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 UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Dim 11 Oct 2009, 09:11

Toujours aussi passionante cette histoire alternative
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clausewitz
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Dim 11 Oct 2009, 18:05

Merci Flash (Gordon ? lol! ). Pour la suite, il faut que je dessine les canonnières fluviales du programme de guerre. thumleft

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Dim 11 Oct 2009, 18:45

Design entierement maison ou tu va t'inspirer d'un modele qui a existé, un peu comme pour les ELCO avec de l'armement from France?
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clausewitz
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Dim 11 Oct 2009, 19:01

Entièrement maison mais je vais m'inspirer des canonnières passées notament la plus grosse, la Francis Garnier

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Dim 11 Oct 2009, 20:10

Très bon choix J'ai hate de voir ça Wink
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clausewitz
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Mar 03 Nov 2009, 16:16

3-Cannonières fluviales


Dessin des canonnières fluviales de classe Minotaure. A l'usage, nombre d'entre elles perdirent leur deuxième canon de 100mm au profit d'armes automatique comme des mitrailleuses ou deux canons de 25mm

Pour remplacer la flottille éparse, le programme de guerre prévoit la construction de 12 cannonières fluviales destinées à servir sur le Mékong, la rivière des parfums et sur le Fleuve Rouge. Ces navires doivent servir de patrouilleur mais aussi de transport de troupes. Ces navires sont construits à l'Arsenal de Saigon.

Ce dernier créé en 1922 avait cédé aux autorités civils en 1936, la marine estimant n'avoir guère besoin d'un arsenal en Indochine. Elle changea d'avis en 1938 en décidant d'équiper l'Indochine pour en faire une base solide. L'Arsenal fût repris en 1940 et modernisé.

La forme principale est modernisée et agrandie (de 152 à 177m) pour pouvoir caréner un croiseur lourd, une cale de 100m pour la construction est aménagée de navires de taille réduite. Des ateliers et des dépôts sont également aménagées, complétant ainsi les installations de la base navale de Tourane.

Des mouillages sont également aménagées sur la côté indochinoise avec dragage de chenals et balisage.

Les 12 cannonières en question sont construites à l'Arsenal de Saïgon et baptisées de noms de héros fantastiques essentiellement issus de la mythologie grecque

-Le Minotaure est mise sur cale à l'Arsenal de Saïgon le 14 avril 1947 lancé le 12 octobre 1947 et admise au service actif le 24 décembre 1947

-La Héméra est mise sur cale à l'Arsenal de Saïgon le 14 avril 1947 lancé le 12 octobre 1947 et admise au service actif le 24 décembre 1947

-La Nyx est mise sur cale à l'Arsenal de Saïgon le 14 avril 1947 lancé le 12 octobre 1947 et admise au service actif le 24 décembre 1947

-L'Hypnos est mise sur cale à l'Arsenal de Saïgon le 15 octobre 1947 lancé le 22 mars 1948 et admise au service actif le 24 juin 1948

-La Nérée est mise sur cale à l'Arsenal de Saïgon le 15 octobre 1947 lancé le 22 mars 1948 et admise au service actif le 24 juin 1948

-L'Ouréa est mise sur cale à l'Arsenal de Saïgon le 15 octobre 1947 lancé le 22 mars 1948 et admise au service actif le 24 juin 1948

-La Phorcys est mise sur cale à l'Arsenal de Saïgon le 4 avril 1948 lancé le 12 octobre 1948 et admise an servuce actif le 20 décembre 1948

-L'Eurybie est mise sur cale à l'Arsenal de Saïgon le 4 avril 1948 lancé le 12 octobre 1948 et admise an servuce actif le 20 décembre 1948

-L'Hypérion est mise sur cale à l'Arsenal de Saïgon le 4 avril 1948 lancé le 12 octobre 1948 et admise an servuce actif le 20 décembre 1948

-Le Thémis est mise sur cale à l'Arsenal de Saïgon le 19 octobre 1948 lancé le 14 avril 1949 et admise au service actif le 7 juillet 1949

-Le Théia est mise sur cale à l'Arsenal de Saïgon le 19 octobre 1948 lancé le 14 avril 1949 et admise au service actif le 7 juillet 1949

-Le Cronos est mise sur cale à l'Arsenal de Saïgon le 19 octobre 1948 lancé le 14 avril 1949 et admise au service actif le 7 juillet 1949

Avec les cannonières Tourane et My-tho ce sont donc 14 cannonières qui sont présentes en Indochine. Les deux premières et les plus anciennes sont basées à Phnom Penh et patrouillent sur le Mekong tout comme les Théia, Cronos, Thémis Hypérion Phorcys, Eurybie, Ouréa et Nerée mais côté Vietnamien. Les Hypnos et Nyx patrouillent sur la rivière des parfums à Hué tandis que les Minotaure et Eméra patrouillent sur le fleuve Rouge à Hanoï et à Haïphong.

Déplacement : standard 670 tonnes pleine charge 720 tonnes

Dimensions : longueur 55m largeur 9m tirant d'eau 2m

Propulsion : deux moteurs diesels de 1700ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 16.5 noeuds

Armement : deux canons de 100mm deux canons de 37mm un mortier de 81mm et 4 mitrailleuses de 7.5mm Darne.

Equipage : 59 hommes plus 100 fantassins.

J-Navires auxiliaires

Le programme de guerre comprend également la construction de navires de soutien pour appuyer les escadres dans une guerre qui ne permettra sûrement pas un retour au port régulier pour ravitailler, réparer et réarmer.

Le programme de guerre intègre également la question de la réquisitionner de certains navires pour augmenter les capacités de la flotte comme les cargos ou les chalutiers, ces derniers pouvant très bien servir de patrouilleur ou de dragueur.

1-Pétroliers type T2

Un pétrolier T2 américain à la mer

Après avoir fait construire 7 pétroliers de classe Charente et d'avoir modernisé sept autres estime son besoin en pétroliers à une dizaine d'autres navires.

Le programme de guerre prévoit la commande de 12 navires-citernes mais comme les chantiers français ne peuvent les construirent suffisament rapidement, la commande est passée aux Etats Unis, aux chantiers Kaiser de Portland dans l'Orégon. Cette commande permettra ainsi au chantier d'entamer une formidable montée en puissance industrielle et de faire face aux commandes massives que passera bientôt l'armée américaine. Ils sont tous équipés pour le ravitaillement à la mer.

Les 12 navires français répartis entre 8 pétroliers, 2 transport d'essence d'aviation et 2 transport d'eau sont baptisés du nom de lacs français.

-Le Lac Léman est mis sur cale aux chantiers Kaiser de Portland le 4 septembre 1947 lancé le 12 décembre 1947 et admis au service actif le 8 février 1948

-Le Lac d'Annecy est mis sur cale aux chantiers Kaiser de Portland le 4 septembre 1947 lancé le 12 décembre 1947 et admis au service actif le 8 février 1948

-Le Lac du Bourget est mis sur cale aux chantiers Kaiser de Portland le 4 septembre 1947 lancé le 12 décembre 1947 et admis au service actif le 8 février 1948

-Le Lac Verdet est mis sur cale aux chantiers Kaiser de Portland le 16 décembre 1947 lancé le 18 mars 1948 et admis au service actif le 2 juillet 1948

-Le Lac Merlat est mis sur cale aux chantiers Kaiser de Portland le 16 décembre 1947 lancé le 18 mars 1948 et admis au service actif le 2 juillet 1948

-Le Lac Lérié est mis sur cale aux chantiers Kaiser de Portland le 16 décembre 1947 lancé le 18 mars 1948 et admis au service actif le 2 juillet 1948

-Le Lac Chambon est mis sur cale aux chantiers Kaiser de Portland le 24 mars 1948 lancé le 8 juillet 1948 et admis au service actif le 2 octobre 1948

-Le Lac Tchad est mis sur cale aux chantiers Kaiser de Portland le 24 mars 1948 lancé le 8 juillet 1948 et admis au service actif le 2 octobre 1948

-Le Lac Autier est mis sur cale aux chantiers Kaiser de Portland le 24 mars 1948 lancé le 8 juillet 1948 et admis au service actif le 2 octobre 1948

-Le Lac d'Allos est mis sur cale aux chantiers Kaiser de Portland le 12 juillet 1948 lancé le 4 décembre 1948 et admis au service actif le 12 mars 1949

-L'Etang de Berre est mis sur cale aux chantiers Kaiser de Portland le 12 juillet 1948 lancé le 4 décembre 1948 et admis au service actif le 12 mars 1949

-L'Etang de Vacarès est mis sur cale aux chantiers Kaiser de Portland le 12 juillet 1948 lancé le 4 décembre 1948 et admis au service actif le 12 mars 1949

Le Lac Léman est basé à Diego Suarez, le Lac d'Annecy est basé à Tourane en Indochine, le Lac du Bourget est basé Djibouti, le Lac Verdet est basé à Nouméa, le Lac Merlat est basé à Papeete, le Lac Lerié est basé Fort de France, le Lac Chambon est basé à Lorient, le Lac Tchad est basé à Dunkerque, le Lac Autier et le Lac D'Allos sont basés à Mers el Kebir, l'Etang de Berre à Toulon et l'Etang de Vacarès à Beyrouth.

Déplacement : standard 9900 tonnes port en lourd 15850 tonnes pleine charge 21100 tonnes

Dimensions : longueur 152.7m largeur 20.7m tirant d'eau : inconnu

Propulsion : deux turbines à engrenages dévellopant 12000 ch et actionnant une hélice

Vitesse maximale : 15 noeuds

Armement : 8 canons de 37mm Schneider modèle 1935 en quatre affûts doubles. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute.

Equipage : 215 hommes

2-Cargos militaires type Jeanne-Marie

Es-ce les Jeanne-Marie qui inspirèrent les Victory Ship où l'inverse ?

Le programme de guerre prévoit aussi la construction de nouveaux cargos, dérivés des Marie-Louise mais plus grand et surtout plus rapide.

La marine nationale souhaite les utiliser non seulement pour le ravitaillement mais aussi pour le transport de troupes voir les débarquements même si des navires spécifiques doivent être construits.

Comme pour les précédents, ces navires vont être construits par les chantiers Morton à Québec. 8 navires sont d'abord commandés suivis de 8 autres qui vont entrer en service en 1949/50 alors que la seconde guerre mondiale venait d'éclater.

Cela changea certaines caracteristiques, la marine nationale décidant notament de les armer solidement pour renforcer la protection des convois moins contre les sous marins que contre les avions et les raiders.

Comme pour les Marie-Louise, les plans ont été dessinés par le bureau d'étude Piriou qui peut avant le début de la guerre implanta un petit chantier naval à Concarneau, un chantier appelé à un grand avenir.

-Le Jeanne-Marie est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 4 mars 1947 lancé le 8 novembre 1947 et admis au service actif le 12 mars 1948

-Le Jeanne-Lucie est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 4 mars 1947 lancé le 8 novembre 1947 et admis au service actif le 12 mars 1948

-Le Jeanne-Louise est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 4 mars 1947 lancé le 8 novembre 1947 et admis au service actif le 12 mars 1948

-Le Jeanne-Angélique est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 20 novembre 1947 lancé le 4 juillet 1948 et admis au service actif le 12 octobre 1948

-Le Jeanne-Antoinette est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 20 novembre 1947 lancé le 4 juillet 1948 et admis au service actif le 12 octobre 1948

-Le Jeanne-Thérèse est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 20 novembre 1947 lancé le 4 juillet 1948 et admis au service actif le 12 octobre 1948

-Le Jeanne-Elisabeth est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 12 juillet 1948 lancé le 4 mars 1949 et admis au service actif le 7 novembre 1949

-Le Jeanne-Caroline est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 12 juillet 1948 lancé le 4 mars 1949 et admis au service actif le 7 novembre 1949

-Le Jeanne-Christine est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 12 juillet 1948 lancé le 4 mars 1949 et admis au service actif le 7 novembre 1949

-Le Jeanne-Gabrielle est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 8 mars 1949 lancé le 4 décembre 1949 et admis au service actif le 8 avril 1950

-Le Jeanne-Amélie est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 8 mars 1949 lancé le 4 décembre 1949 et admis au service actif le 8 avril 1950

-Le Jeanne-Victoria est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 8 mars 1949 lancé le 4 décembre 1949 et admis au service actif le 8 avril 1950

-Le Jeanne-Pierette est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 8 décembre 1949 lancé le 4 juillet 1950 et admis au service actif le 4 décembre 1950.

-Le Jeanne-Emanuelle est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 8 décembre 1949 lancé le 4 juillet 1950 et admis au service actif le 4 décembre 1950.

-Le Jeanne-Paulette est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 8 décembre 1949 lancé le 4 juillet 1950 et admis au service actif le 4 décembre 1950.

-Le Jeanne-Sylvie est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 8 décembre 1949 lancé le 4 juillet 1950 et admis au service actif le 4 décembre 1950.

Ces navires sont basés à la fois en métropole et dans les colonies. Le Jeanne-Sylvie est basé à Nouméa, le Jeanne-Paulette à Papeete, le Jeanne-Emanuelle et le Jeanne-Pierette à Tourane, le Jeanne-Victoria est basé à Diego Suarez ou à Djibouti en fonction des besoins, le Jeanne-Amélie est basé à Fort de France, le Jeanne-Gabrielle à Dakar, le Jeanne-Christine à Casablanca. Le Jeanne-Caroline et le Jeanne Elisabeth est basé à Mers-el-Kebir, le Jeanne Thérèse à Bizerte, le Jeanne-Antoinette à Ajaccio, le Jeanne-Angélique et le Jeanne-Louise sont basés à Toulon, le Jeanne-Lucie et le Jeanne Marie à Brest.

Déplacement : à vide 4900 tonnes port en lourd 12000 tonnes pleine charge 17000 tonnes

Dimensions : longueur 150m largeur 22m tirant d'eau 9.5m

Propulsion : deux moteurs diesel de 9000ch chacun entrainant deux hélices à pas fixe

Performances : vitesse maximale 22 noeuds distance franchissable : 5500 miles nautiques à 15 noeuds

Armement :

-Deux canons de 130mm modèle 1936 en affûts simples, un à la proue et un à la poupe. Ce canon de 45 calibres tire un obus de 32kg à 20870m à raison de 10 coups par minute. Chaque affût dispose de 142 obus

-12 canons de 37mm Schneider modèle 1940 en trois affûts quadruples modèle 1942. Ce canon de 52 calibres tire des obus de 0.7kg à une distance de 10000m à raison de 240 coups par minute. Chaque affût dispose de 2000 coups soit un total de 24000 projectiles.

-8 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 en quatre affûts doubles. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups.

Capacités :

Les 12000 tonnes de chargement sont répartis en quatre cales : une derrière le château à la proue et trois devant le château. Ces navires sont équipés de quatre mats de charge pouvant transporter 12 tonnes au maximum. Des chalands de débarquement peuvent être installés sur le pont pour le transport rapide.

Equipage : 105 hommes. En transport de troupes, il peut embarquer 1800 hommes.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 13 Nov 2009, 18:30

3-Dragueurs de mines type Capricorne

Dragueur de mines classe Capricorne

A l'origine, le dragage de mines doit être assuré par les avisos-dragueurs type Elan et Chamois soutenus par des chalutiers réquisitionnés. Ce projet est jugé rapidement insuffisant et des navires spécialisés sont jugés nécessaires : les chalutiers ont une capacité d'emport limité et les avisos seront probablement utilisés plus comme escorteurs de convois que comme dragueurs.

Les Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux propose un navire à coque en bois de 45m conçu spécialement pour le dragage de mines mais suffisament armés pour servir de patrouilleur.

Ce projet est aprouvé en décembre 1946 et intégré de justesse dans le programme de guerre avec 16 exemplaires destinés à sécuriser les principales bases de la marine nationale.

-Le Capricorne est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde de Bordeaux le 24 janvier 1947 lancé le 12 septembre 1947 et admis au service actif le 5 janvier 1948

-Le Verseau est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde de Bordeaux le 24 janvier 1947 lancé le 12 septembre 1947 et admis au service actif le 5 janvier 1948

-Le Bélier est mis sur cale aux Chantiers Maritimes du Sud Ouest le 28 janvier 1947 lancé le 24 septembre 1947 et admis au service actif le 20 janvier 1948

-Le Taureau est mis sur cale aux Chantiers Maritimes du Sud Ouest le 28 janvier 1947 lancé le 24 septembre 1947 et admis au service actif le 20 janvier 1948

-Le Gémeaux est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde de Bordeaux le 16 septembre 1947 lancé le 14 mai 1948 et admis au service actif le 4 septembre 1948

-Le Cancer est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde de Bordeaux le 16 septembre 1947 lancé le 14 mai 1948 et admis au service actif le 4 septembre 1948

-Le Scorpion est mis sur cale aux Chantiers Maritimes du Sud Ouest le 30 septembre 1947 lancé le 12 mai 1948 et admis au service actif le 16 septembre 1948

-Le Sagittaire est mis sur cale aux Chantiers Maritimes du Sud Ouest le 30 septembre 1947 lancé le 12 mai 1948 et admis au service actif le 16 septembre 1948

-L'Andromède est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde le 16 mai 1948 lancé le 4 janvier 1949 et admis au service actif le 14 mars 1949

-Le Cassiopée est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde le 16 mai 1948 lancé le 4 janvier 1949 et admis au service actif le 14 mars 1949

-Le Céphée est mis sur cale aux Chantiers Maritimes du Sud Ouest le 15 mai 1948 lancé le 3 janvier 1949 et admis au service actif le 15 mars 1949

-L'Eridan est mis sur cale aux Chantiers Maritimes du Sud Ouest le 15 mai 1948 lancé le 3 janvier 1949 et admis au service actif le 15 mars 1949

-Le Serpentaire est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde le 8 janvier 1949 lancé le 17 septembre 1949 et admis au service actif le 5 janvier 1950

-L'Hydre est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde le 8 janvier 1949 lancé le 17 septembre 1949 et admis au service actif le 5 janvier 1950

-Le Pégase est mis sur cale aux Chantiers Maritimes du Sud Ouest le 10 janvier 1949 lancé le 8 septembre 1949 et admis au service actif le 12 janvier 1950

-Le Serpent est mis sur cale aux Chantiers Maritimes du Sud Ouest le 10 janvier 1949 lancé le 8 septembre 1949 et admis au service actif le 12 janvier 1950

Le Capricorne et le Verseau sont basés à Brest, Le Bélier et le Taureau sont basés à Toulon, Le Gémeaux et le Cancer sont basés à Mers el Kebir, Le Scorpion et le Sagittaire sont basés à Bizerte, L'Andromède et le Cassiopée à Tourane, le Cephée et l'Eridan à Diego Suarez, le Serpentaire et l'Hydre à Djibouti, le Pégase et le Serpent à Dakar.

Déplacement : standard 270 tonnes pleine charge 305 tonnes

Dimensions : longueur 45m largeur 7.5m tirant d'eau 2.7m

Propulsion : deux moteurs diesel de 900ch actionnant deux hélices à pas lent

Vitesse maximale : 17 noeuds distance franchissable : 6500 miles nautiques à 10 noeuds

Electronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée, un sonar

Armement :

-Un canon de 90mm modèle 1926 à l'avant sous masque. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 9.5kg à 15600m avec un plafond de 10600m en tir contre avions à raison de 13 à 14 coups par minute. La dotation en munitions est de 90 coups.

-Deux mitrailleuses Darne de 7.5mm en affûts simples sous masque

-Deux canons de 37mm Schneider modèle 1935 en un affût double. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute.

Equipement : Une grue et Une drague à orin. Après la mise en place de mines magnétiques par les allemands en particulier au large de Dunkerque (le cuirassé Bourgogne en est d'ailleurs victime le 24 juin 1949 sur le transit entre Scapa Flow et Brest où il doit être caréné. La mine explose heureusement au niveau de l'étrave, le navire embarquant 450 tonnes mais peut rentrer à Brest à vitesse réduite à 21 noeuds) ces dragueurs de mines vont tester en coopération avec les anglais une drague magnétique.

Equipage : 36 hommes

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 13 Nov 2009, 18:33

4-Navires légers de soutien classe Ecume

Navire de soutien type Ecume

Ces navires sont en apparence de banals cargos, destinés au cabotage entre les ports de la métropole et ceux des colonies. En réalité, les Ecume sont chargés du soutien des vedettes lance-torpilles. Ces dernieres comme les sous marins sont des machines de précision qui réclament un entretien constant.

Comme les sous marins, les vedettes ont une autonomie limitée car elles ne peuvent embarquer beaucoup de pièces détachées, d'équipements de réparation et de réserves.

C'est donc dix navires de type Ecume construits par les ACF de Dunkerque qui sont mis en service entre 1949 et 1951. la construction fait massivement appel à la préfabrication et à la soudure.

-L'Ecume est mis sur cale le 24 janvier 1948 lancé le 7 septembre 1948 et admis au service actif le 2 janvier 1949

-Le Ressac est mis sur cale le 24 janvier 1948 lancé le 7 septembre 1948 et admis au service actif le 2 janvier 1949

-Le Baïne est mis sur cale le 24 janvier 1948 lancé le 7 septembre 1948 et admis au service actif le 2 janvier 1949

-Le Maelstrom est mis sur cale le 10 septembre 1948 lancé le 4 mars 1949 et admis au service actif le 9 mai 1949

-Le Charybde est mis sur cale le 10 septembre 1948 lancé le 4 mars 1949 et admis au service actif le 9 mai 1949

-Le Scylla est mis sur cale le 10 septembre 1948 lancé le 4 mars 1949 et admis au service actif le 9 mai 1949

-Le Calypso est mis sur cale le 7 mars 1949 lancé le 5 septembre 1949 et admis au service actif le 7 novembre 1949. Après guerre, ce navire devint célèbre pour être celui du commandant Cousteau, grand explorateur et un des premiers écologistes.

-Le Céto est mis sur cale le 7 mars 1949 lancé le 5 septembre 1949 et admis au service actif le 7 novembre 1949.

-L'Ino est mis sur cale le 7 mars 1949 lancé le 5 septembre 1949 et admis au service actif le 7 novembre 1949.

-Le Phorcys est mis sur cale le 7 mars 1949 lancé le 5 septembre 1949 et admis au service actif le 7 novembre 1949.

Les ravitailleurs Ecume et Ressac soutiennent les vedettes de la 1ère flottille lance-torpilles (1ère FLT) basée à La Pallice, les Baïne et Maelstrom ne quittent pas leur port de naissance puisqu'ils soutiennent la 2ème FLT basée à Dunkerque, Les Charybde et Scylla soutiennent la 3ème FLT à Port Vendres, les Calypso et Céto soutiennent la 4ème FLT stationnée à Bizerte et enfin les Ino et Phorcys soutiennent la 5ème FLT basée à Djibouti.

Le choix de deux ravitailleurs par flottille n'est pas innocent, chacun pouvant si nécessaire transporter trois vedettes (la moitié d'une flottille) même si il ne s'agit pas de leur fonction première.

Déplacement : standard 950 tonnes pleine charge 1350 tonnes

Dimensions : longueur 87.50m largeur 13m tirant d'eau : 5.79m

Propulsion : deux moteurs diesels de 2500ch entrainant deux hélices à pas lent

Vitesse maximale : 15 noeuds Distance franchissable : 4500 miles nautiques à 8 noeuds

Electronique : un radar de navigation

Armement :

-8 canons de 37mm Schneider modèle 1940 en deux affûts quadruples (un à la proue et un à la poupe). Ce canon de 52 calibres tire des obus de 0.7kg à une distance de 10000m à raison de 240 coups par minute. Chaque affût dispose de 2000 coups soit un total de 4000 projectilles.

-4 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 en deux affûts doubles. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Chaque affût dispose de 4500 coups soit un total de 18000 coups.

Capacités : deux grues de 20 tonnes et une de 7.5 tonnes. Soutes pour 1500 mètres cubes de carburant, 150mètres cubes de pièces détachées, 36 torpilles de 550mm, des obus de 37mm, de 25mm et des cartouches de 13.2mm. Il peut accueillir les équipages de trois vedettes.

Equipage : 35 hommes plus 42 passagers.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 13 Nov 2009, 18:36

5-Ravitailleur de sous marins Atlantide

L'Atlantide est une version agrandie du Jules Verne

Les sous marins sont des navires performants mais qui nécessitent un entretien important, régulier pour ne pas dire constant. Problème : ces navires ne pouvaient embarquer de rechanges en raison de leur éxiguité ce qui nécessite des navires spécialement adaptés transportant des munitions, des pièces détachées, disposant d'installation d'entretien et permettant à l'équipage de récupérer en particulier après une longue traversée.

La marine nationale n'à pas attendu le vingtième siècle pour se dôter de navires destinés à soutenir des submersibles. Il s'agit là de navires plus ou moins bien adaptés pour cette missions qu'il s'agisse du transport Tourville (ex Gironde) lancé en 1884 sert ainsi à Malte en 1915 et 1916. Il est rebaptisé Rhin en 1924 et retiré du service en 1939 ou du cuirassé Marceau (1887) déclassé et utilisé comme navire de soutien de sous marin à Brindisi. Après guerre, d'autres navires sont utilisés comme l'ancien croiseur porte-torpilleurs Foudre, l'aviso Vitry le François ou le pétrolier Durance.

Ces navires ne peuvent qu'être des pis-aller et un vrai ravitailleur de sous marin conçu et consruit pour ce rôle est jugé indispensable. C'est l'acte de naissance du Jules Verne qui se verra adjoindre un sister-ship grâce au programme de guerre et baptisé logiquement Nautilus.

-L'Atlantide est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 4 mars 1947 lancé le 2 février 1948 et admis au service actif le 4 août 1948.

Il est affecté à la 1ère flottille de sous marins et basé à Toulon où il assure le soutien de la 3ème et de la 5ème escadrille de sous marins. En 1948, la 1ère flottille devient le GESMED.

Ils participent également à la mise en place de bases dans l'Empire que ce soit Dakar, Diego Suarez ou Tourane, transportant avec des cargos et des pétroliers affrétés les torpilles, le carburant et des pièces détachées.

Au plan technique, c'est une version agrandie du Jules Verne, les leçons tirées de l'utilisation de ce dernier étant integrées au plan.

Déplacement : standard 5100 tonnes pleine charge 7250 tonnes

Dimensions : longueur (entre perpendiculaires) 130m (hors tout) 137m largeur 19.20m tirant d'eau 7.45m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer de 9800ch chacun et actionnant deux hélices

Performances : vitesse maximale 17.5 noeuds distance franchissable 13500 miles nautiques à 15 noeuds 19800 miles nautiques à 11 noeuds

Electronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée, un sonar

Armement :

-4 canons de 90mm modèle 1926. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 9.5 kg à 15440m avec un plafond de 10600m à raison de 14 coups par minute. Ces canon sont groupés en deux affûts doubles

-8 canons de 37mm de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ils sont répartis en quatre affûts doubles

Installations techniques et Capacités :

-Sept ateliers : optique, torpilles, mécanique, forge, charpentage,électricité et radioélectronique

-600 tonnes de gazole et 105 tonnes d'huile

-15 tonnes d'eau potable et 30 tonnes d'eau distillée

-9 tonnes d'acide sulfurique à 66° en caisses de 400 litres

-1600 tonnes de pétrole et 12 tonnes d'alcool

-36 jours de vivre pour 12 sous marins et 12000 litres de vin

-350 coups de 100mm 1500 coups de 37mm 2000 coups de 25mm

-85 torpilles ou 70 torpilles et 60 mines

-Trois mats de charge

Equipage : 14 officiers 64 officiers mariniers et 272 quartiers-maitres et matelots

Indépendamment du bord, l'Atlantide peut loger et nourrir 248 passagers.

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Dernière édition par clausewitz le Mar 09 Fév 2010, 22:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Mar 09 Fév 2010, 17:37

K-Navires amphibies

Avant propos

Après l'échec des Dardanelles en 1915, les militaires étaient enclin à croire que débarquer sur une côte défendue était impossible

La première véritable opération amphibie eu lieu en 1915 aux Dardanelles. Destiné à ouvrir les détroits à la flotte russe et à éliminer l'Empire Ottoman de la guerre, elle se termina par un fiasco enterrant probablement également le projet de débarquement en mer Baltique initié par lord Fisher et qui donnera cependant naissance aux croiseurs de bataille légers Glorious et Courageous.

Pendant l'entre-deux guerres, les opérations amphibies sont négligées, les budgets de la marine étant naturellement consacrées au renouvellement des unités de combat. Certains officiers n'hésitant pas à dire que prendre pied sur une côte ennemie est impossible.

Quelques officiers de la marine et de l'armée de terre continue pourtant à y croire, persuadés que l'échec aux Dardanelles était prévisible ou du moins probable en l'absence d'expérience et de navires adaptés.

Quelques exercices locaux sont organisés comme en mai 1945 où un régiment d'infanterie, le 65ème régiment d'infanterie de ligne basé à Nantes débarque sur l'île d'Ouessant. Ce premier exercice se déroule dans des conditions rocambolesques puisque le transport est assuré par des chalutiers réquisitionnés mais le pli est pris et d'autres exercices locaux sont organisés en Méditerranée, en Afrique du Nord et dans les autres colonies.

L'arrivée de l'amiral Durand au poste de chef d'état major de la marine marque un tournant décisif puisque c'est un partisan convaincu des opérations amphibies. Il doit cependant faire des concessions aux officiers plus «orthodoxes» et dans le programme de guerre seuls quelques prototypes sont construits.

1-Débarquer oui mais où ?

L'exercice à Ouessant mené en mai 1945 à montré que la prise d'un port n'était pas une chose aussi simple qu'imaginée. Même un port non défendu par des batteries côtières peut constituer un piège mortel pour une force expéditionnaire généralement inférieure en nombre et en puissance par rapport aux unités dé défense. Il faut mieux débarquer sur les plages mais cela empêche l'utilisation de chalutiers comme transports, l'utilisation de navires à fond plat est jugé nécessaire.

Ca c'est pour le côté tactique. Sur le plan stratégique, le CSM pourtant divisé sur la question de l'utilité des opérations amphibies demande la rédaction de plans d'opérations amphibies vis à vis des trois adversaires potentiels en Europe : l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne.

En ce qui concerne l'Espagne, la marine estime qu'il ne ne faut pas chercher la confrontation avec le régime du général Franco. Ce dernier qui s'est emparé du pouvoir après une terrible guerre civile
(juillet 1936-mars 1939) souhaite relever son pays et réconcilier républicains et nationalistes bien qu'il mène une répression féroce contre ces anciens adversaires.

La révélation d'un plan d'expansion naval en 1943 conduit la France à prévoir des plans d'opérations contre l'Espagne. L'amiral Luis Carrero Blanco révèle ainsi les ambitions de la Armada Militar Espanola : trois cuirassés type Vittorio Veneto, un ou deux porte-avions (il se murmure que les allemands auraient transmis les plans du Graf Zeppelin) quatre à six croiseurs lourds, six à huit croiseurs légers, une vingtaine de destroyers et une douzaine de sous marins.

Si l'attaché naval français à Madrid doute du réalisme de ce plan, la construction de seulement la moitié de ces navires rendrait la position de la France délicate. Imaginez une escadre composée d'un cuirassé, d'un porte-avions, de six destroyers et de quelques croiseurs basés au Ferrol en Galice. Nos communications avec l'Afrique Occidentale Française voir avec les Antilles seraient gravement compromises sans parler de l'accès à la Méditerranée par le détroit de Gibraltar.

La situation serait encore plus dramatique si une escadre similaire était stationnée à Carthagène : nos communications avec la Corse et l'Afrique du Nord seraient gravement compromises sans parler du cauchemar absolu d'une coopération hispano-italienne : la Corse serait probablement perdue.

Des plans d'opérations sont donc dressés pour contrer cette menace. Ces plans prevoient ainsi des campagnes de mouillage de mines au large des côtes de Galice, au large des Baléares et des principaux ports espagnols en Méditerranée : Barcelone, Valence, Carthagène........ , des campagnes de bombardement naval mais aussi des opérations amphibies du type prise de gage : par exemple un débarquement à Majorque qui serait occupée pour faire pression sur une Espagne peu coopérative.

Il faut cependant reconnaître que c'est la menace italienne qui menace le plus nos communications maritimes. La puissante Force de Raid basée à Bizerte et à Mers el Kebir à pour unique mission de couper les lignes de communication entre l'Italie, ses îles de Sardaigne et de Sicile et surtout de sa colonie de Libye.

La géographie peut favoriser une action combinée de la marine et de l'armée de terre. C'est ainsi que des plans sont dressés pour des débarquement en Sicile et en Sardaigne combinés à une offensive terrestre depuis la Tunisie en Libye, offensive elle même soutenue par une offensive anglaise depuis l'Egypte. En cas de réussite de ces débarquements et offensives (qui ne pourront cependant pas être menées toutes de front), l'Italie se retrouvait isolée.

L'objectif principal est la Sicile, la marine souhaitant contrôler le détroit de Sicile pour favoriser le contrôle du flanc sud de la Méditerranée. Ce contrôle intéresse aussi la Grande Bretagne pour permettre le passage des convois à destination de l'Egypte, du Moyen-Orient et de l'Extrême Orient via le détroit de Gibraltar et le canal de Suez.La conquête de la Sardaigne est jugée plus secondaire mais pas dénuée d'interêt puisque si le duo Corse/Sardaigne était sous le contrôle allié, les liaisons entre la Métropole et l'Afrique du Nord seraient bien mieux sécurisée et le sud de l'Italie de Naples à portée de fusil des navires et des avions alliés.

En ce qui concerne l'Allemagne, les plans sont peu avancés à la déclaration de guerre. L'hypothèse d'un débarquement en mer Baltique est jugée trop hasardeuse. Il semble qu'on envisage simplement des débarquements tactiques en mer du Nord pour favoriser une progression des forces terrestres par la Belgique et les Pays Bas.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Mar 09 Fév 2010, 17:52

2-Bâtiments de Débarquement de Char (BDC)

Le Volga ancré dans le Scorf peu après sa mise en service. L'armement n'est pas encore installé

Les différents exercices locaux ont montré que débarquer de l'infanterie sans appui de chars équivalait à les envoyer à l'abatoir. Il fallait donc pouvoir débarquer dès que possible des chars, si possible avec la première vague.

Si un port était prenable, la solution d'un navire spécialisé ne se poserait plus oui mais voilà comme nous avons pu le voir, la prise d'un port est une chose délicate voir même impossible. Comment faire alors pour débarquer des chars sur une place ? La première pensée qui vient à l'esprit c'est un cargo mettant des chars sur une barge qui gagnerait la côte. Cette solution est séduisante mais elle se heurte à des contraintes militairement inacceptables en particulier en terme de temps : il faut stopper le navire, arnacher le char, le hisser par les mats de charge du bord, le déposer sur une barge qui gagnerait la côte.

Cette opération demande donc du temps et n'est réalisable que par un temps clément et une mer peu formée voir carrément à l'état et que dire d'un avion ennemi en maraude........ . Il faut trouver une solution pour ammener des chars sur une plage. Un navire spécialisé est nécessaire car comme le dira l'amiral Durand «un char ne sait pas nager».

Le navire doit pouvoir s'échouer sur une plage, débarquer ses chars. Cela impose certaines capacités comme un fond plat, des hélices carénées et une manutention facile comme de vastes pont de cale et deux grandes portes-avant.

Le projet est validé par le Service Technique des Constructions Navales (STCN) en décembre 1946 quelques jours avant le vote de la loi d'orientation du programme naval. Quatre navires sont donc construits sachant qu'un grand nombre de navires doivent être construit en cas de guerre. Les données de ce projet sont transmises à la marine britannique qui permet d'envisager une construction commune.

La construction de ces navires est attribué aux Ateliers et Chantiers de la Loire à St Nazaire. Ils sont baptisés du nom de fleuves étrangers.

-Le Rhin est mis sur cale aux Atelier et Chantiers de la Loire à St Nazaire le 8 septembre 1947 lancé le 12 juin 1948 et admis au service actif le 10 octobre 1948.

-Le Danube est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à St Nazaire le 12 septembre 1947 lancé le 16 juin 1948 et admis au service actif le 15 octobre 1948.

-La Volga est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à St Nazaire le 4 juillet 1948 lancé 18 avril 1949 et admis au service actif le 7 août 1949.

-Le Tage est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à St Nazaire le 4 juillet 1948 lancé 18 avril 1949 et admis au service actif le 7 août 1949.

Le Rhin et le Danube sont basés à Toulon, la Volga est basé à Lorient et le Tage est basé à Mers el Kebir.

Ces navires sont d'une construction très simple : une coque soudée munie de grands panneaux de cale et une porte d'étrave et un château réduit à l'arrière munie d'une grue de 15 tonnes. Un solide armement est également important pour assurer l'appui-feu.

Déplacement : standard 725 tonnes pleine charge 900 tonnes

Dimensions : longueur 65m largeur 19.25m tirant d'eau 4.50m

Propulsion : deux moteurs diesel SEMT-Pielstick de 1200ch chacun soit un total de 2400ch entrainant deux lignes d'arbre terminées par des hélices carenées pour les protéger durant l'échouage.

Vitesse maximale : 14.5 noeuds Distance franchissable : 16000 miles nautiques à 10 noeuds

Electronique : un radar de navigation

Armement :

-8 canons de 37mm Schneider modèle 1940 en deux affûts quadruples (un à la proue et un à la poupe). Ce canon de 52 calibres tire des obus de 0.7kg à une distance de 10000m à raison de 240 coups par minute. Chaque affût dispose de 2000 coups soit un total de 4000 projectilles.

-8 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 en quatre affûts doubles. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups. Chaque affût dispose de 4500 coups soit un total de 18000 coups. Ces quatre affûts sont installés aux quatre coins du château.

Capacité : une grue de 15 tonnes au pied du château, deux Chalands Légers de Débarquement (CLD) sur bossoirs de part et d'autre du château.

Les BDC peuvent embarquer 160 tonnes de matériel soit 4 chars de 40 tonnes type ARL44 (l'ARL44 est un chassis de B1ter équipé d'une tourelle triplace armée d'un canon de 90mm, de deux mitrailleuses MAC de 7.5mm. Une mitrailleuse de coque remplace l'obusier de 75mm des B1) et en version transport de troupes peut embarquer un bataillon de 500 hommes.

Equipage : 21 hommes.

Des projets de navires dérivés sont encore sur la planche à dessin à la déclaration de guerre : bâtiment d'appui feu, bâtiment mobile antiaérien, navire-atelier léger........... .

3-Bâtiment de Transport Amphibie (BTA)

Le BTA à fait des petits. Aujourd'hui les BATRAL peuvent être considérés comme les "petits enfants" des BTA

Débarquer des chars c'est bien mais sans infanterie pour les accompagner cela ne sert à rien. Les partisans des opérations amphibies l'ont bien compris et parallèlement à la construction des BDC planchent sur un navire approchant mais destiné principalement au transport de l'infanterie.

Un autre besoin apparaît dans les colonies en particulier en Polynésie, en Nouvelle Calédonie et dans les Antilles : l'absence d'infrastructures portuaires descentes. Certains progrès ont eu lieu comme l'aménagement d'un port en eau profonde à Nouméa pouvant accueillir un cuirassé type Alsace (même si l'absence de forme de radoub adapté rend le déploiement d'une telle unité dans cette région peu probable, la marine française répugnant à l'envoyer en Australie _fierté nationale oblige_) mais il est bien entendu impossible d'équiper toutes les îles d'un port outillé même avec une vision austère (genre un ponton ou quelques dizaines de mètres de quai et une grue).

La première esquisse date de 1944 suivi d'un projet définitif en mars 1945. La construction est simplifiée à l'extrême pour permettre aux arsenaux des colonies (Dakar, Diego Suarez, Fort de France, Saigon et Nouméa) de les construire relativement rapidement. La coque est soudée, l'accès à la cale se fait par un seule panneau de cale mais aussi par deux portes d'étrave. Le dessin fait ressembler les BTA à des BDC en réduction.

Contrairement aux BDC, les besoins dans les colonies firent qu'un plus grand nombre de BTA furent construits principalement localement, les chantiers de métropole étant déjà chargés. Néanmoins les deux premiers des douze navires furent construits par Forges et Chantiers de la Méditerranée de la Seyne sur Mer. Ils ne reçoivent pas de noms mais uniquement des numéros. Cependant à l'usage leurs équipage donneront des noms plus ou moins sérieux, provoquant des crises d'urticaire au ministère de la Marine

-Le BTA1 est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée de la Seyne sur Mer le 4 décembre 1947 lancé le le 4 juin 1948 et admis au service actif le 7 septembre 1948

-Le BTA2 est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée de la Seyne sur Mer le 4 décembre 1947 lancé le le 4 juin 1948 et admis au service actif le 7 septembre 1948

-Le BTA3 est mis sur cale à l'arsenal de Dakar le 15 décembre 1947 lancé le 8 juin 1948 et admis au service actif le 10 septembre 1948

-Le BTA4 est mis sur cale à l'arsenal de Dakar le 15 décembre 1947 lancé le 8 juin 1948 et admis au service actif le 10 septembre 1948

-Le BTA5 est mis sur cale à l'arsenal de Saïgon le 20 décembre 1947 lancé le 13 juin 1948 et admis au service actif le 15 septembre 1948

-Le BTA6 est mis sur cale à l'arsenal de Saïgon le 20 décembre 1947 lancé le 13 juin 1948 et admis au service actif le 15 septembre 1948

-Le BTA7 est mis sur cale à l'arsenal de Nouméa le 12 décembre 1947 lancé le 7 juin 1948 et admis au service actif le 8 septembre 1948

-Le BTA8 est mis sur cale à l'arsenal de Nouméa le 12 décembre 1947 lancé le 7 juin 1948 et admis au service actif le 8 septembre 1948

-Le BTA9 est mis sur cale à l'arsenal de Fort de France le 4 janvier 1948 lancé le 12 juillet 1948 et admis au service actif le 4 octobre 1948

-Le BTA10 est mis sur cale à l'arsenal de Fort de France le 4 janvier 1948 lancé le 12 juillet 1948 et admis au service actif le 4 octobre 1948

-Le BTA11 est mis sur cale à l'arsenal de Diego-Suarez le 12 juillet 1948 lancé le 23 janvier 1949 et admis au service actif le 4 avril 1949

-Le BTA12 est mis sur cale à l'arsenal de Diego-Suarez le 12 juillet 1948 lancé le 23 janvier 1949 et admis au service actif le 4 avril 1949

Le BTA1 est affecté à Ajaccio pour servir de navire de transport entre la capitale du département de Corse et Bonifacio, le BTA2 est chargé lui des navettes entre la base navale de Toulon et la station navale de Port Vendres, en première ligne en cas de guerre avec l'Espagne.

Le BTA3 ne quitte pas son port de construction alors que le BTA4 rejoint Abidjan où il effectue de nombreuses sorties à la mer pour transporter des unités d'infanterie dans toute l'Afrique coloniale française.

Le BTA5 et le le BTA6 sont mouillés à Saïgon, son faible tirant d'eau lui permettant de jouer le rôle de patrouille dans le delta et le cours inférieur du Mékong. Pour se faire, il recevra peu à peu un armement bien plus conséquent que ses sister-ship.

Les BTA7 sert à la Nouvelle Calédonie comme caboteur et comme patrouilleur. Ils effectuent régulièrement la traversée Nouméa-Brisbane pour des manoeuvres avec la Royal Australian Navy ou pour du transport d'équipements.

Le BTA8 lui effectue le même genre de mission mais en Polynésie, opérant régulièrement avec le Régiment d'Infanterie Coloniale du Pacifique (RICP).

Le BTA9 opère depuis Fort de France alors que le BTA10 à rejoint Cayenne, jouant un rôle semblable au BTA6

Le BTA11 assure des missions de transport au profit des forces stationnées à Diego Suarez alors que le BTA12 effectue la même mission mais à Djibouti.

Déplacement : standard 550 tonnes pleine charge 675 tonnes

Dimensions : longueur 54m largeur 12m tirant d'eau : 2.90m

Propulsion : deux moteurs diesel de 800ch entrainant une hélice carénée

Vitesse maximale : 16 noeuds distance franchissable : 8500 miles nautiques à 12 noeuds

Electronique : un radar de navigation

Armement :

-Deux canons de 37mm Schneider modèle 1940 en un affût double à la proue. Ce canon de 52 calibres tire des obus de 0.7kg à une distance de 10000m à raison de 240 coups par minute. Chaque affût dispose de 2000 coups soit un total de 4000 projectilles.

-Deux canons de 25mm Hotckiss modèle 1938 en un affût double à la poupe. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups.

-Deux mitrailleuses Darne de 7.5mm sur les ailerons de passerelle

Les BTA 6 et 10 qui jouent souvent le rôle de canonnière voit leur armement renforcé. C'est ainsi qu'un canon de 75mm modèle 1897 alimenté à 150 coups installé à l'avant pouvant toucher des cibles à une distance maximale de 11125m. La cadence de tir est de 12 coups par minute. L'affût double de 37mm est installé à la poupe et les canons de 25mm sont installés à plat pont, l'affût unique étant remplacé par un seul.

Equipement : un mat de charge de 5 tonnes à l'avant du château, un panneau de cale et une porte d'étrave. Il peut embarquer un char de 25 tonnes (type Somua S40 par exemple) et plus souvent une compagnie de 150 à 200 hommes. En transport de fret, il peut embarquer 30 à 40 tonnes

Equipage : 18 hommes

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Mar 09 Fév 2010, 18:00

4-Chalands Légers de Debarquement (CLD)

Les CTM sont les descendants des CLD

Ce sont les navires de base d'un débarquement amphibie. Ils sont bien sur incapables de traverser une mer ou un océan et seraient si nécessaire transporter en pontée sur les BDC ou sur des cargos.

Ils pourront aussi servir pour le traversée des fleuves en cas de destruction des ponts ou pour ouvrir de nouveaux fronts en passant par des accès hétérodoxes. A noter que les BDC disposeront de deux navires sur bossoir de part et d'autre du château.

Ces embarcations sont construites en bois collé et lamelé, l'acier n'était utilisé que pour les hélices et pour la protection du poste de conduite. 24 embarcations sont produites : 8 pour équiper les BDC et 16 répartis dans les colonies en attendant une construction massive en cas de guerre.

Ils ne reçoivent pas de nom mais des numéros, CLD 1 à 24. Les CLD 1 à 6 sont construits à l'Arsenal de Brest, les 7 à 12 à l'Arsenal de Lorient, les 13 à 18 à l'Arsenal de Toulon et les 19 à 24 à l'Arsenal de Mers-el-Kebir.

Les CLD 1 à 8 sont destinés aux BDC : les CLD 1 à 4 pour les Rhin et Danube à Toulon, les CLD 5 et 6 pour le Volga à Lorient et les 7 et 8 pour le Tage basé à Mers-El-Kebir. Les CLD 9 et 10 sont basés à Djibouti, les 11 et 12 à Diego Suarez, les 13 et 14 à Tourane, les 15 et 16 à Nouméa, les 17 et 18 à Papeete, les 19 et 20 à Cayenne, les 20 et 21 à Fort de France et les 22 et 23 à Abidjan.

Déplacement : standard 8.2 tonnes pleine charge 12 tonnes

Dimensions : longueur 11.0m largeur 3.3m tirant d'eau : 0.66m à l'avant et 0.91m à l'arrière

Propulsion : moteur diesel de 225ch entrainant une hélice

Vitesse maximale : 10 noeuds distance franchissable : inconnue

Electronique : aucune

Armement : sélettes pour deux mitrailleuses MAC34 de 7.5mm

Capacité : 2.7tonnes ou 36 hommes ou un véhicule léger.

5-Chaland de Débarquement d'Infanterie et de Chars (CDIC)

La marine nationale aligne encore en 2010 des CDIC

Ces CDIC sont le maillon manquant entre les BDC et les CLD. A la différence des CLD ils peuvent naviguer en haute mer. Par exemple, une traversée Toulon-Bastia ou Port Vendres-Ajaccio est possible.

Comme les BDC, seulement hui exemplaires vont être construits par les Forges et Chantiers de la Méditerranée du Havre en attendant une construction en série pour un débarquement. Comme les CLD, ils ne recoivent pas de nom mais un numéro : CDIC 1 à 8.

-Les CDIC 1 et 2 sont mis sur cale le 14 décembre 1947 lancé le 6 juillet 1948 et admis au service actif le 4 octobre 1948.

-Les CDIC 3 et 4 sont mis sur cale le 5 mars 1948 lancé le 8 décembre 1948 et admis au service actif le 14 mars 1949

-Les CDIC 5 et 6 sont mis sur cale le 12 juillet 1948 lancé le 12 avril 1949 et admis au service actif le 4 juin 1949

-Les CDIC 7 et 8 sont mis sur cale le 12 décembre 1948 lancé le 9 juillet 1949 et admis au service actif le 4 octobre 1949.

Les CDIC 1 et 2 sont basés à Lorient, les CDIC 3 et 4 à Toulon, les CDIC 5 et 6 à Bizerte, le CDIC7 à Port Vendres et le CDIC 8 à Ajaccio.

Déplacement : standard 210 tonnes pleine charge 245 tonnes

Dimensions : longueur 32.50m largeur : 9.80m tirant d'eau : 3.20m

Propulsion : deux moteurs diesel de 800ch actionnant une hélice carénée

Vitesse maximale : 17.5 noeuds Distance franchissable : 6800 miles nautiques à 10 noeuds

Electronique : un radar de navigation

Armement :

-Deux canon de 25mm Hotchkiss modèle 1938 en affût simples de part et d'autre de la passerelle. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups.

-Deux mitrailleuses Darne de 7.5mm installés de part et d'autre de la porte d'étrave

Capacité : une porte d'étrave à l'avant, la cuve peut embarquer un char de 25 tonnes ou 100 hommes de troupes.

Equipage : 12 hommes.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Mar 09 Fév 2010, 22:12

deux petites questions :

tu as un sm du nom de Nautilus (type saphir) et un AS du même nom

T'aurait pas un problème de personnel pour armer tout ces navires ??????

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Mar 09 Fév 2010, 22:33

Merci pour cette lecture attentive. Pour le personnel, ça cela peut être effectivement un problème même si je ne l'ai pas pris en compte. Peut être que si je redige la guerre 1948-1954, je ferrai pour la France ce qui s'est passé pour la Royal Navy à partir de 1943 : une pénurie de personnel obligeant la France à désarmer les navires les plus anciens ou du moins à faire des choix.

Il me reste encore deux parties : une partie sur les bases et stations navales et une autre sur les ordres de bataille

PS : j'ai décidé de rebaptiser le sister-ship de Jules Verne Atlantide thumright

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 11 Fév 2010, 21:22

13°) BASES ET STATIONS NAVALES

Avant Propos

Le grand théoricien américain, Alfred Mahan dit qu'une marine sans ailes _c'est à dire sans bases_ était une marine du passé. Le vingtième siècle à largement démontré la vérité de cette phrase, aucune marine de guerre ne peut se passer d'une série de bases et de points d'appui parfaitement outillés à même de ravitailler et de réparer pour leur permettre de durer sur zone.

La France n'échappe pas à cette règle même si jusqu'en 1937/38 elle à négligé la constitution de points d'appui surtout dans les colonies. La mise en défense de ces dernières s'accompagne de l'amélioration des infrastructures.

L'amélioration des dites infrastructures est aussi à mettre sur le compte de l'augmentation de la taille des navires. Pour prendre l'exemple des cuirassés, les bassins du Salou à Brest déjà trop petits pour les Dunkerque et les Richelieu sont délaissés pour les bassins du Laninon (8 9 et 10) quand il s'est agit de construire les Alsace.

Les bombardements aériens sont une préoccupation constante des amiraux qui souhaitent renforcer la protection de leurs navires au mouillage. Ce renforcement est assuré aussi bien par des protections statiques et passives que par la mise en place de nombreuses pièces de DCA.

Un dernier mot sur la séparation station/base navale. A l'origine, les stations navales ne devaient pas disposer d'installation d'entretien et se borner à accueillir les navires et à les ravitailler. Rapidement, l'ineptie d'une telle conception apparue clairement et des formes de radoub furent construites, aménagées ou agrandies dans les stations navales des colonies. En fait, la séparation entre bases et stations navales est plus symbolique qu'autre chose.

NdA : les blancs devant les pontons indiquent des pontons prévus pour les navires du programme de guerre. Tout sera éclairci dans l'ordre de bataille final intégrant tous les navires issus du programme de guerre.

A-Base navale de Dunkerque


1-Historique succint

Cette base navale est la plus récente de la marine française puisqu'elle n'à été officiellement créée qu'en 1937. pourtant dans l'histoire, Dunkerque avait acceuillit des navires militaires, généralement au cours des conflits mais jamais de manière officielle et pérenne.

L'implantation d'une base navale dans le nord de la France répond aux préoccupations françaises et anglaises de verrouiller le Pas de Calais à la marine allemande mais aussi d'appuyer le corps naval belge et la marine néerlandaise malgré la neutralité de ces deux pays.

Après avoir hésité entre Boulogne et Calais, la marine nationale choisit de s'implanter à Dunkerque , la base navale (COMADUN Commandement Marine Dunkerque) étant officiellement créé le 24 mars 1937.

A l'origine, les navires devaient s'implanter dans le Vieux port de Dunkerque juste à proximité des Ateliers et Chantiers de France ce qui aurait facilité l'entretien et les constructions mais la place manquait pour y baser des navires de combat de premier ordre y compris pourquoi pas des cuirassés et des porte-avions.

La marine nationale chercha alors un emplacement à l'ouest de la ville. Un coup de chance facilita les démarches des marins : la Chambre de Commerce et d'Industrie de Dunkerque auquel appartenait le port de Dunkerque avait entamé l'aménagement en 1928 d'un grand bassin à flot pour augmenter le trafic.

La crise de 1929 qui fit réellement sentir à partir de 1931 gêla la construction du bassin qui resta inachevé jusqu'en 1937 quand la marine décida d'achever le bassin. Une convention signée le 21 mars 1937 prévoyait l'achevement du bassin et son utilisation par la marine pendant 30 ans avant un retour à un usage civil. Les travaux du Bassin militaire ou Bassin Jean Bart reprirent en septembre 1937 et furent achevés en mars 1939 alors que la guerre devenait chaque jour plus menaçante.

Ce bassin fût modifié pour un usage militaire avec un allongement et un élargissement des quais, la mise en place d'épis parallèle, de filets de protection tandis que le terre-plein accueillit logements, ateliers, stocks enterrés de carburant et de munitions. Une forme de radoub de 280m fût également aménagé tandis qu'un «canal» (en fait une digue construite au large de la côte) est aménagé pour relier le Vieux port au bassin Jean Bart

2-Fortifications et défenses

En terme de fortifications, les travaux prennent du retard et pour éviter que la ville ne soit victime d'un coup de main, des solutions transitoires sont installées :

-L'ancien cuirassé Jean Bart rebaptisé Océan lors de la mise en chantier du nouveau Jean Bart est transformé en batterie flottante et mouillé dans le bassin Jean Bart avec deux tourelles avant de 305mm, 10 canons de 100mm modèle 1917 sont installés à plat pont sous bouclier en remplacement des canons de 138mm en casemate et une DCA légère composée de 8 canons de 37mm et de 12 canons de 25mm.

-Un régiment d'artillerie de l'armée de terre, le 48ème RA est également placé sous le commandement de la marine pour défendre les approches terrestres de la base depuis des emplacements provisoires.

Les vraies fortifications sont construites en plusieurs étapes entre 1941 et 1944. elles se composent d'ouvrages indépendants orientées vers la terre et la mer. Chaque groupement fortifié doit pouvoir se défendre seul contre des menaces navales et aériennes.

Quatre groupements assurent une défense totale de la base. Leur armement à été uniformisé avec 2 tourelles doubles de 155mm, 6 canons de 75mm en casemate et pour la défense rapprochée, 4 canons antichars de 47mm Puteaux, 2 mortiers de 81mm Brandt, 6 mitrailleuses Hotchkiss de 13.2mm et 12 mitrailleuses MAC 34 de 7.5mm pour la défense terrestre. Pour la DCA, 4 affûts doubles de 37mm sont installés.

Ils sont entourés par des tranchées, des barbelés tandis que des mines doivent être installées en cas de guerre et qu'un grand fossé inondable doit être creusé pour si nécessaire isoler la base.

Outre ses fortifications, d'autres positions ont été aménagées dans la base elle même. Il s'agit de points d'appui occupés en temps de guerre, généralement armés d'une mitrailleuse. Dans le cas où la base serait attaquée, l'idée est de résister le plus longtemps possible pour donner le temps aux navires présents d'évacuer le personnel ou d'appareiller seuls.

La DCA lourde est répartie dans toute la base. Celle de Dunkerque est défendue par la 1ère BAAM ou 1ère Batterie Antiaérienne de la Marine équipée de 8 canons de 90mm Schneider _ installés sur des emplacements bétonnés avec soutes protégées_ et accompagnés de 16 canons de 25mm Hotchkiss en affûts doubles. La défense terrestre est assurée par la CFMN _Compagnie de Fusiliers Marins du Nord_

2-Navires stationnés à Dunkerque

Les navires basés à Dunkerque dépendent de l'Escadre Légère du Nord recréée le 24 avril 1937. cette force est chargée de sécuriser le Pas de Calais et d'appuyer si nécessaire le corps naval belge et la marine néerlandaise au cas où ces pays en ferait la demande. Elle doit pouvoir aussi couvrir les convois de transport de troupes entre la Grande Bretagne et la France, l'armée britannique prévoyant de transférer en France en cas de conflit un corps expéditionnaire composé de 4 divisions d'infanterie, d'une division blindée accompagnée de tous les moyens de soutien nécessaire sans oublier les moyens d'appui aérien (deux squadrons de chasse, un squadron de bombardement, un squadron de reconnaissance).

Les navires suivants sont basés à Dunkerque :

-Croiseur léger antiaérien Gambetta. Ce navire est le navire amiral de l'Escadre Légère du Nord

-3ème Division de contre-torpilleurs (3ème DCT) : 3 contre-torpilleurs de classe Guépard : Guepard, Lion et Bison

-Torpilleurs d'escadre classe Le Hardi : Le Respectueux et l'Espiègle

-2ème divisions de torpilleurs (2ème DT) : quatre torpilleurs légers classe Le Fier : Le Fier, L'Alsacien le Normand et le Niçois

-11ème Division de sous marins (11ème DSM) avec les sous marins mouilleurs de mines Emeraude et Agate

-22ème Division de sous marins (22ème DSM) avec les sous marins de 2ème classe Nivose, Pluviose et Ventose

-Deux chasseurs de sous marins : CH5 Granville CH6 Carentan

-Cargo Marie-Elisabeth

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Dernière édition par clausewitz le Jeu 11 Fév 2010, 22:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 11 Fév 2010, 21:30

B-Base navale de Brest

Plan de la base navale de Brest

1-Historique succint

Avec Toulon et Mers el Kebir, Brest est la principale base de notre marine. On dirait même que la nature voulait que l'homme y implante une base : vaste plan d'eau abrité et dont l'accès se fait un goulet étroit séparé en son milieu par un haut fond. A ce vaste plan d'eau s'ajoute un fleuve côtier, la Penfeld qui s'enfonce loin dans les terres.

Les premiers travaux ont commencé en 1631 sous l'impulsion du Cardinal de Richelieu et n'ont pas cessé depuis, la base et l'Arsenal dans lequel étaient construits les principaux navires de la marine comme les cuirassés s'adaptant à l'évolution des techniques en particulier en terme de capacités de levage (grues) et d'entretien (formes et bassins plus grands et plus profonds).

Des travaux importants ont lieu à partir de 1938 avec le creusement d'un nouveau bassin, le bassin 10 et la construction d'une base sous marine dans la rade abri. Ces travaux consernent également d'autres installations de la base avec le renforcement des quais, la modernisation des grues et des autres bassins. Les fortifications sont également relevés, la marine souhaitant faire de ces bases en général et de Brest en particulier un point de fixation. Dans le cas de cette dernière, il s'agirait de créer un réduit breton.

2-Installations de la base navale :

La Rade Abri

La rade-abri est aménagée à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle par la construction de la Jeté Ouest, de la Jetée Est et de la Jetée Sud percé par un accès unique. Cette rade abri accueille la majorité des navires basés à Brest qu'il s'agisse des porte-avions, des cuirassés, des croiseurs, les contre-torpilleurs et torpilleurs mouillant généralement dans la Penfeld ou en grande-rade. Cette répartition étant bien sur très théorique, les disponibilités pouvant changer ce bel ordnancement.

La rade-abri accueille la base sous marine, les quais des flottilles, le quai d'armement et les bassins 8 9 et 10 du Laninon, bassins plus particulièrement chargés de la construction des navires en particulier certains cuirassés.

En 1943 sont inaugurés quatre épis installés contre la Jetée Sud. Ces quais obliques de 275m de long permettent ainsi l'accueil des plus gros navires, libérant les quais des flottilles (10 quais perpendiculaire au quai principal) pour les navires plus légers.

La menace aérienne est jugée de plus en plus sérieuse. Les sous marins sont estimés comme les navires les plus vulnérables. La marine décide de construire une base protégée dans la rade abri.

Les méthodes de construction sont inspirés par celles de la Ligne Maginot. 10 bassins pouvant accueillir des sous marins sont construites avec des murs épais de 2m, invulnérables à toutes bombes existantes. Ces bassins sont maintenus en eau en permanence sauf quand il s'agit de réparer ou caréner un navire. La construction démarre en 1941 et s'achève en 1944. Cette base dont l'esthétique frustre détonne avec les bâtiments classiques du port heurte les brestois, certains demandant sa destruction....... .

La rade abri dispose également de trois bassins de radoub qui accueillent les principaux navires de la base pour la construction et l'entretien. Les bassin 8 et 9 ont été construits entre 1910 et 1916 avec une longueur de 250m et une largeur de 36m. Ils sont élargis et allongés entre 1940 et 1943 pour augmenter les capacités d'entretien et de construction : la longueur est portée à 280m et la largeur à 40m, les pompes sont regroupés dans un même endroit et protégés par un blockaus.

Le bassin 10 est mis en chantier en 1938. A l'époque, les bassins 8 et 9 étaient jugés à peine suffisants pour les Richelieu (248m de long). Les travaux durent de 1938 à 1941, inauguré en septembre 1941, la construction du premier navire _le cuirassé Alsace_ commencé en octobre 1942 dans ce bassin. Ce bassin est également utilisé pour la construction du cuirassé Bourgogne. Avec ses 350m de long, il est à l'époque le plus grand bassin de radoub de France et d'Europe.

La Penfeld

la Penfeld est un fleuve côtier de 16km sur lequel s'est dévellopé la ville et le port de Brest. A noter que jusqu'en 1865, le port était ouvert aux navires de commerce.

L'entrée de la Penfeld est marqué sur la rive gauche par le château dans lequel est implanté le commandement de l'escadre de l'Atlantique. A noter qu'en 1946/47, des blockaus sont construits à proximité du château pour protéger les installations de commandement. Sur la rive, l'entrée est marqué par le bassin 10 (350m de long) inauguré en 1941. Au pied du château sont installés des navires légers et des navires de soutien

C'est sur les rives que sont installées les différents bassins de radoub et de construction, les dépôts de munitions, de matériel, les logements. Les deux premiers (de l'aval à l'amont) sont numérotés bassin 2 et 3. Ces bassins datent à l'origine du 18ème siècle. Quatre formes ont éré ainsi construites avec les formes 1 et 2 entre 1752 et 1756, la forme 3 entre 1755 et 1757 et la forme 4 entre 1803 et 1820. Ces formes sont fusionnées en deux bassins entre 1899 et 1902. elles sont modernisés entre 1936 et 1939, les pompes sont notament protégées par un blockaus en béton.

Le bassin 1 est le plus ancien et aussi le seul construit sur la rive gauche. Il à été inauguré en 1683 modifié en 1745 puis en 1864. Long de 115m et large de 25m, il est modernisé en 1937 mais le projet de l'agrandir est impossible et le bassin 1 n'est guère plus utilisé que pour les navires légers.

Les bassins 4, 6 et 7 sont installés au niveau du Salou qui à été longtemps le coeur de l'Arsenal puisqu'il alignait les forces les plus grandes de l'Arsenal notament le bassin 4 qui à servi en parti à la construction du Richelieu, du Dunkerque.

Le bassin 6 à été construit entre 1822 et 1827 et modernisé en 1930. Sa particularité est d'être un bassin fonctionnant à marée et non à l'aide de pompe. D'une taille réduite (69m de long sur 20m de large), il n'est guère utilisé que pour les navires de soutien.

Le bassin 7 à été construit en 1822. c'est un bassin long de 118m et large de 26m et comme les bassins 1 et 4, il sert pour la construction et l'entretien des navires légers, généralement des navires auxiliaires.

Ile Longue

Cette presqu'ile (uniquement à marée haute avant les travaux) à été fortifiée dès le 17ème siècle par Vauban pour renforcer la protection de la base de Brest. Ces fortifications sont peu à peu abandonnées au 19ème siècle. Ainsi durant la première guerre mondiale, un camp de prisonnier allemand est installé de 1914 à 1919. Après guerre, cette zone de la rade de Brest est abandonnée.

A la fin des années trente, la marine s'inquiète de la concentration des navires dans la rade Abri et dans la Penfeld et cherche des mouillages pour déconcentrer ses forces. Elle sélectionne l'Ile Longue en 1937.

Les travaux ont lié entre 1938 et 1943 : 300m de quai entourés par deux jetées mobiles sont installées sur la côte est de l'île, des réservoirs enterrés de carburant et de munitions sont installés ainsi que des ateliers, le tout entouré de blockaus et d'installations de DCA. L'accès vers la terre est rendu permanente par une route.

3-Fortifications et défense

Fortifications et défense de la Rade de Brest

L'importance de la base navale de Brest est visible par l'importance des fortifications construites au cours des siècles. Cependant faute d'entretien régulier et surtout d'un changement de priorité, tout est à revoir. C'est ainsi que d'importants travaux ont lieu entre 1940 et 1946, l'un des plus grands chantiers de génie civil de l'époque.

La priorité c'est la défense du goulet, l'accès à la rade de Brest. Pour se faire, un nouveau fort est construit à la pointe du Portzic et à la pointe des Espagnols. Le fort du Portzic est ainsi équipé d'une tourelle de 305mm issu des Courbet, installé sur des supports en béton avec poste de commandement, stocks de munitions et zone vie.

Cette tourelle est accompagnée par 4 blockaus équipés chacun d'un canon de 155mm associé à deux mitrailleuses de 13.2mm, ces canons assurent la protection rapprochée de la tourelle de 305mm et défendent l'accès au goulet contre une tentative de forcement.

Ce fort dispose également de 4 tourelles doubles de 47mm essentiellement pour la défense terrestre et une DCA conséquente avec 8 canons de 37mm en deux affûts quadruples et 12 canons de 25mm en six affûts doubles.

Le fort des Espagnols est équipé des mêmes fortications, installées pour éviter les angles morts.

Une deuxième ligne de protection est composé des batteries de l'Ile-Longue, chargé de défendre ce mouillage. Les fortifications sont groupés en un groupement terrestre et un groupement marine. Le groupement terrestre protège l'accès terrestre grâce à deux blockaus : deux tourelles doubles de 155mm sur des supports en béton avec soute, poste de commandement et zone vie. Ces tourelles doubles sont accompagnées par des supports bétonés pour 4 mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss et Darne de 7.5mm. Un fossé bétonné est creusé au pied de ces fortifications.

Le groupement marin est installé à la pointe de l'île Longue. Il se compose d'une tourelle double de 155mm, de quatre canons de 75mm en blockaus, de quatre canons de 47mm et de 4 mitrailleuses Darne de 7.5mm. La DCA se compose de deux affûts quadruples de 37mm qui sont installés pour couvrir l'ensemble de la presqu'ile.

Une nouvelle ligne de défense est réalisée en 1946/47 avec le fort d'Armorique et le fort de Lanvéoc à proximité de la base aéronavale de Lanvéoc-Poulmic. Le fort d'Armorique se compose de 4 canons de 130mm en deux tourelles doubles (90° d'azimut), de 8 mitrailleuses Hotchkiss de 13.2mm, de 4 mitrailleuses Darne de 7.5mm et une DCA composé de 8 canons de 37mm en quatre affûts doubles. Le fort de Lanvéoc se compose de 4 canons de 130mm en deux tourelles doubles, de 8 mitrailleuses Hotchkiss de 13.2mm, de 4 mitrailleuses Darne de 7.5mm et une DCA composé de 8 canons de 37mm en quatre affûts doubles

A terre, il à été envisagé une ceinture complète pour protéger Brest mais les moyens nécessaires dépassaient le budget attribué. Il fût donc décidé de construire tout autour de la ville de Brest, une série de six points d'appuis identiques pouvant être complétés en cas de guerre par des champs de mines et des fossés.

Leur armement à été uniformisé avec 2 tourelles doubles de 155mm, 4 canons de 75mm en casemate et pour la défense rapprochée, 4 canons antichars de 47mm Puteaux, 2 mortiers de 81mm Brandt, 6 mitrailleuses Hotchkiss de 13.2mm et 12 mitrailleuses MAC 34 de 7.5mm pour la défense terrestre.

Pour la DCA, 4 affûts doubles de 37mm sont installés. Ils sont entourés par des tranchées, des barbelés tandis que des mines doivent être installées en cas de guerre et qu'un grand fossé inondable doit être creusé pour si nécessaire isoler la base.

Outre ses fortifications, d'autres positions ont été aménagées dans la base elle même. Il s'agit de points d'appui occupés en temps de guerre, généralement armés d'une mitrailleuse. Dans le cas où la base serait attaquée, l'idée est de résister le plus longtemps possible pour donner le temps aux navires présents d'évacuer le personnel ou d'appareiller seuls.

La DCA lourde est répartie dans toute la base. C'est la 3ème BAAM (Batterie Antiaérienne de la Marine) qui en est chargée avec 8 canons de 90mm Schneider _ installés sur des emplacements bétonnés avec soutes protégées_ et accompagnés de 16 canons de 25mm Hotchkiss en affûts doubles. La défense terrestre est assurée par la 1ère CFMA _Compagnie de Fusiliers Marins de l'Atlantique_ .

4-Navires stationnés à Brest (hors programme de guerre)

La base navale de Brest est la principale implantation de l'Escadre de l'Atlantique. Cette escadre à pour mission principale le maintien de nos lignes de communication avec nos colonies d'Afrique en particulier l'AOF.

En cas de guerre sous marine, elle doit couvrir les convois transatlantiques, transafricains et à destination de la Méditerranée et du Pacifique (via le détroit de Gibraltar pour les premiers et par le canal de Panama pour les seconds). Elle doit aussi contrer les raids éventuels de croiseurs auxiliaires et de cuirassés allemands.

Le réarmement naval de l'Espagne et la position incertaine du Portugal doit aussi obliger l'Escadre du Ponant à maintenir une vigilance toute particulière vis à vis de ses deux pays.

Les navires suivants sont basés à Brest (au 1er octobre 1948) :

Rade-abri

Epi n°1 : porte-avions Painlevé et cuirassé Lorraine

Epi n°2 : croiseur de bataille Dunkerque et cuirassé Gascogne

Epi n°3 : Cuirassé Flandre et Transport d'aviation Béarn. Ce dernier est désarmé le 17 novembre 1948 et remplacé une semaine plus tard par le porte-avions léger Alienor d'Aquitaine issu du programme de guerre

Epi n°4 : croiseur léger antiaérien Sully et croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin

Base-sous marine : 10 alvéoles abritant les 7 sous marins du GESMAT basés à Brest

-Alvéole 1 : sous marin de grande croisière Hallbron

-Alvéole 2 : sous marin de grande croisière Albron

-Alvéole 3 : sous marin de grande croisière Surcouf mais ce dernier est souvent détaché à Dakar

-Alvéole 4 : sous marin de 1ère classe Rolland Morillot (6ème DSM)
-Alvéole 5 : sous marin de 1ère classe Ile de France (6ème DSM)

-Alvéole 6 : sous marin de 1ère classe Ile de Crozet (6ème DSM)

-Alvéole 7 : sous marin de 1ère classe Belle Ile (6ème DSM)

-Alvéoles 8 à 10 : accueillent des sous marins d'autres bases en escales.

Le Quai des Flottilles dispose de 10 quais mobiles perpendiculaires au quai principal. Il acceuille les navires suivants :

-Quai 1 : croiseurs lourds Foch et Dupleix (3ème Division de croiseurs)

-Quai 2 : croiseur leger Georges Leygues et Montcalm (4ème Division de croiseurs)

-Quai 3 : croiseur léger Gloire (4ème Division de croiseurs) et ravitailleur de sous marins Jules Verne

-Quai 4 : contre-torpilleurs Jaguar et Panther/Léopard (1ère DCT) et Lynx (2ème DCT)

-Quai 5 : contre-torpilleurs Chacal et Tigre (2ème DCT)/Verdun et Valmy (4ème DCT)

-Quai 6 : contre-torpilleurs Vauban (4ème DCT) et Vautour/Gerfaut et Epervier (6ème DCT)

-Quai 7 : torpilleurs légers Mousquetaire Guerrier/Alerte et Volontaire(8ème Division de torpilleurs)

-Quai 8 : torpilleurs d'escadre Tempête et Trombe/ torpilleurs d'escadre L'Adroit et La Palme

-Quai 9 : torpilleurs d'escadre Le Hardi Le Fleuret/L'Eveillé et le Valeureux

-Quai 10 : avisos-escorteurs classe Elan : Impétueuse Capricieuse Batailleuse et Boudeuse formant la 3ème DEL (Division d'Escorte Légère)

Penfeld

-Pétroliers Saone et Liamone

-Cargos Marie-Louise et Marie Jeanne

-Auxiliaires (ex-avisos) Amiens Arras et Calais

Château

-corvettes ASM de la 12ème Division d'Escorte Légère (DEL) Cancalaise, Girondine Toulonnaise et Narbonnaise

-chasseurs de sous marins CH9 quimper, CH10 Bayonne, CH22 Millau, CH23 Béziers

Ile Longue

Emplacement prévu pour des navires du programme de guerre

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 11 Fév 2010, 22:19

clausewitz a écrit:
-2ème divisions de torpilleurs (2ème DT) : trois torpilleurs légers classe Le Fier : Le Fier, L'Alsacien le Normand et le Niçois

-

j'en compte quatre ..........

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 11 Fév 2010, 22:20

Décidément je suis d'un étourdis. Je corrige ça tout de suite lol!

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Sam 13 Fév 2010, 21:38

C-Base navale de Toulon

1-Historique succint

Toulon et la marine militaire c'est une très vieille histoire puisqu'on peut remonter en 1514 pour trouver une trace avec la construction de la Tour Royale. Il faut attendre ensuite le début du XVIIème siècle pour voir la première vraie militarisation avec l'installation en 1610 des premières galères.

En 1666, Toulon est désigné pour devenir le grand port de guerre du Levant, Colbert souhaitant qu'il joue le rôle de Rochefort en Méditerranée. Pour se faire il est équipé et fortifié par Vauban, des travaux durant près de quinze ans (1666-1680).

Toulon ne cesse de se dévelloper, se modernisant pour s'adapter aux nouvelles techniques mais le début du 20ème siècle voit l'arsenal de Toulon se concentrer sur l'entretien, seules quelques constructions de sous marins et de navires secondaires ayant encore lieu.

En 1939, l'Arsenal aligne une superficie de 300 hectares dont 50 sont bâtis et 13 bassins de radoub bien équipés permettant de soutenir une flotte nombreuse, le tout protégé par des fortifications régulièrement modernisées pour faire de Toulon un bastion inexpugnable.

2-Installations de la base navale

Vue générale de la rade de Toulon

Appontements du Milhaud

C'est le principal emplacement des navires de la base navale de Toulon. Six quais perpendiculaires sont installés pouvant recevoir théoriquement 12 navires parmi les plus gros dont les cuirassés et les porte-avions.

Darse ouest et est

Situées à l'ouest des appontements du Milhaud, elles accueillent les navires de soutien affectés à la base navale de Toulon comme les cargos, les pétroliers........... .

Darse des sous marins

Située de l'autre côté des appontements de Milhaud et à l'ouest du Missiessy, cette darse accueille comme son nom l'indique les sous marins de l'Escadre de la Méditerranée. Comme à Brest, une base protégée est mise en place en récupérant les terrains occupées jusque là par le 5ème dépôt.

Des navires peuvent être mouillés dans la darse en particulier ceux en transit mais la majorité des sous marins sont installés dans les 12 alvéoles protégées. Devant l'augmentation du nombre de sous marins, la base sous marine accueille surtout les Rolland Morillot, les 800 tonnes et les sous marins mouilleurs de mines sont mouillés dans la darse neuve.

Darse du Missiessy

Ce plan d'eau accueille peu de navires en raison de la présence des bassins de radoub. Les quais aménagés sont donc plus destinés aux navires en carénage et en entretien. Les deux bassins ont été creusés en 1880 et 1881 puis agrandis entre 1909 et 1913 puis en 1939/40. Ces bassins affichaient à l'origine 201.65m de long et 30.34m de large mais ont été agrandies à 215m et approfondies pour s'adapter aux nouveaux navires.

Un troisième bassin creusé en 1893 et mesurant à l'origine 178.65m de long et 30.34m de large est agrandit entre 1909 et 1913 puis entre 1939 et 41 passant à 205m de long et 32m de large.

Darse du Castigneau

La darse de Castigneau n'accueille pas des navires au sens strict comme d'autres bassins. Des ateliers et des dépôts sont installés dans cette zone. Des quais ont été aménagés pour des navires en entretien ou pour permettre le chargements depuis les dépôts installés.

Deux bassins ont été creusés, le premier en 1863 et le second en 1886, le premier mesurant 114m de long sur 22m de large et le second mesurant 163m de long sur 23m de large. Le premier est allongé entre 1941 et 1943 passant de 114m à 132m et le second passant de 163m à 185m permettant respectivement le carénage des contre-torpilleurs et des croiseurs légers.

Quai Noël

C'est l'équivalent du quai des flottilles de Brest. Il accueille donc principalement les croiseurs et les contre-torpilleurs via 14 quais mobiles soit 28 emplacements de 230m. Il est séparé de la Darse du Castigneau par le Canal Suffren, ce dernier étant franchit par deux ponts transbordeurs.

Darse Neuve

Le canal Suffren débouche dans ce qui est appelé la Darse Neuve réaménagée au début du 20ème siècle. Au déclenchement de la guerre, il accueille des sous marins qui ne trouvent pas de places dans la base sous marine.

Darse Vieille

Située de l'autre côté de la Darse neuve, cette Darse Vieille accueille la poussière navale et les escorteurs affectés à l'Escadre de la Méditerranée.

Zone Vauban

Cette zone accueille à la fois des installations d'entretien mais aussi des installations école avec l'Angle Robert où sont installés des navires d'entrainement notament le cuirassé Courbet et le ponton Condorcet.

Cinq bassins ont été construits dans cette zone Vauban. Le bassin Vauban n°1 long de 100m n'est plus utilisé depuis 1830 tout comme le bassin Vauban n°2 long de 80m depuis les années 1860. Le bassin n°3 à été construit entre 1841 à 1846 avec une longueur de 90m. Il à été modernisé et agrandit à 110m en 1942/43.

En 1911 sont mis en chantier, les grands bassins Vauban plus tard numérotés n°4 et 5. Les travaux sont interrompus par la guerre en 1914 avant de reprendre en 1919 et de s'achever en 1927. A l'époque, ils étaient les plus grand de l'époque avec 422m de long, 40.66m de large avec des enclaves pour portes intermédiaires à 210m, 235m et 250m permettant de radouber plusieurs navires en même temps.

Zone du Mourillon

Cette zone se compose d'une Darse (darse nord du Mourillon) qui accueille généralement des navires en escale rapide ou des navires en entretien et l'arsenal de Mourillon. Dans ce dernier sont aménagés d'importantes installations d'entretien et de construction. En 1939/40 une cale de 150m est construite pour construire des navires auxiliaires et la poussière navale. Entre 1942 et 1945 sont creusés deux bassins pour remplacer des docks flottants jugés dépassés. Ils mesurent 180m de long sur 28m de large munis de pompes communes sous blockaus.

3-Fortifications

Fortifications protegeant Toulon depuis la mer

Comme Brest et Dunkerque, Toulon bénéficie d'un grand programme de fortification pour qu'il puisse servir de point de fixation en cas d'invasion du territoire. Elles doivent aussi servir à protéger la base depuis la mer grâce à trois grandes batteries : la batterie du Cap Cépet à St Mandrier, la batterie du cap de Carqueiranne et la batterie de Gien sur la presqu'ile du même nom.

La batterie du cap Cepet est la plus puissante batterie de la côte Méditerranéenne. Son armement principal est équipé de deux tourelles de 340mm installées en 1938 avec des canons fabriqués pour les Normandie.

Ces tourelles sont accompagnées par quatre canons de 152mm en tourelles simples. Ces canons sont issus des cuirassés français quand ces dernier ont perdu leurs canons de 152 pour des canons de 130mm. Ces tourelles assurent la protection rapprochée des tourelles de 340mm et pour contrer les navires légers (croiseurs contre-torpilleurs torpilleurs).

A ces tourelles destinées à un rôle offensif s'ajoutent des blockaus défensifs qu'ils s'agissent d'armes légères pour contrer une attaque terrestre (canons de 47mm antichars, canons de 75mm, mitrailleuses de 13.2mm et de 7.5mm, mortiers de 81mm) ou une attaque aérienne (4 affûts doubles de 90mm Schneider et 4 affûts doubles de 37mm). Ces fortifications sont complétées par des fossés et par des champs de mines.

La batterie du cap Carquerainne à été construite entre 1940 et 1942. Elle est moins puissante que celle du Cap Cépet avec comme armement principal une tourelle double de 305mm issus des Courbet et installé sur des superstructures en béton. Cette tourelle est complétée par quatre canons de 152mm en tourelles simples.

Comme pour la batterie du Cap Cépet, la batterie du cap Carquerainne dispose de blockaus défensifs qu'ils s'agissent d'armes légères pour contrer une attaque terrestre (canons de 47mm antichars, canons de 75mm, mitrailleuses de 13.2mm et de 7.5mm, mortiers de 81mm) ou une attaque aérienne (4 affûts doubles de 90mm Schneider et 4 affûts doubles de 37mm). Ces fortifications sont complétées par des fossés et par des champs de mines.

Les deux tourelles de 340mm et la tourelle de 305mm sont réglées pour battre l'entrée de la rade et empêcher l'entrée en force de navires ennemis.

Une autre ligne de défense pour couvrir le sud-est à été installé sur la presqu'ile de Giens ou l'île de Porquerolles. Sur la presqu'ile de Gien existent deux batteries équipées chacune d'une tourelle de 305mm, l'une à l'ouest et l'autre à l'est. Cette tourelle installée sur des soubassements en béton est accompagné par quatre canons de 152mm en affûts simples sous bouclier chargés de la protection de la tourelle et de la couverture rapprochée.

Des blockaus défensifs ont aussi été installés avec des canons de 47mm antichars, des mitrailleuses de 7.5mm Darne et des mortiers de 81mm et de la DCA avec deux affûts doubles de 90mm Schneider et 4 affûts doubles de 37mm. Ces fortifications sont complétées par des fossés et par des champs de mines.

Sur l'île de Porquerolles, au sommet est installé une tourelle double de 305mm, deux tourelles simples de 152mm et des blockaus défensifs avec des canons de 47mm antichars, des mitrailleuses de 7.5mm Darne et des mortiers de 81mm et de la DCA avec deux affûts doubles de 90mm Schneider et 4 affûts doubles de 37mm. Ces fortifications sont complétées par des fossés et par des champs de mines.

A terre, quatre groupements fortifiés indépendants sont établis non pas à la sortie de l'Arsenal mais à l'extérieur de la ville à 10-15km de l'arsenal. Chaque groupement dispose d'une tourelle double de 155mm, de quatre canons de 75mm, de huit canons de 47mm, de huit mitrailleuses de 7.5mm et de quatre canons de 37mm antiaérien, le tout complété par un fossé et en temps de guerre des mines.

La DCA lourde est répartie dans toute la base. C'est la 5ème BAAM (Batterie Antiaérienne de la Marine) qui en est chargée avec 8 canons de 90mm Schneider _ installés sur des emplacements bétonnés avec soutes protégées_ et accompagnés de 12 canons de 25mm Hotchkiss en affûts doubles. La défense terrestre est assurée par la 1ère CFMM _Compagnie de Fusiliers Marins de la Méditerranée_ .

4-navires stationnés à Toulon

Appontements du Milhaud

Ponton n°1 : porte-avions Joffre et transport d'hydravions Commandant Teste

Ponton n°2 : Cuirassé Bretagne et cuirassé Richelieu

Ponton n°3 : Cuirassé Clémenceau et Normandie

Ponton n°4 : Croiseur léger antiaérien Condé et croiseur léger La Galissonnière/Croiseur lourd Algérie

Ponton n°5 : Croiseurs lourds Suffren et Colbert/Croiseurs lourds Brennus et Charles Martel

Ponton n°6 : Croiseur lourd Vercingetorix/croiseurs légers Jean de Vienne et La Marseillaise.

Darse est

-Cargos Marie-Thérèse et Marie-Christine

Darse ouest

-Pétroliers Lot, Baïse et Seine

Darse des sous marins/base sous marine

Alvéole 1 : La Praya Alvéole 2 : Ile de Ré Alvéole 3 : La Reunion Alvéole 4 : La Corse (1ère DSM)

Alvéole 5 : La Martinique Alvéole 6 : La Guadeloupe Alvéole 7 : Ile d'Yeu Alvéole 8 : Ile de Kerguelen (3ème DSM)

Alvéole 9 : Ile de Bréhat Alvéole 10 : Saint Marcouf Alvéole 11 : Ile de Molène Alvéole 12 : St Pierre et Miquelon (5ème DSM)

Darse Neuve

-13ème DSM : L'Aurore La Créole La Bayadère et La Favorite
-15ème DSM : l'Africaine L'Astrée L'Andromède et L'Antigone
-19ème DSM : Minerve Venus et Junon
-21ème DSM : Diamant, Perle, Corail et Escarboucle.

Ces sous marins sont amarrés au milieu de la Darse Neuve avec des pontons mobiles au milieu de la rade.

Quai Noël

-ponton 1 : contre-torpilleurs Aigle et Albatros (5ème DCT)

-ponton 2 : contre-torpilleurs Milan (5ème DCT) et Le Fantasque (10ème DCT)

-ponton 3 : Le Terrible et l'Audacieux (10ème DCT)

-ponton 4 : contre-torpilleurs Bayard et Turenne (14ème DCT)

-ponton 5 : contre-torpilleurs Du Chayla (14ème DCT) et torpilleur d'escadre Siroco

-ponton 6 : torpilleurs Basque et Fortuné

-ponton 7 : torpilleurs Boulonnais et Frondeur

-ponton 8 : torpilleurs Siroco et Typhon

-ponton 9 : torpilleurs L'Intrépide et Le Téméraire

-ponton 10 : torpilleurs L'Epée et le Mameluck

-ponton 11 : torpilleurs L'Agile et le Breton/torpilleurs Le Parisien et le Savoyard

-ponton 12 : torpilleurs Tenace et Brave/Vaillant et Sensible

-ponton 13 et 14 : pontons d'escale et d'honneur

Darse Vieille

-ponton 1 : avisos escorteurs Elan et Chamois

-ponton 2 : avisos escorteurs Commandant Dominé et La Capricieuse

-ponton 3 : chasseurs de sous marins CH13 Calais CH14 Dielette CH30 Audierne CH31 Larmor

-ponton 4 :

-ponton 5 :

-ponton 6 :

Angle Robert

-cuirassé ecole Courbet

-ponton-école Condorcet

-ponton-école Castor

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Dim 14 Fév 2010, 09:08

de toutes maniere, nous en sortirons pas
"l'Honneur" est une reponse qu'ont sort apres une connerie monumentale

et de toutes maniere, si dans l'etat ou il se trouvait et dans la position ou il se trouvait, le Jean Bart a put s'echapper sans etre finis, en raclan sa quille sur le fond et sous les bombardements, alors la flotte de Toulon, qui etait en parfait etat et dans une base avec de fortes defense, n'a strictement aucune excuse

l'ennemi etait identifies et positionnes depuis des annees, au vut et au sus de tous le monde.

aucune excuse ou raison ne tient.

ils ont ete en dessous de tout

au pire, il aurait fallut que les remorqueurs, ou que ceux qui peuvent frapper une haussiere quelques part tire les navires encore incapable de demarrer au large en attendant qu'ils puissent se barrer eux meme

et quand bien meme une douzaine de panzer se seraient pointes sur le quai ou la jetee, alors quoi ??? ce n'est pas un 37 ou un 75mm sur tourelle qui vat faire peur a un croiseur !

et quand bien meme alors que le commandement dans son inconscience ne veut pas traverser la meditterannes, alors qu'il aille en Corse !!!!
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Lun 15 Fév 2010, 11:53

D-Base navale de Mers-el-Kebir

La base de Mers El Kebir est l'une des bases les plus modernes de la marine nationale en 1948

1-Historique succint

En surnomant ce lieu «Portus divinus» (port divin), les romains ont été parmis les premiers à se rendre compte du caractère exceptionnel de ce port, bien protégé et bien abrité, probablement le meilleur d'Afrique du Nord avec Bizerte.

Cela n'échappa aux différents belligerants du bassin méditerranéen qui l'occupèrent tour à tour qu'il s'agisse des pirates barbaresques, des ottomans, des espagnols et des portugais jusqu'à la France en 1830.

Les premiers travaux importants eurent lieu à partir de 1868 mais l'investissement dans cette base était bien inférieur à celui engagé à Brest, Toulon ou même Bizerte.

Tout change avec l'arrivée de Mussolini au pouvoir et l'instabilité chronique de l'Espagne. En 1936, un plan d'équipement est voté pour créer une base complète à Mers-el-Kebir, base qui doit être capable d'accueillir et d'entretenir des cuirassés.

Le 14 mars 1948 alors que la guerre est jugée iminente, la France et la Grande Bretagne signe le traité de Chelsea engageant une «coopération militaire et politique, pleine et entière en vue de contrer les véillétés d'agression de l'Allemagne et de l'Italie».

Cette coopération est matérialisé au plan naval par le partage des responsabilités. La Grande Bretagne reçoit la haute main sur l'Atlantique et la mer du Nord, la France obtenant la direction stratégique en Méditerranée. Cette répartition est symbolisé par le prêt de cuirassés : le HMS Anson et les destroyers Boréas et Brazen sont placés sous le commandement de la Force de Raid et basés à Mers-el-Kebir tandis que le Bourgogne est placé sous le commandement de la Home Fleet avec les torpilleurs L'Opiniatre et l'Aventurier de classe Le Hardi.


2-Installations

Il existait déjà à l'époque un petit bassin appelé «Bassin Vieux» mais ce dernier ne pouvait pas accueillir les nouveaux cuirassés en raison de leur tiran d'eau. La priorité à donc été de construire une grande digue extérieure pour abriter une escadre composée d'un ou plusieurs cuirassés.

Les travaux commencèrent en 1936 pour s'achever en 1944, des difficultés inattendues retardant la construction de la Digue principale de près d'un an.

Parallèlement la construction d'autres digues étaient en cours pour agrandir le bassin vieux et faire de Mers-el-Kebir un mouillage sur par tout temps. Un digue construite à l'est du du bassin vieux permettait l'aménagement d'un quai des flottilles baptisé Quai Bugeaud en l'honneur d'un des généraux ayant assuré la conquête de l'Algérie.

A l'est de cette digue est implanté un important Arsenal. Bien que les travaux de la digue extérieure ont retenu l'attention des contemporains par son caractère innovant, les plus importants concernait l'arsenal puisqu'on partait de quasiment rien.

Assistés par des ingénieurs néerlandais, le Génie Maritime gagna plusieurs hectares sur la mer et détruisit une partie de la falaise pour aménager un terre plein, ces travaux de (très) gros oeuvre occupant la période 1936/1938 avant que ne soit réalisé entre 1939 et 1944 l'aménagement de deux bassins de radoub de 290m ainsi que des ateliers attenants.

En raison du manque de place dans cette zone qui plus est relativement exposé aux tirs ennemis, un arsenal auxiliaire fût construit à l'ouest de la base avec deux forme de radoub de 190m et des ateliers essentiellement pour les navires type croiseurs et contre-torpilleurs. Il dispose aussi de deux cales de 100m pour la constructions de petits navires

A noter qu'une base sous marine était prévue à Mers-el-Kebir mais faute de temps les travaux prévus pour 1949 furent annulés et pas repris après guerre. Elle aurait été implanté à proximité de l'arsenal auxiliaire avec 12 alvéoles correspondantes aux sous marins du GESMAF basés à Mers-El-Kébir.

Les grosses unités sont stationnées contre la digue principale dans la partie la plus profonde de la base (-18m par endroit)

Les accès sont modifiés : la passe est divisé en deux par une série de blocs de bétons arrimés au fond. Les deux voies ainsi prévues sont barrés par des filets anti-torpilles et anti-sous marins.

Bassin vieux

Le coeur de la base puisque c'est là qu'est installé le commandement de la base, les ateliers et les principaux dépôts de la base. Dans le bassin vieux sont généralement stationnés les navires auxiliaires, les navires amphibies, les torpilleurs, les sous marins et les navires d'escorte

Quai Bugeaud

L'équivalent du quai des flottilles de Brest et du quai Noël à Toulon. Là aussi ses 12 pontons soit 24 emplacement accueillent principalement les contre-torpilleurs et les torpilleurs

Grande rade

C'est l'espace créé entre le bassin vieux et le grande digue. C'est un lieu de passage mais aussi de mouillage qu'il soit temporaire ou permanent comme pour les grands navires de la Force de Raid qui sont mouillés juste en arrière de la grande digue via 8 pontons soit 16 emplacements.

3-Fortifications

Comme pour Brest et Toulon, les fortifications défendant Mers-el-Kebir sont totalement remises à plat. Les travaux ont lieu de 1941 à 1947 et comme pour les deux grandes bases métropolitaines, il s'agit de créer une véritable forteresse.

Deux forts sont aménagés, le fort d'Aumale à l'ouest et le fort de Clauzel à l'est. Ils sont chacun armés d'une tourelle de 305mm issus des Courbet installés sur des soubassements en béton, de deux canons de 240mm modèle 1898 en abri protégés (un orienté vers la mer et un autre vers la terre), de 4 canons de 155mm sous béton. Le tout est accompagné de blockaus défensifs équipés de canons antichars de 47mm, de mitrailleuses Darne de 7.5mm et de mortiers de 81mm, la DCA se compose de 4 affûts doubles de 37mm. Ces forts disposent de fossés, de barbelés complétés par des champs de mines mis en place en cas de guerre.

Côté terre, la mise en place d'une véritable ligne de fortifications entraina le déplacement du village d'un kilommètre et demi. La ligne de fortifications se compose de 4 ensembles dont la composition est copiée sur celle de Dunkerque avec avec 2 tourelles doubles de 155mm, 4 canons de 75mm en casemate et pour la défense rapprochée, 4 canons antichars de 47mm Puteaux, 2 mortiers de 81mm Brandt, 6 mitrailleuses Hotchkiss de 13.2mm et 12 mitrailleuses MAC 34 de 7.5mm pour la défense terrestre. Pour la DCA, 4 affûts doubles de 37mm sont installés. Ils sont entourés par des tranchées, des barbelés tandis que des mines doivent être installées en cas de guerre et qu'un grand fossé inondable doit être creusé pour si nécessaire isoler la base.

La DCA lourde est répartie dans toute la base. C'est la 7ème BAAM (Batterie Antiaérienne de la Marine) qui en est chargée avec 8 canons de 90mm Schneider _ installés sur des emplacements bétonnés avec soutes protégées_ et accompagnés de 24 canons de 25mm Hotchkiss en affûts doubles. La défense terrestre est assurée par la 1ère CFML _ 1èreCompagnie de Fusiliers Marins du Levant_ .

4-Navires stationnés à Mers-El-Kebir

Grande Rade

-ponton n°1 : cuirassé Provence/croiseur de bataille Strasbourg

-ponton n°2 : cuirassé Jean Bart/cuirassé Alsace

-ponton n°3 : porte-avions Gallieni/CLAA Gueydon

-ponton n°4 : croiseur lourd Saint Louis/Henri IV (5ème DC)

-ponton n°5 croiseur lourd Charlemagne (5ème DC)/croiseur léger De Grasse (6ème DC)

-ponton n°6 : croiseur léger Chateurenault/croiseur léger Guichen (6ème DC)

-ponton n°7 :

-ponton n°8 : cuirassé britannique HMS Anson/destroyers Boréas et Brazen

Quai Bugeaud

-ponton n°1 : contre-torpilleur Maillé Brézé/Kersaint

-ponton n°2 : contre-torpilleur Cassard (8ème DCT)/contre-torpilleurs Mogador (11ème DCT)

-ponton n°3 : contre-torpilleur Kleber/Marceau (11ème DCT)

-ponton n°4 : contre-torpilleurs Du Guesclin/Bugeaud (13ème DCT)

-ponton n°5 : contre-torpilleurs Dupetit Thouars (13ème DCT)/torpilleur Tornade

-ponton n°6 : torpilleur Tramontane/torpilleur Alcyon

-ponton n°7 : torpilleur La Railleuse/torpilleur le Mars

-ponton n°8 : torpilleur Le Bordelais/Le Casque

-ponton n°9 : torpilleur Le Lansquenet/Le Corsaire

-ponton n°10 : torpilleur Le Flibustier/torpilleur léger L'Inconstant

-ponton n°11 : torpilleur léger L'Impatient/torpilleur léger L'Invincible

-ponton n°12 : torpilleur léger L'Irresistible

Bassin Vieux

-Darse aux sous marins : 12ème DSM (Phenix Vendémiaire Brumaire et Frimaire) 14ème DSM (Andromaque Artemis Armirde et Hermione) 18ème DSM (Gorgone Clorinde Cornélie)

-Darse légère : avisos-dragueurs Commandant Bory, Commandant Delage/Commandant Duboc et Commandant Rivière (2ème DEL) transport (ex-aviso Coucy) mouilleur de mines Les Eparges
Pétrolier Nivose, Cargos Marie-Danièle.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Lun 15 Fév 2010, 12:02

E-Base navale de Bizerte

Vue générale de la base navale de Bizerte

1-Historique succint

Le front de mer et le goulet

La Tunisie protectorat français en 1881 ne tarde pas à être occupé par la marine. La position stratégique au milieu de la Méditerranée pousse à la création d'une base navale à Bizerte. A l'époque, le lac de Bizerte est relié à la mer par des dunes et des marécages sur une profondeur de deux kilomètres.

La décision est prise par l'amiral Aube, ministre de la marine en 1886. Il prévoit l'aménagement d'un arsenal sur le lac et le creusement d'un canal pour le relier à la mer, un canal de 1500m de long de 100m de large et de 9 mètres de large, les travaux étant réalisés entre 1890 et 1896.

Parallèlement, un important arsenal est implanté à l'ouest du lac à plus de 15 kilomètres de côte hors de portée de l'artillerie navale de l'époque. L'arsenal est implanté au lieu dit Sidi-Abdallah alors qu'une ville nouvelle _Ferryville_ est implantée à proximité. Cet arsenal dispose d'une darse de 5000 hectares, de 4 bassins de radoub dont deux de 250m, une pyrotechnie, des ateliers, des hôpitaux.

En 1898 un pont transbordeur est installé au dessus du canal mais la marine craint qu'un coup heureux ne l'effondre dans le canal et n'obstrue la passe. L'élargissement du canal entre 1899 et 1906 (élargissement à 240m, approfondissement à 10m) ce qui provoque le démontage du pont transbordeur. Parallèlement, l'accès est protégé par la construction de deux digues de 609m.

Une base pour sous marins et patrouilleurs est également établie à Sidié-Meriem de l'autre côté de la Baie de Ponty qui acceuille contre-torpilleurs et torpilleurs. En 1943, l'Anse de Mensel Smell est aménagée pour accueillir les navires légers et les navires auxiliaires. Des postes d'amarrage sont installés sur les rives du canal pour les navires en escale de courte de durée.

Entre 1940 et 1943, l'Arsenal de Sidi Abdallah est profondément modernisé : les ateliers sont agrandis tout comme la pyrotechnie. Les formes sont également agrandies : les formes 1 et 2 de 250m de long sont agrandies et portées respectivement à 280 et 300m pour pouvoir caréner des cuirassés de classe Alsace tandis que les formes 3 et 4 de 120m de long sont portées à 190m.

Sur la rive ouest du lac se trouve enfin la base aéronavale de Karouba qui assure l'appui des navires basés à Bizerte.

2-Les fortifications


Elles sont totalement remises à niveau entre 1939 et 1943, les fortifications anciennes ayant été largement demantelées durant la première guerre mondiale et non entretenues depuis. Les installations étant dispersées autour du lac, il est illusoire de vouloir créer un véritable camp retranché.

La solution du hérisson est choisit, chaque emplacement doit être protégé par des blockaus qui doivent se couvrir mutuellement même si en temps de guerre il est prévu l'installation de champs de mines et de fossés. La défense du front de mer est assurée par des positions d'une conception différente.

Front de mer

C'est la priorité du programme de réarmement, la marine française ayant la hantise d'un raid de la marine italienne, pénétrant dans le Goulet et dans le Lac pour anéantir les installations de la base et de l'arsenal. Situation certes peu crédible mais qui oriente les travaux menés entre 1939 et 1941.

Les batteries principales sont installés l'une à l'ouest de Bizerte et l'autre au lieu-dit de la Zarzouna près du déversoir du canal.

Chacune des deux batteries est armée de deux canons de 240mm modèle 1894 souvent récupérés sur les Danton et les République. Ils sont installés sur des affûts tournants protégés par des parapets en béton protégeant également les soutes à munitions et les locaux pour les servants. Ces canons en apparence anciens sont cependants modernisés en 1939 et au vu des résultats de tir menés en 1941, l'utilisation de ces canons n'était pas un doux anachronisme.

Ces canons de 240mm sont accompagnés par 8 canons de 130mm en quatre affûts doubles tournants protégés par des parapets en béton, ces canons sont chargés de protégés les affûts de 240mm et assurer la défense rapprochée des côtes.

La défense contre un débarquement est assurée par sept groupements de protection armés de 2 canons de 75mm, 2 canons antichars de 47mm, 4 mitrailleuses de 7.5mm et 4 canons antiaériens de 37mm en deux affûts doubles.

En temps de guerre, des fossés seraient creusés et des champs de mines seraient posés.

Accès au lac

De part et d'autre du lac sont installés 4 canons de 75mm modèle 1897 modifiés 1937 sur affût tournant et sous bouclier avec des soutes bétonnées. Ils sont complétés par 2 canons de 37mm AA en un affût double pouvant tirer à but terrestre.

Groupement de défense

La défense de la base est assurée par huit groupements indépendants construits sur le modèle de ceux implantés à Dunkerque avec 2 tourelles doubles de 155mm, 4 canons de 75mm en casemate et pour la défense rapprochée, 4 canons antichars de 47mm Puteaux, 2 mortiers de 81mm Brandt, 6 mitrailleuses Hotchkiss de 13.2mm et 8 mitrailleuses MAC 34 de 7.5mm pour la défense terrestre. Pour la DCA, 3 affûts doubles de 37mm sont installés. Ils sont entourés par des tranchées, des barbelés tandis que des mines doivent être installées en cas de guerre.

La DCA lourde est répartie dans toute la base. C'est la 9ème BAAM (Batterie Antiaérienne de la Marine) qui en est chargée avec 8 canons de 90mm Schneider _ installés sur des emplacements bétonnés avec soutes protégées_ et accompagnés de 16 canons de 25mm Hotchkiss en affûts doubles. La défense terrestre est assurée par la 2ème CFML _ 2ème Compagnie de Fusiliers Marins du Levant_ .

3-Navires stationnés à Bizerte

L'Arsenal de Sidi-Abdallah

Baie de Ponty

-ponton n°1 : contre-torpilleurs Le Triomphant/L'Indomptable

-ponton n°2 :contre-torpilleurs Le Malin (9ème DCT)/Volta (12ème DCT)

-ponton n°3 : contre-torpilleurs Desaix/Hoche (12ème DCT)

-ponton n°4 : torpilleurs légers L'Entreprenant/Le Corse (6ème DT)

-ponton n°5 : torpilleurs légers Le Provencal/Le Bearnais (6ème DT)

-ponton n°6 : torpilleurs légers L'Implacable/Le Fidèle (10ème DT)

-ponton n°7 : torpilleurs légers Le Formidable/L'Imprenable

-ponton n°8 : avisos-escorteurs classe Elan Enseigne Balande La Joyeuse/La Trompeuse et La Furieuse (7ème DEL)

Anse de Sité Mériem

Comme pour Mers-El-Kebir, une base sous marine était prévue mais la guerre à bloqué les travaux les limitant à des parapets en béton. Un total de 16 sous marins y sont basés.

-ponton n°1 : sous marins Aber Wrach/Ile de Batz (9ème DSM)

-ponton n°2 : Ile de Porquerolles (9ème DSM)/Ile d'If (10ème DSM)

-ponton n°3 : Les Sanguinaires/Tromelin (10ème DSM)

-ponton n°4 : Germinal/Floréal (17ème DSM)

-ponton n°5 : Prairial (17ème DSM)/Messidor (23ème DSM)

-ponton n°6 : Thermidor/Fructidor (23ème DSM)

-ponton n°7 : Turquoise et Rubis/Saphir et Nautilus (20ème DSM)

-ponton n°8 :

-ponton n°9 :

-ponton n°10 : chasseurs de sous marins CH20 Sartène CH21 Calvi

Anse de Mensell Smell

-ponton n°1 : Ravitailleurs d'hydravions Sans Pareil/Pétrolier L'Adour

-ponton n°2 : Cargos Marie Gabrielle/Marie-Antoinette

-ponton n°3 :

En ce qui concerne les croiseurs et les cuirassés, ils s'amarrent dans le canal d'accès au lac ou en plein milieu du lac.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Mar 16 Fév 2010, 16:14

F-Base navale de Diego-Suarez

1-Généralités

Carte de Madagascar

Madagascar connue également sous le nom de la «Grande Ile» est sous influence depuis 1883 et devient colonie par décret du 6 août 1896. La marine n'à pas attendu cette date pour implanter une base importante à Madagascar destiné à sécuriser l'Océan Indien. Des travaux sont entamés dès 1891 mais ne sont réellement lancés qu'en 1898/99. Le tout est validé par la loi Gautret du 20 juillet 1900 sur la défense des côtes. Ces travaux sont menés sous l'impulsion de Joffre entre 1900 et 1904.

Les batteries ne sont guère entretenues jusqu'en 1935 date à laquelle un programme de modernisation et d'équipement est lancé pour faire de Diego Suarez un poin d'appui majeur en Océan Indien, Djibouti devant servir de point d'appui secondaire.

La priorité ce sont les installations d'entretien. Les FNAEF doivent en effet être dôtées de croiseurs ce qui implique un accroissement des capacités de carénage. L'arsenal est implanté à l'est de la ville à l'opposé de la base située à l'ouest.

Les deux bassins d'origine de 150m sont allongés à 215m entre 1938 et 1941 tandis qu'un troisième bassin de 275m est aménagé entre 1944 et 1946 permettant à la base de caréner un porte-avions ou un cuirassé. Une cale de 120m est également construite pour permettre la construction de navires légers. A ces bassins s'ajoutent des ateliers, des forges, des magasins et des soutes à carburant et à munitions.

Bassin principal (Bassin Gallieni)

Le bassin principal à été aménagé entre 1899 et 1904 dans la partie la plus profonde du Cul de sac Gallois à l'entrée de ce dernier. Un point d'appui est aménagé au dessus de la ville suivi de deux digues de 150m à l'est et à l'ouest, de 10 appontements dragués à -12m, de magasins, de dépôts de carburants et de munitions. C'est également à cet emplacement qu'est installé le commandement.

Mouillages

Outre le bassin principal, la marine à aménagée une série de mouillages pour les navires en escale en particulier les plus gros d'entre eux :

-Deux sont implantés en Baie du Tonnerre : le premier à l'entrée de cette baie au pied du Fort St Pierre est destiné au ravitaillement rapide : un appontement de 275m avec des stocks enterrés de carburant. Le second implanté dans le fond de la baie est composée de trois coffres pour des mouillages de plus longue durée

-Les deux autres sont implantés dans la baie des Cailloux et dans la baie des Français avec trois coffres. Le premier est destiné aux convois en escale par exemple pour l'Indochine pour être ravitaillés ou en cas de mauvais temps tandis que le second est destiné aux navires destinés à être réparés par l'Arsenal installé à proximité.

2-Fortifications

Les installations de la base de Diego Suarez : en rouge les installations de la base et de l'arsenal, en bleu foncé les différents mouillages et en noir les fortifications

Front de mer

L'accès de la baie est solidement défendu. L'accès direct est assuré par les forts St Pierre et St Paul construits entre 1935 et 1937. Chaque fort est armés de canons de 240mm modèle 1940. Devant le succès de la modernisation des vieux canons de 240mm, la marine décide de relancer la construction de canons de ce calibre pour la défense côtière. L'interêt de l'armée de terre provoqua également la commande de canons de ce calibre pour les batteries de l'ALVF (Artillerie Lourde sur Voie Ferrée).

Les forts St Pierre et St Paul sont armés d'une tourelle double de 240mm, les canons étant montés sur affût tournant et les soutes sous-terraines protégées par du béton. Ils sont complétés par 4 canons de 155mm en affûts simples sous bouclier sur affût tournant. La défense rapprochée est assurée par 8 canons de 47mm et 8 mitrailleuses de 7.5mm Darne. La DCA du fort est composé de deux affûts quadruples de 37mm.

La défense du front de mer est également assuré par le fort des Aigrettes installé sur l'ilôt du même nom. Il est armé d'une tourelle double de 240mm, de 3 canons de 155mm en affûts simples sous bouclier sur affût tournant. La défense rapprochée est assurée par 8 canons de 47mm et 8 mitrailleuses de 7.5mm Darne. La DCA du fort est composé de deux affûts quadruples de 37mm.

Enfin un fortin est implanté à l'extremité de l'isthme séparant la baie du Tonnerre et la baie des Cailloux blancs. Ce fortin est armé d'une tourelle double de 155mm, de 4 canons de 75mm sous bouclier et affût tournant pour une défense à 360°, de 8 mitrailleuses de 7.5mm Darne et d'un affût quadruple de 37mm pour la DCA.

Cul de sac Gallois

L'accès à la mer est défendu par deux fortins solidement armés. Chacun d'entre-eux est armé d'une tourelle double de 155mm _les canons étant montés sur affût tournant_, de 4 canons de 75mm sous bouclier pour une défense à 360°, de 4 mitrailleuses de 13.2mm, de 8 mitrailleuses Darne de 7.5mm et d'une DCA composé de deux affûts doubles de 37mm.

Défense terrestre

Bien que l'invasion de Madagascar soit peu probable, la marine tient à ce que la base majeure en Océan Indien soit capable d'être défendue et puisse se replier sur elle. D'où l'importance des défenses terrestres quasiment aussi puissantes que les défenses du front de mer.

Baie des cailloux blancs : le mouillage installé à l'entrée de cette baie est couvert par deux fortins armés chacun d'une tourelle double de 105mm, de 4 canons antichars de 47mm, de 8 mitrailleuses Darne de 7.5mm et une DCA composé d'un affût double de 37mm.

Isthme d'Andrakaka : cet isthme séparant la baie des cailloux blancs du cul de sac gallois est barré par une ligne de défense composée de 2 groupements défensifs armés chacun de 2 tourelles doubles de 105mm, de 6 canons antichars de 47mm, de 8 mitrailleuses Darne de 7.5mm et d'une DCA composé d'un affût double de 37mm. En temps de paix, ces groupements sont entourés d'un fossé mais en temps de guerre, un fossé continu serait creusé, fossé complété par des mines et des barbelés.

La ligne de défense principale court de la rive orientale du cul de sac gallois au sud de l'isthme où se situe la ville de Diego Suarez jusqu'à la rive extérieure de la baie. Elle se compose de quatre groupements défensifs armés chacun de 2 tourelles doubles de 105mm, de 6 canons antichars de 47mm, de 8 mitrailleuses Darne de 7.5mm et d'une DCA composé d'un affût double de 37mm. En temps de paix, ces groupements sont entourés d'un fossé mais en temps de guerre, un fossé continu serait creusé, fossé complété par des mines et des barbelés.

Pour finir avec ces fortifications, il faut noter la présence de deux fortins indépendants chargés de protégés l'arsenal installé en baie des français. Chacun de ces fortins est armé d'un canon de 155mm sous bouclier et affût tournant, de deux canons antichars de 47mm, de quatre mitrailleuses Darne de 7.5mm et un affût double de 37mm.

La DCA lourde est répartie dans toute la base. C'est la 11ème BAAM (Batterie Antiaérienne de la Marine) qui en est chargée avec 6 canons de 90mm Schneider _ installés sur des emplacements bétonnés avec soutes protégées_ et accompagnés de 12 canons de 25mm Hotchkiss en affûts doubles. La défense terrestre est assurée par la Compagnie de Fusiliers Marins de l'Océan Indien (CFMOI).

3-Navires basés à Diego Suarez

Tous les navires en service au 1er décembre 1948 sont basés au Bassin Gallieni

-ponton n°1 : croiseur lourd Duquesne/croiseur léger Duguay Trouin

-ponton n°2 : torpilleurs Cyclone et Orage/Aviso colonial D'Entrecasteaux

-ponton n°3 : torpilleurs légers Le Véloce et L'Obstiné/Le Rusé et le Généreux (3ème DT)

-ponton n°4 : sous marin de croisière Millé (classe Hallbron)/réservé à deux sous marins

-ponton n°5 : réservé pour un total de quatre sous marins

-ponton n°6 : aviso-dragueurs La Surprise Matelot Leblanc/Rageot de la Touche Amiral Sénès (6ème DEL)

-ponton n°7 : navire auxiliaire (ex-aviso) Ypres/ravitailleur d'hydravions Sans Peur/

-ponton n°8 : cargo Marie-Anne

-ponton n°9 :

-ponton n°10 :

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Mar 16 Fév 2010, 16:39

J'uis d'accord avec le gamin

à Toulon on a vraiment été mauvais
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Mar 16 Fév 2010, 22:15

pareil avec un bémol

tout le monde ne serait pas parti
notamment les navires en gardiennage

seuls les FHM et les sous-marin opérationnel
tout le reste aurait été sabordé (question de vitesse)

de plus il aurait fallu une petite préparation (mettre sous garde les allemands et les italiens présent) par exemple

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