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 Les conflits entre français, anglais et espagnols du 18 s.

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MessageSujet: Les conflits entre français, anglais et espagnols du 18 s.   Dim 01 Mar 2009, 19:31

Quelques considérations sur la guerre navale du 18 s.




Après le traite de Paris, ou la France sortira clairement perdante, et ou les britanniques commenceront leur décollage comme puissance coloniale, un esprit de revanche se formera entre les politiciens français.




Vers la fin du 18 s, environ vers les ¾, GB souffrait d une économie faible, avec d énormes frais des gouvernements, des impôts en constante augmentations, ce qui faisait grincer les dents aux colons des Ameriques, entre d autres.

Ce fait, ajoute a d autres, fera que la situation politique internationale joue en contre des interes de GB.
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MessageSujet: Re: Les conflits entre français, anglais et espagnols du 18 s.   Dim 01 Mar 2009, 19:34

Dans la periode qui va de 1778 a 1783, la G.B. dépensera environ le 45% en frais navals, pour éviter rester a la queue comme puissance navale, et sur ce 45%, les ¾ partiront en salaires et manutention des équipages.

Le reste, 55% ira vers les frais de l armée de terre, autant dans ces colonies que sur le territoire métropolitain, pour parer a la menace d un plus que possible débarquement franco espagnol.



La France dans la meme époque, dédie un 20 % en frais de la marine, et la meme proportion que les anglais en frais pour ces équipages.



L Espagne, allouera environ un 30% pour son Armada, et du chiffre, environ un 65% en frais pour ces équipages.
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MessageSujet: Re: Les conflits entre français, anglais et espagnols du 18 s.   Dim 01 Mar 2009, 19:39

A l époque les frais de manutention d un navire de ligne, peuvent etre considerer similaires pour les 3 pays, avec peut etre un moindre cout pour les navires anglais et français, dut a leurs moindre longueur et moindre mature pour le meme type de navire.



Le fait qu en GB exista une compétence entre les divers constructeur de navires, poussaient les prix a la baisse, ainsi que la qualité des navires, chose qui en se donnait pas dans les deux autres pays.



Ainsi, par exemple de 200 navires de tous types construits par GB entre 1750 et 1799, environ un peu moins de la moitie le furent par des constructeurs privées.



Pour exemple de prix, un vaisseau de 74 canons construit en Espagne, pouvait valoir la somme, de 3.200.000 unités pour le navire a flot ( les chiffres sont difficiles a convertir, ainsi j use une valeur de monnaie espagnole, le Real pour simplifier, l important et de comprendre la différence de prix entre les navires) a presque 6. 000.000 d unités pour le navire complètement équiper.



Pour un 3 pont, les prix peuvent aisément doubler, l habituel tournerait vers un 70 % plus cher.



En GB pour un 64 canons, les prix tournait entre les 2.400.000 unités et les 2.500.000.

Un 74 canons environ 3.520.000 unités et le Victory de 100 canons allait vers les 5.600.000 u.



Les prix pour maintenir operatifs les navires, dans les 3 marines, peuvent etre considérer presque égaux, avec des petites différences a faveurs des espagnols.

Si bien pour certains, le prix neuf d un navire anglais et inférieur a celui des autres deux, la moindre qualité et les réparations plus rapprochées font monter le prix du navire a un taux équivalent pour les 3.

Les navires espagnols du fait de la plus grande qualité des bois, surtout des bois américains, de leurs plus grande solidité, leur permettra d un moindre cout de réparations.
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MessageSujet: Re: Les conflits entre français, anglais et espagnols du 18 s.   Dim 01 Mar 2009, 19:41

Apres le traite de Paris, la GB souffrit une importante crise économique, d ou une moindre inversion en navires, ajoute a un manque de bois pour la construction navale: ainsi en 1771 Lord Sandwich, écrivit qu il y avait a peine du bois dans les arsenaux anglais pour construire tout au plus 4 navires.

Une politique de récupération des forets, qui ne donnera ses fruits qu a longue échéance fut suivit d achats de bois a des pays nordiques et les bois des Ameriques a similitudes des espagnols.



Ainsi vers 1783, il y avait dans les arsenaux anglais du bois pour permettre las construction de pas plus de 20 navires.

La politique navale anglaise souffrait d une importante corruption, surtout dans la nomination des officiers et l obtention des grades, ou l importance du sang, de la noblesse, des amitiés, pesaient plus fort que la capacité réelle de marin.

Ceci ajouter a une faible capacité de concevoir les mouvements stratégique, soumis a rude épreuve la volonté de répondre au défit ennemi, étant la plupart du temps soumise a répondre aux actions offensives de ses ennemis.
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MessageSujet: Re: Les conflits entre français, anglais et espagnols du 18 s.   Dim 01 Mar 2009, 19:48

Vers la derniere moitie du 18 s. la France et l Espagne pouvaient aissement mettre en mer presque le 100% de leurs flottes, les anglais difficilement arrivaient a 80% de la leur.



Vers 1783, la GB pouvait avoir 470 navires de tous types, face aux 270 français et aux 190 espagnols.

Si les chiffres sont énormément favorables aux anglais, ne pas oublier qu ils possédaient un plus grand nombre de navires légers, plus de 300 étaient soit des frégates, soit des navires de moindre tonnage. Les français et espagnols avaient une majorité de navire de ligne et moins de navires légers.
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MessageSujet: Re: Les conflits entre français, anglais et espagnols du 18 s.   Dim 01 Mar 2009, 19:51

Les techniques, certaines plus valables que d autres, servaient suffisament pour les besoins de chacun.




Les navires français avaient en général une réputation d être plus rapides que les anglais, et ceux ci possédaient une voilure moindre que les français et surtout les espagnols, ce qui leurs donnait une plus grande manœuvrabilité.

A la fois que la moindre longueur des navires anglais et leurs moindre largeur les empêchait d avoir une artillerie plus facile a manipuler.



Les français, voulant des navires rapides, sacrifiaient souvent la résistance des navires pour obtenir cette vélocité, étant en général les navires moins résistants que les anglais et surtout que les espagnols.



Les anglais pour compenser la moindre vitesse, découvriront qu en mettant du cuivre ils pouvaient gagner en vitesse, et réduire l entretien des navires, pouvant ainsi les maintenir plus longtemps en mer, sacrifiant pour cela la santé des équipages, d ou les différents actes de rébellion que la Navy connaitra, vu les conditions de semi esclavage des équipages anglais.



Les français commenceront a mettre du cuivre dans leurs navires quelques années plus tard, les espagnols seront les derniers a le mettre en œuvre, et ceci du fait de la plus grande qualité des bois américains, qui du fait de leur caractéristiques, étaient en mesure de supporter mieux que les bois des autres les conditions adverses.



Chose curieuse, ce sera justement un espagnol, Pedro Arias de Avila ou Pedrarias qui en 1515 avait deja equiper ses gallions avec du plomb pour permettre une plus grande permanence en mer.

L idee viendrait de Antonio Hernandez, qui etait « emplomador de naos » par odre royale.

D un traite de navigation de 1624:







ADVERTENCIA DÉCIMA TERCIA
Habiendo de ser el viaje de las naos a la Nueva España, puertos de Honduras, Santo Domingo y otras partes donde hay broma, se deben emplomar las naos; y para mayor seguridad, será más conveniente que debajo del plomo lleve su lienzo alquitranado, porque suele rozarse el plomo con los cables y otras cosas, y queda el lienzo pegado a la tabla, con que resiste que no se pase de broma. También se usa para defensa de ella darles a las naos un betún que se hace de azufre molido y brea engrasada, con que se hace un género de costra que resiste la broma; y aunque en las navegaciones de Tierra Firme no se emploman las naos, ya hoy se ha descubierto que, si se detienen algo en los puertos, reciben mucho daño de la broma, y así se han emplomado algunos de los galeones que han ido por plata de poco tiempo a esta parte; y así, de estos beneficios, el más conveniente al servicio de S. M. y ahorro de su Real hacienda es emplomar, aunque sea sin lienzo, por ahorrar de costa, poniéndole tan solamente el lienzo desde la amura a proa, por el rozar de los cables, y también se debe emplomar y enlenzar quillas, codastes, branques y roda, por la dificultad que tienen de mudarse si reciben daño. También se usa en las carenas que se da en las Indias dar un betún de sebo y cal a los costados, para que no se piquen de broma, y porque con la costra que se hace se tapan los agujeros de ella y se estanca la nao, y esto se ha experimentado muchas veces.
ADVERTENCIA DÉCIMA CUARTA.
La madera á que más se pega la broma es al cedro y alborne, caoba, pino de Flandes y de la tierra: y aunque al encina y caravallos se pega no tanto, por no ser tan dulce, sólo al cedro de Jamaica se tiene ya por experiencia que no se pega; y al roble de la Habana, aunque no se le suele pegar en el agua, la suele traer del monte tan menuda, que es muy peligrosa; y ya que habernos tratado en tantas partes de la broma, será bien que se diga que es unos gusarapos como los que se crían en el agua dulce, muy delgados, y éstos se van cebando en el jugo y sustancia de la madera, y van embarneciendo y engordando, y van royendo y barrenando y taladrando la tabla, y es permisión de Dios que estos gusanillos se vayan al hilo de la madera; porque si fueran atravesando por derecho, se anegaran muchos bajeles violentamente; y son muchas las diferencias que hay de hechuras de bromas, que debe de ir en los jugos de la madera, y de este género de broma hay mucha en la Carraca y esteros de la puente de Suazo. En el río de Sevilla, como es agua de tanta corriente, no la hay. También hay otro género de gusanillos, que llaman tiñuela, que éstos se quedan en la superficie de la tabla.
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MessageSujet: Re: Les conflits entre français, anglais et espagnols du 18 s.   Dim 01 Mar 2009, 19:58

Les anglais avec la capture de navires ennemis au cours des conflits précédents, copièrent toutes les meilleures capacités des navires ennemis, mais n ayant pas toujours les résultats escomptes.



Ainsi les anglais, qui depuis 1670 se voulaient les meilleurs en construction navale, ne purent pas suivre l évolution navale, se laissant distancer des français et des espagnols, et seulement la prise des navires ennemis leur permit d etre a jour.



Les français avec Pierre Bouguer,Henri Louis Duhamel Du Monceau... firent de tres bons navires, supérieurs aux anglais.




Les espagnols, se voulant aussi a la pointe de la construction navale, et après s etre laisser distancer par ses ennemis, reprendront les constructions, prennant le meilleur des adversaires, ne craignant pas d adopter soit le système anglais, soit le français, modifiant tout ce qui etait contraire a leur idee, et les adaptant a leurs besoins.



Les espagnols réussiront a construire d excellents navires, au point que pas mal de capitaines anglais, essayèrent de sauver les navires captures pour pouvoir s en servir, les préferant au leurs.



La moyenne de service actif, c est a dire de temps utile, des navires comme unités combattantes tournait sur les 32 ans de moyennes des navires espagnols, les 29 ans des navires anglais, et les 26 ans des navires français.

(sources des chiffres: pour les anglais The Ship of the line de Lavery Brian, pour les français, le Repertoire des navires de guerre français, et pour les espagnols, Merino Navarro: la Armada española en el s. 18)
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MessageSujet: Re: Les conflits entre français, anglais et espagnols du 18 s.   Dim 01 Mar 2009, 20:00

Selon un rapport de Jorge Juan et de Romero Landa, ingénieur naval du 18 s. qui put travailler sur les plans anglais et avec des constructeurs anglais, les britanniques au 18 siècle, construisaient leurs navires de forme empirique, sans vraiment réfléchir sur les chiffres, a différence des français et espagnols qui appliquaient les résultats d études mathématiques et physiques.



Faits reconnut maintes fois par les propres anglais. Pas mal de traites sur la construction de navires de l epoque citent a Jorge Juan, et copient par exemple, ses etudes sur la résistance a l avance d un navire.



Ainsi le Victory, le Royal Georges, le Britannia, etaient des copies du 70 canons espagnol Princesa, capture en 1740, et qui supporta avant de succomber a pas moins de 8 heures d intense combat face a 3 anglais, 70 canons contre 210, les Oxford, Lennox et Kent.

Sa capture fut le fruit de la perte par accident d un mat, et il fut attaquer alors qu il se trouvait presque en panne. Neanmoins, il causa la fuite d un des attaquants severement touche, et causa d importants degats aux deux autres. Son equipage reduit a moins de la moitie, il endurera des degats qui auraient fait couler un autre navire.

Les anglais qui une fois reparer, s ent serviront, n auront que des eloges du navire: stable, pouvant se servir de tous ses canons en depit de l etat de la mer, « delicious ship, glorious ship, son quelques eloges verser par les capitaines anglais qui servirent a son bord. Son arrive a Darmouth fut suivie d incessables visites des officiers anglais, qui desiraient en savoir plus sur la construction des navires ennemis.

John Fincham n aura que des eloges envers la construction navale espagnole.


Dernière édition par mmdb_1 le Dim 01 Mar 2009, 20:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les conflits entre français, anglais et espagnols du 18 s.   Dim 01 Mar 2009, 20:03

Et seulement un autre navire espagnol, le Poder, pourra se battre en egalite et le vaincre a Toulon en 1744, et que sa solidite lui permettra continuer en service jusqu a 1780.




D autres exemples de la solidite des navires espagnols son les combats du navire el Glorioso, qui se battra seul contre plusieurs navires, en plusieurs combats au cours de la meme traversee en 1747. Ou en 1621, le Santa Teresa se mettra au milieu d une formation de 31 hollandais dans le detroit de Gibraltar, et en sortira avec des legers dommages, infligeant a ses ennemis de severes degats.







Voici en quelques mots un exemple sur la construction navale:




En Espagne, au 18 s. ils essaieront après le système de Gaztañeta, qui donna des navires extremement résistants, mais chers a construire et moins rapides que leurs adversaires, ils passeront au systeme anglais avec Jorge Juan qui ramena des ingénieurs anglais, trouvant qu ils travaillaient surtout empiriquement, ce qui donna, meme si les plans étaient corriges par les ingénieurs espagnols, des navires qui n avaient pas la résistance habituelle des navires espagnols, et qui se n avaient pas la meme tenue en mer d un navire a l autre.

S ils étaient moins chers a construire, les dépenses pour les adapter a l idée espagnole leurs couta d énormes sommes. Ce qui en fut pas du gout des autorités.




De ce système ils passeront au système français, avec Gautier, ou ils verront une grande amélioration de la construction, meme s ils trouvent que le système est capable d etre perfectionner.




De toutes ces expériences, ils arriveront a construire avec Romero Landa et avec Retamosa, peut etre les meilleurs navires de l epoque.




Ainsi a Trafalgar, nous trouverons les navires suivants:

les S.Trinidad et le Rayo, du système “anglais”.

Les San Juan Nepomuceno, Asis, S. Agustin, S. Justo et le Bahama du systeme “français”

Les Montañes, Neptuno, Argonauta, S. Ana, Principe de Asturias, S.Leandro, S. Ildefonso y le Monarca du système “espagnol soit de Romero ou de Retamosa.



Ainsi les bateaux du système anglais possédaient les plus mauvaises capacités de manœuvre.
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MessageSujet: Re: Les conflits entre français, anglais et espagnols du 18 s.   Dim 01 Mar 2009, 20:15

Les equipages:



Chaque pays possedait son sisteme de recrutement.



Semblables dans les cas français et espagnol, different dans le cas anglais.



Le cas français, suffisament connut, je passe a l espagnol et l anglais.



Le premier, avec ses « matriculas de mar » leur permettait d avoir des marins formes, servant dans la marine de commerce, mobilisables en cas de guerre.

Elles avaient etes créer ver le debut du 17 s. avec Ensenada, vers 1751 elles furent reformees selon le sisteme français de Colbert.

Grace au sisteme, l Armada put compter sur des gents experts, ce qui soulaja en partie le manque cronique d equipages.



L Espagne plongee jusqu au cou dans d incessantes guerres, campagnes militaires, neccesitees diverses d assurer la defense de son vaste territoire souffrait et c est surtout visible dans la marine, d un manque d effectifs.

Le pays, vaste geografiquement, etait assez deficitaire en population, pour ne pas dire extremement.



La Navy, quant a elle, basait son recrutement sur un sisteme extremement discriminatoire et brutal: pas plus d un 25% etait volontaire, et dans ceci il faut inclure les boys, d origine pauvre, souvent des orphelins sortis des hospices et qui n avaient que pour seul moyen de survivre le fait de s incorporer dans la marine ou l armee.

Une partie des marins venaient de la marine marchande. Ils etaient obliges a servir en cas de besoins, et qui ne comptaient pas plus d un 20% des equipages.

Le reste, jusqu au 100% venaient des prisions, et des recrutements forces qui se basaient a envoyer dans les villes cotieres des patrouilles nocturnes qui de gre ou de force, la seconde fut la plus frequente, « kipnappaient tous les males en age de servir, peu importe sa situation familialle, et s il possedait ou pas des aptitudes marinieres.

Laissant de cote le sort de l infortune recrue, sa famille se voyait practiquement dans la misere, s il etait le chef de famille, occasionant d incontables drames humains.

Nombreuses furent les plaintes du peuple contre ce sisteme, sans effets, et le sisteme dura jusqu au 19 siecle.



A base de discipline, a coup de fouet, les equipages se formaient.



Vernon ecrivit: « nos flottes, qui sont sousmises a l injustice, captent les equipages par la violence et les maintienent a base de cruaute »( the Vernon Papers).



D ou la grande cantites d actes de mutineries de la Navy.

Ainsi entre 1776 et 1780, la Navy pour arriver aux 80.000 hommes d equipages necesaires, enrola pres de 176.000 hommes.



Pas moins de 20.000 mourront de maladies, 42.000 deserteront, incapables de supporter la vie d esclave a bord.





Et environ la meme quantite souffrira soit une maladie, soit un accident a bord.(chiffres offertes a la Chambre anglaise en 1781. Merino y Navarro: La Armada espagnola en el s.18, Sea life in Nelson ´s time de John Masefield,



Stragglers and Deserters from the Royal Navy During the Seven Years' War1 (p 56-79)
N. A. M. Rodger



et C.C. Lloyd dans son etude sur la marine, de l universite de Cambridge.



Certains voudront voir dans la superiorite britannique, une quelconque mentalite navale du peuple, etant un ile, mais les faits demontrent le contraire, que la superiorite fut a base de souffrances, de misere et de brutalite sans egal dans d autres marines.



Les officiers anglais, avaient en general un plus bas niveau de formation navale que ses homologues franco espagnols, et seuleument la violence a bord, leur donna cette superiorite, vu que leurs equipages repondaient plus prestement que les ennemis, egalisant ainsi leurs defauts comme constructeur de navires.



Les equipages français et espagnols prouverent qu ils etaient equivalent au anglais, si la situacion du duel etait sembable, et que seul le manque d effectifs, du fait de guerres terrestres livrees maintes fois sur leurs territoires, les priva des effectifs suffisants et formes pour combler les pertes.
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MessageSujet: Re: Les conflits entre français, anglais et espagnols du 18 s.   Dim 01 Mar 2009, 20:21

Quant a l artillerie, a l epoque qui nous intéresse, la majorité des marines usaient des canons de fer.



Les calibres varient selon le pays, étant donner que c était le poid du projectile qui était pris en considération.



Ainsi les français et espagnols se servaient de canons qui tiraient des projectiles de 36,24,18,8,6 et 4 livres, et les anglais de 42, 32,24,18,12,9, et 6 livres.

Grosso modo une livre tournait autour des 0.45 kg a 0.49 kg selont le pays .




Les anglais semblent avoir des canons de plus gros calibres, mais en réalité, ils abandonneront vite les canons de 42 livres, peut efficaces, étant les espagnols les premiers a s apercevoir de la difficulté a manœuvrer ces énormes bouches a feu et les laisser de cote.



En regle genérale, l artillerie d un navire pouvait etre au alentour d un 10% du poids d un navire.



Quant a la capacité de feu des navires, une comparaison et facile a comprendre: un 74 canons anglais pouvait envoyer si tous les canons d un cote tiraient, 400 kg en boulets, un français 411 kg et un espagnol 294 kg.



Les anglais, parient sur une plus grande proportion de gros calibres, comme les français, alors que les espagnols, jouant de la plus grande résistance structurelles de leurs navires, parient sur des calibres moindres, et favorisaient la manœuvrabilité des navires et la vitesse.




Autre différence entre les anglais, les français et espagnols était l idée des premiers de tirer sur les cotes des navires, voulant détruire son artillerie, et des deux autres de préférer tirer sur les voiles et cordages pour empêcher la manœuvre du navire ennemi.



Comme exemple, rappelons nous que le Santisima Trinidad sera capable de supporter les feux de plusieurs ennemis, jusqu a 5, des heures durant, ennemis de 3 ponts, et sortir presque indemne du combat, structurellement parlant, meme s il finira par couler suite a la tempete qui suivra.



Les anglais pour venir a bout des ennemis, dans le cas de espagnols, choisirent des gros calibres pour venir a bout des épais navires espagnols, misant aussi sur un plus grande cadence de tir, environ un 40% plus rapide, tout au plus.



Les espagnols savaient que pour venir a bout d un de leurs navires, il faudrait a l ennemi soutenir un combat long et a courte distance, vu que l efficacité de l artillerie au dela de 500 metres etait petite, contre eux, et diminuait rapidement avec la distance.

1.100 metres était la distance a laquelle les gros calibres commençaient a etre effectifs, relativement, contre des navires légers ou contre les voiles.

Plus que l artillerie classique, ce fut l apparition des caronades qui fit le plus pour les victoires anglaises, pouvant, grace a ces canons, balayer les ponts ennemis et éliminer les artilleurs.



Mais la aussi, il ne faudrait pas penser que les anglais ont étés les premiers a s en apercevoir, de fait meme si pas mal de navires en possédaient, elles étaient en majeure partie achetées a titre personnel par les capitaines, et l amirauté britannique les adopta officiellement plus tard, les espagnols usaient le meme système, appelle sistema Rovira, de Francisco Javier Rovira.

Certes en moindre quantité que les britanniques, et par le fait que les capitaines espagnols n en achetèrent pas a titre personnel, et laissèrent le soin a l amirauté de s en charger, erreur qui leurs couta de nombreux maux de tetes au cours des combats.

Et il faut aussi éviter de répéter que les uns tiraient sur les voiles et les autres sur les coques.

Aussi bien français qu espagnols tiraient sur les coques et les anglais sur les voiles. Tout dépendait de la situation.
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