AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Sam 06 Juin 2009, 18:38

CUIRASSES CLASSE COURBET
(FRANCE)


Le cuirassé Courbet à la mer dans sa dernière configuration caractérisée par les deux cheminées avant fondues en une seule

Introduction

A la fin du 19ème siècle et au tout début du 20ème siècle, deux grandes théories dominent en matière de stratégie navale. L'une est américaine et l'autre française. La première est incarnée par Alfred Mahan (1840-1914) qui affirme dans son livre majeur The Influence of Sea Power upon History 1660-1783 (1890) qu'un pays ne peut assurer sa domination sur les autres sans une puissante marine de guerre. Actualisée, cette théorie imposait une marine organisée autour de nombreux cuirassés pour une future bataille décisive qui devait trancher la rivalité à l'époque entre la Grande Bretagne et l'Allemagne (Mahan visait cependant le public et les décideurs américains) tout en protégeant le commerce, clé de voute de la richesse des nations.


Alfred Mahan dont la pensée eut une influence décisive au vingtième siècle

La seconde théorie est incarnée par l'amiral Théophile Hyacinte Aube mais plus connue sous le nom de Jeune Ecole (la bible de ce courant de pensée est la guerre maritime et les ports militaires de la France publié en 1882). Aiguillonnée par le traumatisme de la guerre de 1870 (une puissante marine qui ne servit à rien ou si peu) et fascinée par les nouvelles techniques (torpilles, mines) et par la vitesse, elle remet en cause le cuirassé, vu comme un monstre préhistorique incapable de résister à une nuée de sous marins et de torpilleurs.

Malheureusement pour la France, les idées de l'amiral Aube relayées dans le milieu politique (trop heureux ne pas investir des sommes considérables dans des cuirassés) et par une presse audacieuse (nous sommes quelques années après la loi sur la liberté de la presse de 1881 et les journaux se permettent de parler de tous les sujets), elle influencera profondément la stratégie navale de la France, handicapant une marine nationale qui ne cessait de perdre du terrain.

Peut être handicapée par une géographie hybride (ni totalement continentale ni totalement insulaire), la France ne pouvait certes pas dépenser autant que la Grande Bretagne pour sa marine mais enfin, les théories pour le moins discutables de la Jeune Ecole firent que les cuirassés français étaient systématiquement inférieurs à leurs homologues étrangers et souvent dépassés à leur mise en service en raison d'un délai de construction bien plus long que dans les pays étrangers (environ 60 mois pour le cuirassé République alors qu'une navire britannique est construit en 24 ou 28 mois, le cas du Dreadnought constituait une exception) à la fois pour des raisons de retard industriel que pour des motifs politiques (quand il devint ministre de la Marine en 1886-1887, l'amiral Aube ralentit la construction des cuirassés ce qui les rendaient obsolètes dès leur mise en service, la Jeune Ecole avait alors beau jeu de dire que le cuirassé était inapte à la guerre moderne).

Elle attrapa donc le train du Dreadnought avec un retard considérable ce qui faisait qu'à la déclaration de guerre, elle n'avait en service que 4 navires de ce type (la classe Courbet) et que ses super-dreadnought (la future classe Bretagne) était encore en achèvement alors que d'autres pays avaient déjà plusieurs classes en service.


L'amiral Théophile Hyacinte Aube

Genèse des Courbet

C'est la guerre russo-japonaise (1904-1905) qui eut raison des théories de la Jeune Ecole. Contrairement à ce qu'avait prédit l'amiral Aube, la torpille n'avait pas éradiqué les cuirassés. Les victoires de l'amiral Tojo notament à la bataille de Tsushima montra que pour peser sur les affaires du monde, une force importante de cuirassés était plus que nécessaire, indispensable.

A cela s'ajoutait les débats sur l'unicité de l'artillerie principale, débat trancher par la construction du HMS Dreadnought par la marine britannique en à peine 14 mois. C'est ainsi que des navires jugés jusque là modernes devinrent obsolètes par la seule présence de ce puissant navire.

Oh bien sur si la guerre avait éclaté en 1911 (suite aux événements d'agadir), la majorité des escadres britanniques et allemandes auraient été composées de pré-dreadnought mais le premier était posé, jalon qui allait aboutir à une formidable course aux armements entre la Royal Navy et la Kaiserliche Marine. Résultat en août 1914, la marine britannique 24 alignait cuirassés de ce type et la marine impériale 17.

Et la France dans tout ça ? Après avoir mis en service en 1911 les Danton, elle commença la mise en chantier de quatre cuirassés de classe Courbet, les premiers dreadnought de la Royale.

Oubliant enfin les errements de la Jeune Ecole, l'ingénieur en chef H. Lyasse étudia en détail les projets de nouveaux cuirassés. Aussi incroyable que cela puisse paraître, jusqu'à l'arrivée de cette homme à la tête de la direction de la section technique, les constructions étaient lancées avant même que la totalité du projet ne soit finalisé. Cela ne pouvait que conduire à des changements en pleine construction, allongeant démésurement celle-ci.

La construction des Courbet confiées aussi bien aux arsenaux (deux) qu'aux chantiers privés (deux) avaient lieu dans un contexte favorable pour la marine. En effet, le parlement allait voter une loi programme le 30 mars 1912 qui devait permettre à la Royale d'atteindre le format suivant au début des années vingt :

-28 cuirassés d'escadre (un amendement portant ce nombre à 36 fût rejeté)
-10 éclaireurs d'escadre
-32 torpilleurs de haute mer (on renonçait aux «numérotés» incapables de prendre la mer)
-10 bâtiments pour les stations lointaines
-94 sous marins.

Pour atteindre ce format la construction de cuirassés devaient être largement accéléré (il faut dire qu'il aurait été difficile de faire pire) avec deux navires à mettre en chantier en 1910 (Jean Bart et Courbet) deux en 1911 (France et Paris) trois en 1912 (les trois Bretagne : Bretagne Provence et Lorraine) deux en 1913 et en 1914 (les Normandie, en réalité les quatre premiers furent mis sur cale en 1913 et le cinquième et seul achevé _en porte-avions_ en 1914) quatre en 1915 et deux en 1917
(il y avait dans les cartons les quatre Lyon et un projet de croiseur de bataille), les deux derniers devant entrer en service en mars 1920.

La menace de guerre devenant chaque jour plus prégnante, le programme de 1912 fût donc accéléré avec la mise sur cale des quatre premiers Normandie en 1913 (au lieu de deux) et du cinquième en 1914 dès le 1er janvier et non le 1er octobre (cet ajout devait permettre la création de deux divisions homogènes de super-dreanought puisque la marine nationale aurait possédé 8 navires). Ils auraient été suivis par 4 navires en 1915, 2 en 1919, 2 en 1920, 4 en 1921 et 2 en 1922.

Si ce programme avait été réalisé, la France aurait possédé une force impressionante avec quatre dreadnought de type Courbet et surtout deux escadres de huit super-dreadnought soit un total de 20 cuirassés modernes.

Comme chacun le sait, ce programme ne fût pas achevé en raison du déclenchement de la première guerre mondiale, de ses conséquences économiques puis du traité de Washington qui releguait la marine française en deuxième division.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Sam 06 Juin 2009, 18:46

Historique


Le Courbet

Le cuirassé Courbet à la mer

Le Courbet est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient le 1er septembre 1910, lancé le 23 septembre 1911 et admis au service actif le 19 novembre 1913 et affecté à l'Armée Navale en Méditerranée.

Avant même sa mise en service, il conduit le président de la république Raymond Poincaré en Angleterre le 24 juin 1913 avant d'effectuer en novembre 1913 une traversée de longue durée avec son sister-ship le Jean Bart.

Le 5 janvier 1914, il devient navire-amiral de l'Armée Navale après que le vice-amiral Boué de Lapeyrière est mis sa marque sur le navire (il le restera jusqu'au 19 octobre 1915). Six mois plus tard, le 10 juin 1914, l'Armée Navale est réorganisée et les deux plus modernes cuirassés français sont placés hors-rang, participant avec le reste de l'Armée Navale au Blocus de l'Adriatique qui aboutit à l'engagement au cours duquel le croiseur austro-hongrois Zenta est coulé, le Courbet menant lui même l'interception au large du Monténégro.

Les Courbet et Jean Bart participent à une nouvelle opération diplomatique puisque le 16 juillet, il appareillent de Brest (où ils étaient arrivés fin juin) pour une visite diplomatique en Russie du président Raymond Poincaré et du président du conseil Viviani, les deux navires arrivant à Cronstadt le 20 juillet. Après une escale à Stockolm les 25 et 26 en compagnie du France, ils sont de retour à Brest le 30 juillet au grand soulagement de l'Amirauté car ces navires n'avaient aucun obus en soute.

La croisière à l'ouverte de l'Adriatique (canal d'Otrante) est supprimée en 1915 et les cuirassés sont désormais maintenus en alerte au mouillage à Malte puis à Bizerte, les rares sorties ne servant qu'à l'entrainement en attendant une hypothétique sortie de la flottte austro-hongroise mais cet événement n'eut jamais lieu.

L'Armée Navale est de nouveau réorganisée le 23 mai 1916. la 1ère escadre regroupe ainsi 8 cuirassés : la 1ère division étant composée des cuirassés Provence, Bretagne, Lorraine et du France tandis que la 2ème division alignait les cuirassés Courbet, Paris, Jean Bart et Condorcet (pour information, la 2ème escadre alignait une 1ère division composée des cuirassés Diderot, Mirabeau, Vergniaud, une 2ème division composée du Justice, du Vérité et du Démocratie et enfin d'une Division de Salonique composée du Patrie et du République _ce dernier étant en réserve).

Le Courbet reste en Méditerranée orientale plus précisément à Corfou jusqu'en avril 1919, date à laquelle il rentre à Toulon. Il devient ensuite navire-amiral de la nouvelle escadre de la Méditerranée occidentale du 15 mars au 20 octobre 1920 (elle devient escadre de la Méditerranée en 1921).

Le 1er avril 1921, il devient navire école de canonnage, subissant plusieurs refontes à la Seyne sur Mer et à Toulon (juillet 1923-avril 1924 janvier 1927 à janvier 1931 et avril 1937 à septembre 1938) qui alternent avec des écoles à feu entre Toulon et les salins d'Hyères (1931-1932-1933-1934-1935-1936).

Le 10 juin 1939, le Courbet et le Paris forment une 3ème division de ligne (la 1ère division baptisée également Force de Raid étant composée des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg et la 2ème intégrée à l'Escadre de la Méditerranée était composée des cuirassés de classe Bretagne, les Bretagne, Provence et Lorraine) qui arrive à Brest le 11 juillet. Elle continue son rôle d'instruction jusqu'en mai 1940.

Devant la dégradation de la situation, le Courbet est réarmé à effectif de guerre le 21 mai 1940 pour assurer la défense des ports du nord. Avec le Paris, il assure depuis la rade de la Capelle la défense de Cherbourg en bombardant les colonnes allemandes remontant la péninsule du Cotentin, couvert à cette occasion par l'aviso Amiens armé d'un affût double de 37mm modèle 1935 qui fait ici preuve de son efficacité.

Après une ultime passe de bombardement le 19 juin, il appareille pour l'Angleterre arrivant à Porsmouth le 20 juin 1940. Deux semaines plus tard, dans le cadre de l'opération Catapult, il est saisit par la Royal Navy.

Le 10 juillet 1940 il est remis aux FNFL (Forces Navales Françaises Libres) et sert à la fois de dépôt des équipages (une partie de l'équipage est d'ailleurs composé en partie de Sénans de l'île de Sein, les premiers à avoir rallié De Gaule le......1, trop vieux pour intégrer des unités combattantes) et de batterie antiaérienne pour défendre le port. C'est sur ce navire qu'est affecté un marin appelé à la célébrité : le lieutenant de vaisseau Philippe Kieffer.

Désarmé le 31 mars 1941, il reste sans utilisation jusqu'en 1944 date à laquelle il est décidé de le sacrifier comme brise-lame pour protéger les plages du débarquement. Il est coulé devant Ouistreham («Sword») le 9 juin 1944, sa coque supportant des canons de DCA. L'épave est démolie sur place après guerre.

Le Jean Bart

Le Jean Bart à la mer en 1925

Le Jean Bart est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 15 novembre 1911, lancé le 22 septembre 1911 et armé pour essais en mars 1913. Du 18 au 22 septembre 1913, il se rend à Dunkerque, cité d'origine du célèbre corsaire dont le cuirassé est le 12ème navire à porter le nom.

En novembre 1913, il effectue avec le Courbet sa traversée longue durée qui voit les deux «Gros» faire la traversée entre Brest et Toulon où ils arrivent le 19 novembre. Ils sont affectés à la 1ère division de la 1ère escadre de l'Armée Navale.

A la fin du mois de juin 1914, le Jean Bart regagne Brest en compagnie du Courbet pour transporter en Russie le président de la république Raymond Poincaré et le président du conseil Viviani, les deux navires faisant escale à Cronstadt du 20 au 23 juillet puis à Stockolm les 25 et 26 juillet en compagnie du France avant de regagner Brest le 30 juillet 1914.

Il appareille de Brest le 2 août et arrive cinq jours plus tard à Toulon où avec le Courbet il est incorporé à la section hors rang de l'Armée Navale. Cette dernière est affectée à la surveillance de l'Adriatique pour empêcher la sortie de la marine austro-hongroise mais cette dernière appliquant l'un des principes de Mahan, celui de la «Fleet in being» se garde bien d'intervenir (Ce principe qui peut être traduit par «flotte en devenir» voit un adversaire plus faible maintenir sa flotte au port, bien protégée par des forts côtiers et des champs de mines, obligeant le «Fort» à disperser ses forces et ainsi éviter une concentration qui anihilierait le «Faible»), se contentant d'utiliser les sous marins.


Le Jean Bart dans un bassin de l'Arsenal de Brest en 1914. Un handicap majeur de la marine française : la taille réduite des bassins et autres formes de radoub qui se posera même lors de la construction des Richelieu

Ces sous marins s'illustrent en détruisant plusieurs navires (comme le croiseur-cuirassé Léon Gambetta) et en endommageant le Jean Bart qui reçoit le 21 septembre 1914 une torpille du sous marin autrichien U-12 dans le canal d'Otrante (elle touche.......la cale à vins). Embarquant 750 tonnes d'eau, il parvient néanmoins à regagner Otrante pour des réparations de fortune avant une remise en état à Malte qui l'immobilise jusqu'au 11 avril 1915, date de son appareillage de l'île.


Peu de temps après, la croisière à l'ouvert de l'Adriatique est supprimée et le Jean Bart comme les autres cuirassés français est maintenu en alerte à Malte puis à Bizerte. Les seules sorties étaient consacrées à des liaisons et des entrainements.

L'Armée Navale est de nouveau réorganisée le 23 mai 1916. la 1ère escadre regroupe ainsi 8 cuirassés : la 1ère division étant composée des cuirassés Provence, Bretagne, Lorraine et du France tandis que la 2ème division alignait les cuirassés Courbet, Paris, Jean Bart et Condorcet (pour information, la 2ème escadre alignait une 1ère division composée des cuirassés Diderot, Mirabeau, Vergniaud, une 2ème division composée du Justice, du Vérité et du Démocratie et enfin d'une Division de Salonique composée du Patrie et du République _ce dernier étant en réserve).

En 1919, il est détaché à la 2ème escadre pour soutenir avec les britanniques l'action des russes Blancs contre les Bolcheviks. Il est ainsi engagé à Sebastopol du 11 au 21 février puis après une brève présence à Constantinople, il est de nouveau engagé en mer Noire du 23 mars au 29 avril 1919 où il protège le renflouement du cuirassé Mirabeau échoué devant Sebastopol.

Le 19 avril au soir éclate à bord des cuirassés France et Jean Bart une mutinerie. Tout commence à bord du France où des hommes rassemblés sur la plage avant refuse bruyament de charbonner, le lendemain dimanche de Pâques. Cette agitation contamine aussitôt le Jean Bart amarré à quelques mètres de là.

Les marins ont des revendications aussi bien politiques (cessation de la guerre contre les russes et retour en France) que sectorielles (allègement de la discipline, amélioration de la nourriture et envoi de l'équipage en permission).

L'amiral Anet, commandant les forces navales françaises en Mer Noire échoue à ramener le calme qui revient à la nuit tombée en raison de la fatigue. Elle reprend le lendemain, 20 avril, les mutins chantant l'Internationale et hissant le drapeau rouge au mat de beaupré. L'amiral Anet demande au commandant de la France d'appareiller si il le peux mais l'équipage refuse et le cuirassé reste au mouillage.

Le 21 avril, un marin français est tué lors d'une manifestation à Sebastopol ce qui accroit l'énervement de l'équipage même si devant la promesse d'un retour en France la mutinerie s'apaise et se termine le 22 avril.

Le Jean Bart appareille le 29 avril 1919 en compagnie des derniers navires présents en Mer Noire, rentrant définitivement à Toulon le 25 mai 1919. Incorporé à la 1ère division de la 1ère escadre, il est placé en réserve. De 1920 à 1923, il exerce une activité normale d'escadre sur les côtes de Provence et de Méditerranée occidentale interrompue par une visite à Smyrne en septembre 1922.

Il est refondu entre octobre 1923 et janvier 1925 et d'août 1929 à septembre 1931. Très usé, il est affecté à la Division d'Instruction fin 1934, devenant à partir de juin 1935, bâtiment d'instruction à quai pour l'école d'électriciens et torpilleurs puis à partir du 1er août 1936 ponton pour les écoles de radios.

Le 12 décembre 1936, le deuxième cuirassé type Richelieu est mis en chantier à St Nazaire et le 1er janvier 1937, le vieux Jean Bart est repbatisé Océan pour laisser ce nom prestigieux à son jeune successeur. Il est alors désarmé et transformé en caserne flottante pour les écoles.

Déplacé à St Mandrier en 1942, il abrite l'Ecole des Mousses, et sans valeur militaire n'est pas sabordé le 27 novembre. Utilisé comme cible par les Allemands, il est touché par un bombardement allié et son épave est démolie à partir de décembre 1945.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Sam 06 Juin 2009, 18:49

La France

Le cuirassé France à la mer en 1920

La France est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à St Nazaire le 30 novembre 1911, lancé le 7 novembre 1912 et armé pour essais le 1er avril 1914. Le 16 juillet 1914, le cuirassé est désigné pour emmener le président de la république, Raymond Poincaré en voyage officiel en Russie. Accompagné par ses sister-ship Courbet et Jean Bart, il fait escale à Cronstadt (20 au 23 juillet) et à Stockolm (25 et 26 juillet) avant de regagner Brest où il arrive le 30 juillet.

Le 10 octobre 1914, la France est affecté à la 1ère division de la 2ème escadre en compagnie de son sister-ship Paris. Elle sert durant tout le conflit avec le reste de l'Armée Navale pour contrer une éventuelle sortie de la flotte austro-hongroise, sortie qui n'aura jamais lieu.

Devant les risques du torpillage par les sous marins, les cuirassés vont mouiller à Navarin et couvrent le ravitaillement du Monténégro. Après l'entrée guerre de l'Italie le 23 mai 1915, l'Armée Navale doit assurer la sécurité des communications entre les deux bassins méditerranéens voir prêter main forte à la flotte italienne en cas de sortie de la marine autrichienne.


Lancement du cuirassé La France à St Nazaire

Aussi dès 1915, le dispositif est allégé, la patrouille à l'ouvert de l'Adriatique est supprimée et les cuirassés sont maintenus en alerte à Bizerte ou à Malte. Le 16 octobre, elle devient le navire-amiral de l'Armée Navale quand son nouveau commandant en chef, le Vice-amiral Dartige du Fournet hisse sa marque. Elle gardera ce statut jusqu'en avril 1916 quand elle regagne la 1ère division de la 1ère escadre en compagnie des super-dreadnougth de classe Bretagne.

En décembre 1918, elle passe avec la 2ème escadre en mer Noire, faisant d'abord escale à Constantinople puis à Odessa et à Sebastopol. Le 19 avril 1919, une mutinerie éclate à son bord pour des raisons tant politiques que sectorielles. Tout commence quand des hommes rassemblés sur la plage avant refuse bruyament de charbonner, le lendemain dimanche de Pâques.

L'amiral Anet, commandant les forces navales françaises en Mer Noire échoue à ramener le calme qui revient à la nuit tombée en raison de la fatigue. Elle reprend le lendemain, 20 avril, les mutins chantant l'Internationale et hissant le drapeau rouge au mat de beaupré. L'amiral Anet demande au commandant de la France d'appareiller si il le peux mais l'équipage refuse et le cuirassé reste au mouillage.

Le 21 avril, un marin français est tué lors d'une manifestation à Sebastopol ce qui accroit l'énervement de l'équipage même si devant la promesse d'un retour en France la mutinerie s'apaise et se termine le 22 avril.

Ce même jour le charbonnage à lieu et le cuirassé appareille le 23 avril à 9h du matin sous bonne escorte. La traversée se fait dans un certain désordre mais dans le calme. En cours de route, le cuirassé est détourné sur Bizerte sous prétexte de quarantaine mais plus pour reprendre en main l'équipage avant de rentrer à Toulon. 26 marins du cuirassé sont condamnés mais tous sont amnisitiés par une loi votée par le gouvernement Poincaré en 1922.

De retour à Toulon le 27 juillet 1919, le cuirassé est affecté à la 2ème division de la 1ère escadre puis est en travaux d'octobre 1919 à juillet 1920. Les années 1920-21 sont marquées par des sorties et des exercices en Provence, en Afrique du Nord et dans l'Atlantique avant un séjour d'un mois à Constantinople (décembre 1921-juillet 1922)

Le 18 juillet 1922, il appareille de Toulon pour une croisière dans l'Atlantique et en Manche avec son sister-ship Paris et le super-dreadnought Bretagne.

Le vendredi 25 août, l'escadre est mouillée en baie de Quiberon. C'est à ce moment que les cuirassés Paris et France la quittent pour un exercice de tir nocturne au large de Belle-Ile. Lorsque l'exercice est terminé, la France reprend le chemin de Quiberon alors que le Paris s'attarde pour relever les buts.

Les conditions de navigation sont excellentes avec une nuit parfaitement claire. A 0h57, la France se trouve au sud du phare de la Teignousse et fait route normalement pour rentrer à Quiberon. Un choc violent se produit, le navire vient de heurter une roche sous marine. Après un bref arrêt, le navire poursuit sa route mais l'eau envahit le navire, la machine et les dynamos s'arrêtent à 1h10. Le navire commence à dériver et doit lancer un SOS.

Fort heureusement la flotte est proche et accourt aussitôt. A 1h47, le Paris arrive sur zone et met ses embarcations à l'eau imiter ensuite par le cuirassé Voltaire et les croiseurs Strasbourg et Metz. Le navire chavire à 4h00 provoquant la mort de trois matelots sur les 960 hommes d'équipage.

Le capitaine de vaisseau Guy est jugé au mois de décembre par le conseil de guerre maritime de Lorient. Les débâts concluent que la perte du cuirassé est imputable à une roche inconnue (bientôt baptisée «Basse Nouvelle») et le commandant est acquitté. Il reçoit même les félicitations de l'amiral Schwerer, président du conseil de guerre pour son comportement lors de l'accident.

Après une vaine tentative de renflouage, faite par la société Pasquet & Bons, des entreprises se succèderont à la démolition des tonnes d'acier de l'épave. De mai 1935 à février 1952, l'entreprise Neptune, puis pour finir la société Armor de Nantes finira le chantier en 1958.


Le naufrage du cuirassé vu par la presse de l'époque

Le Paris

Le cuirassé Paris en 1914 à pleine vitesse peut être au cours de ses essais à la mer

Le Paris est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer le 10 novembre 1911, lancé le 28 septembre 1912 et armé définitivement le 1er août 1914.

Le 17 septembre 1914, il est incorporé à la 1ère division de la 2ème escadre, en compagnie de son sister-ship La France, portant la marque du vice-amiral le Bris.

Ayant été mis en ligne sans avoir subi les démontages suivant les essais, il doit revenir à Toulon pour réparations de novembre 1915 à janvier 1916, retrouvant ensuite l'Armée Navale pour de rares sorties depuis Malte, Bizerte, Argostoli ou Bizerte.

Affecté à la 2ème division de la 1ère escadre en compagnie du Condorcet, du Courbet du Jean Bart, il multiplie les sorties d'exercice avec cependant une brève interrumption en septembre et octobre 1918 pour des réparations à Toulon.


Instant émouvant : le navire prenant contact avec son élément

Il retrouve ensuite l'Adriatique pour une mission de présence à Pola (Pula) jusqu'au 25 mars puis à Corfou jusqu'au 16 avril avant d'occuper son mois de mai à des patrouilles sur les côtes du Levant, aant de couvrir le débarquement des troupes grecques à Smyrne. Après une brève présence à Constantinople, il rentre à Toulon le 30 juin 1919.

Après une modernisation à l'arsenal de Sidi-Abdallah en 1920, le Paris devenu navire amiral de l'escadre de la Méditerranée multiplie les exercices sur les côtes provencales et nord-africaines et ce jusqu'en 1922. De novembre 1922 à novembre 1923, il est renfonte à Brest avant de revenir à Toulon où il subit une nouvelle refonte d'août 1927 à janvier 1929.


Entre temps le navire à participé à l'offensive combinée franco-espagnole contre Abd-El-Krim, ses canons de 305 et de 138mm faisant taire l'artillerie ennemie.

Le 1er octobre 1931, il est affecté à la divsion instruction comme bâtiment-école pour les timoniers et les chauffeurs et en 1937, des cannoniers.

En 1939, il est réarmé à effectif de guerre et quitte Toulon pour Brest en compagnie du Courbet au sein de la 3ème division de ligne. Il participe à la défense antiaérienne du Havre et reçoit une bombe le 11 juin 1940 embarquant 300 tonnes d'eau. Renvoyé à Cherbourg puis à Brest le 14 juin qu'il quitte le 18 juin pour Plymouth avec 1600 mousses de l'Armorique. Comme tous les navires français présents en Angleterre, il est saisit le 3 juillet dans le cadre de l'opération Catapult et utilisé comme bâtiment base par la Royal Navy.

Restitué à la France en juillet 1945, il est ramené à Brest le 21 août 1945 où il sert de bâtiment-base pour la flottille de la 2ème région maritime. Condamné le 21 février 1955, il est démoli à La Seyne dans le chantier qui l'à vu naitre en juin 1956.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Sam 06 Juin 2009, 19:00

Caracteristiques Techniques


Déplacement : standard 23500 tonnes pleine charge 26000 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 164.90m (entre perpendiculaires) 158.50m largeur : 27.00m tirant d'eau 9.00m

Propulsion : 4 turbines vapeur à engrenages Parson alimentées par 24 chaudières Belleville ou Niclause le tout dévellopant 28000ch et entrainant 4 hélices.


Performances :
vitesse maximale 21.5 noeuds (le Courbet à atteint 22 noeuds)

distance franchissable : 760 miles nautiques à 20 noeuds 2800 miles nautiques à 10 noeuds avec la charge normale en charbon (900 tonnes), ces chiffres passent à 2300 et 8400 avec la charge maximale de 2700 tonnes.

Protection :

ceinture de 180 à 270mm blockaus 300mm ponts blindés à 48 et 70mm tourelles principales blindées à 280mm (avant) 290 (faces latérales) 250mm (toit) et 100mm (arrière) Casemates de l'artillerie secondaire 180mm

Armement :

-12 canons de 305mm modèle 1910 en six tourelles doubles (deux avant deux arrière et deux latérales). Ce canon de 45 calibres tire des obus de 432 kg (perforant) et de 308kg (explosif) à 26300m pour l'obus perforant (site : +23°) à raison de 1.5 à 2 coups par minute. La tourelle double pèse 561 tonnes et peut pointer en site de -5° à +23° et en azimut sur 150°. La dotation en munitions est inconnue.

-22 canons de 138.6mm modèle 1910 en casemates (onze sur chaque bord). Ce canon de 55 calibres tire des obus de 39.5kg (perforants) et de 31.5kg (explosifs) à une distance maximale de 16100 et 15100m (site : +25°) à raison de 5 ou 6 coups par minute. Le casemate peut pointer en site de -7° à +25° (+15° à la construction) et sur 80° en azimut. La dotatio en munitions est inconnue.

-4 canons de 47mm

-4 tubes lance-torpilles sous marins de 450mm. La torpille modèle M12D pèse 1012kg avec 145kg de TNT et peut toucher une cible à 8000m à 28 noeuds.

Equipage : 1069 à 1108m

Remarques

Le Courbet, le Jean Bart et le Paris ont subit une première conversion en 1920 au cours de laquelle le mat avant à été remplacé par un tripode., les cheminées avant étant fondues en une seule et les passerelles agrandies. En 1928-1929, une seconde modernisation plus poussée intervient avec la conversion à la chauffe au mazout, installation d'un système de contrôle de tir et de canons antiaériens ainsi que quelques modifications apportées aux superstructures de la passerelle.


Dessin montrant les différences entre la configuration d'origine et la configuration finale

Sources

-Eric Gille Cent Ans de cuirassé Français

-Jean Moulin Les cuirassés français en image

-Guy Le Moing Grognes et Colères de Marins cinq siècles de mutineries maritimes

-Guy Le Moing ….Et l'Océan fut leur tombe Naufrages et catastrophes maritimes au Xxème siècle.

-Luc Ferron et Jean Lassaque 100 ans de marine française T1 Cuirassé torpilleurs contre-torpilleurs et escorteurs.



FIN DE L'ARTICLE

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LE BRETON
Amiral de la Flotte
Amiral de la Flotte
avatar

Masculin
Nombre de messages : 6663
Age : 46
Ville : Paris 12ème
Emploi : Fonctionnaire
Date d'inscription : 03/06/2006

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Sam 06 Juin 2009, 22:03

J'ai eu la chance étant très jeune que l'on m'offre le livre de Jean Guiglini et Robet Dumas. (1ère éditions et non la rééditions)

A mon avis l'ouvrage de référence pour ces magnifiques navires.....thumleft

_________________
kentoc'h mervel eget bezañ saotret (plutôt la mort que la souillure) devise de la Bretagne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Sam 06 Juin 2009, 22:08

Il faudrait que je trouve ce bouquin, j'aime bien leur tronche.

Pour la suite je commence demain un article sur le porte-avions américain USS Ranger mais je ne sais pas si je posterai demain

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PALEZ
Contre-amiral
Contre-amiral
avatar

Masculin
Nombre de messages : 5413
Age : 45
Ville : à la maison, loin de Dahlia...
Emploi : Brasseur d'air...
Date d'inscription : 11/09/2006

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Dim 07 Juin 2009, 01:19

LE BRETON a écrit:
J'ai eu la chance étant très jeune que l'on m'offre le livre de Jean Guiglini et Robet Dumas. (1ère éditions et non la rééditions)

A mon avis l'ouvrage de référence pour ces magnifiques navires.....thumleft

J'ai un livre à leur sujet en deux tomes, dont un uniquement de plans... Est-ce la première édition ? Quelles sont les différences entre les deux ?
J'ai un deuxième exemplaire du tome 2 avec les plans... Rolling Eyes
Les Courbet sont magnifiques dans leurs lignes d'origine... Ils sont peut-être seulement un peu courts pour être élégants.

Le Paris :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LE BRETON
Amiral de la Flotte
Amiral de la Flotte
avatar

Masculin
Nombre de messages : 6663
Age : 46
Ville : Paris 12ème
Emploi : Fonctionnaire
Date d'inscription : 03/06/2006

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Dim 07 Juin 2009, 12:18

La première éditions c'est avec les deux tomes.

La version parut l'année dernière je la connait pas

_________________
kentoc'h mervel eget bezañ saotret (plutôt la mort que la souillure) devise de la Bretagne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
JollyRogers
Enseigne de vaisseau 1ère classe
Enseigne de vaisseau 1ère classe
avatar

Masculin
Nombre de messages : 2283
Age : 47
Ville : Courcelles, Hainaut , Belgique
Emploi : Tech en Informatique
Date d'inscription : 22/11/2005

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Mar 09 Juin 2009, 20:06

Bravo pour l'article Clauz thumright

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Mar 09 Juin 2009, 20:27

Merci Jolly. Plus le temps passe et moins j'ai de passion pour les navires modernes bourrés de missiles mais sans canon d'où mon envie de faire de plus en plus d'articles sur les cuirassés et parmi ceux à venir il y à un article sur les Patrie, six cuirassés qui ont précédé les Danton

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
crolick
Matelot de 2ème classe
Matelot de 2ème classe
avatar

Masculin
Nombre de messages : 17
Age : 37
Ville : Varsovie [Pologne]
Emploi : PhD Student
Date d'inscription : 31/10/2006

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Ven 26 Juin 2009, 20:15

clausewitz a écrit:

Le Paris

En 1939, il est réarmé à effectif de guerre et quitte Toulon pour Brest en compagnie du Courbet au sein de la 3ème division de ligne. Il participe à la défense antiaérienne du Havre et reçoit une bombe le 11 juin 1940 embarquant 300 tonnes d'eau. Renvoyé à Cherbourg puis à Brest le 14 juin qu'il quitte le 18 juin pour Plymouth avec 1600 mousses de l'Armorique. Comme tous les navires français présents en Angleterre, il est saisit le 3 juillet dans le cadre de l'opération Catapult et utilisé comme bâtiment base par la Royal Navy.
I do not know whether it is know in the French sources but on 8 VII 1940 PARIS was offered to Poles by British. It was supposed to act as a depot ship for Polish Navy and AA battery in Devonport as well. On 15 VII adm. Swirski (Polish Navy C-in-C) apointed CO of the OF PARIS* - kmdr por. Durski-Trzasko but due to unkown reasons the battleship was not taken by Poles.

Anyway anybody heard about this from French sources? Is the composition of the projected AA armament for PARIS known?!


* OF stands for Okręt Francuski - French Ship (for example OURAGAN under Polish flag was called OF OURAGAN and not ORP OURAGAN)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Ven 26 Juin 2009, 20:30

Il me semble avoir entendu cette histoire aussi mais je n'ai pas d'infos plus conséquentes

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Sam 05 Juin 2010, 15:04

il me semble que le IENA ( 12000T) coulé à PORQUEROLLES apres la catastrophe de TOULON ( explosion de la st barbe) etait de cette classe non???

Je l'ai plongé le "IENA" pas loin des ducs d'albe.....ben y a plus rien
Revenir en haut Aller en bas
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Sam 05 Juin 2010, 15:20

Non. La classe Courbet se compose du Courbet du Jean Bart du Paris et du France. Le Iena est un prédreadnought du début du vingtième. J'ai fait une présentation des cuirassés français prédreadnought dans mon article sur le Richelieu. thumright

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Sam 05 Juin 2010, 16:26

clausewitz a écrit:
Non. La classe Courbet se compose du Courbet du Jean Bart du Paris et du France. Le Iena est un prédreadnought du début du vingtième. J'ai fait une présentation des cuirassés français prédreadnought dans mon article sur le Richelieu.

autant pour moi...

Une drôle ( malheureuse affaire ) d'histoire ce IENA....
Revenir en haut Aller en bas
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Dim 06 Juin 2010, 12:25

Ce qui m'à le plus surpris c'est qu'il à fallu attendre une catastrophe pour que l'on pense débarquer les munitions avant un passage au bassin alors qu'on ne pouvait pas noyer les soutes comme lors d'une avarie de combat. Hélas, trois fois hélas, quatre plus tard, en 1911 ce sera au tour ud Liberté. Crying or Very sad

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Dim 06 Juin 2010, 13:28

Remarque Claus, la Kriegsmarine commettra la même erreur 35 ans plus tard, avec le Gneisenau à Kiel!
Il avait été mis en cale sèche, le 15 février 42, pour réparer les dégâts causés par une mine pendant l'opération Cerberus!
11 jours plus tard, il subit le bombardement aérien qui corsera l'explosion des munition de 280 de la soute avant, qui n'avaient pas été débarquer!
Revenir en haut Aller en bas
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Dim 06 Juin 2010, 15:11

Ouf me voilà rassurer. Si en 1907 on pouvait parler d'erreur lié à une certaine inexpérience, là en 1942. Le responsable du chantier à du finir sur le front de l'est Mr. Green

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Dim 06 Juin 2010, 17:44

mouais, enfin pres de 200 MORTS sur le IENA dont le pacha ou quelque chose comme ça

a TOULON çelà a été des funerailles quasi nationales...

effectivement, il y a des cas récents..notamment US

Les soutes à munitions sont si vastes avec des systemes qui à l'époque souffraient d'une " stabilité" de réfrégiration.....

Aujourd'hui c'est sur les soums que ce porte toute l'attention de la stabilisation des munitions...

cf KOURSK
Revenir en haut Aller en bas
DahliaBleue
Amiral
Amiral
avatar

Féminin
Nombre de messages : 10335
Age : 35
Ville : Au septième Ciel… sous la dunette
Emploi : Passagère du Vent
Date d'inscription : 21/06/2010

MessageSujet: Munitions au bassin   Mer 02 Mar 2011, 22:52

clausewitz a écrit:
Ce qui m'à le plus surpris c'est qu'il à fallu attendre une catastrophe pour que l'on pense débarquer les munitions avant un passage au bassin alors qu'on ne pouvait pas noyer les soutes comme lors d'une avarie de combat. Hélas, trois fois hélas, quatre plus tard, en 1911 ce sera au tour ud Liberté.[…]
Les munitions sont débarquées à l’occasion des «grands carénages» et longs travaux, bien sûr…
Mais, à ma connaissance, on ne débarque pas les munitions pour chaque passage au bassin. Mais seulement les artifices…
Le dispositif de noyage des soutes doit alors être alimenté en secours par le bassin (à vérifier et à confirmer…)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
DahliaBleue
Amiral
Amiral
avatar

Féminin
Nombre de messages : 10335
Age : 35
Ville : Au septième Ciel… sous la dunette
Emploi : Passagère du Vent
Date d'inscription : 21/06/2010

MessageSujet: Caserne polonaise ?…   Mer 02 Mar 2011, 22:57

crolick a écrit:
[…]I do not know whether it is know in the French sources but on 8 VII 1940 PARIS was offered to Poles by British. It was supposed to act as a depot ship for Polish Navy and AA battery in Devonport as well. On 15 VII adm. Swirski (Polish Navy C-in-C) apointed CO of the OF PARIS* - kmdr por. Durski-Trzasko but due to unkown reasons the battleship was not taken by Poles.

Anyway anybody heard about this from French sources?[…]
C’est exact : utilisé par les Britanniques comme caserne flottante (à Plymouth, de juillet 1940 à août 1945) il a effectivement été envisagé que ce soit au profit (exclusif ?) des marins Polonais. (Source : French Warships of World War II — Jean Labayle Couhat, 1971, Ed. Ian Allan Ltd).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PALEZ
Contre-amiral
Contre-amiral
avatar

Masculin
Nombre de messages : 5413
Age : 45
Ville : à la maison, loin de Dahlia...
Emploi : Brasseur d'air...
Date d'inscription : 11/09/2006

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Sam 30 Juin 2012, 20:50

Notre ami japonais continue son travail sur toutes les marines du monde, mais il permet de percevoir peut-être différemment ces magnifiques navires et en particuliers, ceux de cette classe et de leurs dérivés.
http://blog.livedoor.jp/irootoko_jr/













Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Sam 30 Juin 2012, 21:09

Sensation étrange de voir ces navires en couleur

En tout cas c'est du sacré bon boulot

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jefgte
Aspirant
Aspirant
avatar

Masculin
Nombre de messages : 1486
Age : 61
Ville : France
Emploi : Dessinateur Projeteur
Date d'inscription : 10/08/2005

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Dim 01 Juil 2012, 00:44

Magnifique travail
thumleft thumleft thumleft

je suis surpris de voir ces navires aussi évasés au niveau du pont avant.
La tenue à la mer ne devait pas être si mauvaise...
scratch
Une ètrave "Atlantique" aurait certainement améliorée encore la tenue à la mer.

Jef salut
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
david
Enseigne de vaisseau 1ère classe
Enseigne de vaisseau 1ère classe
avatar

Masculin
Nombre de messages : 2035
Age : 42
Ville : Eaubonne
Emploi : éducation nat
Date d'inscription : 08/11/2005

MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   Mer 11 Juil 2012, 21:21

une étrave atlantique

un peu tot pour les courbet, qu'ils n'avaient pas d'éperon est déja un signe de modernité pour l'époque

_________________
je ne suis pas fou, juste un peu cinglé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET   

Revenir en haut Aller en bas
 
FRANCE CUIRASSES CLASSE COURBET
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» USN CUIRASSES CLASSE COLORADO
» JAPON CUIRASSES CLASSE ISE
» ALLEMAGNE CUIRASSES CLASSE BAYERN
» ITALIE CUIRASSES CLASSE LITTORIO
» ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marine forum :: HISTOIRE :: LES NAVIRES 1860-1921-
Sauter vers: