Franklin, Enterprise, San Jacinto et Belleau Woods, cuirassés Washington et Alabama, croiseurs Wichita et New Orleans) attaquèrent coulant le croiseur léger Noshiro. Le Kongo passa une nouvelle fois au travers et regagna la baie de Brunei sans autre problème.
Le Kongo resta basé en baie de Brunei jusqu'au raid mené le 16 novembre par 40 bombardiers B24 escortés par 15 chasseurs à long rayon d'action P38. A 18.30, les cuirassés Yamato, Kongo et Nagato tous endommagés lors des récents engagement avec un croiseur léger et 4 destroyer pour escorte appareillèrent pour être réparés à Kure.

Le 20 novembre 1944, la Task Force entra dans le détroit de Formose sans incident filant à 16 noeuds pour économiser le carburant. La formation était mené par le croiseur léger Yahagi, suivi par le Kongo, le Nagato et le Yamato avec les destroyers Isokaze et Yamakaze à babord et les Urakaze et Yukikaze à tribord.

Quand la nuit tomba, la visibilité tomba à moins de 1400m avec une mer calme. Peu avant minuit, le radat de Yamato détecta un écho ennemi, un avion ou un sous marin. La force reçu l'ordre de zigzaguer pour perturber la visée de l'ennemi. Le contact fût considéré à 2.30 comme un avion et le radar fût éteint pour éviter qu'un choc de l'endommage de manière brutale.

Le contact était en réalité le sous marin américain Sealion du lieutenant commander Eli Reich qui patrouillait au nord de Formose. Le radar repéra trois échos à 40 km ce qui constituait une performance extraordinaire. A 00.48, le radar identifia deux cuirassés et deux croiseurs lourds.

Après avoir averti Pearl Harbor, le Sea Lion passa à l'attaque en surface à pleine vitesse. En position d'attaque à 1.46 à babord de la force japonaise dans des conditions difficiles (vent fort, mer agitée), le Sea Lion choisit sa première cible à 02.45, le premier cuirassé de la ligne, tirant ses torpilles à faible profondeur pour toucher éventuellement un destroyer.

A 02.56, le Sea Lion lança six torpilles sur le Kongo à 2700m avant de tirer trois torpilles avec ses tubes arrières sur le Nagato à une distance de 2800m avant de s'échapper vers l'ouest. Deux ou trois torpilles selon les sources firent mouche à 03.01 sur le Kongo tandis que le Nagato évita les trois torpilles, deux d'entre-elles touchèrent l'Urakaze, le destroyer coulant en quelques minutes avec tout son équipage poussant le Yukikaze à larguer des charges de profondeur

Le Kongo fût touché par deux torpilles : l'une à la proue côté babord dans le puit à chaine et juste devant les logements des sous-officiers et l'autre explosa dans les chaudières 6 et 8 ce qui n'empêchait pas le navire de maintenir 16 noeuds. La situation apparaissait sous contrôle.

A 04.05, le Sealion revint à la charge pour se mettre en position d'attaque mais la flotte japonaise l'ayant repéré, elle se mit à zigzaguer ce qui l'empêchait de viser correctement.

La situation s'aggravait sur le Kongo. La décision de maintenir la vitesse agrava les avaries, la proue ne cessait d'être inondée, la brêche s'élargissait tandis que les bulges n'était pas en meilleur état. Le cuirassé fût obligé d'arrêter de zigzaguer et de réduire à 12 noeuds. Il lâcha la colonne, affichant bientôt 12 puis 14° de gite. Le cuirassé tenta alors de gagner le port de Keelung au nord de Formose à 65 miles nautiques de là. Il reçoit alors l'escorte des destroyers Hamakaze et Isokaze et le Kongo quitte la flotte à 4.40 à 10 noeuds et 15° de gite.

La situation était critique, le chef navigateur ne donna que 6h de survie alors que la gite dépassait 20°. A 4.55, la gite était de 45°, les salles des machines était noyée et le cuirassé perdit toute propulsion à 5.18. L'ordre d'abandonner le navire fût donné à 5.22 mais à 5.24, le magazin de la tourelle N°1 de 356mm explosa, 4 explosions secouèrent la nuit «un lever de soleil en pleine nuit» dira le commandant du Sealion. Les destroyers récupérèrent 13 officiers et 224 survivants sur les 1250 membres d'équipage


Le USS Sealion, le sous marin qui envoya le Kongo rejoindre Neptune

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MessageSujet: Re: JAPON : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO   Mar 14 Juil 2009, 15:20

Le Hiei

Le Hiei à la mer dans sa configuration d'origine

Le Hiei est mis sur cale à l'Arsenal de Yokosuka le 4 novembre 1911 lancé le 21 novembre 1912 et admis au service actif le 4 août 1914. Il porte le nom du Mont Hiei, une montagne située au nord-est de Kyoto.

Le Hiei ne servit pas durant la première guerre mondiale tout comme ses trois autres sister-ship faute d'adversaire.

Le traité de Londres signé le 22 avril 1930 entre les Etats Unis, l'Empire Britannique, la France, l'Italie et le Japon. Les règles de remplacement sont revues, le rempacement des navires de ligne anciens sont repoussées à 1936. les Etats Unis doivent éclatter le Florida, l'Utah, l'Arkansas ou le Wyoming, les britanniques cinq bâtiments et le Japon le cuirassé Hiei.

Les travaux sont menés par anticipation d'octobre à novembre 1929 : il perd une tourelle arrière de 356mm et ses canons de 152mm, son blindage est réduit tout comme sa propulsion ce qui fait tomber sa vitesse à 18 noeuds. Il est ainsi utilisé comme navire d'entrainement au cannonage.

Le Hiei est totalement refondu entre avril 1937 à janvier 1940 pour devenir un escorteur de porte-avions. Comme ses sister-ship il voit la longueur de sa coque augmentée passant de 214.6 à 219.6m le blindage est augmenté, les tubes lance-torpilles sont débarqués, de nouvelles turbines et de nouvelles chaudières portent la vitesse à 30 noeuds. L'armement antiaérien est remanié et porté à 8 canons de 127mm et 20 canons de 25mm et une catapulte et trois hydravions sont embarqués. Le Hiei inaugura aussi une nouvelle superstructure, le fameux mat-pagode qui allait devenir aussi caracteristique pour les navires japonais que le mat-cage pour les cuirassés américains. Une catapulte est également installée et 3 hydravions embarqués.


Le Hiei après sa reconstruction avec le fameux mat pagode

Avant le conflit, il servit de navire impérial, embarquant l'empereur Hiro-Hito lors des revues navales. Le Hiei et le Kirishima participèrent au raid sur Pearl Harbor au sein de la force expéditionnaire de l'amiral Nagumo avant de rentrer à Kure le 24 décembre 1941.

Les japonais débarquent à Java dans la nuit du 28 février au 1er mars 1942, les néerlandais se rendant le 9 mars. Entre-temps, les japonais nettoient les eaux entrent Java et l'Australie avec l'aide d'une force navale composée des cuirassés Hiei et Kirishima; des croiseurs lourds Chikuma et Tone qui coule notament le destroyer américain Edsall le 1er mars.

Les invasions en Malaisie et en Indonésie terminées, les japonais souhaient sécuriser leurs nouvelles conquêtes. Pour se faire, il mène un raid dans l'Océan Indien. Le 26 mars 1942, la 3ème division de cuirassés quitta les Célèbres, traversa la mer de Timor et gagna l'Océan Indien en compagnie des porte-avions Akagi, Kiryu, Soryu, Shokaku et Zuikaku pour mener un raid contre les navires britanniques. Colombo fût bombardée le 5 avril et Trincomalee le 9 avril 1942. De retour avec l'ensemble de la force de Nagumo le 22 avril, le Hiei entra en carénage au Japon.

Le 27 mai 1942, le Kongo et le Hiei formant la 1ère section de la 3ème division quittèrent le port de Hashirajima pour rejoindre la Force de soutien de l'amiral Kondo chargée de débarquée sur l'atoll de Midway une fois que les porte-avions de Nagumo auront aboli les défenses de Midway. La destruction des porte-avions empêcha tout débarquement et le 6 juin, l'amiral Isoroku Yamamoto ordonna aux cuirassés de classe Kongo de gagner les Aléoutiennes pour empêcher une riposte américaine contre Attu et Kiska, riposte qui n'eut pas lieu.



Il participe ensuite aux opérations dans les Salomons notament à la bataille des Salomons Orientales le 24 août 1942 où il est intégré à un groupe d'avant garde en compagnie de son sister-ship Kirishima, trois croiseurs lourds, un croiseur léger et six destroyers. Les cuirassés n'y jouent aucun rôle, la bataille se limitant à un affrontement entre porte-avions.

Il participe ensuite à la bataille navale de Guadalcanal dans la nuit du 12 au 13 novembre 1942. Les américains après avoir escorté un convoi de transport à Guadalcanal se positionne dans le détroit de Savo pour stopper les japonais.

La force américaine commandée par le contre-amiral Daniel Callaghan à bord du San Francisco. En sous-ordre, le contre-amiral Norman Scott est sur l'Atlanta. Les bâtiments sont en ligne et dans l'ordre les destroyers Cushing (classe Mahan), Laffey (classe Benson), Sterett (classe Benham), O'Bannon (Classe Fletcher), le croiseur léger antiaérien Atlanta, les croiseurs lourds San Francisco et Portland, le croiseur léger Helena, les destroyers Aaron Ward (Classe Gleaves), Barton (Classe Benson) Monssen (Classe Gleaves) et Fletcher (Classe Fletcher).

Les japonais retardés par un grain, se présentent par l'ouest de Savo avec une colonne formée par le croiseur léger Nagara suivi par les cuirassés Hiei et Kirishima avec deux destroyers en avant garde, six sur bâbord et trois sur tribord. Ils se préparent à un bombardement à terre. Ils sont détectés au radar par l'Helena à 1h24 mais les américains sont vus par les japonais à 1h41.

L'Atlanta illuminé par un projecteur du destroyer Akatsuki ouvre le feu 1h50. Le combat comme souvent lors des affrontements nocturnes tourne rapidement à la confusion. A 2 heures, les cuirassés japonais mettent le cap au nord et le combat se termine vers 3 heures mais la dernière heure se réduit à des escarmouches entre ombres.

Dans la mélée, il est probable que le San Francisco ait achevé l'Atlanta avant de tirer sur le Hiei puis de servir de cible au Kirishima. L'Atlanta est immobilisé par une ou deux torpilles, le Yudachi encaisse une série d'obus, le Hiei qui tire avec son artillerie de 356mm allume ses projecteurs et sert de cible aux destroyers adverses mais élimine le Cushing.

Le Laffey manque d'aborder le Hiei avant d'être pulverisé par deux salves de 356mm. Le San Francisco encaisse encore 45 coups ennemis et perd 83 tués dont le contre-amiral Callaghan et 104 blessés. Le Sterett est rapidement désemparé après avoir lancé sur le Hiei avec le O'Bannon. Un destroyer japonais mitraille les superstructures du croiseur et tue l'amiral Callaghan.

Le Portland est torpillé à l'arrière et se replie. Le Juneau reçoit une torpille à l'avant pendant que le Barton encaisse deux torpilles se casse et coule. Le Monssen prend 37 coups et est réduit à l'état d'épave. Le Fletcher est le seul à s'en sortir, il lance ses torpilles mais sans observer le résultat.

Au jour, des bâtiments américains et japonais restent à proximité de Savo dont le Hiei avarié et sans gouvernail qui est achevé par des avions américains : des B17 mais aussi des avions embarqués sur l'Enterprise même si on discute encore des derniers moments du Hiei, certains affirmant que les japonais ont sabordé leur navire.


La configuration finale du Hiei

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MessageSujet: Re: JAPON : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO   Mar 14 Juil 2009, 15:27

Le Kirishima

Le Kirishima à la mer dans les années 30

Le Kirishima est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki le 17 mars 1912 lancé le 1er décembre 1913 et admis au service actif le 19 avril 1915. Il porte le nom d'un groupe de volcans au centre de l'île d'Honshu

Comme ses sister-ship il ne connu pas le feu au cours de la première guerre mondiale faute d'adversaire. Le traité de Washington interdisant toute construction neuve de cuirassé, les japonais se décident à moderniser leurs navires en service.

C'est ainsi que le Kirishima est immobilisé à l'Arsenal de Kure de mars 1927 à mars 1930. au cours de ces travaux la coque est renforcé, le blindage du pont fut augmenté, les deux cheminées avant furent fusionnées en une seule, les superstructures avant furent refondues, les chaudières d'origine remplacées, la vitesse passa de 27.5 à 26 noeuds, l'élévation des canons de 356mm passa de 33 à 43° et 4 tubes lance-torpilles débarqués. A la suite de cette refonte, le navire est reclassé cuirassé rapide.

Le dévellopement de l'aviation embarquée et des porte-avions poussa les japonais à se dôter d'une puissante force d'escorte. C'est ainsi que les Kongo sont entièrement refondus pour assurer l'escorte des «pont-plats».

Le Kirishima est ainsi reconstruit à l'Arsenal de Sasebo de novembre 1934 à juin 1936 : la longueur de sa coque est augmentée passant de 214.6 à 219.6m le blindage est accru, les tubes lance-torpilles sont débarqués, de nouvelles turbines et de nouvelles chaudières portent la vitesse à 30 noeuds. L'armement antiaérien est remanié et porté à 8 canons de 127mm et 20 canons de 25mm et une catapulte et trois hydravions sont embarqués. Le Hiei inaugura aussi une nouvelle superstructure, le fameux mat-pagode qui allait devenir aussi caracteristique pour les navires japonais que le mat-cage pour les cuirassés américains. Une catapulte est également installée et 3 hydravions embarqués.

Le 26 novembre 1941, le Kirishima appareilla avec le Kido Butai (Première force aérienne d'attaque embarquée) engagée dans le raid sur Pearl Harbor. Il assura avec le Hiei l'escorte des porte-avions jusqu'à son retour à Kure le 24 décembre 1941. Après quelques jours de relâche, il appareilla toujours sous les ordres de Nagumo pour couvrir les invasions sur Rabaul (23 janvier 1942) et Kavieng (24 janvier 1942).

Le Kirishima et le Hiei assurèrent ensuite l'escorte des porte-avions Akagi Kaga Hiryu et Soryu qui bombardèrent Darwin (Australie) le 19 février 1942 provoquant de gros dégats (45 avions détruits, 10 navires coulés et 25 endommagés) et de sévères pertes humaines (251 morts). Il participa également à la bataille de la mer de Java le 1er mars puis au raid mené dans l'Océan Indien (31 mars-10 avril 1942). Il participa ensuite à la bataille de Midway, escortant les quatre porte-avions de l'amiral Nagumo qui furent tous coulés par les américains. Le Kirishima gagna alors le Japon.


Le Kirishima au mouillage en baie de Sukumo

La bataille des Salomons Orientales le 24 août 1942 où il est intégré à un groupe d'avant garde en compagnie de son sister-ship Hiei, trois croiseurs lourds, un croiseur léger et six destroyers. Les cuirassés n'y jouent aucun rôle, la bataille se limitant à un affrontement entre porte-avions. Deux mois plus tard, c'est la bataille de Santa Cruz le 26 octobre 1942, le Kirishima est attaqué par trois Dauntless de l'Enterprise mais sans aucune perte.
Il participa ensuite aux deux batailles navales de Guadalcanal. Si son sister-ship Hiei succomba lors de la première bataille dans la nuit du 12 au 13 novembre, le Kirishima y survécu.

La seconde bataille de Guadalcanal se déroule dans la nuit du 14 au 15 novembre autour de l'île de Savo. C'est le premier combat entre cuirassés américains et japonais. Les japonais prévoient un nouveau bombardement de Guadalcanal pour la nuit du 14 au 15 novembre avec le groupe de l'amiral Kondo formé du cuirassé Kirishima, des croiseurs lourds Atago et Takao, deux croiseurs légers et quatre destroyers.


Le cuirassé Washington en action contre le cuirassé Kirishima lors de la deuxième bataille navale de Guadalcanal. Le faible site des canons de 406mm montre la distance rapprochée de cette bataille

Les américains repèrent les japonais à 22h52 et les cuirassés américains South Dakota et Washington ouvrent le feu à 23h13. Un combat parallèle s'engaga alors entre les destroyers américains et japonais, deux destroyers américains étant coulés.

Le South Dakota en panne de courant électrique à 23h53 retrouve toute son énergie à 2h36 ce qui lui permet de tirer sur le Sendai. A 23h42, les hydravions restés sur la plage arrière sont incendiés par un départ de coup puis jetés à la mer par la salve suivante.

Dans la nuit le combat devient confus et le South Dakota est pris pour cible pour les japonais. En perdant son alimentation électrique, il s'approche dangereusement des japonais et encaisse un obus de 356mm,18 de 203mm, 6 de 152mm et un de 127mm (38 morts et 60 blessés).

Le Washington dont le radar marche finit par comprendre ce qui se passe. Il ouvre le feu à minuit sur le Kirishima à une distance de 7700m. Il encaisse 9 obus de 406mm et une quarantaine de 127mm. Hors de combat, il est assisté par le Sendai et le Shikinami mais doit être sabordé et coule à 3h20.


Le Kirishima dans sa configuration de 1937 après sa deuxième grande refonte (dessin fourni par Vautour)

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MessageSujet: Re: JAPON : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO   Mar 14 Juil 2009, 15:35

Le Haruna

Le Haruna à pleine vitesse en 1915

Le Haruna est mis sur cale aux chantiers Kawasaki de Kobe le 16 mars 1912 lancé le 14 décembre 1913 et admis au service actif le 19 avril 1915. Il porte le nom d'un volcan éteint de l'île d'Honshu dans la région du Kanto. Après huit mois d'une mise en condition intensive, il est affecté à la 3ème division de cuirassés de la 2ème flotte. Le 9 avril 1916, l'Haruna appareilla de l'île de Sasebo pour une mission de dix jours en mer de Chine orientale. En 1917, il est endommagé par une mine mouillé par le corsaire allemand Wolf. Le 1er décembre 1917, le Haruna est mis en réserve, les hostilités sur le front pacifique étant terminée.

Le 12 septembre 1920, le Haruna était en exercice de tir au large d'Hokkaido quand le canon tribord de la tourelle n°1 de 356mm tuant sept hommes et endommageant sérieusement le toit blindé de la tourelle. L'enquête montra qu'une fusée défectueuse avait mis le feu aux gargouses présents dans la culasse, faisant exploser l'obus alors qu'il était encore dans le canon. La tourelle fût réparée à l'arsenal de Yokosuka, les travaux étant l'occasion d'augmenter l'élévation en site des canons de 7°. Trois mois plus tard, le Haruna est de nouveau placé en réserve.

Avec la signature du traité de Washington, le Japon pour conserver une puissante marine n'avait d'autre choix que de moderniser ses cuirassés, la construction de nouveaux capital ships étant interdite jusqu'en 1931.

C'est ainsi que le Haruna fût profondément modernisée de juillet 1926 à juillet 1928 à l'Arsenal de Yokosuka : la coque est renforcée, le blindage de pont est augmentée, les deux premières cheminées sont fusionnées en deux, les 36 chaudières d'origine sont remplacées par 16 nouvelles, la vitesse diminuant à 26 noeuds, l'élévation des canons est portée de 33 à 43° et 4 tubes lance-torpilles débarquées. En juillet 1928, le Haruna est reclassé cuirassé.
De février 1929 à février 1930, le Haruna opéra entre Sasebo, Port Arthur et la mer de chine orientale. Le cuirassé est de nouveau en réserve le 1er décembre 1930.

Le 22 avril 1930, le Japon signa le traité de Londres qui imposa de nouvelles restrictions devant démilitariser le Hiei et ne pouvant construire de nouveaux cuirassés jusqu'en 1937. En septembre 1931, le Japon envahit la Mandchourie, défiant les traités de la Société des Nations et le droit international.

Le 8 novembre 1931, le Haruna servit de navire à l'empereur pour sa visite officielle dans la préfecture de Kumamoto. Il est remis en service au sein de la 1ère division de cuirassés le 20 mai 1933. Le 25 février 1933, la SDN reconnu que le Japon avait violé la souveraineté chinoise lors de l'invasion de la Mandchourie provoquant le départ du Japon de cette organisation. Le Japon se mit littéralement au ban des nations en rejetant les limitations des traités de Washington et de Londres.

Le dévellopement de l'aviation embarquée poussa les japonais à transformer les Kongo en escorteur rapide de porte-avions. Lors des travaux menés à l'arsenal de Kure d'août 1933 à septembre 1934, la coque est allongée de 214.6 à 219.6m, le blindage est significativement accru (+20cm pour la ceinture, +23cm pour la tourelle, le pont blindé est épaissi de 3.8 à 7cm selon les endroits, les soutes à munitions reçoivent 10cm de blindage supplémentaire), les superstructures sont reconstruits selon l'inimitable mat-pagode, les 16 chaudières installées au début des années vingt sont remplacées par 11 nouvelles chaudières, de nouvelles tribunes à engrenages sont également installées. La DCA est également remanié. Une catapulte et trois hydravions (Nakajima E8N et Kawanishi E7K) sont également embarquées. En dépit de l'augmentation du tonnage, le Haruna pouvait désormais filer à 30 noeuds.


Le Haruna après sa deuxième grande refonte

Le 1er juin 1936, le cuirassé est affecté avec ses trois sister-ship à la 3ème division de cuirassés de la 1ère flotte. Le cuirassé passa une année 1937 active entre exercices de tirs et patrouilles au large des côtes chinoises au large de Tsingtao. Le 7 juillet 1937, le Japon déclara la guerre à la Chine et un mois plus tard, le Haruna effectua des missions de transport rapide. Le 1er décembre 1937, le Haruna est de nouveau mis en réserve jusqu'en 1940. le 2 avril 1940, le Haruna est transferé de Sasebo à Formose et remis en service au sein de la 3ème division de cuirassés de la première flotte basée à Hashirajima.

Le Haruna quitte les eaux japonaises en novembre 1941 pour participer aux premières opérations de la guerre du Pacifique. Avec son sister-ship Kongo, il appareilla d'Hashirajima le 29 novembre 1941 integré à la 2ème flotte de la marine japonaise sous les ordres de l'amiral Kondo.

Le 4 décembre, la force appareille pour la mer de Chine Méridionale pour assurer la couverture lointaine des forces d'invasion. Dans l'après midi du 9 décembre, la force de l'amiral Kondo se trouvait au sud-est de l'Indochine à proximité de l'île de Poulo-Condore quand le sous marin japonais I-65 répara une force britannique faisant route au nord-ouest. Cette force n'était autre que la Force Z de l'amiral Philipps composée du cuirassé Prince of Wales, du croiseur de bataille Repulse et des destroyers Electra, Express,Encouter et Jupiter (le porte-avions Indomitable aurait du être déployé pour assurer la couverture aérienne mais il s'échoua aux Antilles et rata le départ). Les deux forces n'étaient séparées que de cinq miles mais la force de l'amiral Kondo n'eut pas à intervenir car le lendemain 10 décembre, des bombardiers G4M basés en Indochine française coulèrent les deux navires.
Le groupe de l'Haruna mit donc le cap sur la Malaisie. Trois jours plus tard, le 13 décembre, il couvrit un convoi de renfort pour la Malaisie avant de couvrir le débarquement japonais dans le golfe de Lingayen aux Philippines le 18 décembre. La 2ème flotte de l'amiral Kondo repliée à Cam Ranh quitta l'Indochine le 23 décembre pour arriver à Formose deux jours plus tard.

Le 18 janvier 1942, la 2ème flotte de l'amiral Kondo arriva à Palau en compagnie de deux porte-avions pour couvrir l'invasion japonaise de Bornéo et des Indes Néerlandaises. Le cuirassé Haruna, le croiseur lourd Maya et les porte-avions Hiryu et Soryu opérèrent à l'est de Mindanao jusqu'au 18 février 1942 date à laquelle il quittèrent Palau en vue de l'«opération J», l'invasion des Indes Néerlandaises qui commença le 25 février 1942 par un débarquement sur Java. Le Haruna lui bombarda l'île Christmas le 7 mars 1942 avant de revenir à Palau pour 15 jours de maintenance et de repos.


Le Haruna à la mer : date et lieu inconnu

En avril 1942, le Haruna participa avec les porte-avions de l'amiral Nagumo au raid dans l'Océan Indien, bombardant Colombo le 5 avril, détruisant le croiseur lourd Dorsetshire le même jour. Le Haruna faillit même découvrir le reste de la British Eastern Fleet sous le commandement de l'amiral Somerville. Le 9 avril, une hydravion de reconnaissance de l'Haruna repéra le porte-avions Hermes au sud de Trincomalee. Le vieux porte-avions sans appareils à bord était condamné. Il fût coulé par un raid de 70 avions qui touchèrent le porte-avions à plus de quatre reprises. Cette opération achevée, la 3ème division rentra au Japon le 23 avril et le Haruna fût mis au bassin pour des réprations bien méritées après près de six mois d'opérations intensives.

Le 29 mai 1942, le Haruna appareilla en compagnie du Kirshima au sein de la force de porte-avions de l'amiral Nagumo pour participer à l'opération «MI» qui allait déboucher sur la bataille de Midway. Le Haruna fût attaqué à de multiples reprises par les avions américains basés à Midway mais ne fût pas touché et descendit 5 appareils. Le lendemain, 5 juin 1942, le Haruna récupéra les survivants des quatre porte-avions japonais détruits avant de regagner le Japon où il resta jusqu'en septembre 1942.

le 6 septembre 1942 le Haruna gagna Truk avec le reste de la 3ème division et le 10 septembre 1942 appareilla le navire appareilla pour les îles Salomons pour dix jours jusqu'au 20 septembre 1942, date à laquelle la flotte regagna Truk.

Le 13 octobre 1942, deux jours après la bataille du Cap Esperance, le 164ème régiment peut être mis à terre. Henderson Field continu d'être bombardé par l'aviation japonaise dont deux bombardements le 13, un à haute altitude vers midi par 25 appareils et le suivant vers 14 heures par 15 appareils au moment du retour des chasseurs après le premier bombardement. De plus le terrain est harcelé par l'artillerie débarquée par les transports d'hydravions Chitose et Nisshin le 11. Les destroyers Sterett, Gwin et Nicholas la font provisoirement taire.

Dans la nuit du 13 au 14 octobre, les cuirassés Kongo et Kirishima accompagnés par le croiseur léger Isuzu et sept destroyers pilonnent Henderson Field tirant 918 obus de 356mm endommagea gravement l'aérodrome américain et détruisant 48 appareils.

Il participa ensuite à la bataille de l'île de Santa Cruz le 26 octobre 1942, le Haruna étant attaqué par un hydravion PBY Catalina mais sans aucun dommage. Les cuirassés ne participèrent à aucun combat, la bataille se limitant à un affrontement entre porte-avions.

Le 15 novembre 1942 à la suite de la défaite japonaise lors de la deuxième bataille navale de Guadalcanal (où le Kirishima fût coulé), la 3ème division de cuirassé fût repliée sur Truk où elle resta jusqu'à la fin de 1942. A la fin janvier 1943, le Haruna participa à l'opération Ke (14 janvier-7 février 1943) en assurant une diversion pour permettre aux destroyers japonais d'évacuer les soldats japonais de Guadalcanal.

Le 15 février, la troisième division quitta Truk pour Kure où elle arriva le 20 février pour entretien et réparations. Du 23 février au 31 mars 1943, le Haruna passa au bassin où sa DCA et son blindage fût renforcée (28 canons de 25mm en échange de deux canons de 152mm)
Le 17 mai 1943, en réponse à la reconquête américaine des îles Attu et Kiska, le Haruna et le Musashi accompagnés par deux porte-avions, deux croiseurs et neuf destroyers prit la mer. La force japonaise fût repérée par le sous marin américain Sawfish mais qui fût incapable d'attaquer. La force arriva à Yokosuka où la force retrouva trois autres porte-avions et deux croiseurs légers le 22 mai mais Attu tomba avant que la force n'arrive à destination. Jusqu'en juin 1943, le Haruna fût en entretien à Yokosuka. Le 18 septembre 1943, le Haruna quitta Truk pour contrer un raid aérien américain sur les îles Brown mais aucun contact ne fût pris et le cuirassé regagna la base.

Le 17 octobre 1943, le Haruna appareilla de Truk en compagnie de quatre cuirassés, trois porte-avions, 8 croiseurs lourds, 3 croiseurs légers des destroyers en réponse aux raids américains sur Wake mais aucun contact avec l'ennemi ne fût pris et la force regagna Truk le 26 octobre 1943. le 16 décembre 1943, le Haruna arriva à Sasebo pour refonte et entrainement en mer intérieure, terminant ainsi l'année 1943, année où le cuirassé ne connu aucun engagement contre l'ennemi.

La 3ème division de cuirassés (réduite au Kongo et à l'Haruna) appareilla de Kure le 8 mars 1944 pour Lingga au sud de Singapour. Arrivé le 14 mars, la division y resta jusqu'au 11 mai 1944 date à laquelle, la division appareilla pour participer aux opération de la flotte mobile de l'amiral Ozawa qui gagna Tawi Tawi où elle retrouva la force C de l'amiral Kurita.

Le 13 juin 1944, la Flotte Mobile appareilla de Tawi Tawi pour les îles Mariannes. Au cours de la bataille de la mer des Phillipines, le Haruna escorta les porte-avions japonais et fût touché par deux bombes performantes de 230kg le 20 juin 1944 larguées par des avions embarqués américains. Deux jours plus tard, l'Haruna fût mis au bassin à Kure pour réparer et entretien avant regagner Lingga en août 1944.

En octobre 1944, le Haruna quitta Lingga en vue de l'opération Sho-1, une contre-attaque japonaise face aux débarquements américains dans le golfe de Leyte. Le 24 octobre, le Haruna fût légèrement endommagé par les avions embarqués en mer de Sibuyan. Le 25 octobre 1944 durant la bataille de Samar, il engagea les porte-avions d'escorte et les destroyers de la 7ème flotte. Le Haruna toucha deux porte-avions d'escorte américain avant que Kurita ne décide de se replier.

Après la défaite japonaise dans le golfe de Leyte, le Haruna retourna à Brunei et Lingga pour réparations. Le 22 novembre, le Haruna s'échoua sur un récif près de Lingga l'endommagea sérieusement l'obligeant à rentrer à Sasebo pour réparations. Le 2 décembre 1944 alors qu'il retournait au Japon avec son escorte, le cuirassé fût attaqué par un sous marin américain mais il réussit à éviter les torpilles.

Le 9 décembre 1944, trois autres sous marins _les Sea Devil, Plaice et Redfish_ endommagèrent le porte-avions Junyo et plusieurs destroyers, le Haruna réussissant à échapper aux attaques pour arriver à Sasebo le lendemain. A la fin de 1944, le Haruna fût transferé à Kure pour réparer sa coque et pour modernisation. Il survécu à l'année 1944 alors quatre autres cuirassés japonais avaient été coulés (Musashi, Fuso, Yamashiro et Kongo). Le 1er janvier 1945, le Haruna quitta la 3ème division de cuirassés désormais dissoute et fût transferé à la 1ère division de cuirassés de la 2ème flotte. Le 10 février, le Haruna fût rattaché au district naval de Kure.

Le 19 mars 1945, les avions de la TF58 attaquèrent le Japon, visant notament les aérodromes et les ports japonais, notament Kure et de Kobe. Ils touchent 17 bâtiments dont les cuirassés Yamato, Hyuga et Haruna ainsi que les porte-avions Ikoma, Katsuragi, Ryuho, Amagi, Hosho et Kaiyo. Les pertes sont relativement légère car la défense du Japon est assuré par des Kawanishi N1K pilotés par des vétérans comme Minoru Genda qui planifia l'attaque sur Pearl Harbor. Le cuirassé fût touché par une bombe à tribord causa des dommages légers

Le 19 juillet 1945 le Haruna est de nouveau endommagé par les porte-avions américains. Le 24 juillet, la TF38 lança une série d'attaques aériennes sur la base navale de Kure pour détruire les derniers navires encore à flot de la naguère très puissante marine impériale japonaise. Le cuirassé Hyuga fût coulé tandis que le Haruna était touché par une bombe qui causa des dégâts légers.

Le 28 juillet 1945, le Haruna fût littéralement harcelé par la TF38 encaissant neuf bombes coulant à 16.15. En deux jours d'attaque, 65 officiers et marins furent tués. Les reste du Haruna qui avait coulé par petit fond fût échoué sur le rivage en 1946 et démantelé en deux ans.


Le Haruna coulé par les avions embarqués américains en 1945

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MessageSujet: Re: JAPON : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO   Mar 14 Juil 2009, 15:51

Caracteristiques Techniques


Déplacement : standard 27941 tonnes pleine charge 32717 tonnes à la construction. Après les deux refontes, les Kongo déplaçaient 32220 tonnes standard et 37200 tonnes à pleine charge

Dimensions : longueur : 214m (à la construction) 219m (après refonte)

largeur : 28m (à la construction) 30.8m (après refonte) tirant d'eau : 8.4m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Parson (Kongo à la construction) ou Kampon alimentées par 36 chaudières (à la construction) puis 10 chaudières (Kongo et Kirishima) ou 16 (Haruna) dévellopant 136600 ch et actionnant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale : 27 noeuds (à la construction) 30 noeuds (après refonte)
distance franchissable : 8000 miles nautiques à 18 noeuds 10000 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture : 76 à 203mm barbettes 254mm tourelles 227mm pont blindé entre 41 et 57mm selon les endroits renforcé par la suite à 76mm pour couvrir la salle des machines et 101mm pour les soutes à munitions.

Armement :

Un canon de 356mm en essais avant montage sur le navire. Il s'agit soit d'une pièce destinée au Kongo ou au Hiei

-8 canons de 356mm (14 inch) en 4 tourelles doubles (deux avant et deux arrière). Les canons du Kongo étaient connus sous le nom de Vickers Mark A et les canons construits au Japon type 43 (modèle 1910). Ce canon de 45 calibres tire des obus de 635kg à une distance comprise entre 5000 (site = +2.6°) et 28025m (site = +43°) à raison de 2 coups par minute. La tourelle double pèse 664 tonnes et peut pointer en site de -5° à +43° (+25° à la construction et =33° après la refonte des années vingt) à raison de 5° par seconde et en azimut sur 150° pour les tourelles 1,2 et 4 et de 30° à 150° sur chaque côté pour la tourelle n°3. La dotation en munitions est de 90 obus par canons soit un total de 720 obus.

-16 canons de 152mm (6inch) Vickers Mk III en 8 casemates simples de chaque côté du navire. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 45kg à une distance comprise entre 5000m (site = +2.7°) et 19500m (site = +30°) à raison de 10 coups par minute (théorique) ou 5 à 6 coups (pratique). L'affût simple en casemate peut pointer en site de -5° à +30° et en azimut sur 70°. la dotation en munitions est inconnue.


Un canon de 152mm comme celui équipant les Kongo

-8 canons de 127mm (5inch) type 89/modèle 1929 en 4 affûts doubles. Ce canon de 40 calibres tire des obus de 35kg à une distance maximale de 14800m en tir antisurface (site +45°) et de 9400m en tir antiaérien (site +75°) à raison de 8 à 14 coups par minute. L'affût double peut pointer en site de -7° à +90° et en azimut sur 150° (affûts avant et arrière) et sur 70° (affûts centraux). Chaque canon dispose de 200 obus soit un total de 1600 obus. Ces canons ont remplacés les canons de 76mm d'origine en 1934
-20 canons de 25mm modèle 1926 (type 96) en affûts simples doubles ou triples. La portée maximale de ce canon est de 6000m (tir à but surface) et 3980m (tir à but antiaérien) pour une cadence de tir de 450 coups minute.

-8 tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes quadruples. La torpille modèle 1911 ou type 44 pèse 1325kg (charge militaire 160kg) et peut atteindre des cibles à 7000m à 35 noeuds ou à 10000m à 27 noeuds.

Aviation : une catapulte et 3 hydravions Nakajima E8N "Dave" et Kawanishi E7K "Alf"


Ci-dessus le Nakajima E8N Dave et ci-dessous le Kawanishi E7K Alf


Equipage : 1437 hommes



Sources

-Simon Liot de Nobrecourt La Flotte combinée japonaise de Pearl Harbor à Hiroshima
-Jean Moulin US Navy T1 1898-1945 Du Maine au Missouri
-Ressources internet : Wilkipedia et NavWeaps

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : PORTE-AVIONS CLASSE IMPLACABLE


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MessageSujet: Re: JAPON : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO   Mar 14 Juil 2009, 21:30

Annotation : le Tiger aurait dû avoir un sister ship le LEOPARD

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MessageSujet: Re: JAPON : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO   Mar 14 Juil 2009, 23:51

J'ai lu ça aussi mais c'était tellement confus que pour des raisons de clarté j'ai préféré ne pas m'étendre sur le sujet

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MessageSujet: Petit complément sur le mât-pagode   Mer 08 Sep 2010, 02:32

Cet excellent article explique que le Hiei a inauguré le concept de "mât-pagode". La formule est un peu réductrice, dans la mesure où ce mât-tour est apparu progressivement sur les Nagato et Fuso dès les années 1920, en fermant les unes après les autres toutes les passerelles précédemment ouvertes : passerelle de veille surface, de veille air, de veille de nuit, de télémétrie, de défense à vue, de scott, etc. En outre, les trois sister-ships du Hiei avaient reçu leur mât-tour lors de leur dernière refonte, avant le Hiei qui était resté démilitarisé.

En fait, le mât-tour du Hiei était très différent de ceux des Kongo, Haruna et Kirishima (qui étaient pratiquement identiques) et même de ceux de tous les cuirassés nippons. Les autres mâts-tours avaient des formes très cubiques, semblables à des empilements de boîtes ou plus exactement de compartiments parallélépipédiques. Ce cubisme n'était pas du tout aérodynamique, et cela posait quelques problèmes à forte vitesse ou par fort vent : tourbillons d'air très gênants au voisinage des portes ou sur certaines plate-formes (d'où le déplacement d'équipements optiques qui introduisaient de menues différences entre sister-ships), enroulement des pavillons de scott autour des drisses, bruits d'écoulement qui masquaient les communications par tubes porte-voix, etc.
Le Hiei reçut un mât-tour expérimental, beaucoup plus profilé, étudié d'emblée comme un système intégré et non comme un empilement de petits systèmes les uns au-dessus des autres. Une maquette en bois de la tour avait été testée en soufflerie. Le résultat fut assez satisfaisant, mais encore perfectible. Le résultat des essais en soufflerie en 1935-36 ont été utlisés pour le design des tours des Yamato, aux lignes particulièrement épurées.
C'est là l'orignialité et la primeur de la tour pagode du Hiei par rapport à celles de ses congénères. Sa tour le rendait très facile à distinguer des trois autres Kongo.
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MessageSujet: Re: JAPON : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO   Mer 08 Sep 2010, 09:38

Cette question de l'aérodynamisme des superstructure est très rarement évoquée mais elle était très présente dans les études relatives aux refontes ou à la conception de nouveaux bâtiments dans les années 30.

J'ai retrouvé de nombreux croquis britanniques sur les écoulements d'air autour des superstructures des classe Warspite et "R" ainsi que sur les études relatives aux KGV même si ces derniers avaient des formes de château avant bien moins tourmentées.

Les tests en soufflerie se sont généralisés à la fin des années 30 et concernaient aussi les écoulements des gaz chauds en provenance des cheminées, sur le Renown ces tests eurent lieu jusqu'en 1943.

L'apparition du radar et la généralisation des moyens de transmission radio entraînèrent une simplification de l'organisation des blocs passerelles avec notamment la diminution du nombre de niveau et le transfert dans le bâtiments des activités détection et transmission
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MessageSujet: Re: JAPON : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO   Mer 08 Sep 2010, 13:54

Aérodynamisme des superstructures qui sera étudiés lors de 4 périodes après 1918:

- 1919/1933, pour avoir la silhouette la plus basse possible sur l'eau, pour être moins "perceptible" par les forces adverses...
- 1939/1944, pour rabaisser un max les superstructures pour permettre aux canons AA d'avoir un débattement optimal.
- 1946/1966, pour avoir des superstructures plus aptes à encaisser l'onde de choc d'une explosion nucléaires.
- Depuis 1984, pour des raisons de furtivités....
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MessageSujet: Re: JAPON : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO   Mer 08 Sep 2010, 16:15

Tu vas bientôt pouvoir sortir un livre avec tes superbes articles!!! affraid

Encore une fois bravo!!! cheers
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clausewitz
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MessageSujet: Re: JAPON : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO   Mer 08 Sep 2010, 17:09

Merci Seawolf. Je suis entrain de me demander si quand j'aurais le temps, je ne vais pas proposer certains articles à certaines revues voir même de faire une compilation d'articles et de proposer le manuscrit à un éditeur par exemple un livre sur les cuirassés américains (il me faudrait faire les Iowa) mais de la coupe aux lèvres..........

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MessageSujet: Re: JAPON : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO   Mer 08 Sep 2010, 17:59

n'importe quel éditeur saint d'esprit accepterais de te publier
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MessageSujet: Re: JAPON : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE KONGO   

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