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 UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Mer 01 Oct 2008, 22:54

Je pense qu'en 1940, le Nieuport Ni-140 aurait fait un joli bombardier en piqué à côté des Wildcat achetés... SI son programme n'avait pas été abandonné peu de temps avant la guerre...
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david
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 02 Oct 2008, 18:42

et petit question pourquoi ne pas prévoir la transformation en pa d'escorte du commandant teste comme il était prévue dans les années d'après guerre, après tout, les pa classe casablanca ne sont pas plus rapide et puis cette transformation aurait peut être rendus inutile le réarmement du béarn?

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 02 Oct 2008, 18:48

Faudrait revoir le plan sur le site du SH... Mais je crois que cela aurait été assez complexe... Le hangar est me semble-t-il très petit....
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 02 Oct 2008, 19:26

J'y ai pensé dans un projet ancien mais je me suis dit qu'entre transformer le Commandant Teste et construire un ou deux Colossus je pense que cette deuxième solution est la meilleure. J'ai même déjà trouver des noms pour qutre navires Dixmude Arromanches Guillaume le Conquerant et Alienor d'Aquitaine

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 02 Oct 2008, 19:56

c'est vrai, il est plus simple de construire des coques selons les normes de collossus que refondre le cdt teste par contre pour les noms, je pense que tu devrais plus piocher dans des noms plus républicains ou moins anglophobe comme guillaume le conquérant cela peut rappeller de mauvais souvenirs aux anglais sachant, si j'ai bien lu, que tu envisages une coopération avec les anglais.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 02 Oct 2008, 20:52

david a écrit:
c'est vrai, il est plus simple de construire des coques selons les normes de collossus que refondre le cdt teste par contre pour les noms, je pense que tu devrais plus piocher dans des noms plus républicains ou moins anglophobe comme guillaume le conquérant cela peut rappeller de mauvais souvenirs aux anglais sachant, si j'ai bien lu, que tu envisages une coopération avec les anglais.

J'avais choisi Guillaume le Conquérant car c'est un personnage commun aux histoires anglaises et français. Beaucoup de navires français portent des noms de rois également. Je ne sais même pas combien de navires je vais construire normalement au moins deux : un pour l'Indochine et un pour remplacer le Béarn

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 02 Oct 2008, 20:58

3° ) CROISEURS LOURDS

A-CROISEURS LOURDS DUQUESNE ET TOURVILLE


1-Introduction

Le mot croiseur provient du mot course. Ce sont en effet les descendant des frégates de la marine à voile, des navires rapides et bien armés chargés de mission de reconnaissance et de mener la guerre de course au trafic commercial ennemi.

Ce n'est pourtant qu'en 1873 que le terme croiseur apparaît officiellement en France qui abandonne cette année là la séparation entre vaisseaux, frégates et corvettes au profit de la classification des bâtiments en fonction de leur mission : combat, défense et attaque des côtes, course et croisière.

Ces derniers avaient pour mission la défense des lignes de communication nationales et l'attaque de celles de l'ennemi. Dans ce domaine, le chemin avait été tracé par les américains qui avaient construit à partir de 1860 de grandes frégates de plus de 4000 tonnes fortement armées. Ces navires allaient montrer leur utilité dans la guerre de Secession qui allait voir le Sud dévelloper ce genre de navire pour tenter d'échapper à la suprématie navale du Nord dont le blocus étranglait la Confédération. L'exemple le plus fameux est la frégate Alabama qui allait impliquer indirectement la France dans la guerre de Secession puisqu'elle fût coulée le 19 juin 1864 au large de Cherbourg par l'USS Kearsarge.

Les croiseurs français restèrent longtemps des navires mixtes puisqu'il combinaient machines à vapeur et voile, probablement pour des raisons de manque de fiabilité des machines. Ces navires devant opérer dans des zones peu ou pas équipées de port capables de les accueillir devaient pouvoir se mouvoir même en cas de panne de machine.

A la fin du 19ème siècle, un nouveau type de croiseur fit son apparition en France, le croiseur cuirassé dont on peut dater la naissance : le 20 juillet 1887, le Conseil des Travaux définissait le projet d'un croiseur de 6700 tonnes disposant d'un pont blindé et d'une cuirasse de 100mm.

Pas moins de 25 croiseurs cuirassés allaient être construits en France entre 1888 et 1910, ces navires se révélèrent assez réussis (en particulier les derniers comme le Waldeck Rousseau et l'Edgard Quinet) mais ils furent engagés dans un conflit qui n'étaient pas fait pour eux. Trop lents pour servir d'éclaireurs, ils n'étaient pas assez puissants pour s'opposer aux nouveau croiseurs de bataille comme le montra le sort funeste des croiseurs cuirassés britanniques à la bataille du Jutland.

La France entre en guerre en 1914 avec une grave carence en matière d'éclaireurs. Le programme de 1912 avait bien prévu la construction de dix éclaireurs d'escadre de 6000 tonnes armés de 8 canons de 140mm et filant à 29 noeuds mais la guerre stoppa toute construction. Il allait falloir atteindre l'après guerre pour que la marine nationale soit enfin équipée de croiseurs dignes de ce nom.

Elle profita cependant des clauses militaires du traité de Versailles pour récupérer quatre ex-croiseurs allemands et un ex-croiseur austro-hongrois et si ces navires servirent peu de temps dans les rangs de la marine (le dernier, le Mulhouse ex-Stratsund fût mis en réserve_désarmé_ en 1931), ils permirent d'affiner les projets français.

Il fallut attendre 1920 pour qu'un projet crédible sois vraiment lancé. Sous l'impulsion de Georges Leygues, la marine française se dota enfin de croiseurs adaptés : des navires rapides et bien armés pour éclairer l'escadre et attaquer les lignes de communication ennemies.
Le programme du 18 avril 1922 donna ainsi naissance aux croiseurs dits de «8000 tonnes» qui entrèrent en service en septembre 1926 (Lamotte Picquet) en février 1927 (Duguay Trouin) et en avril 1927 (Primauguet)

Le traité de Washington signé le 6 février 1922 stoppa la course aux cuirassés menée par les Etats Unis, le Japon et péniblement suivis par la Grande Bretagne. Ce traité limita les cuirassés à 35000 tonnes et des canons de 406mm pour la limite haute et à 10000 tonnes et des canons de 203mm pour la limite basse.

Les différentes marines du monde se dotèrent donc de cuirassés de 10000 tonnes armés de canons de 203mm et la France ne fût pas en reste.

2-Historique

Le Duquesne est mis sur cale à l' Arsenal de Brest le 30 octobre 1924, lancé le 17 décembre 1925 et admis au service actif début 1929.

Le Tourville est mis sur cale à l' Arsenal de Lorient le 14 avril 1925, lancé le 24 août 1926 et admis au service actif début 1929.

Ces navires sont d'abord affectés à l' Escadre de la Méditerranée à Toulon et leur remplacement était prévu par les St Louis. Finalement leur bon état général font qu'ils sont maintenus en service mais affectés à des théâtres d'opération extra-européens.

Ils sont modernisés à l' Arsenal de Lorient entre 1940 et 1942. La propulsion est remise à niveau, l'armement est revu et surtout un système électronique est installé, une version dégradée des cuirassés en service ou en construction.

La DCA est renforcée et pour se faire les installations d'hydraviation sont débarquées et le mat arrière est remplacé par une superstructure supportant la DCA légère

Une fois modernisés, ils rejoignent leur nouvelle base. Le Duquesne devient navire-amiral des Forces Navales d'Afrique Equatoriale Françaises (FNAEF) et basé à Diego-Suarez (Madagascar). Le Tourville quand à lui est affecté aux Forces Navales Françaises d'Extrême Orient (FNFEO) et basé à Tourane où une base navale est implantée fin 1940.

3-Caractéristiques Techniques

(A la construction)

Déplacement : Standard 10000 tonnes Pleine Charge : inconnue

Dimensions : Longueur : 191m Largeur : 19m Tirant d'eau : 7m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Rateau-Bretagne alimentées par 9 chaudières Guyot timbrés à 20kg par cm² développant une puissance totale de 131800ch et actionnant quatre hélices

Performances : Vitesse maximale : 33.7 noeuds Distance Franchissable :3000 miles à 25 noeuds

Protection : inconnue


Armement

-8 canons de 203mm modèle 1924 en 4 tourelles doubles (deux en chasse deux en retraite). Ce canon de 50 calibre tire un obus 134kg à 30000m à raison de cinq coups par minute.

-8 canons de 75mm modèle 1922 en affûts simples. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 6kilos à 15000m avec un plafond de 7500m à raison de 12 coups par minutes.

-8 canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 0.725kg à 9500m avec un plafond de 5000m à raison de 20 coups par minute


-6 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-forme triples.
Les torpilles 1923D affiche les dimensions suivantes : 8.60m de long, un poids de 2100kg et les performances suivantes : vitesse comprise entre 29 et 35 noeuds pour une portée de 15 à 20000m.

Aviation

Une catapulte et deux hydravions

Equipage

600 hommes

(Après refonte)

Déplacement : Standard 10000 tonnes Pleine Charge : 14000 tonnes

Dimensions : Longueur : 191m Largeur : 19m Tirant d'eau : 7m
Propulsion : 4 turbines à engrenages Rateau-Bretagne alimentées par 9 chaudières Guyot timbrées à 20kg par cm² développant une puissance totale de 131800ch et actionnant quatre hélices

Performances : Vitesse maximale : 32 noeuds Distance Franchissable :3000 miles à 23 noeuds

Protection : inconnue

Electronique : Un radar de veille et de navigation. Un radar de conduite de tir pour l'artillerie principale. Un radar de conduite de tir pour l'artillerie secondaire et un radar de conduite de tir pour l'artillerie antiaérienne.


Armement

-8 canons de 203mm modèle 1924-36 en 4 tourelles doubles (deux en chasse deux en retraite). Ce canon de 50 calibre tire un obus 134kg à 30000m à raison de cinq coups par minute. Après les diverses modifications apportés à l'armement, le canon de 203mm modèle 1924 devient le canon de 203mm modèle 1924-36 (modèle 1924 modifié 1936)

-8 canons de 90mm modèle 1926 en 8 affûts simples (quatre à l'avant de part et d'autre du château et quatre à l'arrière de part et d'autre la superstructure pour Dca légère). Ce canon de 50 calibres tire un obus de 9.5 kg à 15440m avec un plafond de 10600m à raison de 14 coups par minute.

-12 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ils sont répartis en six affûts doubles à l'arrière.

-8 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces quatre affûts doubles sont installés à l'arrière sur la plate-forme.

-6 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-forme triples. La torpille 23DT est remplacé par une torpille modèle 35. De même calibre que le modèle 1923, elle est cependant plus rapide (45 noeuds) et une plus longue portée puisqu'elle peut atteindre une cible à 24000 à 25 noeuds et 13000m à 45 noeuds.
Equipage

670 hommes

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 02 Oct 2008, 21:05

B-CROISEURS LOURDS CLASSE SUFFREN

Le croiseur lourd Colbert second de la classe Suffren

1°) Prémices

Si il y à bien une catégorie de navires à l'évolution particulièrement rapide c'est bien le croiseur. Grand navire à voile jusqu'au milieu du 19ème siècle, il devient un navire entièrement cuirassé dès la fin de ce siècle.

Cela passe d'abord par la construction de croiseurs cuirassés dont la France sera une fervente adepte avec la construction de 25 exemplaires. Le premier baptisé Dupuy de Lôme entre en service en 1895 et le dernier baptisé Waldeck Rousseau entra en service en 1910.


Ces navires n'étaient pas aussi mauvais qu'on l'à dit mais le sort de l'Inflexible à la bataille du Jutland montra clairement que les croiseurs cuirassés étaient utilisés dans un conflit qui n'était pas fait pour eux : trop gros et trop lents pour servir d'éclaireurs, ils étaient trop petits pour servir sur la ligne de bataille et affronter leurs descendants : les croiseurs de bataille puis les cuirassés rapides.

La France entre en guerre en 1914 avec une grave carence en matière d'éclaireurs. Le programme de 1912 avait bien prévu la construction de dix éclaireurs d'escadre de 6000 tonnes armés de 8 canons de 140mm et filant à 29 noeuds mais la guerre stoppa toute construction. Il allait falloir atteindre l'après guerre pour que la marine nationale soit enfin équipée de croiseurs dignes de ce nom.

Elle profita cependant des clauses militaires du traité de Versailles pour récupérer quatre ex-croiseurs allemands et un ex-croiseur austro-hongrois et si ces navires servirent peu de temps dans les rangs de la marine (le dernier, le Mulhouse ex-Stratsund fût mis en réserve_désarmé_ en 1931), ils permirent d'affiner les projets français.

Il fallut attendre 1920 pour qu'un projet crédible sois vraiment lancé. Sous l'impulsion de Georges Leygues, la marine française se dota enfin de croiseurs adaptés : des navires rapides et bien armés pour éclairer l'escadre et attaquer les lignes de communication ennemies.

Le programme du 18 avril 1922 donna ainsi naissance aux croiseurs dits de «8000 tonnes» qui entrèrent en service en septembre 1926 (Lamotte Picquet) en février 1927 (Duguay Trouin) et en avril 1927 (Primauguet)


Le traité de Washington signé le 6 février 1922 stoppa la course aux cuirassés menée par les Etats Unis, le Japon et péniblement suivis par la Grande Bretagne. Ce traité limita les cuirassés à 35000 tonnes et des canons de 406mm pour la limite haute et à 10000 tonnes et des canons de 203mm pour la limite basse.

Les différentes marines du monde se dotèrent donc de cuirassés de 10000 tonnes armés de canons de 203mm et la France ne fût pas en reste. Elle construisit d'abord les deux Duquesne rapides mais sans réelle protection à part un compartimentage serré avant de passer à quatre navires d'une nouvelle classe, la classe Suffren.

2°) Historique

-Le Suffren est mis sur cale à l'Arsenal de Brest en mai 1925, lancé en mai 1927 et admis au service actif en 1930. Il est affecté à Toulon et à la déclaration de guerre, il appartient à la 1ère DC (Division de Croiseurs) en compagnie de son sister-ship le Colbert.

-Le Colbert est mis sur cale à l'Arsenal de Brest en juin 1926, lancé en avril 1928 et admis au service actif en 1931. Il est affecté à Toulon et à la déclaration de guerre, il appartient à la 1ère DC (Division de Croiseurs) en compagnie de son sister-ship le Suffren.

-Le Foch est mis sur cale à l'Arsenal de Brest en juin 1927, lancé en avril 1929 et admis au service actif en 1932. Il est d'abord affecté à Toulon en compagnie des autres 10000 tonnes avant de former à Brest la 3ème DC (Division de Croiseurs) avec son sister-ship le Dupleix.

-Le Dupleix est mis sur cale à l'Arsenal de Brest en juillet 1928, lancé en octobre 1930 et admis au service actif en 1932. Il est d'abord affecté à Toulon en compagnie des autres 10000 tonnes avant de former à Brest la 3ème DC (Division de Croiseurs) avec son sister-ship le Foch.

Ces navires par rapport au duo Duquesne/Tourville dispose d'une protection réelle (ceinture de 60mm pont blindé de 25mm) de trois lignes d'arbres au lieu de quatre et d'une chaufferie mixte.
Ils sont modernisés à Toulon et à Lorient entre 1942 et 1945. Ces modernisation à vu la révision de leur propulsion, le renforcement de la protection des soutes à mazout et munitions, le débarquement des installations aviation, l'installation d'un système électronique (radars) la modernisation et le renforcement de l'armement.

3°) Caractéristiques Techniques

(A la construction)

Dimensions : Longueur 194m Largeur : 19m Tirant d'Eau : 6.35m

Déplacement : standard 10000 tonnes pleine charge : 12780 tonnes

Propulsion : 3 turbines Rateau-Bretagne alimentées par 9 chaudières Guyot timbrées développant une puissance maximale de 90000 ch et actionnant trois hélices

Performances : Vitesse : 31 noeuds Distance Franchissable : 4500 miles à 15 noeuds

Protection : ceinture de 60mm pont blindé de 25mm tourelles 30mm

Armement

-8 canons de 203mm modèle 1924 en 4 tourelles doubles (deux en chasse deux en retraite). Ce canon de 50 calibre tire un obus 134kg à 30000m à raison de cinq coups par minute.

Le Suffren dispose de l'artillerie secondaire suivante :

-8 canons de 75mm modèle 1922 en affûts simples. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 6kilos à 15000m avec un plafond de 7500m à raison de 12 coups par minutes.

Ses trois sister-ship disposent de

-8 canons de 90mm modèle 1926. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 9.5 kg à 15440m avec un plafond de 10600m à raison de 14 coups par minute. Sur le Colbert et le Foch, il est monté en affûts simples tandis que sur le Dupleix il est monté en deux affûts doubles et devient le canons de 90mm modèle 1926-30.

-8 canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 0.725kg à 9500m avec un plafond de 5000m à raison de 20 coups par minute

-12 mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en trois affûts quadruples. (Contre Avions Quadruples CAQ). La mitrailleuse à refroidissement par air à un canon de 76 calibres tirant des cartouches de 122 grammes en bandes chargeurs de 30 coups à une cadence de 700 coups/minute à une portée de 6500m (pratique :2500m) et un plafond pratique de 1500m.

-6 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-forme triples.
Les torpilles 1923D affiche les dimensions suivantes : 8.60m de long, un poids de 2100kg et les performances suivantes : vitesse comprise entre 29 et 35 noeuds pour une portée de 15 à 20000m.

Aviation :

Suffren : une catapulte et deux hydravions Gordou Lesseure GL812Hy puis Loire 130

Colbert Foch et Dupleix : deux catapultes et deux hydravions Gordou Lesseure GL812Hy puis Loire 130

Equipage : 773 hommes

(Après refonte)

Dimensions : Longueur 194m Largeur : 19m Tirant d'Eau : 6.35m

Déplacement : standard 12000 tonnes pleine charge : 14900 tonnes

Propulsion : 3 turbines Rateau-Bretagne alimentées par 9 chaudières Guyot timbrées développant une puissance maximale de 90000 ch et actionant trois hélices

Performances : Vitesse : 31 noeuds Distance Franchissable : 4500 miles à 15 noeuds

Protection : ceinture de 60mm pont blindé de 25mm tourelles 30mm

Electronique : Un radar de veille et de navigation. Un radar de conduite de tir pour l'artillerie principale. Un radar de conduite de tir pour l'artillerie secondaire et un radar de conduite de tir pour l'artillerie antiaérienne.

Armement

-8 canons de 203mm modèle 1924 en 4 tourelles doubles (deux en chasse deux en retraite). Ce canon de 50 calibre tire un obus 134kg à 30000m à raison de cinq coups par minute. Cet armement reste inchangé mais il est entièrement revisé et certaines fragilités sont supprimés, un début d'automatisation est intégré ce qui permet au cours des tests de porter la cadence de tir à 8 coups par minute. Après les diverses modifications apportés à l'armement, le canon de 203mm modèle 1924 devient le canon de 203mm modèle 1924-36 (modèle 1924 modifié 1936)

-12 canons de 90mm modèle 1926. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 9.5 kg à 15440m avec un plafond de 10600m à raison de 14 coups par minute. Le débarquement des installations d'hydraviation permet d'augmenter l'armement secondaire qui passe donc pour tous à 12 canons de 90mm en six affûts doubles (2 avant et 4 arrière répartis également à tribord et à bâbord)

-12 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ils sont répartis en six affûts doubles à l'arrière.

-8 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces quatre affûts doubles sont installés à l'arrière sur la plate-forme.

-6 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-forme triples. La torpille 23DT est remplacé par une torpille modèle 35. De même calibre que le modèle 1923, elle est cependant plus rapide (45 noeuds) et une plus longue portée puisqu'elle peut atteindre une cible à 24000 à 25 noeuds et 13000m à 45 noeuds.

Equipage : 795 hommes

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 02 Oct 2008, 21:08

C-CROISEUR LOURD ALGERIE


1°)Introduction

Si il y à bien une catégorie de navires à l'évolution particulièrement rapide c'est bien le croiseur. Grand navire à voile jusqu'au milieu du 19ème siècle, il devient un navire entièrement cuirassé dès la fin de ce siècle.

Cela passe d'abord par la construction de croiseurs cuirassés dont la France sera une fervente adepte avec la construction de 25 exemplaires. Le premier baptisé Dupuy de Lôme entre en service en 1895 et le dernier baptisé Waldeck Rousseau entra en service en 1910. Ces navires n'étaient pas aussi mauvais qu'on l'à dit mais le sort de l'Inflexible à la bataille du Jutland montra clairement que les croiseurs cuirassés étaient utilisés dans un conflit qui n'était pas fait pour eux : trop gros et trop lents pour servir d'éclaireurs, ils étaient trop petits pour servir sur la ligne de bataille et affronter leurs descendants : les croiseurs de bataille puis les cuirassés rapides.

La France entre en guerre en 1914 avec une grave carence en matière d'éclaireurs. Le programme de 1912 avait bien prévu la construction de dix éclaireurs d'escadre de 6000 tonnes armés de 8 canons de 140mm et filant à 29 noeuds mais la guerre stoppa toute construction. Il allait falloir atteindre l'après guerre pour que la marine nationale soit enfin équipée de croiseurs dignes de ce nom.

Elle profita cependant des clauses militaires du traité de Versailles pour récupérer quatre ex-croiseurs allemands et un ex-croiseur austro-hongrois et si ces navires servirent peu de temps dans les rangs de la marine (le dernier, le Mulhouse ex-Stratsund fût mis en réserve_désarmé_ en 1931), ils permirent d'affiner les projets français.

Il fallut attendre 1920 pour qu'un projet crédible sois vraiment lancé. Sous l'impulsion de Georges Leygues, la marine française se dota enfin de croiseurs adaptés : des navires rapides et bien armés pour éclairer l'escadre et attaquer les lignes de communication ennemies.
Le programme du 18 avril 1922 donna ainsi naissance aux croiseurs dits de «8000 tonnes» qui entrèrent en service en septembre 1926 (Lamotte Picquet) en février 1927 (Duguay Trouin) et en avril 1927 (Primauguet)

Le traité de Washington signé le 6 février 1922 stoppa la course aux cuirassés menée par les Etats Unis, le Japon et péniblement suivis par la Grande Bretagne. Ce traité limita les cuirassés à 35000 tonnes et des canons de 406mm pour la limite haute et à 10000 tonnes et des canons de 203mm pour la limite basse.

Les différentes marines du monde se dotèrent donc de cuirassés de 10000 tonnes armés de canons de 203mm et la France ne fût pas en reste. Elle construisit d'abord les deux Duquesne rapides mais sans réelle protection à part un compartimentage serré avant de passer à quatre navires d'une nouvelle classe, la classe Suffren.

A la suite de ces derniers, une nouvelle étude baptisée C4 est lancé et cette étude va aboutir à l'Algérie qui plus qu'un croiseur lourd peut être considéré comme un vrai croiseur protégé ou cuirassé.

2°) Historique

-L'Algérie est mis sur cale à l'Arsenal de Brest sur la calle du Point du Jour le 19 mars 1931. Il est lancé le 21 mai 1932 et admis au service actif le 19 octobre 1934 peu après son arrivée à Toulon. Il devient navire amiral de l' Escadre de la Méditerranée et le reste jusqu'à la guerre malgré la présence dans le grand port varois de trois grands cuirassés (Richelieu Clemenceau et Normandie).

Il est modernisé à l'Arsenal de Sidi-Abdallah (Bizerte) entre 1941 et 1943 : sa propulsion est revue, son armement principal est modifié, certaines fragilités sont supprimés, un début d'automatisation est intégré ce qui permet au cours des tests de porter la cadence de tir à 8 coups par minute.
Ses installations d'aviation sont débarquées pour renforcer la DCA légère sans compter l'installation d'un système radar performant qui élimine le besoin d'un vecteur déporté pour le repérage des cibles et la conduite de tir.

3°) Caractéristiques Techniques

(A la construction)

Déplacement : standard 10000 tonnes pleine charge : 13641 tonnes

Dimensions : longueur : 186.20m largeur : 20m tirant d'eau : 6.15m

Propulsion : 4 turbines Rateau-Bretagne alimentées par 6 chaudières Indret dévellopant 84000 ch et entrainant quatre hélices tripales.

Performances : Vitesse maximale : 31 noeuds Distance Franchissable : 8700 miles nautiques à 15 noeuds.

Protection : Ceinture de 120mm cloisons longitudinales 40mm cloisons tranversales 70mm
pont principal :80mm tourelles 95mm pour la face 70mm pour le toit et les côtés Tour 70 à 95mm

Armement :

-8 canons de 203mm modèle 1924 en 4 tourelles doubles (deux en chasse deux en retraite). Ce canon de 50 calibre tire un obus 134kg à 30000m à raison de cinq coups par minute.

-12 canons de 100mm modèle 1930 en six affûts doubles modèle 1931. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 15 kilos à 15800m avec un plafond de 10000m à raison de 10 coups par minute.
-4 canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 0.725kg à 9500m avec un plafond de 5000m à raison de 20 coups par minute

-16 mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en trois affûts quadruples. (Contre Avions Quadruples CAQ). La mitrailleuse à refroidissement par air à un canon de 76 calibres tirant des cartouches de 122 grammes en bandes chargeurs de 30 coups à une cadence de 700 coups/minute à une portée de 6500m (pratique :2500m) et un plafond pratique de 1500m.

-6 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes triples orientales.
Les torpilles 1923D affiche les dimensions suivantes : 8.60m de long, un poids de 2100kg et les performances suivantes : vitesse comprise entre 29 et 35 noeuds pour une portée de 15 à 20000m.

Aviation

Une catapulte orientable à air comprimé et deux hydravions Gourdou Lesseure GL812hy puis Loire 130

Equipage : 746 hommes

(Après refonte)

Déplacement : standard 10000 tonnes pleine charge : 14341 tonnes

Dimensions : longueur : 186.20m largeur : 20m tirant d'eau : 6.15m

Propulsion : 4 turbines Rateau-Bretagne alimentées par 6 chaudières Indret dévellopant 86000 ch et entrainant quatre hélices tripales.

Performances : Vitesse maximale : 31 noeuds Distance Franchissable : 8700 miles nautiques à 15 noeuds.

Protection : Ceinture de 120mm cloisons longitudinales 40mm cloisons tranversales 70mm
pont principal :80mm tourelles 95mm pour la face 70mm pour le toit et les côtés Tour 70 à 95mm

Electronique : Un radar de veille et de navigation. Un radar de conduite de tir pour l'artillerie principale. Un radar de conduite de tir pour l'artillerie secondaire et un radar de conduite de tir pour l'artillerie antiaérienne.

Armement :

-8 canons de 203mm modèle 1924 en 4 tourelles doubles (deux en chasse deux en retraite). Ce canon de 50 calibre tire un obus 134kg à 30000m à raison de cinq coups par minute. certaines fragilités sont supprimés, un début d'automatisation est intégré ce qui permet au cours des tests de porter la cadence de tir à 8 coups par minute.

Après les diverses modifications apportés à l'armement, le canon de 203mm modèle 1924 devient le canon de 203mm modèle 1924-36 (modèle 1924 modifié 1936)

-12 canons de 100mm modèle 1930 en six affûts doubles modèle 1931. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 15 kilos à 15800m avec un plafond de 10000m à raison de 10 coups par minute.

-16 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ces 16 canons sont regroupés sur la plage arrière, juste au dessus de la tourelle n°3 de 203mm en quatre affûts quadruples.

-12 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces douze canons sont regroupés en six affûts doubles installés sur la tour (deux affûts) et à l'arrière (quatre affûts en compagnie des 37mm)

-6 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes triples orientales.
La torpille 23DT est remplacé par une torpille modèle 35. De même calibre que le modèle 1923, elle est cependant plus rapide (45 noeuds) et une plus longue portée puisqu'elle peut atteindre une cible à 24000 à 25 noeuds et 13000m à 45 noeuds.

Equipage : 768 hommes

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 02 Oct 2008, 21:13

D-CROISEURS LOURDS CLASSE SAINT LOUIS


1°) Introduction

A l'issu du premier conflit mondial, la marine française n'était pas à son meilleur niveau. La plus grande partie de la flotte était agée et surtout peu adaptée à la guerre navale moderne avec des cuirassés déjà depassés alors qu'ils venaient de rentrer en service et surtout un manque criant de torpilleurs et de croiseurs.

Ce dernier secteur n'était composé en France que de croiseurs cuirassés, des navires périmés qui n'avaient plus leur place, ils étaient trop gros et trop lents pour servir d'éclaireurs mais trop petits pour se mesurer aux croiseurs de bataille.

Il fallut attendre 1922 pour que la France relance la construction d'une flotte moderne en veillant en particulier à combler son déficit en matière d'unités légères comme les croiseurs. Elle se dota ainsi d'abord de trois croiseurs de 8000 tonnes (Lamotte Picquet Duguay Trouin et Primauguet) avant de suivre la mode du croiseur lourd construisant successivement le Duquesne le Tourville le Suffren le Colbert, le Foch, le Dupleix et l'Algérie qui se différenciait des précédents par son pont ras (flush-deck) et surtout une protection bien plus importante qui en faisait un quasi croiseur cuirassé.

Après une période d'incertitudes lié à des questionements sur la viabilité d'un tel croiseur (capable de batte un croiseur léger mais bien en peine face aux nouveaux cuirassés rapides qui s'annonçaient en France, en Italie, en Allemagne, Grande Bretagne Japon et Etats Unis), la France repris la construction de tels croiseurs avec la classe St Louis

2°) Genèse et historique

En 1936 au moment de la reprise des études de croiseurs lourds (projet C5), les Tourville et Duquesne allaient atteindre les dix années de service et la question de leur remplacement allait se poser à moyen terme vers 1943.

Le projet C5 béneficia de circonstances favorables puisque les clauses des traités allaient être abandonnés ce qui alléga la charge des architectes qui purent definir un navire rapide, bien armé et très bien protégé.

A l'origine il était prévu trois navires pour remplacer les Tourville et Duquesne et constituer une division homogène avec l'Algérie.

Finalement, les Tourville et Duquesne furent maintenus en service et la classe Saint Louis allait compter non pas trois mais six navires.

Leur construction fût répartis entre trois chantiers : les Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) les Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque et l'Arsenal de Lorient. Les deux chantiers et l' arsenal avaient fait un gros effort d'outillage pour augmenter leur capacité de production, anticipant ainsi le réarmement qui devenait la seule voie crédible pour la marine française.

-Le Saint Louis est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient en septembre 1941, lancé en janvier 1943 et admis au service actif en janvier 1944. Il est affecté à la Force de Raid et basé à Mers El Kebir activant au passage la 5ème Division de Croiseurs (5ème DC)

-Le Henri IV est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque en novembre 1941, lancé en mars 1943 et admis au service actif en mars 1944. Il est affecté à la Force de Raid et basé à Mers El Kebir au sein de la 5ème Division de Croiseurs(5ème DC)

-Le Charlemagne est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) au Havre en décembre 1941, lancé en mai 1943 et admis au service actif en juin 1944. Il est affecté à la Force de Raid et basé à Mers El Kebir au sein de la 5ème Division de Croiseurs(5ème DC)

-Le Brennus est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient en mars 1944, lancé en mai 1945 et admis au service actif en juin 1946. Il est affecté à l'Escadre de la Méditerranée et basé à Toulon, activant par la même occasion la 7ème Division de Croiseurs (7ème DC)

-Le Charles Martel est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) au Havre en mai 1944, lancé en juillet 1945 et admis au service actif en septembre 1946. Il est affecté à l'Escadre de la Méditerranée et basé à Toulon au sein de la 7ème Division de Croiseurs (7ème DC)

-Le Vercingetorix est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque en septembre 1944, lancé en octobre 1945 et admis au service actif en décembre 1946. Il est affecté à l'Escadre de la Méditerranée et basé à Toulon au sein de la 7ème Division de Croiseurs (7ème DC)

3°) Caractéristiques Techniques

Les St Louis reprenait la ligne de l'Algérie à savoir un pont ras avec des superstructures ramassées et une imposante cheminée qui dégageait totalement l'arrière pour renforcer la DCA

Les St Louis furent les premiers navires de guerre français entièrement soudés ce qui permis un gain de poids considérable. Dans une étude ultérieure, un expert américain estima qui si les St Louis d'un déplacement standard de 15500 tonnes avaient du être construits par rivetage, leur déplacement aurait atteint les 21000 tonnes !

Ces croiseurs lourds sont également les premiers croiseurs français à ne pas avoir d'installations d'hydraviation. La marine française souhaite en effet renforcer la DCA et surtout estime que lors de leurs mise en service à partir de 1944, les radars seront au point.

Enfin, les St Louis abandonnent la tourelle double et le canon de 203mm modèle 1924 pour la tourelle triple et le canon de 203mm modèle 1937 à chargement semi-automatique.

On envisagea de remplacer le modèle 1924 par le modèle 1937 sur tous les croiseurs lourds mais en raison d'un manque de moyens financiers et de problèmes techniques, ce projet fût abandonné au profit d'une remise à niveau du modèle 1924 qui devint le modèle 1924-36 (modèle 1924 modifié 36).

Déplacement : standard 15500 tonnes Pleine Charge : 18760 tonnes

Dimensions : longueur : 202m largeur : 20m Tirant d'eau : 5.80m

Propulsion : 4 turbines Parson alimentées par 6 chaudières Indret dévellopant une puissance totale de 130000 ch et actionnant 4 hélices
Performances : Vitesse maximale : 34 noeuds Distance Franchissable : 9800 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : Ceinture 185mm Pont supérieur 85mm Pont inférieur 50mm Tour 90mm
Blockaus 215mm Tourelles : 95mm pour la face 70mm pour le toit et les côtés

Electronique : un radar de veille aérienne lointaine, un radar de veille surface, deux radars pour la conduite de tir de l'artillerie principale, deux radars de conduite de tir pour l'artillerie secondaire
différents systèmes de transmission

Armement :

-9 canons de 203mm modèle 1937 en trois tourelles triples (deux avant une arrière). Ce nouveau canon d'une longueur de 55 calibres tire des obus de 152kg à 27840m (le St Louis à cependant touché au cours de ses essais de tir une cible à 30000m) à raison de 10 coups par minute grâce à un chargement semi-automatique. Au déclenchement de la guerre, un modèle 1947 automatique et à capacité antiaérienne était à l'étude mais sur le point d'être abandonné en raison de problèmes techniques insurmontables avec les techniques de l'époque.

-16 canons de 100mm modèle 1930 en huit affûts doubles modèle 1931. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 15 kilos à 15800m avec un plafond de 10000m à raison de 10 coups par minute. Ces huits affûts sont installés en deux groupes de quatre : un groupe avant de part et d'autre du château avec deux affûts tribord et deux affûts babord et un groupe arrière avec deux tourelles juste en arrière de la cheminée et deux de part et d'autre de la plate-forme de DCA légère.

-16 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ces 16 canons sont regroupés sur la plage arrière, juste au dessus de la tourelle n°3 de 203mm en quatre affûts quadruples.

-12 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces douze canons sont regroupés en six affûts doubles installés sur la tour (deux affûts) et à l'arrière (quatre affûts en compagnie des 37mm)

-8 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-forme quadruples. La torpille 23DT est remplacé par une torpille modèle 35. De même calibre que le modèle 1923, elle est cependant plus rapide (45 noeuds) et une plus longue portée puisqu'elle peut atteindre une cible à 24000 à 25 noeuds et 13000m à 45 noeuds.

Equipage

780 hommes

A SUIVRE

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 09 Oct 2008, 19:37

4°) CROISEURS LEGERS

A-CROISEURS LEGERS CLASSE DUGUAY TROUIN


1-Introduction

Au temps de la marine à voile, il y avait les lourds galions chargé de canons qui se canonnaient en ligne et à distance et les frégates. Ces dernières étaient de véritables francs-tireurs, elles patrouillaient loin devant les escadres et s'attaquaient aux lignes de communication ennemies.

Les frégates à voile une fois disparues se sont réincarnés dans les croiseurs dont le terme est apparu dans la marine française au début des années 1870. Ils reprirent les missions des frégates à savoir la reconnaissance et l'attaque des lignes de communication ennemies.

En France ces navires se sont progressivement alourdis jusqu'à devenir des croiseurs cuirassés. Ce type de navire qui fût également construit à l'étranger semblait un navire idéal pour accompagner les cuirassés : ils pouvaient suivre les pré-dreadnought, pouvaient attaquer les unités légères mais pouvaient également patrouiller en outre-mer.

Malheureusement pour ces croiseurs-cuirassés, l'apparition du dreadnought puis du croiseur de bataille périma ce concept. Ils étaient trop lents pour servir d'éclaireur et pas assez puissants pour affronter les croiseurs de bataille. La France possédait en 1914 22 croiseurs cuirassés sur les 25 construits mais aucun croiseur léger pour l'éclairage et l'attaque des lignes de communication ennemies.

Elle employa ses croiseurs cuirassés pour un rôle qui n'était pas le leur. Elle avait pourtant prévu la construction de croiseurs légers et rapides et ce dès le 17 mai 1909. C'est ainsi que jusqu'en 1914 de nombreux projets seront examinés depuis le gros éclaireur d'escadre de 4200 tonnes jusqu'au croiseur de 6000m, une coque allant de 138 à 145m de long, de 13.80 à 15.20m et une vitesse de 25 à 30 noeuds avec un armement à base de canons de 138mm.

Le projet définitif est approuvé le 10 juin 1914 par le Comité technique et approuvé par le ministre six jours plus tard. Trois navires sont prévus, deux seront commandés à des chantiers privés et le troisième à l' Arsenal de Toulon. Ce dernier navire déjà baptisé Lamotte-Picquet aurait déplacé 4500 tonnes, mesuré 138m de long 13.80m de large et 4.80m de tirant d'eau, une vitesse de 29 noeuds, un rayon d'action de 3300 miles à 16 noeuds et un armement composé de 8 canons de 138mm modèle 1910 (deux à l'avant deux à tribord deux à bâbord et deux à l'arrière) deux canons de 47mm pour saluts et quatre tubes lance-torpilles de 450mm et un équipage de 17 officiers et 340 hommes.
La mise sur cale du Lamotte-Picquet était prévue en novembre 1914 mais elle n'eut bien sur pas lieu en raison du déclenchement de la première guerre mondiale. La France va donc devoir attendre les années vingt pour posséder des croiseurs modernes.

2-Historique

Le projet français de croiseur léger fût également influencé par le transfert de croiseurs allemands et autrichiens. Le 26 novembre 1919, la France fût autorisé par le conseil interallié de choisir cinq croiseurs et 10 torpilleurs. La marine nationale remis en service les croiseurs légers allemands Köningsberg rebaptisé Metz (8 canons de 150mm sous masque) le Regensburg rebaptisé Strasbourg (10 canons de 105mm et deux de 88mm) le Stralsund rebaptisé Mulhouse (12 canons de 105mm) le Kolberg rebaptisé Colmar (12 canons de 105mm) et le croiseur léger austro-hongrois Novarra rebaptisé Thionville (9 canons de 100mm).
En 1922, le programme naval prévoit la construction de trois croiseurs éclaireurs, les futurs croiseurs de 8000 tonnes.

-Le Duguay Trouin est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 4 août 1922, lancé le 14 août 1923 et admis au service actif le 15 février 1927. Il est d'abord basé à Brest puis rapidement à Toulon avec ses deux sister-ships. Avec la mise en service des croiseurs de type De Grasse, il est affecté à un théâtre d'opération moins exposé que l'Europe à savoir les Forces Navales d'Afrique Equatoriale Françaises (FNAEF) et basé à Diego Suarez (Madagascar).

-Le Lamotte-Picquet est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient le 17 janvier 1923, lancé le 21 mars 1924 et admis au service actif le 1er septembre 1926. Il est d'abord basé à Brest puis rapidement à Toulon avec ses deux sister-ships. Avec la mise en service des croiseurs de type De Grasse, il est affecté à un théâtre d'opération moins exposé que l'Europe à savoir les Forces Navales Françaises aux Antilles (FNFA) comme navire amiral et basé à Fort de France.

-Le Primauguet est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 16 août 1923, lancé le 21 mai 1924 et admis au service actif en avril 1927. Il est d'abord basé à Brest puis rapidement à Toulon avec ses deux sister-ships. Avec la mise en service des croiseurs de type De Grasse, il est affecté à un théâtre d'opération moins exposé que l'Europe à savoir les Forces Navales Françaises d'Extrême Orient (FNFEO) et basé à Tourane.

Ces navires avant ces déploiements exotiques sont modifiés à l'Arsenal de Toulon entre 1941 et 1944. Les travaux consistent en une revision complète de la propulsion et de l'armement principal, l'installation de systèmes électroniques, le débarquement des installations d' hydraviation et le renforcement de l'armement.

3-Caractéristiques Techniques

(A la construction)

Déplacement standard : 8760 tonnes à pleine charge 9655 tonnes

Dimensions : Longueur : 181m largeur : 17.20m Tirant d'Eau : 5.86m

Propulsion : 4 groupes de turbines Parson alimentées par 8 chaudières Guyot du Temple développant une puissance totale de 102000 ch et actionnant quatre hélices quadripales

Vitesse maximale : 34 noeuds Distance Franchissable : 3600 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : Pont principal 10mm premier pont 20mm Tourelles 30mm Blockhaus 30mm

Armement

-8 canons de 155mm modèle 1921 en quatre tourelles doubles. Ce canon de 50 calibres tire des obus 56kg à 26100m à raison de 3 coups par minute.

-4 canons de 75mm modèle 1922 en quatre affûts simples. Ce canon de 50 calibres tir des obus de 6 kilos à 15000m avec un plafond de 7500m à raison de 12 coups par minute

-12 mitrailleuses Hotchkiss de 8mm répartis en six affûts doubles. Ces mitrailleuses ont une portée maximale de 2400m. Elles seront ensuite remplacées par un nombre équivalent de mitrailleuses de 13.2mm.
La mitrailleuse Hotchkiss modèle 1929 à refroidissement par air à un canon de 76 calibres tirant des cartouches de 122 grammes en bandes chargeurs de 30 coups à une cadence de 700 coups/minute à une portée de 6500m (pratique :2500m) et un plafond pratique de 1500m.

-12 tubes lance-torpilles de 550mm en quatre plate-formes triples avec un stock de 24 torpilles. La torpille standard est la 23DT qui porte à 9000m à 39 noeuds et 13000m à 35 noeuds.

-15 grenades ASM de 35kg

Aviation :

Catapulte à air comprimé Penhoet pouvant lancer des avions de 1600kg. Elle est testé sur le Primauguet pour essais de 1927 à 1929 avant d'être installée sur les deux autres navires de la classe en mars-avril 1929.

Les tests sont réalisés avec un hydravion FBA17 qui est remplacé par d'autres appareils. Le Primauguet embarque ensuite un ou deux GL832. Le Duguay Trouin embarque d'abord un Besson 35 puis un FBA17 suivi par un GL832 ou un Potez 452. Le Lamotte-Picquet lui embarque un Besson 35 puis un ou deux FBA17 avant 2 GL832 puis 2 Potez 452.

Equipage : 27 officiers 102 officiers mariniers et 452 matelots.

(Après refonte)

Déplacement standard : 8760 tonnes à pleine charge 9655 tonnes

Dimensions : Longueur : 181m largeur : 17.20m Tirant d'Eau : 5.86m

Propulsion : 4 groupes de turbines Parson alimentées par 8 chaudières Guyot du Temple développant une puissance totale de 102000 ch et actionnant quatre hélices quadripales

Vitesse maximale : 34 noeuds Distance Franchissable : 3600 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : Pont principal 10mm premier pont 20mm Tourelles 30mm Blockhaus 30mm

Electronique : un radar de veille et de navigation, un radar de conduite de tir pour les canons de 155mm et un pour l'artillerie secondaire et antiaérienne.


Armement

-8 canons de 155mm modèle 1921 en quatre tourelles doubles. Ce canon de 50 calibres tire des obus 56kg à 26100m à raison de 3 coups par minute.

-8 canons de 90mm modèle 1926. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 9.5 kg à 15440m avec un plafond de 10600m à raison de 14 coups par minute. Le débarquement des installations d' hydraviation permet d'augmenter l'armement secondaire qui passe donc à 8 canons de 90mm en huit affûts simples (2 avant tribord 2 avant babord 2 arrière bâbord 2 arrière tribord)

-8 canons de 37mm de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ils sont répartis en quatre affûts doubles à l'arrière.

-12 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces six affûts doubles sont installés à l'arrière sur la plate-forme de DCA.

-12 tubes lance-torpilles de 550mm en quatre affûts triples. La torpille 23DT est remplacé par une torpille modèle 35. De même calibre que le modèle 1923, elle est cependant plus rapide (45 noeuds) et une plus longue portée puisqu'elle peut atteindre une cible à 24000 à 25 noeuds et 13000m à 45 noeuds.

Equipage : 30 officiers 115 officiers mariniers et 464 matelots.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 09 Oct 2008, 19:41

B-CROISEUR MOUILLEUR DE MINES PLUTON


1-Introduction

La mine marine est apparue au 19ème siècle durant la guerre de Crimée puis durant la guerre de Sécession. Le sud étranglé par le blocus du nord essaya de s'en sortir en utilisant des raiders comme l'Alabama mais aussi des armes nouvelles : sous marins, torpilles et mines qui provoquèrent quelques dégâts.

La guerre des mines nécessitait des navires spécialisés pour installer des champs de mines utiles pour gêner la navigation commerciale ennemie et bloquer une flotte dans les ports.


C'est ainsi que la France décida au milieu des années vingt de se dôter d'un navire spécialisé, le futur Pluton

2-Historique

-Le Pluton à été mis sur cale à l' Arsenal de Lorient le 4 avril 1928, lancé le 10 avril 1929 et admis au service actif en avril 1931. Affecté à l'Escadre de la Méditerranée, il est utilisé par l' Ecole d' Application du Tir à la Mer mais aussi comme transport de troupes comme au sein de la Force B pour l'opération Arche (installation d'hydrobases dans l'Empire) à partir de 1943. En 1945, il subit une refonte à l' Arsenal de Lorient en 1945 au retour de l'opération Arche. Son armement principal n'est pas modifié mais sa DCA est renforcée et des radars installés. A cette occasion, il est rebaptisé La Tour d'Auvergne et rejoint la Division d' Instruction du Ponnant, étant la conserve du croiseur école Jeanne d'Arc.

A la déclaration de guerre en septembre 1948, le croiseur Jeanne d'Arc et le croiseur-éclaireur (nouvelle dénomination) La Tour d'Auvergne forment la 8ème Division de croiseurs basée à Lorient pour escorter des convois entre Brest et Gibraltar ou le Maroc en compagnie de bâtiments britanniques

3-Caractéristiques Techniques

(A la construction)

Déplacement : standard 4773 tonnes pleine charge : 6500 tonnes

Dimensions : longueur 152m largeur : 16m Tirant d'Eau : 5.20m

Propulsion : Deux turbines Rateau-Bretagne alimentées par 4 chaudières à petits tubes développant une puissance maximale de 57000 ch actionnant deux hélices

Vitesse maximale : 30 noeuds (31.6 noeuds atteint aux essais)

Distance Franchissable : inconnue

Protection : inconnue

Armement

-4 canons de 138mm modèle 1923 de 40 calibres en 4 affûts simples (deux avant deux arrière). Ce canon tire des obus de 40kg à 19000m à raison de 5 coups par minute

-4 canons de 75mm de 50 calibres modèle 1922 en 4 affûts simples latéraux (deux à tribord et deux à bâbord entre les deux cheminées). Ce canon tire des obus de 6kg à 15000m avec une plafond de 7500m à raison de 12 coups par minute

-2 canons de 37mm de 50 calibres modèle 1933 en un affût double. Ce canon tire des obus de 0.7kg à 9500m avec une plafond de 5000m à raison de 30 coups/minute.

-12 mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en trois affûts quadruples. La mitrailleuse Hotchkiss modèle 1929 à refroidissement par air à un canon de 76 calibres tirant des cartouches de 122 grammes en bandes chargeurs de 30 coups à une cadence de 700 coups/minute à une portée de 6500m (pratique :2500m) et un plafond pratique de 1500m.

-250 à 270 mines.

Equipage : 424 hommes. En configuration transport de troupes, il peut embarquer 1000 hommes

(Après refonte)

Déplacement : standard 4773 tonnes pleine charge : 6500 tonnes

Dimensions : longueur 152m largeur : 16m Tirant d'Eau : 5.20m

Propulsion : Deux turbines Rateau-Bretagne alimentées par 4 chaudières à petits tubes dévellopant une puissance maximale de 57000 ch actionnant deux hélices
Vitesse maximale : 30 noeuds (31.6 noeuds atteint aux essais)
Distance Franchissable : inconnue

Protection : inconnue

Armement

-4 canons de 138mm modèle 1923 de 40 calibres en 4 affûts simples (deux avant deux arrière). Ce canon tire des obus de 40kg à 19000m à raison de 5 coups par minute

-4 canons de 90mm modèle 1926. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 9.5 kg à 15440m avec un plafond de 10600m à raison de 14 coups par minute. Les deux affûts doubles sont installés à l'emplacement des canons de 75mm d'origine

-8 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ces 8 canons sont groupés en 4 affûts doubles (deux de part et d'autre du château avant et deux juste derrière la cheminée numéro 2)

-8 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces 8 canons sont groupés en quatre affûts doubles entre les deux cheminées sur une plate-forme en acier léger.

-250 à 270 mines

Equipage : 424 hommes. En configuration transport de troupes, il peut embarquer 1000 hommes

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 09 Oct 2008, 19:46

C-CROISEUR ECOLE JEANNE D'ARC


1-Introduction

Avant d'embarquer sur un navire opérationnel, les futurs officiers de marine doivent faire leurs armes à bord d'un navire école. En France, l' Ecole Navale fondée à Angoulème en 1827 avant d'être transférée à Brest en 1831 sur un navire-école l'Orion. C'est ainsi que jusqu'en 1914, l' Ecole Navale était embarquée à bord d'un ancien navire le Borda.



A la suite de cette formation, les futurs officiers embarquaient à bord d'un croiseur école dont le premier fût le Duguay Trouin en service entre 1900 et 1914. En 1912, il fût remplacé par le croiseur-cuirassé Jeanne d'Arc.

Ce choix n'était pas totalement innocent en raison de l'image de la sainte dans la France d'avant 1914 : elle représentait l'exemple du patriotisme le plus pur et le plus intense.

Ce croiseur-cuirassé repris son rôle opérationnel entre 1914 et 1919 avant de redevenir croiseur école jusqu'en 1928 quand son remplacement devint urgent.

C'est ainsi que fût commandé le croiseur-école Jeanne d'Arc

2-Historique

Le croiseur école Jeanne d'Arc est mis sur aux chantiers navals de Penhoët le 31 août 1928, lancé le 14 février 1930 et admis au service actif oe 15 décembre 1930. Basé à Brest, il effectue une croisière annuelle au départ de Brest soit en direction de l'Empire et de l'Amérique Latine soit pour un véritable tour du monde. En 1945, il est officiellement intégré à la Division d' Instruction du Ponnant (D.I.P) en compagnie en particulier du cuirassé Paris et du croiseur-éclaireur La Tour d'Auvergne. Une vraie croisière transatlantique est ainsi assurée en 1946 avec des escales à Halifax, New York, Boston. Ce sera la seule et unique croisière de ce genre puisque le Paris usé ne sortira plus que rarement que pour quelques sorties pour des écoles de feu.

A la suite de cette croisière, la Jeanne d'Arc est modernisé à l'Arsenal de Cherbourg : ses installations d'aviation (seletes sont débarquées), le mat arrière est remplacé par une superstructure légère pour un renforcement de la DCA, sa propulsion est révisée tout comme son armement principal.

A la déclaration de guerre en septembre 1948, le croiseur Jeanne d'Arc et le croiseur-éclaireur (nouvelle dénomination) La Tour d'Auvergne forment la 8ème Division de croiseurs basée à Lorient pour escorter des convois entre Brest et Gibraltar ou le Maroc en compagnie de bâtiments britanniques

3-Caractéristiques Techniques

(A la construction)

Déplacement : standard 6500 tonnes

Dimensions : longueur 170m largeur 17.70m Tirant d'Eau : 6.50m

Propulsion : 4 turbines à engrenages dévellopant une puissance de 43600 ch et entrainant deux hélices.

Vitesse maximale : 25 noeuds (27.8 noeuds atteint aux essais)

Distance Franchissable : 5000 miles nautiques à 14.5 noeuds

Protection : inconnue

Armement :

-8 canons de 155mm modèle 1921 en quatre tourelles doubles. Ce canon de 50 calibres tire des obus 56kg à 26100m à raison de 3 coups par minute.

-4 canons de 75mm modèle 1922 en quatre affûts simples. Ce canon de 50 calibres tir des obus de 6 kilos à 15000m avec un plafond de 7500m à raison de 12 coups par minute

-12 mitrailleuses de 13.2mm en trois affûts quadruples. La mitrailleuse Hotchkiss modèle 1929 à refroidissement par air à un canon de 76 calibres tirant des cartouches de 122 grammes en bandes chargeurs de 30 coups à une cadence de 700 coups/minute à une portée de 6500m (pratique :2500m) et un plafond pratique de 1500m.


-2 tubes lance-torpilles de 550mm. La torpille standard est la 23DT peut filer de 29 à 35 noeuds pour une portée de 15 à 20000m

Aviation :

Deux selettes pour deux hydravions CAMS 37

Equipage :

28 officiers 120 officiers mariniers et 424 matelots. 156 élèves embarquables.

(Après refonte)

Déplacement : standard 6500 tonnes

Dimensions : longueur 170m largeur 17.70m Tirant d'Eau : 6.50m

Propulsion : 4 turbines à engrenages dévellopant une puissance de 43600 ch et entrainant deux hélices.

Vitesse maximale : 25 noeuds (27.8 noeuds atteint aux essais)

Distance Franchissable : 5000 miles nautiques à 14.5 noeuds

Protection : inconnue

Electronique : un radar de navigation un radar de veille et de conduite de tir pour l'artillerie principal un radar pour l'artillerie secondaire

Armement :

-8 canons de 155mm modèle 1921 en quatre tourelles doubles. Ce canon de 50 calibres tire des obus 56kg à 26100m à raison de 3 coups par minute.

-4 canons de 90mm modèle 1926 en affûts simples. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 9.5 kg à 15440m avec un plafond de 10600m à raison de 14 coups par minute.

-12 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 en six affûts doubles sur une superstructure arrière en métal léger. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups.

Equipage :

28 officiers 124 officiers mariniers et 432 matelots. 156 élèves embarquables.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Sam 11 Oct 2008, 18:46

D-CROISEUR LEGER EMILE BERTIN


1-Introduction

Après avoir participé à une guerre sans croiseurs adaptés, la marine française se dépêcha de réparer cet impair en renouvelant en priorité sa composante légère, torpilleurs contre-torpilleurs et surtout croiseurs.

Elle construit ainsi trois croiseurs légers de classe Duguay Trouin connus officiellement comme des croiseurs de «8000 tonnes». Ces croiseurs relativement réussis donnent le coup d'envoi à une période dorée pour la marine française qui sous l'impulsion d'hommes comme Georges Leygues va être dotée de navires réussis.

Dès 1929, une nouvelle génération de croiseurs est étudiée, le prototype est baptisé «croiseur de 6000 tonnes mouilleur de mines». La construction d'un croiseur spécialisé le Pluton n'empêche pas les marins français de se doter d'autres navires capable de mouiller des champs de mines, jugés indispensables dans le cas d'une guerre contre l'Allemagne.

Cependant la construction d'un mouilleur de mines spécialisé est écarté, l'expérience du Pluton montre qu'il est peu rentable de se doter d'un navire aussi spécialisé puisque ce navire est utilisé dès sa mise en service en 1932 comme navire de l' Ecole d'Application du Tir à la Mer à Toulon.

Le nouveau croiseur sera donc un croiseur orthodoxe mais capable de mouiller des champs de mines en cas de besoin (le mouillage de bouchons de mines dans les estuaires par exemple est du ressort de sous marins spécialisés).

2-Historique

L'étude qui allait donner naissance à l'Emile Bertin est commandée le 18 décembre 1928. Sous la dénomination provisoire de Cl-1, il est financé par le contingent 1930 voté par la loi du 12 janvier 1930. Il est baptisé Emile Bertin le 3 décembre 1930 pour rendre hommage à l'ingénieur du génie maritime qui fût l'une des personnalités les plus brillantes de son temps.

L'Emile Bertin est mis sur cale aux chantiers navals de Penhoët le 18 août 1931 lancé le 9 mai 1933 et admis au service actif le 28 janvier 1935. Affecté d'abord à Brest de 1935 à 1938, il rejoint Toulon fin 1938 et y reste jusqu'en 1943.

Il subit alors une profonde refonte à l'Arsenal de Sidi Abdallah (Bizerte) de mai 1943 à janvier 1946. Son armement est révisé, sa propulsion est modifié pour réduire sa fragilité, des radars embarqués, la DCA renforcée au détriment des installations d'aviation.

Il est ensuite affecté à Brest où il devient navire amiral du Groupement de Contre-Torpilleurs de l'Escadre de l'Atlantique. Au 1er janvier 1948, le 1er GCT comprend trois divisions de contre torpilleurs : la 4ème DCT (Valmy Verdun Vauban) la 6ème DCT (Gerfaut Milan Epervier) et la 7ème DCT basée à Lorient (Vauquelin Kersaint Cassard).

3-Caractéristiques Techniques

(A la construction)

Déplacement : standard 5984 tonnes pleine charge : 6530 tonnes

Dimensions : Longueur 177m largeur 15.84m tirant d'eau : 6.60m

Propulsion : 4 groupes de turbines Parson alimentées par six chaudières Penhoët développant 102000 ch et actionnant quatre hélices.

Vitesse maximale : 33 noeuds (37 noeuds atteint aux essais)

Distance Franchissable : 6000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : elle est très faible. Seules sont protégés le blockaus et les parois latérales de la soute à munition avec une carapace de 30mm. La protection du navire est assurée par un étroit cloisonnement, d'importants moyens d'épuisement et surtout sa vitesse.

Armement

-9 canons de 152mm modèle 1930. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 54kg à 21500m à raison de 5 à 6 coups par minute. Ils sont répartis en trois tourelles triples : deux à l'avant et une à l'arrière

-6 canons de 90mm modèle 19926. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 9.5kg à 15600m avec un plafond de 10600m en tir contre avions à raison de 13 à 14 coups par minute. L'affût double est installé derrière la cheminée n°2 et les affûts simples sur les côtés juste en arrière de la première cheminée

-4 canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples (deux à tribord et deux à babord). Ce canon de 50 calibres tire des obus de 0.7kg à 9500m avec un plafond de 5000m à raison de 20 coups par minute.

-8 mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en quatre affûts doubles. La mitrailleuse Hotchkiss modèle 1929 à refroidissement par air à un canon de 76 calibres tirant des cartouches de 122 grammes en bandes chargeurs de 30 coups à une cadence de 700 coups/minute à une portée de 6500m (pratique :2500m) et un plafond pratique de 1500m.

-6 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes triples modèle 1928 tirant des torpilles modèle 23D qui peuvent filer de 29 à 35 noeuds pour une portée de 15 à 20000m

-21 grenades ASM

-84 mines

Aviation

Catapulte Penhoët orientable à air comprimé pouvant lancer un des deux hydravions Gourdou-Lesseure GL832.

Equipage : 520 hommes

(Après refonte)

Déplacement : standard 5984 tonnes pleine charge : 6530 tonnes

Dimensions : Longueur 177m largeur 15.84m tirant d'eau : 6.60m

Propulsion : 4 groupes de turbines Parson alimentées par six chaudières Penhoët développant 102000 ch et actionnant quatre hélices.

Vitesse maximale : 33 noeuds (37 noeuds atteint aux essais)

Distance Franchissable : 6000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : elle est très faible. Seules sont protégées le blockaus et les parois latérales de la soute à munition avec une carapace de 30mm. La protection du navire est assurée par un étroit cloisonnement, d'importants moyens d'épuisement et surtout sa vitesse.

Electronique : un radar de veille aérienne lointaine, un radar de veille surface, deux radars pour la conduite de tir de l'artillerie principale, deux radars de conduite de tir pour l'artillerie secondaire
différents systèmes de transmission

Armement

-9 canons de 152mm modèle 1930. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 54kg à 21500m à raison de 5 à 6 coups par minute. Ils sont répartis en trois tourelles triples : deux à l'avant et une à l'arrière

-8 canons de 90mm modèle 19926. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 9.5kg à 15600m avec un plafond de 10600m en tir contre avions à raison de 13 à 14 coups par minute. Deux affûts doubles sont installés à plat pont entre les deux cheminées à la place des deux affûts simples d'origine et deux autres sont installés devant et derrière la plate-forme de DCA située entre les deux cheminées.

-12 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ils sont répartis en trois affûts quadruples installés sur une plate-forme en métal léger sise entre les deux cheminées

-16 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ils sont groupés en huit affûts doubles : deux pour la protection rapproché du château (un tribord et un babord) deux juste en arrière de la tourelle de 152mm numéro 3 et les quatre derniers sur la plate-forme de DCA



6 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes triples modèle 1928. La torpille 23DT est remplacé par une torpille modèle 35. De même calibre que le modèle 1923, elle est cependant plus rapide (45 noeuds) et une plus longue portée puisqu'elle peut atteindre une cible à 24000 à 25 noeuds et 13000m à 45 noeuds.

-84 mines

Equipage : 535 hommes.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 13 Nov 2008, 18:28

E-CROISEURS LEGERS CLASSE LA GALISSONNIERE



1-Introduction

Dans l'histoire des batailles navales, on ne retient fréquement que les lourdes escadres cherchant l'abordage ou se cannonant à longue portée. On oublie souvent que ses mastodontes ont toujours eu besoin de navires légers et rapides pour les liaisons et l'éclairage.

L'arrivée de la vapeur et de l'acier n'à pas changé la donne du problème, il fallait toujours des navires puissants pour emporter la bataille décisive et des navires plus légers pour pouvoir éclairer la flotte mais aussi attaquer les lignes de communication et le commerce ennemi.

Quand la France rentre en guerre, la marine nationale se retrouve dans une situation inconfortable car elle n' à entamé qu'au début des années 1910 sa mue pour devenir une force navale moderne (tout est relatif). La priorité allant au renouvellement du corps de bataille (construction des Courbet et des Bretagne, projets Normandie et Lyon), la fonction éclairage est sacrifiée mais prévue par par le statut naval du 30 mars 1912 avec dix éclaireurs d'escadre.

Il faudra attendre cependant la fin du premier conflit mondial pour que la France se dote de croiseurs dignes de ce nom avec tout d'abord d'anciens croiseurs allemands et austro-hongrois récupérés, la marine nationale remettant en service les croiseurs légers allemands Köningsberg rebaptisé Metz (8 canons de 150mm sous masque) le Regensburg rebaptisé Strasbourg (10 canons de 105mm et deux de 88mm) le Stralsund rebaptisé Mulhouse (12 canons de 105mm) le Kolberg rebaptisé Colmar (12 canons de 105mm) et le croiseur léger austro-hongrois Novarra rebaptisé Thionville (9 canons de 100mm).

Ils sont suivis des premiers croiseurs français modernes, les «8000 tonnes» de classe Duguay Trouin (Duguay Trouin Lamotte-Picquet et Primauguet) qui sont mis en service en 1926/27. Avec leurs 8 canons de 155mm, ils font plus que rattraper le retard français.

Ils sont suivis par un croiseur spécialisé dans le mouillage de mines, le Pluton qui avec seulement 4 canons de 138mm est moins bien armé que les contre-torpilleurs puis par un croiseur-école le Jeanne d'Arc (qui reprend leur armement _8 canons de 155mm en 4 tourelles doubles_).

Le premier vrai nouveau croiseur de combat français est mis en chantier en 1931. Il s'agit de l'Emile Bertin qui peut être facilement consideré comme le prototype des La Galissonnière.

2-Genèse et Historique

Au début des années vingt, une véritable course aux armements navals est engagée entre les Etats Unis et le Japon dans le domaine des cuirassés et des croiseurs de bataille. La Grande Bretagne épuisée par la première guerre mondiale ne peut pas suivre et on peut se demander si les projets envisagés auraient été réellement menés à bien (en août 1918, le General Board américain proposa la construction de 28 nouveaux cuirassés en plus de ceux déjà en construction ou planifiés). Une conférence réuni à Washington la Grande Bretagne les Etats Unis le Japon et par politesse la France et l'Italie pour réduire les armements navals et si la course au cuirassé est stoppé, elle reprend parmi les croiseurs. C'est ainsi qu'apparait le «croiseur Washington» de 10000 tonnes armés de 8 ou 9 canons de 203mm, rapides (30 à 34 noeuds) mais sans protection.

Ce type de croiseur ne satisfait personne en particulier les britanniques qui ne peuvent en construire autant pour leurs immenses besoins puisqu'il leur faut protéger un empire mondial et de longues lignes de communication. Une nouvelle conférence se réunit à Londres en 1930 et un nouveau traité est signé le 22 avril 1930. Ce traité clarifie la catégorie croiseurs avec une catégorie «A» regroupant des croiseurs d'un tonnage minimal de 1850 tonnes et armés de canons d'un calibre minimal de 130mm et maximal de 155mm et une catégorie «B» regroupant les croiseurs armés d'un canon d'un calibre maximal de 203mm (au dela il s'agit d'un cuirassé).

Après avoir construit des croiseurs armés de 203mm, les principales marines mondiales construisent des croiseurs armés de canons de 152mm qui devient le calibre universel. La France ne déroge pas à la règle et construit au début des année trente, six croiseurs de deuxième classe, la classe La Galissonnière.

Ces croiseurs sont construits avant tout pour s'opposer aux croiseurs italiens de classe Condottieri, ces derniers étant destinés à écraser les contre-torpilleurs français de 3500 tonnes.

-Le La Galissonnière est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 15 décembre 1931 lancé le 18 novembre 1933 et admis au service actif le 29 octobre 1936

-Le Jean de Vienne est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient le 2 août1933 mis à l'eau le 31 juillet 1935 et admis au service actif le 9 octobre 1937.

-La Marseillaise est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à St Nazaire le 23 octobre 1933 lancé le 17 juillet 1935 et admis au service actif le 26 octobre 1937.

-La Gloire est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux le 13 novembre 1933 lancé le 28 septembre 1935 et admis au service actif le 17 novembre 1937

-Le Montcalm est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée le 15 novembre 1933 lancé le 26 octobre 1935 et admis au service actif le 4 décembre 1937.

-Le Georges Leygues connu à l'origine sous le nom de Chateaurenault (Georges Leygues mort le 6 septembre et le croiseur est rebaptisé par son successeur le 13 septembre) est mis sur cale aux chantiers navals de Penhoët le 21 septembre 1933, lancé le 24 mars 1936 et admis au service actif le 4 décembre 1937.

Ces six croiseurs sont répartis en deux divisions de trois navires. Comme prévu par un règlement du 11 février 1934, les divisions de croiseurs légers portent des numéros pairs. C'est ainsi que la 2ème Division de Croiseurs basée à Toulon regroupe le La Galissonnière, le Jean de Vienne et La Marseillaise tandis que la 4ème Division de Croiseurs basée à Brest regroupe le Georges Leygues le Montcalm et le Gloire.

Ces navires puissants et réussis sont modifiés entre 1943 et 1946 dans les arsenaux de Toulon et de Bizerte : leur artillerie principale est modifiée pour augmenter la cadence de tir, la propulsion est revisée, les installations d'aviation débarquées et la DCA renforcée.

3-Caractéristiques Techniques

(A la construction)

Déplacement : standard : 7720 tonnes pleine charge 8388 tonnes

Dimensions : longueur 179.5m (172pp) largeur : 17.48m Tirant d'eau : 5.28m

Propulsion : 2 groupes de 3 turbines (Rateau Bretagne pour La Galissonnière Jean de Vienne Gloire Parson sur La Marseillaise, Montcalm et Georges Leygues) alimentées par 4 chaudières Indret à petit tubes développant une puissance totale de 88000 ch actionnant deux hélices.

Vitesse maximale : 33 noeuds Distance Franchissable : 5864 miles à 12.5 noeuds 1830 miles nautiques à 33 noeuds

Protection : ceinture verticale de 105mm pont cuirassé de 38mm tourelles : 100mm à l'avant 50mm sur les côtés 40mm sur l'arrière et 45mm sur le toit.

Armement :

-9 canons de 152mm modèle 1930. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 54kg à 21500m à raison de 5 à 6 coups par minute. Ils sont répartis en trois tourelles triples : deux à l'avant et une à l'arrière

-8 canons de 90mm modèle 19926. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 9.5kg à 15600m avec un plafond de 10600m en tir contre avions à raison de 13 à 14 coups par minute. Ces canons sont répartis en quatre affûts doubles installés à plat pont à tribord et à bâbord

-4 canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples (deux à tribord et deux à babord). Ce canon de 50 calibres tire des obus de 0.7kg à 9500m avec un plafond de 5000m à raison de 20 coups par minute.

-8 mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en quatre affûts doubles. La mitrailleuse Hotchkiss modèle 1929 à refroidissement par air à un canon de 76 calibres tirant des cartouches de 122 grammes en bandes chargeurs de 30 coups à une cadence de 700 coups/minute à une portée de 6500m (pratique :2500m) et un plafond pratique de 1500m.

-4 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes doubles tirant des torpilles 23DT peuvent filer de 29 à 35 noeuds pour une portée de 15 à 20000m

-12 grenades de 35kg
Aviation :

Une catapulte à air comprimé installé sur la tourelle de 152mm numéro trois

Un hangar permet l'embarquement de deux hydravions à ailes repliées type Gordou Lesseure GL812. Fin 1935, il est prévu l'embarquement de deux Loire 130 (observation) et de deux hydravions de chasse. Finalement en octobre 1938, il est prévu 3 Loire 130 ou 2 Loire 130 d'observation et un Loire 210 de chasse.

Une rampe d'échouage doit être utilisée pour la récupération des hydravions
Equipage : 557 hommes ( 32 officiers 93 premiers maitres et maitres 430 quartiers maitres et matelots)

(Après refonte)

Déplacement : standard : 7500 tonnes pleine charge 8650 tonnes

Dimensions : longueur 179.5m (172pp) largeur : 17.48m Tirant d'eau : 5.28m

Propulsion : 2 groupes de 3 turbines (Rateau Bretagne pour La Galissonnière Jean de Vienne Gloire Parson sur La Marseillaise, Montcalm et Georges Leygues) alimentées par 4 chaudières Indret à petit tubes développant une puissance totale de 88000 ch actionnant deux hélices.

Vitesse maximale : 31.5 noeuds Distance Franchissable : 5700 miles à 12.5 noeuds 1730 miles nautiques à 33 noeuds

Electronique : un radar de veille aérienne lointaine, un radar de veille surface, deux radars pour la conduite de tir de l'artillerie principale, deux radars de conduite de tir pour l'artillerie secondaire
différents systèmes de transmission

Protection : ceinture verticale de 105mm pont cuirassé de 38mm tourelles : 100mm à l'avant 50mm sur les côtés 40mm sur l'arrière et 45mm sur le toit.

Armement :

-9 canons de 152mm modèle 1930. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 54kg à 21500m à raison de 5 à 6 coups par minute. Ils sont répartis en trois tourelles triples : deux à l'avant et une à l'arrière

-8 canons de 90mm modèle 19926. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 9.5kg à 15600m avec un plafond de 10600m en tir contre avions à raison de 13 à 14 coups par minute. Ces canons sont répartis en quatre affûts doubles installés à plat pont à tribord et à bâbord

-16 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ces 16 canons de 37mm sont regroupés en quatre affûts quadruples installés sur une plate-forme en acier léger qui remplace le hangar à hydravions.

-12 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces douze canons sont regroupés en six affûts doubles installés à l'emplacement des deux affûts doubles de 13.2mm avant soit quatre affûts, les deux derniers sont installés sur le château.

-8 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-forme quadruples. La torpille 23DT est remplacé par une torpille modèle 35. De même calibre que le modèle 1923, elle est cependant plus rapide (45 noeuds) et une plus longue portée puisqu'elle peut atteindre une cible à 24000 à 25 noeuds et 13000m à 45 noeuds.

Equipage : 575 hommes ( 35 officiers 98 premiers maitres et maitres 444 quartiers maitres et matelots)

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 13 Nov 2008, 19:41

Tres interressant, ce sont des principles que j'essaye d'observer dans la marine Nortlandaise.
C'est aussi un plaisir a lire
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 13 Nov 2008, 19:55

Merci Robert. je suis un peu à l'arrêt en ce moment faute de temps et surtout de motivation les sous marins m'inspirent moins que les navires de surface

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 13 Nov 2008, 20:00

clausewitz a écrit:
Merci Robert. je suis un peu à l'arrêt en ce moment faute de temps et surtout de motivation les sous marins m'inspirent moins que les navires de surface


et pourtant !
dieu seul sait que certains sous marins eurent des belles carrières au combats (rubis, casabianca........................)
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 13 Nov 2008, 21:02

colombamike a écrit:
clausewitz a écrit:
Merci Robert. je suis un peu à l'arrêt en ce moment faute de temps et surtout de motivation les sous marins m'inspirent moins que les navires de surface


et pourtant !
dieu seul sait que certains sous marins eurent des belles carrières au combats (rubis, casabianca........................)

Je le sais bien mais je sais pas la soumarinade cela m'interesse moi comme on dit les goûts et les couleurs............ lol! lol!

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Sam 15 Nov 2008, 18:10

F-CROISEURS LEGERS CLASSE DE GRASSE


1-Introduction

Dans l'histoire des batailles navales, on ne retient fréquement que les lourdes escadres cherchant l'abordage ou se cannonant à longue portée. On oublie souvent que ses mastodontes ont toujours eu besoin de navires légers et rapides pour les liaisons et l'éclairage.

L'arrivée de la vapeur et de l'acier n'à pas changé la donne du problème, il fallait toujours des navires puissants pour emporter la bataille décisive et des navires plus légers pour pouvoir éclairer la flotte mais aussi attaquer les lignes de communication et le commerce ennemi.

Quand la France rentre en guerre, la marine nationale se retrouve dans une situation inconfortable car elle n' à entamé qu'au début des années 1910 sa mue pour devenir une force navale moderne (tout est relatif). La priorité allant au renouvellement du corps de bataille (construction des Courbet et des Bretagne, projets Normandie et Lyon), la fonction éclairage est sacrifiée mais prévue par par le statut naval du 30 mars 1912 avec dix éclaireurs d'escadre.

Il faudra attendre cependant la fin du premier conflit mondial pour que la France se dote de croiseurs dignes de ce nom avec tout d'abord d'anciens croiseurs allemands et austro-hongrois récupérés, la marine nationale remettant en service les croiseurs légers allemands Köningsberg rebaptisé Metz (8 canons de 150mm sous masque) le Regensburg rebaptisé Strasbourg (10 canons de 105mm et deux de 88mm) le Stralsund rebaptisé Mulhouse (12 canons de 105mm) le Kolberg rebaptisé Colmar (12 canons de 105mm) et le croiseur léger austro-hongrois Novarra rebaptisé Thionville (9 canons de 100mm).

Ils sont suivis des premiers croiseurs français modernes, les «8000 tonnes» de classe Duguay Trouin (Duguay Trouin Lamotte-Picquet et Primauguet) qui sont mis en service en 1926/27. Avec leurs 8 canons de 155mm, ils font plus que rattraper le retard français.

Ils sont suivis par un croiseur spécialisé dans le mouillage de mines, le Pluton qui avec seulement 4 canons de 138mm est moins bien armé que les contre-torpilleurs puis par un croiseur-école le Jeanne d'Arc (qui reprend leur armement _8 canons de 155mm en 4 tourelles doubles_).

Le premier vrai nouveau croiseur de combat français est mis en chantier en 1931. Il s'agit de l'Emile Bertin qui peut être facilement consideré comme le prototype des La Galissonnière.

Au début des années vingt, une véritable course aux armements navals est engagée entre les Etats Unis et le Japon dans le domaine des cuirassés et des croiseurs de bataille. La Grande Bretagne épuisée par la première guerre mondiale ne peut pas suivre et on peut se demander si les projets envisagés auraient été réellement menés à bien (en août 1918, le General Board américain proposa la construction de 28 nouveaux cuirassés en plus de ceux déjà en construction ou planifiés). Une conférence réuni à Washington la Grande Bretagne les Etats Unis le Japon et par politesse la France et l'Italie pour réduire les armements navals et si la course au cuirassé est stoppé, elle reprend parmi les croiseurs. C'est ainsi qu'apparait le «croiseur Washington» de 10000 tonnes armés de 8 ou 9 canons de 203mm, rapides (30 à 34 noeuds) mais sans protection.

Ce type de croiseur ne satisfait personne en particulier les britanniques qui ne peuvent en construire autant pour leurs immenses besoins puisqu'il leur faut protéger un empire mondial et de longues lignes de communication. Une nouvelle conférence se réunit à Londres en 1930 et un nouveau traité est signé le 22 avril 1930.

Ce traité clarifie la catégorie croiseurs avec une catégorie «A» regroupant des croiseurs d'un tonnage minimal de 1850 tonnes et armés de canons d'un calibre minimal de 130mm et maximal de 155mm et une catégorie «B» regroupant les croiseurs armés d'un canon d'un calibre maximal de 203mm (au dela il s'agit d'un cuirassé).

Après avoir construit des croiseurs armés de 203mm, les principales marines mondiales construisent des croiseurs armés de canons de 152mm qui devient le calibre universel. La France ne déroge pas à la règle et construit au début des année trente, six croiseurs de deuxième classe, la classe La Galissonnière. Le premier baptisé La Galissonniere est mis en service le 29 octobre 1936 et le dernier le Georges Leygues le 4 décembre 1937.

A la suite de ces six croiseurs, une nouvelle classe de six navires est prévue mais au final seulement trois De Grasse seront construits puisque les trois autres seront transformés sur cale en croiseurs antiaériens.

-Le De Grasse est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient le 28 août 1939 lancé le 14 octobre 1941 et admis au service actif le 12 décembre 1943

-Le Chateaurenault est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde le 14 mars 1940, lancé le 12 juin 1942 et admis au service actif le 6 août 1944

-Le Guichen est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde le 15 juillet 1942, lancé le 4 août 1944 et admis au service actif le 14 septembre 1946.

Ces trois croiseurs sont regroupés au sein de la 6ème Division de Croiseurs (6ème DC) basée à Mers El Kebir et intégrée à la Force de Raid.

2-Caractéristiques Techniques

(A la construction)

Déplacement : 8000 tonnes Pleine Charge : 11430 tonnes

Dimensions : longueur 188.3m largeur : 18.60m tirant d'eau : 5.50m

Propulsion : Deux groupes de turbines Rateau-Bretagne alimentées par quatre chaudières développant une puissance totale de 110000 ch et actionnant deux hélices

Vitesse maximale : 33 noeuds Distance Franchissable : 7000 miles nautiques à 13 noeuds

Protection : ceinture de 75 à 100mm pont blindé 38mm
Electronique : un radar de veille aérienne lointaine, un radar de veille surface, deux radars pour la conduite de tir de l'artillerie principale, deux radars de conduite de tir pour l'artillerie secondaire
différents systèmes de transmission

Armement

-9 canons de 152mm modèle 1930. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 54kg à 21500m à raison de 5 à 6 coups par minute. Ils sont répartis en trois tourelles triples : deux à l'avant et une à l'arrière

-8 canons de 90mm modèle 1926. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 9.5kg à 15600m avec un plafond de 10600m en tir contre avions à raison de 13 à 14 coups par minute. Ces canons sont répartis en quatre affûts doubles installés à plat pont à tribord et à bâbord

-16 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute.

Ces 16 canons de 37mm sont regroupés en quatre affûts quadruples installés sur une plate-forme en acier léger à l'emplacement initialement prévu pour la catapulte.

-12 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces douze canons sont regroupés en six affûts doubles installés de part et d'autre du château (quatre affûts), les deux derniers sont installés à plat pont juste en arrière de la tourelle de 152mm numéro trois.

-6 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes triples. La torpille standard est le modèle 35. De même calibre que le modèle 1923, elle est cependant plus rapide (45 noeuds) et une plus longue portée puisqu'elle peut atteindre une cible à 24000 à 25 noeuds et 13000m à 45 noeuds.

Equipage : 595 hommes

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Dim 16 Nov 2008, 18:05

G-CROISEURS ANTIAERIENS CLASSE CONDE

Le croiseur antiaérien USS Atlanta. C'est son design qui à inspiré celui des Condé bien que les CLAA français soient bien plus gros

1-Introduction

Dès l'apparition de l'aviation, son utilisation au dessus de la mer à été envisagée essentiellement pour l'observation et la conduite de tir en attendant de pouvoir embarquer un armement conséquent.
Les navires durent rapidement se protéger en embarquant des canons dediés.

Une course perpétuelle s'engagea entre l'avion et le canon antiaérien. Les appareils devenant chaque jour plus rapide, il fallait une DCA toujours plus puissante pour contrer des attaques massives.

La vitesse des appareils devenait telle qu'il fallait surtout anticiper l'apparition des avions ennemis au delà des simples vigies.

Le radar apparu à la fin des années trente rendait de plus en plus difficile les attaques aériennes surprises même si elles étaient toujours possibles.

Le renouvellement de la force aéronavale française avec les trois porte-avions Joffre fit apparaître au sein de la marine française un besoin pour une DCA capable de protéger ses précieuses unités, unités vitales tant par leur groupe aérien et leur capacité propre mais aussi par la protection apportée aux cuirassés.

Associé au radar et de puissants moyens de communication, un croiseur antiaérien apparu comme réaliste utile. C'est ainsi qu' apparu la classe Condé.

2-Genèse et Historique

Après avoir construit six croiseurs de classe La Galissonnière, la France décida de construire une nouvelle classe de navires de ce type, la classe De Grasse dont six exemplaires étaient prévus mais seulement trois furent construits.

Les trois autres furent finalement modifiés en croiseurs antiaériens de classe Condé. A ses trois premiers, un quatrième fût ensuite commandé pour servir de navire de commandement à l' Escadre Légère du Nord basée à Dunkerque.

-Le Condé est mis sur cale à l' Arsenal de Lorient le 15 janvier 1942, lancé le 15 mai 1944 et admis au service actif le 4 septembre 1945. Il est affecté à l' Escadre de la Méditerranée et basé à Toulon où il assure la protection du porte-avions Joffre

-Le Sully est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) au Havre le 16 juillet 1943, lancé le 18 octobre 1945 et admis au service actif le 4 décembre 1946. Il est affecté à l' Escadre de l'Atlantique et basé à Brest où il assure la protection du porte-avions Painlevé

-Le Gueydon est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) à la Seyne sur Mer le 4 mars 1944, lancé le 7 septembre 1945 et admis au service actif le 14 octobre 1946. Il est affecté à la Force de Raid et basé à Mers El Kebir où il assure la protection du porte-avions Gallieni

-Le Gambetta est mis sur cale aux chantiers navals de la Ciotat à la Ciotat le 8 octobre 1945, lancé le 14 décembre 1946 et admis au service actif le 8 janvier 1948. Il est affecté à l' Escadre Légère du Nord et basé à Dunkerque.

3-Caractéristiques Techniques

Déplacement : 8000 tonnes Pleine Charge : 11430 tonnes

Dimensions : longueur 188.3m largeur : 18.60m tirant d'eau : 5.50m

Propulsion : Deux groupes de turbines Rateau-Bretagne alimentées par quatre chaudières développant une puissance totale de 110000 ch et actionnant deux hélices

Vitesse maximale : 33 noeuds Distance Franchissable : 7000 miles nautiques à 13 noeuds

Electronique : un radar de navigation un radar de veille aérienne lointaine, un radar de veille surface, quatre radars pour la conduite de tir de l'artillerie principale, trois radars de conduite de tir pour l'artillerie secondaire
différents systèmes de transmission et un système d'aide au commandement


Protection : ceinture verticale de 105mm pont cuirassé de 38mm tourelles : 100mm à l'avant 50mm sur les côtés 40mm sur l'arrière et 45mm sur le toit.

Armement :

-12 canons de 130mm modèle 1932 en six tourelles doubles modèle 1940. Ce canon de 45 calibres tire un obus de 32kg à 20870m et un plafond antiaérien de 15000 à raison de 10 coups par minute. Trois tourelles sont installées sur la plage avant, trois autres sur la plage arrière

-8 canons de 90mm modèle 19926. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 9.5kg à 15600m avec un plafond de 10600m en tir contre avions à raison de 13 à 14 coups par minute. Ces canons sont répartis en quatre affûts doubles installés à plat pont à tribord et à bâbord

-24 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ces 24 canons sont regroupés en six affûts quadruples installés en arrière entre le bloc-passerelle/cheminée et les tourelles arrières de 130mm.

-32 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces 32 canons de 25mm sont regroupés en 16 affûts doubles : 4 de part et d'autre du bloc passerelle, 4 juste en arrière des tourelles de 130mm arrière à plat pont et les 8 derniers installés avec les canons de 37mm

-4 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes doubles. La torpille standard était le modèle 35 pouvant filer à 45 noeuds et peut atteindre une cible à 24000 à 25 noeuds et 13000m à 45 noeuds.

Equipage : 485 hommes

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Sam 22 Nov 2008, 16:53

Très intéressante ces évolutions alternatives Very Happy

clausewitz a écrit:
C-CROISEURS DE BATAILLE DUNKERQUE ET STRASBOURG


Le croiseur de bataille Strasbourg à la mer


(après refonte 1942/44)

-8 canons de 330mm modèle 1931 en deux tourelles quadruples sur la plage avant. Ce canon de 50 calibres tire un bous de 570kg à 41500m à élevation maximale (35°) à raison de 2 obus par minute.

-16 canons de 130mm modèle 1932. Ces canons de 45 calibres tire un obus de 32kg à 20870m à raison de 10 coups par minute sont répartis après la refonte en six tourelles doubles (trois à tribord et trois à babord) et une tourelle quadruple à l'arrière.

-16 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ces 16 canons sont regroupés sur la plage arrière, juste au dessus de la tourelle arrière de 380mm en quatre affûts quadruples.

-24 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Ces 24 canons sont regroupés en douze affûts doubles, quatre assure la défense rapprochée de la plage avant (deux au dessus des deux tourelles de 380 et deux sur le château), les huit autres sont installées sur la plage arrière avec les affûts quadruples de 37mm.

Aviation

Une catapulte et quatre hydravions (Loire 210 de chasse Loire 130 de reconnaissance). Débarqués entre 1942 et 1944 pour renforcer la DCA .

Equipage

1500 hommes en temps de paix 2200 en temps de guerre


Pour les "Dunkerques", j'aurais une petite proposition pour une refonte supplémentaire en 1946:

"Suite au réarmement en 1944, des croiseurs de batailles Allemand "Scharnhorst" & "Gneisenau" avec trois tourelles doubles de 380mn, à la place des triples de 280mn d'origine, la marine Française pris la décision, deux ans plus tard, de remplacer les Quadruples de 330mn de ses "Dunkerques" par des triples de 380mn, identique à celle des cuirassés de la classe "Alsace"!
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Sam 22 Nov 2008, 17:02

Merci Vautour mais si tu lis bien la partie concernée les cuirassés Alsace (je ne sais pas si tu l'as fait) :

Citation :
Le projet «C» aurait pu aboutir à un cuirassé franco-anglais. En effet, en décembre 1941, les anglais proposèrent à la France de participer au dévellopement du canon de 406mm MkIV destiné à équipé les cuirassés Lion dont la construction allait commencer. Le Service Technique des Constructions Navales étudia sérieusement le projet sous la forme du projet «C» qui prévoyait 9 canons de 406mm en trois tourelles triples (2AV 1AR) se heurta à différents obstacles. Outre l'origine étrangère du canon, cela revenait à introduire un nouveau calibre dans la composante cuirassée française après le 330mm des Strasbourg, le 340mm des Bretagne et les 380mm des Richelieu et de leurs dérivés. Les partisans du projet proposèrent alors de réarmer les Strasbourg avec des canons de 380 et d'utiliser les 330mm rendus disponibles pour réarmer les Bretagne ce qui maintenait trois calibres d'artillerie (330mm 380mm 406mm). Ce projet séduisant sur le papier se heurta à différents facteurs qui conduisirent à son abandon : indisponibilité prolongée des navires à refondre et perte de stabilité sur les Dunkerque. Ce projet fût donc définitivement abandonné en mars 1942 et le 380mm resta seul en course.
Si tu as d'autres questions et suggestions...........

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Sam 22 Nov 2008, 17:18

Oui! je l'avais bien lue, mais j'avais cru qu'il s'agissait dans ce texte, de remplacer les tubes de 330mm par un même nombre de tube de 380mm, tout en conservant les même tourelle ?
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Sam 22 Nov 2008, 18:06

J'avais pas vraiment creusé le sujet mais je pense que dans ce projet il était prévu de remplacer les canons plus les tourelles d'ou cet abandon

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