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 FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE

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MessageSujet: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Lun 11 Aoû 2008, 17:07

CUIRASSES CLASSE BRETAGNE
(FRANCE)


Le cuirassé Provence sister-ship du Bretagne dans sa configuration d'origine

Introduction

Dès que l'homme à pu aller sur l'eau, il s'y est battu et pendant des siècles, des millénaires, il s'y est battu de la même façon : sur des embarcations généralement chétives, en bois, la décision se faisait par l'abordage voir par l'utilisation d'armes de jets pour tuer l'équipage du navire adverse. Les romains, plus à l'aise sur terre que sur mer, utilisaient ainsi la tactique suivante : ils abordaient le navire ennemi avec leur éperon et une fois les deux navires solidaires, ils projetaient une passerelle appelée Corbeau qui permettaient aux légionnaires de terminer le combat au corps à corps.

Tout changea avec l'apparition de la poudre à canon. Cette force nouvelle permettait de projeter des projectiles à une distance bien plus grande ce qui permettait de battre l'ennemi à distance. Cette apparition boulversa la construction et les tactiques navales, la construction puisque cela sonna le glas (sauf cas particuliers) des galères au profit de navires de combat bien plus gros et bien plus puissants, armés d'un nombre croissant de canons. La tactique puisque l'abordage devenait impossible, remplacé par un duel à distance entre lignes de navires (d'où l'appellation parfois donnée aux cuirassés de navires de ligne).

Commença alors une véritable course entre le boulet et la cuirasse. Des boulets de plus en plus lourds face à des «cuirasses» de plus en plus épaisses, cuirasses qui restèrent longtemps en bois faute de mieux.

La révolution industrielle changea tout ça et à partir du 19ème siècle le duel fût un peu moins déséquilibré. L'apparition de la métallurgie et les progrès constants permettaient aux navires de mieux résister aux projectiles qui eux aussi évoluaient, les simples boulets furent bientôt remplis d'explosifs avant qu'ils ne cèdent la place aux obus tels que nous les conaissont aujourd'hui.

Le bois devint bientôt insuffisant pour protéger le navire et l'acier fit progressivement son apparition et dans ce domaine la France sous l'impulsion d'un ingénieur génial Dupuy de Lôme joua un rôle majeur, mettant en service la première frégate cuirassée baptisée Gloire. En apparence, il s'agissait d'un voilier comparable à ceux du siècle passé mais il était équipé sous sa coque en bois d'une ceinture cuirassée.

La Gloire constituait déjà une innovation mais une innovation en voie de péremption car de l'autre côté de l'Océan Atlantique, le futur du combat naval pointait le bout de son nez avec le duel les 8 et 9 mars 1962 entre le USS Monitor et le CS MerrimacSk, navires entièrement en fer et qui constrastaient singulièrement avec les navires en service en Europe qui gardaient l'élégance des navires de Suffren, Duquesne, De Ruyter ou Nelson.

La France qui à quasiment créé le cuirassé va cependant quasiment lui tourner le dos avec les théories de la Jeune Ecole qui allaient provoquer un retard quasi-définitif à la flotte de cuirassés français

La France et les cuirassés : je t'aime moi non plus

Tout commence avec le Second Empire. Napoléon III à la différence de son oncle se préoccupe réellement de posséder une puissante marine de guerre (qui permettront les premières explorations coloniales en Afrique et surtout en Asie du Sud-Est avec le début de la conquête de l'Indochine). Cette préoccupation est mise en musique par Dupuy de Lôme qui permet à la France de posséder la deuxième marine du monde derrière la Grande Bretagne.

En cas de conflit avec Londres, la marine française aurait sûrement été capable de faire mieux que se défendre. Malheureusement, la guerre ne vint pas de l'autre côté du Channel mais de l'autre côté du Rhin. La guerre de 1870 réduisit à peu de chose l'apport de la marine au conflit mis à part le blocus des côtes allemandes. Un corps expeditionnaire à bien été mis sur pied pour un débarquement sur les côtes allemandes mais les désastre de Metz et de Sedan rendirent caduque cette opération.

La défaite fût un tel traumatisme que l'on cherchait des coupables et la marine de part son apport réduit à la guerre faisait figure de coupable idéal, on lui reprocha son inaction et on dénigra le cuirassé vu comme un vestige, un monstre préhistorique, inutile et couteux qui était condamné par des politiciens, des journalistes et des marins regroupés au sein de la «Jeune Ecole» qui ne juraient que par le sous-marin, le torpilleur et le croiseur.

Une obssession de la légèreté apparu et si on continua à construire des cuirassés, ces derniers étaient bien plus petits que leurs homologues étrangers. Sous l'influence de la Jeune Ecole et de son plus illustre représentant, l'Amiral Aube qui devint ministre de la Marine en janvier 1886, les cuirassés français restèrent figés pendant près de 20 ans à un tonnage voisin de 11000 tonnes. Des constructions furent annulés et d'autres ralenties le plus possible, certains navires restant près de dix ans sur cale. L'influence néfaste de la Jeune Ecole entraina également la construction de garde-côtes cuirassés de 6 à 8000 tonnes, à la valeur militaire douteuse et d'une tenue à la mer qui leur interdisait d'accompagner la flotte.

Pour ne rien arranger, l'image des cuirassés étant devenue négative à cause du progrès technologique. Celui-ci était tellement rapide que les navires construits étaient périmés dès leur lancement. Inutile de vous dire que cet argument n'était pas le dernier utilisé par les théoriciens de la Jeune Ecole.


Le Charles Martel un des cuirassés de la "flotte d'échantillon"

En 1890, la France décida de construire quatre nouveaux cuirassés de 13000 tonnes, un tonnage à peine comparable aux cuirassés étrangers contemporains mais cela était manifestement trop puisque le projet fût bientôt réduit à 11000 tonnes et le calibre principal réduit de 340 à 305mm. Cinq projets furent proposés mais comme on ne ne voulait mécontenter personne, on en sélectionna trois avant de décider la construction d'un cinquième cuirassé sur un plan encore différent.

Ces cinq cuirassés tous différents, bien que répondant au même programme, formeront avec le Brennus entré en service à la même époque «la flotte d'échantillons». Ces navires aux superstructures massives étaient assez instables en mer à tel point qu'Emile Bertin les qualifia de «chavirables». La destruction du Bouvet dans le détroit des Dardanelles le 18 mars qui chavira en moins d'une minute après avoir heurté une mine turque lui donna malheureusement raison.

A la suite de cette flotte d'échantillons, un nouveau programme de cuirassés est lancé sous la direction de l'ingénieur Jules Thibaudier. Contrairement au programme de 1890, celui de 1892 est composé de trois navires (Charlemagne Saint Louis et Gaulois) construit sur le même plan même si il existait des différences au niveau de l'artillerie secondaire. Autre différence avec le programme précédent, ces navires sont construits très rapidement puisqu'il sont mis en service environ quatre ans après leur mise sur cale. À ces navires succèdent des dérivés, les Iena et Suffren avant le lancement d'un nouveau programme de construction en 1900. Ce programme est le premier à s'affranchir de l'influence permitieuse de la Jeune Ecole. Les nouveaux cuirassés de classe Patrie (République et Patrie) déplaçaient en effet 15000 tonnes. Ils sont suivis deux ans plus tard par les cuirassés Liberté, Justice, Vérité et Démocratie qui reprennent la même coque mais dont l'armement secondaire se compose de canons de 194 à la place des 164mm.

En août 1905, le ministre Gaston Thomson qui avait succédé à Camille Pelletan (ce dernier avait été surnomé «Le naufrageur de la marine» ) déposa un projet de budget prévoyant la construction de trois cuirassés de 18000 tonnes donnant naissance aux Danton qui comme leurs prédecesseurs étaient équipés d'une artillerie principale composée de deux calibres (305mm et 240mm) ce qui rendit les Danton Mirabeau Voltaire Vergniaud Diderot et Condorcet obsolètes ou du moins périmés à la mise en service du Dreadnought anglais en 1908.


Le Danton en 1911. Le dernier pré-dreadnought français

Les Courbet : premiers dreadnought français.

La génération suivante de cuirassés français est envisagée dès 1910 quand les caracteristiques du Dreadnought anglais sont connues en France en particulier l'unicité de leur batterie principale (10 canons de 305mm). Ces nouveaux navires sont cependant plus petits que leurs homologues étrangers avec une coque de 165mm de long en raison de la longueur des bassins. Le déplacement est pourtant plus que respectable : 23500 tonnes. Ces navires sont construits une fois n'est pas coutume très rapidement en particulier à cause du fait que la Section Technique avait étudié les plans en détails ce qui évita les hésitations des constructions passées. La Classe Courbet (Courbet, Jean Bart France et Paris) sont mis sur cale en 1910 (deux premiers) et 1911 (deux derniers), lancés en 1911 et 1912 et mis en service en novembre 1913 et août 1914. Le remplacement urgent des cuirassés Carnot, Charles Martel Patrie/Liberté conduit au dévellopement d'une nouvelle classe de dreadnought, la classe Bretagne.


Le cuirassé Courbet à la mer.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Lun 11 Aoû 2008, 17:18

Historique

En 1912, une loi-programme fixait la composition de la flotte française à 28 cuirassés d'escadre. En comptant les 11 cuirassés de 15000 et de 18000 tonnes en service ainsi que les Courbet en construction, il fallait construire 13 nouvelles unités dont trois en 1912, 2 en 1913, 2 en 1914..... .
Compte-tenu de la taille réduite des bassins français, les ingénieurs n'eurent d'autre choix que de reprendre la coque des Courbet, l'armement était cependant plus puissant, 10 canons de 340 à la place des 12 canons de 305mm.

-Le cuirassé Bretagne est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 1er juillet 1912, lancé le 21 avril 1913 et admis au service actif en septembre 1915. Affecté à l'Armée Navale en Méditerranée, il participe au blocus de la flotte austro-hongroise depuis la base de Corfou, occupée par les français sans l'autorisation du gouvernement grec le 8 janvier 1916. les cuirassés austro-hongrois restant dans leurs ports, le Bretagne se contente de patrouilles en Adriatique et de trajets vers Salonique ou les ports français de Brest et de Toulon.

Le 1er septembre 1916; le Bretagne participe avec 22 autres navires à une démonstration de force devant Le Pirée pour impressioner le roi de Grèce considéré comme pro-allemand. Comme cela ne suffit pas, le 1er décembre, le Bretagne et ses sister-ship couvrent le débarquement de 2500 hommes qui s'emparent de la capitale à l'issue de combats de rue ayant fait 60 morts et 150 blessés. Les cuirassés ouvrent même le feu avec leur artillerie lourde.

Il subit une première refonte en 1921 pour augmenter la portée de ses canons avant d'être modernisé en profondeur entre 1927 et 1930 où une partie des chaudières à charbon sont remplacées par des chaudières à mazout. La refonte majeure à cependant lieu entre 1932 et 1935, les superstructures sont modifiées, la conduite de tir modernisée, la protection du casemate et du réduit central est grandement renforcé, les canons de 340mm d'origine sont remplacés par des pièces neuves et l'armement antiaérien considérablement renforcé, 8 canons de 75mm remplaçant une partie des canons de 138mm en casemate , 12 mitrailleuses de 13mm antiaériennes sont également embarquées tandis que les tubes lance-torpilles submersibles sont supprimés.

Affecté à l'Escadre de l'Atlantique après sa refonte, le Bretagne rejoignit en juin 1940 la base de Mers el Kebir. Il s'y trouvait encore le 3 juillet 1940 quand les anglais déclenchèrent l'opération Catapult pour neutraliser la flotte française et eviter qu'elle ne tombe entre les mains des allemands.
Après un ultimatum rejeté par l'Amiral Gensoul, la flotte britannique ouvre le feu peu avant 17h. Les navires français bloqués dans la rade doivent appareiller en catastrophe mais si le Strasbourg parvient à filer vers Toulon les autres cuirassés ne le peuvent : le Dunkerque est touché par quatre obus de 380mm, le Provence qui avait appareillé en premier est touché sous la flottaison et doit s'échouer. Le cas le plus dramatique est celui du Bretagne qui touchée à 16h59 s'embrase avant de chavirer à 17h07 entrainant 977 hommes d'équipage dans la mort. Le cuirassé est demantelé sur place en 1952.


16h59 : le cuirassé Bretagne est touché. Huit minutes plus tard, il va chavirer entrainant 977 marins dans la mort


-Le Provence est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient le 1er mai 1912, lancé le 20 avril 1913 et admis au service actif en juin 1915. Comme ses deux autres sister-ship, il est affecté à la Méditerranée où il assure le blocus de la flotte austro-hongroise et des démonstrations de force au large de la Grèce.
En juin 1919, des mutineries ont lieu à son bord alors qu'il est à Toulon, mutineries influencées par ce qui s'est passé en Mer Noire et la révolution bolchévique.

En 1919-1920, le navire subit une première remise à niveau avec en particulier l'augmentation de la portée des canons qui passe de 18-20000 mètres à 25000 mètres avant de troquer une partie des chaudières à charbon par des chaudières chauffant au mazout à la fin des années vingt.

La vraie remise à niveau à cependant lieu à l'Arsenal de Brest de 1932 à 1935 : les superstructures sont modifiées, la conduite de tir modernisée, la protection du casemate et du réduit central est grandement renforcé, les canons de 340mm d'origine sont remplacés par des pièces neuves et l'armement antiaérien considérablement renforcé, 8 canons de 75mm remplaçant une partie des canons de 138mm en casemate , 12 mitrailleuses de 13mm antiaériennes sont également embarquées tandis que les tubes lance-torpilles submersibles sont supprimés.


Le cuirassé Provence à la mer. La photo date d'après 1935 car quatre casemates latéraux ont été obturés pour permettre l'installation de canons de 75mm antiaériens


Integrée à l'Escadre de l'Atlantique au déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale, il gagna Mers El Kebir à l'armistice et s'y trouvait encore quand les anglais déclenchèrent l'opération Catapult le 3 juillet 1940. Ouvrant le feu peu avant 17h, ils subirent une riposte des navires français, le Provence fut apparement le premier navire français à ouvrir le feu, à peine une minute trente après le premier tir anglais.

L'Amiral Gensoul ordonna aussitôt l'appareillage mais si les contre-torpilleurs pouvaient sortir comme ils le souhaitaient, les cuirassés devaient suivre un ordre précis : Strasbourg, Dunkerque, Provence et le Bretagne. C'est cet ordre qui provoqua la perte de la Provence car si le cuirassé avait appareillé en premier, il devait attendre le passage du Dunkerque. Touché en dessous de la flottaison sur la plage arrière puis un deuxième obus sur la tourelle de télépointage au pied du mât tripode, il embarqua des tonnes d'eau et pour éviter des pertes humaines, son commandant le fait diriger vers des fonds de dix mètres où le navire coule sans grand dommages car les superstructures reste hors de l'eau.

Ramené à Toulon par deux remorqueurs pour être remis en état, le Provence s'y trouve encore le 27 novembre 1942 quand la flotte française se saborde. Son artillerie principale est récupérée par les allemands le 11 juillet 1943 avant que sa coque ne soit sabordée pour bloquer le port en août 1944. Renflouée 1949, la coque est demantelée.


Le Cuirassé Lorraine


Le Lorraine est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à St Nazaire le 1er août 1912, lancé le 30 septembre 1913 et admis au service actif le 27 juillet 1916. Affecté à la Méditerranée, il participe au blocus de la flotte austro-hongroise depuis Corfou et aux démonstrations de force qui poussent la Grèce à entrer en guerre aux côtés des alliés (1916). Le 15 avril 1917, il transporte le maréchal Joffre aux Etats Unis peu après la déclaration de guerre des Etats Unis à l'Allemagne.

Le Lorraine est le premier cuirassé de cette classe à voir la portée de ses canons améliorée puisqu'en 1917, la portée des canons des deux tourelles arrières est augmentée à 18000 m (14500m à l'origine) en augmentant l'élévation de 12 à 18 dégrés. Cette modification ne sera réalisée qu'après l'armistice sur le Bretagne et le Provence.

Comme ses sister-ship, le Lorraine est refondu à plusieurs reprises : 1921/1922, 1926 et 1927 et surtout de 1934 à 1936. Comme ses sister-ship, les superstructures sont modifiées, la conduite de tir modernisée, la protection du casemate et du réduit central est grandement renforcé, les canons de 340mm d'origine sont remplacés par des pièces neuves et l'armement antiaérien considérablement renforcé, (8 canons de 100 mm _qui seront débarquées en 1939 pour équiper le Richelieu qui connait de nombreuses difficultés avec ses canons polyvalents de 152mm_ remplaçant une partie des canons de 138mm en casemate , 12 mitrailleuses de 13mm antiaériennes) tandis que les tubes lance-torpilles submersibles sont supprimés. Le Lorraine perd également sa tourelle centrale de 340mm au profit d'un hangar pour quatre hydravions ainsi qu'une grue et une catapulte.

En novembre 1939, le Lorraine transporte les réserves d'or de la Banque de France aux Etats Unis avant de bombarder le port lybien de Bardia le 12 juin 1940 avant de rallier Alexandrie où il se trouve le 3 juillet 1940 lors du déclenchement de l'opération Catapult. Contrairement à ce qui se passe à Oran, les navires français de la Force X dont le cuirassé Lorraine sont simplement internés et ce jusqu'au mois de mai 1943 quand il rallie les alliés. Après un long transit par le cap de Bonne Esperance, il arrive à Dakar le 12 octobre 1943 après un arrêt pour avarie à Durban et est aussitôt désarmé , après avoir été jugé trop vieux et trop lent pour reprendre du service. Devenu navire-école à Mers El Kebir, on envisage même d'utiliser ses canons de 340mm pour achever le Jean Bart mais finalement il reprend du service en avril 1944, réarmement partiel en raison d'une pénurie de personnel, seules 4 pièces de 340mm, 8 de 138mm et une DCA renforcée (14 Bofors de 40mm et 25 piècees de 25mm) sont utilisables.

Après deux mois d'entrainement, il gagne en juin 1944 le port de Tarente avant d'assurer l'appui-feu des forces débarquant en Provence le 15 août 1944. Les 19 et 20 août, il participe avec d'autres navires français et alliés au bombardement de la presqu'ile de St Mandier pour venir à bout de la batterie du Cepet qui succombera après une semaine de bombardement intensif (800 tonnes de bombes et 8700 obus de marine dont ceux de 381mm du HMS Ramilies).

Le 13 septembre 1944, il rentre à Toulon avant de participer à la prise des poches allemandes de l'Atlantique dans le cadre de la French Naval Task Force qui se compose du cuirassé Lorraine, du croiseur lourd Duquesne, du croiseur léger Gloire, de deux torpilleurs, de deux destroyers d'escorte et de huits dragueurs. Le cuirassé participe notament à l'opération Venerable contre la poche de Royan. Entre le 15 avril 7.50 et 16 avril 12.00, il tire 236 coups de 340mm, 192 coups de 138mm et 538 coups de 75mm. La poche ne capitule cependant que le 17 avril à 10h, la dernière position allemande se rendant le 18 avril à 7h

Transformé en ponton-école à la fin de la guerre, le Lorraine est désarmé le 17 février 1953 après 36 ans de service avant d'être vendu à la démolition.

A noter que la Grèce à commandé avant la première guerre mondiale un cuirassé de ce type. Baptisé Vasilefs Konstantinos (le Roi Constantin) il à été mis sur cale en juin 1914 mais les travaux furent stoppés par la déclaration de guerre. La construction ne repris jamais et le contrat annulé en 1925.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Lun 11 Aoû 2008, 17:28

Caracteristiques Techniques


Déplacement

Standard : 23230 tonnes Pleine Charge : 26180 tonnes

Dimensions

Longueur : 166m Largeur : 26.90m Tirant d'Eau : 9.8m

Propulsion

4 turbines à vapeur Parson dévellopant une puissance totale de 43000 ch, alimentées par 24 chaudières et entrainant 4 hélices

Performances

Vitesse maximale : 20 noeuds (21 à la suite de la modernisation dans les années 30)

Distance Franchissable : 4700 miles nautiques à 20 noeuds

Les cuirassés de classe Bretagne embarque 2680 tonnes de charbon et 330 tonnes de mazout

Protection

Ceinture 270mm

Ponts : 40mm

Casemates : 170mm

Tourelles : 400mm

Tour d'observation : 314mm

Armement


Le cuirassé Bretagne au bassin en 1918 à Brest. Les tourelles n°1 et 2 de 340mm ainsi que les canons de 138mm en casemate sont clairement visibles

-10 canons de 340mm de 45 calibres modèle 1912 en cinq tourelles doubles, deux en chasse, deux en retraites et une centrale. Le site maximale de 12° à l'origine est porte à 18 puis à 23° ce qui fait passer la portée de 14500 à 23700 mètres. A noter que les deux canons de ce modèle installés à la batterie du Cap Cépet près de Toulon ont une portée maximale de 34000 à 40°. Ce canon tire des obus dee 575 kilos à raison d'un 1.5 coup/minute.

-4 canons de 47mm

-22 canons de 138mm modèle 1910 en casemates lateraux tirant des obus de 40 kilos à 16km

-4 tubes lance-torpilles de 450mm


Les canons de 340mm du Cap Cépet

A la suite des différentes modernisation, l'armement des Bretagne à la déclaration de guerre s'établit de la manière suivante :

-10 canons de 340mm en cinq tourelles doubles sauf le Lorraine qui à perdu sa tourelle centrale pour recevoir des installations aéronautiques. A noter que les canons d'origine sont remplacés à la fin des années trente par les canons prévus pour les cuirassés de classe Normandie abandonnés en 1922.

-14 canons de 138mm modèle 1910 en casemates lateraux. Cette réduction s'explique par la nécessité d'embarquer des canons antaériens

-8 canons de 75mm antiaériens modèle 1922. Ce canon d'une longueur de 50 calibres tire des obus de 5.9kg à 15000 m à raison de 12 coups/minute.

-Le Lorraine reçoit en 1935 8 canons de 100mm modèle 1930 sur affût double modèle 1931 mais ces derniers sont débarqués en 1940 pour équiper le Richelieu qui connait des problèmes de mise au point de ses canons polyvalents de 152mm. Ils sont remplacés par 8 canons de 75mm comme sur ses sister-ship. Ce canon d'une longueur de 45 calibres tire un obus de 15 kilos à 15800 mètres à raison de 10 coups par minute.

-12 mitrailleuses de 13.2mm antiaériennes modèle 1929.

-Les tubes lance-torpilles sont débarqués.

Aviation

Le Loire 130

Le cuirassé Lorraine reçoit au cours de sa dernière refonte une catapulte pneumatique Penhoët, un hangar et quatre hydravions type Loire 130 mais il est peu probable que les quatre appareils ait été embarqués en même temps

Equipage

1133 officiers et matelots

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Lun 11 Aoû 2008, 18:41

Un superbe exposé.
Une periode de la naval que j'afectionne
par la forme et armement de ces batiment.
Un pur bonheur pour le modéliste
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clausewitz
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Lun 11 Aoû 2008, 18:55

Merci Steph. Je suis plus attiré par les navires modernes et en particulier les porte-avions mais faut reconnaitre que les cuirassés avec leurs gros canons et leur ligne majestueuse c'est pas mal aussi.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Mar 12 Aoû 2008, 10:38

Pour moi ca reste des cuirassés relativement ratés et trés inferieurs aux britaniques et allemands comtemporains et aux "conte" italiens modernisés.
Merci pour ce brillant exposésalut
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Mar 12 Aoû 2008, 11:33

C'est toujour intérressant d'avoir un historique
de bateau,et surtout de voir une photo d'un
qui a été coulé au large de HERMANVILLE su MER
dep 14 pour servir de brise lame aprés le débarquement.

A tout Hazard,vous ne pouriez pas créer sur le forum
un listing de bateaux avec pourquoi pas des plan:lol!:
moi cela m'intérresse et peut etre d'autres aussi
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Mar 12 Aoû 2008, 11:40

Le Bretagne à été coulé à Mers El Kebir. Le cuirassé français coulé en Normandie comme brise lame est le Courbet. Les Courbet et les Bretagne ont la même coque mais un armement différent : 12 canons de 305mm pour les premiers et 10 canons de 340mm pour les second

Je suis assez d'accord avec toi Ardu c'est pas les meilleurs cuirassés du monde mais disons qu'avec les Richelieu la France c'est bien rattrapé.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Mar 12 Aoû 2008, 12:50

beau sujet !! thumleft

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Mar 12 Aoû 2008, 16:25

dites.... quand meme....

ce sont quand meme des tas de toles sans grande valeur militaire autre que cible non ??

je veut dire qu'un navire a l'arret, qui ne peut pas toucher un autre qui se balade a 12 noeuds pepere a une quinzaine de nautiques, quand meme.....
et en plus, jamais la batterie du cap cepet n'a touche quoi que ce soit
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Mar 12 Aoû 2008, 23:03

Yes Mr Clausewitz.
J'ai omis de mettre son mon.
Un superbe nid a poisson et a bebette a pinces.
C'est toujours plaisant de mettre une photo a un nom de bateau
qui aprés avoir eu une histoire naval sert maintenant a donné son nom a un large banc de cailloux ou de nombreux plongeurs peuvent sadonnaient
a leur plaisirs.
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Jefgte
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Mer 13 Aoû 2008, 00:01

Beau sujet Claus

Merci pour nous avoir rafraichis la mémoire scratch scratch scratch



Jef salut
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clausewitz
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Mer 13 Aoû 2008, 00:04

Merci Jef je prépare actuellement un article sur les King George V

Je crois que je suis rentré dans un cycle cuirassé après le cycle porte-avions lol! lol!

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Sam 16 Aoû 2008, 22:40

Disons que ces cuirassés étaient quand même sous armée comparativement a leurs contemporains britanniques et d'une qualité nettement inférieure a leurs contemporains allemands mais ce furent les premier dreadnought a s'affranchir définitivement de l'éperon. Les allemands ont mis des éperons sur leur cuirassés jusqu'a la fin et il faudra attendre le Hood et les Nelson pour le voir disparaitre de chez les britanniques.

Par contre je n'ai jamais compris pourquoi la france a modernisé ses navires de manière aussi médiocre. Les Italiens ont fait avec de vieux trucs des navire capable de rivaliser avec n'importe quel cuirassés moderne et nous on s'est contenté de rajouter des superstructures de tout les côtés (en particulier au niveau du tripode) ce qui a fait des navires qui, a la fin de leur vie, ne sortaient même plus par mauvais temps de peur de chavirer et dont les commandants ne cessaient de crier le manque de stabilité flangrante. En plus ils sont devenue tellement poussif qu'ils ont perdu presque 2 noeuds de vitesse (déjà que c'était pas des F1...)

Par contre la batterie du Cepet a lourdement encadré les navires américains qui passaient par là et a surtout bloqué l'entrée de toulon aux navires ce qui a nécéssité l'intervention d'un cuirassé. Et malgrè un pillonage intensif ça n'a pas empecher les allemands de continuer a tirer (surtout qu'ils n'avaient que 2 des 3 tourelles, dont une avec 1 canon, car ils n'avaient pas eu le temps de tout réparer les destructions effectués par les français en 42). Ceci dit ils ont tenu jusqu'au bout et ils se sont rendu plus parcequ'ils étaient a court de vivre qu'autre chose.

Par contre Bill si tu pouvais arrêter de faire référence a Mers El Kebir ce serait bien... tu ignore sans doute que les cuirassés Dunkerque et Strasbourg se trouvaient dans l'axe de tir des tourelle des bretagnes, qu'il y avait la coline qui empechait de tirer avec les pièces avant, que les britanniques tiraient a très longue porté, que la hune télémétrique des bretagne ne voyait rien en raison de la précense des autre cuirassés et de la colline et que les cuirassés étaient rangés en ligne ce qui rendait le tir très simple pour les britanniques.
D'ailleurs contrairement a ce que tu semble croire: les britanniques n'étaient pas complètement idiot. Si les français avaient eu la moindre chance de faire des dégats a leurs navires ils s'y seraient pris autrement.
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Ven 29 Aoû 2008, 17:19

Bonjour à tous,

Je me permets une petite contribution personnelle à ce fort bel article, fruit de beaucoup de recherche et de passion pour une classe de navire qui n'a malheureusement pas eu la carrière qu'elle méritait, à mon avis.

... Pour illustrer Wink

... C'est ici : http://www.erossdesign.com/Transfert/bretagne.jpg

eRoss
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Ven 29 Aoû 2008, 17:21

Merci du complément eross ces illustrations sont superbes thumleft

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Ven 29 Aoû 2008, 19:25

Magnifique ! Tu utilises quoi comme logiciel ?
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Ven 29 Aoû 2008, 20:56

clausewitz a écrit:
Merci du complément eross ces illustrations sont superbes thumleft

Merci !...
Les sujets abordés sur Marine Forum sont parfois extrêmement techniques, et requiert une connaissance que je n'ai pas, limitant ma participation. en revanche, si je peux "illustrer" un sujet ou un propos, c'est avec plaisir ! (j'ai d'ailleurs quelques bâtiments en réserve : Very Happy http://www.erossdesign.com/g_3d_ships/index.html)

eRoss
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Ven 29 Aoû 2008, 20:57

clipper a écrit:
Magnifique ! Tu utilises quoi comme logiciel ?

Merci !... La modélisation et le rendu sont fait avec LightWave 9 de NewTek. le paufinage, dans Photoshop...

eRoss
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Sam 30 Aoû 2008, 00:10

affraid affraid affraid

Ils sont magnifiques ces dessins





Jef salut
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Lun 01 Sep 2008, 17:03

thumright Merçi pour le lien .
Et de me faire découvrir de superbe bateaux.
Si il y en a qui on les plans qu'il ne se privent pas.
Je suis preneur.
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Jeu 11 Sep 2008, 22:17

Bonsoir à tous (toutes?...)
Je remets les pieds sur le site et je tombe sur "l'illustration" de e ross sur le type Bretagne et je ne dirai qu'un mot : WAOW.....
Super travail c 'est super beau Bravo
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david
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Dim 28 Sep 2008, 14:40

bel article claus comme toujours

mais n'oublions pas que sans ces navires, les cuirassés n'auraient pas atteint l'apogée technique des classes dunkerques et richelieu

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je ne suis pas fou, juste un peu cinglé
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE BRETAGNE   Dim 28 Sep 2008, 15:02

merci david

Pour moi ce sont de bons navires qui auraient mérités une autre carrière même si en toute honnêteté il faut dire que face aux Iron Duke aux Tegethoff ou aux cuirassés allemands ils n'auraient pas eu la partie facile.

Cette infériorité est surtout à mettre au débit de la Jeune Ecole aux théories plus fumeuses les unes que les autres

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