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 FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE

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clausewitz
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MessageSujet: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Jeu 28 Aoû 2008, 18:36

CROISEUR LOURD ALGERIE
(FRANCE)



Le croiseur Algérie à la mer avec sa silhouette particulière : pont ras, cheminée unique, bloc-passerelle ramassé......

Introduction

Le mot croiseur provient du mot course. Ce sont en effet les descendant des frégates de la marine à voile, des navires rapides et bien armés chargés de mission de reconnaissance et de mener la guerre de course au trafic commercial ennemi.

Ce n'est pourtant qu'en 1873 que le terme croiseur apparaît officiellement en France qui abandonne cette année là la séparation entre vaisseaux, frégates et corvettes au profit de la classification des bâtiments en fonction de leur mission : combat, défense et attaque des côtes, course et croisière.

Ces derniers avaient pour mission la défense des lignes de communication nationales et l'attaque de celles de l'ennemi. Dans ce domaine, le chemin avait été tracé par les américains qui avaient construit à partir de 1860 de grandes frégates de plus de 4000 tonnes fortement armées. Ces navires allaient montrer leur utilité dans la guerre de Secession qui allait voir le Sud dévelloper ce genre de navire pour tenter d'échapper à la suprématie navale du Nord dont le blocus étranglait la Confédération. L'exemple le plus fameux est la frégate Alabama qui allait impliquer indirectement la France dans la guerre de Secession puisqu'elle fût coulée le 19 juin 1864 au large de Cherbourg par l'USS Kearsarge.

Les croiseurs français restèrent longtemps des navires mixtes puisqu'il combinaient machines à vapeur et voile, probablement pour des raisons de manque de fiabilité des machines. Ces navires devant opérer dans des zones peu ou pas équipées de port capables de les accueillir devaient pouvoir se mouvoir même en cas de panne de machine.

A la fin du 19ème siècle, un nouveau type de croiseur fit son apparition en France, le croiseur cuirassé dont on peut dater la naissance : le 20 juillet 1887, le Conseil des Travaux définissait le projet d'un croiseur de 6700 tonnes disposant d'un pont blindé et d'une cuirasse de 100mm.

Pas moins de 25 croiseurs cuirassés allaient être construits en France entre 1888 et 1910, ces navires se révélèrent assez réussis (en particulier les derniers comme le Waldeck Rousseau et l'Edgard Quinet) mais ils furent egangés dans un conflit qui n'étaient pas fait pour eux. Trop lents pour servir d'éclaireurs, ils n'étaient pas assez puissants pour s'opposer aux nouveau croiseurs de bataille comme le montra le sort funeste des croiseurs cuirassés britanniques à la bataille du Jutland.

La France entre en guerre en 1914 avec une grave carence en matière d'éclaireurs. Le programme de 1912 avait bien prévu la construction de dix éclaireurs d'escadre de 6000 tonnes armés de 8 canons de 140mm et filant à 29 noeuds mais la guerre stoppa toute construction. Il allait falloir atteindre l'après guerre pour que la marine nationale soit enfin équipée de croiseurs dignes de ce nom.

Elle profita cependant des clauses militaires du traité de Versailles pour récupérer quatre ex-croiseurs allemands et un ex-croiseur austro-hongrois et si ces navires servirent peu de temps dans les rangs de la marine (le dernier, le Mulhouse ex-Stratsund fût mis en réserve_désarmé_ en 1931), ils permirent d'affiner les projets français.

Le programme naval de 1920

Georges Leygues l'un des père de la marine française des années trente

Si un homme peut être considéré comme le «père» du renouveau de la marine française c'est bien Georges Leygues (1857-1933). Originaire du Lot et Garonne, il envisagea sérieusement une carrière d'officier de marine mais devant le refus de sa mère, il devint avocat puis homme politique. Il n'oublia sa première passion et occupa le ministère de la marine quasiment sans discontinué de 1917 à sa mort en 1933.

Le 12 janvier 1920, il déposa un projet de loi prevoyant l'arrêt définitif de la construction des cinq cuirassés de la classe Normandie (un seul sera achevé, le Béarn mais en porte-avions) et surtout la construction de six éclaireurs d'escadre et de 12 torpilleurs éclaireurs. Les premiers devaient déplacer 5200 tonnes, une vitesse de 30 noeuds et un armement composé de 8 canons de 138mm, 4 canons de 75mm antiaériens et quatre tubes lance-torpilles de 550mm.

Le projet est remanié et presenté une nouvelle fois le 19 juin 1921. La première tranche à mettre en chantier dès 1922 prévoyait la réalisation de trois «croiseurs-éclaireurs» de 7500 tonnes, 6 contre-torpilleurs de 2200 tonnes, de 12 torpilleurs de 1350 tonnes et de 12 sous marins. Des problèmes budgétaires fit que les travaux ne furent officiellement ordonnés que le 18 avril 1922. Ce retard eut cependant des conséquences positives puisque le Service Technique des Constructions Navales put étudier les plans en détails ce qui accéléra la construction. Les trois premiers croiseurs modernes de la marine françaises rentrèrent dans l'histoire comme «croiseurs de 8000 tonnes» avec le Duguay Trouin entré en service en février 1927, le Lamotte Picquet entré en service le 1er septembre 1926 et le Primauguet entré en service en avril 1927.


Le Duguay Trouin, l'un des trois "8000 tonnes"

Les traités et les croiseurs

La conception des croiseurs à partir de 1922 reste liée aux traités de désarmement naval de l'entre deux guerres : le traité de Washington et le traité de Londres. Le traité de Washington signé le 6 février 1922 stoppe la course aux cuirassés engagée par les japonais et les américains en classant comme navire de ligne tout navire de plus de 10000 tonnes et armé de canons d'un calibre supérieur à 203mm.

Les différentes marine du monde construisent donc une série de croiseurs de 10000 tonnes armés de 8 à 10 canons de 203mm que ce soit les Etats Unis (18 croiseurs de 1925 à 1934) la Grande Bretagne (13 croiseurs dont deux pour l'Australie de 1926 à 1929) le Japon (modification de quatre croiseurs existants et construction des Myoko et Takao) La France et l'Italie avec 7 croiseurs, l'Espagne avec trois croiseurs et l'Allemagne cinq mais seulement deux seront achevés.

Ce type de croiseur ne satisfait pas tout le monde, ils sont rapides mais peu protegés et les britanniques les trouvent trop gros eux qui ont des responsabilités mondiales.

Une nouvelle conférence se tient à Londres et se termine par une signature le 22 avril 1930 qui aboutit à une nouvelle classification pour les croiseurs avec d'un côté les croiseurs de 10000 tonnes et canons de 203mm ou croiseurs de classe A et une classe B avec des navires armés de canons de 155mm. Ce calibre à été choisit pour ne pas classer les Duguay Trouin français dans la catégorie A et à part les japonais, toutes les marines construiront des croiseurs à canons de 152mm.

L'accord établit également le tonnage de croiseurs pour chaque marine avec 323500 tonnes pour les Etats Unis, les 339000 tonnes pour la Grande Bretagne et 208850 tonnes pour le Japon. La France et l'Italie qui n'ont pas signé l'accord de Londres ne sont pas limités dans leur tonnage.

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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Jeu 28 Aoû 2008, 18:50

Les croiseurs lourds français


Le croiseur Duquesne, avec son sister-ship le Tourville ce sont les deux premiers 1000 tonnes français


Les premiers croiseurs lourds français ou croiseurs de 1ère classe sont financés au budget 1924. Baptisés Duquesne et Tourville, ils sont mis en service au début de 1929. Ils sont armés de 4 tourelles doubles de 203mm, sont rapides (36 noeuds) et peu ou pas protegés.
Le budget 1925 prévoit la construction du Suffren qui est mis en service au début 1930. Ce sera ensuite le Colbert (budget 1926) le Foch (budget 1927) le Dupleix (budget 1929) et l'Algerie au budget 1930.

Chaque unité permet d'intégrer des améliorations par exemple au niveau de la protection qui passe de 368 tonnes sur le Duquesne à 1462 tonnes sur le Dupleix. L'artillerie principale ne change pas avec toujours 8 canons de 203mm en 4 tourelles doubles mais l'artillerie secondaire est notablement améliorée passant de 8 canons de 75mm sur le Duquesne à 8 canons de 90mm à partir du Dupleix.
La vitesse par contre baisse en raison de l'augmentation de la protection qui passe de 36 à 33 noeuds.

Historique 0


Le croiseur Algérie vu par l'Office of Naval Intelligence (service de renseignement de l'US Navy


Le croiseur Algerie correspond à l'étude C4 qui plus qu'un croiseur lourd aboutit à un vrai croiseur protegé dont la survie au combat aurait été probablement bien supérieure à celle des six autres croiseurs lourds construits en France.

Le nouveau croiseur code PN 141 est financé par la tranche navale votée dans le cadre de la loi du 12 janvier 1930 qui prévoit également la construction du croiseur mouilleur de mines Emile Bertin -le croiseur français le plus rapide de l'histoire près de 37 noeuds et qui allait donner naissance aux futurs croiseurs de 7600 tonnes de classe Galissonnière_ ; six contre torpilleurs de classe Le Fantasque (Le Fantasque, L'Audacieux, Le Malin Le Terrible Le Triomphant et l'Indomptable) six sous marins de 1500 tonnes (Agosta Béveziers Ouessant Sidi-Ferruch, Sfax et Casabianca) un sous marin mouilleur de mines (Perle), deux avisos coloniaux (Rigault de Genouilly et Amiral Charner) et un mouilleur de filets (Gladiateur).

Cette tranche navale est completée par un contingent voté le 16 avril 1930 avec la loi de finances et comprenant 4 sous marins de 600 tonnes (Minerve, Junon Venus Iris) et un lot 1930 qui comprend les goèlletes La Belle Poule et l'Etoile ainsi que les chasseurs 1 et 2 (CH1 et 2)

Le croiseur de la tranche 1930 est baptisé Algérie, le centenaire du début de l'implantation française vient d'être célébré avec fastes notamment par une revue navale devant Alger le 10 mai 1930.

L'Algérie est mise sur cale à l'Arsenal de Brest sur la calle du Point du Jour le 19 mars 1931. Cette cale avait déjà été le berceau de nombreux bâtiments que ce soit les cuirassés Danton, Jean Bart Bretagne Flandre (inachevé) les croiseurs Duguay Trouin, Primauguet, Duquesne, Suffren, Colbert, Foch et Dupleix. Lancé le 21 mai 1932 à 15h45, il est armé pour essais le 15 mai 1933.

Après des essais au point fixe, la première sortie à la mer se déroule le 23 août 1933 et les essais préliminaires se terminent en décembre 1933, plus précisément le 22 décembre quand sa présentation en recette est acquise. Les essais officiels peuvent commencer.

Ils commencent en janvier 1934 par des essais d'endurance et de consommation pour vérifier le comportement du système propulsif. Le 2 février, au cours d'une sortie en mer, il tire pour la première fois au canon de 203mm et réalise sa vitesse maximale : 33.2 noeuds.


Après ces essais satisfaisants, l'Algérie rejoint Brest et l'Arsenal pour les démontages et travaux habituels après essais. Il est ainsi au bassin au Laninon jusqu'au 9 juin 1934. La prise d'armement définitif à lieu le 15 juin 1934. Après une nouvelle série d'essais, la cloture d'armement est prononcée le 5 septembre 1934.


Ses essais terminés, l'Algerie quitte Brest le 8 octobre pour gagner Toulon son port base. Le transit entre les deux ports servant de Traversée Longue Durée. Après une escale à Casablanca le 11 octobre, l'Algerie mouille aux Salins d'Hyères le 17 octobre avant de rentrer à Toulon le lendemain. Son admission au service actif est prononcée le 19 octobre et jusqu'au 1er novembre, il est rattaché à la 3ème division légère (3ème DL) qui regroupe depuis le 10 octobre les croiseurs Duquesne, Tourville, Colbert Foch et Dupleix.


Le croiseur Colbert en 1928 peu après sa mise en service


Le 30 octobre, l'Algerie devient navire amiral de la 1ère escadre qui regroupe tous les bâtiments de combat opérationnels basés à Toulon. Le lendemain, 1er novembre, les croiseurs sont répartis en deux divisions : la 1ère DL avec l'Algérie, le Colbert et le Dupleix et la 3ème DL avec le Foch, le Duquesne et le Tourville, le Suffren étant en travaux.

La première sortie d'escadre à lieu le 15 novembre. Ce jour là, les croiseurs Algérie, Foch Duquesne quittent Toulon en compagnie des contre-torpilleurs Gerfaut, Vautour, Maillé Brezé et Kersaint. Les croiseurs mouillent à Brégançon et les contre-torpilleurs à Porquerolles pour la nuit. Ils rentrent tous à Toulon le lendemain après des exercices au large de la Provence et de la Corse.

La première sortie d'escadre de l'année 1935 à lieu du 15 au 25 janvier avec l'Algerie, le Colbert, le Foch, le Tourville, le Duquesne, le transport d'hydravions Commandant Teste, 9 contre-torpilleurs, la 1ère flottille de torpilleurs (contre-torpilleur Jaguar comme navire amiral et trois divisions avec la 1ère DT composée de La Palme, La Railleuse, Brestois et Forbin, la 3ème DT avec La Tramontane, Trombe et Tornade et la 5ème DT avec le Cyclone, le Mistral et le Siroco) et la 3ème escadrille de sous marin (sous marins Achéron Fresnel Monge Pegase Espoir Glorieux Heros)


Le transport d'hydravions Commandant Teste


Le 4 février, l'Algérie accompagné du contre-torpilleur Maillé Brézé quitte Toulon pour Malte où il reste du 6 au 8 février. L'amiral Mouget, commandant de la 1ère escadre rencontre le vice-amiral Fisher, commandant de la flotte britannique de Méditerranée sur le cuirassé Queen Elizabeth. Les deux navires sont de retour à Toulon le 10 février.

Le 1er mars, la 1ère DL perd le Colbert qui entre en travaux, la division est donc réduite à l'Algérie et au Dupleix.

La sortie suivante du 27 février au 15 mars est l'occasion de nombreux exercices. Le gros des bâtiments appareille le 26 mais l'Algérie et le Chevalier Paul n'appareille que le 1er mars. Dans la nuit, le croiseur se fait attaquer par les sous marins de la 6ème escadrille (sous marins Morse Marsouin Sirène et Nymphe) puis va mouiller à Villefranche.

Le 6, l'Algérie et le Tourville appareillent de Villefranche, protegés par l'escadrille 7S2 du Commandant Teste et sont attaqués par la 6ème escadrille de sous marins, ces derniers conduits par l'aviation d'exploration de la Région. Les croiseurs cette fois protegés par la 7S3 et la 1ère flottille de torpilleurs sont ensuite attaqués par les escadrilles 7B1 7B2 et 7C1. Les bâtiments mouillent aux Salins où l'escadre se regroupe.

Le 7 mars, les sous marins attaquent l'Algérie et le Tourville de nuit à Brégançon. Dans la nuit du 8 au 9, la 1ère flottille de torpilleurs recherche et attaque le groupe des croiseurs. Le 9, l'Algérie et le Dupleix bombardent le front de mer d'Ajaccio et mouillent à Ajaccio avec le Tourville et des

torpilleurs alors que le Duquesne est à Calvi et le Foch est en croisière en Grèce.

Le 12 mars, l'Algérie, le Dupleix et le Tourville partis d'Ajaccio sont recherchés et attaqués à l'aube par le Jaguar et les 1ère et 5ème DT. Le 13, au mouillage d'Hyères, la 1ère escadre est attaquée de nuit par les escadrilles 7B1 et 7S1. L'Algérie, le Dupleix, le Tourville et le Foch font une sortie devant les Salins le même jour.
Le 14 mars, c'est l'escadrille 7C1 qui lance une attaque de jour. Le 15 mars, l'escadre appareille de Hyères comme en temps de guerre, derrière les dragueurs de la 13ème DT. La navigation se fait comme en temps de guerre sous les attaques de la 7B1 et 7C1. La sortie se termine avec un exercice de combat entre la 1ère escadre et la division d'instruction avec la participation de la 3ème escadrille de sous marins (Achéron, Monge Fresnel Pégase) et des escadrilles 3FB 4T1 7B2 3E1 3E2 3E3 7S2 et 7S3 a bien rempli sa mission de reconnaissance.

Le 6 mai 1935, les croiseurs Algérie Dupleix et Tourville accompagnés de la 5ème DL (Tartu Albatros Chevalier Paul) et la 7ème DL (Gerfaut Aigle Vautour) appareille de Toulon pour l'Italie. Elle eggectue une première escale à Naples du 8 au 14 mai et est accueilli par les croiseurs lourds Zara Pola Fiume et des contre torpilleurs. L'amiral Mouget est reçu par l'amiral Bucci sur le Zara.
Les navires français sont ensuite en Yougoslavie à Kotor du 16 au 20 puis à Split du 21 au 28. Ils font encore une escale en Italie à Venise du 29 mai au 3 juin en compagnie des croiseurs italiens Alberico do Barbiano et Luigi Cadorna puis rallient Oran le 8 juin sauf l'Algérie qui fait un crochet par Alger.

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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Jeu 28 Aoû 2008, 18:56

La 1ère escadre se regroupe entre Oran et le mouillage de Mers El Kébir avec les bâtiments qui ont manoeuvré à partir de Bizerte. Elle appareille le 11juin, l4algérie partant de Mers el Kebit dans la nuit du 11 au 12. Des exercices sont suivis par la recherche de la 2ème escadre, sortir de Brest. La jonction s'effectue en pleine mer au large du cap Saint Vincent (Portugal) au cours d'un exercice à double action. Les exercices se poursuivent jusqu'au 15 mars avant que les deux escadres rallient Brest le 16.

La 1ère escadre quitte Brest le 25 juin et le lendemain l'Algérie rencontre le cuirassé britannique Nelson qui porte la marque du commandant en chef de la Home Fleet. L'escadre française mouille à Morgat le 27 juin pour une revue navale. Le ministre de la Marine, François Pietri embarqué sur le contre-torpilleur Gerfaut passe devant les unités des 1ère et 2ème escadres mouillées en baie de Douarnenez.

Les bâtiments reviennent à Brest le 28 juin, l'Algérie ramenant le ministre de Douarnenez à Brest. Les cinq croiseurs de 10000 tonnes et les contre-torpilleurs ne repartent que le 1er juillet et après trois jours au large de la Bretagne, il reparte pour la Méditerranée le 4 juillet et après des escales à Oran et Mers El Kebir, l'ensemble de l'escadre est de retour le 12 juillet au soir à Toulon.

Le croiseur est indisponible à partir du 13 août pour carénage. Il était prévu une immobilisation de deux mois et demi avec une visite des turbines auxiliaires et des travaux pour achever la télécommande du projecteur axial arrière, la ventilation filtrée et un traceur de route. Les installations de TSF sont modernisées mais la télécommande du projecteur reste inachevée par manque de pièce. L'Algérie effectue une sortie pour essais le 16 octobre. Le 29 octobre, il mouille aux Salins en compagnie du porte-avions Béarn avant de revenir avec le porte-avions le 2 novembre.


Le porte-avions Béarn à la mer


La première sortie de l'année 1936 est une sortie d'essais qui occupe toute la journée du 16 janvier. Il est à nouveau en mer du 20 au 29 janvier, sortie entrecoupée de mouillages à Golfe-Juan et aux Salins. Du 4 au 8 février, l'Algérie et la 1ère escadre effectuent des manoeuvres au large des Salins d'Hyères.

Les sorties d'escadre se poursuivent. La 1ère DL (Algérie Dupleix Colbert) est à Villefranche du 20 au 26 février, à l'occasion du carnaval de Nice en compagnie du Maillé-Brézé, Cassard, Kersaint, La Palme, le Forbin, le Mars, le Boulonnais et le transport Hamelin. Le 22, un déjeuner officiel à lieu à bord du croiseur en présence du prince de Monaco Louis II. Un défilé devant la promenade des anglais à Nice termine le séjour sur la côté d'Azur. Le mauvais temps oblige à limiter les exercices prévus lors de la traversée vers la Corse. Les croiseurs et la 5ème DL sont à Ajaccio du 29 février au 3 mars.

L'Escadre sort pour une nouvelle série d'exercices du 17 au 26 mars et les 1er et 2 avril 1936. Le 24 mars, l'escadre des croiseurs mouille dans le golfe de Fos. A l'occasion de ces manoeuvres, l'Algérie accueille le 24 au soir le prince Bertil de suède, petit fils du roi Gustav V en visite en France. Le prince passe sur le Vautour sur le lendemain. Le 2- mars a lieu au large de Nice une revue navale sous le regard des rois de Suède et du Danemark ainsi que du prince de Monaco. L'escadre regagne Toulon le 3 avril.

L'Algérie entre ensuite en petit carénage durant la première quinzaine d'avril avant de participer à la croisière de printemps du 4 mai au 3 juillet, les manoeuvres sont entrecoupées d'escales en Afrique du Nord en Tunisie (Bizerte du 7 au 11 mai, golfe de Gabès, La Goulette du 16 au 17 puis de nouveau Bizerte du 19 au 22 mai). L'escadre fait ensuite escale dans différents ports entre Bône et Tanger avant d'arriver à Casablanca le 29 mai. Cette première escale s'achève le 2 juin, les bâtiments allant mouiller dans le sud marocain à Safi, Mogador, et Agadir. Ils reviennent à Casablanca le 8 juin. Le 10, l'Algérie appareille de nuit du port marocain quand il est abordé par le Colbert, le croiseur-amiral est touché entre les deux écubiers tribord avant, des réparations provisoires seront effectuées à Oran avec l'aide de l'industrie locale. La croisière se poursuit avec des relâches à Oran ou Mers El Kébir du 12 au 15 et à Alger du 16 au 22 puis s'achève à Toulon le 24 juin.

Le croiseur-amiral entre à l'Arsenal le 3 août. Les réparations défintives des dégâts de l'abordage de Casablanca ainsi que les travaux courant selon les besoins. Il est sorti du bassin le 20 novembre 1936 et la remise en service est prévue le 1er février 1937.

Le 30 octobre 1936, l'amiral Mouget est remplacé à la tête de la 1ère escadre et de la 1ère DL par le vice-amiral Abrial. L'Algérie reste le bâtiment-amiral. A cette occasion, la 1ère escadre devient l'escadre de la Méditerranée. L'amiral passe sur le Dupleix le 15 novembre 1936

Le 1er février 1937, le Dupleix entre en travaux à son tour et c'est le Foch qui devient navire-amiral.
L'Algérie sort de l'Arsenal le 8 février et le 10 reçoit la marque de l'amiral Abrial avant de sortir pour essais du 15 au 26 février 1937.




Le croiseur Algérie au mouillage. C'est la procédure courant avant guerre en raison du grand nombre de navires et du faible nombre de places disponible à quai


Le 12 avril, une petite réorganisation transforment les divisions légères (DL) en Divisions de Croiseurs (DC) ou Divisions de Contre-Torpilleurs (DCT), la 1ère DL devenant donc la 1ère DC.
Après une sortie en mer du 13 au 23 avril en compagnie des croiseurs Foch Duquesne Tourville ainsi que des contre-torpilleurs, il mouille aux Salins et à Saint Raphaël avant d'entrer en petit carénage du 26 au 30 avril.

Le 11 mai 1937, l'Algérie appareille de Toulon avec l'Escadre de la Méditerranée. Il passe à Bizerte du 13 au 18 mai avant de gagner l'Atlantique et l'Algérie mouille à Penfret du 25 au 27, séjour coupé d'une petite sortie au large le 26. Il participe ensuite à la revue navale du 27 mai au large de Brest passée par M. Gasnier Duparc, ministrede la Marine embarquée sur le Dunkerque.


L'Algérie rentre à Brest le soir du 27 et le 29 mai, le croiseur est integré au sein des Forces de Haute Mer, réunion des escadres de l'Atlantique et de la Méditerranée. Il quitte Brest dans la nuit du 31 mai au 1er juin pour des manoeuvres des FHM et mouille à Quiberon du 1er au 8 juin, date de la dissolution des FHM et chaque escadre regagne sa base. L'Algérie est de retour avec l'Escadre à Toulon le 30 juin.


Une avarie survient sur le support arrière de la tubine BP (basse pression) de la machine tribord centrale. Un grand carénage était prévu pour décembre 1937 et janvier 1938. il est avancée et le croiseur est finalement en carénage du 17 août au 8 septembre.

Le 3 septembre avec la réitégration du Dupleix, la 1ère DC se retrouve constituée de quatre croiseurs : Algérie, Dupleix, Foch et Colbert.

L'Algérie reprend la mer le 22 septembre et rentre à Toulon le 30 après des mouillages à Bregançon aux Salins, à Golfe Juan et à Porquerolles (deux fois). Le croiseur est indisponible à partir du 20 novembre, l'amiral Abrial passe sur le Dupleix et le croiseur rentre à l'Arsenal le 22 pour des travaux essentiellement axés sur la turbine BP.

Le 2 novembre 1937, l'escadre de la Méditerranée est renforcée avec l'incorporation des trois croiseurs de 7600 tonnes Marseillaise, Jean de Vienne et la Galissonnière. Les croiseurs sont maintenant répartis en trois divisions : la 1ère DC avec les 10000 tonnes les plus récents (Algérie Dupleix, Foch Colbert), la 2ème DC avec les 10000 tonnes les plus anciens (Duquesne Tourville et Suffren) et la 3ème DC avec les croiseurs de 2ème classe mentionnés plus haut.

L'Algérie est de nouveau disponible le 15 mars 1938 et fait une première sortie à la mer le 22. Il rallie les Salins pour la nuit puis en repart le 25 et rentre à Toulon le soir même. Il revient mouiller aux Salins lors d'une sortie du 29 au 31. Le 1er avril, l'amiral Abrial revient à bord de l'Algérie.

Le 11 mai, une partie de l'Escadre de la Méditerranée appareille de Toulon pour une croisière en Méditerranée orientale. On trouve ainsi la 1ère DC (Algérie, Dupleix Foch Colbert), la 3ème DC (La Marseillaise, Jean de Vienne et La Galissonnière) la 5ème DCT (Tartu Vauquelin Chevalier Paul) et la 7ème DCT (Gerfaut Albatros Vautour).

Après une série d'escales dans différents ports algériens (la 1ère DC est ainsi à Alger du 13 au 18 mai), l'escadre se regroupe à Bizerte du 20 au 23 mai. Les croiseurs de 10000 tonnes mouillent à Sousse avec la 7ème DCT du 25 au 30. Arrivée en Egypte, l'escadre se repartit entre Aléxandrie où la 1ère DC et la 5ème DCT font escale du 3 au 8 juin et Port Said. La croisière se poursuit avec une escale à Beyrouth où l'escadre se regroupe. L'Algérie y reste du 9 au 14 juin. La 1ère DC est à Phalère du 16 au 25, puis à Navarin du 26 au 27 alors que les autres bâtiments se dispersent entre Triploi, les îles Grecques et la Yougoslavie. Après un passage éclair à Bizerte le 30 juin, l'Algérie et l'Escadre sont de retour à Toulon le 1er juillet 1938.

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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Jeu 28 Aoû 2008, 19:00


Le croiseur Algérie


Après un petit carénage du 24 juillet au 5 août, l'Algerie reprend la mer pour une sortie de 3 jours du 20 au 23 septembre en compagnie du Dupleix et du Colbert ainsi qu'une partie de l'Escadre. La nouvelle sortie du 19 au 28 octobre est l'occasion d'une école à feu dont les tirs sont jugés excellents.

L'Algérie est ensuite en grand carénage du 4 novembre 1938 au 15 novembre 1939. Les modifications concernent le renforcement du mat de charge aviation, la vérification du mat de charge embarcation, l'installation du télémètre de 8m dans la tourelle III, l'achèvement de la télécommande de 100 CA (100mm Contre Avions), le tir en concentration, un poste de TSF OTC (Ondes Très Courtes) la délivrance de quatre pièces de 37mm CAD (Contre-Avions Doubles) l'adaptation des hydravions Loire 130, le remplacement de pièces de bouilleurs, la modification de l'amorçage des turbos-pompes à huile et l'arrosage des douilles des pompes d'extraction. Les réparations concernent le remplacement des sièges des soupapes de sûreté et le démontage du gouvernail pour réantifrictionnement de la douille d'aiguillet.

L'année devait commencer par une grande croisière en Atlantique du 18 janvier au 17 mars 1939. Un groupe avec la 3ème DC devait aller aux Antilles alors que l'Algérie avec le Dupleix, le Foch, les 9ème, 3ème et 7ème DCT ainsi que la 1ère FSM doivent faire escale à Dakar, Freetown et Conakry. La croisière se limitera finalement à l'Afrique du Nord.

Le 30 juin 1939, l'amiral Abrial quitte l'Algérie. Le commandement de la nouvelle 3ème escadre et de la 1ère DC est pris par le vice-amiral d'escadre Duplat qui met sa marque sur l'Algérie à 14h30.

Le 1er juillet, une nouvelle organisation fait disparaître l'Escadre de la Méditerranée, remplacée par la Flotte de la Méditerranée, réunion d'une 2ème escadre avec les cuirassés et les torpulleurs, d'une 3ème escadre formée avec les croiseurs de 10000 tonnes et la 3ème escadre légère qui regroupe les contre-torpilleurs. L'endivisionement reste inchangé. Le vice-amiral Ollive prend le commandement de la nouvelle flotte et met sa marque sur le cuirassé Provence.

La 1ère DC accompagnée par les 9ème, 5ème et 7ème DCT dont une sortie du 5 au 7 juillet pour des écoles à feu. Le dernier jour, l'Algérie, le Dupleix et le Colbert effectuent une école à feu groupée de 203mm sur la coque du torpilleur Enseigne Gabolde remorquée à 17 noeuds à une distance de 17000 mètres.

Le croiseur amiral est en petit-carénage du 10 au 15 juillet pour une peinture de coque. Bâtiments d'alerte, l'Algérie, le Tourville et la 1ère DCT restent dans ce port du 11 au 20 août. Le programme pour le mois de septembre prévoyait une sortie générale des 2ème et 3ème escadres du 19 au 29 septembre sur la côte ouest de la Provence mais, le 27 août, l'ordre de surseoir à tout carénage rapide de bâtiments de surface arrive. Une indisponibilité de l'algérie était prévue vers le 15 novembre.

Le 27 août 1939, les forces navales prennent l'organisation du temps de guerre, cette dernière paraissant inévitable avec l'Allemagne et l'Italie. Trois grands commandements, dépendant directement de l'Amirauté sont mis en place sur le théâtre méditerranéen :
-Le commandant en chef des Forces Maritimes du Sud avec l'amiral Esteva
-Le commandant en chef des Forces de Haute Mer, force navale indépendante avec le vice-amiral d'escadre Ollive
-Le commandant de la Division navale du Levant avec le contre-amiral de Carpentier.

La flotte de la Méditerranée change d'appélation le 28 et devient Forces de Haute Mer à Toulon sous le commandement du vice-amiral d'escadre Ollive. Elles sont toujours constituées avec la 2ème escadre (trois cuirassés et la 1ère flottille de torpilleurs) et la 3ème escadre qui regroupe la 1ère escadre de croiseurs (1ère et 2ème EC) et la 3ème escadre légère avec neuf contre-torpilleurs.

Le vice-amiral Duplat toujours sur l'Algérie, reste le chef à la fois de la 3ème escadre, de la 1ère escadre de croiseurs et de la 1ère DC qui regroupe toujours l'Algérie, le Dupleix, le Foch et le Colbert.

Les opérations commencent bien avant la déclaration de guerre. Un convoi R3 doit transporter des troupes en Corse pour faire face à une menace italienne considerée comme probable. Ce mouvement est exécuté dès le 31 août. Les Forces de Haute Mer couvrent l'opération, la 2ème escadre en escortant le convoi formé de sept paquebots et la 3ème escadre assurant une couverture dans le nord-est, cette dernière regroupe l'Algérie, le Foch, le Colbert, le Duquesne et cinq contre-torpilleurs. La 2ème escadre se dirige ensuite vers Oran alors que la 3ème escadre assure la protection du convoi de retour vers Marseille, avant de rentrer à Toulon le 2 septembre à 1h30.

La guerre avec l'Allemagne commence à 17h le 3 septembre. L'Italie reste neutre ce qui va voulager considérablement la charge de la Marine en Méditerranée. Les cinq croiseurs abandonnent Oran le 18 septembre pour regagner Toulon le lendemain. L'Algérie, le Dupleix et le Foch sortent le 26 septembre pour mouilleur aux Salins jusqu'au 30; ils font des tirs de 203 le 28 et regagnent Toulon le soir même.

C'est alors qu'à la suite de la manifestation d'un corsaire allemand, dans l'Atlantique sud, le cuirassé de poche Graf Spee qui coule le cargo anglais Clement le 30 septembre, l'Amirauté française décide le 4 octobre d'envoyer en Atlantique tropical un groupe de chasse baptisé Force X composé du croiseur de bataille Strasbourg, des croiseurs lourds Algérie et Dupleix et du porte-avions britannique Hermes.

L'Algérie appareille de Toulon le 7 octobre avec le Dupleix et les contre-torpilleurs Maillé-Brézé et le Vauquelin. Ce groupe se ravitaille à Oran le 9 et rallie à la mer le 10 octobre, à 90 miles de Casablanca, le Strasbourg, l'Hermes et les contre-torpilleurs Volta Le Fantasque et Le Terrible. La Force X arrive à Dakar le 14 octobre à 8h. Elle y trouve les croiseurs légers Duguay Trouin et Primauguet (5ème escadre) et l'aviso d'Entrecasteaux.

La composition initiale de la Force X commandée par l'amiral Duplat sur l'Algérie est composé du croiseur de bataille Strasbourg, du porte-avions Hermes, des croiseurs lourds Algérie et Dupleix et trois contre-torpilleurs de la 10ème DCT (Le Fantasque L'Audacieux et Le Terrible). Les changements de bâtiments seront fréquents et la Force X sera remplacée par une Force Y de janvier à avril 1940.



Le croiseur de bataille Strasbourg, un des fleurons de la marine française en 1939

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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Jeu 28 Aoû 2008, 20:36

Le 25 octobre à 4h30, un bâtiment feux masqués est aperçu à babord de l'Algérie. Le Terrible reçoit l'ordre d'arraisonner le suspect, éclairé au projecteur par le croiseur. Le bâtiment ne répond pas, met les embarcations et prend de la bande. Il est rejoint vers 6h par le Terrible puis Le Fantasque. L'équipage est recueilli par le Terrible. Il s'agit du cargo allemand Santa F, parti de Rio de Janeiro chargé de café et de coton. Les deux contre-torpilleurs envoient chacun une équipe de prise sur le cargo. Le sabordage par noyage est interrompu. Le Santa Fé devenu le Saint André sera cédé aux Messageries Maritimes sera repris par les allemands, il est torpillé en mer Noire le 24 novembre 1943 par un sous-marin soviétique. La Force X est de retour à Dakar le 31 octobre.

La deuxième sortie se déroule du 7 au 13 novembre, pour une mission d'exploration dans l'ouest des îles du Cap Vert, la formation est au complet et assistée par l'hysravion Mouneyrès, un Latécoère 302 immatriculé E43 de l'escadrille E4. Ce dernier tombe en panne et doit être assisté par l'Audacieux détaché dans la soirée du 7 novembre.


Le Latécoère 302, un hydravion quadrimoteur de patrouille maritime


L'Amirauté décide de relever les bâtiments basés à Dakar qui ont tous plus ou moins besoin de travaux dont l'Algérie pour lequel un grand carénage était prévu à Toulon en novembre. Les contre-torpilleurs Milan et Cassard arrivent à Dakar le 9 novembre, suivis du croiseur Foch le 13 novembre.

La 5ème escadre est dissoute. L'amiral Duplat passe de l'Algérie sur le Dupleix le 18 novembre. La Force X va être formée par le Dupleix et l'Hermès qui restent, le Foch , le Cassard et le Milan. L'amiral Moreau, l'ancien commandant de la 5ème escadre met sa marque sur l'Algérie le 18 novembre et constitue une force Y avec le croiseur de bataille Strasbourg, le croiseur lourd Algérie et les contre-torpilleurs Le Fantasque et Le Terrible qui appareillent de Dakar le 21 novembre. L'Audacieux part le lendemain avec le convoi 3DF.

La Force Y est ralliée le 24 à 12h par les contre-torpilleurs Guépard, Verdun, Valmy, Lion et le torpilleur La Railleuse sortis de Casablanca. Une demi-heure plus tard, la formation se scinde en deux, une partie vers Brest et une autre vers Toulon. L'Algérie, Le Fantasque, Le Terrible, le Lion et la Railleuse font route sur Gibraltar. Le Fantasque et Le Terrible quittent la formation vers 19h45 pour rallier Casablanca. Ils sont remplacés le 25 vers 13h dans le sud du cap de Gate par les torpilleurs Fortuné et Simoun. L'Algérie arrive à Toulon le 26 novembre. Il entre en carénage le 1er décembre et aux travaux d'entretien habituels s'ajoute l'installation d'un capot de cheminée caractéristique.

Entre temps, les réorganisations se sont succédé. La Flotte de la Méditerranée à été regroupée le 9 octobre avec les 2ème, 3ème et 4ème escadres, au moins ce qui en reste après les détachements divers en Atlantique. Finalement cette flotte est dissoute après le 28 novembre et les trois escadres deviennent des forces indépendantes directement aux ordres de l'Amirauté. Le commandant de la 3ème escadre commanderait les trois escadres si elles se réunissaient.

Au 31 décembre 1939, la 1ère DC est réduite à l'Algérie, la 2ème DC regroupant le Duquesne, le Tourville et le Colbert. Le Dupleix et le Foch sont encore à Dakar et le Suffren en Extrême-Orient.

Les travaux sur le croiseur sont achevés le 1ère février 1940. Le 18 février, l'amiral Duplat remet sa marque sur l'Algérie. Parti en permission, il est remplacé par le contre-amiral Kerdudo du 22 février au 7 mars.

L'Algérie sort pour des exerices aux Salins avec sa division les 22 et 23 février et du 27 février au 1er mars. Des essais de ravitaillement à la mer entre l'Algérie et le contre-torpilleur Aigle sont réalisés les 22 février et 1er mars.

Une nouvelle Force X est constituée pour un transport d'or au Canada avec l'Algérie comme navire amiral _il porte le pavillon du vice-amiral d'escadre Duplat_ le navire de ligne/cuirassé Bretagne. L'Algérie embarque aux appontements de Milhaud 1179 caisses d'or et le Bretagne 1820 soit un total de 147 tonnes et un montant de 7 milliards de francs de l'époque. Les deux bâtiments appareillent de Toulon le 10 mars à 15h escortés par les contre-torpilleurs Vauban Aigle et Maillé Brézé. Ils sont accompagnés par le croiseur léger Primauguet et le contre-torpilleur Lynx. La formation fait escale à Oran pour ravitailler le 12 mars de 8h à 16h. Le passage de Gibraltar voit la formation escortée par trois bâtiments et des avions britanniques avant que le 13 mars à 10h ne rallient les torpilleurs La Palme, Le Mars et La Railleuse dans le NW du cap Spartel.

Une demi-heure plus tard, le Primauguet et le Lynx abandonnent la formation pour entrer à Casablanca. Peu avant la nuit, c'est le croiseur auxiliaire Victor Schoelcher qui rallie la formation. Le lendemain, les trois torpilleurs et les trois contre-torpilleurs abandonnent l'escorte mais le 15, le croiseur Colbert rejoint la formation qui doit ralentir de 14 à 11 noeuds pendant 48h pour ne pas distancer le cuirassé Bretagne. Le 22 mars, la Force X est rejointe par des bâtiments canadiens à 20 miles d'Halifax où elle arrive dans l'après midi. L'or est déchargé par les marins du bord en huit heures de travail le 23.


Le 28 mars, les cargos Wisconsin et Louis LD venant de New York arrivent à Halifax chargés de 82 avions, de cuivre et de véhicules. L'Algérie, le Bretagne, le Colbert et le Victor Schoelcher appareillent le 29 mars et assurent l'escorte des deux cargos. Ils sont rejoint en mer le 6 avril par les contre-torpilleurs Albatros, Aigle, Valmy et Verdun puis par les torpilleurs La Palme, Le Mars et Forbin le 7 avril. Le 8 avril, la formation se disloque, les deux cargos, le Victor Schoelcher et les trois torpilleurs filent vers Casablanca, le Colbert vers Dakar et le reste vers Oran, les contre-torpilleurs (sauf l'Aigle) abandonnent la formation à proximité de Gibraltar pour Casablanca, l'Aigle ralliant Oran. L'Algérie et le Bretagne arrivent à Toulon le 10 avril à 19h.

L'offensive allemande le 10 mai fait craindre l'entrée en guerre de l'Italie et les forces navales françaises se regroupent en Méditerranée. Une opération contre la côte ligure est prévue dès l'entrée en guerre de l'Italie. Une Force de Raid doit être basé à Mers-El-Kébir, une Force X sur Bizerte ou Alexandrie et la 3ème escadre doit rester à Toulon commandée par le vice-amiral d'escadre Duplat. La 2ème DC quitte la 3ème escadre pour la Méditerranée orientale et le Colbert est affectée à la 1ère Division de Croiseurs :
-1ère DC : Algérie Dupleix Foch et Colbert
-1ère DCT : Vauban Lion Aigle
-9ème DCT : Kersaint Cassard Vauquelin
-3ème DCT : Guépard Verdun Valmy
-5ème DCT : Tartu et Chevalier Paul
-7ème DCT : Gerfaut, Albatros et Vautour.

La guerre avec l'Italie commence le 10 juin à minuit. L'amiral Duplat demande l'autorisation d'appareiller dès le soir du 11 pour éxecuter l'opération prévue sur la côte ligure ce qui est accordé. La 3ème escadre quitte Toulon et mouille aux Salins à 17h le 11 juin. Le gouvernement ordonne alors de suspendre l'opération et l'ordre parvient à l'escadre alors que les premiers contre-torpilleurs appareillent. Reperée et ne pouvant rester sur une rade mal protégée, l'escadre rentre à Toulon où elle mouille le 12 juin en soirée sauf deux divisions de contre-torpilleurs restées aux Salins.

Après un bombardement italien sur Bizerte le 12 juin, l'autorisation de bombarder la côte italienne est enfin donnée et doit executée dans la nuit du 13 au 14. Elle appareille le 13 juin entre 16h30 et 17h00, mouille aux Salins puis en repart à 21h10.

A 3h48, les bâtiments se trouve à 20 miles dans le 120 du cap Vado et se séparent en deux groupes, le groupe «Vado» et le groupe «Gênes». Le premier se compose de l'Algérie et du Foch, de la 1ère DCT, de la 5ème DCT tandis que le second se compise du Dupleix et du Colbert regroupés dans une provisoire 5ème DC, de la 7ème DCT réduite au Vautour et à l'Albatros et de la 3ème DCT.


L'Algérie vient au 270 à 4h22 puis au 200 à 4h24. A 4h26, il ouvre le feu sur les réservoirs du Vado à 14500m. Le tir continue jusqu'à 4h40, route au 200 puis à 4h31 au 180. Chaque canon de 203mm tire en moyenne une vingtaine de coups sans incidents.

Des vedettes sont aperçues à tribord. Il s'agit de la 13ème flottille (MAS 534 535 538 et 539) qui lancent six torpilles sans résultats. Les vedettes sont prises à partir par l'artillerie secondaire des croiseurs et par l'artillerie principale de l'Aigle. La MAS 535 est légèrement avariée (trois blessés). Les navires français sont aussi pris sous le feu de la batterie AT17 de Savone et du train blindé n°3 de la marine italienne.

Le Foch en ligne de gisement 30° babord tire à partir de 4h28 sur des établissements métallurgiques
La 5ème DCT à 3000 mètres dans le 30 de l'Algérie bombardent des réservoirs et une usine. La 1ère DCT chargée de la protection est déployée à 3000m sur l'avant du croiseur amiral. Les dégâts de part et d'autre sont faibles voir insignifiants.

Avant la fin du tir, l'Algérie fait route au 130 à 4h38 puis vient au 195 dix minutes plus tard, passant à 23 puis 26 noeuds. La formation se regroupe. Seul l'Albatros à été touché par un obus italien de 152mm (14 chauffeurs sont brûlés dont 12 décéderont) ce qui oblige la force à ralentir jusqu'au retour à Toulon le 14 juin à 11h30.

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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Jeu 28 Aoû 2008, 20:40

Après une longue période d'incertitudes, une nouvelle organisation est mise en place le 12 août dans l'attente de l'exécution des clauses d'armistice et en espérant que la flotte ne soit pas désarmée. La 3ème escadre est ainsi reconstituée à Toulon avec le croiseur de bataille Strasbourg hors rang, la 1ère DC (croiseurs Algérie Foch Dupleix et Colbert) et la 3ème escadre légère (1ère 3ème 4ème 5ème 7ème et 9ème DCT).

Le 1er septembre 1940, les italiens demandent la mise en application des clauses de l'armistice concernant le désarmement de la flotte et exigent le désarmement des bâtiments sauf ceux appelés à former une flotte de l'armistice dont la composition reste à fixer. Des discussions aboutissent à une nouvelle organisation et une répartition des bâtiments entre des forces coloniales méditerranéennes en Afrique du Nord et au Levant, une division métropolitaine de police, des forces désarmées à sept jours et des bâtiments en gardiennage d'armistice, ces derniers regrouperaient tous les bâtiments de ligne, les croiseurs de 10000 tonnes dont l'Algérie, des contre-torpilleurs, torpilleurs et tous les sous marins.

Une partie des forces qui devaient être désarmées à sept jours, la 4ème DC (croiseurs légers Georges Leygues Montcalm et Gloire) et la 10ème DCT (contre-torpilleurs Le Fantasque Le Malin et l'Audacieux) sont réarmées à partir du 3 septembre et constituent le 8, une force Y qui doit rallier Dakar et transporter des renforts au Gabon après le ralliement à la France Libre du Tchad le 20 août du Cameroun le 27 et du Congo le 28. La 4ème DC est interceptée le 19 septembre mais l'envoi de renforts (croiseurs de bataille Strasbourg, deux croiseurs de 10000 tonnes un croiseur de 7600 tonnes et six contre-torpilleurs) est refusée par Hitler qui estime que ces forces arriveront trop tard.

Le 23 septembre, la tentative de ralliement de Dakar par une force anglo-gaulliste aboutit à un affrontement avec les forces navales fidèles à Vichy. Les britanniques se retirent le 25 septembre et le même jour sont constituées à Toulon les Forces de Haute Mer (FHM) sous le commandement de l'amiral de Laborde :
-Croiseur de bataille Strasbour hors rang
-1ère Division de croiseurs : croiseurs lourds Algérie Foch et Dupleix
-3ème Division de croiseurs : croiseurs légers Marseillaise et La Galissonnière
-La 3ème escadre légère composée de l'Aigle (navire amiral contre-amiral Jardel) la 3ème Division de Contre-Torpilleurs (Guépard Valmy Cassard) la 7ème DCT (Vautour Albatros et Volta) et la 8ème DCT (L'Indomptable Volta)


Les contre-torpilleurs Volta (au premier plan) et Indomptable à Marseille en 1941


Les sorties à la mer se font de plus en plus rares en raison du manque de combustible, elles se limitent généralement à un séjour aux Salins. Ainsi durant le dernier trimestre 1940, l'Algérie à parcouru 1549 miles.

La première sortie à la mer de l'année 1941 n'à lieu que le 11 février à l'occasion d'une sortie des FHM pour entrainement avec mouillage aux Salins et retour à Toulon le 14. Les sorties suivantes ont lieu du 18 au 20 février puis du 8 au 10 avril avant une dernière sortie avant travaux du 28 au 30 avril.

Le croiseur entre à l'arsenal le 30 avril et il est finalement ne grand carénage du 2 mai à juillet 1941. Il est ainsi en travaux lors de l'affaire de Syrie qui commence le 8 juin et qui cause la mise à six heures d'appareillage des FHM. Le croiseur fait ses essais au point fixe puis en route libre le 10 juin. Il va ensuite aux Salins jusqu'au lendemain avec le Kersaint et en partie avec le Verdun. Lr 15 juillet, avec la fin des combats en Syrie, les FHM repassent à 72h d'appareillage sauf un groupe gardé à six heures.

Les sorties suivantes aux Salins ont lieu du 15 au 19 juillet, du 4 au 9 août, du 8 au 13 septembre puis du 21 au 24 octobre. Du 14 au 19 novembre, il est à Marseille avec le Colbert, le Gerfaut et le Verdun. Le croiseur ne sort pas en décembre, les tubes surchauffeurs des quatre chaudières de 885 mètres cubes sont en mauvais état et il est proposé de les retuber.

L'activité navale de l'Algérie est encore plus réduite en 1942 avec une sortie vers les Salins du 6 au 13 février et une autre le 30 avril. Le même jour, il entre en grand carénage jusqu'au 25 juillet. Les chaudières de 885 mètres cubes sont retubées et la DCA est renforcée.

I l mouille aux Vignettes du 3 au 6 août puis est indisponible du 8 au 24 août pour réparation de la turbine HP tribord centrale. La sortie aux Salins du 24 au 30 août est l'occasion d'écoles à feu de 203 et de 100mm, des exercies ont lieu au retour à Toulon le 1er septembre en particulier avec le croiseur de bataille Strasbourg. La dernière sortie du croiseur à lieu aux Vignettes du 28 septembre au 1er octobre.


Le 7 novembre, sachant que d'importants convois alliés s'apprètent à pénétrer en Méditerranée, un «Régime Danger» est institué pour les forces françaises d'afrique du Nord et les FHM qui sont mises à six heures d'appareillage. Les FHM n'intervienent pas au cours de l'opération «Torch» mais on peut se demander quel aurait été le sort face à la force H (4 cuirassés 3 porte-avions 3 croiseurs et 17 destroyers) d'une flotte sans réel entrainement, sans couverture aérienne, sans radar et sans DCA. Les FHM auraient probablement vécu le même calvaire que la 2ème escadre légère devant Casablanca le 8 novembre.

Le 11 novembre, les allemands envahissent la zone libre mais s'arrêtent aux portes de Toulon qui reste une enclave française. Un appareillage est bien envisagé mais finalement la flotte ne bouge pas jusqu'au 27 novembre quand se déclenche l'opération Lila. L'Algérie est à l'appontement de Milhaud n°4 encadré par le croiseur léger Marseillaise et le croiseur lourd Colbert, les croiseurs ont la proue vers la sortie.


Le croiseur Algérie après son sabordage. Il sera déclaré irrécupérable et sa démolition immédiatement décidée


Le branle-bas est reçu par les FHM à 5h10, à 5h25 les bâtiments reçoivent l'ordre de s'écarter des quais. A 5h35, l'Algérie appelle aux postes d'évacuation, cinq minutes avant que toutes les FHM reçoivent l'ordre de l'amiral FHM «Sabordez la flotte Sabordez la flotte». Après un instant d'hésitation, l'Algérie reçoit par Scott du Strasbourg «Sabordez la flotte». A 6h00 l'équipage évacue le bord et se rassemble sur le terre-plein. A 6h05, le poste OTC est détruit et l'ordre écrit de l'Amiral de Laborde arrive au même moment du Strasbourg. A 6h30, la totalité de l'équipage à évacué.

L'Algérie au moment du noyage des soutes prend 3° de gîte mais se rétablit en touchant le fond. A la suite de l'embrasement des soutes à mazout et des différents foyers allumés dans le poste central et dans le tube des câbles du PC des 203mm, le feu gagne de l'importance, d'énormes flammes sortent de la cheminée. L'incendie est d'une telle importance que le rayonnement thermique enflamme un chaland citerne qui se trouve à proximité de l'Algérie et qui entrainera l'explosion des soutes à munitions du croiseur. L'Algérie brûlera jusqu'au 16 décembre c'est à dire 20 jours.

Entièrement dévasté, le croiseur est classé irréparable. Dans un premier temps, le renflouement n'était pas prévue, la démolition devant se faire sur place mais pour dégager le poste n°4, cette opération délicate auta lieu. Les travaux assurés par le chantier naval Santa Maria de Gênes commencent le 9 avril 1943. les superstructures sont arasées et l'acier récupéré est envoyé en Allemagne. La remise à flot a lieu le 19 août et la coque est conduite aux grands bassins afin de parfaire l'étanchéité puis elle est remorquée au Bregaillon. Malgré les travaux d'étanchéité effectués, elle prend rapidement plusieurs degrés de gîte. La coque retourne donc au bassin jusqu'au 1er janvier 1944. Le bâtiment retourne à Brégaillon à couple du paquebot Orford mais l'étanchéité n'est pas bonne et il s'échoue. Remise à flot, la coque est remorquée aux appontements de Milhaud puis reconduite à Bregaillon. Endommagée par le bombardement américain du 7 mars et elle finit par couler entre l'Orford et les coques de quatre sous marins. La coque de l'Algérie est finalement renflouée en 1949. Condamné sous la dénomination Q54 en juillet 1955, les restes du croiseur sont vendus à la démolition le 21 décembre 1956.

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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Jeu 28 Aoû 2008, 20:55

A bord de l'Algérie

Photo de la maquette du croiseur Algérie au musée de la marine représentant le croiseur dans son état final avant le sabordage : la pergola pour la DCA et les bandes de nationalité sur les tourelles II et III


Coque et construction

La coque de l'Algérie affiche des dimensions respectables : 186.20m hors tout (180m entre perpendiculaires) mais inférieures au duo Tourville/Duquesne (191m) et aux Suffren (194m) mais à la différence de ses six prédecesseurs, elle est unique sans teugue, un pont ras (flush deck). Avec ses 19.724m, sa largeur est cependant semblable à ses prédécesseurs

L'Algérie est le premier navire français où la soudure électrique est utilisée massivement ce qui m'empêche pas le rivetage d'être toujours utilisé en particulier pour la protection (ceinture de 110mm ponts blindés de 80 et 70mm)

Le compartimentage est assuré par seize cloisons tranversales principales s'élevant depuis le fond jusqu'au pont supérieur. Ces cloisons transversales sont sans aucune ouverture de circulation depuis le fond jusqu'au pont principal (plafond des machines et des chaufferies). Dans l'entrepont principal, elles sont percées de portes étanches. Elles concourent à l'épontillage et à la solidité du navire, leurs montants relient les élongis et les hiloires des ponts supérieurs avec les lisses des fonds.

L'épuisement, la ventilation et les autres canalisations sont disposées pour respecter, dans la mesure du possible, l'autonomie des tranches définies par les cloisons principales précitées.

Les tunnels longitudinaux des canalisations électriques ainsi que les tunnels des lignes d'arbes sont formés de tronçons intercostaux et respectent ainsi la continuité des cloisons étanches transversales principales

Pour éviter des bandes dangereuses, il n'y à aucun cloisonnement longitudinal dans la partie centrale du navire, à l'intérieur des cloisons latérales protégées qui limitent les compartiments des machines et des chaufferies.

Le 1er pont est recouvert d'un bordé en bois de 60mm au milieu et de 50mm sur la partie arrière, dans les zones où il se trouve exposé à l'air libre. Ce bordé est toutefois interrompu sur la plage avant,jusqu'au brise-lames et par le travers des tubes lance-torpilles et des postes d'embarquement de mazout.

Du linoléum est appliqué en bande longitudinale dans les chambres, les appartements et les kiosques des passerelles (2mm) les locaux des roues à bras, du cabestan de touage, les postes centraux, le magasin général et ses annexes ainsi que pour la cambuse et son annexe (4mm) les coursives, les passages des entreponts, les ateliers de réparation, le pont-passerelle au dessus des appartements des officiers et les passerelles (6mm)

Le linoléum est remplacé par de la tôle striée vers les forges, le four de la fonderie et les portages des poulies de coupées. Avant la mise en place du linoléum, les ponts sont peints avec une peinture type Bitumastic.

Des lattes striées sont soudées aux ponts sur la plage avant (accès aux écubiers), sur le premier pont, dans les régions non recouvertes par un bordé en bois dans les compartiments des dynamos à vapeur et de diesel, dans les locaux des usines frigorifiques à vivres et à munitions et sur le pont-passerelle.

Des caillebotis en bois ignifugé sont prévus pour les coupées, les salles de bain, les lavabos, les bastingages et les banquettes des passerelles. Les corneaux reçoivent un caillebotis métallique.

Superstructures


La tour avant caractéristique du croiseur Algérie. On peut également remarquer l'affût double de 100mm à tribord et l'hydravion Loire 130 à babord


Tour Avant
La tour avant constitue la plus grande partie des superstructures du croiseur. Elle s'élève sur l'arrière du blockaus à une hauteur de 25m au dessus de la flottaison n°10. La charpente de la tour est constituée par des tôleries continues, au travers des passerelles, depuis le premier pont jusqu'à la plate-forme supérieure, appuyées par des montants en T et entrecroisées par les plates-formes sucessives. Le tube centrale concourt efficacement à l'épontillage de l'ensemble. L'accès aux étages supérieurs de la tour se fait à l'aide d'échelles en duralumin de largeur réduite, disposées sur l'arrière à l'intérieur de la tour. La description qui suit se fait étage par étage de haut en bas.

-La plate-forme de télépointage ou plate-forme supérieure de la tour porte la tourelle de télépointage pour l'artillerie principale, avec un télémètre de 5 mètres et les deux tourelles de télépointage pour l'artillerie antiaérienne, avec chacune un télémètre de 3 mètres. Avec le personnel, la tourelle principale pèse 10.5 tonnes et les tourelles antiaériennes 5.5 tonnes.

Le tube central se divise au-dessus de la passerelle de commande des projecteurs, en trois tubes qui débouchent dans l'axe des trois tourelles. Ces tubes servent au passage des câbles de conduite de tir.
Des écrans horizontaux démontables sont prévus à l'intérieur du tube central, de manière éviter tout appel d'air (danger d'incendie). La plate-forme de télépointage est entourée d'un pavois en duralumin. Un nid de pie est disposé dans l'axe, sur l'avant de la plate-forme supérieure. L'accès à la plate-forme supérieure se fait à l'aide d'une échelle verticale partant de la passerelle La plate-forme supérieure porte sur l'arrière deux vergues en V réservées aux signaux flottants et aux fanaux de bout de vergue.

Le mat de flèche est encastré dans deux colliers fixés, l'un sous la partie arrière de la plate-forme de télépointage, l'autre à hauteur de la plate-forme des projecteurs. Ce mât peut être affalé de manière à dégager entièrement le champ des instruments d'optique des tourelles de télépointage. Dans la position affalée, le mat de flèche vient reposer sur un support disposé à cet effet sur le pont-passerelle.

Le mât de flèche porte une vergue de six mètres pour la tenue de la grande antenne de TSF, un paratonnerre, les feux rouge et blanc de tête de mât et la poterne des feux d'impossibilité de manoeuvre.

-La plate-forme du projecteur avant : Cette plate-forme ne supporte que le projecteur avant de 0.75 mètre sur un encorbellement sur l'avant

-La plate-forme de commande des projecteurs ou plate-forme de l'amiral : La plate-forme ou passerelle de l'amiral était à l'origine appelée «plate-forme de commande des projecteurs» mais elle à été aménagée pour servir d'abri pour l'amiral. En conséquence, les postes de télécommande du projecteur axial arrière de 120 ainsi que les postes de veille ont été reportés sur la passerelle intermédiaire et, à l'inverse, les projecteurs de signalisation qui étaient installés sur la passerelle intermédiaire sont mis en place sur la plate-forme de l'amiral.
L'emménagement intérieur de la tour, à l'étage de plate-forme de l'amiral, comprend un abri de navigation, un PC de transmission réduit, un PC d'opérations réduit et deux répétiteurs de compas gyroscopiques formant les taximètres.

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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Jeu 28 Aoû 2008, 21:03

-La plate-forme du télémètre de navigation : Cette plate-forme se situe au niveau du toit du blockaus. Un télémètre de navigation, à l'extérieur, est placé sur le blockaus. La tour, à ce niveau, renferme le poste de commande des moyens optiques (PSML)

-La plate-forme de navigation et le blockhaus : La passerelle de navigation ou passerelle supérieure porte deux répétiteurs de compas gyroscopiques en abord (formant les taximètres), les feux de route, les casiers à pavillon, deux postes de chef de veille, deux projecteurs de signalisation, quatre prise de courant pour fanal à main à éclat blanc et deux postes extérieurs de manipulation de signaux avec pupitre écritoire.

Sur l'arrière de la passerelle se trouvent deux ailerons de manoeuvre qui permettent de voir le long du bord, ils sont démontés pour le tir des canons de 100mm. Au niveau de la passerelle de navigation, nous trouvons la cabine des cartes et la chambre de veille du commandant, le poste de commande des moyens lumineux, une cabine des cartes pour l'amiral.

L'abri de navigation est disposé sur l'avant du blockhaus. Il renferme un répétiteur de compas gyroscopique sur l'avant et dans l'axe, une table à cartes munie d'un éclairage discret, une tablette rabattable pour le commandant, les commandes à distance des sifflets et un coffre à documents secrets type «D». L'aménagement du blockaus comporte le blockaus de manoeuvre sur l'avant et dans l'ace et une plate-forme surélévée, réservée au commandant sur l'arrière et dans l'axe.

En abord sont disposés sur l'avant les postes secondaires avant de direction de tir (le poste principal n'est autre qe la tourelle de télépointage) et sur l'arrière les postes de lancement de torpilles

-La passerelle intermediaire : La passerelle inférieure appelée passerelle intermédiaire comprend l'abri de navigation réservé à l'amiral sur l'avant, sous l'abri de navigation du commandant avec une vue dégagée sur l'avant au dessus de la tourelle II et, à l'aplomb et au dessous du blockaus, le central opérations, le centra transmissions et le bureau du chiffre. Sur l'arrière du blockaus se trouvent le local des postes TSF avant (local réceptionà une cabine des cartes pour l'amiral et la chambre de veille de ce de dernier

-Le pont-passerelle : Il se trouve à l'aplomb du blockaus et de la tour et comprend le poste de DCA, le poste de télécommande et deux chambres de veille pour officier.

Superstructures arrières


L'Algérie vue de l'arrière avec les tourelles de 203mm III et IV ainsi que la pergola installée en 1941 pour renforcer la DCA. En arrière plan un croiseur de bataille type Strasbourg


Le support des projecteurs arrières supporte les mâts de charge pour les embarcations et les hydravions.

La plate-forme supérieure porte trois projecteurs de 1.20m et les sorties des antennes principales. Les postes de commande des projecteurs sont disposés en dessous, sur une plate-forme spéciale à 11.70m au dessus de la flottaison. Cette plate-forme porte également deux projecteurs de signalisation de 30cm.

Le château d'eau douce arrière est logé à l'intérieur de la charpente du support des projecteurs à hauteur de la plate-forme de commande.

Les manches à air frais des machines débouchent à l'intérieur du support des projecteurs, au dessus du pont passerelle.

Le mât arrière est incliné sur l'arrrière parallèlement à la cheminée. Il prend appui sur le premier pont et est encastré à hauteur du pont passerelle. Il est arc-bouté par deux jambes de force qui prennent appui sur le pont-passerelle, l'ensemble formant un tripode. Le mât arrière porte un paratonnerre , le feu de pointe, deux vergues de 8m et 6 mètres pour la tenue des antennes principales, une corne pour pavillon et feux de position et la ratière. En 1942, le mât arrière sera reporté sur le support des projecteurs et à sa place sera installée une plate-forme de DCA.

La cheminée unique est caracteristique de l'Algérie. Elle mesure 4.760m de long, 3.600 de large et sa section totale est de 14.35m². Elle culmine à 19 mètres au dessus de la flottaison. Elle sera surmontée d'un capot lors des travaux de fin 1939 et début 1940.

Propulsion

Chaudières

L'appareil moteur comporte quatre ensembles de turbines à vapeur, système mixte Rateau ACB (Ateliers et Chantiers de Bretagne) et Brown Boveri, actionnant chacun un propulseur par l'intermédiaire d'engrenages à simple réduction. Les quatres ensembles sont indépendants d'une manière absolue et permanente.

La vapeur est produite par cinq chaudières à petits tubes verticaux à flamme directe avec surchauffe. Une sixième, à tubes verticaux à retour de flamme, est prévue pour le service au mouillage. Les chaudières ont toutes été construites par l'établissement d'Indret et sont réparties entre trois compartiments ou rues de chauffe. La chaufferie avant abrite les chaudières 11 et 12 de 885m². La chaufferie milieu contient les chaudières 21 et 22 de 885m². La chaufferie arrière regroupe la chaudière principale arrière tribord de 1515m² et la chaudière auxiliaire arrière babord de 300m². Les chaudières de 885m² ont cinq brûleurs Penhoët, celle de 1515m² huit et celle de 300m² trois brûleurs Penhoët.

La chaufferie arrière comporte les appareils de réchauffage auxiliaire d'eau d'alimentation, un réchauffeur de mazout, une pompe auxiliaire à mazout pour la chaudière de mouillage et une pompe de transfert à mazout. La chaufferie avant comporte en plus une pompe de transfert à mazout.

Turbines

Chacun des ensembles est constitué par une turbine HP (Haute Pression) , une turbine MP (Moyenne Pression) et une turbine BP (Basse Pression), travaillant en série et attaquant par l'intermédiaire d'un engrenage à simple réduction, l'arbre d'hélice correspondant. Une turbine de marche AR est incorporée dans le bâti d'échappement de chaque turbine BP. Les six turbines dévellopent une puissance totale comprise entre 84 et 96000 ch et entrainent quatres hélices tripales.

Performances

Vitesse maximale : 31 noeuds

Distance Franchissable : 8700 miles nautiques à 15 noeuds.

Protection

La protection de l'Algérie comporte une protection verticale des soutes et de l'appareil propulsif, une protection horizontale des soutes et de l'appareil propulsif, une protection spéciale des soutes et de l'appareil propulsif contre les explosions sous-marines, la protection de l'appareil à gouverner et la protection du blockaus et de l'artillerie. Elle est marquée par le retour de la solution de la cuirasse extérieure.

La protection verticale : Une cuirasse de 110mm d'épaisseur en acier spécial à 80kg du couple 60 au couple 144 sur une hauteur variant de 3.76m à 4.45m, depuis le pont principal jusqu'à un mètre au-dessus de la 10ème horizontale. Elle protège l'appareil propulsif, les postes centraux, le compartiment des dynamos avant et les soutes à munitions avant. Cette cuirasse se prolonge sur une hauteur totale réduite à 2.45m au droit des soutes à munitions arrières du couple 39 au couple 60. Cette protection est complétée par des traverses de 70mm d'épaisseur, en acier de même nuance, aux couples 39,60 et 144. Les cloisons 39 et 144 sont renforcées à 20mm avec de l'acier à 80kg.

Sur toute la longueur de l'appareil propulsif, la protection verticale est complétée par un pare-éclats de 40mm, constitué par la partie supérieure de la cloison pare-torpilles à 5.65m de l'axe du bâtiment (acier à 60kg). Une cloison pare-éclats de 20mm en acier à 80kg, limite en abord des compartiments des soutes à munitions, entre la plate-forme de cale et le plafond des soutes et les postes centraux.

Les conduits de fumée sont protegées sur toutes la hauteur de l'entrepont principal par des pare-éclats longitudinaux et tranversaux de 26mm. Les tambours de descente aux machines, aux chaufferies, aux postes centraux et aux dynamos sont renforcées à 20mm. Ces divers pare-éclats sont constitués par des tôles en acier spécial à 50kg.

La protection horizontale : Du couple 60 au couple 144, le pont principal est renforcé de manière à protéger l'appareil propulsif, les postes centraux et les compartiments des dynamos avant. Les ouvertures découpées dans les ponts blindés par les conduits de fumées, les manches à air et les descentes sont protégées par des grilles fixes ou mobiles en acier spécial de 120mm de hauteur. Les trous d'hommes et panneaux d'accès aux soutes sont munis au combat de tapes blindées.

La protection de l'appareil à gouverner : L'appareil à gouverner est protégé par des plaques en acier spécial à 80kg.

La protection des tourelles et du blockaus : Les tourelles et le blockaus sont protégés par des plaques en acier spécial à 80kg d'une épaisseur variant entre la face avant (100mm), 70mm pour les faces latérales, de 50 à 85mm pour les faces arrières, 70mm pour le plafond, 50mm pour le plancher, 100mm pour le surbau, 70mm pour l'assise et 30mm pour les pare-éclats horizontaux.

La protection du blockaus est de 100mm pour les murailles, 70mm pour le plafond et 50mm pour le tube central. Les barreaux des grilles blindées sont exécutés en acier moulé spécial, de manière à présenter une résistance au choc aussi élevée que possible. Aucune tolérance n'à été admise pour les épaisseurs des blindages.

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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Jeu 28 Aoû 2008, 21:11

Armement

Artillerie Principale : Les sept croiseurs de 10000 tonnes construits en France sont équipés des mêmes canons à savoie huit canons de 203mm de 50 calibres modèle 1924 en quatre tourelles doubles. Ces tourelles baptisés sur l'Algérie Alger Oran Constantine et Kara Mustapha (un militaire ottoman du 17ème siècle) pèsent 900 tonnes au total et affichent un angle de battage de 135° sur chaque bord.

Les canons affichent une longueur totale de 10.50m dont 10.150 pour le tube, pouvant pointer de -5° à +45° et envoyer 4 obus par minute à une distance de 31400m (élevation maximale) réduite à 28000 à 30°. Différents modèles d'obus ont été utilisés comme l'obus de rupture (OPI) dont le premier modèle pèse 123.1kg et affiche une vitesse initiale de 850m/s. Les premiers obus explosifs (OEA) pèsent 123.82kg. Ultérieurement, un second modèle d'obus de rupture pésera 119.07kg et l'obus explosif 119.72kg. L'obus de rupture modèle 1936 pèse 134kg. La vie moyenne d'un tube est estimée à 600 coups.

Au 27 février 1941, les tubes de 203mm ont tiré entre 142 à 171 coups.

Artillerie secondaire : C'est la plus puissante de tous les croiseurs français puisqu'elle dispose de 12 canons de 100mm modèle 1930 montés en six affûts doubles modèle 1931, trois à tribord et trois à babord. Les autres croiseurs de 10000 tonnes n'ont que 8 canons de 75mm antiaériens (Duquesne Tourville Suffren) ou de 90mm en afffûts simples (Colbert Foch) ou doubles Dupleix).

Ce canon créé pour l'Algérie équipe aussi le cuirassé Lorraine lors de sa refonte de 1934/35 avec quatre affûts doubles mais ces derniers sont démontés du cuirassé pour être installés sur le Richelieu début 1940 en raison de la difficulté pour mettre au point le canon de 152mm polyvalent.

Le canon affiche une longueur de 45 calibres, pointant de -10° à +80° et pouvant tirer dix obus de 21 à 24kg par minute à une distance de 15000m et un plafond en tir antiaérien de 10000m.

Au 27 février 1941, les tubes de 100mm de l'Algérie ont tiré de 462 à 631 coups.

Artillerie légère

-Canons de 37mm : L'Algérie doit recevoir des canons de 37mm modèle 1935. Ils ne sont pas prêts lors de l'achèvement du croiseur (il ne sera d'ailleurs jamais prêt, le prototype était testé à bord de l'aviso Amiens en 1940) et sont remplacés par des canons de 37mm modèle 1925. A l'origine, les quatre 37mm CAS (Contre Avions Simple) modèle 1925 sont positionnés deux sur la plage avant et deux sur la plage arrière. En 1939/1940, les quatre canons modèle 1925 sont remplacés par des canons modèle 1933. La seule différence entre les deux modèles concernent les canons et les mécanismes.

Les canons de 37mm de 50 calibres pointant de -15° à +80° tirent des obus de 0.725kg à une cadence de 20 coups (30 pour le modèle 33) par minute à une distance de 5000m.

-Mitrailleuses Hotchkiss de 13.2mm modèle 1929 : L'Algérie dispose de quatre affûts quadruples (CAQ Contre Avions Quadruples) modèle 1929.

La mitrailleuse à refroidissement par air à un canon de 76 calibres tirant des cartouches de 122 grammes en bandes chargeurs de 30 coups à une cadence de 700 coups/minute à une portée de 6500m (pratique :2500m) et un plafond pratique de 1500m

-Mitrailleuses Browning : En 1941, l'Algérie reçoit quatre mitrailleuses Browning de calibre 12.7 modifiées en calibre 13.2 par FN Herstal.

Torpilles : L'Algérie dispose de deux affûts triples orientables modèle 1929T pour des torpilles de 550mm type 1923D. Le croiseur dispose de 6 en position de tir et trois en réserve. Les torpilles 1923D affiche les dimensions suivantes : 8.60m de long, un poids de 2100kg et les performances suivantes : vitesse comprise entre 29 et 35 noeuds pour une portée de 15 à 20000m.

La conduite de tir : La conduite de tir de l'artillerie comprend les élements suivants :
-une tourelle de télépointage avec télécommande boulonnée sur la plate-forme supérieure de la tour-donjon et équipée d'un télémètre à coïncidence de 5mètres et d'un télémètre stéréoscopique de 3mètres.
-un poste de calcul placé dans les fonds
-des appareils de conduite de tir placés dans le blockaus de tir et de manoeuvre
-un réseau de veille optique
-un télémètre de navigation de 3 mètres placé sur le toit du blockaus
-Trois postes de télémétrie pour la tourelle II (un télémètre C de 5mètres SOM) pour la tourelle III (télémètre S de 5mètres OPL) et pour la tourelle IV (un télémètre C de 5mètres SOM)
Le capot tournant des télémètres permet d'orienter le télémètre de 13° par rapport à la tourelle.

La conduite de tir de l'artillerie de 100mmAA comprend deux télépointeurs CA situés dans les angles arrière de la plate-forme supérieure de la tour-donjon et disposant chacun d'un télémètre S de 3 mètres, deux postes de calcul placés dans le blockaus, un poste central de télécommande, les réseaux de transmissions des données, les réseaux de télécommande de circulaire, élevation et évents.

L'artillerie légère dispose de quatre télémètre de 1m, deux pour les canons de 37 et deux pour les mitrailleuses de 13.2mm

Installations Aéronautiques et Aviation Embarquée


Le Gourdou Lesseure GL 812Hy au décollage


Le croiseur Algérie est équipé d'une catapulte orientable à air comprimé pour le lancement d'hydravions de 3 tonnes à 98km/h. Contrairement à ce qui est parfois écrit, l'Algérie ne dispose que d'une catapulte placée entre la cheminée et la tour à projecteur, à babord. Un emplacement de repos pour hydravion occupe le spardeck à tribord milieu et la présence d'un appareil à cet endroit peut faire croire à l'existence d'une seconde catapulte. Entre août 1936 et février 1937, la catapulte est transformée pour lancer des hydravions de 3500kg à 102 km/h. La manutention des hydravions se fait avec un mât de charge électrique.

L'Algérie peut embarquer deux hydravions catapultables, leur mission principale étant l'exploration et le réglage de tir.

Le premier appareil embarqué est le Gourdou Leseurre GL 812Hy. Il est issu du Gourdou Leseurre GL810 Hy, un hydravion catapultable d'observation et de reconnaissance. Le prototype baptisé Gordou Lesseure L2 fait son premier vol fin 1926. Il est suivi de six L3 puis par une série dont les premiers exemplaires sont commandés fin 1929. 86 hydravions sont construits sous les désignations GL810, 811, 812 et 813.

Les 811 et 812 sont à ailes repliables, le 813 à double commande. Des transformations ont également eut lieu. Ces hydravions sont embarqués sur les croiseurs et les bâtiments de ligne jusqu'en 1940, remplacés à partir de 1938 par des Loire 130. Les Gourdou servent également à bord du Commandant Teste (7S2) et dans des unités basées à terre (3S1, 3S3)

Caractéristiques Techniques : Envergure : 16m Longueur : 10.49m Hauteur : 3.86m
Poids à vide : 1690kg Poids maximal : 2460kg Moteur : un gnome Rhône 9 Ady Jupiter 9 cylindres en étoile de 420ch
Vitesse maximale : 200 km/h Distance Franchissable : 560 km Autonomie : 4 à 5 heures
Armement : Une mitrailleuse Vickers 7.7mm en chasse (rarement montée) Deux mitrailleuses de 7.7mm sur affût double mobile 2 bombes G2 de 75kg.
Equipage : 3 hommes.


Le Loire 130 successeur du Gordou Lesseure GL 812


Le remplacement des Gourdou-Lesseure est l'objet d'un marché de 1933. Le vainqueur est le Loire 130 qui effectue son premier vol le 19 novembre 1934. 94 exemplaires ont été livrés à la marine en juin 1940 et la production totalisera 124 exemplaires dont 12 pour l'Armée de l'Air en Indochine et 20 exemplaires construits en 1942. Le Loire 130 à été en service de 1938 à 1951. Deux variantes ont été en service, le type M (Métropolitain) et le type C (Colonial) qui se différenciait par un système de refroidissement plus important.

Caracteristiques Techniques : Envergure : 16m Longueur : 11.30m Hauteur : 3.85m
Poids à vide : 2050 kg Poids en charge : 3500kg Poids maximal : 3475kg
Moteur Hispano Suiza 12 Xbrs 12 cylindres refroidi par liquide de 720ch
Vitesse maximale : 225 km/h Vitesse de croisière : 160 km/h Autonomie : 800km
Armement : emplacement pour deux mitrailleuses de 7.5mm sur affût flexible (1AV et 1AR)
2 bombes de 75kg ou charges ASM

Entre 1934 et 1942, les hydravions embarqués Gourdou et Loire 130 sont peints en gris bleu foncé pour les surfaces supérieures et gris bleu clair pour les surfaces inférieures. Les surfaces «humides» sont recouvertes d'un enduit lanoliné ou bitumeux noir. Les cocardes avec ou sans ancre sont portées sur l'intrados et l'extrados de la voilure. Les dérives et les gouvernes de profondeur sont tricolores. La dérive porte l'indication du type, du numéro de série.......selon la mode de l'époque. Le code de groupement est blanc ou noir sur les flancs du fuselage. L'insigne du bâtiment est porté sur le fuselage des Gordou et le nez des Loire jusqu'en mars 1940. Une cocarde est ajoutée sur les flancs du fuselage en février 1940. Les insignes et les codes sont effacés deux mois plus tard, remplacés par les deux derniers caractères du code, le code complet est de nouveau peint sur les flancs du fuselage en 1941. A partir du 9 juillet 1940, une bande blanche est peinte le long du fuselage, de part et d'autre de la cocarde. Les bandes rouges et jaunes sont appliquées sur les empennages à partir du 24 juin 1940 et subsistent jusqu'au sabordage.

Approvisionements

Mazout : 600 tonnes Essence embarcations : 1420 tonnes Essence d'aviation : 2840 tonnes
Huile en circuit : 16400 tonnes Huile en réserve : 18867 tonnes
Eau douce de lavage : 59680 tonnes (4 litres par jour pour 746 hommes sur une durée de 20 jours)
Eau de boisson : 14920 tonnes (1 litres par jour pour 746 hommes sur une durée de 20 jours)
Vivres pour 30 jours : 59039 tonnes Vin : 15 tonnes

Drôme d'embarcation


L'Algérie embarque une drome d'embarcation importante, avant la guerre, les bâtiments sont nombreux, les places à quai sont limitées et les navires, notamment les grosses unités sont le plus souvent au mouillage sur rade. Chaque liaison avec la terre ou les autres unités se font avec les embarcations du bord d'où leur importance.

L'Algérie embarque une vedette amiral, une chaloupe à moteur de 11.50m, deux vedettes de service de 10.50m, une vedette de 9m pour officiers, une chaloupe à rames de 11.50m, un canot de 10m (posé sur la chaloupe) deux baleinières de 8.50m, deux vedettes de 7m, deux youyous de 5m et deux plates de 3.50m.

Toutes les embarcations sauf les deux baleinières sont placées sur le spardeck. Les deux baleinières sont montées sous bossoir portemanteaux de chaque bord à hauteur de la cheminée.

Equipage

L'Algérie à été bâtiment-amiral pendant toute la durée de son service actif, les logements sont, pour le plus grand nombre, installés sur le pont principal.

Les officiers sont logés à l'arrière. Les postes des officiers mariniers sont à l'avant, les second-maitres mécaniciens sous la plage avant et les maîtres de pont entre le cabestan et les tourelles de 203.

Les postes d'équipages sont situés entre les tourelles de 203 de l'avant et de l'arrière, sur les bords. Les sept postes de tribord logent de 34 à 72 hommes et les six postes babord de 30 à 82 hommes.

Avec un officier général embarqué, 34 officiers sont à bord dont dix officiers supérieurs, 17 subalternes et six enseignes de vaisseau de 2ème classe.

Les 126 officiers mariniers se répartissent entre deux maitres principaux, deux premiers maitres mécaniciens et douze de pont, dix maitres mécaniciens et 18 de pont, 28 secondes-maitres mécaniciens et 54 de pont.

L'équipage totalise 580 quartiers-maitres et matelots. Il faut y ajouter six agents civils. L'armement total du bâtiment est de 746 hommes comme navire-amiral.

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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Jeu 28 Aoû 2008, 22:43

Très bon exposé (enfin je connaisais déjà très bien le navire mais il est tellement beau. Carrière trop courte hélas).
Par contre tu aurais pu mettre mes profils pour illustrer ton texte Mr. Green
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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Jeu 28 Aoû 2008, 23:42

Merci Hercule. J'y ai même pas pensé en postant l'article Mr. Green

Un magnifique croiseur qui aurait effectivement mérité une autre carrière. Dans FTL l'Algérie coule le Prinz Eugen et le Bismarck en compagnie du Richelieu un beau combat

Pour la suite je vais soit reprendre la marine slavienne soit faire les porte-avions Midway

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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Ven 29 Aoû 2008, 08:17

Super exposé sur un très beau navire que je connaissais fort mal jusqu'à maintenant

Pour la suite, entre les Midway et la MRS, tu pourrais nous faire quelque chose sur les sous-marins classiques post-guerre froide (Daphnée, Narval, Sjörmen, Vastergotland, Type 209, Type 212, etc)
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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Ven 29 Aoû 2008, 10:02

Impressionnant!cheers
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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Ven 29 Aoû 2008, 11:10

Eagle_Eye a écrit:
Super exposé sur un très beau navire que je connaissais fort mal jusqu'à maintenant

Pour la suite, entre les Midway et la MRS, tu pourrais nous faire quelque chose sur les sous-marins classiques post-guerre froide (Daphnée, Narval, Sjörmen, Vastergotland, Type 209, Type 212, etc)

Merci Eagle eye. J'y pense pour les sous marins mais je suis moins attiré par les sous marins mais probable que je vais m'y mettre

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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Dim 19 Sep 2010, 09:57

Au cours du bombardement du 14 juin 1940, par les croiseurs Algerie et Foch des cotes italiennes, le vieux torpilleur italien Calafatini aux ordres du lieutenant de vaisseau Giuseppe Brignole, fera 4 lancement de torpilles contre les croiseurs qui eviteront les torpilles.
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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Mer 18 Mai 2011, 09:14



De sacré navire ces croisseurs de la classe Algérie , dommage qu'il n'existe pas en maquette , du moins à ma connaissance

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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Mer 18 Mai 2011, 10:20

Il me semble qu'il y à une maquette au musée de la marine, je crois que j'ai mis des photos dans l'article

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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Mer 18 Mai 2011, 10:34



Oui au musée de la marine il y a une maquette mais je voulais dire une maquette en plastique à l'échelle 1/400 ou 1/350 ou autre

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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Mer 18 Mai 2011, 11:52

bonjour
je ne découvre qu'aujourd'hui cet excellent article. j'ai encore beaucoup à découvrir sur ce forum, il me semble…
une petite "critique": reste-t'il quelque chose à dire concernant ce navire ?
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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Mer 18 Mai 2011, 12:12

warburton a écrit:
bonjour
une petite "critique": reste-t'il quelque chose à dire concernant ce navire ?

Oui, il reste beaucoup à dire sur ce navire
Quid de l'avis de l'équipage sur ce navire ?

- Son rayon de giration était t'il bien, correct ou médiocre ?
- Par grand vent ou tempête, comment se comportait le navire ? (tenguage ?, ect...).
- Les postes d'équipages étaient-ils suffisants, confortables, pas trop exigus ?
- Lors des tirs de 203mm, comment se comportait la coque (était elle assez solidement construit ou souffrit elle des mêmes défaut (coque trop fragile) du Emile Bertin ?).
- La cadence de tirs (cps/minute) et la portée des 203 et 100 paraissaient elles suffisantes aux yeux des militaires ?
- Les machines, donnaient elles pleinement satisfactions ?
- L'autonomie semblait elle suffisante ?
- En petite ou grande vitesse, le navire était-il facilement manœuvrable ou pas ?
- Avait-il des problèmes de "poids dans les hauts" ?

Ya t'il des "comptes rendus" des capitaines de ce navire, ect ?
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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Mer 18 Mai 2011, 12:38

bonjour
oups… désolé, je faisais du "second degré"; ayant été très intéressé par cet article. je suis bien conscient qu'il reste beaucoup à dire de ce navire, mais je pense que cela nécessiterait un livre lui étant entièrement consacré.
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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Mer 18 Mai 2011, 14:03

premier grand navire de la Marine construit en faisant appel majoritairement à la soudure même si le cuirassement est riveté
Les qualités nautiques faute de teuge (sa suppression permet de gagner 80 tonnes) sont inférieures à celles des 10 000 TW précédents dans les mers fortes, néanmoins le bâtiment ne semble pas avoir particulièrement souffert de la comparaison avec ses prédécesseurs sur ce plan, il est réputé très marin.

utilisation de la vapeur surchauffée permet une baisse drastique du poids de l'appareil propulsif à 1335 t contre 1763 au Dupleix l'Algérie emporte en "normal" 750 t de mazout contre 600 à ses 2 précédents.
A 20 noeuds le bâtiment consomme 8.8 tonnes/h ... à 32 noeuds on passe à plus de 52 tonnes! mais le rayon d'action en croisière passe de 5300 milles à 15 npeuds pour le Foch à 8700 milles pour l'Algérie

La protection de la coque passe de 368 t sur le Duquesne à 1720 tonnes grâce aux diverses économies de masse réalisées sur la construction et la propulsion (poids et disposition)

l'artillerie de 203 mm tire 4 cps à la minute ce qui est > aux productions japonaises (2/3) et légèrement < aux brits données pour 5

l'artillerie secondaire assez proche de celle du Richelieu avait très bonne réputation notamment en matière de fiabilité mais son système de télécommande électrique ne donna pas satisfaction. Les système de visée Alaire conçus dans les années 30 sont pensés pour combattre des avions volant à 250 km/h (conforme aux perfs de l'époque...)
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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Mer 18 Mai 2011, 14:16

bonjour
amiral, avez-vous publié des livres et/ou articles; je serais curieux de vous lire.
en ce qui concerne les 203 britanniques, et si j'en crois certains auteurs (grand-bretons), ils ne semblaient pas particulièrement fiables.
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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Mer 18 Mai 2011, 16:25

A priori ils furent longs à mettre au point mais donnèrent ensuite satisfaction

en 1926 le Kent exécuta une série de tirs avec une bordée de l’artillerie principale toutes les 11,6 sec ...
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MessageSujet: Re: FRANCE CROISEUR LOURD ALGERIE   Mer 18 Mai 2011, 16:45

bonjour
si je me souviens bien, l'amiral Vian (dans "Action immédiate") semble ne pas trop les apprécier.
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