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 UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE

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clausewitz
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 05 Juin 2009, 13:54

B-CARGOS DE LA MARINE NATIONALE «LES MARIE-LOUISE»

Le Marie-Antoinette, cinquième navire de la série est affecté au début de la guerre à la base navale de Bizerte où est basée une partie de la Force de Raid

1-Avant Propos

En 1940, la France ne possède que des cargos anciens et mal adaptés à la guerre moderne. Les rares navires en service ne sont utiles que pour les liaisons entre ports et non pour soutenir une force navale qui doit pouvoir durer à la mer.

Les navires en service sont donc désarmés ou rendus à leur armateur d'origine et remplacés par une série de cargos construits selon des plans identiques mais au Canada en raison de la saturation des chantiers français engagés dans la formidable montée en puissance de la flotte de combat.

Cette construction ne se fit pas sans difficulté moins en raison de l'incapacité des chantiers canadiens _qui connurent à cette occasion une formidable modernisation_ mais de problèmes politiques, le Canada craignant d'être considéré comme une cible dans la guerre qui s'annonçait en Europe voir dans le Pacifique.

Ces problèmes politiques furent vites balayés par les importantes commandes puisque la marine nationale passa commande de 12 navires spécialement adaptés au ravitaillement à flot d'une escadre (ce n'est qu'au cours de la guerre que le ravitaillement en route de marchandises et de munitions devint possible) et par les armateurs français qui passèrent commande d'une vingtaine de navires répartis entre différents chantiers canadiens.

2-Genèse des Marie-Louise

Ces navires qui reçurent dans la marine nationale des noms de femme furent conçus par un petit bureau d'étude de Concarneau qui allait faire parler de lui après guerre : Piriou

Avant de devenir le grand chantier que l'on connait, Piriou était d'abord un bureau d'études, un faiseur de plan fournissant les chantiers en panne d'inspiration.

C'est par l'intermédiaire d'un officier de l'Escadre de l'Atlantique, le capitaine de vaisseau Dupasquier, travaillant sur les questions logistiques que Michel Piriou eut l'idée de dessiner le projet d'un cargo facile à construire et pouvant être utilisé aussi bien à des fins militaires que commerciales.

Ce projet finalisé en mars 1941 se heurta moins au conservatisme de la marine nationale qu'à la surcharge des chantiers et des arsenaux.

La construction de tels navires n'était possible qu'à l'étranger. Les négociations avec la Grande Bretagne capotèrent mais celles avec le Canada furent couronnées de succès.

Un premier accord fût ainsi passé entre Piriou et les chantiers Morton implantées sur le Saint Laurent dans la ville de Québec.

La marine nationale passa ainsi commande de 12 navires, tous adaptés au ravitaillement à la mer (à flot) en termes de munitions, de vivres et de pièces détachées.

Au cours de la construction, l'amiral Lemonier, commandant en chef de la marine nationale affina les besoins en décidant de transformer 2 cargos en navires de soutien de sous marins et 2 en navire de transport de petites unités.

Plus tard des armateurs français commandèrent également des navires qui furent eux construits aux chantiers Canadian Vickers de Montréal. L'étude de ces navires n'est pas du ressort de cet article même si il était prévu dès le départ que ces navires puissent être affrétés puis réquisitionnés en cas de guerre.

Quand au choix du nom, il reste encore aujourd'hui entouré de mystères, nul sait qui eut l'idée de baptiser ces navires de prénoms féminins.

3-Historique

La commande de ces douze navires est passée en septembre 1941 et la construction financée aux tranches 1941, 1942 et 1943 à raison de quatre navires par tranche. La construction fût rapide en raison de la diligence des chantiers Morton et de Piriou qui rassemblèrent le matériel nécessaire avant même qu'une cale soit libre au prix il est vrai de quelques entorses réglémentaires et budgétaires.

Ces navires étaient innovants pour l'époque avec une coque entièrement soudée, une propulsion diesel et un système de ventilation des cales.

Tranche 1941

-Le Marie-Louise est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 4 mars 1942 lancé le 14 novembre 1942 et admis au service actif le 5 mai 1943.

-Le Marie-Amélie est mis sur cale aux chantiers Morton de Québc le 4 mars 1942 lancé le 14 novembre 1942 et admis au service actif le 5 mai 1943.

-Le Marie-Angèle est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 21 novembre 1942 lancé le 5 juillet 1943 et admis au service actif le 14 janvier 1944

-Le Marie-Danièle est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 21 novembre 1942 lancé le 5 juillet 1943 et admis au service actif le 14 janvier 1944

Tranche 1942

-Le Marie-Antoinette est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 17 juillet 1943 lancé le 8 mars 1944 et admis au service actif le 29 septembre 1944

-Le Marie-Thérèse est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 17 juillet 1943 lancé le 8 mars 1944 et admis au service actif le 29 septembre 1944

-Le Marie-Elisabeth est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 12 mars 1944 lancé le 23 novembre 1944 et admis au service actif le 12 mai 1945

-Le Marie-Anne est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 12 mars 1944 lancé le 23 novembre 1944 et admis au service actif le 12 mai 1945

Tranche 1943

-Le Marie Caroline est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 4 décembre 1944 lancé le 12 août 1945 et admis au service actif le 14 février 1946

-Le Marie-Christine est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 4 décembre 1944 lancé le 12 août 1945 et admis au service actif le 14 février 1946

-Le Marie-Jeanne est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 6 septembre 1945 lancé le 12 juin 1946 et admis au service actif le 4 janvier 1947

-Le Marie-Gabrielle est mis sur cale aux chantiers Morton de Québec le 6 septembre 1945 lancé le 12 juin 1946 et admis au service actif le 4 janvier 1947

Ces navires sont si réussis que le programme de guerre défini en 1946 prévoit la construction d'une nouvelle série.

Le Marie-Gabrielle et le Marie-Angèle furent modifés en navires de soutien de sous marin en particulier pour les sous marins déployés à l'étranger. Le Marie-Jeanne et le Marie-Christine bien que pouvant servir de cargos classiques étaient avant tout destinés au transport de petites unités ne pouvant traverser les océans par leurs propres moyens.

Au sein de l'Escadre de l'Atlantique, nous trouvons les Marie-Louise et Marie Jeanne basées à Brest et les Marie-Amélie et Marie-Angèle stationnées à Lorient.

L'Escadre de la Méditerranée dispose des Marie-Thérèse et Marie Christine tandis que la Force de Raid dispose de trois navires : deux à Bizerte (Marie Gabrielle et Marie Antoinette) et une à Mers El Kebir (Marie-Danièle)

Les trois derniers navires sont basés à Dunkerque (Marie-Elisabeth) à Diego Suarez (Marie-Anne) et à Tourane (Marie Caroline).

A noter que le bureau Piriou dessina aussi les plans d'un petit caboteur pouvant être construits dans des chantiers aux moyens réduits. Particulièrement adaptés aux théâtres d'opérations secondaires, la construction de ces navires fût intégré au programme de guerre.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : à vide 4300 tonnes port en lourd 10600 tonnes pleine charge 15200 tonnes

Dimensions : longueur 139m largeur 19m tirant d'eau 7.6m

Propulsion :
deux moteurs diesel de 4500ch chacun entrainant deux hélices à pas fixe

Performances : vitesse maximale 17 noeuds distance franchissable : 4500 miles nautiques à 12 noeuds

Armement : quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 en deux affûts doubles, installés de part et d'autre du château installé à la poupe.

Capacités : les 10600 tonnes de chargement étaient répartis en trois cales de 28m chacune munies de panneaux mobiles. Le déchargement s'effectuait avec 2 mats de charges renforcés entre les cales 1 et 2 et entre la cale 2 et la cale 3.

Pour les Marie-Jeanne et Marie-Christine, les panneaux de cale étaient soudées et les navires transportés étaient installés à plat pont. Deux des trois mats de charge étaient démontés.

Pour les Marie-Angèle et Marie-Gabrielle, les modifications furent plus profondes avec la transformation des trois cales en logements (N°1) en atelier (N°2) et en locale torpilles et munitions (N°3) et le maintien de deux trois mats de charge. Ces navires pouvaient transporter une trentaine de torpilles ou de mines.

Equipage : 55 hommes

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 05 Juin 2009, 14:05

C-RAVITAILLEUR DE SOUS MARIN CLASSE JULES VERNE

Le ravitailleur de sous marins Jules Verne avec deux 1500 tonnes à couple

1-Avant-Propos

Les sous marins sont des navires performants mais qui nécessitent un entretien important, régulier pour ne pas dire constant. Problème : ces navires ne pouvaient embarquer de rechanges en raison de leur éxiguité ce qui nécessite des navires spécialement adaptés transportant des munitions, des pièces détachées, disposant d'installation d'entretien et permettant à l'équipage de récupérer en particulier après une longue traversée.

La marine nationale n'à pas attendu le vingtième siècle pour se dôter de navires destinés à soutenir des submersibles. Il s'agit là de navires plus ou moins bien adaptés pour cette missions qu'il s'agisse du transport Tourville (ex Gironde) lancé en 1884 sert ainsi à Malte en 1915 et 1916. Il est rebaptisé Rhin en 1924 et retiré du service en 1939 ou du cuirassé Marceau (1887) déclassé et utilisé comme navire de soutien de sous marin à Brindisi. Après guerre, d'autres navires sont utilisés comme l'ancien croiseur porte-torpilleurs Foudre, l'aviso Vitry le François ou le pétrolier Durance.

Ces navires ne peuvent qu'être des pis-aller et un vrai ravitailleur de sous marin conçu et consruit pour ce rôle est jugé indispensable. C'est l'acte de naissance du Jules Verne qui se verra adjoindre un sister-ship grâce au programme de guerre et baptisé logiquement Nautilus.

2-Historique

Le Jules Verne est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient le 3 juin 1929 lancé le 3 février 1931 et admis au service actif le 26 septembre 1932.

Il est affecté à Brest pour soutenir les sous marins de la 4ème ESM (Escadrille de Sous Marins) mais est régulièrement déployé pour soutenir les sous marins déployés dans les colonies ce qui valut à l'équipage le surnom de «Touaregs» car ils ne sont quasiment jamais au port.

Ils participent également à la mise en place de bases dans l'Empire que ce soit Dakar, Diego Suarez ou Tourane, transportant avec des cargos et des pétroliers affrétés les torpilles, le carburant et des pièces détachées.

3-Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 4347 tonnes pleine charge 6340 tonnes

Dimensions : longueur (entre perpendiculaires) 115.06m (hors tout) 122m largeur 17.20m tirant d'eau 6.75m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer de 7000ch chacun et actionnant deux hélices

Performances : vitesse maximale 16 noeuds distance franchissable 12000 miles nautiques à 15 noeuds 18500 miles nautiques à 11 noeuds

Electronique : tous ces systèmes sont installés en 1946 avec un radar de navigation et un radar de veille combinée.

Armement :

-4 canons de 90mm modèle 1926. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 9.5 kg à 15440m avec un plafond de 10600m à raison de 14 coups par minute.

-8 canons de 37mm de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ils sont répartis en quatre affûts doubles

Installations techniques et Capacités

-Six ateliers : optique, torpilles, mécanique, forge, charpentage et électricité

-350 tonnes de gazone et 85 tonnes d'huile

-10 tonnes d'eau de besoin et 25 tonnes d'eau distillée

-8 tonnes d'acide sulfurique à 66° en caisses de 400 litres

-1500 tonnes de pétrole et 10 tonnes d'alcool

-30 jours de vivre pour 9 sous marins et 10000 litres de vin

-220 coups de 100mm 1200 coups de 37mm

-70 torpilles ou 56 torpilles et 50 mines

-Deux mats de charge

Equipage : 12 officiers 54 officiers mariniers et 238 quartiers-maitres et matelots

Indépendamment du bord, le Jules Verne peut loger et nourrir 209 passagers.

D-RAVITAILLEURS D'AVIATION CLASSE SANS PEUR

1-Avant propos

A la fin des années trente, la marine nationale senti le besoin de disposer de navires adaptés au ravitaillement et au soutien d'hydravions. Dans l'idéal, chaque navire doit pouvoir soutenir 6 à 8 hydravions, les ravitailler, assurer leur maintenance et pouvoir embarquer un ou deux hydravions.

Ces quatre navires financés à la tranche 1937 sont construits à St Nazaire, les deux premiers sont construits aux Ateliers et Chantiers de la Loire et les deux derniers sont construits aux chantiers Penhoët.

-Le Sans Souci est mis sur cale aux ACL de St Nazaire le 27 mai 1939 lancé le 14 août 1940 et admis au service actif le 20 janvier 1941

-Le Sans Pareil est mis sur cale aux ACL de St Nazaire le 27 mai 1939 lancé le 14 août 1940 et admis au service actif le 20 janvier 1941

-Le Sans Peur est mis sur cale aux chantiers Penhoet le 22 mai 1939 lancé le 8 août 1940 et admis au service actif le 20 janvier 1941

-Le Sans Crainte est mis sur cale aux chantiers Penhoet le 22 mai 1939 lancé le 8 août 1940 et admis au service actif le 20 janvier 1941

Le Sans Souci est basé à Dakar (Escadre de l'Atlantique) ; le Sans Pareil est basé à Bizerte (Force de Raid), le Sans Peur est basé à Diego Suarez (Forces Navales d'Afrique Equatoriale Françaises) et le Sans Crainte à Papeete (Forces Navales Françaises du Pacifique).

2-Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1760 tonnes

Dimensions : longueur 95m largeur 11.76m Tirant d'eau 3.54m

Propulsion : deux moteurs diesels Sultzer devellopant 4200ch au total et entrainant deux hélices

Vitesse maximale : 18 noeuds

Electronique : un radar de navigation

Armement :

-2 canons de 90mm modèle 1926 en un affût double à l'avant. Ce canon de 50 calibres tire un obus de 9.5 kg à 15440m avec un plafond de 10600m à raison de 14 coups par minute.

-8 canons de 25mm Hotchkiss en quatre affûts doubles. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups.

Equipements/Capacités :

-Une grue de 25 tonnes sur la plage arrière et deux de 7.5 tonnes

-Capacité d'accueil pour deux hydravions type Breguet Br790

-Capacité : 1200 tonnes de carburant, 120 tonnes de vivres, 30 tonnes de munitions et 25 tonnes de pièces détachées

-Atelier d'entretien.

Equipage : 89 hommes

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 05 Juin 2009, 14:14

E-AUTRES NAVIRES AUXILIAIRES

1-Mouilleurs de mines Castor et Pollux.

Ces navires ont un destin bien singulier. Il s'agit en effet de navires russes appartenant à la flotte blanche de l'amiral Wrangel réfugiée à Bizerte suite à sa défaite face aux bolcheviks. Ces navires sont saisis pour payer les frais d'entretien de la dite flotte.


Le mouilleur de mines Castor

-Le Kosma Minim est mis sur cale aux chantiers Swan Hunter de Wallsend le 1er janvier 1915 lancé le 29 août 1916 et admis au service actif en novembre 1916. Il est acquis par la marine nationale en 1928 et transformé en mouilleurs de Mines à Lorient, étant rebaptisé à l'occasion Castor. Affecté à l'Escadre de la Méditerranée et basé à Toulon, il est retiré du service en 1943 et sert en 1948 de ponton école à Toulon.

Déplacement : standard 3 150 t ; 6 400 cv ;

Dimensions : longueur 75,2 largeur 17,3 tirant d'eau 6,4 m

Propulsion : 3 machines alternatives à triple expansion alimentées par 6 chaudières, le tout dévallopant 6400ch et entrainant deux hélices.

Vitesse : 14,5 nœuds ; Rayon d’action : 2 300 milles à 14,3 nœuds ; 4 500 milles à 10 nœuds. 686 tonnes de charbon.

Armement : 2 canons de 90mm en affût double et 6 canons de 37mm en trois affûts doubles 368 mines

Equipage : 5 officiers et 162 hommes soit 167 hommes


Le mouilleur de mines Pollux

-L'Ilya Murometz est mis sur cale aux chantiers Swan Hunter de Wallsend en 1915 lancé le 25 novembre 1915 et admis au service actif en décembre 1915. Il est acquis par la marine nationale en 1927, transformé en mouilleurs de mines à Lorient et rebaptisé Pollux. Basé à Ajaccio, il est désarmé en 1944 et transformé en ponton antiaérien pour défendre la base d'Aspretto. Il reçoit pour se faire deux canons de 90mm, 12 canons de 37mm en trois affûts quadruples et 8 canons de 25mm en quatre affûts doubles. Suite à une tempête en 1947, il coule en eaux peu profondes. Relevé, il est privé de son armement et sert de but pour un exercice de tir des batteries côtières.

Déplacement : 2 461 t

Dimensions : longueur 64,20m (hors tout) 61m (pp) largeur : 15,50 tirant d'eau 6 m ;

Propulsion : deux machines alternatives à triple expansion alimentées par 6 chaudières cylindres dévellopant 4000ch et entrainant deux hélices

Vitesse maximale : 14 noeuds Rayon d'action : 2 300 milles à 8 nœuds, 1 470 à 14 nœuds.
367 tonnes de charbon en soutes.

Armement : 2 canons de 90mm en affût double, 6 canons de 37mm en trois affûts doubles et 268 mines

Equipage : 5 officiers et 157 hommes soit un total de 162 hommes.

2-Mouilleur de filets Gladiateur


Pour éviter l'infiltration de sous marins ennemis dans les bases, on prend l'habitude de tendre des filets à travers les passes et pour les installer, un navire spécialisé est construit. En France, il est connu sous le nom de Gladiateur.

-Le Gladiateur est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient en 1932 lancé le 11 avril 1933 et admis au service actif le 1er janvier 1935. Il est affecté à l'Escadre de la Méditerranée à Toulon et sert également de transport et de navire-école. Il est placé en réserve en 1947 puis réarmé en août 1948 pour servir de transport de troupes en direction de la Corse. Le 13 septembre 1948, il s'échoue au Cap Corse. Désarmé le 15 septembre, il est démantelé sur place après récupétation de l'armement et de tous les équipements nécessaires.

Déplacement : standard 1858 tonnes pleine charge 2293 tonnes

Dimensions : longueur 113m largeur 12.70m tirant d'eau 3.50m

Propulsion : deux turbines à engrenages Parson alimentées par 2 chaudières Indret dévellopant une puissance totale de 7700ch et entrainant deux hélices. Mazout : 400 tonnes

Vitesse maximale : 18 noeuds distance franchissable : inconnue

Armement : 4 canons de 90mm en deux affûts doubles et 6 canons de 37mm en trois affûts doubles.

Equipage : 132 hommes

3-Autres navires

-Bâtiment cible télécommandé L'Impassible

-Voiliers Mutin, Zelée, La Belle Poule et l'Etoile

-Navires hydrographiques Astrolabe, Gaston Rivier, Octant, Estafette, Sentinelle, La Pérouse, Amiral Mouchez, Chimère, Président Théodore Tissier, Austral et Boréal

-Dépanneurs d'hydravion Pétrel

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 05 Juin 2009, 22:02

Tu te débarasse du Loing et du Mekong en 1937 ????

alors qu'ils ont moins de 10 ans d'ancienneté

scratch scratch scratch

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Sam 06 Juin 2009, 18:20

Oui j'ai pensé mais peut être à tort qu'ils étaient trop petits pour recevoir les équipements de ravitaillement à la mer mais comme il me semble que je n'ai pas tranché la question on peut imaginer qu'ils soient cédés à un armateur et réquisitionnable en cas de guerre Wink

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Sam 06 Juin 2009, 20:13

11°) L'AERONAVALE FRANCAISE

Vue latérale et du dessus des porte-avions de Joffre. Avec ces trois navires, la marine nationale possède une force aéronavale conséquente

Avant-Propos

Dès que l'avion est apparu, il s'est tourné vers la mer et les militaires se sont demandés si cette étrange créature pouvait rendre des services aux puissantes escadres. Dès le début, deux lignées sont nées : l'avion et l'hydravion et pendant un temps il semblait que seul le second avait un avenir dans un milieu aussi-hostile que le milieu marin.

L'avenir démontrera le contraire avec la création du porte-avions, le premier, le HMS Furious étant mis en service en 1917 et engagé le 19 juillet 1918 dans un raid contre un hangar de zeppelins à Tondern à la frontière germano-danoise.

Quand à l'hydravion, il poursuivit son dévellopement facilité par l'invention de la catapulte permettant son embarquement et sa mise en oeuvre sur des croiseurs et des cuirassés pour des missions de reconnaissance et de conduite de tir.

Rapidement pourtant la mise en oeuvre de l'hydravion depuis des navires de surface se heurta à de sérieux problèmes en terme de récupération et de résistance aux avaries de combat. La récupération faite à la grue obligeait le navire à stopper ou à ralentir ce qui le rendait vulnérable et les projets de rampe d'échouage séduisantes sur le papier se révélait inutilisable au combat. Quand aux avaries de combat, les hydravions aggravaient l'impact des coups en particulier à cause de la présence d'une essence d'aviation particulièrement volatile à l'époque.

La nécessite d'augmenter la DCA scella le sort des installations d'hydraviation sur les navires de surface qui furent débarquées peu avant la guerre et remplacées par des canons de 37 et de 25mm à tir rapide.

Au même moment la mise au point d'autogyres et les prémices encourageants de l'hélicoptère permettaient d'envisager d'embarquer des aéronefs sur les croiseurs et les cuirassés avec moins de contraintes que les hydravions.

B-Aviation Embarquée

Le Béarn, premier porte-avions français

En 1948, la marine nationale aligne une force aéronavale respectable avec trois porte-avions d'escadre (Joffre Painlevé et Gallieni) tandis que deux porte-avions légers étaient en construction ou sur le point d'être mis en service.

C'est le résultat d'un effort tardif qui n'aurait pas vu le jour si la guerre avait vraiment éclaté en 1939/40.

Tout avait commencé au début des années vingt avec la conversion du cuirassé Béarn (classe Normandie) en porte-avions, la France suivant l'exemple des Etats Unis (conversion du charbonnier Jupiter rebaptisé Langley ou des croiseurs de bataille Lexington et Saratoga) ou la Grande Bretagne (conversion du Furious avec un pont continu, conversion sur cale du paquebot Conte Rosso et rebaptisé Argus ou encore du cuirassé chilien Almirante Cohrane et rebaptisé Argus).

Ce navire était cependant trop lent pour servir de porte-avions d'escadre et son remplacement fût envisagé dès le début des années trente. Les nombreux projets dont la conversion des croiseurs lourds Duquesne et Tourville occuperaient la place d'une vraie saga.


Le projet qui enfin abouti est le PA16 qui à pour origine une note du 9 novembre 1936 de l'Etat-major Général, demandant l'étude d'un porte-avions au tonnage aussi réduit que possible (12 à 15000 tonnes, le Béarn déplaçant lui 25000 tonnes).

Le Service Technique propose le 26 novembre deux bâtiments dits PA16 de 15000 tonnes, à protéction réduite. Le projet est retenu le 2 décembre 1936 mais ce n'est que le 23 avril 1937que les caracteristiques finales sont retenues même si des modifications auront lieu même après la mise sur cale, dans un souci perfectioniste bien compréhensible.

-Le porte-avions Joffre est mis sur cale le 26 novembre 1938 aux chantiers de Penhoët, lancé le 4 décembre 1940 et admis au service actif le 2 mars 1943. Il est affecté à l'Escadre de la Méditerranée et basé à Toulon

-Le porte-avions Painlevé est mis sur cale le 14 octobre 1939 aux chantiers de la Loire à St Nazaire, lancé le 25 novembre 1941 et admis au service actif le 8 janvier 1944. Il est affecté à Brest au sein de l'Escadre de l'Atlantique.

En janvier 1943 alors que le Joffre est encore en construction, la décision de construire un nouveau porte-avions est prise pour rempalcer le Béarn.

-Le porte-avions Gallieni est mis sur cale aux chantiers de Penhoët le 4 septembre 1943, lancé le 14 janvier 1946 et admis au service actif le 15 juillet 1948. Il est affecté à la force de Raid et basé à Mers El Kébir.

La mise en service de ces navires permet de moderniser les unités d'aviation embarquées toujours composées d'appareils inférieurs aux appareils terrestres.

1-Chasse

Le programme A80 de 1938 doit remplacer les chasseurs Dewoitine D373 et D376 du Béarn. Quatre projets sont envisagés : le CAO 1000, le Bloch 720, le Bréguet-Latécoère 675 et le Dewoitine D790, version navalisée du Dewoitine D520. C'est ce dernier qui est choisit et commandé à 64 exemplaires : 48 pour les unités embarquées et 16 pour les essais et comme réserve d'attrition.

Ces appareils particulièrement réussis restent en service de 1942 à 1951, date de son remplacement par des Dewoitine D795, version navalisée du Dewoitine D555 mais ces derniers sont peu à peu concurrencés par les Bloch MB 159, version navalisée du MB 157.

Dewoitine D790

Un Dewoitine D790 en vol

Dimensions : longueur 8.75m envergure 10.18m hauteur : 2.57m

Masse : à vide 2120kg maximale 2820kg

Propulsion : un moteur Hispano Suiza 12Y47 dévellopant 1100ch et entrainant une hélice tripale

Vitesse maximale 575 km/h Rayon d'action 1000km Plafond opérationnel 11000m

Armement : un canon de 20mm HS404 dans le noyeu de l'hélice avec 60 coups et quatre mitrailleuses MAC 34 M39 de 7.5mm alimentées par bandes à 675 coups chacunes soit un total de 2700 coups. Un point d'appui pour un réservoir largable ou une bombe de 250kg.
Par rapport aux D520, les D790 ont reçu une crosse d'appontage, un train renforcé pour le catapultage. La cellule est traité contre la corrosion et renforcée pour supporter appontages et catapultages.

Les chasseurs sont regroupées en flottilles de 8 appareils soit deux flottilles par porte-avions. Au déclenchement de la guerre, les 16 appareils en réserve forment deux nouvelles flottilles pour couvrir les bases aéronavales.

Dewoitine D795

Le D795 est la version embarquée du D555

Cet appareil est la version embarquée du Dewoitine D555 et entre en service en 1947 d'abord sur les porte-avions légers de classe Alienor d'Aquitaine qui reçoivent tous les deux, deux squadrons de 12 appareils soit un total de 24 appareils commandés à la fin de 1946.

En 1950, le remplacement des D790 est assuré par une nouvelle commande de 72 Dewoitine D795 qui sont à la fois embarquées sur les trois porte-avions et basés à terre pour couvrir les bases et les ports en particulier ceux menacés par l'aviation italienne.

Le Dewoitine D555 est une version mieux armée du D551 dont la production ne dura que deux ans (1941-1943). Par rapport aux D555, les D795 ont reçu une crosse d'appontage, un train renforcé pour le catapultage. La cellule est traité contre la corrosion et renforcée pour supporter appontages et catapultages.

Dimensions : longueur 8.20m envergure 9.33m hauteur 2.81m

Masse : à vide 2180kg à pleine charge 2450kg

Propulsion : un moteur 12 cylindres en ligne Hispano Suiza 12Y-52 de 1250ch entrainant une hélice tripale

Vitesse maximale : 670 km/h Rayon d'action : 1200km (1500 avec un réservoir supplémentaire)
Plafond opérationnel : 11050m

Armement : deux canons de 20mm Hispano Suiza HS404 avec 70 coups chacun et 2 mitrailleuses Darne de 7.5mm alimentées chacune à 900 coups. Un point d'attache sous le fuselage pour un réservoir supplémentaire ou une bombe de 500kg.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Sam 06 Juin 2009, 20:19

Bloch MB 159

Pour contrer le Fw195T, l'aéronavale navalisa le MB157 sous le nom de MB159

Face à la mise en service sur les Graf Zeppelin et Peter Strasser du Focke Wulf Fw195T en 1951 capable de voler à plus de 700 km/h, l'aéronavale demande un avion équivalent. Face aux limites de dévellopement du Dewoitine D795, la marine française décide de navaliser le Bloch MB 157 sous le nom de Bloch MB 159 (même si au final l'appareil se révélera différent). Par rapport aux MB157, les MB159 ont reçu une crosse d'appontage, un train renforcé pour le catapultage. La cellule est traité contre la corrosion et renforcée pour supporter appontages et catapultages.

80 appareils sont commandés en 1952 suivis de 24 autres appareils en 1953. A noter que l'armée de l'air décidera de commander une version terrestre du MB159 baptisé MB167 pour contrer les Fw195.



Dimensions :longueur 9.70m envergure 10.70m hauteur 3.20m

Masse : à vide 24125kg pleine charge 3350kg

Propulsion : un moteur radial Gnome & Rhöne 14R de 1800ch entrainant une hélice tripale

Vitesse maximale : 745 km/h à 7000m Rayon d'action 1200km

Armement : deux canons de 20mm Hispano Suiza HS404 avec 70 coups chacun et 2 mitrailleuses Darne de 7.5mm alimentées chacune à 900 coups. Un point d'attache sous le fuselage pour un réservoir supplémentaire ou une bombe de 500kg.

Hanriot NC750

Pour la chasse à long rayon d'action, l'aéronavale navalisa le NC600

Pour couvrir la flotte à longue distance, la marine nationale décide en 1941 de navaliser le Hanriot NC600 déjà en service dans l'armée de l'air. La taille importante de cette avion et la volonté de ne pas trop entamée la force offensive fit que les Joffre n'embarquent en général que deux appareils souvent en vol pour couvrir la flotte à distance. Par rapport aux NC600, les NC750 ont reçu une crosse d'appontage, un train renforcé pour le catapultage. La cellule est traité contre la corrosion et renforcée pour supporter appontages et catapultages.

16 appareils sont commandés en 1942 et livrés en 1943. Ils restèrent en service jusqu'en 1953

Dimensions : envergure 12.80m longueur 8.80m hauteur 3.40m

Masse à vide 2985kg à pleine charge 3700kg

Propulsion : deux moteurs Gnome & Rhône 14M-9 de 1000ch entrainant une hélice tripale

Vitesse maximale : 570 km/h Distance franchissable : 1020km

Armement : dans le nez 2 canons de 20mm Hispano Suiza HS404 alimentés chacun à 75 obus associés à 2 mitrailleuses Darne alimentées à 1600ch et en poste arrière une mitrailleuse Darne de 7.5mm alimentée à 800 cartouches qui remplace le canon de 20mm du NC600

Equipage : pilote et mitrailleur arrière.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Sam 06 Juin 2009, 20:23

2-Torpillage

Au moment de la conception des Joffre, la torpille est devenue l'arme majeure du combat naval. Dans l'esprit des amiraux du temps, elle doit servir à ralentir la ligne de bataille ennemie pour laisser aux «gros» le soin de gagner la bataille décisive.

La France n'est pas à l'écart mais se singularise par l'utilisation de deux calibres de torpilles : les 550mm et les 400mm, ces dernières étant destinées à la fois aux sous marins pour la chasse au commerce ennemi et pour les avions.

A l'époque, la mise en oeuvre des torpilles, engins puissants mais fragiles, sont du ressort du biplan à la vitesse relativement faible. On se méfie du monoplan jugé trop rapide pour lancer des torpilles avec suffisament de délicatesse et de précision alors un bimoteur pour le faire, cela semble être de la folie furieuse.

Imaginez donc la réaction des marines étrangères quand le programme A47 destiné à fournir un triplace de bombardement, de reconnaissance et de torpillage intègre parmi les trois candidats deux bimoteurs et seulement un monomoteur, tous monoplans.

Finalement deux des trois appareils sont choisis moins en raison d'hésitation que pour éviter de se trouver face à un trou capacitaire si jamais le bimoteur sélectionné se révèle inapte à une utilisation prolongée en cas de guerre.

S.N.C.A.O CAO-600

Le CAO600 était principalement destiné à la reconnaissance mais pouvait également torpiller et bombarder

Le bimoteur en question est donc le SNCAO CAO600, un bimoteur à ailes médianes et dérive double. Il effectue son premier vol le 21 mars 1940 et les essais qui se déroulent rapidement (peu de problèmes à relever si ce n'est une légère surchauffe du moteur). 24 appareils sont commandés pour les unités d'active et 8 autres en réserve d'attrition.

Ces appareils servent aussi bien d'appareils de reconnaissance pour couvrir une force navale et embarquent pour se faire des fusées éclairantes (dans le cas d'un marquage de cibles pour les bombardiers) et en soute des appareils photos à déclenchement automatique que de bombardiers avec trois bombes de 250kg en soute ou de torpilleurs avec une torpille de 400mm en soute.

En ce qui concerne l'armement défensif, il se compose de deux mitrailleuses Darne en poste arrière
(dont une télécommandée pour couvrir le secteur arrière inférieur) et de quatre mitrailleuses dans les ailes.

Ces appareils restent en service jusqu'en 1950 datent de leur remplacement par des CAO-610, une version plus puissante et mieux armée. Les CAO-600 servent au sein de flottilles de 8 appareils.

Dimensions : longueur 12.40m envergure 16.50m hauteur : inconnue

Masse : à pleine charge 4660kg

Propulsion : deux Gnome & Rhône 14M-3 de 670ch entrainant une hélice tripale

Vitesse maximale : 380 km/h Rayon d'action 1200 km

Armement : 6 mitrailleuses Darne de 7.5 et 700kg de charge militaire

Equipage : un pilote, un copilote/officier de tir et un mitrailleur/observateur à l'arrière.

Latécoère Laté 299

Un Latécoère Laté 299

Le Latécoère Laté 299 est la version embarquée de l'hydravion-torpilleur Latécoère Laté 298. Ce triplace destiné au torpillage sera également utilisé comme avion de reconnaissance et comme avion de lutte ASM. A l'usage, les CAO600 serviront d'avion de reconnaissance et les Laté 299 pour la reconnaissance et la lutte ASM. Un total de 64 appareils sont commandés, 48 servant à bord des porte-avions et 16 en réserve et pour des tests.

A bord des Joffre, il existe une flottille de 8 appareils tandis que les Alienor d'Aquitaine embarquent deux flottilles de 6 appareils.



Ces appareils vont rester en service jusqu'en 1954 et feraillés à la fin de la guerre. Ils sont régulièrement mis à jour en particulier en terme d'armement et de vitesse. Les modifications sont inombrables entrainant un grand nombre de sous-versions qui peuvent être regroupées en trois grandes familles : les Latécoère 299A, 299D et 299H, la dernière et la plus évoluée.

Dimensions : Envergure 15.63m (A) 15.67m (D) 15.72m (H) Longueur 12.28m (A) 12.45m (D) 12.60m (H) Hauteur : 5.36m (A) 5.38m (D) 5.42m (H)

Masse : à vide 3064kg (A) 3120kg (D) 3350kg (H) pleine charge 4550kg (A) 4630kg (D) 4890kg (H)

Propulsion : un moteur 12 cylindres en ligne Hispano-Suiza 12Y-43 de 920ch (A) un Hispano-Suiza 12Y-47 de 1100ch (D) un Hispano-Suiza 12Y-52 de 1250ch (H) entrainant une hélice tripale

Vitesse maximale : 356 km/h (A) 510 km/h (D) 575 km/h (H)
Distance franchissable : 900 km (A) 1100km (D) 1400km (H)

Armement : interne deux mitrailleuses Darne dans les ailes et une sur pivot en place arrière (A)
Quatre mitrailleuses Darne dans les ailes et une sur pivot en place arrière (D)
Deux canons de 20mm Hispano-Suiza dans les ailes, deux mitrailleuses Darne dans les ailes et une sur pivot en place arrière (H)

externe 900kg de charge externe sous les ailes et sous le fuselage. En version torpillage, il embarque une torpille de 400mm sous le fuselage, en version ASM il embarque 500kg de grenades ASM et en version reconnaissance des caméras sous le fuselage et des grenades éclairantes sous les ailes. Un prototype de MAD est embarqué en 1951.
Equipage : pilote; observateur/tireur et un mitrailleur arrière

S.N.C.A.O CAO-610

En 1950, les CAO-600 sont devenus trop vulnérables pour être engagés en Europe face aux nouveaux chasseurs allemands et italiens et doivent être remplacés par un nouvel appareil. Les délais serrés obligent l'aéronavale à se dôter non pas d'un nouvel appareil mais d'un dérivé de l'appareil précédent.

Le CAO-610 vole pour la première fois le 4 septembre 1950 et avant même que les essais soient achevés, l'aéronavale commande 36 appareils qui sont livrés au début du mois de juin 1951.

Dimensions : envergure 16.80m longueur 13.10m

Masse : à pleine charge 5200kg

Propulsion : deux moteurs radiaux Gnome & Rhône 14M-9 de 1000ch entrainant des hélices tripales

Armement : interne avec une mitrailleuse Darne dans le nez, quatre mitrailleuses Darne dans les ailes, une en poste arrière supérieur et une autre en poste arrière inférieur télécommandée soit 7 mitrailleuses et 70000 cartouches au total. 1000kg de charge militaire avec soit une torpille de 400mm en soute ou une bombe de 500kg en soute et deux sous les ailes ou des appareils photos en soute et des grenades éclairantes

Equipage : pilote, un copilote, un observateur/mitrailleur et un mitrailleur arrière.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Sam 06 Juin 2009, 20:29

3-Assaut et Bombardement en piqué.

A la fin des années trente, la marine nationale à la différence de l'armée de l'air choisit le bombardement en piqué et choisit donc un appareil dédié, le Loire Nieuport LN401 mais cet appareil lent et peu sur fût remplacé par une version totalement reconstruite, le LN420.

Après le programme A82 de bombardement en piqué, la marine revenant un peu sur un choix précédent décide de choisir un appareil d'assaut horizontal, une version navalisée du Breguet Br693 baptisé Br810.

Loire Nieuport LN420

Le LN420 est grosso modo la version biplace du LN411

Après l'échec du LN401, la marine nationale hésite entre choisir un nouvel appariel ou se contenter du Breguet Br810 qui donne entière satisfaction. Finalement, elle décide en 1943 de commander une nouvel appareil, une version totalement reconstruite du LN401 baptisée LN420 qui est prête en 1945. Un total de 48 appareils sont commandés qui servent souvent à la place des Bréguet Br810 et parfois à bord des Latécoère Laté 299 à bord des Alienor d'Aquitaine.

La principale différence par rapport au LN401 c'est le caractère biplace, un mitrailleur prend place à l'arrière. Un prototype avec moteur radial est construit mais la version à moteur en ligne est préférée

Dimensions : envergure 14.50m longueur 10.32m hauteur 3.75m

Masse : à vide 2500kg à pleine charge 3500kg

Propulsion : un moteur en ligne 12 cylindres Hispano-Suiza 12Y-52 de 1250ch entrainant une hélice tripale

Vitesse maximale : 595 km/h Autonomie : 1350km

Armement : un canon Hispano-Suiza HS-404 de 20mm alimenté à 85 obus dans le noyeu de l'hélice
Quatre mitrailleuses Darne de 7.5mm dans les ailes alimentées à 800 coups par mitrailleuse soit un total de 3200 coups et une mitrailleuse Darne de 7.5mm avec 1500 cartouches.

Une bombe de 250kg sous le fuselage et deux de 125kg sous les ailes ou une bombe de 500kg sous le fuselage. La première configuration est privilégiée pour l'appui et l'attaque au sol et la seconde pour l'attaque de navires.

Equipage : pilote mitrailleur


Bréguet Br810

Les Bréguet Br810 étaient embarqués en alternance avec les LN420

Comme nous l'avons vu dans la rubrique précédente, l'aéronavale s'oriente dans les années trente vers le bombardement en piqué et néglige le bombardement horizontal. Pourtant à la fin des années trente, elle sélectionne un avion d'attaque horizontal, le Breguet Br810, version navalisée (renforcement du train et de la structure, crosse d'appontage, système de flotabilité, mécanisme de repliage des ailes) du Bréguet Br693.

Chaque Joffre embarquant six appareils, un total de 30 appareils sont commandés, 18 appareils de première ligne et 12 pour essais et en réserve d'attrition.

Dimensions : envergure 15.36m longueur 10.30m hauteur 3.19m

Masse à vide 3400kg à pleine charge 5000kg

Propulsion : deux moteurs radiaux Gnome & Rhône 14M-9bis de 1200ch entrainant des hélices tripales

Vitesse maximale : 520 km/h Distance Franchissable : 1400km

Armement : un canon Hispano-Suiza HS404 de 20mm alimenté à 75 obus associé à à deux mitrailleuses Darne de 7.5mm (1200 cartouches) une mitrailleuse de 7.5 en poste arrière supérieur servie par un mitrailleur et une mitrailleuse en poste arrière inférieur télécommandée, chacune disposant de 950 coups. 500Kg de bombes en soute ou deux bombes de 250kg sous les ailes.

4-Autres

Lioré et Olivier Léo 40


Peu avant le début de la guerre, la marine nationale met en service une version bien améliorée de l'autogyre Lioré et Olivier Léo 30, lui même dérivé des réalisations de Juan de la Cervia.

D'abord utilisé pour la reconnaissance, elle commence à être utilisé pour la recherche et le sauvetage de pilotes ayant raté leur catapultage ou leur appontage.

Problème, aucune cabine n'est prévue pour accueillir un pilote blessé ou inconscient. Son utilisation resta donc toute théorique même si quelques cas furent signalés de Léo 40 lançant un cable pris par le pilote qu'il déposait sur le porte-avions ou sur un des torpilleurs d'escorte.

Généralement deux appareils étaient embarqués sur le porte-avions, utilisés pour des missions de sauvetage et surtout de liaison.

Dimensions : longueur 8.50m hauteur 3.60m diamètre du rotor 16.50m

Masse : à vide 1000kg à pleine charge 1600kg

Propulsion : un moteur radial Gnome & Rhône 7 de 500ch

Vitesse maximale : 270 km/h distance franchissable 790km

Armement : aucun

Equipage : un pilote, place pour un passager.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Dim 07 Juin 2009, 18:47

B-Hydraviation

En 1948, les seuls hydravions encore en service dans la marine française sont ceux basés à terre pour la patrouille maritime. Les hydravions embarqués sont tous débarqués pour permettre un renforcement de la DCA.

Plusieurs modèles d'hydravions sont choisis avec un hydravion de patrouille côtière, un hydravion de patrouille lointaine et des hydravions de torpillage et de bombardement.

1-Hydravion de patrouille maritime

Bréguet Bre 790 Nautilus

Un Bréguet Bre 790 au mouillage

Cet hydravion à coque avec hélice propulsive à été conçu au début des années quarante pour des missions de reconnaissance côtière. Avec le temps, ces appareils seront également chargés de missions de lutte ASM et de mouillage de mines.

Un premier lot de 45 hydravions est commandée en mai 1940 suivi par 35 autres appareils en 1941 soit un total de 80 appareils répartis en 10 flottilles de 8 appareils en métropole et dans les colonies.

Une version améliorée est mise en service en 1949, le Bre792 au moteur et à l'armement plus puissant. (les données le concernant sont placées entre parenthèses)

Dimensions : envergure 17.00m (17.25m) longueur 13.00m (14.50m) hauteur : 4.00m (4.30m)

Masse à vide 2700kg (2950kg) à pleine charge 3600kg (4000kg)

Propulsion : un Hispano Suiza 12Xirs de 720ch (un Hispano Suiza 12X de 1150ch)

Vitesse maximale : 310 km/h (495 km/h) Distance franchissable : 900km (1050km)

Armement : 5 mitrailleuses Darne de 7.5mm : 4 dans les ailes avec un total de 3000 cartouches et 1 en poste arrière avec 800 cartouches. Sous les ailes, il peut embarquer des grenades ASM ou deux mines aéroportée de 100kg. (deux canons de 20mm Hispano-Suiza HS404 avec 120 obus et deux mitrailleuses Darne de 7.5mm avec 1200 cartouches dans les ailes et une mitrailleuse Darne avec 800 cartouches en poste arrière)

Equipage : pilote, observateur et mitrailleur arrière.

Potez CAMS 141


En 1941, l'aéronavale met en service toute une série d'hydravions de grande patrouille maritime dont le Potez CAMS 141 quadrimoteur. 16 exemplaires sont commandés et livrés.

Dimensions : envergure 41.00m longueur : 24.96m hauteur : 7.85m

Masse à vide 12050kg à pleine charge 24500kg

Propulsion : 4 Hispano-Suiza 12Y-26 de 860ch

Vitesse maximale : 340 km/h Autonomie : 6000 km
Armement : un canon de 20mm Hispano Suiza HS404 dans le nez, deux mitrailleuses Darne en tourelle dorsale, deux en tourelle de queue et deux en postes de tir latéraux soit un total de 6 mitrailleuses et un canon de 20mm. Soute pouvant accueillir 700kg de bombes, une torpille ou des grenades ASM

Equipage : deux pilotes, deux observateurs, deux opérateurs radios, un mécanicien et cinq mitrailleurs.

Bréguet Br 730


Cet hydravion est un des autres hydravions de longue patrouille mis en service pour la patrouille maritime. Ils sont particulièrement utilisés au début de la guerre pour couvrir les convois y compris en Méditerranée.16 appareils sont livrés et remplacent les Bréguet Bizerte

Dimensions : envergure 40.35m longueur 24.35m hauteur : 8.60m

Masse à vide 16100kg à pleine charge 28500kg

Propulsion : 4 Gnome & Rhône 14N-44 de 1120ch

Vitesse maximale : 330km/h Distance franchissable : 2500km

Armement : un canon de 20mm Hispano Suiza HS404 dans le nez, deux mitrailleuses Darne de 7.5mm en poste de tir latéraux arrière et deux autres en tourelles dorsales. Soute pour grenades ASM

Equipage : deux pilotes et quatre mitrailleurs observateurs

Latécoère Laté 611


C'est le troisième et dernier hydravion d'exploration à long rayon d'action mis en service en 1942 à raison de 16 exemplaires.

Dimensions : envergure 40.55m longueur 27.05m hauteur 7.33m

Masse à vide 15295kg à pleine charge 28834kg

Propulsion : 4 Gnome & Rhône 14N-30 de 1010ch

Armement : 4 mitrailleuses Darne de 7.5mm latérales, deux en tourelle dorsale et une de queue
7000kg de charges diverses

Equipage : 7 hommes

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 11 Juin 2009, 11:49

2-Hydravions de torpillage et de bombardement

Les hydravions de reconnaissance et de patrouille maritime sont complétés par des hydravions destinés à des missions de torpillage et de bombardement. Ils doivent couvrir les forces de défense côtière et appuyer les Escadres et forces navales en ralentissant les forces navales ennemies ou les achevant.

Deux modèles ont été choisis : les Latécoère Laté 298 et les Loire Nieuport LN10.

Latécoère Laté 298

Latécoère Laté 298 au mouillage

Ce monoplan monomoteur à été commandé en plusieurs versions à 160 exemplaires en trois versions de base : le 298A à 30 exemplaires, le 298B à 55 exemplaires et le 298D à 75 exemplaires.
Ils sont répartis en 10 flottilles de 16 appareils basés en Métropole et dans les colonies.

Au cours de la guerre, les appareils sont progressivement reconstruits en une troisième version, le 298F avec un moteur et un armement plus puissant pour le rendre plus efficace face à la chasse ennemie.

Dimensions : Envergure : 15.50m (A,B et D) 15.80m (F) Longueur : 12.56m (A/B/D) 12.70m (E)
Hauteur : 5.25m

Masse à vide 3085kg (A/B/D) 3200kg (F) à pleine charge 4533kg (A/B/D) 4850kg (F)

Propulsion : un Hispano-Suiza 12Ycrs-1 de 880ch (A/B/D) un un moteur Hispano Suiza 12Y47 dévellopant 1100ch (F)

Vitesse maximale : 295 km/h (A/B/D) 495 km/h (F) Distance franchissable : 1000 km (A/B/D) 1300km (F)

Armement : interne deux mitrailleuses Darne dans les ailes et une sur pivot en place arrière (A/B/D)
Deux canons de 20mm Hispano-Suiza dans les ailes, deux mitrailleuses Darne dans les ailes et une sur pivot en place arrière (F)

externe 900kg de charge externe sous les ailes et sous le fuselage. En version torpillage, il embarque une torpille de 400mm sous le fuselage, en version ASM il embarque 500kg de grenades ASM et en version reconnaissance des caméras sous le fuselage et des grenades éclairantes sous les ailes. Un prototype de MAD est embarqué en 1951.

Equipage : pilote; observateur/tireur et un mitrailleur arrière

Loire-Nieuport LN10

Un Loire Nieuport LN10 hissé par une grue. Notez l'emplacement peu courant des moteurs

Cet hydravion de reconnaissance, de torpillage et de bombardement est un monoplan bimoteur dont les moteurs sont installés dans des nacelles au dessus des ailes. 48 appareils sont commandés pour armés 6 flottilles de 8 appareils plus 16 en volant de réserve.

Dimensions : envergure 27.00m longueur : 18.10m hauteur : 6.70m

Masse à vide 9970kg à pleine charge 12950kg

Propulsion : Deux Gnome & Rhône 14R-01 de 1600ch
Vitesse maximale : 400 km/h Autonomie : 3200km

Armement : deux mitrailleuses Darne de 7.5mm dans le nez, un canon Hispano-Suiza HS-404 de 20mm en tourelle dorsale et 2 Darne ventrales. 1600Kg de bombes ou de torpilles.

Equipage : 7 hommes

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 11 Juin 2009, 11:56

C-Aviation basée à terre

La marine nationale dispose également d'avions basés à terre. Il à fallu attendre 1940 pour que la querelle sur la question de la patrouille maritime soit reglée. La marine est chargée de la patrouille maritime, de la lutte ASM et du torpillage, l'armée de l'air ne pouvant intervenir qu'en appui de cette dernière.

L'aéronavale va ainsi disposer de chasseurs, de bombardiers-torpilleurs et d'avions de patrouille et d'attaque maritime basés aussi bien en métropole que dans les colonies.

1-Chasse

L'une des querelles concernant l'aéronavale et l'armée de l'air c'est la défense aérienne des côtes. L'armée de l'air considérant qu'elle devait protéger l'ensemble du territoire et la marine estimant qu'elle devait disposer de chasseurs pour protéger les côtes et couvrir la flotte.

Finalement un compromis est trouvé. L'armée de l'air est chargé de la défense aérienne sur l'ensemble du territoire mais la marine disposera de chasseurs basés à terre pour assurer une défense immédiate de ses bases, pour couvrir les sorties et les retours de la flotte et pour escorter les torpilleurs et les bombardiers en particuliers dans des régions comme le golfe de Gascogne, le golfe de Gênes...... .

Deux appareils sont choisis : le Dewoitine D555 et le Bréguet Br700 pour la chasse lourde, ces derniers appareils étant issus des stocks de l'armée de l'air.

Dewoitine D555

Ce Dewoitine D551 fût successivement transformé en D555 puis en D795

L'aéronavale reçoit un total de 88 appareils répartis en 11 flottilles de 8 appareils basés aussi bien en métropole que dans les colonies. Ces appareils sont principalement chargés de la défense des terrains mais peuvent aussi mener des missions de couverture aérienne et d'escorte. Ces unités sont basées à Aspretto, Beyrouth Port Lyautey Dakar, Djibouti, Fort de France, Diego Suarez, Lann Bihoué, Hyères, Tourane et Tontouta

Dimensions : longueur 8.20m envergure 9.33m hauteur 2.81m

Masse : à vide 2100kg à pleine charge 2350kg

Propulsion : un moteur 12 cylindres en ligne Hispano Suiza 12Y-52 de 1250ch entrainant une hélice tripale

Vitesse maximale : 675 km/h Rayon d'action : 1200km (1500 avec un réservoir supplémentaire)
Plafond opérationnel : 11050m

Armement : deux canons de 20mm Hispano Suiza HS404 avec 70 coups chacun et 2 mitrailleuses Darne de 7.5mm alimentées chacune à 900 coups. Un point d'attache sous le fuselage pour un réservoir supplémentaire ou une bombe de 500kg.

Bréguet Br700

Bien qu'elle posséda déjà des Hanriot NC750 _version embarquée des NC600_ l'aéronavale choisit le Bréguet Br700 comme chasseur lourd

Après avoir acquis des D555, la marine souhaite se dôter de chasseurs de défense nocturne et à long rayon d'action, un appareil qui ne pouvait donc qu'être bimoteur. Après avoir envisagé l'achat de NC600 (elle possédait déjà des NC750 embarqués), elle décide finalement d'acheter des Breguet Br700. 48 appareils sont commandés répartis en 6 flottilles de 8 appareils basés à Dakar, Djibouti, Fort de France, Diego Suarez, Lann-Bihoué et Hyères.

Dimensions : envergure 15.36m longueur 9.41m hauteur 3.20m

Masse à vide 3150kg à pleine charge 4850kg

Propulsion : deux moteurs Gnome & Rhône 14N dévellopant 1070ch chacun

Vitesse maximale : 595 km/h Distance franchissable : 1280km

Armement : dans le nez deux canons de 20mm Hispano Suiza HS404 alimentées à 140 obus et deux mitrailleuses Darne alimentées à 1500 cartouches. Deux mitrailleuses Darne alimentées à 750 cartouches dans les ailes, deux mitrailleuses Darne avec 1200 cartouches en poste supérieur dirigé par un mitrailleur et une autre télécommandée par le pilote ou le mitrailleur avec 500 cartouches soit un total de deux canons de 20mm et de 7 mitrailleuses Darne.

Equipage : pilote et mitrailleur.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 11 Juin 2009, 12:08

2-Bombardement/Torpillage

Lioré et Olivier Léo 456

Les Léo 456 de la marine restèrent jusqu'en 1953 les principaux avions torpilleurs de la marine.

Cet appareil est sélectionné en 1940 pour équiper des unités chargées du bombardement et du torpillage côtièer. Opérant en liaison avec des avions de patrouille maritime, ces appareils sont chargés d'attaquer la navigation côtière ennemie et la flotte sortant ou en revenant dans ces ports.

Ces appareils sont semblables au Léo 45 de l'armée de l'air, les seules différences étant un meilleur traitement contre la corrosion saline, un système de flotabilité et un système de navigation plus étoffé pour faciliter la navigation au dessus des longues étendues maritimes.

56 appareils sont commandés répartis en 6 flottilles de 8 appareils basés à Dakar, Djibouti, Diego Suarez, Lann Bihoué, Tantouta, Tahiti-Faa et Hyères.

Dimensions : envergure 22.50m longueur 17.20m hauteur 5.23m

Masse à vide 6370kg à pleine charge 11400kg

Propulsion : deux Gnome & Rhône 14N-46/47 de 1140ch

Vitesse maximale 495 km/h Autonomie : 2300km


Armement : deux mitrailleuses de 7.5mm Darne dans le nez avec 1500 cartouches, une autre ventrale avec 800 cartouches et un canon de 20mm Dorsal avec 80 obus. 1500 kilos de bombes ou 2 torpilles de 400mm sous les ailes ou en soute.

Equipage : 4 hommes.

3-Patrouille maritime

Pour assurer cette mission, l'aéronavale à décidé de choisir deux types d'appareils, un bimoteur pour le court et le moyen rayon d'action et un quadrimoteur pour le long rayon d'action. Les deux appareils sont construits par Bloch : le Bloch MB175M (M pour Marine) bimoteur et le Bloch MB163, version de patrouille maritime du bombardier MB162.

Bloch MB175M

Le Bloch MB175M resta jusqu'à la fin de la guerre le principal avion de patrouille maritime de l'aéronavale

72 appareils sont commandés et répartis en neuf flottilles de huit appareils basées à Calais, Aspretto,Beyrouth Dakar, Djibouti, Tourane, Nimes-Garons, Lartigue et Port-Lyautey.

Dimensions : envergure 17.95m longueur 12.25m hauteur 3.55m

Masse à vide 5660kg à pleine charge 8025kg

Propulsion : deux Gnome & Rhône 14N-48 de 1140ch

Vitesse maximale : 540 km/h Distance franchissable : 1600km

Armement : deux mitrailleuses MAC de 7.5mm à l'avant, deux mitrailleuses de 7.5mm mobiles arrière et une mitrailleuse mobile ventrale télécommandée. 600 kilos de bombes ou une torpille de 400mm ou des grenades ASM

Equipage : pilote, observateur et mitrailleur arrière.

Bloch MB163

Le Bloch MB163 fût l'appareil de patrouille maritime standard de l'aéronavale

64 appareils sont commandés et répartis en set flottilles de huit appareils basés à Calais, Hyères, Port Lyautey, Fort de France, Diego-Suarez, Karouba, Landivisiau et Tantouta.

Dimensions : envergure 28.40m longueur 22.16m hauteur 3.75m

Masse à vide : 11050kg à pleine charge 18779kg

Moteurs : 4 Gnome & Rhône 14N-48 de 1100ch

Vitesse maximale : 485 km/h Autonomie : 2400km

Armement : une mitrailleuse MAC 34 de 7.5mm dans le nez, une autre ventrale et deux dorsales
3600kg de bombes ou 2 torpilles ou des grenades ASM

Equipage : deux pilotes, trois mitrailleurs, un mécanicien et un observateur soit 7 hommes

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 12 Juin 2009, 09:19

3-Entrainement

Le Morane Saulnier MS474 est l'appareil destiné à former les pilotes embarqués sur les porte-avions français

L'aéronavale pour entrainer ses pilotes dispose de deux unités d'entrainement basées à Landivisiau et équipés du Morane-Saulnier MS 474 car ces appareils sont adaptés à l'appontage et au catapultage. 24 appareils sont commandés et livrés en 1943. Ces appareils sont aussi utilisés pour la liaison.

Dimensions : envergure 10.65m longueur 8.60m

Masse à vide 1690kg à pleine charge 2400kg

Propulsion : un Gnome & Rhône 14M-04 de 570ch

Vitesse maximale : 460 km/h Distance franchissable : 1530km

Armement : deux mitrailleuses MAC 34 de 7.5mm en voilure

Equipage : un pilote et un élève

4-Transport

Le Bloch MB160 sert aussi bien dans l'armée de l'air et la marine pour des missions de transport de matériel et de passagers

La marine nationale dispose également d'appareils de transport, des quadrimoteurs Bloch MB160. Ils ne sont pas integrés à des unités mais détachés sur les bases à raison de 1 ou 2 exemplaires.
24 appareils sont commandés et livrés en 1944.

Dimensions : envergure 27.40m longueur 25.78m hauteur 5.00m

Masse à vide 9950kg à pleine charge 15440kg

Propulsion : 4 Hispano-Suiza 12Xirs de 720ch

Vitesse maximale : 355 km/h Autonomie 2000km

Equipage : deux pilotes et 20 passagers ou 5 tonnes de chargement.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 12 Juin 2009, 09:34

D-Organisation générale et bases de stationement

Chaque Escadre (puis flotte) et chaque Force (comme les Forces Navales Françaises du Pacifique) dispose d'un commandement air qui est chargé de la préparation opérationnelle des unités et de leur engagement.

Auprès du chef d'état major de la marine se trouve un amiral chargé de la coordination qu'elle soit logistique (plans de mobilisation, tactiques et stratégies) ou opérationnelle.

Quand aux avions, ils sont regroupés en flottilles de 4 ou 8 appareils, flottilles disposant de leurs propres mécaniciens les rendant parfaitement autonomes.

La désignation des unités aériennes de l'armée de l'air répond à un système mis en place en 1945 :

-F pour Flottille.

-Lettre désignant le type d'appareil : H pour hydravion A pour avion embarqué et S pour avion basé à terre

-Chiffre pair pour les formations de chasse et de bombardement et chiffre impair pour les formations de reconnaissance, de torpillage et de soutien

1-Escadre de l'Atlantique : COMATL (Commandement [Air] Atlantique)

Ce commandement dont le QG est implanté sur la base aéronavale de Landivisiau près de Brest couvre de son autorité les unités stationnées sur les bases aéronavales de Landivisiau, de Lann Bihoué près de Lorient, de Port Lyautey au Maroc, de Port Etienne et de Dakar en AOF.

Base aéronavale de Landivisiau

C'est la principale base de COMATL pour la simple raison que c'est sur cette base que le groupe aérien 220 embarqué sur le porte-avions Painlevé est stationné quand le porte-avions est à quai ou en refonte.

Le groupe aérien 220 dirigé par un capitaine de vaisseau dispose à la déclaration de guerre des appareils suivants :

-flottilles FA2 et FA4 avec 16 chasseurs Dewoitine D790

-4 chasseurs bimoteurs Hanriot NC750 hors rang

-flottille FA1 avec 8 avions de reconnaissance/attaque/torpillage SNCAO CAO-600

- flottille FA3 avec 8 torpilleurs Latécoère Laté 299

-flottille FA8 avec 8 bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN420

- flottille FA10 avec 8 avions d'asaut Bréguet Br810

-2 Lioré et Olivier Léo 40 hors rang

La base de Landivisiau dispose également d'hydravions et d'avions basés à terre :

-La flottille FH1 dispose de 4 Potez-CAMS 141, des hydravions de grande patrouille maritime

-La flottille FH2 dispose de 8 Loire-Nieuport LN10 de bombardement

-La flottille FS1 dispose de 8 Bloch MB163 de patrouille maritime à long rayon d'action

-Les flottiles FS3 et 5 disposent d'un total de 16 Morane-Saulnier MS474 pour la reconnaissance et la liaison

Base aéronavale de Lann Bihoué

Cette base aéronavale implantée près de Lorient dispose lui aussi d'un groupe aérien embarqué à partir de 1946 puisque c'est à cette période qu'il est décidé que le GA110 embarqué sur l'Alienor d'Aquitaine y soit stationné.

Ce groupe aérien dispose des avions suivants :

- Flottilles FA12 et FA14 avec 24 chasseurs-bombardiers Dewoitine D795

- Flottilles FA5 et FA7 avec 12 torpilleurs/avions de reconnaissance Latécoère Laté 299

La base de Lann-Bihoué dispose également d'hydravions et d'avions basés à terre :

-La flottille FS2 dispose de 8 Dewoitine D555 de chasse

-La flottille FS4 dispose de 8 Bréguet Br700

-La flottille FS6 dispose de 8 Lioré et Olivier Léo 456

-La flottille FH3 dispose de 8 Latécoère Laté 298

Base aéronavale de Port Lyautey

Cette base aéronavale installée au nord de Rabat à un rôle particulièrement important dans la couverture des abords du détroit de Gibraltar. Sur cette base son stationnées les unités et appareils suivants

-La flottille FH5 dispose de 4 Latécoère Laté 611 de patrouille maritime

-La flottille FH7 dispose de 4 Potez-CAMS 141

-La flottille FS7 dispose de 8 Bloch MB175 de reconnaissance et d'attaque maritime

-La flottille FS9 dispose de 8 Bloch MB163 de patrouille maritime.

-La flottille FS8 dispose de 8 Dewoitine D555 de chasse

Base aéronavale de Port Etienne

-Flottilles FH9 et FH 11 équipées de 4 Potez-CAMS 141 soit 8 appareils

-Flottille FH13 équipée de 4 Latécoère Laté 611

-Flottille FH4 équipée de 8 Loire Nieuport LN10 de bombardement

-Flottille FH15 équipée de 8 Latécoère Laté 298 de torpillage

-Flottille FS10 équipée de 8 Bréguet Br700 de chasse

Base aéronavale de Dakar-Bel Air

-Flottille FH17 équipée de 4 Bréguet Bre 730

-Flottille FS12 équipée de 8 Dewoitine D555 de chasse

-Flottille FS14 équipée de 8 Lioré et Olivier Léo 456

-Flottille FS11 équipée de 8 Bloch MB175 de reconnaissance et d'attaque maritime

Le Commandement Air Atlantique dispose au total de 32 flottilles soit un total de 262 appareils
(90 à Landivisiau, 68 à Lann Bihoué, 32 à Port Lyautey, 36 à Port Etienne et 36 à Dakar-Bel Air)

2-Escadre de la Méditerranée : COMAMED (Commandement Air de la Méditerranée)

Ce commandement couvre de son autorité toute l'aviation chargée d'appuyer l'Escadre de la Méditerranée. Elle est basée à Saint Mandrier, à Berre Istres, à Hyères, à Nimes Garrons et à Aspretto. A noter que peu avant le déclenchement de la guerre une hydrobase est aménagée à Porto Vecchio mais il ne s'agit que d'une base avancée occupée en cas de guerre avec l'Italie.

Base aéronavale de Saint Mandrier

-Flottille FH17 équipée de 8 hydravions Bréguet Bre790 Nautilus.

-Flottille FH19 équipée de 8 hydravions Latécoère Laté 298.

Base aéronavale de Berre-Istres

-Flottille FH21 équipée de 8 hydravions Bréguet Bre 790 Nautilus

-Flottille FH6 équipée de 8 hydravions de bombardement Loire-Nieuport LN10

Base aéronavale d'Hyères

C'est la principale base du COMAMED puisque le quartier général y est implanté et que c'est sur cette base qu'est implanté le groupe aérien 221 basé sur le porte-avions Joffre.

- Flottilles FA16 et FA18 avec 16 chasseurs Dewoitine D790

-4 chasseurs bimoteurs Hanriot NC750 hors rang
-Flottille FA9 avec 8 avions bimoteurs de reconnaissance/torpillage/bombardement SNCAO CAO-600

- Flottille FA11 avec 8 torpilleurs Latécoère Laté 299

-Flottille FA20 avec 8 bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN420

- Flottille FA22 avec 8 avions d'assaut Bréguet Br810

-2 Lioré et Olivier Léo 40 hors rang

Sur cette base sont également basées des avions basés à terre :

- Flottille FS16 avec 8 Dewoitine D555 de chasse

- Flottille FS18 avec 8 Lioré et Olivier Léo 456

-Flottille FS13 avec 8 Bloch MB163

Base aéronavale de Nimes-Garons

- Flottille FS20 avec 8 Bréguet Br700 de chasse

- flottille FS15 avec 8 Bloch MB175 de reconnaissance et d'attaque maritime

Base aéronavale d'Aspretto

-Flottille FH23 équipée de 8 Bréguet Nautilus

-Flottille FH25 équipée de 8 Latécoère Laté 298

-Flottille FS22 équipée de 8 Dewoitine D555

-Flottille FS17 équipée de 8 Bloch MB175 de reconnaissance et d'attaque maritime

Le COMAMED dispose d'un total de 19 flottilles et de 158 appareils répartis entre St Mandrier (16 appareils) Berre-Istres (16 appareils) Hyères (78 appareils) Nimes-Garons (16 appareils) et Aspretto (32 appareils)

3-Force de Raid : COMAAF (Commandement Air Afrique)

Le COMAAF regroupe les unités aériennes chargées d'appuyer la Force de Raid. Le QG implanté sur la base aéronavale de Lartigues près d'Oran à réparti ses forces entre les bases de Lartigues et d'Alger (Algérie) et de Karouba en Tunisie.

Base aéronavale de Lartigues (près d'Oran Algérie)

Outre le QG, l'importance de Lartigues s'explique par la présence du groupe aérien 223 basé à la mer sur le porte-avions Galliéni.

-Flottilles FA24 et 26 avec un total de 16 Dewoitine D790 de chasse

-4 chasseurs bimoteurs Hanriot NC750

-Flottille FA13 avec 8 avions de reconnaissance/bombardement/torpillage SNCAO CAO-600

-Flottille FA15 avec 8 avions torpilleurs Latécoère Laté 299

-Flottille FA28 avec 8 bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN420

- Flottille FA30 avec 8 avions d'assaut Bréguet Br810

-2 Lioré et Olivier Léo 40 hors rang
Il dispose également d'avions basés à terre avec la flottille FS19 équipée de 8 Bloch MB175 de reconnaissance et d'attaque maritime

Base aéronavale d'Alger

-Flottille FH23 avec 4 hydravions de grande patrouille maritime Potez CAMS 141

-Flottille FH8 avec 8 Loire-Nieuport LN10 de bombardement.

Base aéronavale de Karouba

-Flottille FH25 avec 8 hydravions Bréguet Nautilus

-Flottille FH27 avec 8 hydravions Latécoère Laté 298

-Flottille FS21 équipée de 8 Bloch MB163 de patrouille maritime

Le COMAAF dispose d'un total de 12 flottilles et 98 appareils répartis entre Lartigues (62 appareils) Alger (12 appareils) et Karouba (24 appareils)

4-Escadre Légère du Nord : COMANORD (Commandement Air du Nord)

L'ELN dispose d'une seule base pour couvrir la base de Dunkerque, celle de Calais.

-Flottille FH29 avec 8 hydravions Latécoère Laté 298

-Flottille FS23 équipée de 8 Bloch MB163

-Flottille FS25 équipée de 8 Bloch MB175.

Le COMANORD dispose de 3 flottilles et de 24 appareils

5-Division Navale du Levant : COMALEV (Commandement Air du Levant)

La DNL est basée à Beyrouth pour sécuriser les mandats français sur la Syrie et le Liban. Les moyens aériens du COMALEV sont les suivants :

-Flottille FH10 équipée de 8 Loire-Nieuport LN10

-Flottile FS24 équipée de 8 Dewoitine D555

-Flottille FS27 équipée de 8 Bloch MB175 de patrouille et d'attaque maritime

Le COMALEV dispose donc de 3 flotilles et de 24 appareils.

6-Forces Navales Françaises aux Antilles (FNFA) : COMAAT (Commandement Air des Antilles)

La base aéronavale des FNFA est située à Fort de France tout comme la base navale. Avec l'imminence de la guerre, des bases avancées et de dessérement ont été aménagées à la Guadeloupe.

Les FNFA disposent des avions et hydravions suivants :

-Flottille FH31 équipée de 4 Latécoère Laté 611 de grande patrouille maritime.

-Flottille FH12 équipée de 8 Loire-Nieuport LN10

-Flottille FS26 équipée de 8 Dewoitine D555

-Flottille FS28 équipée de 8 Bréguet Br700

-Flottille FS29 équipée de 8 Bloch MB163 de patrouille maritime

Le COMAAT dispose au total de 5 flottilles et de 36 appareils.

7-Forces Navales d'Afrique Equatoriale Française (FNAEF) : COMAOI (Commandement Air de l'Océan Indien)

Ce commandement occupe une zone géographique particulièrement étendue puisqu'il à sous sa responsabilité toute la côte orientale de l'Afrique. Pour cela, il dispose de deux bases : Djibouti dans le Territoire des Afars et des Issas et Diego Suarez à Madagascar. Une implantation avancée à également été installée à la Réunion.

Base aéronavale de Djibouti

-Flottille FH33 équipée de 8 Bréguet Nautilus

-Flottille FH35 équipée de 8 Latécoère Laté 298

-Flottille FS30 équipée de 8 Dewoitine D555

-Flottille FS32 équipée de 8 Bréguer Br700

-Flottille FS34 équipée de 8 Lioré et Olivier Léo 456

-Flottille FS 31 équipée de 8 Bloch MB175 de patrouille et d'attaque maritime. Quand sur une base, il y à des Bloch MB175 et des Lioré et Olivier Léo 456, les premiers se contentent généralement de missions de reconnaissance laissant aux secondes les missions d'attaque et de torpillage.

Base aéronavale de Diego-Suarez

-Flottille FH37 équipée de 8 Bréguet Nautilus

-Flottille FH39 équipée de 8 Latécoère Laté 298

-Flottille FS36 équipée de 8 Dewoitine D555

-Flottille FS38 équipée de 8 Bréguet Br700
-Flottille FS40 équipée de 8 Lioré et Olivier Léo 456

Le COMAOI dispose d'un total de 11 flottilles et de 88 appareils.

8-Forces Navales Françaises en Extrême Orient (FNFEO) : COMAINDO (Commandement Air en Indochine)


Le COMAINDO assure la couverture aérienne des FNFEO depuis une base principale, la base de Tourane avec des bases avancées sans unités déployées en permanence à Haïphong et à Than-Son-Nut suite à un accord laborieusement négocié avec l'armée de l'air.

Il dispose tout d'abord d'un groupe aérien embarqué, le GA111 qui le bras armé du Henriette de France chargé de couvrir les FNFEO. Ce GA111 se compose des unités suivantes :

-Flottille FA32 et 34 équipées d'un total de 24 Dewoitine D795

-Flottilles FA17 et 19 équipées d'un total de 12 Latécoère Laté 299

Il dispose également d'hydravions et d'avions basés à terre :

-Flottille FH41 équipée de 4 Bréguet Br730

-Flottille FH43 équipée de 8 Latécoère Laté 298

-Flottille FS42 équipée de 8 Dewoitine D555

-Flottille FS33 équipée de 8 Bloch MB175

Le COMAINDO dispose d'un total de 8 flottilles et de 64 appareils

9-Forces Navales Françaises du Pacifiques (FNFP) : COMAPAC (Commandement Air du Pacifique)

Le COMAPAC assure la couverture aérienne des FNFP depuis deux bases : la base de Tahiti-Faa en Polynésie et la base de Tantouta en Nouvelle Calédonie.

Base aéronavale de Tontouta (Nouvelle-Calédonie)

-Flottille FH45 équipée de 8 Bréguet Nautilus

-Flottille FH47 équipée de 4 Bréguet Br730

-Flottille FH49 équipée de 8 Latécoère Laté 298

-Flottille FS44 équipée de 8 Dewoitine D555

-Flottille FS46 équipée de 8 Lioré et Olivier Léo 456

-Flottille FS35 équipée de 8 Bloch MB163

Base aéronavale de Tahiti-Faa (Polynésie)

-Flottille FH51 équipée de 8 Bréguet Nautilus

-Flottille FH53 équipée de 8 Latécoère Laté 298

-Flottille FH55 équipée de 4 Bréguet Br730

-Flottille FS48 équipée de 8 lioré et Olivier Léo 456

Le COMAPAC dispose d'un total de 10 flottilles et 72 appareils.

Au total l'aéronavale dispose de 103 flottilles et de 826 appareils.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 12 Juin 2009, 16:39

Des flottilles de 8 appareils? C'est pas un peu faible?

Est ce que dans la composition de ton aéronavale alternative tu prends en compte le développement du réacteur, qui serait probablement arrivé à maturité vers 1945 ou même avant?
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 12 Juin 2009, 16:58

Pour les réacteurs je sais pas du tout. Comme j'ai mis uniquement les appareils en service je n'ai pas parlé des essais. On peut imaginer que la propulsion est maitrisée et que la production en série pourrait être lancé.

Pour ça on pourra le voir si après AFN, je fais les opérations de la marine française

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Sam 13 Juin 2009, 18:56

12°) PROGRAMME DE GUERRE

Introduction

La guerre devenant de plus en plus inévitable, les autorités navales françaises se sont préoccupés de combler les lacunes de la marine nationale essentiellement dans le domaine logistique et ce qu'on appelle la «poussière navale», de petits mais indispensables navires : patrouilleurs, escorteurs, vedettes lance-torpilles, chasseurs de sous marins, dragueurs.

Il s'agit aussi de se dôter de navires innovants pour pouvoir débarquer sur les côtes allemandes et italiennes. La majorité des officiers français sont réticents et pour cause : la seule référence moderne et le débarquement aux Dardanelles qui s'est conclu par une boucherie et des gains militairement insignifiants.

Enfin il s'agit de renouveler les navires construits après le dernier conflir mondial, navires qui auraient du être remplacés à partir de 1940 mais qui ont été maintenus en service après une modernisation ou une véritable reconstruction histoire de faire du volume mais aucun navire n'est éternel......... .

C'est dans cette optique que le Conseil Supérieur de la Marine (CSM) se réunit les 13 et 14 janvier 1946. Ce conseil à été créé par décret le 14 janvier 1942 et réunit en 1943 et 1944. Il se compose du président du conseil, du ministre de la marine, du ministre de la guerre, de l'amiral de la flotte, des principaux amiraux mais aussi des ingénieurs, des députés, des sénateurs ainsi que des répresentants des chantiers, des arsenaux et des industries liées à la construction navale (électronique propulsion)

Ce conseil va ainsi faire le point sur les constructions en cours et planifier les futures constructions

A-Prémices

Au 13 janvier 1946, la marine nationale dispose des unités suivantes :

-Les trois cuirassés de classe Bretagne totalement reconstruits font preuve d'une étonante vitalité pour des navires aussi âgés. L'Amiral Barjot commandant l'escadre de l'Atlantique souligne que lors d'une sortie le 5 janvier, le cuirassé Lorraine à tenu la mer par gros temps mieux que le Dunkerque pourtant plus récent. Ces navires ne sont pas éternels et leur remplacement s'impose. L'Amiral Barjot préconise la relance du projet CR3 (Cuirassé Rapide de Troisième génération) pour pouvoir les remplacer numériquement, suggérant de confier l'escorte des porte-avions aux Richelieu Jean Bart et Clemenceau.
Le conseil approuve la proposition et demande donc la relance du projet CR3 suggérant également des noms pour ces navires : Anjou Guyenne Auvergne Maine Picardie et Moselle.

-Les deux croiseurs de bataille de classe Dunkerque viennent d'être modernisés et ne provoquent pas de remarques particulières de la part du conseil qui ne demande que la poursuite de l'étude de leur remplacement prévu pour 1955/60 : le projet CB2 et comme pour le projet CR3, il propose des noms : Brest Bordeaux Perpignan Nice.

-Les deux cuirassés de classe Richelieu ont eut des soucis pour leur mise en service essentiellement au niveau de leur armement principal (dispersion) et de leur armement secondaire (mise au point interminable des tourelles de 152) à tel point qu'il à été décidé de les remplacer par des tourelles doubles de 130mm identiques à celle des porte-avions et qui donnent entière satisfaction et de renforcer la DCA légère (canons de 25 et de 37mm)

-Le Clemenceau cuirassé dérivé du duo précédent est le premier à recevoir les tourelles de 130mm. Affecté à l'Escadre de la Méditerranée, il donne entière satisfaction, son artillerie principale et secondaire est très précise et son autonomie plus importante que celle des Richelieu est satisfaisante.

-Le Gascogne, unique représentant de sa classe à connu des difficultés de mise au point du à une construction parfois précipité, il à fallu par exemple changer en cours de constructions plusieurs toles de bordé et renforcer certains ponts qui se tordaient dangereusement. Ces déboires sont heureusement derrière nous et son commandant, le capitaine de vaisseau Sanson n'à aucune remarque particulière à faire.

-Les cuirassés de classe Alsace constitue l'avenir de notre marine et vont nous donner un avantage appréciable sur les marines allemandes et italiennes surtout si nous combattons aux côtés de nos amis anglais.

Le premier d'entre eux l'Alsace termine ses essais au large de Brest et à sa mise en service en septembre, il rejoindra la force de raid de l'amiral Gensoul et sera basé à Mers El Kebir.

Le Normandie en construction au Havre est pratiquement achevé et doit être lancé au mois d'avril avant de rejoindre normalement en septembre 1947 l'Escadre de la Méditerranée commandée par l'amiral Sanguinetti.

Le Flandre en construction à St Nazaire doit être lancé d'ici une vingtaine de mois. Il rejoindra à terme l'Escadre de l'Atlantique et sera basé à Brest

Le Bourgogne en construction à Brest depuis sept mois ne doit pas être lancé avant septembre 1947 . A noter que son affectation n'est pas décidé, un déploiement depuis Dunkerque est à l'étude mais peu probable au final.

La question s'est ensuite posée de la poursuite ou nom de la construction des cuirassés Languedoc et Savoie. Après de longs débats, il est décidé d'annuler leur construction et de réaffecter le matériel stocké pour la construction des CR3 qui à été attribué aux Ateliers et Chantiers du Havre (n°1) aux chantiers navals de Penhoët (N°2) et aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer
(N°3)

La mise sur cale de ces nouveaux cuirassés est prévue pour 1948/49 et une mise en service en 1952/53 sachant que le déclenchement de la guerre pourrait géner voir même arrêter la construction de ces navires au profit d'autres constructions plus urgentes comme les patrouilleurs et les escorteurs

Quand aux croiseurs de bataille type CB2, leur construction est exclue du programme de guerre ce qui signifie une quasi-annulation du projet même si le CSM demande le maintien des études juste pour ne pas perdre la main.

Le vice-amiral Falfront, commandant des Forces Navales Françaises en Extrême Orient (FNFEO) s'inquiète du renforcement de la marine siamoise qui vient d'acquérir deux cuirassés garde-côtes, il demande la relance de l'étude de cuirassés garde-côtes pour l'Indochine. Aux sceptiques, il précise que ce type de navire pourrait également assurer l'appui-feu lors des opérations amphibies.

Nouveauté par rapport à la première tentative, il propose de réutiliser les tourelles des Courbet après modernisation ce qui réduirait les frais à la construction de la coque. Le CSM ne prends pas de décision mais demande une étude complémentaire sur le sujet.

Le CSM examine ensuite la question des porte-avions. Aucun des membres du conseil ne remet en cause la construction et l'utilisation du porte-avions jugé indispensable pour la reconnaissance et l'éclairage (les croiseurs et les cuirassés perdent peu à peu leurs installations d'aviation au profit de l'utilisation du radar et du renforcement de la DCA), l'attaque de la ligne de bataille ennemie mais aussi la lutte ASM

Le Béarn qui à été pendant longtemps notre seul porte-avions est utilisé désormais comme transport d'aviation, rôle dans lequel il rend d'inestimables services. Il est cependant usé et son remplacement doit être envisagé dans les plus brefs délais.

Le Commandant Teste de son côté est de moins en moins utilisé comme transport d'hydravions que comme transport d'aviation. Il vient de terminer la mise en place d'hydrobases dans l'empire l'opération Arche mais son avenir se pose. L'amiral Sanguinetti suggère son désarmement ou sa transformation en porte-avions léger. Le CSM décide de demander des études complémentaires au STCN avant de trancher.

Du côté des constructions neuves, le Joffre et le Painlevé sont en service et donnent entière satisfaction à tel point que le conseil demande le renforcement de leur protection antiaérienne déjà conséquente avec la présence d'un cuirassé, de torpilleurs d'escadre et surtout de croiseurs antiaériens qui lors des récentes manoeuvres ont montré leur efficacité. Un troisième porte-avions doit être lancé sous peu à St Nazaire et la question se pose de la construction d'un quatrième navire de ce type.

Le conseil est partagé entre les opposants et les partisans de ce quatrième porte-avions. Ses opposants soulignent que la construction d'un navire de ce type prend du temps alors que la guerre menace, de plus ils n'en voient pas l'utilité. Le vice-amiral Falfront, réclame l'envoi d'un porte-avions en Indochine pour couvrir ses forces car il annonce que si ces navires doivent affronter la marine japonaise en haute mer, ils courent à leur perte sans couverture aérienne solide.

Le vice-amiral De Pressentis commandant l'Escadre Légère du Nord fait alors mention d'un projet britannique de porte-avions économique pouvant être construit en dix-huit mois. Il propose la commande de deux navires : un pour remplacer le Béarn et un à envoyer en Indochine.

Le CSM décide de mandater l'attaché naval français à Londres pour obtenir des informations supplémentaires sur ce porte-avions économique sans préjuger de la construction en France ou en Grande Bretagne

Enfin, le CSM demande au STCN (Service Technique des Constructions Navales) d'étudier une nouvelle génération de porte-avions pour remplacer d'ici dix à quinze ans les Joffre. Ces nouveaux navires devront être rapides, bien protegés, bien armés et pouvant recevoir des avions très lourds (10 à 20 tonnes).

Dans le domaine des croiseurs lourds, le CSM arrive à une unanimité : les besoins sont couverts par les navires existants, les Tourville et les Duquesne devant opérer sur des théâtres d'opérations secondaires, leur remplacement n'est pas nécessaire tandis qu'en Europe les quatre Suffren, l'Algérie et les six Saint Louis sont largement suffisant pour contrer les marines italiennes et allemandes. Pour ne pas perdre de compétence, il est cependant décidé de continuer les études C6 à C9 au cas où les marines potentiellement ennemies devraient construire des navires supérieurs aux notres et nécessitant la construction de navires affichant une nette rupture. Le CSM demande par exemple l'étude d'une tourelle double ou triple de 203mm automatique à double usage estimant que les technologies sont matures.

Dans le domaine des croiseurs légers, le CSM estime que le renouvellement des Duguay Trouin, croiseurs peu protégés est nécessaire. Il demande donc la construction de trois nouveaux croiseurs légers. Il est en effet décidé d'envoyer aux Antilles, dans l'Océan Indien et en Indochine les trois premiers croiseurs de classe La Galissonnière (La Galissonnière, Jean de Vienne et La Marseillaise) pour remplacer les Duguay Trouin Primauguet et Lamotte-Picquet et de les remplacer en Europe par trois nouveaux croiseurs.

Si pour la coque et la propulsion, il y à peu de débats (reprise de la coque des De Grasse et de leur propulsion) il n'en va pas de même pour l'armement qui est sujet à un certain nombre de controverses : tout d'abord pour l'armement principal : faut-il conserver les trois tourelles triples ou venir à la tourelle double. Les performances particulièrement prometteuse de la tourelle double modèle 1944 capable de tirer 16 coups à la minute et son endurance ne laissent aucune chance à la tourelle triple qui est abandonnée. L'armement secondaire est lui composé de 12 canons de 100mm en tourelles doubles, d'une DCA légère impressionante _32 canons de 37mm et 24 canons de 25mm_. La question des tubes lance-torpilles s'est ensuite posée séparant ceux qui préferaient ne pas embarquer de tubes pour gagner du poids dans les hauts et renforcer la DCA et ceux qui estimaient la torpille irremplaçable pour les attaques surprises de nuit. Finalement ces navires baptisés Austerlitz Iena et Arcole embarqueront 8 tubes lance-torpilles en deux plate-formes quadruples. Le premier navire doit être mis sur cale début 1947.

En ce qui concerne les contre-torpilleurs, le remplacement des Guépard et des Jaguar est jugé urgent. Bien que modernisés récement (entre 1942 et 1945 pour les Jaguar et entre 1939 et 1942 pour les Guépard), ils ne sont pas jugés aptes à mener une guerre moderne. Le CSM demande leur remplacement par une nouvelle classe de 12 contre-torpilleurs dérivés des Bayard avec un armement antiaérien renforcé et une autonomie plus importante pour pouvoir opérer dans le Pacifique. Ces navires reçoivent les noms de Bruix, D'Assas, La Touche Treville, Magon, Vautreuil Dunois, La Hire, Mazarin, Rochambeau, La Fayette, Ronar'ch, Aumale.

En ce qui concerne les torpilleurs, le plus urgent est de remplacer les Bourrasque et dans une moindre mesure les L'Adroit ce qui nécessite la construction dans un délai assez court de 20 à 30 navires rapides, bien armés et dôtés d'une autonomie importante. Après avoir consulté le représentant des chantiers, il est décidé de commander une première série de 8 navires aux Etats Unis avant une eventuelle construction en France si les chantiers peuvent suivre.

Le CSM décide de mandater l'attaché naval auprès de l'ambassade de France à Washington pour commencer les négociations avec les autorités navales américaines et les chantiers privés sachant que le lancement de la construction doit se faire dans le délai le plus bref possible. Il est déjà prévu que ces navires soient armés de canons, de torpilles et de radars français même si l'armement en France ou aux Etats Unis n'est pas décidé. Le nom de bâptème de ces navires est choisi, les huit premiers seront baptisés Murat Ney Soult Masséna Lannes Jourdan Davout et Bernadotte.

Dans le domaine des torpilleurs légers, il n'y à pas de besoins pressants, les 16 Le Fier et les 24 Véloce couvrant les besoins de la marine. Des études sont cependant menés pour un remplacement à moyen terme des Melpomène qui ont été reclassés «patrouilleurs» puisqu'ils ont perdu leur affût lance-torpilles doubles.

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Dernière édition par clausewitz le Dim 14 Juin 2009, 20:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Sam 13 Juin 2009, 18:56

En ce qui concerne les sous marins, le renouvellement va être poursuivit parallèlement au programme de guerre, les Rolland Morillot/Praya ont remplacé les Requin et les Redoutable tandis qu'une nouvelle classe de sous marins dite de grande croisière doit remplacer les derniers 1500 tonnes.

En ce qui concerne les sous marins côtiers, les 800 tonnes type Aurore ou type Phenix les remplacent progressivement. La mise au point de mines mouillables par les tubes lance-torpilles rend caduque les sous marins mouilleurs de mines et il est décidé de convertir si possible ces derniers en sous marins d'attaque classiques.

Nouveauté, le CSM demande l'étude d'un sous marin ravitailleur et de transport de troupes pour pouvoir augmenter l'endurance des sous marins français toujours dans l'optique d'un déploiement dans le Pacifique. Il demande également l'étude de sous marins «innovant et marquant une rupture technologique nette». Les termes vagues permettent de penser qu'aucun projet bien défini n'à été déposé devant le CSM

Le but premier du programme de guerre est cependant de combler les lacunes et les carences d'une marine aussi le CSM se penche sur les besoins en navires de soutien logistique, navires légers de combat («poussière navale») mais aussi dans les navires amphibies pour un eventuel débarquement en Italie, en Allemagne voir qui sait en Espagne ou au Portugal.

La menace jugée la plus crédible par le CSM est le sous marin et dans ce domaine les lacunes sont suffisament nombreuses pour faire de la construction de navires légers ASM la priorité du programme de guerre.

Le CSM demande ainsi la construction d'une série de patrouilleurs ASM. Ces navires doivent être chargés d'assurer le nettoyage des eaux côtières et empécher les sous marins ennemis de tendre des embuscades aux convois et aux forces navales à proximité de nos bases et nos ports. Les données suivantes sont transmises à la section «petits bâtiments» du STCN : une grande endurance, une vitesse moyenne et un armement suffisant pour s'opposer à de petits torpilleurs et être raisonablement protegés contre l'aviation : un canon moyen calibre, des affûts doubles antiaériens et une réserve conséquente de grenades ASM. Le CSM estime le besoin immédiat à 20 à 30 navires et n'exclut pas des commandes en Grande Bretagne et aux Etats Unis.

La question des escorteurs se pose également. Un vif débat s'engage entre ceux qui estiment que les torpilleurs légers Le Fier et Véloce ainsi que les différents avisos-dragueurs suffisent à protéger notre marine marchande et ceux qui estiment qu'une nouvelle classe de navires est nécessaire arguant que les Le Fier et Véloce ont pour mission première l'attaque et non l'escorte et que nos besoins sont importants entre les convois transatlantiques, les convois à destination du Pacifique et de l'Océan Indien ainsi que ceux destinés à l'Afrique du Nord.
Le CSM ne tranche pas mais demande aux chantiers privés et au STCN de soumettre un projet pour juin au plus tard. Un des partisans des escorteurs à défini le projet nécessaire : 900 tonnes une vitesse de 25 noeuds une distance franchissable de 3600 miles à 15 noeuds et un armement composé de deux canons de 100 ou de 130mm en tourelles simples, une demi-douzaine de canons de 25 ou de 37mm, des lance-roquettes ASM et des grenadeurs.

L'utilité des chasseurs de sous marins n'est pas remise en cause et le CSM ne fait aucune objection à la commande d'un nouveau modèle à coque en acier armé d'un canon de 90mm, d'un affût double de 37mm, de deux mitrailleuses de 7.5 et de 20 grenades ASM avec un grenadeur axial. Ils remplaceront les navires les plus anciens qui ne sont maintenus en service que faute de mieux.

La question du dragage de mines est aussi posée pour maintenir ouvertes les liaisons avec l'empire et que nos ports puissent fonctionner. Les Elan et les Chamois doivent servir d'aviso escorteur et d'aviso dragueur mais le CSM craint une pénurie que la requisition de chalutiers comme dragueurs auxiliaires ne pourra compenser. Il demande donc l'étude d'un dragueur de mines capable à la fois de missions côtières et de protection de la flotte.

Nos ports méditerranéens étaient à faible distance des côtes italiennes se pose la question des vedettes lance-torpilles. Le CSM est convaincu qu'elles seraient utiles pour attaquer le trafic commercial italienne en Mer Thyrénienne, interdire le détroit de Sicile depuis Bizerte sans parler des actions à mener vis à vis de l'Espagne en Mer Cantabrique et au large des Baléares.

Les vedettes actuelles ayant déçu pour leurs performances, il est décidé de commander de nouvelles vedettes aux Etats Unis. Les vedettes actuelles vont être utilisées pour des taches de servitude, pour l'entrainement voir la patrouille côtière.

Les nouvelles vedettes devraient embarquer un canon de 37mm, deux mitrailleuses et/ou un canon de 25mm et deux tubes lance-torpilles de 550mm. Leur utilisation pour la lutte ASM est aussi à l'étude

Le soutien logistique n'est pas oublié dans ce plan. Le CSM est conscient que malgré les nombreuses bases, il va falloir prévoir des opérations de ravitaillement à la mer. Les teste menés en 1942 par le croiseur Algérie et le torpilleur Le Mameluck à montré que ce ravitaillement était possible à 15 noeuds dans des conditions de mer cependant assez calmes.

Le soutien le plus important est le ravitaillement en mazout ce qui implique la construction de nombreux pétroliers. Certains pétroliers anciens ont été désarmés ou vendus (Rhône Garonne Dordogne Drome Durance Loing et Mekong) mais d'autres ont été modernisés et équipés pour le ravitaillement à la mer (Niger Elorn Var Nivose Adour Lot Tarn). Les pétroliers La Charente La Mayenne La Baïse La Seine La Saone Le Liamone et La Medjerda ont été équipées dès l'origine de ces systèmes de ravitaillement qui donne entière satisfaction comme l'à prouvé les récentes manoeuvres en septembre quand le Joffre à été ravitaillé à couple par le Liamone. Des perfectionements sont à prévoir sur les nouveaux pétroliers qui doivent être construits dans le cadre du programme de guerre. Avec 14 pétroliers, la marine française est en déficit, le besoin est estimé à 24 à 30 navires sans parler des besoins de la marine marchande.

Le ravitaillement ce sont aussi les charges solides et le CSM recommande la construction de cargos simples à construire, à entretenir et à utiliser. Il demande donc qu'un plan soit élaboré par le STCN et le ministère de la Marine Marchande dans un délai très bref puisqu'il s'agit de pouvoir mettre les premiers navires en service d'ici dix mois au plus tard.

Le CSM à identifié plusieurs missions pour ces cargos : transport interbases,ravitaillement à la mer en charges solides mais aussi bâtiment base pour sous marins (le Jules Verne est très solicité et ne peut être partout à la fois) et navires de surface en particulier pour les navires ayant un faible rayon d'action comme les patrouilleurs et les vedettes lance-torpilles.

A la réfléxion, le CSM demande que la construction des Marie-Louise soit poursuivie si nécessaire dans une version plus grande aux capacités améliorées en particulier en vue de les utiliser pour les opérations amphibies.

Le CSM termine ensuite sont tour d'horizon par le sujet le plus polémique : les navires amphibies. L'amiral Durand, chef d'état major de la marine à été catégorique : une victoire contre l'Italie ou l'Espagne ne pourra se faire sans un débarquement amphibie d'ampleur sur les côtes et dans les îles. Même une guerre contre l'Allemagne pourrait être écourtée par un débarquement en Baltique ou en Mer du Nord.

Il faut cependant des navires spécialisés mais le problème c'est que la seule expérience moderne de débarquement amphibie c'est la tristement célèbre opération de débarquement à Galipolli. Les partisans de l'amphibies repondent que justement les alliés savent quoi faire.

Le CSM ne prend pas de décision concernant cet accord mais demande la mise en place d'un comité d'études en coopération avec la Grande Bretagne pour définir la stratégie et les moyens nécessaires.

Il demande également que des plans opérationnels soient réalisés pour le 1er juin 1946

Les travaux du CSM, de divers intervenants extérieurs permettent à l'amiral Lemonier, chef d'état major de la marine de déposer devant le parlement une loi d'orientation sur l'expansion navale de la France (LOENF) votée le 28 décembre 1946 et validée par les décrets d'application le 4 janvier 1947. A noter que par décret du 15 décembre, le ministre de la marine à autorisé sinon la mise en chantier du moins l'achat du matériel et des équipements pour permettre la mise sur cale la plus rapide possible.

La LOENF permet donc la construction des navires suivants :

Navires de ligne : cinq navires

-Cuirassé Moselle aux Ateliers et Chantiers du Havre au Havre
-Cuirassé Picardie aux chantiers de Penhoët à St Nazaire
-Cuirassé Auvergne aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer
-Cuirassé garde-côtes Redoutable et Amiral Aube aux Chantiers navals de la Ciotat

Porte-avions : deux navires

-L'Alienor d'Aquitaine aux chantiers Harland & Wolff de Belfast
-L'Henriette de France aux chantiers Harland & Wolff de Belfast

Croiseurs Lourds : aucun navire

Aucune construction, maintien de quelques études (C6 à C9)

Croiseurs légers et antiaériens : trois navires

-L'Austerlitz à l'Arsenal de Lorient
-L'Iena aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque
-L'Arcole aux chantiers Penhoët de St Nazaire

Contre-torpilleurs : douze navires

-Les Bruix, Magon, Mazarin et Ronar'ch à l'Arsenal de Lorient
-Les D'Assas Dunois et Vautreuil aux Chantiers Navals Provençal à La Ciotat
-Les La Touche Treville, Rochambeau et Aumale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque
-Les La Hire et La Fayette aux Chantiers Navals Français de Caen.

Torpilleurs d'escadre : huit navires

La construction des 8 torpilleurs d'escadre classe Murat (Murat Ney Soult Masséna Lannes Jourdan Davout et Bernadotte) est assurée par les chantiers Bath Iron Works de Bath dans le Maine.

Avisos Escorteurs et Patrouilleurs

Escorteurs rapides classe Sénégalais (18 navires) : les Sénégalais, Congolais, Antillais, Calédonien et Syrien sont construits aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes ; les Cochinchinois, Hova, Sakavale, Cherbourgeois et Tahitien sont construits aux Ateliers et Chantiers de Provence à Port de Bouc; les Bambara, Kabyle, Tonkinois, Indien et Remois sont construits aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du Havre; les Touareg, Donakil et Libanais sont construits aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes.

Patrouilleurs classe Arc (18 navires) : les Arc, Fronde, Dague, Lance, Tromblon et Javeline sont construits aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes; les Pic, Glaive, Flèche, Mousquet et Arquebuse sont construits aux Ateliers et Chantiers du Havre au Havre; les Carabine, Pistolet et Hallebarde aux Forges et Chantiers de la Méditerranée de la Seyne sur Mer; les Arbalète, Pertuisane, Sabre et Poignard sont construits à l'Arsenal de Mers-El-Kebir.

Patrouilleurs ASM classe Fantassin (12 navires) : les Fantassin, Dragon, Goumier et Hoplite sont construits aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes; les Hussard, Lancier, Archer et Tabor aux Ateliers et Chantiers du Havre au Havre; les Gurkha, Tirailleur, Pirate et piquier sont construits aux Forges et Chantiers de la Méditerranée de la Seyne sur Mer

Vedettes lance-torpilles et chasseurs de sous marins

Vedettes lance-torpilles type VA1 à VA30 (30 navires) : Tous ces navires ont été construits par Elco aux Etats Unis

Chasseurs de sous marins type CH34 (24 navires) : les chantiers Dubigeon de Nantes sont chargés de construire les CH34 à 37, 42 à 46 et 51 à 54; les chantiers navals français de Caen sont chargés de construire les CH38 à 41, 47 à 50 et 54 à 57

Navires auxiliaires

-Pétroliers et cargos : 12 pétroliers type T2 construits aux chantiers Kaiser de Portland (Etats Unis) et 16 cargos militaires type Jeanne-Marie construits aux chantiers Morton de Québec.

-Dragueurs de mines classe Capricorne : 16 navires construits par deux chantiers navals de la région de Bordeaux : les Forges et Chantiers de la Gironde vont construire les dragueurs Capricorne, Verseau, Gémeaux, Cancer, Andromède, Cassiopée, Serpentaire et Hydre tandis que les Chantiers maritines du Sud Ouest construisent les Bélier, Taureau, Scorpion, Sagittaire, Cephée, Eridan, Pégase et Serpent.

-Navires légers de soutien classe Ecume : 10 navires constrits aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque

Navires amphibies

-4 Bâtiments de Débarquement de Chars classe Rhin construits aux Ateliers et Chantiers de la Loire à St Nazaire

-12 Bâtiments de Transport Amphibie construits à la Seyne sur Mer (BTA 1 et 2) BTA3 et 4 à Dakar, 5 et 6 à Saïgon, 7 et 8 à Nouméa, 9 et 10 à Fort de France, 11 et 12 à Diego Suarez.

-8 Chalands de Débarquement d'Infanterie et de Chars (CDIC) construits aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du Havre

-24 Chalands Légers de Débarquement (CLD) construits dans les Arsenaux : les CLD 1 à 6 à Brest, 7 à 12 à Lorient, 13 à 18 à Toulon, 19 à 24 à Mers-El-Kebir.

Le programme de guerre de 1947 prévoit donc la construction de 3 cuirassés, de 2 cuirassés-garde côtes, 2 porte-avions légers, 3 croiseurs légers, 12 contre-torpilleurs, 8 torpilleurs d'escadre, 18 escorteurs rapides, 18 patrouilleurs, 12 patrouilleurs ASM, 30 vedettes lance-torpilles, 24 chasseurs de sous marins, 12 pétroliers T2, 16 cargos militaires, 10 navires légers de soutien, 4 bâtiments de débarquement de chars, 12 bâtiments de transport amphibie, 8 chalands de débarquement d'infanterie et de chars, 24 chalands légers de débarquement.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Sam 13 Juin 2009, 19:02

B-Cuirassés/Navires de ligne

1-Cuirassés CR3 (Cuirassés Rapide de troisième génération)

Silhouette des cuirassés de classe Moselle. Le censeur à curieusement effacé le mat radar et les pièces de DCA légère

Ce projet à été lancé parallèmenet aux Alsace quand il est apparut que ces derniers ne remplaceraient pas les Bretagne devenus des escorteurs de porte-avions. Malgré la profonde modernisation qu'ils avaient subi à la fin des années trente, les Bretagne n'étaient pas éternels et leur remplacement est planifié.

Dès le début, il est décidé que les CR3 ne remplaceront pas les Bretagne dans leur rôle mais qu'ils compenseraient le changement de rôle des Richelieu, Jean Bart et Gascogne ou Clemenceau chargés désormais de l'escorte des porte-avions.

Dans un premier temps, on envisage un nouveau modèle de navire en intégrant des technologies novatrices comme une motorisation diesel, des radars, de nouveaux canons mais rapidement la réalité se rappela à la marine française.

On décida de partir des Alsace en améliorant leur design, en augmentant leur armement et leur protection tout en préservant une vitesse acceptable (pas moins de 30 noeuds).


On repris alors un design prévu pour les alsace avec 12 canons de 380mm à la différence qu'à l'origine il s'agissait de trois tourelles quadruples alors que les CR3 devaient recevoir quatre tourelles triples.

Le projet est clairement définit en mars 1943 mais traine en longueur en raison d'autres programmes de construction puis est suspendu au début 1946 mais relancé dès la séance du Conseil Supérieur de la Marine le 13 janvier 1946.

Le projet est officiellement relancé le 14 février 1946 quand le ministre de la Marine accepte le projet suivant : 50900 tonnes de déplacement standard (54780 pleine charge) 33 noeuds et un armement composé de 12 canons de 380mm en quatre tourelles triples, 16 canons de 130mm en huit tourelles doubles, 32 canons de 37mm en huit affûts quadruples et 24 canons de 25mm en douze affûts doubles tandis qu'à la place d'hydravions, on prévoyait l'utilisation d'autogyres.

Le projet est une dernière fois modifié, l'armement secondaire est renforcé avec 20 canons de 130mm en dix tourelles doubles et accroit l'armement antiaérien avec 48 canons de 37mm en douze affûts quadruples et 16 canons de 25mm en huit affûts doubles.

Le projet est définitivement validé le 25 mars 1946, jour où les trois noms sont choisis : le CR3 n°1 est baptisé Moselle, le CR3 n°2 est baptisé Picardie et le CR3 n°2 est baptisé Auvergne.

-Le Moselle est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) le 4 mars 1947. La construction est suspendue lors de la déclaration de guerre le 3 septembre 1948 alors qu'il est achevé à 58%. La construction est reprise le 14 octobre 1948 au moins pour libérer la cale sans savoir si le navire serait achevé. Le navire est lancé le 12 mars 1949 et il est décidé de l'achever et de l'utiliser comme «vitrine» pour la technologie française et pour les navires de l'après guerre.

Il est admis au service actif le 17 septembre 1950 et affecté à l'Escadre de l'Atlantique et basé à Brest avant de fréquentes escales à Scapa Flow pour contrer une éventuelle sortie des cuirassés allemands de type H. Avec l'évolution favorable de la guerre en Europe, le cuirassé sera envoyé dans le Pacifique avec pour base Pearl Harbor.

-Le Picardie est mis sur cale aux chantiers navals de Penhoët le 12 septembre 1947. La construction est suspendue lors de la déclaration de guerre le 3 septembre 1948 alors qu'il est achevé à 37.5%.
La construction est reprise en décembre mais suspendue à nouveau en juin en raisons d'autres priorités. Finalement, il est décidé de terminer la construction jusqu'au lancement qui à lieu le 12 mai 1950 mais son achèvement est annulé. La coque est remorquée jusqu'à l'arsenal de Lorient et mouillé dans le Scorff. Après guerre en 1954, il fût décidé de le transformer en porte-avions tout comme son sister-ship l'Auvergne.

-L'Auvergne est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer le 4 août 1947. La construction est suspendue lors de la déclaration de guerre le 3 septembre 1948 alors qu'il est achevé à 40%. La construction est reprise en décembre 1948 jusqu'au lancement qui à lieu le 28 mars 1950 mais son achèvement en cuirassé est annulé. La coque est remorquée jusqu'à Villefranche où il sert de ponton pour les unités légères. Après guerre en 1954, il fût décidé de le transformer en porte-avions comme son sister-ship, le Picardie.

Déplacement : standard 57800 tonnes pleine charge 64500 tonnes

Dimensions : longueur 272m largeur 37.50m tirant d'eau 9.80m


Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages Rateau-Bretagne alimentées par 12 chaudières Sural timbrées à 67 kg/cm² dévellopant une puissance totale de 140000ch et entrainant 4 hélices.

Protection : ceinture 250 à 400mm inclinée à 19° ceinture inférieure de 182mm inclinée à 10°
«Bulkeads» 387 à 457mm Barbettes : 457 à 541mm Tourelles : supérieur à 571mm Pont blindé à 152mm

Electronique : Le Moselle est le premier cuirassé français à disposer d'un système de combat intégré dès sa construction. En terme d'électronique, il dispose de deux radars de veille combinée, un radar de veille air, un radar d'altimétrie, trois radars de conduite de tir pour l'artillerie principale, deux radars de conduite de tir de l'artillerie secondaire.

Armement :

-12 canons de 380mm modèle 1939 en quatre tourelles triples (deux avant et deux arrière). Ce canon de 45 calibres tire des obus de 884kg à une distance comprise entre 11000m (site = +4.4°) et 42500m (site : +40°) à raison de deux coups par minute. La tourelle triple modèle 1940 peut pointer en site de -5° à +40° à raison de 8° par seconde et en azimut sur 180° à raison de 9° par seconde sachant que le rechargement se fait automatiquement à +5°. La dotation en munitions est de 110 obus par canon soit un total de 1440 obus.

-20 canons de 130mm modèle 1936 en dix tourelles doubles (cinq sur chaque bord) modèle 1938. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 53kg à une distance maximale de 22000 en tir à but surface (site = +45°) et de 14500m en tir antiaérien (site = +85°) à raison de 32 coups par minute. La tourelle double modèle 1938 peut pointer en site de -10° à +85° à raison de 25° par seconde (en mode électrique) et en azimut sur 360° à raison de 40° par seconde (en mode électrique). La dotation en munitions est 500 obus par tourelle soit un total de 10000 projectiles.

-48 canons de 37mm Schneider modèle 1940 en douze affûts quadruples modèle 1942. Ce canon de 52 calibres tire des obus de 0.7kg à une distance de 10000m à raison de 240 coups par minute. Chaque affût dispose de 2000 coups soit un total de 24000 projectiles.

-16 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 en huit affûts doubles. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups.

Aviation : Une plate-forme installée à la poupe avec un hangar démontable pour deux autogyres Lioré et Olivier Léo 40 pour la reconnaissance.

Equipage : 2150 hommes

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Sam 13 Juin 2009, 19:06

2-Croiseurs de bataille type CB2

Voilà à quoi auraient pu ressembler les croiseurs de bataille classe Bordeaux

Ce projet est lancé en 1942 quand on s'interroge sur un remplacement à long terme des Strasbourg et Dunkerque, des navires entrés en service il y à respectivement trois et cinq ans.

Il s'agit au départ de simples études prospectives pour ne pas partir de rien au moment opportun. On étudie donc de multiples hypothèses en terme de propulsion (turbines à engrenages ou moteurs diesels ou encore une solution mixte) de protection (allègement par rapport aux Dunkerque ou renforcement) de vitesse (augmentation ou réduction) de la distance franchissable (là aucune discussion, celle des Dunkerque est jugée trop faible surtout si ils doivent opérer dans le Pacifique) et de l'armement (330 ou 380mm).
Le premier projet prévoit un navire 30000 tonnes, 30 noeuds, 9 canons de 330mm en trois tourelles triples (pour gagner du temps ce sont celles des Alsace adaptées) 12 canons de 130mm en six tourelles doubles, 24 canons de 37mm en six affûts quadruples et 12 canons de 25mm en six affûts doubles.

Un second projet prévoit un navire de 25000 tonnes, 32 noeuds, 8 canons de 330mm en quatre tourelles doubles, 10 canons de 130mm en cinq tourelles doubles et 24 canons de 37mm. Détail intéressant, la propulsion envisagée est diesel et non plus les classiques turbines.

Le troisième projet qui est validé en octobre 1946 prévoit un navire de 27000 tonnes filant 29 noeuds avec des moteurs diesels et un armement composé de trois tourelles triples de 330mm 12 canons de 130mm en six tourelles doubles, 24 canons de 37mm en six affûts quadruples et 12 canons de 25mm en six affûts doubles.

Baptisés Bordeaux et Perpignan, il est prévu qu'ils soient mis sur cale dès le lancement du Moselle et du Picardie mais la guerre contrarie ses plans.

La construction est finalement abandonnée en 1950.

3-Cuirassés garde-côtes et monitors lourds

Le Redoutable, cuirassé-garde côte armé d'une tourelle du Paris et d'une tourelle du Courbet, envoyé en Indochine pour dissuader la Thaïlande

Le renforcement de la marine siamoise qui se dote de deux cuirassés garde-côtes et la possibilité d'appuyer les débarquements amphibies en Méditerranée voir en Baltique contre l'Allemagne pousse la France à étudier des navires d'appui. Plusieurs projets sont étudiés suite à la séance du CSM du 13 janvier 1946.

Le premier projet baptisé CS (Cuirassé Spécial) numéro 1 prévoit la réutilisation de quatre tourelles de 305mm issus des Courbet (un total de 10 tourelles ont été stockées à terre : trois du Courbet et du Paris et quatre de l'Océan _ex Jean Bart_). Sur une coque de 124m, le projet CS1 voit l'installation de deux tourelles doubles de 305mm, de 6 à 8 canons de 90 ou de 100mm sous masques simples ou en tourelles doubles et d'une DCA légère composées de canons de 37 et de 25mm.

Le deuxième projet baptisé CS2 prévoit l'installation sur une coque de 105m d'une tourelle double de 305mm, de deux tourelles doubles de 152mm modèle 1944 sur la plage arrière et d'une DCA légère composées de canons de 37 et de 25mm.

Aux côtés de ces projets, la France étudie des projets de monitors équipés de canons plus puissants pour matraquer les défenses côtières mais pas pour combattre d'autres navires, des batteries flottantes améliorées en somme.

Le projet CS3 prévoit l'installation d'une tourelle double de 340 ou de 380mm, d'une douzaine de canons de 90 ou de 100mm et d'une DCA légère. L'incovénient de ce projet c'est que la tourelle double de 380mm serait à dévelloper, l'hypothèse la plus probable en cas de construction est donc la tourelle double de 340mm.

Au début de 1947, la présence d'une cale libre aux chantiers navals de la Ciotat pousse la marine française à commander deux cuirassés garde-côtes et en option un monitor.

Baptisés Redoutable et Amiral Aube, ces navires sont mis sur cale à la Ciotat le 14 septembre et le 15 octobre 1947 suivant le projet CS1. Ils sont lancés le 20 juin 1948 et admis au service actif le 20 janvier 1949.

Le Redoutable est envoyé en Indochine et basé à Tourane pour contrer une éventuelle attaque de la marine siamoise tandis que l'Amiral Aube est basé à Toulon au sein de l'Escadre de la Méditerranée pour couvrir un éventuel débarquement.

Ces navires ont une coque soudée avec une longue plage avant sur laquelle se trouve la tourelle N°1, un bloc passerelle surélevée avec un mat radar et une cheminée. Cette zone du navire accueillle également les 4 tourelles doubles de 100mm et la DCA. Une longue plagée arrière accueille la tourelle de 305mm.

Déplacement : standard 7950 tonnes pleine charge 9258 tonnes

Dimensions : longueur 124m largeur 27m tirant d'eau : 9.50m

Propulsion : deux turbines Parson de 9500ch alimentées par quatre chaudières et actionnant deux hélices

Performances : vitesse maximale : 18 noeuds distance franchissable : 7250 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture 170mm pont blindé 90mm tourelles 250mm

Armement :

-4 canons de 305mm modèle 1910 modifiés avant construction en deux tourelles doubles (une avant et une arrière). Ce canon de 45 calibres tire des obus explosifs de 308kg et perforants de 402kg à une distance maximale de 29300m (obus explosifs) à raison de deux coups par minute.
La tourelle pointe en site de -5° à +35° et en azimut sur 180° à raison de 8° par seconde. La dotation en munitions est de 92 coups par canon soit un total de 368 coups pour le navire.

-8 canons de 100mm modèle 1932 en quatre tourelles doubles modèle 1936. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 24.2kg à une distance maximale de 15000m en tir à but surface et de 10000m en tir antiaérien. La tourelle double modèle 1936 peut pointer de -5° à +90° en site et de 150° en azimut. La dotation en munitions est de 150 coups par canons soit pour le navire un total de 1200 obus

-12 canons de 37mm Schneider modèle 1940 en trois affûts quadruples modèle 1942. Ce canon de 52 calibres tire des obus de 0.7kg à une distance de 10000m à raison de 240 coups par minute. Chaque affût dispose de 2000 coups soit un total de 24000 projectiles.

Le monitor n'est finalement pas mis sur cale, la marine nationale estimait qu'un débarquement amphibie aurait lieu après la neutralisation de la flotte de ligne italienne, espagnole ou allemande ou avec l'appui de la Royal Navy, les cuirassés pouvaient servir de navire lourd d'appui-feu.

Equipage : 325 hommes.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 19 Juin 2009, 21:40

C-Porte-avions

1-Porte-avions légers classe Colossus

L'Alienor d'Aquitaine entrant à Toulon le 22 décembre 1948. Sans son groupe aérien, il va embarquer des chasseurs à destination de la Tunisie

Le projet Colossus est parti d'un constat fait dès 1942 par la Royal Navy. Malgré la modernisation de ses chantiers, la Grande Bretagne savait qu'elle ne pourrait construire un porte-avions aussi rapidement que les chantiers américains.
De plus les porte-avions d'escadre comme les Illustrious et les Malta ne pouvaient servir pour protéger les unités de surface et pour attaquer la flotte ennemie ou projéter de la puissance contre la terre.

Apparu alors le besoin d'un porte-avions léger pour couvrir les cuirassés et les forces légères engagés dans des missions de bombardement et d'attaque antisurface. On étudia la transformation de navires existants (paquebots, cargos, pétroliers) mais cette solution fût vite abandonnée pour ce rôle en raison de problèmes de vitesse et de capacité aérienne.
Vickers proposa un projet de porte-avions économique sans protection avec une DCA légère et une vitesse importante (25-27 noeuds).

L'Amirauté britannique se montra prudement intéressée et commanda deux navires baptisés Colossus et Glory qui furent mis sur cale aux chantiers de Govan en 1945 lancés en 1946 et admis au service en 1947 pour servir au sein de l'Eastern Fleet depuis Aden et au sein de la Home Fleet pour couvrir une sortie des cuirassés.

La France de son côté cherchait à remplacer le Béarn qui servait de transport d'aviation depuis son réarmement en 1944 mais qui était à bout de souffle et le Commandant Teste dont le concept de porte-hydravions était sans avenir en raison du débarquement des installations d'hydraviation sur les cuirassés et les croiseurs.

Elle souhaite aussi renforcer ses unités en Indochine où la couverture aérienne des FNFEO est vitale pour éviter sa destruction par l'aéronavale japonaise. On pense d'abord à la construction d'un quatrième Joffre mais les délais étant trop serrés, le Conseil Supérieur de la Marine manda l'attaché naval à Londres pour connaître les détails du projet britannique.
La demande effectuée le 18 janvier 1946 est rapidement traitée par les britanniques qui répondent le 25 janvier en détaillant les caractéristiques des Colossus et Glory sur le point d'être lancés : 15000 tonnes (standard) 27 noeuds et 48 appareils. Le délai de construction est fixé à 18 mois.

La France est interessée par la construction de deux à quatre navires. Un protocole d'accord est signé le 17 mars pour la construction de deux navires aux chantiers Harland & Wolf de Belfast dans une nouvelle forme récément inaugurée.

Les deux premiers navires sont baptisés Alienor d'Aquitaine et Henriette de France. Le premier porte le nom de la célèbre duchesse d'Aquitaine (1124-1204) épouse d'Henri II Plantagênet, roi d'Angleterre (1133-1154-1189) et mère de Richard Coeur de Lion et de Jean Sans Terre tandis que le second porte le nom de la fille d'Henri IV et de la soeur de Louis XIII (1609-1669) qui épousa le roi d'Angleterre Charles 1er (1600-1649) roi en 1625 et exécuté en 1649.

-L'Alienor d'Aquitaine est mis sur cale aux chantiers Harland & Wolf de Belfast le 14 février 1947 lancé le 5 janvier 1948 et admis au service actif le 24 novembre 1948. Il est affecté à l'Escadre de l'Atlantique pour servir de porte-avions ASM et de transport d'aviation où il remplace le Béarn qui est désarmé le 17 novembre 1948.


-Le Henriette de France est mis sur cale aux chantiers Harland & Wolf de Belfast le 5 février 1948 lancé le 22 décembre 1948 et admis au service actif le 4 septembre 1949. Il est affecté aux Forces Navales Françaises en Extrême Orient et basé à Tourane en Indochine.

Deux autres navires sont prévus pour être mis sur cale en 1949 mais la déclaration de guerre provoque le report de cette commande. A noter que la commande française pousse la Royal Navy à commander 8 autres navires qui sont baptisés Ocean Perseus Pioneer Theseus Triumph Venerable Vengeance et Warrior.

(Caractéristiques techniques de la classe Alienor)



Déplacement : standard 15000 tonnes pleine charge 18350 tonnes

Dimensions : longueur 215m largeur 27m tirant d'eau 8.20m

Propulsion : 4 turbines Parsons alimentées par 4 chaudières Sural dévellopant une puissance totale de 43500ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 27 noeuds distance franchissable 12000 miles nautiques à 14 noeuds

Electronique : deux radars de navigation, un radar de veille combinée, un radar d'altimétrie et deux radars de conduite de tir.

Armement : 32 canons de 37mm Schneider modèle 1940 en huits affûts quadruples modèle 1942 installés par groupes de deux de part et d'autre de l'îlot à tribord et à babord. Ce canon de 52 calibres tire des obus de 0.7kg à une distance de 10000m à raison de 240 coups par minute. Chaque affût dispose de 2000 coups soit un total de 24000 projectiles.

Installations aéronautiques : Pont d'envol de 215m de long sur 37m relié au hangar par deux ascenseurs axiaux. Une catapulte américaine H8 est installé à bâbord et l'arrêt des avions est assurée par 8 brins d'arrêt

Groupe aérien : la capacité théorique est de 48 appareils mais les groupes aériens des Alienor est réduit à 36 appareils pour faciliter les opérations aériennes de longues durée. L'Alienor d'Aquitaine devant servir de transport d'aviation, la capacité est de 75 appareils.
Lors de leur mise en service en 1948, ces deux porte-avions embarquent deux squadrons de 12 chasseurs Dewoitine D 795 version embarquée des D555 terrestres et deux squadron de 6 Latécoère Laté 299 de reconnaissance, de lutte ASM et de torpillages .

Equipage : 1350 hommes.

2-Autres projets.

Projet PA29 de porte-avions d'escadre. Le liseré noir montre la coque des cuirassés de classe Moselle sur lequel est basé le projet

-Liste des navires pouvant servir au transport d'aviation ou être transformés en porte-avions d'escorte : le 4 mai 1944, le chef d'état major de la marine, l'amiral Lemonier demande aux principaux armateurs français la liste de leurs navires pouvant servir de transport d'aviation selon des critères précis. Une liste de 45 navires est établie en 1945 comprenant des paquebots et des cargos dont certains peuvent être modifiés en porte-avions d'escorte.

-En mars 1947, les premières études pour de nouveaux porte-avions sont étudiées sachant que les Joffre seront vites dépassés face aux futures générations d'avions embarqués.

Un projet de PA27 est ainsi envisagé dès le mois de septembre. Il tire la quintescence des Joffre avec leurs qualités et leurs défauts ainsi que les informations obtenues sur les réalisations étrangères qu'elles soient alliées (Essex, Malta) ou ennemies (Graf Zeppelin).

Le PA27 prévoit ainsi un navire de 275m de long sur 34m de large et un tirant d'eau de 9.80m avec une propulsion par turbine pour une puissance totale de 170000ch et un déplacement standard de 37500 tonnes. L'armement prévu est de 8 canons de 130mm en 4 tourelles doubles automatiques et une DCA légère tandis que le groupe aérien doit se composer de 84 appareils, des monomoteurs et des bimoteurs mis en oeuvre par deux catapultes, huit brins d'arrêt et deux ou trois ascenseurs.

En 1949, l'abandon de la construction des cuirassés Picardie et Auvergne laisse libre deux coques d'une taille semblable. Le STCAN étudie l'achèvement de ces navires en porte-avions. Les premières études sont prometteuses comme le PA29 (le modèle 28 est une version du PA27 sans canons de 130mm) qui prévoit un navire long de 272m large de 37.50m à la flottaison mais avec un pont d'envol de 52m de large et un tirant d'eau de 10.30m pour un déplacement standard de 61000 tonnes. La propulsion est identique avec turbines à engrenages tandis que le groupe aérien se compose de 75 appareils mis en oeuvre par deux catapultes, huits brins d'arrêt et trois ascenseurs (un latéral à babord et deux axiaux). La DCA se compose de 8 canons de 130mm mais sans DCA légère. En cas de construction, ces navires ne pourraient l'être qu'après guerre.

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 19 Juin 2009, 21:55

T'avait pas d'autres idées pour les noms de baptêmes ......lol! lol!

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Ven 19 Juin 2009, 22:25

J'avais aussi Guillaume le Conquérant et Philippe Auguste mais pour le moment je me dis que les anglais risquaient de ne pas apprécié Mr.Red

Si je fais le récit de la guerre, je pourrais imaginer la destruction d'un ou plusieurs Joffre et pour compenser la commande d'un ou deux Colossus peut être construits en France où ces noms de baptêmes seraient moins problématiques

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MessageSujet: Re: UNE MARINE FRANCAISE ALTERNATIVE   Jeu 25 Juin 2009, 15:16

D-Croiseurs lourds

Représentation du projet C8 de croiseur lourd.

La séance du CSM du 13 janvier 1946 ne prévoit pas la construction d'autres croiseurs lourds en raison d'une flotte importante avec les deux Tourville, les quatre Suffren, l'Algérie et six St Louis soit un total de 13 navires.

Des études sont cependant lancées pour une éventuelle construction à moyen terme (même si on doute de plus en plus de l'utilité d'un tel navire)

Quatre études sont lancées parallèlement et baptisées C6 à C9.

C6 : un navire de 200m, déplaçant 14000 tonnes et filant à 30 noeuds pour un armement de 6 canons de 203mm en trois tourelles doubles automatiques, 12 canons de 100mm en six tourelles doubles et 24 canons de 37mm en douze affûts doubles. Cette version est jugée sous armée par les services et rapidement mise de côté.

C7 : un navire de 215m déplaçant 17000 tonnes filant à 32 noeuds pour un armement de 8 canons de 203mm en quatre tourelles doubles automatiques, 16 canons de 100mm en huit tourelles doubles et 32 canons de 37mm en huit affûts doubles. Cette version est jugée intéressante mais peut être trop ambitieuse pour l'industrie navale française.

C8 : un navire de 208m déplaçant de 15800 tonnes filant à 30 noeuds pour un armement de 9 canons de 203mm en trois tourelles triples automatiques, 12 canons de 100mm en douze tourelles simples et 24 canons de 37mm en douze affûts doubles. Cette version est jugée la plus facilement «constructible» par les chantiers français

C9 : un navire de 210m déplaçant de 16200 tonnes filant à 29 noeuds pour un armement de 9 canons de 203mm en trois tourelles triples automatiques, 8 canons de 100mm en quatre tourelles doubles et 48 canons de 37mm en douze affûts quadruples. Cette version est jugée intéressante en cas de construction d'un «croiseur antiaérien lourd».

E-Croiseurs légers et antiaériens

Le croiseur léger Austerlitz

Contrairement aux croiseurs lourds, le Conseil Supérieur de la Marine estime nécessaire la construction de trois nouveaux croiseurs légers à canons de 152mm pour remplacer les Duguay Trouin dont la protection est inexistante.
Pour gagner du temps, le CSM demande au STCAN de reprendre la coque et la propulsion des De Grasse entrés en service en 1943 et 1944 pour les deux premiers alors que le dernier à été mis en service en septembre 1946.

Les études sont donc rapides d'autant que l'armement est au point (canons de 152mm, de 100mm de 37 et de 25mm plus les tubes lance-torpilles).

Trois navires sont commandés le 12 février 1947 dans le cadre du programme de guerre et baptisés
Austerlitz Iena et Arcole, la construction est confiée à l'Arsenal de Lorient, aux ACF de Dunkerque et aux chantiers navals de Penhoët à St Nazaire. La menace de la guerre accélère la construction de ces navires.

-L'Austerlitz est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient le 18 juin 1947 lancé le 14 mai 1948 et admis au service actif le 21 décembre 1948. Il remplace le La Galissonnière au sein de la 2ème DC à Toulon, Galissonnière qui remplace le Duguay Trouin à Diego Suarez (FNAEF)

-L'Iena est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque le 4 septembre 1947 lancé le 28 août 1948 et admis au service actif le 12 mars 1949. Il remplace le Jean de Vienne au sein de la 2ème DC à Toulon, le Jean de Vienne remplaçant le Lamotte-Picquet à Fort de France au sein des Forces Navales Françaises aux Antilles (FNFA)

-L'Arcole est mis sur cale aux chantiers navals de Penhoët à St Nazaire le 24 juillet 1947 lancé le 30 juin 1948 et admis au service actif le 13 avril 1949. Il remplace le croiseur La Marseillaise au sien de la 2ème DC à Toulon, le Le Marseillaise remplaçant le Primauguet à Tourane au sein des Forces Navales Françaises d'Extrême Orient (FNFEO).

(Caracteristiques techniques des Austerlitz)

Déplacement : 9200 tonnes Pleine Charge : 13530 tonnes

Dimensions : longueur 188.3m largeur : 18.60m tirant d'eau : 5.50m

Propulsion : Deux groupes de turbines Rateau-Bretagne alimentées par quatre chaudières dévellopant une puissance totale de 110000 ch et actionnant deux hélices

Vitesse maximale : 33 noeuds Distance Franchissable : 7000 miles nautiques à 13 noeuds
Protection : ceinture de 80 à 110mm pont blindé 48mm

Electronique : un radar de veille aérienne lointaine, un radar de veille surface, deux radars pour la conduite de tir de l'artillerie principale, deux radars de conduite de tir pour l'artillerie secondaire
différents systèmes de transmission

Armement :

-8 canons de 152mm modèle 1943 en quatre tourelles doubles modèle 1944 à chargement automatique. Ce canon de 47 calibres tire des obus de 55kg à une distance maximale comprise entre 5490m (site : -3.3°) et 24750m (site : -48°) en tir surface et de 15250m en tir antiaérien (site : -80°+) à raison de 24 coups par minute en mode automatique et de 16 coups en mode semi-automatique. La dotation en munitions est de 500 coups par canon soit un total de 4000 obus.

-12 canons de 100mm modèle 1932 en quatre tourelles doubles modèle 1936. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 24.2kg à une distance maximale de 15000m en tir à but surface et de 10000m en tir antiaérien.
La tourelle double modèle 1936 peut pointer de -5° à +90° en site et de 150° en azimut. La dotation en munitions est de 150 coups par canons soit pour le navire un total de 1200 obus

-32 canons de 37mm Schneider modèle 1940 en huits affûts quadruples modèle 1942. Ce canon de 52 calibres tire des obus de 0.7kg à une distance de 10000m à raison de 240 coups par minute. Chaque affût dispose de 2000 coups soit un total de 24000 projectiles.

-16 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 en huit affûts doubles. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups.

-8 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-forme quadruples. La torpille standard est le modèle 35. De même calibre que le modèle 1923, elle est cependant plus rapide (45 noeuds) et une plus longue portée puisqu'elle peut atteindre une cible à 24000 à 25 noeuds et 13000m à 45 noeuds.

Aviation : embarquement possible sur la plage d'un autogyre Lioré et Olivier Léo 40.

Equipage : 542 hommes

Le CSM envisage également la construction d'une nouvelle classe de croiseurs antiaériens pour compléter la classe Condé qui compte trois navires plus un quatrième en service. Le projet prévoit un armement antiaérien plus important avec 6 tourelles doubles de 152mm automatiques, 8 à 16 canons de 100mm et 48 canons de 37mm mais pas de tubes lance-torpilles. Malgré son intérêt, ce projet de Condé modifié n'est pas intégré au programme de guerre, sa réalisation étant reportée sine die

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