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 Retour sur l'Erika

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clausewitz
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MessageSujet: Retour sur l'Erika   Ven 09 Fév 2007, 12:22

le bateau pas notre sirène préférée Mr.Red Mr. Green

Citation :
Erika : Ces photos qui ont fait le tour du monde

Citation :

le naufrage du pétrolier Erika


Nous vous proposons aujourd'hui de revoir les images du naufrage de l'Erika et de découvrir qui se trouvait derrière l'objectif. Une poupe pointée vers le ciel, un canot de sauvetage vide, le bouillonnement de l'eau s'apprêtant à engloutir une grande coque noire... Sept ans après, les images sont toujours aussi impressionnantes. Ce 13 décembre 1999, vingt et un ans après le naufrage de l'Amoco Cadiz, la Bretagne découvre avec effroi, en ouvrant la presse du matin, les derniers instants de l'Erika. La veille, le pétrolier maltais, en pleine tempête, s'est brisé en deux, libérant quelques 10.000 tonnes de fuel lourd au large du Finistère. Au crépuscule du XXème siècle, la nouvelle se répand comme une trainée de poudre, relayée par la récente l'évolution des médias et des moyens de communication. D'une qualité exceptionnelle, les photos du navire en train de sombrer vont rapidement faire le tour de la planète. Derrière l'objectif, non pas des journalistes, mais deux photographes de la marine, qui furent les témoins de ces heures terribles. Mylène Le Joncour, second-maître, réalisera les clichés du sauvetage de l'équipage et de l'étrave de l'Erika s'enfonçant dans les flots. Stéphane Marc, personnel civil de la marine, sera quant à lui l'auteur des clichés les plus célèbres, notamment de cet arrière dressé à la verticale de la mer, annonciateur de la catastrophe.

Une scène « complètement surréaliste »
Agé à l'époque de 29 ans, Stéphane Marc est un amoureux de la mer. Ancien charpentier tôlier à l'arsenal de Brest et passionné de photographie, il intègrera finalement la marine, au sein de laquelle il avait travaillé en labo photo pendant son service militaire. Ce lundi 13 décembre, alors que l'Erika est en perdition, Marc Stéphane n'aurait pas dû quitter Brest : « Il n'était pas prévu que je parte sur ce vol mais ceux qui devaient y aller n'étaient pas disponibles. J'ai sauté, si l'on peut dire, sur l'occasion ». Son matériel en main, Stéphane monte à bord de l'hélicoptère qui suivra, mais personne ne le sait encore, la fin de l'agonie de l'Erika et le début du calvaire pour la côte atlantique. « Nous avions appris que la partie avant avait coulé mais l'arrière flottait encore, remorqué par l'Abeille Flandre. Or, quand nous sommes arrivé sur place, on s'est rendu compte que la partie arrière était en train de couler ». Malgré les efforts déployés par l'équipage de l'Abeille Flandres, peu à peu, la poupe du tanker se soulève. Le gouvernail sort de l'eau, puis l'imposante hélice se dresse au dessus des vagues. Irrémédiablement, l'Erika, avant arraché, s'enfonce... « On a un peu de mal, sur le moment, à se rendre compte de l'ampleur de l'évènement et du fait que c'est quelque chose qu'on ne verra sans doute qu'une fois dans sa vie », explique Stéphane. Qu'ils soient dans leur hélicoptère où sur l'Abeille Flandre, les témoins du naufrage vivront comme une gifle cette scène de la poupe, érigée tel un monstrueux écueil sur l'Atlantique : « On n'en croyait pas nos yeux tellement c'était impressionnant. Ce fut complètement surréaliste de voir ça. D'ailleurs, au labo photo, certains avaient l'impression qu'il s'agissait d'un montage ».

Le cauchemar de l'Amoco refait surface
La veille, c'est Mylène Le Joncour, 27 ans alors, qui part avec l'équipage du Super Frelon. « Quand je me suis entrée dans l'armée, ce n'était pas que pour le côté militaire mais aussi pour les missions de service public. Dans ce genre d'opérations, c'est là qu'on se rend vraiment compte qu'on est utile pour rapporter des informations et permettre à la population de se rendre compte de ce qui se passe ». Alors que le capitaine de l'Erika a lancé un appel de détresse vers six heures du matin, l'hélicoptère part secourir les 25 marins du pétrolier : « Il y avait l'état de la mer, le pétrole et les plongeurs qui sautaient à l'eau pour remonter sur le canot et aller chercher les marins », explique-t-elle. Ce 12 décembre, l'Erika se brise en deux, à une quarantaine de kilomètres de la pointe de Penmarc'h. A la dérive, l'avant coule, sous l'objectif du second-maître Le Joncour. Pris en remorque par l'Abeille Flandres, qui tentera d'éloigner le reste du tanker de Belle-Ile, la partie arrière finit elle-aussi par sombrer le 13 décembre, à 16 heures, à quelques 70 kilomètres de la pointe Finistère. Sur les clichés de Stéphane Marc, les derniers soubresauts de l'Erika sont déjà marqués par la présence d'une vaste nappe d'hydrocarbures. Pour le jeune Breton, qui a grandi non loin de là, le choc est terrible : « J'ai pensé au naufrage de l'Amoco Cadiz. Enfant, j'allais voir les plages mazoutées de Portsall. Quand j'ai vu le pétrole s'échapper de l'Erika, j'ai espéré qu'une bonne partie pourrait être pompée et qu'on ne revivrait pas la même chose ». Bien que nettement plus petit que l'Amoco, qui s'était échoué juste devant les côtes, l'Erika provoquera un désastre tout aussi redoutable, le pétrole se répandant en mer, au gré des courants et de la houle, ravageant quelques 400 kilomètres de littoral.

Des photos maintes fois reprises, des auteurs bien rarement cités
De la catastrophe, sept ans après, il reste l'acharnement des moyens de secours et le travail de titan abattu par les bénévoles et les services publics sur les côtes mazoutées, dont certaines portent encore les stigmates du naufrage. Et puis il reste ces images, symboles de l'une des plus grosses catastrophes environnementales du XXème siècle. Ces images, prises par les photographes de la Marine nationale, auront fait le tour du monde, en une de milliers de publications. Souvent, l'origine de ces vues ne sera pas citée et leurs auteurs encore plus rarement. En plein désastre écologique, certaines agences de presse ou photographes peu scrupuleux ne se priveront même pas pour les revendre, en leur nom, et à très bon prix. De cette injustice, les auteurs gardent une certaine amertume. « L'émotion initiale a été remplacée par l'énervement de voir des gens s'attribuer les photos. J'ai vraiment été marqué par le fait de voir ces images un peu partout mais avec des noms qui n'étaient pas les nôtres », se rappelle Stéphane Marc. Pour lui, la « fierté » et la « chance » d'avoir été là pour immortaliser le naufrage sont des sentiments, quoique naturels, délicats à exprimer, compte tenu des circonstances et du caractère dramatique du sujet. Tout comme sa collègue, le photographe a néanmoins conscience de l'impact du travail réalisé ce jour là : « C'est important, pour les gens, d'avoir ces images car ils peuvent voir ce qui s'est passé. Autrement, cela ne peut rester qu'irréel ». L'exposition médiatique sans précédent, la démultiplication des médias et l'explosion d'Internet, s'appuyant tous sur ces clichés, même sept ans après, auront largement contribué à une vaste prise de conscience sur les problèmes de la sécurité maritime. Pour Mylène Le Joncour, la force des images réalisées durant ces deux journées a sans doute eu un impact : « L'Erika a vraiment été un tournant. Il s'agissait d'images choc et, avec le recul, je suis heureuse qu'il y ait eu une prise de conscience ». Témoins privilégiés de la catastrophe, Mylène Le Joncour et Stéphane Marc auront donc, ce 13 décembre 1999, également oeuvré à un nécessaire travail de mémoire. « C'est quelque chose que je n'oublierai jamais », confie le photographe, dont les clichés marqueront encore pour longtemps les esprits.

le diaporama
http://www.meretmarine.com/diaporama.cfm?id=103851&page=1

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MessageSujet: Re: Retour sur l'Erika   Ven 06 Avr 2012, 16:22

Au grand dam de la mouvance écologiste : Erika, le retour ! Tout est à refaire !
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MessageSujet: Re: Retour sur l'Erika   Sam 07 Avr 2012, 08:46

Même pas besoin d' être écolo pour trouver ça pourrave
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Retour sur l'Erika

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