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 UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE

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clausewitz
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Lun 04 Mai 2009, 21:46

Merci de cette précision Le Breton que j'ignorais. Quand je vois ces navires cela me rend nostalgique, à cette époque la France avait une vraie marine Shit

_________________
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clausewitz
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Lun 04 Mai 2009, 21:49

E-CONTRE-TORPILLEURS CLASSE LE FANTASQUE

Le contre-torpilleur le Fantasque à la mer

1-Introduction

La marine nationale sort du premier conflit mondiale vieille et usée. L'infériorité des bâtiments français provoquée par les théories fumeuses de la Jeune Ecole à été aggravée par l'absence de réelles constructions au cours du conflit puisque les arsenaux étaient occupées par l'entretien des navires existants et les productions pour l'armée de terre, seules quelques unités d'escorte (patrouilleurs chasseurs de sous marins avisos) furent construits.

L'urgence est de pourvoir la marine en unités légères, croiseurs et destroyers dont le déficit est criant : les croiseurs cuirassés sont totalement depassés et utilisés pour un rôle qui n'aurait pas du être le leur (l'éclairage) et les torpilleurs et contre-torpilleurs français sont petits et démodés.

A partir de 1922, la France va planifier la construction de séries de six contre-torpilleurs, la nouvelle série étant à chaque fois plus puissante, plus rapide et mieux armée que la précédente du moins pour ce qui concerne l'artillerie et les torpilles car la DCA est totalement négligée. Il faut dire qu'à l'époque, le danger aérien n'est pas le premier admis par les état majors.
Après avoir construit la série des Jaguar, version agrandie des torpilleurs de classe Bourrasque, la marine nationale va mettre en service des contre-torpilleurs armés de canons de 138mm que ce soit les Guépard (entrés en service entre août 1929 et janvier 1931) les Aigle (entrés en service entre décembre 1931 et avril 1934) et les Vauquelin (entrés en service entre décembre 1932 et juin 1934), elle décide de construire une nouvelle série de six contre-torpilleurs bientôt connus sous le nom de classe Le Fantasque.

2-Historique

Ces navires sont financés par la tranche 1930 qui prevoit six contre-torpilleurs comme les tranches précédentes en raison de leur utilisation tactique : deux divisions de trois navires chargés en cas de conflit d'attaquer la marine italienne.

Comme leurs prédecesseurs leur construction est répartie entre les chantiers privés qui construisent les quatre derniers et l'arsenal de Lorient qui construit les deux premiers.

-Le Fantasque est mis en chantier à l'Arsenal de Lorient le 16 novembre 1931 lancé le 15 mars 1934 et admis au service actif le 1er mai 1936

-L'Audacieux est mis en chantier à l'Arsenal de Lorient le 16 novembre 1931 lancé le 15 mars 1934 et admis au service actif le 7 décembre 1935

-Le Malin est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer le 16 novembre 1931 lancé le 17 août 1933 et admis au service actif le 8 janvier 1936

-Le Terrible est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à St Nazaire (participation des Chantiers Navals Français de Caen) le 28 août 1931 lancé le 1er octobre 1934 et admis au service actif le 5 février 1936

-Le Triomphant est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque le 28 août 1931 lancé le 16 avril 1934 et admis au service actif le 24 juillet 1936

-L'Indomptable est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée le 25 janvier 1932 lancé le 7 décembre 1933 et admis au service actif le 15 avril 1936.

A l'origine ses navires sont répartis entre les 8ème (Le Triomphant L'Indomptable et Le Malin) et 10ème (Le Fantasque Le Terrible L'Audacieux) basées à Brest. En mars 1939 La 8ème DCT est rebaptisée 9ème DCT en 1939 et affectée à Bizerte tandis que la 10ème DCT est affectée à Toulon.

Ils sont modernisés juste avant guerre entre 1946 et 1948 à l'Arsenal de Toulon et à l'Arsenal de Bizerte. Leur coque est renforcée, leur propulsion modernisée, des radars installés, l'armement est modernisé avec le débarquement de l'artillerie antiaérienne d'origine (4 canons de 37mm modèle 1925 et 4 mitrailleuses de 13mm) ainsi que du canon de 138mm n°3.
De la chambre de distribution de la pièce n°4 à la cheminée n°2 est installée sur une plate-forme de DCA en métal léger supportant deux affûts quadruples de 37mm et deux affuts doubles de 25mm, (deux autres affûts doubles de 25mm sont installés de part et d'autre de l'abri de navigation) la plate-forme triple arrière est remplacée par deux plate-formes doubles ce qui fait passer le nombre de tube lance-torpilles de 9 à 10.

3-Caractéristiques Techniques

(A la construction)

Déplacement : 2840 tonnes standard 3180 tonnes pleine charge

Dimensions : longueur 132.40m (125.20pp) largeur : 12m Tirant d'eau : 4.96m

Propulsion : Deux groupes de Turbines Rateau-Bretagne ou Parson alimentées par 4 chaudières Penhoët timbrées à 27kg/cm² devellopant une puissance totale de 74000ch et actionnant deux hélices.

Vitesse maximale : 37 noeuds (43 voir 45 noeuds réalisés aux essais)

Distance franchissable : 4000 miles nautiques à 15 noeuds 2500 miles nautiques à 24 noeuds 840 miles nautiques à 40 noeuds.

Armement :

-5 canons de 138mm modèle 1929 en cinq affûts simples (deux avant un au trois quart arrière et deux à l'arrière). Ce canon de 45 calibre tire des obus de 32kg à 20000m à raison de 12 coups par minute. Une télécommande est installée mais le système est fragile avant la refonte.

-4 canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 0.725kg à 9500m avec un plafond de 5000m à raison de 20 coups par minute.

-4 mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 en un affût quadruple installés sur le rouf séparant les canons de 138mm n°3 et n°4. Cette mitrailleuse à refroidissement par air à un canon de 76 calibres tirant des cartouches de 122 grammes en bandes chargeurs de 30 coups à une cadence de 700 coups/minute à une portée de 6500m (pratique :2500m) et un plafond pratique de 1500m.

-9 tubes lance-torpilles de 550mm en trois plate-formes triples, deux sont implantées latéralement entre les deux cheminées et la troisième au pied du rouf arrière qui supporte les canons de 138mm n°3 et 4 ainsi que l'affût quadruple de 13.2mm.

La torpille 1923D affiche les dimensions suivantes : 8.60m de long, un poids de 2100kg et file entre 29 et 35 noeuds pour une portée maximale de 15 à 20000m.

-Deux grenadeurs alimentées à 20 grenades

-40 mines

Equipage : 13 officiers 34 officiers mariniers 163 quartiers maitres et matelots soit 210 hommes

(Après refonte)

Déplacement : 2950 tonnes standard 3380 tonnes pleine charge

Dimensions : longueur 132.40m (125.20pp) largeur : 12m Tirant d'eau : 5.36m

Propulsion : Deux groupes de Turbines Rateau-Bretagne ou Parson alimentées par 4 chaudières Penhoët timbrées à 27kg/cm² devellopant une puissance totale de 74000ch et actionnant deux hélices.
Vitesse maximale : 34 noeuds (43 voir 45 noeuds réalisés aux essais)

Distance franchissable : 3900 miles nautiques à 15 noeuds 2400 miles nautiques à 24 noeuds 740 miles nautiques à 40 noeuds.

Electronique : un radar de veille surface un radar de veille air un radar de conduite de tir pour l'artillerie principale un radar de conduite de tir pour l'artillerie antiaérienne un ASDIC

Armement :

-4 canons de 138mm modèle 1929 en quatre affûts simples (deux avant et deux à l'arrière). Ce canon de 45 calibre tire des obus de 32kg à 20000m à raison de 12 coups par minute. Le système de télécommande est débarqué en raison de sa fragilité, la marine préférant des matériels robustes et simples plutôt que pointus et fragiles. Un projet de télécommande était cependant en cours de mise au point au moment de la déclaration de guerre pour les canons de 138mm.

-8 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ils sont groupés en deux affûts quadruples au trois quart arrière.

-8 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces canons sont répartis en quatre affûts doubles installés deux à l'arrière sur la plate-forme de DCA et deux de part et d'autre de l'abri de navigation.

-10 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes triples entre les deux cheminées et deux plate-forme double de part et d'autre de plate-forme de DCA. La torpille utilisée est le modèle 1935. De même calibre que le modèle 1923, elle est cependant plus rapide (45 noeuds) et une plus longue portée puisqu'elle peut atteindre une cible à 24000 à 25 noeuds et 13000m à 45 noeuds.

-Deux grenadeurs de sillage à la poupe avec un total de 32 grenades (16 en position de tir et 16 en soutes)

-le système de mouillage de mines est supprimé.

Equipage : 15 officiers 36 officiers mariniers 169 quartiers maitres et matelots soit 220 hommes.

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Dernière édition par clausewitz le Mer 06 Mai 2009, 21:00, édité 1 fois
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LE BRETON
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Lun 04 Mai 2009, 21:50

Pour l'Epervier et le Milan J'ai le livre de Jean Lassaque.

Je suis tout a fait d'accord avec toi c'était une bien belle marine....Crying or Very sad

De mémoire une troisième tranche de troix Fantasques étaient prévu mais ils furent annnulés avec la conférence de Londres.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Lun 04 Mai 2009, 21:59

F-CONTRE-TORPILLEURS CLASSE MOGADOR/MARCEAU


Le Mogador à la mer

1-Avant-propos

La marine allemande ayant été éliminée par le traité de Versailles (sabordage à Scapa Flow, livraison de navires aux alliés démolition en Allemagne interdiction des sous marins et des navires de combat de plus de 10000 tonnes), la marine française focalisa son équipement sur un possible voir même probable conflit avec l'Italie.

Ces deux pays avaient pourtant terminé dans le camp des vainqueurs mais l'Italie qui digéra plus mal que d'autres les conséquences écomoniques, sociales et politiques de la victoire se laissa tenter par un régime autoritaire incarné par un ancien socialiste, Benito Mussolini.

Ce dernier, nationaliste exalté voulait restaurer le prestige historique de l'Italie, revenir à la Renaissance où la culture italienne éblouissait le monde ou à la Rome Antique où le bassin méditerranéen était sous le contrôle des romains.

Plus près de nous, les motifs de frictions entre les deux pays ne manquaient pas. Outre le fait que l'Italie n'avait pas digéré le parjure allié du traité de Londres (les compensations territoriales pour l'entrée en guerre ne furent pas toutes réalisées), elle était en rivalité avec la France pour le contrôle de certaines colonies comme la Tunisie ou le Territoire des Afars et des Issas (le futur Djibouti) sans parler des revendications italiennes sur la Corse, Nice et la Savoie.

Voilà pourquoi, une véritable course aux armements navals eut lieu entre les deux pays, chaque réalisation d'un des pays entrainait la riposte de l'autre avec des navires toujours plus rapides et toujours plus armés.

Cela est particulièrement vrai dans le domaine des contre-torpilleurs. La France construisit ainsi les Six Le Fantasque auxquels les italiens opposèrent de véritables petits croiseurs, les Capitani Romani.

Face à ces navires, la France dégaina les Mogador/Marceau qui comme ses prédecesseurs furent construits à six exemplaires.

2-Historique

Avec les Le Fantasque, la marine française avait atteint des limites qu'elle ne pouvait guère dépasser que ce soit en matière de vitesse (37 à 40 noeuds en service 45 noeuds aux essais pour le Terrible) ou d'armement avec cinq canons de 138mm et 9 tubes lance-torpilles en trois plate-forme triples.

Il fallait cependant faire face aux Capitani Romani qui eux étaient armés de 8 canons de 135mm en 4 tourelles doubles. Les français firent de même. Les Mogador reprenaient la coque des Le Fantasque avec un allongement de cinq mètres et un élargissement de deux mètres et y installèrent 4 tourelles doubles de 138mm ce qui leur donnait des faux airs de croiseurs légers. Les superstructures étaient semblables tout comme les cheminées au nombre de deux.

-Le Mogador est mis en chantier à l'Arsenal de Lorient en décembre 1934, lancé en juin 1937 et admis au service actif en mai 1937

-Le Volta est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne en décembre 1934 lancé en novembre 1936 et admis au service actif en novembre 1938

-Le Kleber est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque en septembre 1940, lancé en décembre 1941, il est admis au service actif en janvier 1943

-Le Desaix est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque en novembre 1940 lancé en mars 1942 et admis au service actif en mai 1943

-Le Marceau est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes en août 1940 lancé en janvier 1942 et admis au service actif en mars 1943

-Le Hoche est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient en janvier 1941, lancé en juin 1942 et admis au service actif en septembre 1943

Ces navires dont les plans ont été modifiés en cours de construction (accroissement de la DCA en particulier) ne reçoivent pas de refonte proprement dite mais reçoivent de nouveaux équipements au cours des carénages et autres indisponibilités que ce soit un système radar complet, des armes ASM supplémentaire..........

Le Mogador Le Kleber et le Marceau forment la 11ème Division de Contre-Torpilleurs basée à Mers El Kebir (Force de Raid) tandis que le Volta le Desaix et le Hoche forment la 12ème Division de Contre Torpilleurs basée à Bizerte (Force de Raid).

3-Caractéristiques Techniques


(Mogador Volta à la construction)

Déplacement : 2884 tonnes standard 3700 tonnes pleine charge

Dimensions : longueur : 137.5m largeur : 12.67m tirant d'eau : 4.57m

Propulsion : Deux groupes de deux turbines Parson alimentées par quatre turbines Indret dévellopant une puissance de 92000 ch et actionnant deux hélices

Vitesse maximale : 39 noeuds (43.5 vitesse réalisée en essais par le Mogador, le Desaix à réalisé 45 noeuds) Distance Franchissable : 4000 miles nautiques à 18 noeuds 1100 miles nautiques à 35 noeuds

Electronique : un radar de veille surface un radar de veille air un radar de conduite de tir pour l'artillerie principale un radar de conduite de tir pour l'artillerie antiaérienne un ASDIC
(installés à la construction sur les quatre derniers navires de la classe, lors du carénage de 1942 pour le Mogador et de 1943 pour le Volta.)

Armement :

-8 canons de 138mm modèle 1934 en quatre tourelles doubles (deux avant deux arrière). Ce canon de 52 calibres tire des obus de 40 kilos à 20000m à raison de 12 coups par minute (6 à 8 en pratique)

-4 canons de 37mm modèle 1933. Ce canon de 50 calibres pointant de -15° à +80° tirent des obus de 0.725kg à une cadence de 30 coups par minute à une distance de 5000m.

-4 mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1939 en un affût quadruple. Cette mitrailleuse à refroidissement par air à un canon de 76 calibres tirant des cartouches de 122 grammes en bandes chargeurs de 30 coups à une cadence de 700 coups/minute à une portée de 6500m (pratique :2500m) et un plafond pratique de 1500m.

-10 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes triples et deux plate-forme doubles toutes latérales. La torpille modèle 1935 file à 45 noeuds une portée allant de 24000m (à 25 noeuds) et 13000m (à 45 noeuds).

-40 mines ou 32 charges de profondeur

Equipage : 12 officiers et 226 hommes.

(Mogador Volta après «refonte» Kléber Desaix Marceau Hoche à la construction)

Déplacement : 3006 tonnes standard 3850 tonnes pleine charge

Dimensions : longueur : 140m largeur : 13.67m tirant d'eau : 4.57m

Propulsion : Deux groupes de deux turbines Parson alimentées par quatre turbines Indret dévellopant une puissance de 102000 ch et actionnant deux hélices

Vitesse maximale : 37 noeuds (43.5 vitesse réalisée en essais par le Mogador, le Desaix à réalisé 45 noeuds) Distance Franchissable : 4000 miles nautiques à 18 noeuds 1100 miles nautiques à 35 noeuds

Electronique : un radar de veille surface un radar de veille air un radar de conduite de tir pour l'artillerie principale un radar de conduite de tir pour l'artillerie antiaérienne un ASDIC
(installés à la construction sur les quatre derniers navires de la classe)

Armement :

-8 canons de 138mm modèle 1934 en quatre tourelles doubles (deux avant deux arrière). Ce canon de 52 calibres tire des obus de 40 kilos à 20000m à raison de 12 coups par minute (6 à 8 en pratique)

-8 canons de 37mm Schneider modèle 1935. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ces 8 pièces sont installés en quatre affûts doubles (un juste en arrière de la tourelle double de 138mm n°2, un juste en arrière de la tourelle double de 138mm n°3 et deux à plat pont entre les affûts lance-torpilles avant et arrière)

-12 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces 12 canons de 25mm sont regroupés en six affûts doubles : deux à l'avant à plat au niveau du bloc passerelle, deux autre au niveau de la passerelle de navigation et deux à plat pont juste en arrière des tourelles arrières de 25mm

-6 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes triples latérales installées à plat entre les deux cheminées

-40 mines ou 32 charges de profondeur

Equipage : 12 officiers et 226 hommes.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Lun 04 Mai 2009, 22:04

G-CONTRE-TORPILLEURS CLASSE BAYARD

1-Introduction

La marine allemande ayant été éliminée par le traité de Versailles (sabordage à Scapa Flow, livraison de navires aux alliés démolition en Allemagne interdiction des sous marins et des navires de combat de plus de 10000 tonnes), la marine française focalisa son équipement sur un possible voir même probable conflit avec l'Italie.

Ces deux pays avaient pourtant terminé dans le camp des vainqueurs mais l'Italie qui digéra plus mal que d'autres les conséquences écomoniques, sociales et politiques de la victoire se laissa tenter par un régime autoritaire incarné par un ancien socialiste, Benito Mussolini.

Ce dernier, nationaliste exalté voulait restaurer le prestige historique de l'Italie, revenir à la Renaissance où la culture italienne éblouissait le monde ou à la Rome Antique où le bassin méditerranéen était sous le contrôle des romains.

Plus près de nous, les motifs de frictions entre les deux pays ne manquaient pas. Outre le fait que l'Italie n'avait pas digéré le parjure allié du traité de Londres (les compensations territoriales pour l'entrée en guerre ne furent pas toutes réalisées), elle était en rivalité avec la France pour le contrôle de certaines colonies comme la Tunisie ou le Territoire des Afars et des Issas (le futur Djibouti) sans parler des revendications italiennes sur la Corse, Nice et la Savoie.

Voilà pourquoi, une véritable course aux armements navals eut lieu entre les deux pays, chaque réalisation d'un des pays entrainait la riposte de l'autre avec des navires toujours plus rapides et toujours plus armés.

Cela est particulièrement vrai dans le domaine des contre-torpilleurs. La France construisit ainsi les Six Le Fantasque auxquels les italiens opposèrent de véritables petits croiseurs, les Capitani Romani.

Face à ces navires, la France dégaina les Mogador/Marceau qui comme ses prédecesseurs furent construits à six exemplaires.

A la suite de ces navires, une nouvelle classe de contre-torpilleurs fût construite dérivée de la classe Mogador/Marceau et baptisée classe Bayard

2-Génèse et historique

Après la construction des Mogador, la nouvelle classe de contre-torpilleurs mit plus de temps à sortir que prévu en raison de nombreuses hésitations sur l'armement. La menace aérienne n'était plus sous-estimé mais fallait-il en faire l'axe majeur de définition de l'armement ou axer ce dernier sur le combat de surface de nuit.

Les 138mm ne pouvant tirer contre-avions, la DCA des contre-torpilleurs se limitait aux canons de 25 et de 37mm ainsi qu'aux mitrailleuses de la compagnie de débarquement. Ces canons avaient vu leur nombre augmenter mais on ne pouvait pas les multiplier.

Il fallait trouver une nouvelle arme antiaérienne et l'idée d'un canon à double usage (Dual Purpose DP pour les anglo-saxons) paru la meilleure solution à ce problème.

La France avait la chance de posséder cette tourelle, la tourelle double de 130mm modèle 1936 équipant les porte-avions et les cuirassés. Les études partirent donc sur ce canon qui fût bientôt disponible dans une version améliorée, le canon de 130mm modèle 1932 en tourelles doubles modèle 1940 qui intégrait un début d'automatisation.

La DCA légère ne fût pas négligée avec des canons de 37 et de 25mm mais contrairement aux autres classes, le nombre de tubes lance-torpilles se réduisit à 8 tubes répartis en quatre plate-forme doubles latérales.

Ces navires ont été attribués à l'arsenal de Lorient et des chantiers privés, à savoir les Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque et les Chantiers Navals Provencal de La Ciotat

Ils sont tous baptisés de héros militaires français.

-Le Bayard est mis en chantier à l'Arsenal de Lorient en septembre 1943, lancé en janvier 1945 et admis au service actif en mai 1946.

-Le Du Guesclin est mis sur cale aux Chantiers Navals Provencal de La Ciotat en mars 1944, lancé en juillet 1945 et admis au service actif en décembre 1946

-Le Turenne est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque en janvier 1944, lancé en juin 1945 et admis au service actif en septembre 1946

-Le Bugeaud est mis en chantier à l'Arsenal de Lorient en mars 1945 lancé en juillet 1946 et admis au service actif en janvier 1948

-Le Du Chayla est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque en septembre 1945, lancé en mars 1947 et admis au service actif en décembre 1948

-Le Dupetit-Thouars est mis sur cale aux Chantiers Navals Provencal de La Ciotat en novembre 1945, lancé en mars 1947 et admis au service en janvier 1949

Ces navires forment deux divisions homogènes de trois navires. La 13ème DCT basée à Mers El Kebir est composée du Du Guesclin du Bugeaud et du Dupetit Thouars. La 14ème DCT basée à Toulon est composée du Bayard, du Turenne et du Du Chayla.

3-Caracteristiques Techniques

Par rapport aux contre-torpilleurs précédents, les Bayard introduisent une nette rupture dans la silhouette. Le gaillard d'avant est bien plus long que sur ces devanciers mais surtout, il ne dispose que de peux de superstructures : un bloc passerelle avant, un mat radar renforcé et surtout une cheminée unique ce qui permet de dégager de la place pour la DCA. La seule autre superstructure est le rouf arrière qui supporte deux des quatre tourelles de 130mm.

En ce qui concerne les performances, l'autonomie est soignée car on envisage sérieusement un conflit avec le Japon où la France devrait montrer son pavillon.

Déplacement : 3200 tonnes standard 4050 tonnes pleine charge

Dimensions : longueur : 142m largeur : 13.67m tirant d'eau : 4.57m

Propulsion : Deux groupes de deux turbines Parson alimentées par quatre turbines Indret dévellopant une puissance de 108000 ch et actionnant deux hélices

Vitesse maximale : 35 noeuds (43.5 vitesse réalisée en essais par le Bayard, le Turenne à réalisé 45 noeuds) Distance Franchissable : 6000 miles nautiques à 18 noeuds 1100 miles nautiques à 35 noeuds

Electronique : un radar de veille surface un radar de veille air un radar de conduite de tir pour l'artillerie principale un radar de conduite de tir pour l'artillerie antiaérienne un ASDIC

Armement

-8 canons de 130mm modèle 1932 en quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrière) modèle 1940. Ce canon tire des obus de 32kg à 20870m avec un plafond antiaérien de 15000m à raison de 10 coups par minute en mode standard et 20 en semi-automatisation. Le tir en automatique est essayé avant guerre mais peu concluant.

-16 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ces canons sont répartis en deux affûts quadruples sur plate-forme de DCA (juste en arrière des tourelles n°3 et 4 de 130mm), deux affûts doubles de part et d'autre de l'abri de navigation et deux autres de part et d'autre de la cheminée.

-8 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces huit canons sont répartis en quatre affûts doubles, deux de part et d'autre des affûts quadruples de 37mm et deux autres entre les plate-formes lance-torpilles doubles latérales

-8 tubes lance-torpilles de 550mm répartis en quatre plate-formes doubles utilisant des torpilles de 550mm modèle 1935. Pouvant atteindre la vitesse de 45 noeuds, elle peut atteindre une cible à 18000m à 35 noeuds et 13000m à 39 noeuds. A noter qu'au déclenchement de la guerre, le Bayard expérimentait une nouvelle torpille modèle 1945 à propulsion par oxygène liquide et détonateur magnétique.

-Deux grenadeurs de sillage avec 64 grenades dont 32 pour usage immédiat.

Equipage : 14 officiers et 232 hommes.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Mer 06 Mai 2009, 21:14

6°) TORPILLEURS LEGERS ET TORPILLEURS D'ESCADRE

A-TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE BOURRASQUE


1-Introduction

Apparue au 19ème siècle, la torpille révolutionna la guerre sur mer comme plus tard le missile. Jusque là pour détruire un navire, il n'y avait eu que l'abordage (Antiquité et Moyen Age) ou le canon ce qui imposait d'être relativement proche de la cible sans parler que l'attaque n'était pas des plus discrètes.

Avec le torpille même si elle laissait un sillage prononcé, une attaque surprise est possible et surtout un petit navire peut s'attaquer à un gros. Voilà qui ne peux que plaire à la Jeune Ecole qui à une sainte horreur du cuirassé et qui ne jurait que dans le petit et le rapide.

Voilà pourquoi, elle ne s'opposa jamais à la construction de séries de torpilleurs, se contentant de limiter leur taille ce qui avait pour effet de les rendre inaptes au combat en haute mer.

La marine française entra en guerre avec des torpilleurs de 450 tonnes et 800 tonnes mieux adaptés que leurs prédecesseurs au combat en haute mer mais relativement inférieurs à leurs homologues étrangers

La marine nationale avait commencé en 1912 son programme de renouvellement et le déficit en navires légers était tel qu'elle dût non seulement réquisitionner des navires en construction pour l'Argentine (4 torpilleurs de 1000 tonnes) et la Grèce (en partie rendus en cours de guerre) mais aussi commander des navires au Japon, douze navires mis en service en 1917 et 1918.

Elle manqua en particulier de torpilleurs de 1500 à 2000 tonnes que les anglais appelait «Flotilla Leader» (conducteur de flottille) les italiens les Explatori, les américains des Flush Deck et les allemands le type S et V, capable de combattre en haute mer mais aussi d'éclaireur et surtout donc de conduire au combat des flottilles de torpilleurs

Il faudra attendre la fin du conflit pour que la marine française soit dôtée de torpilleurs modernes bientôt connus sous le nom de classe Bourrasque.

2-Historique

Ces navires vont tous être construits par des chantiers privés mais les plans ont été étudiés en détail par la section «petits bâtiments» du Service Technique des Constructions Navales dirigé à cet époque par l'ingénieur en chef Royer. Seule les turbines seront de trois modèles différents (Parson pour six d'entre eux Zoelly pour 4 et Rateau pour 2)

Leur silhouette est classique mais ne manque pas d'élégance avec un court gaillard d'avant surmonté par deux pièces d'artillerie, le bloc passerelle, le mat et une des trois cheminées qui bien espacées donnaient une silhouette élégante et racée au navire.

Ces navires comme nombre de navires légers français de cette époque sont tous construits dans des chantiers privés et tous sont financés par la tranche 1922.

-Le Bourrasque est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque en 1923, lancé en août 1925 et admis au service actif en 1926

-Le Cyclone est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée au Havre en 1923, lancé en janvier 1925 et admis au service actif en 1927

-Le Mistral est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée au Havre en 1923, lancé en en juin 1925 et admis au service actif en 1927

-L'Orage est mis sur cale aux Chantiers Navals Français à Caen en 1923 lancé en août 1924 et admis au service actif en décembre 1926.

-L'Ouragan est mis sur cale aux Chantiers Navals Français à Caen en 1923, lancé en décembre 1924 et admis au service actif en janvier 1927

-Le Simoun est mis sur cale aux chantiers navals de Penhoët en 1923 lancé en juin 1924 et admis au service actif en janvier 1926

-Le Siroco est mis sur cale aux chantiers navals de Penhoët en 1923, lancé en juin 1924 et admis au service actif en mai 1927

-La Tempête est mis sur cale aux Anciens Chantiers Navals Dubigeon de Nantes en 1923 lancé en février 1925 et admis au service actif en juillet 1926

-La Tornade est mis sur cale chez Dyle et Bacalan à Bordeaux en 1923 lancé en mars 1925 et admis au service actif en 1928.

-La Tramotane est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux en 1923 lancé en novembre 1924 et admis au service actif en 1927

-La Trombe est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux en 1923 lancé en décembre 1925 et admis au service actif en 1927

-Le Typhon est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux en 1923 lancé en mai 1924 et admis au service actif en 1928.

A l'origine ces navires étaient regroupés en divisions de trois torpilleurs. Basées à Brest, nous trouvions la 4ème DT se composait du Bourrasque de l'Ouragan et de l'Orage, la 6ème DT (Cyclone Sirocco Mistral). Toulon de son côté accueillait la 1ère DT composée de deux torpilleurs de classe Adroit (La Palme Le Mars) et un Bourradque (Tempête), la 3ème DT (Le Simoun et deux L'Adroit les torpilleurs Le Fortuné et La Railleuse) la 7ème DT (Tramontane Typhon Tornade), Le Trombe était lui un peu esseulé à Oran integrant la 8ème DT avec les Bordelais et Alcyon de classe Le Adroit.

Bien que leur rayon d'action soit modeste (pour ne pas dire plus), ces navires étaient appelés en cas de guerre comme les Adroit et Le Hardi à assurer l'escorte des cuirassés et des porte-avions. D'autres devaient être détachés en voltigeurs pour des missions d'attaque et d'appui.

Après avoir envisagé la création d'un Groupement de Torpilleurs par escadre, on décida de dissoudre en mars 1939 les Divisions de Torpilleurs (aussitôt reformées mais équipées de torpilleurs légers) et de placer les torpilleurs hors rang (cas des «voltigeurs») ou integrés aux groupements des navires escortés.

-Le Bourrasque et le Simoun sont affectés à l'Escadre Légère du Nord et basés à Dunkerque. En cas de conflit, leur mission serait d'assurer la protection des convois entre l'Angleterre et le Pas de Calais et de sécuriser les côtes belges avec le Corps Naval Belge. En février 1946, ils sont cependant remplacés par les torpilleurs Le Respectueux et L'Espiègle de classe Le Hardi et envoyés à Fort de France au sein des Forces Navales Françaises aux Antilles (FNFA)

-Le Cyclone et l'Orage sont affectés aux Forces Navales Françaises d'Afrique Equatoriale (FNFAE) et basés à Diego Suarez.

-Le Mistral et l'Ouragan sont affectés aux Forces Navales Françaises d' Extrême Orient (FNFEO) et basés à Tourane

-Le Siroco et le Typhon sont affectés à l'Escadre de la Méditerranée et basés à Toulon où ils assurent l'escorte du cuirassé Bretagne, le chien de garde du porte-avions Joffre

-La Tempête et la Trombe sont affectés à l'Escadre de l'Atlantique et basés à Brest où ils assurent l'escorte du cuirassé Lorraine, le chien de garde du porte-avions Painlevé.

-La Tornade et la Tramontane sont affectés à la Force de Raid et basés à Mers el Kebir où ils assurent l'escorte du cuirassé Provence, le chien de garde du porte-avions Gallieni.

Ces navires sont profondément refondus entre 1938 et 1942, dans les arsenaux de Brest, Toulon, Lorient mais aussi dans des chantiers privés comme les chantiers navals français de Caen ou les chantiers navals de la Ciotat. Cette refonte outre une modernisation nécessaire doit tenter de résoudre plusieurs maux : la DCA, la détection, le rayon d'action et la stabilité en mer formée.

Pour ce qui concerne la stabilité en mer formée, la poupe en «sifflet» est remplacé par une poupe plus classique en «cul de poule» ce qui augmentait la stabilité du navire.

Le rayon d'action devenant plus important que la vitesse (les cuirassés Bretagne ne dépassaient pas 27 noeuds alors que Les Bourrasque filaient allègrement 34 noeuds), il fût décidé de sacrifier une chaudière arrière remplacée par une soute à mazout et de supprimer cette troisième cheminée.

La détection fût également modifiée avec l'installation de radars sur un mat renforcé ainsi que d'un ASDIC.

La DCA est notablement renfocée avec le débarquement des deux canons de 37mm et des 4 mitrailleuses de 13.2mm ainsi que du canon de 130mm numéro trois ainsi que de l'affût triple lance-torpilles arrière. A la place une vaste plate-forme en métal léger accueille une puissante DCA avec deux affûts quadruples de 37mm tandis que deux affûts doubles de 25mm sont installés sur des encorbellements de part et d'autre du bloc-passerelle.

L'affût lance-torpilles triple n'est pas remplacé, l'affût triple avant étant jugé suffisant

L'installation d'un ASDIC permet également le renforcement en grenades ASM

3-Caractéristiques Techniques

(A la construction)

Déplacement standard 1319 tonnes pleine charge 1517 tonnes

Dimensions : longueur 105.6m (99.3m pp) largeur : 9.72m tirant d'eau : 3.59m

Propulsion : Deux groupes de deux turbines à engrenages (Parson pour six d'entre eux Zoelly pour 4 et Rateau pour 2) alimentées par trois chaudières à petit tubes dévellopant une puissance totale de 31000ch et actionnant deux hélices.

Vitesse maximale : 34 noeuds Distance Franchissable : théorique 3000 miles à 15 noeuds pratique 1500 à 1800 miles à 15 noeuds

Armement

-4 canons de 130mm modèle 1919 en affûts simples sous masque (deux avant deux arrière). Ce canon de 40 calibres tire des obus de 32 kilos à 18500m à raison de 5 coups par minute.

-1 canon de 75mm modèle 1922 en affûts simples. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 6kilos à 15000m avec un plafond de 7500m à raison de 12 coups par minutes. Ce canon installé sur une plate-forme entre les deux affûts lance-torpilles est remplacé au début 1930 par deux canons de 37mm modèle 1925

-2 canons de 37mm modèle 1925 Ce canon de 50 calibres tire un obus de 0.725kg à 9500m avec un plafond de 5000m à raison de 20 coups par minute

-6 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-forme triples.
Les torpilles 1923D affiche les dimensions suivantes : 8.60m de long, un poids de 2100kg et les performances suivantes : vitesse comprise entre 29 et 35 noeuds pour une portée de 15 à 20000m.

-2 grenadeurs et 20 projectiles

Equipage : un officier supérieur six officiers subalternes sept premiers maitres et maitres 17 second maitres 111 quartiers maitres et matelots

(Après refonte)

Déplacement standard 1450 tonnes pleine charge 1617 tonnes

Dimensions : longueur 105.6m (99.3m pp) largeur : 9.72m tirant d'eau : 3.59m

Propulsion : Deux groupes de deux turbines à engrenages (Parson pour six d'entre eux Zoelly pour 4 et Rateau pour 2) alimentées par deux chaudières à petit tubes dévellopant une puissance totale de 31000ch et actionnant deux hélices.

Vitesse maximale : 31 noeuds Distance Franchissable : théorique 4000 miles à 15 noeuds pratique 2500 à 3200 miles à 15 noeuds

Electronique : un radar de veille surface un radar de veille air un radar de conduite de tir pour l'artillerie principale un radar de conduite de tir pour l'artillerie antiaérienne un ASDIC

Armement

-3 canons de 130mm modèle 1919 en affûts simples sous masque (deux avant un arrière). Ce canon de 40 calibres tire des obus de 32 kilos à 18500m à raison de 5 coups par minute.

-8 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ils sont répartis en deux affûts quadruples installés à l'arrière.

-4 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces canons sont répartis en deux affûts doubles installés de part et d'autre de l'abri de navigation.

-3 tubes lance-torpilles de 550mm en une plate-forme triple. La torpille utilisée est le modèle 1935. De même calibre que le modèle 1923, elle est cependant plus rapide (45 noeuds) et une plus longue portée puisqu'elle peut atteindre une cible à 24000 à 25 noeuds et 13000m à 45 noeuds.

-Deux grenadeurs et 48 grenades ASM

Equipage : un officier supérieur six officiers subalternes sept premiers maitres et maitres 17 second maitres 111 quartiers maitres et matelots

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Mer 06 Mai 2009, 21:21

B-TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE ADROIT

Le Torpilleur L'Adroit en mer

1-Introduction

Apparue au 19ème siècle, la torpille révolutionna la guerre sur mer comme plus tard le missile. Jusque là pour détruire un navire, il n'y avait eu que l'abordage (Antiquité et Moyen Age) ou le canon ce qui imposait d'être relativement proche de la cible sans parler que l'attaque n'était pas des plus discrètes.

Avec le torpille même si elle laissait un sillage prononcé, une attaque surprise est possible et surtout un petit navire peut s'attaquer à un gros. Voilà qui ne peux que plaire à la Jeune Ecole qui à une sainte horreur du cuirassé et qui ne jurait que dans le petit et le rapide.

Voilà pourquoi, elle ne s'opposa jamais à la construction de séries de torpilleurs, se contentant de limiter leur taille ce qui avait pour effet de les rendre inaptes au combat en haute mer.

La marine française entra en guerre avec des torpilleurs de 450 tonnes et 800 tonnes mieux adaptés que leurs prédecesseurs au combat en haute mer mais relativement inférieurs à leurs homologues étrangers

La marine nationale avait commencé en 1912 son programme de renouvellement et le déficit en navires légers était tel qu'elle dût non seulement réquisitionner des navires en construction pour l'Argentine (4 torpilleurs de 1000 tonnes) et la Grèce (en partie rendus en cours de guerre) mais aussi commander des navires au Japon, douze navires mis en service en 1917 et 1918.

Elle manqua en particulier de torpilleurs de 1500 à 2000 tonnes que les anglais appelait «Flotilla Leader» (conducteur de flottille) les italiens les Explatori, les américains des Flush Deck et les allemands le type S et V, capable de combattre en haute mer mais aussi d'éclaireur et surtout donc de conduire au combat des flottilles de torpilleurs

Il faudra attendre la fin du conflit pour que la marine française soit dôtée de torpilleurs modernes bientôt connus sous le nom de classe Bourrasque. 12 navires sont financés par la tranche 1922, mis sur cale en 1923 lancés entre mai 1924 et décembre 1925 et admis au service actif en 1926 et 1928.

A la suite de ces douze navires, quatorze autres contre-torpilleurs sont construits formant la classe L'Adroit.

2-Genèse et historique

Ces quatorze navires très semblables aux Bourrasque sont financés par les tranches 1924 (6 navires) 1925 (4 navires) et 1926 (4 navires) et son tous construits par des chantiers privés

Tranche 1924

-L'Adroit est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque en 1925 lancé en avril 1927 et admis au service actif en 1929

-L'Alcyon est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux en 1925 lancé en juin 1926 et admis au service actif en 1929


-Le Fortuné est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes en 1925 lancé en novembre 1926 et admis au service actif en 1928

-Le Mars est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes en 1925 lancé en août 1926 et admis au service actif en 1928

-La Palme est mis sur cale aux Anciens Chantiers Navals Dubigeon à Nantes en 1925 lancé en juin 1926 et admis au service actif en 1928

-La Railleuse est mis sur cale aux Anciens Chantiers Navals Dubigeon à Nantes en 1925 lancé en septembre 1926 et admis au service actif en 1928

Tranche 1925

-Le Basque est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime au Trait en 1926 lancé en mai 1929 et admis au service actif en 1930.

-Le Bordelais est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde en 1926 lancé en mai 1927 et admis au service actif en avril 1930

-Le Boulonnais est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes en 1926 lancé en juin 1927 et admis au service actif en 1928

-Le Brestois est mis sur cale chez Dyle et Bacalan à Bordeaux en 1926 lancé en mai 1927 et admis au service actif en avril 1930.

Tranche 1926

-Le Forbin est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée au Havre en 1927 lancé en juillet 1928 et admis au service actif en 1930

-Le Foudroyant est mis sur cale chez Dyle et Bacalan à Bordeaux en 1927 lancé en avril 1929 et admis au service actif en 1930

-Le Fougueux est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Bretagne à Nantes en 1927 lancé en août 1928 et admis au service actif en 1930

-Le Frondeur est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes en 1927 lancé en juin 1929 et admis au service actif en 1931


Ces navires sont d'abord regroupés en divisions de torpilleurs (D.T). La 5ème DT basée à Brest se compose du Brestois, du Foudroyant et du Boulonnais, la 2ème DT basée à Lorient regroupe Le Fougueux le Frondeur et l'Adroit, la 1ère DT basée à Toulon regroupe La Palme Le Mars avec le Tempête, la 3ème DT regroupe La Fortuné La Railleuse avec le Simoun, la 8ème DT basée à Bizerte regroupe le Bordelais, l'Alcyon avec la Trombe tandis que la 9ème DT basée à Mers El Kebir regroupe le Forbin et le Basque.

Ces divisions sont dissoutes en mars 1939 et comme pour les Bourrasque, ces navires sont placés hors rang au sein des groupements de porte-avions et de cuirassés.

-L'Adroit et La Palme sont basés à Brest où ils assurent l'escorte du croiseur de bataille Dunkerque
(Groupement de Ligne-Escadre de l'Atlantique)

-L'Alcyon et La Railleuse sont basés à Mers El Kebir où ils assurent l'escorte du croiseur de bataille Strasbourg (Groupement de Ligne-Force de Raid)

-Le Fortuné et le Basque sont basés à Toulon où ils assurent l'escorte du cuirassé Richelieu (Groupement de Ligne-Escadre de la Méditerranée)

-Le Mars et le Bordelais sont basés à Mers El Kebir où ils assurent l'escorte du cuirassé Jean Bart
(Groupement de Ligne-Force de raid)

-Le Boulonnais et le Frondeur sont basés à Toulon où ils assurent l'escorte du cuirassé Clemenceau
(Groupement de Ligne-Escadre de la Méditerranée)

-Le Brestois et le Fougueux sont basés à Brest où ils assurent l'escorte du cuirassé Gascogne
(Groupement de Ligne-Escadre de la Méditerranée)

-Le Forbin et le Foudroyant sont basés à Beyrouth au sein de la Division Navale du Levant (division dépendant de l'Escadre de la Méditerranée)

Ces navires sont modernisés entre 1940 et 1943 à l'Arsenal de Brest et à l'Arsenal de Toulon.

Leur coque est renforcée, la propulsion est révisée et un système radar complet ainsi qu'un ASDIC est installé. La chaudière arrière est remplacé par une citerne à mazout pour augmenter son rayon d'action et la troisième cheminée est supprimée.

L'affût n°3 de 130mm, le mat arrière, les affûts triple lance-torpilles et les canons de 37mm sont débarqués. A la place, une vaste plate-forme en métal léger est installée avec deux affûts quadruples de 37mm et deux affûts doubles de 25mm tandis que deux plate-formes doubles lance-torpilles de 550mm sont installées latéralement. Deux affûts doubles de 25mm sont installées à plat-pont à l'ancien emplacement du mat arrière. Des grenades ASM supplémentaires sont embarquées.

3-Caractéristiques Techniques

(A la construction)

Déplacement : standard 1319 tonnes pleine charge 1517 tonnes

Dimensions : longueur 107.20m largeur : 10.10m Tirant d'eau : 4.20m

Propulsion : deux groupes de turbines Rateau Bretagne alimentées par trois chaudières dévellopant une puissance totale de 35000ch actionnant deux hélices

Vitesse maximale : 33 noeuds Distance Franchissable : 3000 miles nautiques à 15 noeuds (théorique) en réalité 1800 à 2000 miles nautiques à 15 noeuds

Armement :

-4 canons de 130mm modèle 1919 en affûts simples sous masque (deux avant deux arrière). Ce canon de 40 calibres tire des obus de 32 kilos à 18500m à raison de 5 coups par minute.

-2 canons de 37mm modèle 1925. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 0.725kg à 9500m avec un plafond de 5000m à raison de 20 coups par minute

-6 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-forme triples.
Les torpilles 1923D affiche les dimensions suivantes : 8.60m de long, un poids de 2100kg et les performances suivantes : vitesse comprise entre 29 et 35 noeuds pour une portée de 15 à 20000m.

-2 grenadeurs et 20 projectiles

Equipage : un officier supérieur six officiers subalternes sept premiers maitres et maitres 17 second maitres 111 quartiers maitres et matelots

(Après refonte)

Déplacement : standard 1319 tonnes pleine charge 1517 tonnes

Dimensions : longueur 107.20m largeur : 10.10m Tirant d'eau : 4.20m

Propulsion : deux groupes de turbines Rateau Bretagne alimentées par trois chaudières dévellopant une puissance totale de 35000ch actionnant deux hélices

Vitesse maximale : 30 noeuds Distance Franchissable : 2500 miles nautiques à 18 noeuds

Electronique : un radar de veille surface un radar de veille air un radar de conduite de tir pour l'artillerie principale un radar de conduite de tir pour l'artillerie antiaérienne un ASDIC

Armement

-3 canons de 130mm modèle 1919 en affûts simples sous masque (deux avant un arrière). Ce canon de 40 calibres tire des obus de 32 kilos à 18500m à raison de 5 coups par minute.

-8 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ils sont répartis en deux affûts quadruples installés à l'arrière.

-8 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces canons sont groupés en quatre affûts doubles : deux en compagnie des affûts quadruples de 25mm et deux à plat pont au niveau de l'ancien mat arrière.

4 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-forme doubles. La torpille utilisée est le modèle 1935. De même calibre que le modèle 1923, elle est cependant plus rapide (45 noeuds) et une plus longue portée puisqu'elle peut atteindre une cible à 24000 à 25 noeuds et 13000m à 45 noeuds.

-Deux grenadeurs et 48 grenades

Equipage : un officier supérieur six officiers subalternes sept premiers maitres et maitres 17 second maitres 111 quartiers maitres et matelots

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 08 Mai 2009, 19:13

C-TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI

Le torpilleur Le Hardi à la mer

1-Introduction

Apparue au 19ème siècle, la torpille révolutionna la guerre sur mer comme plus tard le missile. Jusque là pour détruire un navire, il n'y avait eu que l'abordage (Antiquité et Moyen Age) ou le canon ce qui imposait d'être relativement proche de la cible sans parler que l'attaque n'était pas des plus discrètes.

Avec le torpille même si elle laissait un sillage prononcé, une attaque surprise est possible et surtout un petit navire peut s'attaquer à un gros. Voilà qui ne peux que plaire à la Jeune Ecole qui à une sainte horreur du cuirassé et qui ne jurait que dans le petit et le rapide.

Voilà pourquoi, elle ne s'opposa jamais à la construction de séries de torpilleurs, se contentant de limiter leur taille ce qui avait pour effet de les rendre inaptes au combat en haute mer.

La marine française entra en guerre avec des torpilleurs de 450 tonnes et 800 tonnes mieux adaptés que leurs prédecesseurs au combat en haute mer mais relativement inférieurs à leurs homologues étrangers

La marine nationale avait commencé en 1912 son programme de renouvellement et le déficit en navires légers était tel qu'elle dût non seulement réquisitionner des navires en construction pour l'Argentine (4 torpilleurs de 1000 tonnes) et la Grèce (en partie rendus en cours de guerre) mais aussi commander des navires au Japon, douze navires mis en service en 1917 et 1918.

Elle manqua en particulier de torpilleurs de 1500 à 2000 tonnes que les anglais appelait «Flotilla Leader» (conducteur de flottille) les italiens les Explatori, les américains des Flush Deck et les allemands le type S et V, capable de combattre en haute mer mais aussi d'éclaireur et surtout donc de conduire au combat des flottilles de torpilleurs

Il faudra attendre la fin du conflit pour que la marine française soit dôtée de torpilleurs modernes bientôt connus sous le nom de classe Bourrasque. 12 navires sont financés par la tranche 1922, mis sur cale en 1923 lancés entre mai 1924 et décembre 1925 et admis au service actif en 1926 et 1928.

Ils sont suivis par quatorze navires de classe L'Adroit dérivés des précédents. Financés aux tranches 1924 à 1926, ils sont admis au service actif entre 1928 et 1931.

La construction des nouveaux navires de ligne type Strasbourg puis Richelieux nécessitant de nouveaux navires d'escorte, le Service Technique des Constructions Navales (STCN) planifia la construction de nouveaux torpilleurs d'escadre plus gros, plus endurants et mieux armés donnant naissance à la classe Le Hardi.

2-Historique

Les plans de ces navires inspireront les contre-torpilleurs de classe Mogador avec un court gaillard d'avant, un bloc passerelle ramassé, deux cheminées et trois pseudo-tourelles de 130 au lieu de 138mm.

Ce projet de est approuvé en août 1934 et les douze navires sont financés aux tranches 1932 (un) 1935 (deux) 1936 (trois) 1937 (deux) 1938 (quatre) et 1940 (quatre) et sont tous commandés à des chantiers privés.
A noter que les navires de la tranche 1941 avaient été commandés d'abord à la tranche 1939 avant d'être annulés pour trois CT de type Marceau puis rétablis

Tranche 1932

-Le Hardi est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes en mai 1936 lancé en avril 1938 et admis au service actif en juin 1940.

Tranche 1935

-Le Fleuret est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer en août 1936 lancé en juillet 1938 et admis au service actif en juin 1940

-L'Epée et mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux en octobre 1936 lancé en octobre 1938 et admis au service actif en juin 1940

Tranche 1936

-Le Mameluck est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes en janvier 1937 lancé en février 1939 et admis au service actif en août 1940

-Le Casque est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer en novembre 1936 lancé en novembre 1938 et admis au service actif en mai 1940

-Le Lansquenet est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux en décembre 1936 lancé en mai 1939 et admis au service actif en novembre 1940

Tranche 1937

-Le Corsaire est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer en mars 1938 lancé en novembre 1939 et admis au service actif en février 1941.
-Le Flibustier est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer en mars 1938 lancé en décembre 1939 et admis au service actif en mai 1941

Tranche 1938

-L'Intrépide est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer en août 1939, lancé en juin 1941 et admis au service actif en octobre 1942

-Le Téméraire est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur mer en août 1939 lancé en août 1941 et admis au service actif en janvier 1943

-L'Opiniatre est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux en septembre 1939 lancé en novembre 1941 et admis au service actif en juin 1943

-L'Aventurier est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux en septembre 1939 lancé en septembre 1941 et admis au service actif en avril 1943.

Tranche 1941

-L'Eveillé est mis sur cale aux Chantiers Navals Provencals de La Ciotat en mars 1942 lancé en juin 1943 et admis au service actif en septembre 1944

-Le Valeureux est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque en mars 1942 lancé en juin 1943 et admis au service actif en septembre 1944

-Le Respectueux est mis sur cale aux Chantiers Navals Provencals de La Ciotat en mai 1943 lancé en août 1944 et admis au service actif en décembre 1945

-L'Espiègle est mis en chantier à l'Arsenal de Lorient en mai 1943 lancé en août 1944 et admis au service actif en décembre 1945.

Ces navires auraient du à l'origine servir en divisions de torpilleurs mais sont finalement chargés de l'escorte des porte-avions et des cuirassés de classe Alsace.

-Les torpilleurs Le Hardi et Le Fleuret sont basés à Brest où intégrés à l'Escadre de l'Atlantique ils assurent l'escorte du porte-avions Painlevé

-Les torpilleurs L'Epée et Le Mameluck sont basés à Toulon où intégrés à l'Escadre de la Méditerranée ils assurent l'escorte du porte-avions Joffre

-Les torpilleurs Le Casque et Le Lansquenet sont basés à Mers El Kebir où integrés à la Force de Raid, ils assurent l'escorte du porte-avions Gallieni.

-Les torpilleurs Le Corsaire et Le Flibustier sont basés à Mers El Kebir où intégrés à la Force de Raid, ils assurent l'escorte du cuirassé Alsace

-Les torpilleurs L'Intrépide et Le Téméraire sont basés à Toulon où intégrés à l'Escadre de la Méditerranée, ils assurent l'escorte du cuirassé Normandie

-Les torpilleurs L'Opiniatre et L'Aventurier sont basés à Scapa Flow où détachés auprès de la Home Fleet ils assurent l'escorte du cuirassé Bourgogne

-Les torpilleurs L'Eveillé et le Valeureux sont basés à Brest où integrés à l'Escadre de l'Atlantique ils assurent l'escorte du cuirassé Flandre.

-Les torpilleurs Le Respectueux et L'Espiègle sont basés à Dunkerque et integrés à l'Escadre Légère du Nord. Ils remplacent les torpilleurs Bourrasque et Simoun affectés à Fort de France.

Les cinq premiers navires de cette classe sont équipés à l'origine d'une pseudo-tourelle double de 130mm alors que les onze autres sont équipés de la tourelle double de 130mm modèle 1940 à capacité antiaérienne. Les cinq premiers sont modifiés de la sorte entre 1944 et 1946 et tous voient leur installations de DCA modifiés en carénage ou en construction tout comme leurs capacités de détection et leur armement ASM.

3-Caractéristiques Techniques

Le Mameluk, le 4ème navire de cette classe

Déplacement : standard 1772 tonnes pleine charge 1936 tonnes

Dimensions : longueur 117.20m (110.70 pp) largeur 11.02m tirant d'eau : 4.20m

Propulsion : deux groupes de turbines Rateau ou Parson alimentées par quatre chaudières Sural Penhoët timbrées à 35 Kg/cm² dévellopant une puissance totale de 58000 ch et actionnant deux hélices.

Vitesse maximale : 37 noeuds Distance Franchissable : 2760 miles nautiques à 20 noeuds

Electronique (les différents systèmes ont été ajoutés progressivement en cours de construction pour les derniers et au cours de carénage pour les premiers)

un radar de veille surface un radar de veille air un radar de conduite de tir pour l'artillerie principale un radar de conduite de tir pour l'artillerie antiaérienne un ASDIC

Armement

-6 canons de 132mm en trois tourelles doubles modèle 1935 pour les cinq premiers et modèle 1940 pour les onze derniers. Les cinq premiers (Le Hardi Le Fleuret L'Epée le Mameluck et le Casque) sont réequipés au cours de différents carénages. Ce canon tire des obus de 32kg à 20870m avec un plafond antiaérien de 15000m à raison de 10 coups par minute en mode standard et 20 en semi-automatisation.

-2 canons de 37mm modèle 1925. Ce canon de 50 calibres pointant de -15° à +80° tirent des obus de 0.725kg à une cadence de 30 coups par minute à une distance de 5000m.

-4 mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1939 en un affût quadruple. Cette mitrailleuse à refroidissement par air à un canon de 76 calibres tirant des cartouches de 122 grammes en bandes chargeurs de 30 coups à une cadence de 700 coups/minute à une portée de 6500m (pratique :2500m) et un plafond pratique de 1500m.

Cet armement dépassé est remplacé par 8 canons de 37mm et 8 canons de 25mm.

-8 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ces canons sont groupés en deux affûts quadruples installés sur la plate-forme de DCA entre la cheminée n°2 et les tourelles n°2 et 3

-8 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ils sont répartis en un affût double avant (juste au dessus de la tourelle n°1 de 130mm) deux affûts doubles sur la plate-forme de DCA et deux affûts simples sur des ailerons de passerelle

-7 tubes lance-torpilles de 550mm répartis en une plate-forme triples et deux doubles utilisant des torpilles de 550mm modèle 1935. Pouvant atteindre la vitesse de 45 noeuds, elle peut atteindre une cible à 18000m à 35 noeuds et 13000m à 39 noeuds.

-Deux grenadeurs de sillage avec 48 grenades ASM dont 24 pour usage immédiat

Equipage : 10 officiers 31 officiers mariniers 146 quartiers maitres et matelots

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 08 Mai 2009, 20:26

4 prévut au titre de la tranche 1938 bis furent annulés le 13 avril 1939 et remplacés par les Desaix

leurs noms

L'EVEILLE
L'INCONSTANT
L'ALERTE
L'ESPIEGLE

study

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 08 Mai 2009, 20:37

Merci de cette précision le breton mais si je me souviens bien, il y à plus de Le Hardi que dans la réalité donc j'en ai inventé mais je sais plus j'ai écrit ça il y à longtemps Embarassed Mr. Green

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 08 Mai 2009, 22:03

Avec les 3 prévu dans le décret du 1er avril 1940 on arrive à 15 et tu en as 16

Very Happy

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 08 Mai 2009, 22:06

Donc cela doit être le Valeureux que j'ai rajouté

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 14 Mai 2009, 11:30

D-TORPILLEURS LEGERS CLASSE MELPOMENE

Le Baliste dans sa configuration d'origine

1-Introduction

Apparue au 19ème siècle, la torpille révolutionna la guerre sur mer comme plus tard le missile. Jusque là pour détruire un navire, il n'y avait eu que l'abordage (Antiquité et Moyen Age) ou le canon ce qui imposait d'être relativement proche de la cible sans parler que l'attaque n'était pas des plus discrètes.

Avec le torpille même si elle laissait un sillage prononcé, une attaque surprise est possible et surtout un petit navire peut s'attaquer à un gros. Voilà qui ne peux que plaire à la Jeune Ecole qui à une sainte horreur du cuirassé et qui ne jurait que dans le petit et le rapide.

Voilà pourquoi, elle ne s'opposa jamais à la construction de séries de torpilleurs, se contentant de limiter leur taille ce qui avait pour effet de les rendre inaptes au combat en haute mer.

De toute façon, les torpilleurs et les destroyers devenaient à chaque génération plus gros. En France, la part symbolique des 1000 tonnes fût franchie les «argentins» quatre torpilleurs en construction à Nantes et à Bordeaux pour l'Argentine et qui furent réquisitionnés par la marine française lors du déclenchement de la première guerre mondiale.

Il restait toujours de la place pour des navires légers lance-torpilles entre le torpilleur d'escadre et la vedette lance-torpilles et qui fût comblée en France par les douze torpilleurs de classe Melpomène.

2-Genèse et historique

L'Iphigénie,un autre navire de cette classe

Au début des années vingt, le traité de Washington (1922) avait mit fin à la course aux armements sur mer en contigentant les constructions pour chaque et surtout en limitant les caractéristiques pour chaque type de bâtiment : les cuirassés ne pouvaient par exemple par dépasser 35000 tonnes et être armés de canons d'un calibre maximal de 406mm et les croiseurs ne pouvaient déplacer plus de 10000 tonnes et être armés d'un canon d'un calibre supérieur à 203mm. Surtout les navires de moins de 600 tonnes n'étaient pas comptabilisés, une marine pouvait construire autant de navires qu'elle le souhaitait.

La marine française ne se priva pas d'une telle aubaine qui s'ajoutait aux besoins en matière d'escorte. Les déboires du conflit précédent étaient encore dans tous les esprits : les sous-marins allemands avaient failli mettre à genou la Grande Bretagne obligeant les alliés à construire en urgence une flotte de patrouilleurs, escorteurs et cannonières qu'il devenait urgent de remplacer.

Les 12 navires sont répartis en trois tranches de quatre navires , la première financér par la loi de finances du 31 mars 1931, la seconde par celle du 10 juillet 1931 et la troisième par la loi de finances du 31 mars 1932.

Comme nombre de bâtiments légers, ils sont tous construits par les chantiers privés.

-La Melpomène est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes le 13 décembre 1933, lancée le 24 janvier 1935 et admis au service actif le 27 janvier 1937.

-La Flore est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes le 26 mars 1934, lancée le 4 mai 1935 et admise au service actif le 27 janvier 1937.

-La Pomone est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes le 22 novembre 1933, lancée le 25 janvier 1935 et admis au service actif le 27 janvier 1937

-L'Iphigénie est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes le 14 décembre 1933, lancée le 18 avril 1935 et admise au service actif le 27 janvier 1937.

-La Bayonnaise est mise sur cale aux Chantiers Maritimes du Sud Ouest et de Bacalan réunis le 18 octobre 1934 lancée le 28 janvier 1936 et admise au service actif le 1er juillet 1938. L'achèvement de ce navire à été assuré par les Forges et Chantiers de la Gironde.

-La Cordelière est mise sur cale aux Chantiers Augustin Normand du Havre le 15 août 1934, lancée le 9 septembre 1936 et admise au service actif le 1er janvier 1938

-L'Incomprise est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime (Worms et Cie) au Trait le 20 octobre 1934, lancée le 14 avril 1937 et admis au service actif le 16 mars 1938

-La Poursuivante est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque le 13 août 1934, lancée le 4 août 1936 et admise au service actif le 3 décembre 1937

-La Bombarde est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes le 12 février 1935, lancée le 23 mars 1936 et admis au service actif le 16 août 1937

-Le Branlebas est mis sur cale aux Chantiers Augustin Normand du Havre le 27 août 1934, lancé le 12 avril 1937 et admis au service actif le 16 mars 1938

-Le Bouclier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime au Trait le 18 octobre 1934, lancé le 10 août 1937 et admis au service actif le 3 août 1937 et admis au service actif le 3 août 1938

-Le Baliste est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque le 21 septembre 1934, lancé le 17 mars 1937 et admis au service actif le 27 juin 1938.

Ces navires se révèlent à l'usage décevant : ils sont trop légers et disposent d'un autonomie trop réduite pour être efficaces comme escorteurs. Il est donc décidé de mettre en chantier une nouvelle classe de torpilleurs légers et de confier à la mise en service de ces derniers, des missions de patrouille aux Melpomène.

En attendant, ces navires forment trois divisions de torpilleurs. La 12ème DT basée à Bizerte regroupe la Pomone, l'Iphigénie La Flore et La Melpomène. La 13ème DT basée à Toulon regroupe La Bombarde, La Poursuivante, la Bayonnaise et la Baliste. Enfin la 11ème DT basée à Cherbourg regroupe La Cordelière L'Incomprise le Branlebas et le Bouclier.

Début 1939, la numérotation des divisions de torpilleurs est réorganisée : les divisions équipées de «610 tonnes» reçoivent des numéros impairs et les futurs divisions de torpilleurs de «1010 tonnes» recoivent des numéros pairs. Ce système sera perturbé quand on verra les divisions de «610 tonnes» réequipées avec des Le Fier. La 12ème DT devient la 1ère DT, la 13ème DT devient la 3ème DT et la 11ème DT devient la 5ème DT.

Après l'entrée en service des Le Fier (à partir de 1941), les Melpomène et leurs divisions sont affectées à des théâtres d'opérations extra-européens où ils remplissent des taches de patrouilleurs et de stationnaires. La 5ème DT quitte Cherbourg pour Tourane en Indochine en août 1942 suivie ensuite par la 3ème DT envoyée à Diego Suarez (Madagascar) en décembre 1942 et enfin la 1ère DT qui rejoint Fort de France (Martinique)en novembre 1942.

Ces navires sont modifiés à l'arsenal de Bizerte, de Toulon ou de Brest avant leur nouvelle affectation : le canon de 100mm numéro 2 est débarqué remplacé par un affût quadruple de 37mm et deux affûts doubles de 25mm, la torpille Ginocchio est débarquée tout comme les mitrailleuses de 13.2mm, un ASDIC et un radar de veille et de navigation installée, le nombre de grenades ASM accru, l'affût lance-torpilles débarqué ce qui n'empêchera pas les navires d'être toujours classés «torpilleurs»

A la suite du renforcement de la marine japonaise, il fût décidé de remplacer les Melpomène des 3ème et 5ème DT par des torpilleurs légers classe Veloce (Le Fier modifiés, le premier d'entre-eux le Veloce est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne en mai 1944). Les torpilleurs La Cordelière L'Incomprise le Branlebas et le Bouclier sont ainsi remplacés en 1947 et sont affectés comme patrouilleurs et stationnaires au sein des Forces Navales Françaises du Pacifique et basés à Nouméa (La Cordelière Le Branlebas) et à Papeete (L'Incomprise et le Bouclier). Les torpilleurs La Bombarde, La Poursuivante, la Bayonnaise et la Baliste eux sont affectés à Dakar (Bombarde Poursuivante) et à Casablanca (Bayonnaise et Baliste) pour servir de patrouilleur et d'escorteur ASM côtier.

3-Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 610 tonnes pleine charge 708 tonnes

Dimensions : longueur : 80.70m (entre perpendiculaires 76m) largeur : 7.7m Tirant d'eau : 3.07m

Propulsion : Deux groupes de turbines Rateau (Melpomène La Flore La Cordelière L'Incomprise Le Branlebas et le Bouclier) Parsons (La Pomone L'Iphigénie La Bombarde) ou Fives-Lille (Bayonnaise Poursuivante Baliste) alimentées par deux chaudières à petits tubes dévellopant une puissance totale de 22000 ch et actionnant deux hélices tripales

Vitesse maximale : 34.5 noeuds Distance Franchissable : 1800 miles à 18 noeuds.

Armement :

-2 canons de 100mm modèle 1932 en affûts simples (un avant et un arrière). Il s'agit en réalité du canon modèle 1927 mais contrairement à ceux du Commandant Teste, les canons des «610 tonnes» ne peuvent pointer que de -10° à +34° _ce qui exclu le titre contre-avions_ en site et en azimut sur 135° sur chaque bord. Le canon en lui même d'une longueur de 45 calibres tire des obus de 45 calibres à une distance de 15000m à raison de 10 coups par minute. Chaque pièce est approvisionnée à 75 coups.


Un affût double de 13.2mm

-4 mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en deux affûts doubles (un à tribord et un à babord de part et d'autre du rouf arrière). Cette mitrailleuse à refroidissement par air à un canon de 76 calibres tirant des cartouches de 122 grammes en bandes chargeurs de 30 coups à une cadence de 700 coups/minute à une portée de 6500m (pratique :2500m) et un plafond pratique de 1500m. Chaque affût dispose d'un premier stock à proximité de 480 coups.

-Une plate-forme double lance-torpilles de 550mm tirant des torpilles de 550mm modèle 1923DT. Les torpilles 1923D affiche les dimensions suivantes : 8.60m de long, un poids de 2100kg et les performances suivantes : vitesse comprise entre 29 et 35 noeuds pour une portée de 15 à 20000m.

-Dix grenades ASM lancé par un grenadeur de sillage actionné manuellement. Le modèle le plus utilisé est la grenade Giraud modèle 1922 de 260 kg (charge de 200 kilos ce qui explique son appelation de «grenade de 200kg»). D'autres grenades sont utilisées comme les Guiraud modèle 1922 de 130.4kg (charge de 100 kilos de tolite) et de 52kg (charge de 35kg de tolite)

-Une torpille remorquée anti-sous-marine Ginocchio.

Equipage : un officier commandant quatre officiers subalternes dont l'ingénieur mécanicien. Un enseigne de vaisseau est aussi embarquée sur les navires chef de division; un premier-maitre mécanicien, deux maitres mécaniciens, 12 second-maitre (plus un second-maitre timonier sur le bâtiment-chef de division) 85 quartiers maitres et matelots (plus un quartier-maitre radio et un matelot secretaire sur le bâtiment chef de division) soit un total de 105 hommes (109 hommes sur les navires chef de division). L'effectif en temps de paix est de 92 hommes.

(Après refonte)

Déplacement : standard 625 tonnes pleine charge 733 tonnes

Dimensions : longueur : 80.70m (entre perpendiculaires 76m) largeur : 7.7m Tirant d'eau : 3.07m

Propulsion : Deux groupes de turbines Rateau (Melpomène La Flore La Cordelière L'Incomprise Le Branlebas et le Bouclier) Parsons (La Pomone L'Iphigénie La Bombarde) ou Fives-Lille (Bayonnaise Poursuivante Baliste) alimentées par deux chaudières à petits tubes dévellopant une puissance totale de 22000 ch et actionnant deux hélices tripales

Vitesse maximale : 32.5 noeuds Distance Franchissable : 1800 miles à 18 noeuds.

Electronique : un ASDIC et un radar de veille et de navigation.

Armement :

-1 canon de 100mm modèle 1932 en un affût simple avant sous masque . Il s'agit en réalité du canon modèle 1927 mais contrairement à ceux du Commandant Teste, les canons des «610 tonnes» ne peuvent pointer que de -10° à +34° _ce qui exclu le titre contre-avions_ en site et en azimut sur 135° sur chaque bord. Le canon en lui même d'une longueur de 45 calibres tire des obus de 45 calibres à une distance de 15000m à raison de 10 coups par minute. Il est approvisionné à 90 coups.

-4 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ces quatre canons sont groupés en un affût quadruple installé à l'emplacement du canon de 100mm n°2. La dotation en munitions est de 1200 coups

-4 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces quatre canons sont installés à l'arrière de la deuxième cheminée sur des plate-forme en métal léger à la place de la plate-forme lance-torpilles double. Chaque affût est alimenté à 1800 coups.

-32 grenades ASM lancé par un grenadeur de sillage actionné manuellement. Le modèle le plus utilisé est la grenade Giraud modèle 1922 de 260 kg (charge de 200 kilos ce qui explique son appelation de «grenade de 200kg»). D'autres grenades sont utilisées comme les Guiraud modèle 1922 de 130.4kg (charge de 100 kilos de tolite) et de 52kg (charge de 35kg de tolite)

Equipage : un officier commandant trois officiers subalternes dont l'ingénieur mécanicien, un premier-maitre mécanicien, deux maitres mécaniciens, 9 second-maitre 75 quartiers maitres et matelots soit un total de 91 hommes.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 14 Mai 2009, 12:44

Pourquoi avoir enlevé les TLT des La Melpomène? A cette époque une torpille est une arme bien plus dangereuse qu'un obus, et une attaque par une salve de torpille peut mettre un terme à un combat de manière plus "expéditive" qu'un duel d'artillerie.
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 14 Mai 2009, 13:18

Essentiellement pour des questions de poids (renforcement de la DCA et des armes ASM) et changement de rôle de ces navires qui deviennent plus des patrouilleurs et des stationnaires que de vrais torpilleurs, le rôle étant alors assuré par des Le Fier et les Veloce

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 14 Mai 2009, 16:35

E-TORPILLEURS LEGERS CLASSE LE FIER

Plan trois vue des torpilleurs de classe Le Fier

1-Introduction

Les 610 tonnes avaient rapidement montrés leurs limités. Trop petits et trop fragiles, ils manquaient de «jambes» leur faible rayon d'action en faisait de mauvais escorteurs et ne pouvaient guère combattre en mer formée.

Les Melpomène entraient à peine en service qu'une nouvelle classe de torpilleurs légers est jugée nécessaire. Ces navires devront être robustes et simples mais rapides et suffisament armés pour pouvoir engager de nuit à courte portée un ennemi supérieur.

2-Genèse et Historique

Les torpilleurs de 1010 tonnes émergent dans les notes des 18 janvier 27 février et 25 mai 1936. Le déplacement doit atteindre 1000 tonnes Washington afin d'assurer une vitesse de 34 noeuds et un rayon d'action de 2500 miles nautiques à 15 noeuds avec un armement composé de deux plate-formes doubles lance-torpilles, quatre canons de 100mm en deux pseudos-tourelles à capacité antiaérienne et surtout une DCA légère suffisant contre une menace qui était connue et reconnue.

Les caractéristiques générales sont arrêtées en décembre 1936. Quatre navires sont commandés en mai 1938 (tranche 1) quatre en septembre 1939 (tranche 2) quatre en mars 1940 (tranche 3) et quatre en juin 1941 (tranche 4) soit seize pour former quatre divisions homogènes de quatre navires.

Tranche 1

-Le Fier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes en janvier 1939, lancé en mars 1940 et admis au service actif en mars 1941.

-L' Agile est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes en avril 1939, lancé en mai 1940 et admis au service actif en mai 1941

-L' Entreprenant est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes en janvier 1939 lancé en mai 1940 et admis au service actif en mars 1941

-Le Farouche est mis sur cal aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes en avril 1939 lancé en octobre 1940 et admis au service actif en juin 1941

Tranche 2

-L' Alsacien est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes en mars 1940, lancé en octobre 1941 et admis au service actif en septembre 1942

-Le Breton est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes en mars 1940, lancé en novembre 1941 et admis au service actif en septembre 1942

-Le Corse est mis sur cale Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes en mars 1940, lancé en janvier 1942 et admis au service actif en novembre 1942

-Le Tunisien (ex Flamand) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes en juillet 1940, lancé en août 1941 et admis au service actif en août 1942.

Tranche 3

-Le Normand est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes en juillet 1940, lancé en août 1941 et admis au service actif en août 1942

-Le Parisien est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes en septembre 1941 lancé en octobre 1942 et admis au service actif en novembre 1943.

-Le Provencal est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes en septembre 1941 lancé en octobre 1942 et admis au service actif en novembre 1943

-Le Saintongeais est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes en décembre 1941 lancé en janvier 1943 et admis au service actif en mars 1944

Tranche 4

-Le Nicois est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer en janvier 1942 lancé en mars 1943 et admis au service actif en avril 1944

-Le Savoyard est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer en janvier 1942 lancé en mars 1943 et admis au service actif en avril 1944

-Le Bearnais est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer en avril 1943 lancé en juin 1944 et admis au service actif en août 1945

-Le Catalan est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer en avril 1943 lancé en juin 1944 et admis au service actif en août 1945.

Les 16 Le Fier sont répartis en quatre divisions de quatre réparties de la façon suivante :

-La 2ème DT basée à Dunkerque au sein de l'Escadre Légère du Nord se compose du Le Fier de l'Alsacien, du Normand et du Nicois. Elle permet de relever en septembre 1942 la 5ème DT qui quitte Cherbourg pour Tourane en Indochine.

-La 4ème DT basée à Toulon au sein de l'ESCMED (Escadre de la Méditerranée) se compose de L'Agile du Breton du Parisien et du Savoyard. Elle permet de relever en décembre 1942 la 3ème DT qui quitte Toulon pour Diego Suarez (Madagascar)

-La 6ème DT basée à Bizerte au sein de la Force de Raid se compose de l'Entreprenant du Corse du Provencal et du Béarnais. Elle permet la relève en novembre 1942 de la 1ère DT qui est affecté à Fort de France (Martinique)

-La 7ème DT basée à Ajaccio au sein de l'ESCMED (Escadre de la Méditerranée) se compose du Farouche du Tunisien du Sainteongeais et du Catalan.

3-Caractéristiques Techniques

Plans d'origine des Le Fier

Déplacement : standard 1106 tonnes pleine charge 1376 tonnes

Dimensions : longueur 95.40m (90pp) largeur : 9.28m Tirant d'eau : 3.250m

Propulsion : Deux groupes de trois turbines modèle Rateau (Le Fier L'Agile L'Alsacien Le Breton Le Saintongeais) ou Parson (L'Entreprenant Le Farouche Le Corse Le Tunisien Le Normand Le Parisien Le Provencal Le Nicois Le Savoyard Le Béarnais et le Catalan) alimentées par trois chaudières à petits tubes timbrées à 35kg/cm² (identiques à celle des Mogador) dévellopant une puissance totale de 33000 ch et actionnant deux hélices.

Vitesse maximale : 33 noeuds Distance Franchissable : 1300 miles nautiques à 20 noeuds 3000 miles nautiques à 15 noeuds

Electronique : un radar de veille et de navigation un radar de conduite de tir pour l'artillerie principale un radar de conduite de tir pour l'artillerie antiaérienne et un ASDIC

Armement

-4 canons de 100mm modèle 1932 en deux pseudos tourelles installées à l'arrière. Ce canon de 40 calibres à un pointage en site allant de -10° à +90° et un pointage en azimut variant de 165° sur chaque bord pour la tourelle n°1 et de 135° pour la tourelle n°1 tire des obus de 39kg à 15800m avec un plafond de 10200m à raison de 16 coups/minute. 1050 coups dont 90 éclairants sont disponibles dans les soutes à l'aplomb des tourelles.

-8 canons de 37mm Schneider modèle 1935. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kg à 8000m à raison de 162 coups par minute via des chargeurs de six coups.

Ils sont regroupés sur les Le Fier en un affût quadruple à l'avant et en deux affûts doubles latéraux de part et d'autre du bloc passerelle. Les affûts doubles disposent d'un parc de 400 coups et l'affût quadruple d'un parc de 800 coups.

-Deux plate-formes lance-torpilles de 550mm installé à l'avant et à l'arrière de la cheminée n°2. Les torpilles utilisées sont des modèles 35. Cette torpille peut filer à 45 noeuds et peut atteindre une cible à 18000m à 35 noeuds et 13000m à 39 noeuds.

-Deux mortiers ASM Thornycroft installés latéralement juste en arrière des tourelles de 100mm et un grenadeur de sillage pour un stock global de 70 grenades ASM

Equipage : 136 hommes avec un officier supérieur commandant six officiers subalternes un premier maitre quatre maitres seize second-maîtres et 108 quartiers maitres et matelots

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 14 Mai 2009, 16:48

F-TORPILLEURS LEGERS CLASSE LE VELOCE

Plans des torpilleurs classe Le Veloce

1-Introduction

Les 610 tonnes avaient rapidement montrés leurs limités. Trop petits et trop fragiles, ils manquaient de «jambes» leur faible rayon d'action en faisait de mauvais escorteurs et ne pouvaient guère combattre en mer formée.

Les Melpomène entraient à peine en service qu'une nouvelle classe de torpilleurs légers est jugée nécessaire. Ces navires devront être robustes et simples mais rapides et suffisament armés pour pouvoir engager de nuit à courte portée un ennemi supérieur.

Ce besoin est satisfait par la construction des seize torpilleurs de classe Le Fier qui à leur mise en service se révèle remarquables : rapides et marins, ils deviennent la fierté du Génie Maritime. Ils sont admis au service actif entre mars 1941 et août 1945.

Il y à cependant un bémol qui va tracasser certains commandants d'unités. Ces torpilleurs sont censés engager l'ennemi de nuit et ils seront sûrement capables de le faire mais que ce sera passerait-il en cas de contact frontal ?

Les torpilleurs allemands et italiens ont sur leur plage avant un ou deux canons de moyen calibre contrairement aux Le Fier qui ne possède qu'un affût quadruple de 37mm.

Certes les obus de 37mm peuvent faire des dégâts contre les masques en métal léger entourant les canons mais un obus de 100mm lui peut détruire la pièce et désamparer le navire avant d'abattre sur tribord ou babord pour lancer les torpilles ou ouvrir le feu.

Aussi au moment de la construction des 24 torpilleurs destinés à compléter les Le Fier, il est décidé de changer les plans ce qui à pour fait de repousser de prêt d'un an la construction des nouveaux torpilleurs qui ne sont plus des Le Fier mais des Veloce.

2-Genèse et Historique

Les Véloce sont tous construits par des chantiers privés. Les Ateliers et Chantiers de Bretagne qui avaient déjà construit 5 torpilleurs classe Le Fier sont les maitres d'oeuvres, ils sont chargés de transmettre les plans détaillés aux autres chantiers concernés qui sont les Ateliers et Chantiers de Provence à Port de Bouc, les Chantiers Navals Français à Caen et les Ateliers et Chantiers de Seine Maritime du Trait.
Chaque chantier reçoit la commande de 6 navires soit un par lot puisque les 24 unités sont commandés en six tranches de quatre.

Sur ces 24 navires, 8 vont remplacer des Melpomène et les 16 autres vont former de nouvelles unités.

Tranche 1 : commandée en mai 1942

-Le Véloce est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes en mai 1944 lancé en mars 1945 et admis au service actif en mai 1946

-Le Résolu est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence à Port de Bouc en mai 1944 lancé en avril 1945 et admis au service actif en mai 1946
-Le Décidé est mis sur cale aux Chantiers Navals Français de Caen en septembre 1944, lancé en août 1945 et admis au service actif en août 1946

-L'Obstiné est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime au Trait en octobre 1944 lancé en septembre 1945 et admis au service actif en août 1946

Tranche 2 : commandée en octobre 1942

-Le Rusé est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes en janvier 1945 lancé en février 1946 et admis au service actif en mars 1947

-Le Généreux est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence à Port de Bouc en mars 1945 lancé en février 1946 et admis au service actif en juin 1947

-Le Courageux est mis sur cale aux Chantiers Navals Français de Caen en juillet 1945 lancé en juin 1946 et admis au service actif en mai 1947

-Le Furieux est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime au Trait en août 1945 lancé en juillet 1946 et admis au service actif en juin 1947

Tranche 3 : commandée en mars 1943

-Le Mousquetaire est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes en avril 1945 lancé en mars 1946 et admis au service actif en juin 1947

-Le Guerrier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence à Port de Bouc en mai 1945 lancé en avril 1946 et admis au service actif en juillet 1947

-Le Tenace est mis sur cale aux Chantiers Navals Français à Caen en octobre 1945 lancé en septembre 1946 et admis au service actif en octobre 1947

-Le Vaillant est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime au Trait en août 1945 lancé en septembre 1946 et admis au service actif en novembre 1947

Tranche 4 : commandée en octobre 1943

-L'Alerte est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes en mars 1946 lancé en mars 1947 et admis au service actif en mai 1948

-Le Volontaire est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence à Port de Bouc en avril 1946 lancé en mars 1947 et admis au service actif en mai 1948

-Le Brave est mis sur cale aux Chantiers Navals Français de Caen en octobre 1946, lancé en septembre 1947 et admis au service actif en octobre 1948

-Le Sensible est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime en septembre 1946, lancé en août 1947 et admis au service actif en septembre 1948

Tranche 5 : commandée en mai 1944

-L'Implacable est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes en avril 1946 lancé en mai 1947 et admis au service actif en juillet 1948

-Le Fidèle est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence à Port de Bouc en mai 1946 lancé en juin 1947 et admis au service actif en juillet 1948

-L'Inconstant est mis sur cale aux Chantiers Navals Français à Caen en novembre 1946 lancé en août 1947 et admis au service actif en octobre 1948

-L'Impatient est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime en octobre 1946 lancé en juillet 1947 et admis au service actif en septembre 1948

Tranche 6 : commandée en septembre 1944

-Le Formidable est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes en juin 1947 lancé en juillet 1948 et admis au service actif en décembre 1948

-L'Imprenable est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence à Port de Bouc en juillet 1947 lancé en août 1948 et admis au service actif en janvier 1949

-L'Invincible est mis sur cale aux Chantiers Navals Français à Caen en septembre 1947 lancé en septembre 1948 et admis au service actif en mars 1949

-L'Irrésistible est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime au Trait en septembre 1947 lancé en septembre 1948 et admis au service actif en avril 1949

La priorité est de remplacer les Melpomène faisant face à la marine japonaise. Aussi les deux premiers lots vont réequiper les 3ème et 5ème DT. La 3ème DT basée à Diego Suarez va ainsi regrouper les torpilleurs Le Véloce L'Obstiné Le Rusé et le Généreux ce qui permet en juin 1947 aux Melpomène de cette division ( La Cordelière L'Incomprise le Branlebas et le Bouclier) de rejoindre les Forces Navales Française du Pacifique où malgré leur faible rayon d'actions servent de patrouilleur-stationnaire. La 5ème DT est réequipée avec les torpilleurs Résolu Décidé Courageux et Furieux ce qui permet aux torpilleurs Bombarde Poursuivante Bayonnaise et Baliste de rejoindre respectivement Dakar pour les deux premiers et Casablanca pour les deux autres où ils servent de patrouilleurs et d'escorteurs ASM côtiers.

Les quatre autres tranches vont équiper quatre nouvelles divisions de torpilleurs :

-La 8ème DT est basée à Brest au sein de l'Escadre de l'Atlantique et regroupe les torpilleurs Mousquetaire Guerrier Alerte et Volontaire

-La 9ème DT basée à Toulon au sein de l'Escadre de la Méditerranée regroupe les torpilleurs Tenace Brave Vaillant et Sensible

-La 10ème DT basée à Bizerte au sein de la Force de Raid regroupe les torpilleurs Implacable Fidèle Formidable Imprenable

-La 11ème DT basée à Mers El Kebir au sein de la Force de Raid regroupe les torpilleurs Inconstant Impatient Invincible et Irresistible

3-Caractéristiques Techniques

La principale différence avec les Le Fier c'est bien entendu la disposition de l'armement principal avec une tourelle double à l'avant et une autre à l'arrière surmontés à chaque fois d'un affût quadruple de 37mm. L'armement lance-torpilles est augmenté avec deux plate-formes triples contre deux doubles pour leurs prédecesseurs. Autre nouveauté, cette fois-ci les turbines ont été choisies par la marine qui à jeté son dévolu sur les turbines Rateau-Bretagne.

En terme de construction, la coque et les superstructures sont semblables

Déplacement : standard 1100 tonnes pleine charge 1560 tonnes

Dimensions : longueur 97.40m (92pp) largeur 9.89m tirant d'eau 3.700m

Propulsion : Deux groupes de trois turbines Rateau-Bretagne alimentées par trois chaudières à petits tubes timbrées à 35kg/cm² (identiques à celle des Mogador) dévellopant une puissance totale de 37000 ch et actionnant deux hélices.

Vitesse maximale : 32.5 noeuds Distance Franchissable : 1300 miles nautiques à 20 noeuds 3000 miles nautiques à 15 noeuds

Electronique : un radar de veille et de navigation un radar de conduite de tir pour l'artillerie principale un radar de conduite de tir pour l'artillerie antiaérienne et un ASDIC

Armement

-4 canons de 100mm modèle 1932 modifié 1939 en deux tourelles (une avant une arrière). Ce canon de 40 calibres à un pointage en site allant de -10° à +90° et un pointage en azimut de 165° sur chaque bord tire des obus de 39kg à 15800m avec un plafond de 10200m à raison de 20 coups/minute. 1050 coups dont 90 éclairants sont disponibles dans les soutes à l'aplomb des tourelles. Par rapport au canon équipant les Le Fier, ce canon dispose d'un tube plus résistant à l'usure mais surtout dispose d'un début d'automatisation qui permet l'augmentation de la cadence de tir (20 coups c'est la cadence de tir théorique mais des servants entrainés ont atteint 24 coups aux essais)

-8 canons de 37mm Schneider modèle 1935. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kg à 8000m à raison de 162 coups par minute via des chargeurs de six coups. Ils sont regroupés en deux affûts quadruples qui surplombent les tourelles de 100mm.
Chaque affût dispose d'une réserve de 950 coups.

-4 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces canons sont regroupés en deux affûts doubles installés de part et d'autre de la passerelle avec une réserve de 1000 coups chacun

-Deux plate-formes triples lance-torpilles installés comme sur les Le Fier devant et derrière la cheminée n°2. Les torpilles utilisées sont des modèles 35. Cette torpille peut filer à 45 noeuds et peut atteindre une cible à 18000m à 35 noeuds et 13000m à 39 noeuds.

-Deux mortiers Thornycroft installés latéralement juste en arrière des tourelles de 100mm et un grenadeur de sillage pour un stock global de 84 grenades ASM

Equipage : 136 hommes avec un officier supérieur commandant six officiers subalternes un premier maitre quatre maitres seize second-maîtres et 108 quartiers maitres et matelots

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 14 Mai 2009, 21:32

J'aurais plutôt laissé les 610 tonnes en Manche et Mer du Nord au lieu de les envoyer dabs le Pacifique scratch scratch

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 14 Mai 2009, 21:34

J'aurais suivi ton raisonement si ils étaient restés torpilleurs mais là mes Melpomène sont des patrouilleurs/stationnaires.

Plus généralement j'ai imaginé que la marine nationale envoie loin de l'Europe où ses interêts sont moindres ces navires plus anciens et/ou moins performants

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 14 Mai 2009, 21:45

certes mais le rôle de stationnaire est plutôt réservé aux avisos coloniaux bcp plus endurant......Very Happy

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 14 Mai 2009, 21:48

Ils sont présents mais c'est en renfort, il s'agit de marquer le coup en plaçant plusieurs navires bien armés pour tenir le coup en attendant l'arrivée des renforts même si je reconnais que face à l'IJN, mes trois Melpomène ne feraient grand effet lol!

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Dim 17 Mai 2009, 18:38

7°) SOUS MARINS

A-CROISEUR SOUS MARIN SURCOUF

Le sous marin Surcouf à la mer

1-Introduction

Si il y à bien un domaine où l'influence de la Jeune Ecole n'à pas été totalement néfaste c'est bien le domaine du submersible. Dans sa haine frénétique du «monstre cuirassé», elle avait vu dans le sous marin l'arme idéale pour détruire ses mastodontes sans eveiller l'attention et à moindre frais.

C'est ainsi que la France devint une nation-phare du sous marin avec en particulier Maxime Laubeuf le père du sous marin moderne.

Comme pour l'aviation, les technologies sous marines évoluaient vites, les navires plongeaient toujours plus profond, allaient toujours plus vite et étaient toujours mieux armés.

C'est ainsi qu'au début des années 1910 apparu la possibilité de construire un croiseur-sous marin capable de mener les missions d'un croiseur mais pouvant plonger ce qui le rendait bien plus discret voir quasiment invulnérable.

C'est ainsi que la France décida de se doter dans les années vingt d'un croiseur sous marin, le futur Surcouf.

2-Genèse et historique

Vue tribord du Surcouf

A quoi pouvait servir un sous marin aussi bien armé qu'un croiseur lourd ? L'amiral Salaün, nouveau chef d'état major de la marine (il à remplacé l'amiral Ronar'ch le 20 janvier 1920) repond au ministre le 25 janvier. Selon lui ce sous-marin cannonier doit servir à protéger le littoral (une obssession français de l'entre-deux la protection des frontières et des côtes) assurer la liberté des communications (en particulier avec les colonies) couper celles de l'adversaire et agir sur le littoral ennemi (bombardement).

Les trois premiers avant projets de «sous-marins de bombardement» furent adressés au ministre à l'automne 1921. L'artillerie variait allant de 190 à 300mm en passant par 240mm. Le premier programme de sous marin cannonier fût fixé par le Conseil Supérieur de la Marine dans sa séance du 7 juillet 1922. A l'été 1925, l'avant projet de sous-marin cannonier prévoyait un submersible de 3000 tonnes et de 110m, 4 tubes fixes 2 tourelles orientables triples, une tourelle double de 203mm avec 625 coups.

Le projet Q5 est officiellement presenté le 14 mai 1926. Son déplacement atteignait 3244 tonnes en surface et 4302 tonnes en plongée. La tourelle étanche de 203mm pointait sur 135° à chaque bord avec une cadence de tir de 5 coups/minute. Le reste de l'armement se composait de deux canons de 37mm antiaériens, de 8 tubes lance-torpilles (4 avant et deux groupes orientables de 3 tubes, un de 550mm et un de 400mm 12 torpilles en réserve)Le croiseur sous marin devait également embarquer un hydravion et une vedette de 12m. Le projet fût adopté à l'unanimité le 17 juillet 1926 même si des modifications étaient demandées pour les unités suivantes.

Le Surcouf est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg (bassin Napoléon III) le 3 octobre 1927. Son lancement à lieu le 18 novembre 1929. Le 15 août le Surcouf entre en armement pour essais, essais qui se prolongèrent durant près de deux années. Le 4 octobre 1932, il pris la mer pour sa croisière d'endurance, il mit le cap sur le Maroc où il arriva le 10 après des exercices avec le croiseur-école Jeanne d'Arc et l'Aéronavale. Après une semaine passée à Casablanca, il repartit pour Agadir où il séjourna du 18 au 20 avant de rejoindre Konakry puis de mettre le cap sur Dakar où il arriva le 31 octobre. Après une semaine d'escale, il quitta l'Afrique pour Cherbourg où il arriva le 15 novembre après avoir parcouru 6005 nautiques en surface, 18 en plongée au lieu de 10015 miles en 71 jours dont 37 de mer. Cette croisière ne fût guère glorieuse et apporta de l'eau au moulin à ceux qui considérait le Surcouf comme un sous-marin inutile. Après six mois de travaux, il entra en armement définitif le 31 décembre 1932, l'admission au service actif ayant lieu le 3 mai 1934.

Affecté à Brest au sein de la 4ème escadrille de sous marin de l'Escadre de l'Atlantique, le Surcouf ne donna jamais réellement satisfaction. Son désarmement fût ainsi envisagé dès 1940 mais ce ne fût finalement qu'en 1942, le 14 mai que le navire est mis en réserve et amarré dans la rade abri de Brest.

Son désarmement ayant été confirmé, il est remorqué dans la Penfeld puis le bassin numéro 9 où tout le matériel récupérable est démonté. Devenu Q256, l'ancien Surcouf est remorqué au cimetière marin de Landevennec dans l'attente de démolition.

Plusieurs projets retardent l'échéance. L'un d'eux est d'en faire un sous marin de transport de troupes
Quoique séduisant ce projet ne fût pas retenu car il aurait fallu totalement reconstruire le sous marin ce qui aurait rendu bien plus économique la construction d'un sous marin neuf.

En 1944, l'ancien Surcouf eut pourtant une nouvelle carrière puisqu'il testa différents équipements pour le projet de sous marin de grande croisière de 2000 tonnes destiné à remplacer les derniers 1500 tonnes (ceux qui ne l'avaient pas été par les Rolland Morillot). Il testa un nouveau sonar, les tourelles de 130mm, de nouveaux tubes lance-torpilles.

Après deux années d'essais, le Q256 fût vendu à la démolition mais au moment de la vente, on proposa de le sauvegarder quand un association d'anciens sous-mariniers voulu en faire la pièce maitresse d'un futur musée de la marine à Cherbourg.

Ce projet n'aboutit pas faute de moyens financiers mais un autre projet allait sauver en partie le Surcouf. Le chef d'état major de la flotte, l'Amiral Lemonier décida peu avant de quitter son poste et d'être remplacé par l'amiral Durand de construire à Cherbourg un mémorial décidé aux sous-mariniers morts au cours d'exercices et pendant le premier conflit mondial.
Le mémorial se composait d'une imposante base en granit rose sur lequel reposait le kiosque, la tourelle de 203 et le hangar à hydravion du Surcouf. La base en granit rose supportait des plaques de marbre gris sur lesquelles étaient gravées en lettre d'or les noms des sous-mariniers morts en service.

Le monuments fût inauguré le 28 août 1948.....trois jours avant le début de la deuxième guerre mondiale. Le jour de l'inauguration, l'amiral Durand décida de baptiser Surcouf le troisième sous-marin de grande croisière en cours de construction à l'Arsenal de Cherbourg.

2-Caractéristiques Techniques

Maquette écorchée du Surcouf

Déplacement : charge normale 2984 tonnes en plongée 4318 tonnes

Dimensions : longueur 110m largeur 9m tirant d'eau : 7.18m

Propulsion : 4 moteurs diesels sur deux lignes d'arbre. La ligne tribord à reçu des moteurs Sulzer construits à la Seyne sur Mer et la ligne babord des moteurs Sulzer construits aux Ateliers et Chantiers de la Loire. La propulsion en plongée était assurée par quatre moteurs électriques de 850 cv.

Performances : vitesse maximale 18 noeuds (surface) 10 noeuds (plongée) distance franchissable : 10000 nautiques à 10 noeuds Immersion maximale : 80m (écrasement à 491m)

Armement :

Vue rapprochée des canons de 203mm du Surcouf

-2 canons de 203mm modèle 1924 en tourelle double. Ce canon de 50 calibre tire un obus 134kg à 30000m à raison de cinq coups par minute. Le premier tir peut être effectué 3minutes35 après l'ordre de faire surface. En pratique, le sous marin pouvait difficilement tirer plus de quatre coups par minute. Le Surcouf embarque 250 coups de 203mm

-Deux canons de 37mm modèle 1925. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 0.725kg à 9500m avec un plafond de 5000m à raison de 20 coups par minute. Les canons de Surcouf sont alimentées à 500 coups par pièce avec 98 coups immédiatement prêts au tir.

-10 tubes lance-torpilles : 4 tubes avant modèle 1917 de 550mm et deux tourelles triples (une de 550mm et une de 400mm). En plus de 10 torpilles en tubes, le Surcouf disposait de 12 torpilles de réserve (8 de 550mm 4 de 400mm)

Drome :

Prévu à l'origine : une vedette d'interception de 10m, un canot de 5m et deux berthons. La vedette d'interception propulsée par un moteur de 160cv doit pouvoir filer à 18 noeuds mais en raison de son poids, elle est remplacée par une vedette de 8m propulsé 80cv et filant à 17 noeuds. Elle doit être logée sur l'arrière du kiosque et mise à l'eau par un bossoir. Un premier modèle construit par Excelsior ayant échoué aux tests, elle fût remplacée par une vedette de construction suisse mais elle était inutilisable en mer et en 1935, il fût décidé de la remplacer par une pinasse de 6m.

Les essais de cette dernier ayant donnée satisfaction, la drome fût modifiée avec deux pinasses de 6m à moteur hors bord, un youyou de 4m à moteur hors bord (remplaçant le canon de 5m) et un berthon.

Aéronautique :

L'hydravion devant équiper les sous marins croiseurs est issu du programme 1923 qui demande un hydravion biplace (2h de vol plafond 3000m vitesse : 130 km/h). Ces spécifications étaient issus des tests menées avec un Brandenburg WD29 récupéré en Allemagne et qui avant de se casser en amérissant avait offert de précieuses observations.

Le premier modèle, le Marcel Besson MB35 se révélant trop fragile (il fût quand même embarqué sur le croiseur cuirassé Michelet, le croiseur école Jeanne d'Arc et le croiseur léger Lamotte-Picquet)
Le même constructeur proposa le MB41 qui après l'écrasement du premier prototype se révéla un appareil intéressant qui décollait sur 1000m en une minute mais cela nécessitait une mer, en pratique une rade abri ce qui rendait illusoire l'emploi de l'hydravion en haute-mer. De plus cette opération prenait 25 à 30 minutes pendant lesquelles le sous-marin était stoppé ce qui le rendait hautement vulnérable.

La marine essaya ensuite le gyroplane, ancètre de l'hélicoptère qui fournit d'intéressantes observations pour un éventuel embarquement à bord des futurs sous marins de grande croisière.

Equipage :

8 officiers (dont un médecin et un aviateur) 3 premiers maitres 21 maitres et second maitres 85 quartiers maitres et matelots 2 aviateurs soit 119 hommes avec de la place pour 22 passagers.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Dim 17 Mai 2009, 18:46

B-SOUS MARINS DE GRANDE PATROUILLE CLASSE REQUIN «TYPE 1100 TONNES»

Le sous marin Dauphin à la mer

1-Avant-propos

La France peut être légitiment considerée comme la nation pionnière du sous marin moderne grâce en particulier à un ingénieur de talent : Maxime Laubeuf qui mit en service le Narval en 1900, le 4ème «sous marin» construit en France (même si à l'époque il faudrait plutôt parler de «torpilleur submersible»)

Cette volonté de se dôter de sous marins performants est à mettre au crédit de la Jeune Ecole qui vit dans cette arme novatrice, le moyen idéal de rendre définitivement obsolète le «monstre cuirassé»

C'est ainsi que la France commença la guerre avec 45 sous marins, 28 en construction et 9 en achèvement. 14 sous marins français ont été perdues et les 66 engagés avaient été engagés dans des missions d'attaque du trafic commercial ennemi, barrage et protection mais 18 fonctionnaient encore la vapeur. 50% des sous marins alliés engagés en Méditerranée étaient français 17% en Atlantique et en Manche.

Au cours même du conflit, la marine française planifia la construction de nouveaux sous marins plus modernes, la Royale craignant de perdre son rang elle qui était classée au deuxième rang en 1905 et qui était tombée au cinquième rang en 1914 décida de mettre le paquet sur des sous marins modernes. Le fait que sur les quatre cuirassés français perdus trois ont été torpillés par des sous marins (Suffren Gaulois Danton) n'étaient sûrement pas étranger à cette «soumarinophilie»

2-Genèse et historique

Les sous marins Requin et Souffleur lors de la revue navale de 1925 à Cherbourg

Les premiers projets ont été lancés dès 1916 avec parmi les projets des sous marins de haute mer de 1000 tonnes, le projet «C» qui connut quatre variantes. C'est ainsi que c'est la variante «C4» qui fût choisit les 17 et 28 juin 1920 par le Conseil Supérieur de la Marine. 9 sous marins de la classe Requin furent ainsi construits.

-Le Requin est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 14 juin 1922 lancé le 19 juillet 1924 et admis au service actif le 28 mai 1926.

-Le Souffleur est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 2 octobre 1922 lancé le 1er octobre 1924 et admis au service actif le 10 août 1926

-Le Morse est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 12 février 1923 lancé le 18 novembre 1925 et admis au service actif le 10 février 1928

-Le Narval est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 19 mars 1923 lancé le 9 mai 1925 et admis au service actif le 23 juillet 1926

-Le Marsouin est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 4 novembre 1922 lancé le 27 décembre 1924 et admis au service actif le 7 septembre 1927

-Le Dauphin est mis sur cale à l'Arsenal de Toulon le 11 décembre 1922 lancé le 2 avril 1925 et admis au service actif le 22 novembre 1927

-Le Caiman est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 11 août 1924 lancé le 3 mars 1927 et admis au service actif le 7 février 1928

-Le Phoque est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 21 mai 1924 lancé le 16 mars 1926 et admis au service actif le 7 mai 1928

-L'Espadon est mis sur cale à l'Arsenal de Toulon le 1er octobre 1923 lancé le 27 mai 1926 et admis au service actif le 16 décembre 1927

Ces navires sont refondus dans des chantiers privés. Les travaux concernent la refonte des moteurs électriques principaux, la refonte des diesels, des tubes lance-torpilles, le zingage des ballasts, la soudure des soutes à pétrole extérieures, la pose d'une antenne périscopique à la place du périscopique de secours, la suppression des soutes intérieures 7 et 8, des 2 torpilles de réserve avant.
Des travaux pourtant importants ne sont pas entrepris (révision des embrayeurs, blocage des tubes lance-torpilles avant, faiblesse des systèmes d'écoute, le défaut d'étanchéité du parc à munitions et la consommation d'huile excessive des moteurs Sulzer)

Le Morse et le Caïman sont refondus à Penhoët entre octobre 1935 et novembre 1937, le Souffleur est refondu aux Ateliers et Chantiers de la Loire entre octobre 1935 et novembre 1937, le Marsouin est refondu aux chantiers Dubigeon entre octobre 1935 et en décembre 1937, le Phoque est refondu aux Ateliers et Chantiers de la Loire entre octobre 1935 et février 1938, le Narval est refondu à Dubigeon entre octobre 1935 et février 1938, le Requin est refondu à la Seyne sur Mer entre janvier 1936 et janvier 1938, le Dauphin et l'Espadon ont été refondus entre décembre 1935 et mars 1938.

En 1939, avant la réorganisation des forces sous marines françaises qui eut lieu en 1941, les sous marins de classe Requin étaient integrés au sein de la 5ème escadrille dépendant du préfet maritime de la 4ème région (Bizerte). Ces neuf sous marins étaient regroupés entre la 9ème Division de Sous Marins (Caïman Morse Souffleur) la 10ème DSM (Phoque Dauphin Espadon) et la 11ème DSM (Marsouin Narval Requin). Ces navires assuraient des patrouilles dans le détroit de Sicile, entre la Sardaigne et la Sicile mais aussi au Levant.

Rapidement périmés, ces navires sont désarmés en juin 1941 (Caïman Morse Souffleur) septembre 1941 (Phoque Dauphin Espadon) et en mars 1942 (Marsouin Narval Requin). Ils sont remplacés par des sous marins de 1800 tonnes classe Rolland Morillot/La Praya.

Ces navires sont internés à Landevennec, mouillés sur trois rang avec comme ponton l'ancien croiseur cuirassé Gueydon. Ils resteront là bas jusqu'en 1944 date à laquelle ils seront demantelés.

3-Caractéristiques Techniques

Le Phoque en essais peu avant sa mise en service en 1926

Déplacement : surface 974 tonnes plongée 1441 tonnes

Dimensions : longueur 78.20m largeur 6.8m tirant d'eau 5.1m

Propulsion : 4 moteurs diesels Sulzer ou Schneider dévellopant une puissance totale de 2350 cv actionnant deux hélices

Performances : Vitesse maximale en surface 16 noeuds en plongée 10 noeuds Profondeur d'immersion maximale : 80 m Distance franchissable en surface 6650 miles nautiques à 10 noeuds
Distance franchissable en plongée 105 miles nautiques à 5 noeuds Endurance : 30 jours

Armement :

-Un canon de 100mm modèle 1917 sur affût 1918/24. Ce canon de 45 calibres (longueur du tube : 4.50m) tire des obus de 14.6kg à une distance de 15000 à raison de 6 à 8 coups par minute. Les Requin disposent de 90 obus.

-Une ou deux mitrailleuses antiaériennes de 13.2mm. Cette mitrailleuse à un canon de 76 calibres tirant des cartouches de 122 grammes en bandes chargeurs de 30 coups à une cadence de 700 coups/minute à une portée de 6500m (pratique :2500m) et un plafond pratique de 1500m.

-Dix tubes lance-torpilles de 550mm répartis en 4 tubes d'étrave modèle 1920I, 4 en deux tourelles doubles latérales 1920OD et 2 à l'arrière 1920I avec dix torpilles en position de tir et six en réserve

Equipage : 4 officiers 14 officiers mariniers 36 quartiers maitres et matelots

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Dim 24 Mai 2009, 14:00

C-SOUS MARINS DE GRANDE PATROUILLE CLASSE REDOUTABLE «TYPE 1500 TONNES»

Le sous marin de 1500 tonnes Archimède classe Redoutable

1-Avant-Propos

La France peut être légitiment considerée comme la nation pionnière du sous marin moderne grâce en particulier à un ingénieur de talent : Maxime Laubeuf qui mit en service le Narval en 1900, le 4ème «sous marin» construit en France (même si à l'époque il faudrait plutôt parler de «torpilleur submersible»)

Cette volonté de se dôter de sous marins performants est à mettre au crédit de la Jeune Ecole qui vit dans cette arme novatrice, le moyen idéal de rendre définitivement obsolète le «monstre cuirassé»

C'est ainsi que la France commença la guerre avec 45 sous marins, 28 en construction et 9 en achèvement. 14 sous marins français ont été perdues et les 66 engagés avaient été engagés dans des missions d'attaque du trafic commercial ennemi, barrage et protection mais 18 fonctionnaient encore la vapeur. 50% des sous marins alliés engagés en Méditerranée étaient français 17% en Atlantique et en Manche.

Au cours même du conflit, la marine française planifia la construction de nouveaux sous marins plus modernes, la Royale craignant de perdre son rang elle qui était classée au deuxième rang en 1905 et qui était tombée au cinquième rang en 1914 décida de mettre le paquet sur des sous marins modernes. Le fait que sur les quatre cuirassés français perdus trois ont été torpillés par des sous marins (Suffren Gaulois Danton) n'étaient sûrement pas étranger à cette «soumarinophilie»

2-Genèse et historique

Les premiers projets ont été lancés dès 1916 avec parmi les projets des sous marins de haute mer de 1000 tonnes, le projet «C» qui connut quatre variantes. C'est ainsi que c'est la variante «C4» qui fût choisit les 17 et 28 juin 1920 par le Conseil Supérieur de la Marine. 9 sous marins de la classe Requin furent ainsi construits et mis en service en 1926 et 1927.

Ces navires sans être totalement inaptes présentaient certains défaut concernant par exemple l'exiguité de la baignoire (génante pour la navigation en surface) mais surtout le manque d'endurance par rapport aux sous marins allemands en raison de l'allégement recherché à tout prix. Cela explique pourquoi un modèle amélioré à été mis en chantier, modèle bientôt connu sous le vocable de «1500 tonnes».

Ces sous marins issus des projets M5 (Redoutable et Vengeur) et M6 (les 29 autres) se réveleront être des sous marins relativement réussis. Il faudrait d'ailleurs plutôt parler de submersibles car ces navires comme nombre de sous marins de l'époque se comportaient mieux en surface qu'en immersion, leur endurance était par exemple assez faible en plongée, défaut qui sera corigée sur les Rolland Morillot.

La construction de ces navires est répartie sur les tranches 1924 à 1930 dans les chantiers privés et les arsenaux.

Tranche 1924

-Le Redoutable est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 1er juillet 1925 lancé le 24 février 1928 et admis au service actif le 10 juillet 1931. Il est désarmé en mars 1945

-Le Vengeur est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 11 janvier 1926 lancé le 1er septembre 1928 et admis au service actif le 18 décembre 1931. Il est désarmé en mars 1945

Tranche 1925

-Le Pascal est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 8 juin 1926 lancé le 19 juillet 1928 et admis au service actif le 10 septembre 1931. Il est désarmé en septembre 1945

-Le Pasteur est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 5 juillet 1926 lancé le 19 août 1928 et admis au service actif le 1er septembre 1932. Il est désarmé en septembre 1945

-Le Henri Poincaré est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient le 1er mars 1927 lancé le 10 avril 1929 et admis au service actif le 23 décembre 1931. Il est désarmé en septembre 1945

-Le Poncelet est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient le 3 mars 1927 lancé le 10 avril 1929 et admis au service actif le 1er septembre 1932. Il est désarmé en mars 1946

-L'Archimède est mis sur cale aux Chantiers Navals Français de Caen le 1er août 1927 lancé le 6 septembre 1930 et admis au service actif le 22 décembre 1932. Il est désarmé en mars 1946

-Le Fresnel est mis sur cale aux chantiers navals de Penhoët à St Nazaire le 7 juillet 1927 lancé le 8 juin 1929 et admis au service actif le 22 février 1932. Il est désarmé en septembre 1946

-Le Monge est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer le 15 septembre 1927 lancé le 25 juin 1929 et admis au service actif le 19 juin 1932. Il est désarmé en septembre 1946

Tranche 1926

-L'Achille est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 1er septembre 1928 lancé le 28 mai 1930 et admis au service actif le 29 juin 1933. Il est désarmé en janvier 1947

-L'Ajax est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 1er septembre 1928 lancé le 28 mai 1930 et admis au service actif le 1er février 1934. Il est désarmé en janvier 1947

-L'Actéon est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à St Nazaire le 20 juillet 1927 lancé le 10 avril 1929 et admis au service actif le 18 décembre 1931. Il est désarmé en janvier 1947

-L'Achéron est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à St Nazaire le 24 septembre 1927 lancé le 6 août 1929 et admis au service actif le 22 février 1932. Il est désarmé en septembre 1947

-L'Argo est mis sur cale aux chantiers navals Dubigeon à Nantes le 25 août 1927 lancé le 11 avril 1929 et admis au service actif le 12 février 1933. Il est désarmé en septembre 1947

Tranche 1927

-Le Prométhée est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 2 juillet 1928 lancé le 23 octobre 1930. Le 7 juillet 1932, il coule lors d'une plongée d'essais au large de Cherbourg entrainant dans la mort 62 marins, seul le commandant et six hommes qui se trouvaient sur le ponr survivront à cet accident.

-Le Persée est mis sur cale aux Chantiers Navals Français de Caen le 14 avril 1929 lancé le 22 mai 1931 et admis au service actif le 10 juin 1934. Il est désarmé en juin 1948

-Le Protée est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer le 4 octobre 1928 lancé le 31 juillet 1930 et admis au service actif le 1er novembre 1932. Il est désarmé en juin 1948

-Le Pégase est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à St Nazaire le 29 septembre 1928 lancé le 28 juillet 1930 et admis au service actif le 19 juin 1932. Il est désarmé en juin 1948

-Le Phenix est mis sur cale aux Chantiers Dubigeon à Nantes le 5 novembre 1928 lancé le 12 avril 1930 et admis au service actif le 21 octobre 1932. Le 15 juin 1939, alors qu'il est déployé en Indochine, il coule lors d'exercices au large de Cam Ranh, il n'y aura aucun survivant.

Tranche 1929

-L'Espoir est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 1er août 1929, lancé le 18 juillet 1931 et admis au service actif le 1er février 1934. Il est désarmé en janvier 1949

-Le Glorieux est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 10 février 1930, lancé le 29 novembre 1932 et admis au service actif le 1er juin 1934. Il est désarmé en janvier 1949.

-Le Centaure est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 11 août 1930, lancé le 14 octobre 1932 et admis au service actif le 1er janvier 1935. Il est désarmé en janvier 1949

-Le Héros est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 11 août 1930 lancé le 14 octobre 1932 et admis au service actif le 12 septembre 1934. Il est désarmé en février 1949.

-Le Conquérant est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à St Nazaire le 16 août 1930 lancé le 26 juin 1934 et admis au service actif le 7 septembre 1936. Il est désarmé en février 1949

-Le Tonnant est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée le 10 janvier 1931 lancé le 15 décembre 1934 et admis au service actif le 1er juin 1937. Il est désarmé en février 1949

Tranche 1930

-L'Agosta est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 2 février 1931 lancé le 30 avril 1934 et admis au service actif le 1er février 1937. Il est désarmé en juin 1949

-Le Bévéziers est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 4 janvier 1932 lancé le 14 octobre 1935 et admis au service actif le 4 juin 1937. Il est désarmé en juin 1949

-Le Ouessant est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 30 janvier 1932 lancé le 30 novembre 1936 et admis au service actif le 1er janvier 1939

-Le Sidi Ferruch est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 30 janvier 1932 lancé le 9 juillet 1937 et admis au service actif le 1er janvier 1939

-Le Sfax est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à St Nazaire le 28 juillet 1931 lancé le 6 décembre 1934 et admis au service actif le 7 septembre 1939

-Le Casabianca est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à St Nazaire le 28 juillet 1931 lancé le 2 février 1935 et admis au service actif le 1er janvier 1937.

3-Caractéristiques Techniques

Le Centaure et Le Heros en construction à Brest. Les 4 tubes lance-torpilles arrières sont clairement visibles

Déplacement : surface 1572 tonnes plongée : 2082 tonnes

Dimensions : longueur 92.3m largeur : 8.1m tirant d'eau : 4.4m

Propulsion : deux moteurs diesel Schneider (Pasteur Poncelet Archimède Achille Ajax Argo Prométhée Persée et Centaure) ou Sulzer dévellopant chacun 3 à 4000 ch associés à deux moteurs électriques de 1150 ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale en surface 18.6 noeuds vitesse maximale en plongée : 10 noeuds
Distance Franchissable : 5069 miles nautiques à 10 noeuds en surface 100 miles nautiques à 5 noeuds. Immersion maximale : 80 noeuds

Armement :

-Un canon de 100mm modèle 1925 sur affût SMCA (Sous Marin Contre Avions). Ce canon de 45 calibres tire des obus de 15kg à 15000m en tir surface et antiaérien à raison de 6 coups par minute

-Deux mitrailleuses de 13,2mm Hotchkiss modèle 1929 en un affût double. Cette mitrailleuse à un canon de 76 calibres tirant des cartouches de 122 grammes en bandes chargeurs de 30 coups à une cadence de 700 coups/minute à une portée de 6500m (pratique :2500m) et un plafond pratique de 1500m.

-10 tubes lance-torpilles (2 à l'avant deux tourelles doubles latérales et deux tubes arrière 1924I) les tubes avant et arrière sont de calibre 550mm et les tubes latéraux non rechargeables sont de 400mm. En plus des dix torpilles en position de tir, six torpilles de réserve sont embarquées.

La détection est assuré par un groupement hydrophonique G16 avec 16 microphones.

Equipage : 5 officiers 14 officiers mariniers 45 quartiers maitres et matelots soit 64 hommes

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Lun 25 Mai 2009, 11:46

D-SOUS MARINS DE 2EME CLASSE SIRENE (600 TONNES)

Le sous marin Eurydice à la mer

1-Introduction

La France peut être légitiment considerée comme la nation pionnière du sous marin moderne grâce en particulier à un ingénieur de talent : Maxime Laubeuf qui mit en service le Narval en 1900, le 4ème «sous marin» construit en France (même si à l'époque il faudrait plutôt parler de «torpilleur submersible»)

Cette volonté de se dôter de sous marins performants est à mettre au crédit de la Jeune Ecole qui vit dans cette arme novatrice, le moyen idéal de rendre définitivement obsolète le «monstre cuirassé»

C'est ainsi que la France commença la guerre avec 45 sous marins, 28 en construction et 9 en achèvement. 14 sous marins français ont été perdues et les 66 engagés avaient été engagés dans des missions d'attaque du trafic commercial ennemi, barrage et protection mais 18 fonctionnaient encore la vapeur. 50% des sous marins alliés engagés en Méditerranée étaient français 17% en Atlantique et en Manche.

Au cours même du conflit, la marine française planifia la construction de nouveaux sous marins plus modernes, la Royale craignant de perdre son rang elle qui était classée au deuxième rang en 1905 et qui était tombée au cinquième rang en 1914 décida de mettre le paquet sur des sous marins modernes. Le fait que sur les quatre cuirassés français perdus trois ont été torpillés par des sous marins (Suffren Gaulois Danton) n'étaient sûrement pas étranger à cette «soumarinophilie»

2-Genèse et historique

La première guerre mondiale est une période riche et féconde pour l'arme sous marine française. C'est en effet durant le premier conflit mondial que sont posés les bases du programme d'après guerre qui donnera naissance à des célébrités comme le Casabianca ou le Rubis.

Le choix du sous marin doit autant aux théories de la Jeune Ecole (qui avait au moins vu juste pour cette arme) que par un constat cruel et amer : la France ne peut se dôter d'une marine aussi puissante que la Grande Bretagne sans affaiblir l'armée de terre qui doit surveiller la menace allemande.

Le sous marin comme plus tard l'atome doit pouvoir réduire l'écart entre les marines bien équipées en navires de ligne et la France qui à cause de la Jeune Ecole à connu un retard irratrapable dans ce domaine.

Les réflexions techniques aboutissent rapidement au choix de deux types de sous marins majeurs (les sous marins mouilleurs de mines et les sous marins cannoniers sont un peu à part) : le sous marin de grande patrouille ou de 1ere classe pouvant opérer avec l'escadre et affichant un déplacement d'environ 1000 tonnes et le sous marin côtier ou de 2ème classe pouvant opérer prêt des côtes pour assurer la défense des ports (c'est d'ailleurs sa vocation première).

Si la construction des premiers est assuré par les arsenaux (Brest, Lorient, Toulon et surtout Cherbourg), la construction des 34 «600 tonnes» est assuré par des chantiers privés dans l'espoir d'obtenir le meilleur sous marin possible.
Entre parenthèse, c'est ici que l'on touche l'une des tares française de cette période : vouloir à tout prix le meilleur matériel possible en multipliant les prototypes quitte à empêcher une production en masse.

Le classe Sirène comprend un total de 12 navires construits par trois chantiers : les Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes (quatre navires dont le Sirène) les chantiers Auguste Normand du Havre (quatre navires) et la société Schneider qui construisit également quatre navires : deux à Chalon sur Saone et deux à Bordeaux. Ils ont été financés sur la tranche 1922 du programme naval et au contingent 1923.

Tranche 1922

-L'Ondine est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 8 février 1923 lancé le 8 mai 1925 et admis au service actif le 17 août 1928. il à une très courte carrière puisqu'il est coulé par le vapeur grec AIKATERINI GOULOUDRIS lors d'une croisière d'endurance entre Cherbourg et Bizerte au large de Vigo

-L'Ariane est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 6 août 1923 lancé le 6 août 1925 et admis au service actif le 1er septembre 1929. Il est désarmé en juin 1942

-Le Sirène est mis sur cale aux ACL (Ateliers et Chantiers de la Loire) à Nantes le 28 novembre 1923 lancé le 6 août 1925 et admis au service actif le 12 mars 1927. Il est désarmé en juin 1942

-Le Naïade est mis sur cale aux ACL (Ateliers et Chantiers de la Loire) à Nantes le 23 novembre 1923 lancé le 20 octobre 1925 et admis au service actif le 6 mai 1927. Il est désarmé en juin 1942

-Le Circé est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saone le 15 janvier 1924 lancé le 29 octobre 1925 et admis au service actif le 22 mars 1929. Il est désarmé en décembre 1942

-Le Calypso est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saone le 7 février 1924 lancé le 28 janvier 1926 et admis au service actif le 14 mai 1929. Il est désarmé en décembre 1942

Contingent 1923

-L'Eurydice est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 18 avril 1924 lancé le 31 mai 1927 et admis au service actif le 1er septembre 1929. Il est désarmé en décembre 1942

-Le Danaé est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 18 avril 1924 lancé le 13 septembre 1927 et admis au service actif le 1er novembre 1929. Il est désarmé en juin 1943

-Le Galatée est mis sur cale aux ACL (Ateliers et Chantiers de la Loire) à Nantes le 1er février 1924 lancé le 18 décembre 1925 et admis au service actif le 6 mai 1927. Il est désarmé en juin 1943

-Le Nymphe est mis sur cale aux ACL (Ateliers et Chantiers de la Loire) à Nantes le 1er avril 1924 lancé le 1er avril 1926 et admis au service actif le 8 juin 1927. Il à été désarmé en octobre 1938

-Le Thétis est mis sur cale aux chantiers Schneider de Bordeaux le 1er février 1924 lancé le 1er avril 1926 et admis au service actif le 22 mars 1929. Il est désarmé en juin 1943

-Le Doris est mis sur cale aux chantiers Schneider de Bordeaux le 1er février 1924 lancé le 26 novembre 1927 et admis au service actif le 10 janvier 1930. Il est désarmé en juin 1943

Ces sous marins sont tous basés en Méditerranée au sein de l'Escadre de la Méditerranée et au sein de la Force de Raid :

-A Toulon, nous trouvons la 13ème DSM (Division de Sous Marins) dépendant de la 5ème escadrille de sous marin et composé du Thetis, du Doris, du Circé et du Calypso.

-A Mers El Kebir, nous trouvons la 14ème DSM (Division de Sous Marins) dépendant de la 2ème escadrille de sous marin et composé de l'Eurydice, du Danaé, de l'Ariane et de la Diane d'une autre sous-classe.

-les sous marins Sirène, Naïade et Galatée dépendent eux du préfet de la 3ème région maritime (Premar III) et formeraient avec l'Argonaute, la 19ème DSM en cas de conflit.


1er avril 1926 : lancement du sous marin Thétis à Bordeaux

3-Caracteristiques Techniques

Déplacement : en surface 626 tonnes en plongée 787 tonnes

Dimensions : longueur 65.98m largeur : 4.94m tirant d'eau : 3.82m

Propulsion : deux moteurs diesel type Vickers de 600 ch et deux moteurs électriques de 500ch, le tout entrainant deux hélices.

Performances : vitesse en surface : 14 noeuds vitesse en plongée : 9.50m Immersion maximale de sécurité :80m Endurance : 4000 miles nautiques à 10 noeuds en surface 85 miles nautiques à 5 noeuds en plongée.

Armement :

-un canon de 75mm modèle 1897 modifié 1915 sur un affût contre avions modèle 1925 ne pouvant tirer contre avions. Ce canon tire un obus de 5.9kg à 15000m à raison de 12 coups par minute. Le sous marin dispose de 150 coups dont 30 imméditatement prêt au tir et 120 en soute.

-1 mitrailleuse de 13.2mm antiaérienne. Cette mitrailleuse à un canon de 76 calibres tirant des cartouches de 122 grammes en bandes chargeurs de 30 coups à une cadence de 700 coups/minute à une portée de 6500m (pratique :2500m) et un plafond pratique de 1500m.

-7 tubes lance-torpilles de 550mm avec 8 torpilles. Les torpilles de 550mm sont le modèle 1924V (longueur 6.63m poids : 1490kg dont 310kg d'explosif) d'une portée comprise entre 3000m à 44 noeuds à 7000m à 35 noeuds.

Détection assurée par un groupe de 12 microphones (G12)

Equipage : 3 officiers et 38 quartiers maitres et marins.

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