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 ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914

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pascal
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MessageSujet: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   Lun 23 Fév 2009, 19:13

Les
croiseurs de bataille britanniques 1906/1914


Conception, programmes, enseignements


La genèse:


La protection des voies de communication maritimes de l'Empire britannique et la préservation des intérêts commerciaux de la Couronne
ont déterminé durant la seconde moitié du XIX siècle la stratégie de la Royal Navy après les guerres napoléoniennes.



Les actions menées par les frégates lourdes américaines durant la guerre de 1812, la guerre de course des croiseurs Confédérés durant la guerre de Sécession amenèrent la Royal Navy à imaginer un nouveau type de navire de guerre.


Ces bâtiments devaient surclasser en vitesse et en
armement tous les types de croiseurs et de navires utilisés pour la course,
susceptibles de leur être opposés.


Les premiers bâtiments spécifiquement construits à
partir de ce cahier des charges furent l'Inconstant, le Raleigh et le Shah,
lancés entre 1869 et 1876. Dotés de l'armement des plus puissants navires de
ligne de l'époque, ils étaient les plus rapides des navires à l'inventaire de la
Navy.


Ils ne disposaient de quasiment aucun blindage,
mais leur vitesse et leur armement semblaient leur donner de telles qualités au
combat (notamment la faculté d'engager l’adversaire et de rompre cet engagement
à leur guise tout en tirant de plus loin) que certains s'imaginaient pouvoir
les utiliser contre des navires mieux protégés mais plus lents.


Ils étaient les prototypes des futurs croiseurs de
batailles, les premiers exemples de la lignée des grands navires rapides,
puissants et peu ou mal protégés qui verra son apogée avec les navires menés
par l'Amiral Beatty le 31 mai 1916 durant la bataille du Jutland.





La filiation des croiseurs de bataille de la
première guerre mondiale est donc relativement ancienne. Elle est le fruit de
l'expérience et de constations tirées de la guerre de course que dût livrer la
Royal Navy pour défendre les lignes de communications de l'Empire. Mais tout au
long de son évolution, cette conception donnera des navires certes très
élégants, rapides, évolutifs (double safran suspendu), dotés d'un armement
puissant leur conférant une allonge remarquable mais également, faiblement ou
mal protégés et extrêmement coûteux à la construction.





Ils sont conçus initialement pour mener la traque des
croiseurs à long rayon d'action spécialisés dans la guerre de course. Ils
doivent permettre à la Royal Navy de conserver ses cuirassés au sein de la Home
Fleet, hors des stations outre-mer.


Malheureusement les croiseurs de bataille furent
victimes de leurs qualités. Rapides et bien armés on en vint à imaginer comme
au XIX ème siècle qu'ils pouvaient sans problème s'intégrer aux côtés de la
flotte de ligne dans un schéma tactique de grande bataille navale telle qu'on
l'envisage encore à l'aube de la WWI. Rapides ils peuvent jouer le rôle d'éclaireurs
de la flotte de ligne. Bien armés ils peuvent engager et détruire les forces
d'éclairage adverses, voir croiser le fer avec la ligne de bataille ennemie en
soutient de leurs propres cuirassés.


C'est à cette conclusion que parvint John Fisher
le First Sea Lord (1904-1911) à l'issue de la guerre russo-japonaise. Pour
pouvoir engager la flotte de la Baltique avec un nombre suffisant de navires
l'amiral Togo intégra à sa flotte de ligne un certain nombre de croiseurs
cuirassés armés de pièces de 203 et 152 mm. Le succès de Tsushima semblait
apporter du crédit à ce choix tactique, renforçant l’idée assez
généralement répandue à l’époque selon laquelle la vitesse des navires rapides
leur offrait une survivabilité accrue face aux obus de gros calibre. Ce choix
conceptuel faisait peu de cas des carences de la flotte russe et de l'état de celle-ci au
moment de l'engagement. Ainsi le «Comittee of Design» (le Comité
des Plans mis en place par Fisher dès sa prise de fonction en 1904) quand il
eut achevé de concevoir le Dreadnought s’attaqua-t-il à la conception d’un
croiseur cuirassé reprenant le calibre de 305 mm pour l’artillerie principale
et la cuirasse de 152 mm des Minotor. La vitesse de ces nouveaux navires ne
devait en aucun cas être inférieure à 25 nœuds.





C'est ainsi qu'en 1908 la classe Invincible est
admise en service actif moins de deux ans après l'entrée en service du
Dreadnought.


Depuis les années 1890, les croiseurs cuirassés
avaient vu leur taille et leur puissance de feu accrues. Les Britanniques
s’étaient notamment lancés dans la construction de navires extrêmement coûteux
et quelques années avant même le lancement du Dreadnought (1906) chaque classe
de cuirassé avait son «homologue» en version croiseur cuirassé. Ainsi les
Minotor pouvaient s’apparenter à la classe Lord Nelson.


En 1900/1902 l’amiral
John Arbuthnot Fisher alors commandant en chef de la flotte de Méditerranée
étudia avec William H. Gard alors Directeur de l’arsenal de Malte la
possibilité de réaliser un navire puissant et rapide capable de surclasser en
puissance de feu et en vitesse tous les croiseurs alors connus.


En 1902 l’Amirauté émit
l’idée de concevoir une classe de grands croiseurs pour chaque nouvelle classe
de cuirassés. Cependant la première classe ainsi définie, les Minotor avec une
vitesse inférieure à 25 nœuds ne semblait pas assez rapide pour Fisher. Devenu
First Sea Lord en 1904 «Jackie» Fisher engagea la Royal Navy dans une réforme
de fond.

La Royal Navy se devait en effet de «changer de braquet».
Après avoir assuré durant près d’un siècle la «pax britannica» sur toutes les
mers du Monde contre des ennemis nombreux mais généralement sous équipés elle
se devait au tournant du siècle de relever le gant du défit lancé par le Kaiser
Guillaume II, pour qui «l’avenir de l’Allemagne est sur la Mer».
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pascal
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   Lun 23 Fév 2009, 19:15

Les deux
premières classes:



Le projet de
l’Invincible présenté par le Comité des Plans reprenait l’agencement général du
Dreadnought. Néanmoins la longueur hors tout passait de 160 à 172 mètres pour
pouvoir intégrer les 31 chaudières Babcock and Wilcox nécessaires à la
propulsion du bâtiment, et c'était là toute la différence. Cet allongement
permit de disposer les tourelles centrales d’artillerie principale en échelon
afin d’offrir une bordée complète de 8 pièces de 305 mm, c’était une des idées
maîtresses de Fisher. En effet la nouvelle classe n’emportait que 4 tourelles
doubles Mk X contre 5 au cuirassé mais pour un poids équivalant de bordée. La
résultante principale de ce choix était que le déplacement en pleine charge du
croiseur était donné pour 20 078 tonnes à la longueur de 172 mètres contre 21
845 tonnes à la longueur de 160 mètres pour le Dreadnought.






La tête de série,
l’Indomitable, atteignit 25,3 nœuds à 43 700 CV lors de ses essais de recette
(vitesse considérable pour un navire de premier rang à l’époque). Les deux
safrans suspendus offraient un rayon de virage jugé très satisfaisant, de plus
quand ils utilisaient la chauffe au mazout ces navires étaient donnés pour une
autonomie de 3 100 milles nautiques.






A leur entrée en service
les trois premiers Invincible remplissent toutes leurs obligations: une vitesse
élevée, une bonne autonomie, la puissance de feu des navires de ligne, une
protection jugée suffisante pour affronter les autres croiseurs existants: une
ceinture cuirassée comprise entre 102 et 152 mm, des cloisons transversales de
178 mm, pont principal à 25 mm et pont inférieur à 64 mm. Leur seul défaut a
priori: leur coût pharaonique soit 50% de plus que la classe précédente les
Minotor.






Les trois suivants, la
classe Indefatigable du Programme 1908 étaient les « homologues » de
la classe de cuirassés Neptune. Ils ne présentaient pas d’améliorations
sensibles par rapport aux Invincible et reprenaient les grandes lignes de leur
conception. Le seul avantage de cette attitude conservatrice était de pouvoir
construire rapidement trois nouveaux navires puissants et rapides à une époque
où l’Allemagne commençait à peine les essais du Von der Tann. Initialement les
trois Indefatigable (Indefatigable, Australia et New Zealand) étaient
considérés comme des améliorations des Invincible. Ainsi ils étaient donnés
pour une vitesse de 29/30 noeuds et dotés d’un blindage de ceinture de 8
pouces. En fait il n’en était rien et leurs caractéristiques essentielles
étaient les mêmes que celles de leurs aînés à commencer par le calibre de leur
artillerie principale: 305 mm. L’accroissement de la longueur de 7,8 mètres
permit d’intègrer une chaudière supplémentaire et d’espacer les tourelles
centrales P et Q de manière à ouvrir leur champ de tir. Disposant d’une puissance supérieure (44 000
CV pour l’Indefatigable et 65 000 CV en PMP pour le New Zealand) ces bâtiments
pouvaient tenir une vitesse comprise entre 25 et 26,89 noeuds. Déplaçant en
moyenne 1000 tonnes de plus que leurs trois aînés les Indefatigable avaient été
presque conçus selon le principe du « tout ou rien ». Ainsi le
blindage léger aux extrémités retenu sur les Invincible avait été écartés pour
leurs suivants au profit d’une ceinture cuirassée entre les tourelles A et X
portée uniformément à 5/6 pouces soit 152 mm. Néanmoins jamais les anglais ne
reprendront totalement ce concept véritablement inauguré par les américains
avec l'Oklahoma en 1916.






Navires

Déplacement

Longueur

Armement Ppl

Vit.

Ceinture

Pont

Armt. 2nd.

Dreadnought

21.845 t.

160.6

10-305 mm

21

280/102mm

76/35mm

24-76 mm

Invincible

20.078 t.

172.8

8-305 mm

25.5

152/102mm

65/20mm

16-102mm

Neptune

22.720 t.

166.4

10-305 mm

22.7

250/65mm

76/20mm

16-102mm

Idefatigable


22.080 t.

179.8

8-305 mm

26.8

152/102mm

65/25mm

16-102mm








Le premier combat des croiseurs de bataille
britanniques sembla totalement donner raison à leur conception. Engagés aux
Falklands en 1914 contre les croiseurs cuirassés et les croiseurs légers de
l'amiral Von Spee, l'Invincible et l'Inflexible viendront rapidement à bout de
leurs adversaires plus lents et dotés d’une artillerie principale moins
puissante en supportant un minimum d'avaries de combat.
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   Lun 23 Fév 2009, 19:18

Ccou Pascal
Intéressant comme article, j'attends avec impatience la suite. Faut dire que la période 1906-1914 est particulièrement prolifique pour la royal navy.

lol! un nouveau Claus est né ?

PS: peut tu faire attention à éviter les textes "mal formatés"
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pascal
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   Lun 23 Fév 2009, 19:24

Les erreurs de conception révélées au
combat :

Tout a été dit et écrit quant à la faiblesse de la
protection des croiseurs de bataille britanniques contre les projectiles de
gros calibre. Leur protection était considérée comme insuffisante et mal
répartie. Par exemple sur le Hood le poids du blindage représentait certes 33,5
% du déplacement contre 31% au Barham. Mais le concept du «tout ou rien» ne
sera jamais repris par les britanniques alors qu’il sera généralisé dans le
monde après guerre. Ainsi pour un poids de blindage assez considérable, les
soutes à munitions, la propulsion et l’armement principal seront néanmoins
relativement moins protégés sur le Hood que sur les productions étrangères
ultérieures. Il en allait de même pour ses prédécesseurs. Sur les navires
britanniques la répartition du blindage était très homogène sans une véritable
concentration sur les zones sensibles.


Navire

longueur

poids
blindage vertical

poids
blindage horizontal

déplacement
en charge

Inflexible

172.8

2020 t.

1200 t.

20.078 t.

Princess Royal

213.4

3900 t.

2300 t.

29.680 t.

Tiger

214.6

4750 t.

2300 t.

35.710 t.

Repulse

242

2440 t.

3300 t.

30.835 t.

Hood

262.1

6750 t.

7500 t.

45.200 t.

Seydlitz

200.5

5200 t.

2400 t.

28.100 t.
On voit bien que le Seydlitz pour une longueur relativement ramassée disposait d'un poids de blindage supérieur au Tiger et au
Repulse pourtant beaucoup plus longs. La proportion du poids de blindage par
rapport au déplacement total était de 16% pour l'Invincible, 20% pour le Lion,
19% pour le Tiger, seulement 18% pour le Repulse mais 27% pour le Seydlitz.

L’intégration des croiseurs de bataille à la flotte de ligne et l'action contre leurs homologues allemands révélèrent des
erreurs de conception et les dangers d'un emploi tactique aux côtés des
cuirassés.
En fait les croiseurs de bataille britanniques
souffraient de deux tares importantes jamais vraiment solutionnées. Les
engagements du Dogger Bank et surtout du Jutland mirent ces défauts en lumière
aux yeux d'une opinion publique longtemps maintenue dans le mythe de
l'invicibilité de ces navires.
Des dégagements de fumée très importants qui génaient considérablement la conduite du navire.
Outre l'espaces qu'elles requéraient, les 31
chaudières des Invincible (39 sur le Tiger, 42 pour les Lion) associées à la
chauffe mixte charbon/mazout entraînaient des dégagements de fumée
considérables. Ainsi sur le Lion les postes de combats sur les passerelles du
mât tripode étaient tout simplement intenables à grande vitesse du fait que la
cheminée avant qui évacuait la chaleur de pas moins de 14 chaudières (contre 6
sur le cuirassé Orion) se trouvait quasiment à l'aplomb de ces passerelles. La
chaleur irradiée rendait les postes de combat sur la passerelle de conduite de
tir insupportables. Les dégagements de fumée rendaient le positionnement au
vent de l'ennemi particulièrement défavorable.
Une protection qui s'est révélée insuffisante contre les obus de gros calibre à trajectoire semi-tendue ou plongeante.
La principale carence de ces navires fut de ne
leur procurer qu’une protection contre les obus d’un calibre inférieur ou égal
à 280 mm. Leurs vastes coques étaient totalement vulnérables aux obus de 305 mm
et il s’est avéré dès l’engagement du Dogger Bank que de nombreuses zones
pouvaient être percées par les obus de 11 pouces y compris d’ailleurs certaines
parties de la cuirasse verticale. Ainsi par exemple durant le Jutland au début
de l'engagement des croiseurs de bataille vers 16h53 un obus de 280 mm (11 pouces) perfora la barbette de 230 mm de la tourelle X du Tiger avant de finir sans éclater entre les deux pièces mettant la tourelle hors de combat.
Durant le même combat du Jutland l’Inflexible, la Queen Mary, l’Indomitable et le Lion furent atteints par des obus de 280 et de
305 mm qui dans chaque cas percèrent le
toit des tourelles d’artillerie principale ou le blindage horizontal au dessus
des soutes à munitions. Les distances d'engagement furent comprises entre 13
000 et quasiment 20 000 mètres. Ainsi la salve fatale à la Queen Mary fut tirée
entre 13 500 et 13 200 mètres. Le Von derTann coula l'Indefatigable à une
distance de 16 200 mètres. Dans le cas des impacts sur les toits de tourelles
(Lion, Invincible et Queen Mary) le flash des impacts se communiqua rapidement aux charges de cordite stockées en tourelles et dans les fûts entraînant des incendies quasi instantanés et incontrôlables qui se communiquèrent aux soutes à munitions.
Seule l’action désepérée d’un membre d’équipage
empêcha le Lion de subir le sort de ses trois «confrères».
Dans tout les cas l’absence de portes anti-souffle dans les voies d’acheminement des charges de cordite dans les fûts de tourelles
et la faible épaisseur du blindage au dessus des magasins à poudre expliquent
la disparition de ces navires dans des explosions catastrophiques. Il en sera
d'ailleurs un peu de même pour le Hood en mai 1941.
Il est frappant de constater que les croiseurs de bataille allemands ne souffrirent pas des même maux malgrè le déluge d'obus qui s'abattirent sur eux. Artillerie principale hors de combat (Von der Tann, Derfflinger -reçu 26 coups au but-, Seydlitz -23 coups au but-), entrées d’eau massives (Lützow -24 coups au but- , Derfflinger, Seydlitz), mais jamais d’explosion catastrophique entraînant une réaction en chaîne incontrôlable.
Ainsi par exemple à 17h20 (durant le Jutland) le Von der Tann fût touché par un obus de 343 mm (vraisemblablement de la Queen Mary) qui traversa la barbette de la tourelle avant. L'explosion qui en suivit ne dégénèra pas en réaction incontrôlable, les effets incendiaires
secondaires se révélant très faibles.
Les enseignements du Jutland:

La qualité de l'opposition allemande souligna la vulnérabilité des croiseurs de bataille britanniques.
En moyenne l'artillerie principale anglaise mit au but 2,17% des obus tirés contre 3,33% à l'artillerie principale allemande. Pour les croiseurs de bataille par exemple on a les résultats suivants au Jutland
Le New Zealand tira 420 coups de 305 et en mit seulement 4 au but.
Le Tiger tira 303 coups de 343 et en mit seulement 3 au but.
L’Indomitable tira 176 coups de 305 et en mit 5 au but.

Le Dogger Bank et le Jutland furent les premiers et uniques combats qui virent s’opposer des croiseurs de bataile voir des croiseurs de bataille contre des cuirassés. La résistance des croiseurs de bataille allemands fut expliquée par deux éléments majeurs. La piètre qualité des obus britanniques et surtout la solidité et la cohérence de leur
construction qui leur permit de supporter des dommages de combat considérables –le Seydlitz rentra dans la Jade avec 5329 tonnes d’eau à bord, le Derfflinger avec 3350 tonnes. Le seul à succomber, le Lützow fut sabordé, étant devenu incapable de suivre la Flotte de Haute Mer dans son replis.
Les navires allemands avaient une efficacité de
tir d’artillerie principale supérieure (meilleure optique Zeiss, équipes de tir
très entraînées) malgrè le fait que la conduite de tir anglaise Watkins
associée aux télémètres Barr fut considérée comme supérieure.
Les rajouts de blindage horizontal opérés sur les survivants anglais du Jutland entre 1916 et 1918 ne devaient néanmoins pas
permettre un retour en grâce de ces navires auprès de l’Amirauté.
Les classes 1906 /1908 /1912/1914 furent ferraillées en application du traîté de Washington.
Les Glorious, Courageous (leurs tourelles se retrouvèrent sur le Vanguard en 1944) et Furious furent transformés en
portes-avions.

On ne conserva que les deux Repulse et le Hood,
les plus rapides, équipés de 381 mm. Deux furent coulés en 1941 on peut estimer
que le survivant le Renown eut de la chance au long de sa longue carrière...
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LE BRETON
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   Lun 23 Fév 2009, 20:55

belle présentation..............thumleft thumleft

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   Lun 23 Fév 2009, 21:51

Super présentation

Etrange que la France ne se soient pas intéressée aux croiseurs de batailles. Ca semble pourtant être un bon compromis entre les théories de la jeune et de la vieille école. Reste le prix, probablement au dessus des moyens de la Royale en ce temps là.
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   Lun 23 Fév 2009, 22:10

Peut-être parce qu'à cette époque, on en était à peine à construire des Dreadnought... Confused

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   Lun 23 Fév 2009, 23:30

Et puis, vu l'efficacité de ce type de bâtiments, sur ce coup-là, on a plutôt eu du flair. On ne s'était pas vraiment intéressés non plus aux croiseurs légers qu'anglais et allemands avaient en nombre, alors que nous n'avions que des croiseurs cuirassés et de vieux croiseurs protégés.
Ceci dit, on a construit des croiseurs de bataille, mais plus tard : les Dunkerque et Strasbourg, avec leur artillerie toute à l'avant.
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   Mar 24 Fév 2009, 08:14

des études étaient encours en France pour construire une série de CB .

Ne pas construire de CL était une erreur.........le premier était prévu au budget de 1914...........le Lamotte Pciquet 1er d'une série de 3.

study

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   Mar 24 Fév 2009, 08:52

Désolé pour la mise en page merd... je n'ai pas prévisualisé avant de poster et du coup j'ai oublié de poster une petite partie consacrée aux LION et au TIGER: les Splendid Cats...

En fait en France on était bien en retard et la récupération au titre des dommages de guerre de plusieurs croiseurs légers allemands nous a permis des économies de temps et de budgets importantes...

De même les britanniques n'eurent de cesse de renflouer certains des navires allemands sabordés à Scapa parmi les plus intéressants techniquement pour en étudier l'organisation interne: Ainsi le Derfflinger et le Hindenburg.

Les Strasbourg et Dunkerque rapides et dotés d'une artillerie principale puissante et novatrice furent accusés d'avoir relancé la course aux armements. Mais ces navires avaient été conçus pour contrer les trois Deutschland tout comme trente ans plus tôt les Invincibles avaient été construits pour dominer les croiseurs cuirassés de l'époque.
Bis repetita placent et en tout cas à MERS EL KEBIR le Dunkerque montra les faiblesse de sa protection face aux obus de 381 contre lesquels il ne pouvait rien n'ayant pas été conçu pour leur résister.

De même un Amiral dira d'eux que ces navires avaient une "coque de bassin de carène" superbe mais trop fragile pour les usages réclamés par le service notamment en Atlantique Nord où les échantillonnages eurent parfois à souffrir.
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   Jeu 02 Juil 2009, 08:13

La France attendra... 1926 pour étudier un peu sérieusement un croiseur de bataille.
J'en ai retrouvé les plans dans le Fonds Potsdam des archives du CAA de Châtellerault :
http://www.phpbbplanet.com/warshipprojects/viewtopic.php?t=1044&mforum=warshipprojects

J'en ai fait un plan :





Ces projets mort-nés on fini par déboucher sur les Dunkerque.

A propos du Dunkerque, Robert Dumas m'a raconté que la partie avant était tellement légère par rapport à la "citadelle" centrale qu'à pleine vitesse elle vibrait dangereusement.
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   Jeu 02 Juil 2009, 09:14

Concernant la partie avant des Dunkerque je vois que nous avons des sources proches ...Very Happy

Le projet de CdB dont tu expose les plans me rappelle bcp les projets de croiseurs lourds C5 (Saint-Louis) de 13000 à 14000 t. qui devaient succèder à l'Algérie.
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   Jeu 02 Juil 2009, 11:10

bgire a écrit:
La France attendra... 1926 pour étudier un peu sérieusement un croiseur de bataille.


FAUX
les 1eres études datent de 1912/1913 !
source:conway, 1906/1922
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   Jeu 02 Juil 2009, 11:27

Je confirme ce que dit Colombamike. Dans la loi programme de 1912, il était prévu il me semble 16 éclaireurs d'escadre qui n'étaient pas des croiseurs légers mais de vrais croiseurs de bataille

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   Jeu 02 Juil 2009, 18:00

colombamike a écrit:
FAUX
les 1eres études datent de 1912/1913 !
source:conway, 1906/1922

C'est vrai, mais mon post mentionnait les études "sérieuses", c'est à dire celle qui sont allées jusqu'aux dessins de définition et aux études dans le bassin des carènes.

Les études de 1912-13 (du moins celles que j'ai vu à Vincennes) décrivent les caractéristiques générales, les dimensions, l'armement et un croquis pour la silhouette. Je peux néanmoins me tromper.
Le projet de 1926 qui survit incomplet au CAA, comprend des bleus pour les différents ponts, la section principale, les lignes d'eau, les calculs de stabilité,
etc... Apparemment, les ingénieurs sont allés bien plus loin.
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   Jeu 02 Juil 2009, 18:26

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914   

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ROYAL NAVY Les croiseurs de bataille programmes 1906/1914
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