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 LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6

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david
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MessageSujet: escorteur surcouf   Lun 17 Juil 2006, 16:47

je viens de passé l'après midi à la bibliothèque du musée de la marine et je viens de tomber sur une liaisse de document concernant le naufrage du surcouf en 71

je lis tut ca et je vous en fais un article pour ici par contre, j'aierais entré en contact avec le commandant du surcouf

quelqu'un sait comment faire ?

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clausewitz
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MessageSujet: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Jeu 21 Sep 2006, 13:36

AVANT PROPOS
Je vais aborder ici l'historique des ces escorteurs d'escadre. Comme le laisse supposerle titre du poste, je vais le faire en plusieurs parties. Le post ici present abordera les historiques des escorteurs d'escadre numerotés T47B1 à T47B6 à savoir pour être plus clair , les D621 Surcouf D622 Kersaint D623 Cassard D624 Bouvet D625 Dupetit Thouars et D626 Chevalier Paul
Un deuxième post abordera les 6 derniers escorteurs type T47B (T47B7 à T47B12) à savoir les D627 Maillé Brézé, D628 Vauquelin, D629 D'Estrées, D630 Du Chayla, D631 Casabianca et D632 Guepratte
Enfin, le troisième et dernier post historique regroupera les 5 escorteurs type T53R et le T56 à savoir les D633 Duperré, D634 La Bourdonnais D635 Forbin, D636 Tartu, D637 Jaureguiberry et le D638 La Galissonnière

Chaque historique se decomposera d'une biographie du personnage qui à donné son nom au navire, la liste des navires ayant porté ce nom et l'historique proprement dite du navire
Comme il à fallut faire des choix, il arrive parfois qu'il y ait beaucoup de trous et que je signale par exemple deux Iper. J'ai privilegié la periode de construction, les entretiens, les grands exercices et les missions negligeant volontairement les croisières réalisées par les différentes escadres

1°) LE D621 SURCOUF

ROBERT SURCOUF
Robert Surcouf est né en décembre 1773 à Saint-Malo. Originaire de La Hague, il compte plusieurs corsaires parmi ses ancêtres. Pourtant ce n'est pas à la mer qu'on le destine, il reçoit la tonsure et entre au séminaire. Mais au petit Robert de 13 ans on n'impose pas sa volonté : après les avoir passablement bousculés, il quitte les prètres chargés de son éducation et décide de rejoindre des maîtres autrement robustes : les bateaux.
A 15 ans, il se porte volontaire pour le commerce avec les Indes, à 18 il est déjà lieutenant mais préfère quitter la Marine de guerre, sans doute désireux de se retrouver seul maître à bord. Ce n'est pas une période très favorable pour la course la Convention veut l'interdire, les équipages sont difficiles à recruter, les armateurs manquent et l'Etat ne donne plus d'argent pour financer la construction des bâtiments. Pourtant, avec toute la violence et la générosité de son caractère. Surcouf se lance dans l'aventure avant même d'avoir pu obtenir une lettre de marque, ce qui lui vaut la confiscation de ses premières prises. Un jour il ordonne même à son équipage de jeter par dessus bord des barils d'or préférant perdre sa part plutôt que d'en donner la moitié au fisc, ce faiseur de chicanes.
Bien que fructueux, ses voyages sont aussi périlleux et nombreux. En 1801, il se fixe à Saint Malo, se marie et gère sa coquette fortune. Il a la passion de la mer et de l'aventure mais n'en est pas l'esclave. Il reste six ans à terre, et ce bien que Napoléon vienne en personne lui proposer, en 1803, une commission de capitaine de vaisseau et le commandement d'une escadre. Surcouf refuse parce qu'on ne lui accorde pas l'indépendance de manoeuvre totale qu'il réclame.

Il ne manque pas cette occasion de faire devant le futur empereur un fervent plaidoyer en faveur de la course, arme bien plus efficace qu'une flotte armée dans la guerre contre l'Angleterre qui. selon lui, doit être économique. Il semble que Napoléon l'ait entendu puisqu'il choisira en 1805 la formule du blocus et ne fera rien contre la course en dehors de quelques déclarations humanitaires de circonstance.
Après un repos de six ans, Surcouf se fait construire un trois mâts, Le Revenant et reprend la mer. Il semble un peu assagi. mais reste impétueux, ignorant la contrainte, qu'il suive le mouvement de son coeur en laissant vie sauve et liberté à un négrier pris sans autorisation, ou qu'il se laisse emporter et affronte le gouverneur d'lle de France en débarquant de force des passagers qu'on voulait lui imposer.
De retour à terre. il s'installe définitivement à Saint-Malo, pourvu d'une solide fortune et d'un titre de baron. Il meurt le 8 juillet 1827. C'est par mer, entouré de plus de cinquante canots, qu'il gagne le cimetière de la ville.

NAVIRES AYANT PORTE CE NOM Il y à eu cinq bâtiments qui ont porté le nom du célèbre corsaire malouin
-le premier fut un aviso mixte à hélice de 531 tonnes (1858-1885). Sa propulsion étant assuré par la vapeur où la voile. Son équipage était composé de 85 hommes. Il fut successivement affecté aux Antilles, à la Réunion, en Nouvelle Calédonie et en Indonésie. Transformé en charbonnière flottante, il termina sa carrière à Brest avant d'être désarmé.
-Le second fut un croiseur de 3ème classe de 1850 tonnes (1889-1921). Propulsé à vapeur, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 20 noeuds. Son équipage était composé de 210 hommes. L'armement comprenait 4 canons de 140mm, 4 tubes lance-torpilles et un rail pour le minage. Il fut affecté à l'escadre du Nord, aux Antilles, aux Maroc, en Manche et en Afrique.
-Lancé en 1929, le troisième a porter le nom de Surcouf était, à l'époque, le plus grand sous-marin du monde (3300 tonnes). Son équipage était composé de 103 hommes et son armement comprenait 2 canons de 203mm, 10 tubes lance-torpilles et un hydravion. En 1940, il rallie l'Angleterre et fut intégré aux Forces Navales de la France libre le 27 juillet 1940. Le sous-marin a été abordé puis coulé, alors qu'il naviguait en surface, tous feux éteints, par le cargo US Thomson Lykes au nord Est de Colon en mer des Caraïbes dans la nuit du 18 au 19 février 1942. Il était alors commandé par le capitaine de frégate Blaison. Cet accident a fait 105 victimes.

-le quatrième fut odnc l'escorteur d'escadre dont je retrace l'historique
-Mis sur cale le 3 juillet 1993, mis à flot le 12 mars 1994, le cinquième Surcouf (et pour lem oment le dernier du nom) est une frégate furtive type La Fayette. Il prend armement pour essais le 26 mai 1994 et a été admis au service actif le 7 février 1997. Le Surcouf a été intégré, dès son admission au service actif, à la composante toulonnaise de la Force d'Action Navale. Il est basé à Toulon.


HISTOIRE DE L'ESCORTEUR D'ESCADRE SURCOUF
Le T47B1 n'est baptisé que le 21 septembre 1951 tout comme les T47B2 (le futur Kersaint) et le T47B3 (le futur Cassard).La cibstruction en atelier à commencé bien avant la mise sur cale grâce à l'utilisation massive de la prefabrication. La mise sur cale à lieu le 16 juillet 1951. Le 3 Octobre 1953 les escorteurs Surcouf, Kersaint et Bouvet flottent pour la première fois dans la forme de Lanester mais seuls les deux premiers sont sortis de la forme.
Les essais du Surcouf ont lieu du 1er janvier 1954 au 20 fevrier 1955, jour de la cloture de l'armement et ce même jour, l'appelation "escorteur rapide" qui designait ces navires est remplacé par celle d'escorteur d'escadre.
Avant même son entrée en service, il réalise une première mission de representation. Il est choisit pour escorter le cuirassé Jean Bart qui amène le president de la république René Coty en visite officielle au Danemark. Le Surcouf appareille de Lorient le 10 mai 1955 et les deux navires se rallient à la mer, le lendemain à 8 heures au large des Casquets.Le couple presidentiel embarque au Havre le 13 et c'est l'escorteur qui les amènent à Copenhague le 15 mai. Après diverses escales en Scandinavie, l'escorteur est de retour à Lorient le 19 juin 1955.
A l'époque, il est prévu de regrouper les premiers escorteurs d'escadre à Toulon. Une 1ère Flottille d'Escorteurs d'Escadre (1ère FEE) est formée le 9 avril 1955 avec les Guichen et Chateaurenault anciens croiseurs légers italiens refondus en escorteurs d'escadre et les différents escorteurs d'escadre type T47 y seront affectés au fur et à mesure de leur mise en service

Le transit Lorient-Toulon étant sa Traversée Longue Durée (dernière phase des essais, la TLD est destinée à verifier que tout les equipements embarqués puissent resister à une utilisation intensive), le navire appareillant de Lorient le 1er octobre et arrivant une semaine plus tard à Toulon. Son Admission au Service Actif (ASA) et son affection à la 1ère FEE sont prononcé, le jour de son arrivée (le 8 octobre)
Participe à un stage de lutte ASM au Groupe d'Action Sous marine (GASM) du 17 au 27 fevrier 1956
La marine participe egalement à la guerre d'Algerie en particulier en assurant la surveillance des côtes et leur blocus pour empecher la livraison d'armes au FLN et parfois l'appui-feu, ce sont les missions Surmar et le Surcouf en assure deux en cette année 1956, une du 19 mars au 4 avril et une seconde du 19 juillet au 4 août
Mais la grande affaire de cette année 1956, c'est l'opération Mousquetaire, opération franco-britannique declenchée en riposte à la nationalisation du Canal de Suez par Nasser. Le Surcouf appareille de Toulon le 18 septembre pour Alger où il retrouve la Force Navale d'Intervention (FNI) qui repart ensuite sur Toulon. L'appareillage pour le Moyen Orient à lieu le 23 octobre 1955 et avec les autres escorteurs d'escadre Kersaint et Bouvet, il assure avec l'aide des destroyers israéliens Jaffa et Eilat, la protection des côtes israéliennes.
Ensuite, le Surcouf rallie les porte avions Arromanches et La Fayette le 31 octobre et assurel eur protection avec les Escorteurs Rapides, F761 Le Corse, F762 Le Brestois F763 Le Boulonnais et F764 le Bordelais

L'EE reste engagé dans "l'affaire de Suez" du 23 octobre au 28 novembre puis rentre à Toulon où il arrive le 2 decembre. Après un passage au bassin,il entre en petit carenage jusqu'à la mi-avril 1957
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Disponible à partir du 26 avril 1957, il participe à l'exercice "Medflex Epic" du 5 au 12 mai 1957, l'exercice interallié au large de Brest "Standfirm" du 16 au 30 septembre. Il est ensuite indisponible suite à une epidemie de grippe tout comme la plupart des navires de l'Escadre (octobre 1957). La fin de l'année s'achève avec l'exercice "Medaswex (probablement un exercice ASM mais, je ne suis pas certain) du 2 au 9 novembre
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Du 10 au 19 mars 1958, il assure une mission en Algérie (une Surmar ?) puis après différentes activités,le Surcouf entre en grand carénage le 1er mai 1958, en sort fin novembre avec des essais du 27 novembre 1958 au 2 janvier 1959.
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Il est de nouveau disponible le 3 janvier 1959 et connait une periode d'indisponibilité du 13 fevrier au 4 avril.
Le 6 Avril, il appareille de Toulon pour Brest où il arrive 4 jours plus tard. Il est rattaché à la 10ième Division d'Escorteurs d'Escadre (10ième DEE) de l'Escadre Légère
Il represente la France à Londres du 13 au 22 avril 1959 pour la celebration des 10 ans de l'OTAN et à la fin de l'année, il réalise avec le Forbin et des navires allemands, l'exercice "Tigre Jaune" (10 au 22 octobre) ainsi qu'un exercice OTAN de lutte ASM au large de l'Irlande (exercice "Sharp Squall 4" du 16 au 25 novembre
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Il est en petit carenage à partir du 5janvier et est disponible environ 6 semaines plus tard, le 20 fevrier et durant les 5 jours suivants,il s'entraine à la lutte ASM dans le Golfe de Gascogne. A partir du 26 fevrier, il manoeuvre avec l'Escadre (quand on parle de l'Escadre sans precision ,c'est celle de la Mediterranée) venue de Toulon au large de Gibraltar, se separent puis se retrouvent quelques jours plus tard au large de Port Etienne (aujourd'hui Nouadhibou en Mauritanie). Le Surcouf rentre seul à Brest le 18 mars (le reste de l'EScadre Légère est restée à Gibraltar). En mars et en avril, il prête son concours aux essais du porte-avions Clemenceau
Le Surcouf subit une refonte qui le transforme en conducteur de flotille à l'Arsenal de Brest du 11juin 1960 au 17 mars 1961,date du debut de ses essais
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MessageSujet: "Gemlex"   Jeu 28 Déc 2006, 17:26

A la fin de l'année 1961, le Surcouf subit un stade d'entrainement du 2 novembre au 14 decembre et à la suite de ce stage, il erst affecté à la 1ère FEE en qualité de bâtiment hors rang (19 decembre)

l'année 1962 est particulièrement chargée avec les exercices "Big Game" (28 janvier au 4 fevrier) "Dawn Breeze 7" (6 mars au 4 avril), "linois" (1er au 11 octobre) et un exercice franco-espagnol "Murcie" du 6 au 10 novembre, le Surcouf ayant aussi assuré une mission à Bizerte du 27 juin au 7 juillet

Après deux exercices en ce debut d'année 1963 ( "Cachalot" du 6 au 23 mars et "Dragon" avec la 1ère FEE du 18 au 23juin) , le D621 subit un stage CEF à Toulon (30 septembre-5 octobre) avant d'enchainer sur deux exercices bilateraux, "Passex" avec la Marina militare italienne du 17 au 22 octobre et "Faron" avec la Armada espagnole du 3 au 13 novembre

En ces temps incertains (en pleine guerre froide), les exercices sont nombreux et l'activité intense et l'année 1964 ne deroge pas à la règle avec successivement, les exercices "Lavezzi" (28 janvier au 8 fevrier) au large de la Sardaigne, "Magic Lantern" du 26 fevrier au 19 mars dans l'Atlantique "Tramontane" du 4 au 19 juin au large de la Catalogne.
Le 19 juin 1964, le Surcouf quitte Toulon pour Brest où il arrive 4 jours plus tard et entre en grand carenage à l'Arsenal et ce jusqu'au 3 decembre

Le Surcouf quitte Brest pour Toulon où il arrive le 11 janvier avant de subir un stage de base au CEF jusqu'au 16 fevrier. Suivent deux exercices "Fair Game 3" au large de la Corse du 16 au 25 mai suivi de l'exercice "Etna" du 8 au 25 juin
Une restructuration des escadres fait que l'Escorteur d'escadre Surcouf est rattaché à l'Escadre de l'Atlantique constituée à Brest le 15 septembre et succédant à l'Escadre Légère. Le Surcouf arrive à Brest le 14 septembre, il devient le bâtiment amiral de l'Escadre
la fin de l'année est occupée par trois exercices, l'exercice franco-espagnol "finisterex" du 18 au 25 octobre, un exercice "Gemex" avec des navires ouest-allemands du 12 au 19 novembre puis pour terminer un exercice der défense aérienne à la mer (DAM)
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Le 16 avril 1966, le Chevalier Paul devient navire amiral de l'escadre de l'Atlantique , le surcouf lui devenant le navire de commandement de la flotille des escorteurs de l'Atlantique
du 20 au 24 juin, il participe à un nouvel exercice "Gemex" avec des navires de la Bundesmarine puis le 31 juillet au defilé naval commémorant le 9ième centenaire du debarquement de Guillaume le Conquerant en Angleterre. La fin de l'année est occupée par un exercice "Finisterex" du 16 au 28 octobre avant une ultime sortie d'entrainement DAM au large du Centre d'Essais des Landes du 5 au 16 decembre
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De cette année 1967, nous pouvons retenir un exercice "Finisterex" du 15 au 23 novembre et une escale à Leningrad du 10 au 15 octobre, [b]escale historique car c'est la première d'un navire français depuis 30 ans en URSS

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du 23 septembre au 8 octobre 1968, l'EE Surcouf participe à un nouvel exercice "Finisterex"
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[i]du 1er avril 1969 au 26 janvier 1970 , il est en grand carenage

à la suite de ça il est en essais du 27 janvier au 25 fevrier puis en stage CEF du 1er mars au 9 avril avant trois exercices successifs : "Brittex" du 12 au 26 octobre, des tirs au CEL du 27 au 31 octobre et enfin "Latitude 48" du 1er au 10 decembre 1970
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il participe à l'exercice "Finisterex" en fevrier-mars ou cours duquel avec le Clemenceau, il assiste les petroliers britanniques "British Comet" et "Ocean Bridge" le 8 mars
au cours de la croisière de printemps, l'escorteur est abordé au large de Carthagène le 6 juin 1971 par le petrolier soviétique brise glace General Boucharov, l'EE est presque coupé en deux

Il y à 9 disparus et un blessé grave. Le Tartu tente de le prendre en remorque mais la partie avant se detache et coule, l'arrière reste à flot

le convoi rallie Carthagène le 7juin à 2 heures du matin et le surcouf quitte le port du Levant remorqué par le Bellier

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A Toulon, la partie arrière du Surcouf est amarrée quai Noel à côté du Gustave Zedée . Le Surcouf devient le Q495 le 5 mai 1972, il est condamné le 22 mai et est coulé par un exocet quelques mois plus tard


Dernière édition par clausewitz le Jeu 08 Mar 2007, 11:50, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Jeu 28 Déc 2006, 17:44

tu vas arriver à tenir le rythme avecles partiels de janvier qui se pointent? Wink

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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Jeu 28 Déc 2006, 18:00

j'ai que deux epreuves donc cela devrait aller et après j'ai tout mon temps malheureusement (parce que j'aurais préféré être en master recherche et bosser comme un ane lol! )
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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Jeu 28 Déc 2006, 20:34

meme pour un seul certif à repasser, tu devrais faire gaffe, surtout que si tu veux tenir tous tes engagements...(cf rubrique scenar)

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MessageSujet: re   Jeu 28 Déc 2006, 20:42

comment tu fait pour tape des long texte comme ça s'aminpresione
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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Ven 29 Déc 2006, 10:37

en réalité, je ne tape pas tout d'une seule traite, dès que j'ai par exemple pour ce post ecrit une année, je le post et j'edite juste après comme ça cela evite de tout perdre en cas de bug et cela permet de m'arrêter si jamais j'en ai marre
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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Sam 30 Déc 2006, 18:47

2° Le D622 Kersaint

ARMAND KERSAINT
Né à Paris le 20 juillet 1742, fils de Guy-François Kersaint, capitaine de vaisseau qui s'illustra aux Antilles et mourut à bord du Thésée à la bataille des Cardinaux (21 novembre 1759).

Garde de la marine à Brest en novembre 1755 après avoir fait une campagne comme volontaire dans l'escadre de Macnemara, enseigne de vaisseau en avril 1757, il embarqua sur l'Intrépide commandé par son père, participa à la campagne d'Angola et des Antilles et aux combats livrés à cette occasion. Passé l'année suivante sur l'Améthyste et en 1760 sur l'Opale, il navigua aux Antilles en mission d'escorte et repassa dans ces eaux en 1765 sur la Danaé. Commandant la Lunette en 1767, il prit part à la campagne du Maroc. Sur la Belle-Poule en 1768 aux Antilles, il fut promu lieutenant de vaisseau en février 1770 et commanda en 1771 le Rossignol à la Martinique.

Commandant la Favorite en 1776-1777, puis l'Iphigénie en mars 1778, il fit avec cette frégate une fructueuse campagne en Manche avec d'Orvilliers puis aux Antilles au cours de laquelle il prit les frégates anglaises Lively et Cérès puis participa aux opérations contre la Dominique. Capitaine de vaisseau en mars 1779, il combattit en 1780 dans l'escadre de Guichen contre Rodney et s'empara le 29 avril d'une corvette anglaise.

En janvier 1782, commandant une division de cinq bâtiments menés par l'Iphigénie, il attaqua et fit capituler les établissements anglais d'Essequibo et de Berbice en Guyane. Revenu en France à la paix, il s'intéressa à divers problèmes techniques (doublage en cuivre, voiles, cuisines à bord), voyagea en Angleterre et inonda les bureaux de projets de réforme de la marine. Commandant le Réfléchi en 1784, le Léopard en 1787, il expérimena sur ce vaisseau, à la demande du ministre, diverses innovations techniques. Rallié aux idées nouvelles, président de l'assemblée des électeurs de Paris en 1789, il présenta vainement à la Constituante un plan de réorganisation de la marine. Contre-amiral en janvier 1792, administrateur du département de la Seine, il s'inscrivit aux Jacobins puis aux Feuillants et fut élu député de Paris à la Législative (octobre 1791) puis député de Seine-et-Oise à la Convention (septembre 1792). Vice-amiral en janvier 1793, il vota la réclusion de Louis XVI et démissionna. Candidat malheureux au ministère de la Marine, destitué en juillet 1793, il fut arrêté à Ville d'Avray le 2 octobre, condamné à mort et exécuté le 4 décembre suivant.

NAVIRES AYANT PORTE CE NOM
Cinq bâtiments de la Marine ont porté le nom de Kersaint :
Un aviso de 1ère classe (Kersaint) mis sur cale à Lorient en 1868, lancé l'année suivante, il fut condamné le 16 décembre 1884.
(Caractéristiques : 1300 Tx ; 1000 CV ; 6 canons)

Un croiseur de 2ème classe (Kersaint) mis sur cale à Rochefort en 1895 et mis à flot en 1897. Il participa à la première guerre mondiale et termina sa carrière, naufragé à Tahiti le 5 mars 1919.
(Caractéristiques : 1250 Tx ; 2200 CV ; I.138mm+V.100mm+5.tubes lance-torpilles)

Un transport (Amiral de Kersaint) construit en 1903. Il participa à la première guerre mondiale et fut torpillé par l'U64 le 14 septembre 1917.

Un contre-torpilleur type Vauquelin (Kersaint) mis sur cale à Nantes en octobre 1930, lancé le 14 novembre 1931. Il fut engagé en juin 1940 lors des évènements de Mers-el-Kébir et participa par la suite à la seconde guerre mondiale. Il fut sabordé à Toulon le 27 novembre 1942.
(Caractéristiques : 2450 Tx ; 64000 CV ; Dim : 129x12m ; V.138mm +IV.37mm +6.tubes lance-torpilles)

Un escorteur d'escadre (D622-Kersaint) Mis sur cale à Lorient en juin 1951, il fut lancé en octobre 1953 et mis en service en mars 1956. Il est condamné le 23 mai 1985.


HISTORIQUE
Le T47B2 est baptisé KERSAINT le 21 septembre 1951 et est mis en chantier à Lorient dans la forme de Lanester aux côtés du Surcouf; le 3 octobre de la même année, les escorteurs d'escadre SURCOUF KERSAINT BOUVET flottent

le D622 est en essais du 26 juin 1954 au 9 mars 1956 et il est affecté à l'Escadre le 20 mars. Il ne gagne Toulon que le 10 avril car entre-termps, il assure une mission Surmar au large de l'Afrique du Nord au cours de laquelle il tire contre la terre. Après une indisponibilité de près de 2 mois (13 juillet-19 septembre), il quitte Toulon le 22 octobre pour Bizerte puis la méditerranée orientale pour participer à l'opération mousquetaire au cours de laquelle, il combat le destroyer egyptien Ibrahim el Awal dans la nuit du 30 au 31 octobre, le navire egyptien très endommagé sera capturé par les destroyers israéliens Jaffa et Eilath. Le Kersaint mouille à Haïfa puis rentre à Toulon le 4 novembre

L'année 1957 est marquée par la participation à l'exercice «Medaswex 17» du 12 au 14 fevrier puis par une croisière d'endurance dans l'Océan Indien en compagnie de son sister-ship le Vauquelin du 31 mars au 17 août. Il entre en grand carenage à Toulon le 20 novembre pour en ressortir le 21 mai 1958

A la suite du grand carenage, il est en sortie d'essais à partir du 22 mai. Le 14 juillet 1958 est marqué par une revue navale au large du grand port varois et c'est à bord du Kersaint que le général de Gaulle alors president du conseil passe en revue la flotte. Quelques heures plus tard, le Kersaint se rend au large du Liban à la demande du gouvernement libanais qui craint des troubles et des menaces sur sa souveraineté après le renversement de la monarchie irakienne et l'escorteur est présent au large des côtes libanaises du 20 au 31 juillet

En cette année 1959, le Kersaint ne chome pas avec l'exercice « Top Weight » du 13 au 20 avril, à l'inspection générale des forces à la mer au large de Mers El Kebir le 14 juin suivit par les exercices « Sans atout » (21-24juin) puis l'exercice « Boomerang » du 15 au 17 decembre 1959

Comme de nombreux navires français, il porte assistance à la ville d'Agadir meurtrie par un terrible tremblement de terre le 29 fevrier et l'escorteur est present au Maroc du 2 au 6 mars
En cette année 1960, il participe egalement à deux exercices « Medflex Hold » du 20 septembre au 14 octobre puis « Hold National » puis est en grand carenage du 21 novembre au mois de juin 1961

Il participe à «l'affaire de Bizerte » (tentative tunisienne de reprendre de force la base française) du 17 au 23 juillet, la base étant evacuée le 15 octobre 1963, l'année 1961 se terminant par l'exercice « Medaswex » au mois de decembre
armi les evenements marquants de l'année 1962, retenons l'exercice interallié « Big Game » du 27 janvier au 5 fevrier ainsi qu'un exercice national au large de l'Algerie du 25 avril au 16 mai

Après une année 1963, avare d'evenements importants, passons à l'année 1964 marqué par le depart le 5 janvier du Kersaint pour Brest où il arrive cinq jours plus tard, il rentre immediatement et ce jusqu'au printemps 1965 en refonte Tartar.
Il est en essais à la mer de mai à septembre 1965,essais suivit d'un sejour aux Etats Unis (le Kersaint est absent de Brest du 27 septembre au 24 decembre 1965) pour la mise au point definitive du système Tartar

Le debut de l'année 1966 est marquée par un stage ASM en compagnie de l'escorteur rapide LE PICARD (26 janvier-6fevrier) suivi d'un exercice «Passex » franco-britannique en compagnie du croiseur Tiger (7-9 fevrier), il assure ensuite la mise en condition opérationelle du sous marin MORSE (8-12 août), réalise un exercice avec le sous marin DIANE (dernière semaine d'août).
Du 10 au 15 octobre, il participe à un exercice DAM avec les autres escorteurs de la 2ème DEE (Du Chayla, Dupetit Thouars, Bouvet et- Kersaint) cette division regroupant les escorteurs Tartar
Il participe egalement à un exercice Gemex franco-allemand du 2 au 16 novembre

Le principal evenement de cette année 1967 est sa participation avec l'escadre de la Mediterranée à l'exercice « Alligator » au large de la Côte d'Ivoire, le Kersaint étant de retour à Brest le 13 octobre et il est indisponible jusqu'en janvier 1968

Il est disponible le 12 janvier 1968 et subit un stage CEF du 26 janvier au 21 mars au cours duquel, il doit se derouter pour participer aux recherches du sous marin MINERVE du 28 janvier au 02 fevrier. Il participe ensuite à l'exercice « Britex » du 13 au 20 mai puis à un exercice franco-allemand (fin octobre-debut novembre) puis avec toute l'escadre de l'Atlantique à un stage CEF (6-16 decembre) et enfin à l'exercice « Medat » du 16 au 23 juin 1968

Durant l'année 1969, le D622 ne chome pas puisqu'il effectue un tir Tartar au CEL (Centre d'Essais des Landes) du 2 au 8 fevrier suivit de trois exercices : « Britex 69 » en Bretagne (5 au 9 mai), « Gemex 69 » dans le Golfe de Gascogne (22-25 octobre) et « Mistral » du 4 au 8 novembre avant d'entrer en petit carenage

L'année 1970 n'est pas moins chargée que la precedente avec les exercices « Finisterex » du 18 au 28 fevrier « Invitex Chapeau Rond » du 20 au 25 avril, « Datex » à la fin du mois de mai
Il est desarmé le 1er decembre 1970 pour une refonte à Brest, refonte qui s'étale jusqu'en août 1972

Justement en 1972, il effectue un tir de recette du SM1MR qui remplace le Tartar puis subit un stage CEF à Toulon du 4 novembre au 15 decembre
l'année suivante, il suit un nouveau stage au CEF du 17 au 29 mars avant de participer à l'exercice « Ile d'Or 73 » en Mediterranée du 5 au 20 novembre 1973 avant de terminer l'année par une campagne de tir devant le CEL du 17 au 19 decembre

Le debut de l'année 1974 est marquée par une remise en condition opérationelle au large de Brest (31 janvier au 2 fevrier) à la suite de quoi l'EE, il participe à l'exercice «Ines 2 » avec la marine espagnole (fevrier). A la fin du mois de juillet, il est au champ de tir de Roosevelt Roads à Porto Rico

De fevrier à juillet 1975, il est présent dans l'océan Indien et avec la fregate lance-missiles SUFFREN il forme le groupe Thetis, à son retour, il entre en Iper (Indisponibilité periodique pour entretien et reparation) du 1er decembre 1975 au 8 mars 1976

Après des essais en mer qui se deroulent du 9 mars au 7 mai, il quitte Brest le 27 septembre 1976 pour l'océan Indien afin de relever le DU CHAYLA. Il arrive à Djibouti le 15 octobre et après de multiples patrouilles, il regagne ce port le 27 décembre pour en repartir le 12 janvier 1977 puis
après une tournée de presence, il regagne la metropole le 2 mai , il est en Iper du 4 juin au 30 de decembre

Il est armé complet le 28 fevrier 1978, subit des essais en mer de la fin mars à la fin avril puis effectue une campagne de tir au large du CEL du 1er au 4 mai. Après une mission de surveillance du rail d'Ouessant suite à la marée noire de l'Amoco Cadix, il participe à l'exercice « Suroit 78 » du 4 au 10 juin
Il repart une nouvelle fois pour l'Océan Indien le 17 août et arrive à Djibouti 1' jours plus tard, le 31. il enchaine les patrouilles en septembre et en octobre mais s'échoue sur des hauts-fonds à proximité de Djibouti le 13 octobre. La reparation necessitant un arsenal très bien equipé, il repart pour Toulon où il arrive le 1er novembre et repart du port varois le 18 après reparations et arrive à Djibouti le 27 novembre

en cette année 1979, il enchaine les patrouilles du 5 janvier au 2 mars aussi bien en Océan indien qu'en mer Rouge ou dans le Golfe d'Oman. Il quitte Djibouti le 9 mars et arrive à Brest le 24. Il entre immediatement en Iper (2 avril-20 juillet). Jusqu'en septembre, son activité se partage en essais après refontes et en patrouilles sur le rail d'Ouessant

L'année 1980 est marquée par de multiples patrouilles sur le rail d'Ouessant et par deu
Citation :
x exercicex majeurs : « Westpac » au large de Portland (26 juin-1er juillet) et « Suroit 80 » du 30 mai au 7 juin

il est ensuite en Iper du 02 octobr
e 1980 au 28 janvier 1981 p uis subit comme de coutume un stage CEF à Toulon (24 fevrier-8 mars) avant de partir pour Djibouti où il arrive le 18 mars et patrouille en mer d'Oman. Victime d'un incident materiel, il doit reparer à Toulon du 6 au 30 septembre, il est de retour à Djibouti le 10 octobre

il participe à un exercice avec des bâtiments americains (« Weapon Week » ) en 1983 et regagne Djibouti le 16 janvier puis s'entraine avec le croiseur ecole JEANNE D'ARC de passage dans la region (19-23 mars)

Il quitte definitivement Djibouti le 8 septembre 1983, il rejoint au large du Liban, la Task Force 452 (porte-avions FOCH fregate asm MONTCALM et ses sister-ships DUPETIT THOUARS et GUEPRATTE). Il remplace le dernier nomé. La force ainsi constituée appui la force multinationale qui se retire après les attentats du 23 octobre . La force quitte les eaux libanaises le 9 novembre et le Kersaint est de retour à Brest le 1er decembre

La dernière rentrée des couleurs à lieu le 3 mars 1984, l'escorteur est condamné le 23 mai 1985 et devient le Q638. Son système Tartar est demonté et expedié aux Etats Unis pour être modernisé afin d'être installé sur la fregate antiaérienne JEAN BART.
A l'origine, le Q638 devait servir de brise-lame devant l'Ecole Navale au Poulmic mais finalement, il est utilisé pour tester la resistance au feu de certains equipements (nous sommes quelques années après la guerre des Malouines), experience qui se deroule du 17 avril au 14 juin 1984.
Il passe au bassin le 25 juin puis est remorqué au cimetière marin de Landevennec et jusqu'au 20 mai 1986 quand le RHM (Remorqueur de Haute Mer) MALABAR le remorque dans l'Atlantique où il sert de cible à l'Escadre de l'Atlantique qui achève sa croisière de printemps


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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Sam 30 Déc 2006, 19:08

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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Sam 30 Déc 2006, 19:11

Et c'est pas fini car il y en à 16 autres qui attendent derrière
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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Sam 30 Déc 2006, 19:25


3°)LE D 623 CASSARD


Jacques Cassard
Né à Nantes le 30 septembre 1679 dans une famille de négociants, il commença à naviguer à 14 ans sur les navires marchands appartenant à sa famille et fit plusieurs voyages aux Antilles et en Hollande. En janvier 1697, il embarqua sur l'Éclatante, galiote à bombes avec laquelle il participa à l'attaque de Carthagène des Indes par l'escadre commandée par Pointis et Ducasse.
Reçu capitaine à l'amirauté de Nantes le 25 mai 1700, il reprit la navigation au commerce et, au début de la guerre de Succession d'Espagne, arma en course à Saint-Malo. Commandant en 1705 la corvette Saint Guillaume, il rançonna le 28 août la ville de Cork en Irlande et fit douze prises. En 1707, avec la Duchesse Anne, il amarine 13 bâtiments ennemis et détruit un corsaire de Jersey, ce qui lui valut une gratification du roi et un brevet de lieutenant de frégate. En 1708 avec le Jersey, une nouvelle campagne aboutit à de nouvelles captures et à la mise hors de combat de l'Exeter de 38 canons. Capitaine de brûlot en juin 1709, capitaine de frégate en janvier 1710, Cassard fut alors chargé par le secrétaire d'État Pontchartrain de protéger les convois de blé venant de Tunisie qui devaient sauver la Provence de la famine. Le 29 avril 1709, montant l'Éclatant, il attaque et met en fuite cinq vaisseaux anglais devant Tabarka et ramène à Marseille un convoi de 25 navires. En 1710, avec le Parfait, le Phénix et le Sérieux, il débloque au Golfe Juan 84 bâtiments venant de Smyrne et les fait entrer à Toulon après avoir pris les vaisseaux anglais Pembroke et Faucon. L'année suivante, Cassard réussissait une nouvelle opération brillante : balayant une croisière anglaise, il faisait entrer quarante-trois navires chargés de ravitaillement dans le port de Peniscola en Espagne et assurait ainsi l'entretien de l'armée commandée par Vendôme.
A l'exemple de Duguay-Trouin, il signa le 2 décembre 1711 avec le roi un traité en vertu duquel Louis XIV lui accordait une escadre de six vaisseaux avec leurs états-majors et leurs équipages pour aller ravager les colonies anglaises, hollandaises et portugaises. Pendant vingt-sept mois (1712-1714), Cassard, promu capitaine de vaisseau en novembre 1712, va opérer des raids dévastateurs qui vont causer aux ennemis d'énormes pertes évaluées à plus de 30 millions. Après avoir attaqué et rançonné les établissements portugais des îles du Cap Vert, il passa aux Antilles et porta son offensive successivement sur les îles anglaises de Montserrat et d'Antigua, puis sur les colonies hollandaises de Saint-Eustache, de Surinam, de Paramaribo et de Curaçao, exigeant des rançons et détruisant toutes les fortifications. Il réalisa ainsi une des plus extraordinaires campagnes jamais menées par des navires français. Contraint aux loisirs forcés par la paix d'Utrecht du 11 avril 1713, Cassard fut victime de l'ingratitude générale, ne put obtenir le paiement des sommes importantes qui lui étaient dues et s'épuisa en procès contre les commanditaires de ses armements, en particulier contre la Chambre de commerce de Marseille. Chevalier de Saint-Louis en 1719, il proposa alors d'armer contre les pirates qui sévissaient aux Antilles et en Méditerranée mais ses projets ne seront pas retenus et il quittera le service en 1731. Taxé de folie, il fut interné en juillet 1736 au château Ham où il mourut le 21 janvier 1740. Manoeuvrier exceptionnel, animé d'un esprit offensif rare, Cassard n'avait cessé de s'illustrer par des opérations d'une audace inouïe. Duguay-Trouin, bon juge, disait qu'il donnerait toutes ses actions pour une seule de celles de Cassard.

NAVIRES AYANT PORTES LE NOM DE CASSARD
La France a depuis rendu hommage à Jacques Cassard en donnant son nom à onze bâtiments de la Marine :
Un vaisseau de 74 canons, mis sur cale à Lorient en 1793, lancé en 1795. Il fut rebaptisé Dix Août en 1798, puis Brave en 1806. Il participa à la croisière de Bruix en 1799, et fut détruit à Saint Domingue le 6 février 1806.
Un vaisseau de 86 canons, mis sur cale à Brest en 1795 sous le nom de Lion, lancé en 1803 sous le nom de Glorieux. Il termina sa vie comme ponton à Rochefort en 1815.
Un brig de 20 canons, mis sur cale à Lorient en 1829, lancé en 1832, il fut condamné le 28 novembre 1850.
Une corvette à hélice, mise sur cale au Havre en 1844 sous le nom de Comte d'Eu, lancée en 1846. Elle fut rebaptisée Patriote en 1848, puis Reine Hortense en 1853, Cassard en 1867. Elle fut désarmée le 8 avril 1882, devint enfin, en 1893, le Faune, un ponton à Port Vendres, et fut démoli en 1920.
(Caractéristiques : 830 Tx ; 1280 CV ; 6 canons)
Un aviso de 1ère classe mis sur cale au Havre en 1856, lancé en 1859 sous le nom de Cassard. Il fut rebaptisé Jérome Napoléon en 1860, Reine Hortense en 1867, et Kléber en 1870. Il fut désarmé le 23 mai 1879 et servit par la suite d'atelier étouperie à Bizerte, puis d'école pour les torpilleurs.
(Caractéristiques : 1300 Tx ; 920 CV ; ... canons)
Un aviso de 1ère classe mis sur cale au Havre en 1861 sous le nom de Cassard, lancé en 1866 sous le nom de Jérome Napoléon. Il devint le Desaix en 1870, participa à la prise de Sfax le 16 juillet 1881, et fut désarmé le 18 août 1894.
(Caractéristiques : 1600 Tx ; 1600 CV ; 7 canons)
Un croiseur protégé mis sur cale à Cherbourg en 1893, lancé en 1896. Il participa à la première guerre mondiale et fut désarmé en 1924.
(Caractéristiques : 3800 Tx ; 10000 CV ; VI.164mm + IV.100mm + 2.tubes lance-torpilles)
Un cargo construit en Angleterre en 1920. Il fut réquisitionné pendant la deuxième guerre mondiale et pris le nom de Panthièvre en 1948.
Un contre-torpilleur type Vauquelin mis sur cale à Nantes en 1930, lancé l'année suivante. Il fut sabordé à Toulon le 27 novembre 1942.
Un escorteur d'escadre (D623) type T47. Mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes en novembre 1951, il fut lancé en mai 1953 et mis en service en avril 1956. Il participa aux évènements de Suez en novembre 1956, fut désarmé le 1er octobre 1974, et démoli en Espagne en 1989.
Une frégate antiaérienne (D614) mise sur cale le 3 septembre 1982 à Lorient. Mise à flot le 6 février 1985, elle a été admis au service actif le 29 juillet 1988. Désignée dans un premier temps sous le terme de "Corvette", cette appellation a laissé place à celle de "Frégate", le 6 juin 1988.


HISTOIRE
Le T47B3 est baptisé le 21 septembre 1951, sa construction est accordée aux ACB (Ateliers et Chantiers de Bretagne) de Nantes. Le montage sur cale commence le 3 mars 1952, le lancement qui à lieu le 12 mai 1953 est remarquable car il à lieu le même jour que l'escorteur rapide LE BOULONNAIS construit par le même chantier.

Les essais ont lieu du 28 août 1954 au 28 mars 1956 d'abord à Nantes puis à partir du 7 octobre 1954 à Brest. Il réalise sa TLD (traversée longue durée) entre Brest et Toulon (6-20 avril) mais il est admis au service actif dès le 14 avril et effectue une Surmar entre Alger et Oran puis une nouvelle mission de surveillance et d'appui du 29 avril au 19 mai

Il participe à l'opération Mousquetaire et quitte Toulon le 22 octobre 1956 et après une escale à Bizerte (23-27 octobre), il arrive devant Port Saïd le 6 novembre pour appuyer par ses tirs le debarquement franco-anglais. Il quitte ma zone le 22 decembre et rentre à Toulon le 27.

l'année suivante il enchaine une Surmar (25 mars-1er avril 1957) et l'exercice « Medflex Epic » (5-12 mai). Comme nombre de navires de l'escadre, il est indisponible pour cause de grippe du 16 au 24 octobre. La fin de l'année est occupée par l'exercice « Medaswex » du 2 au 9 novembre puis par une mission en Afrique du Nord
Le 15 janvier 1958, il quitte toulon pour Oran où il est chargé par le prefet de la 4ième region maritime d'intercepter le cargo yougoslave SLOVENIJA transportant des armes pour le FLN. Pour cela, le Cassard est asssisté par deux Destroyers d'Escorte (DE) les KABYLE et BERBERE et deux Neptune de patrouille maritime. La cible est arraisonnée et deroutée le 18 janvier. Le Cassard repart vers Toulon où il arrive après 24 heures de mer le 22 janvier 1958. Il participe du 13 au 26 fevrier à l'exercice « Medaswex »

Le 3 mars, il quitte Toulon pour Brest via Nantes où il rentre en grand carenage jusqu'à la fin du mois de juillet.
Il repart de Brest le 11 août pour Toulon où il arrive le 15. Comme de coutume, il suit un stage CEF en septembre et en octobre

Début janvier 1959 , il suit un stage au CEDAM (Centre d'Entrainement à la Defense Aérienne à la Mer) puis assure une Surmar du 22 au 29 mars avant l'exercice « Medflex Guard » du 13 au 19 avril 1959
Il participe egalement à la grande revue navale de Mers El Kebir du 14 juin 1959 assurée par le Chef d'Etat Major Général de la Marine et le ministre des Armées
Avant la fin de l'année 1959, il assure deux nouvelles Surmar, la première du 17 juillet au 8 août et la seconde du 27 novembre au 10 decembre
A la fin de le'année, il reçoit à titre d'experimentation une plate-forme helicoptère, les essais ayant lieu en janvier 1960

Du 25 mars au 27 août 1960, il réalise un tour du monde avec l'Escorteur Rapide LE BEARNAIS marqué par la participation à l'exercice OTASE « Sealion » du 23 avril au 13 mai. Il est en entretien jusqu'au 17 octobre puis effectue de nouveaux tests avec sa plate forme helico
Nouvelle Surmar du 26 avril au 4 mai après avoir porté assistance à la ville de Frejus endeuillée par la rupture du barrage de Malpasset le 11 avril
Il rentre en refonte conducteur flottille le 30 juin 1961 à l'Arsenal de Toulon
Il effectue ses essais post-refonte à partir du 5 fevrier et reintégre l'Escadre à partir du 7 mai et devient le navire amiral de la 3ième flottille d'escorteurs rapides (3ième FER)

Il est en IPER à partir du 22 juillet au 11 septembre 1963
Il participe à la croisière «Mousson» dans l'Océan Indien du 16 octobre au 20 decembre 1963,datede son retour à Toulon
Fin janvier 1964, il est en remise en condition puis participe à l'exercice franco-italien « Lavezzi » (28 janvier-8 fevrier) puis à l'exercice d'Escadre « Fair Game » du 15 au 23 mai. Deux exercices importants ponctuent encore cette année 1964 : un exercice franco-espagnol « Tramontane » au large de la Catalogne et « Lavezzi 2 » franco-italien du 30 septembre au 28 octobre

En 1965, le Cassard participe à l'exercice franco-americain « Fair Game 3 » du 19 au 24 mai puis à l'exercice franco-italien « Etna » du 9 au 23 juin
il est en petit carenage du 3 août au 4 septembre
Le 15 septembre 1965, les forces maritimes françaises sont réorganisées , la 1ère flottille d'escorteurs d'escadre fusionne avec la 3ième flottille d'escorteurs rapides de la mediterranée
Le Cassard en devient logiquement le navire amiral. Il participe ensuite à l'exercice franco-italien « Lavezzi 3 » (4-16 octobre) puis à l'exercice franco-espagnol « Faron 2 » (11-26 novembre 1965), « Fair Game 4 » (franco-americain) du 28 fevrier au 11 mars 1966
Le Cassard subit un grand carenage à Toulon (25 mars-19 octobre) suivis des essais rituels jusqu'au 16 novembre puis un stage CEF du 09 au 28 janvier 1967 avec une Iper (8 mars-10 avril)
Le reste de l'année 1967 est occupée par des exercices avec la marine americaine (« Fair Game 5 » 2 au 13 mai) avec la marine espagnole (« Faron 3 » du 16 au 31 octobre) et avec l'OTAN (« Medaflex » 20-28 novembre)

comme nombre d'autres navires français, il participe à la recherche du sous marin MINERVE (28 janvier-2 fevrier 1968) puis enchaine avec « Fair Game 6 » du 1er au 10 mars 1968, deux exercices avec la Royal Navy (« Dawn Patrol » et « Passex » durant la croisière de printemps qui à lieu du 24 avril au 8 juin 1968) et l'exercice « Murcie » avec l'Espagne du 15 au 26 octobre 1968

l'année 1969 est marquée par l'exercice franco-italien «Ida » (6-10 mai 1969), un exercice franco-americain « Transitex » du 4 au 28 juin avant une Iper du 27 juillet au 1er septembre 1969
puis l'EE enchaine « Toza » (FR/ITA) (30 septembre-9 octobre) et « Faron 4 » (13-28 octobre)
Le 1er novembre 1969, le Cassard remplace le Colbert comme navire amiral de l'Escadre de la mediterranée, le grand croiseur partant en refonte lance-missile à Brest

L'année se termine par un exercice franco-americain « Mediterannée » du 9 au 17 decembre avant d'entrer en Iper, Iper qui s'entend du 19 decembre 1969 au 17 fevrier 1970
Du 28 mars au 3 avril 1970, il piste des bâtiments soviétiques avant de manoeuvrer avec l'US Navy (« Transitex » 3-10 mai 1970 et « Dawn Patrol » du 3 au 15 juin)
Il entre ensuite en Iper (1er octobre 1970-20 janvier 1971) avant de participer à « Meditex 71 » du 12 au 18 juin puis le lendemain à la revue navale
Il participe egalement à « iles d'Or » du 9 au 20 novembre 1971 puis subit un stage au CEF (fin novembre-debut decembre)
il participe à de nombfreux exercices en 1972 : « Medlant » à partir du 28 fevrier, « Dawn Patrol » du 2 au 14 mai, « Murcie 6 » du 5 au 12 octobre puis « Sterne » du 4 au 9 novembre 1972
le D623 Cassard subit un petit carenage du 19 mars au 27 avril 1973 avant « Meditex » du 20 au 29 juin avant une nouvelle Iper du 15 août au 24 septembre puis pour terminer cette année, l'exercice « Iles d'Or » du 7 au 16 novembre

l'année 1974 debute par une remise en condition du 28 au 31 janvier suivit par un exercice avec l'Escadre de l'Atlantique (« Escuadras 74 » durant la croisière d'hiver qui à lieu du 4 fevrier au 1er mars)

La sortie des familles à lieu le 19 juin 1974. il quitte definitivement Toulon le 24 juin pour Brest où il arrive le 29. La dernière sortie à la mer à lieu du 25 au 29 juilllet en l'honneur de sa ville marraine Nantes. Le Cassard à parcouru 415000 miles nautiques et à connu 18 commandants.
Il est desarmé le 1er octobre 1974 et placé en reserve speciale. Il va experimenter la chauffe au gazole qui sera utilisé par les EE LA GALISSONNIERE et DUPERRE.
Le Cassard est condamné le 1er juin 1976 et devient le Q555 avant de prendre sa place au fond de la rade-Abri puis dans l'anse du Fret en 1978 pour servir de brise-lame près de l'isthme entre Rosellec et l île Longue
Après un dernier mouillage à Landevennec , le Q555 quitte Brest le 14 août 1989 pour l'Espagne où il est demolit. Sa cloche à été remise à la ville de Nantes en mai 1975


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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Dim 31 Déc 2006, 18:39

4°) LE BOUVET

LE PERSONNAGE : François Joseph BOUVET De PRECOURT (Lorient, 23 avril 1753 - Brest, 20 juillet 1832)
Né à Lorient le 23 avril 1753, fils de Joseph, capitaine de vaisseau. Entré au service de la Compagnie des Indes comme enseigne sur le Villevault, commandé par son père en 1765, il fit campagne en Chine et aux Indes.

Enseigne de vaisseau dans la marine royale en 1780, il servit sur l'Ajax commandé par son père dans l'escadre de Suffren, participa au combat de Negapatam, puis sur le Flamand à la prise de Trincomalee (juillet-septembre 1782). En 1785, il fit une campagne aux Antilles sur le Sylphe, puis sur le Patriote comme lieutenant de vaisseau, sur les côtes d'Afrique avec la Cérès. Second sur la Prudence à Saint-Domingue en 1790, il fut promu capitaine de vaisseau en avril 1793 et reçut le commandement de l'Audacieux avec lequel il servit dans l'Atlantique. Contre-amiral en novembre 1793, il commanda la 2e escadre dans la flotte de Brest aux ordres de Villaret-de-Joyeuse et prit part aux combats de Prairial où il commanda l'avant-garde.

Commandant l'Immortalité dans l'escadre de Morard de Galles lors de l'expédition d'Irlande, il ne put se maintenir en baie de Bantry en raison du mauvais temps. En mars 1802, il commanda le Redoutable et la division chargée d'aller porter des renforts en Guadeloupe, puis fut nommé en octobre 1803 chef militaire du port de Brest. Préfet maritime de Brest en 1813, vice-amiral le 20 octobre 1816, il fut admis à la retraite en novembre 1817 et mourut à Brest le 20 juillet 1832.

LES BATIMENTS AYANT PORTE LE NOM DE BOUVET

Cinq bâtiments de la Marine ont porté le nom de Bouvet :

Un aviso de 2ème classe mis sur cale à Rochefort en 1863, lancé en 1865, il fut naufragé près d'Haïti le 17 septembre 1871.
(Caractéristiques : 760 Tx ; 700 CV ; 3 canons)

Un aviso de 1ère classe mis sur cale à Rochefort en 1872, lancé en 1876, il fut condamné le 2 avril 1891.
(Caractéristiques : 840 Tx ; 700 CV ; 4 canons)

Un cuirassé
mis sur cale à Lorient en 1892, lancé en 1896. Il participa à la première guerre mondiale et fut coulé aux Dardanelles le 18 mars 1915.
(Caractéristiques : 12200 Tx ; 14000 CV ; II.305mm+II.274mm+VIII.138mm+2.tubes lance-torpilles)

Un navire auxilaire FNFL (Amiral Bouvet) ex remorqueur, qui fut réquisitionné du 20 janvier 1943 à La Réunion jusqu'à 1944.
Un escorteur d'escadre mis sur cale à Lorient en novembre 1951, il fut lancé en octobre 1953 et mis en service en mai 1956. Il participa aux évènements de Suez en novembre 1956 et fut désarmé le 1er janvier 1982, sous le numéro de coque Q635.

HISTOIRE

Le BOUVET (T47B4) est mis en chantier dans la forme de Lanester (Arsenal de Lorient) le 16 juin 1952. Il flotte la première fois le 3 octobre de la même année quand les EE Surcouf et Kersaint sont mis à l'eau. Il est réechoué à la place laissée libre par le Kersaint. Sa mise à l'eau à lieu un peu moins de deux ans plus tard le 25 septembre 1954

Il effectue ses essais du 04 decembre 1954 au 28 avril 1956
Sa traversée de longue durée l'emène à Santa Cruz de Tenerife , Casablanca et Oran (28 avril-12 mai); son ASA (Admission au Service Actif) est prononcée le lendemain le 13 mai
Sa première mission opérationelle l'amène au large des côtes nord-africaines pour une mission Surmar (14-19 mai). A partir du 14 juillet, il ne depend plus de l'Escadre mais du prefet maritime de la 3ième region (Premar III)
le 23 octobre 1956, il quitte Toulon pour l'Egypte dans le cadre de l'opération Mousquetaire. Le Bouvet assure des missions d'escorte des navires amphibies français et patrouille au large de Jaffa
Il est de retour à Toulon le 20 novembre

Le 15 mars 1957, le D624 Bouvet est affecté à l'Ecole de cannonage du groupe ecole en remplacement du vieil contre-torpilleur de classe Aigle Albatros

Sa mission de navire-ecole est assez soutenue avec par exemple une camapgne de tir au polygone de la Macta près d'Arzew car il enchaine les petits carenages à l'Arsenal de Toulon (17 decembre 1957-29 avril 1958; 13 decembre 1958-22 mai 1959) suivi cette fois d'un grand carenage à partir du 15 novembre
Il subit deux nouveaux petits carenages, le premier à partir du 26 decembre 1960 et le second à partir du 20 decembre 1961. Entre-temps, il avait escorté le 2 avril 1961, une course de canots pneumatiques entre Calvi et Cannes

Disponible le 25 avril 1962, il continue son activité de navire-ecole et ce jusqu'au 20 septembre 1962 date de son affectation à l'Escadre Légère. Pour ameliorer ses capacités militaires, il subit un stage au CEF. Il quitte Toulon le 27 octobre 1962 et arrive à Brest 4 jours plus tard. Dans le cadre de la sortie d'automne de l'Escadre Légère (19 novembre-12 decembre 1962) il participe aux exercices «Frimaire» et «Ecume» puis l'année suivante à l'exercice «Dawn Breeze 8» (25 fevrier-14 mars 1963). Au mois de mai, il est au large d'Haïti où ont lieu des troubles et il est de retour à Brest le 4 juillet.
Le 23 juillet 1963, le Bouvet est rattaché au prefet de la 2ième region maritime (Premar II) et entre en refonte Tartar à l'Arsenal de Brest. Ses essais post-refonte debutent le 1er decembre 1964 et s'entendent jusqu'au stage CEF réalisé à Toulon (9 octobre-21 decembre)

Du 21 au 26 mars 1966, il réalise une sortie en mer au profit de l'école supérieure de guerre navale avec une escale à La Pallice.
En septembre 1966, il est à Londonderry en Irlande du Nord où il suit un stade à la Joint Antisubmarine School (JASS)

En avril 1967, il mène une mission de lutte contre la pollution (Torey Canyon ?) uis subit un stade de raffraichissement au CEF à Toulon (16 mai-12 juin)
Le 11 juillet 1967, le Bouvet quitte Brest en compagnie de son sister-ship Chevalier Paul pour escorter le navire amiral, le croiseur Colbert qui amène le général de Gaulle dans un voyage officiel memorable au Canada (VIVE LE QUEBEC LIBRE !!!). Le bouvet est de retour à Brest le 8 août et en fin d'année, il réalise un exercice DAM (5-12 decembre).


Avec le Kersaint, il est en stage au CEF du 26 fevrier au 21 mars 1968. Au cours du transit vers Toulon avec la croisière d'hiver de l'escadre de l'Atlantique il se deroute pour participer aux recherches du sous marin MINERVE.
Du 13 au 21 mai, il participe à un exercice franco-britannique («Britex») puis à l'exercice «Finisterex» avec la marine espagnole (23 septembre-8 octobre)

Le 24 decembre 1969, le Bouvet entre en refonte SENIT et est placé sous la direction de Premar II (15 janvier-1er octobre 1970). Il est en essais du 4 janvier au 25 fevrier 1971 puis suit un srtage CEF à Toulon (6 mars-20 mai 1971) avant un sejour au Etats Unis pour la validation du système d'armes (12 juillet-11 août 1971)

L'année 1973 est marquée en particulier par l'exercice interallié «Sunny Seas» au large du Portugal du 16 janvier au 10 fevrier 1973

Debut octobre 1974, il fait partie du groupe Saphir ( le porte-avions Clemenceau, la fregate Tourville, les petroliers Saone et Aberwrac'h) qui relève le groupe Mousson (fregate lance-missile Duquesne, escorteur d'escadre Jaureguiberry et BSM Garonne) en Océan Indien. Partit de Brest le 8 octobre, le groupe franchit l'Equateur le 20 octobre, relache avec le groupe Mousson à la Reunion du 2 au 7 novembre. Le Bouvet est à Djibouti le 15 novembre. Le groupe Saphir rentre à Brest le 27 mars 1975

Le 1er juillet 1975, il entre en refonte digitalisation du système Tartar à l'Arsenal de Brest. Il est en essais du 29 novembre 1976 au 2 fevrier 1977. Ils sont suivis par un stage CEF à Toulon (9-31 mars 1977)
De retour à Brest le 4 avril, il en repart 15 jours plus tard, le 19 pour l'Océan Indien et arrive à Djibouti le 30 avril. Il multiplie les patrouilles jusqu'à son depart de Djibouti le 1er decembre, il est à Brest le 14 decembre.
Après une Iper (10 fevrier-5juin 1978) et des essais (jusqu'au 19 juin), il participe à un « Passex » avec des navires ouest-allemands avec un passage devant le CEL (21-23 juin)

Ensuite jusqu'au 3 octobre, ses sorties se partagent entre surveillance du rail d'Ouessant et mise en condition de sous marin.Du 7 au 23 novembre 1978, il est en stage en Ecosse au Joint Maritime Course.

Du 9 au 12 janvier 1979, il participe à la surveillance du rail d'Ouessant. Une nouvelle fois, il quitte Brest le 1er mars pour l'océan Indien, arrivant à Djibouti le 18 mars et sort en moyenne 3 à 4 fois par mois et ce jusqu'au 17 septembre où il quitte la Corne de l'Afrique pour Brest où il arrive le 5 octobre. Il entre en Iper le 30 octobre pour n'en ressortir que le 20 mars 1980 et d'effectuer ses essais post-entretien jusqu'à la fin du mois d'avril
Il participe à l'exercice « Suroit » du 30 mai au 7 juin 1980 puis repart pour l'océan indien le 7 septembre, le Bouvet arrivant à Djibouti le 27 septembre et durant sa presence, il effectue 4 patrouilles avant son depart qui à lieu le 16 mars pour une afrrivée à Brest le 2 avril 1981.
Après les permissions, l'escorteur reprend la mer le 25 mai pour surveiller le rail d'Ouessant.

La dernière sortie à la mer à lieu le 18 Decembre 1981. Le desarmement commence le 1er janvier 1982. Le 25 janvier 1982, l'ensemble Tartar est demonté et envoyé aux Etats Unis pour modernisation afin d'être remontée sur la corvette (fregate en juin 1988) CASSARD qui à été mise en chantier à l'Arsenal de Lorient le 4 decembre 1979. Le Bouvet est mis en reserve speciale le 31 mars puis arrive la dernière ceremonie des couleurs qui à lieu le 2 avril 1982.
Le Bouvet est condamné le 1er juin 1983 et devient le Q635 qui est remorqué à Lorient où il sert de brise-lame à la pointe de l'Esperance en compagnie de l'ancien EE TARTU.


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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Dim 31 Déc 2006, 19:35

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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Dim 31 Déc 2006, 21:36

eh Seawolf, à quand une histoire des sous marins canadiens ? lol! lol! merci quand même de tes aplaudissements, c'est du boulot mais je crois que cela en vaut le coup, je ne me sens jamais aussi bien qu'au milieu des bouquins, des sites internets..............
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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Dim 31 Déc 2006, 21:50

clausewitz a écrit:
eh Seawolf, à quand une histoire des sous marins canadiens ? lol! lol! merci quand même de tes aplaudissements, c'est du boulot mais je crois que cela en vaut le coup, je ne me sens jamais aussi bien qu'au milieu des bouquins, des sites internets..............

je sais que c'est du boulot. je dois faire énormément de recherches pour mes articles sur les frégates canadiennes ( même si ils ne sont pas du même niveau que les tiens Crying or Very sad )

et en ce qui concerne les soums canadiens, je ferai des articles sur eux dès que j'aurai terminé ceux sur les frégates.

a+
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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Dim 31 Déc 2006, 22:00

Oui j'ai vu ça après ce post et ne te devalorise pas, pour un debut c'est pas mal non plus. D'ailleurs tu peux regarder mon premier article sur les BSL, c'est pas genial-génial.
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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Lun 01 Jan 2007, 17:37

Hello, A new user here sorry do not speak French See our website at www.fougueux.nl ex Marine National escorter cotier P641
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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Lun 01 Jan 2007, 19:42

5°) LE DUPETIT THOUARS

LE PERSONNAGE
4 Dupetit Thouars ont servit la France dans la marine et j'en ai choisit un, le dernier de la liste : Louis Aubert du Petit Thouars de Saint Georges
Louis-Félix-Edmond-Marie Aubert du Petit Thouars de Saint-Georges est né à Loudun, le 7 février 1882, deuxième fils de Georges-Charles-Henri.

Il se destine tout jeune encore, par goût et par tradition de famille, à la carrière de marin. Une maladie grave contractée à Cannes où il passait l'hiver en 1894 avec ses parents, le conduit à toute extrémité. Résistant à l'attaque du mal, il se rétablit malgré toute espérance et reprend ses études dans le sein de sa famille. Sous la direction de l'abbé Lombard, devenu son précepteur, il travaille avec assuidité. Sa vocation pour la carrière de marin s'étant précisée en même temps que sa santé s'était affermie, sa mère se décide à se séparer de lui et à l'envoyer à l'école des Jésuites, à Saint-Hélier (Jersey) pour y suivre les cours de préparation à l'Ecole Navale.
A la suite d'une brillante préparation, il est reçu à l'Ecole Navale à l'âge de 17 ans où il entre le 1er octobre 1899, 18e sur 100 admis. Il en sort le 1er août 1901, avec le n°11, aspirant de 2e classe et effectue une croisière comme tel à bord du navire école, le Duguay-Trouin.
Promu aspirant de 1ère classe, le 5 octobre 1902, il embarque sur le Montcalm, escadre d'Extrême-Orient, puis sur la canonnière Vigilante (même escadre).
Enseigne de vaisseau, le 5 octobre 1904, il rentre en France et est embarqué sur le Condé, escadre du Nord, le 1er octobre 1905, puis sur le Léon Gambetta en 1906 jusqu'en septembre 1907.
Il repart alors en Extrême-Orient, embarqué sur l'aviso-transport Manche, commandant Rageot de la Touche, en mission hydrographique, division navale d'Extrême-Orient, jusqu'en mars 1908. Détaché au service hydrographique à Paris, du 7 avril au 7 juillet 1908.
Il embarque, le 27 juillet 1908, comme second sur le contre-torpilleur Cognée de l'escadre de la Méditerranée, sous les ordres du commandant Ollivier, y reste jusqu'en juin 1910 et, à suite d'une demande, il entre aux sous-marins de Bizerte, le 7 août 1910, à bord de la Circé, commandant en second jusqu'au 12 décembre 1911.
Promu lieutenant de vaisseau le 26 décembre 1911, il reçoit le commandement du sous-marin Monge du 1er juillet 1912 jusqu'à la fin de 1914.
En congé de trois mois, l'ordre de mobilisation générale le rappela à Toulon. Il est alors adjoint, le 2 août 1914, au commandant du torpilleur de haute mer le Dehorter, à la tête d'une escadrille de sous-marins.
En novembre 1914, il reçoit le commandement du sous-marin Joule à Bizerte.
Jusqu'au début de mars 1915, Louis du Petit Thouars reste à Bizerte où il travaille avec acharnement à la mise en état de son sous-marin. Le travail effectué, il prend alors la mer et reçoit la mission de croiser en Adriatique pour surveiller et surprendre les mouvements de la flotte autrichienne devant Cataro où il se trouve à plusieurs reprises en situation difficile.
Lors de l'expédition des Dardanelles, il est appelé, le 15 avril 1915, à faire partie des forces navales sous les ordres de l'amiral Boué de Lapeyrère, et, le 28 avril, il reçoit l'ordre d'accomplir une mission périlleuse à l'intérieur des détroits : torpiller des transports turcs. Le Joule part le 1er mai pour ne plus revenir. Le 2 mai, un bâtiment anglais, l'Agamemnon envoyé à sa recherche, recueillait en surface un réservoir d'air comprimé ayant appartenu au sous-marin.
Tout semblait indiquer que celui-ci, ayant heurté une mine dérivante, avait été ouvert en deux par l'explosion, et enseveli avec tout son équipage.
Ainsi disparu à l'âge de 33 ans, entre Chanak et Nagara, Louis Aubert du Petit Thouars. Dans l'accomplissement de l'inexorable mission de combat qu'il avait reçu de ses chefs, il fit preuve d'une ardeur, d'une sérénité, d'une abnégation complète, apanage naturel des grandes âmes et des grands chefs.
Dans un geste d'admirable générosité et de profonde pitié pour ceux qu'il emmenait avec lui à une mort à peu près certaine, l'héroïque commandant, avant de partir, confiait à sa mère adorée en quelques lignes d'adieu la noble mission de remettre, aux familles de tous ceux qui le suivaient, une somme d'argent qu'il prélevait sur son propre patrimoine, léguée aux descendants des héros dont il était le chef sublime. Magnifique manifestation de solidarité du chef et des exécutants devant le sacrifice accepté pour la Patrie.


Dernière édition par le Jeu 08 Mar 2007, 12:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Lun 01 Jan 2007, 20:02

La suite sur le Dupetit Thouars

LES NAVIRES AYANT PORTE LE NOM DE DUPETIT THOUARS
Pas moins de six bâtiments de la Marine ont porté le nom de Du Petit Thouars :

Une chaloupe-cannonière (1798-1799) construite à Toulon.
Un brick de 10 canons, mis sur cale à Toulon en 1828 et lancé en 1830. Il servit comme Ecole des Mousses à partir du 31 décembre 1864. Rebaptisé à juste titre Mousse en 1867, puis Ouessant en 1878, il fut désarmé en 1880.
Un croiseur à barbettes, mis sur cale en 1867 à Brest et lancé en 1872. Il fut rebaptisé l'Oléron en 1897 et désarmé en 1914.
(Caractéristiques : 2000 Tx ; 1800 CV ; I.160mm + VIII.140mm)
Un croiseur cuirassé, mis sur cale en 1897 à Toulon et lancé en 1901. Il participa à la première guerre mondiale et fut torpillé le 7 août 1918 par l'U62 au large de Brest.
(Caractéristiques : 9500 Tx ; 20000 CV ; II.194mm + VII.164mm + 2.tubes lance-torpilles)
Un sous-marin type Armide, mis sur cale en 1917 à Châlon-sur-Saône, lancé en juin 1920. Construit pour Marine roumaine, il fut utilisé par Marine française après la guerre et fut désarmé le 9 novembre 1928.
(Caractéristiques : 342 tonnes ; 513 tonnes en plongée; 2 moteurs électriques de 200cv; 1020 CV ; 52,40mm; 4 tubes de 450mm, 1 canon de 47mm)
Un escorteur d'escadre (D625), mis sur cale à Brest en mars 1951, il fut lancé en février 1954 et mis en service en septembre 1956. Il participa aux évènements de Suez en novembre 1956, et fut désarmé en avril 1988.

HISTOIRE
Le T47B5 est attribué à l'Arsenal de Brest et est mis sur cale le 11 janvier 1951 mais n'est baptisé que le 4 mars 1952. C'est à la fois le premier navire construit à Brest depuis la Liberation et le dernier navire construit sur cale, les navires suivant desertant le Point du Jour pour les bassins du Salou et de Laninon. Le DUPETIT THOUARS est lancé le 04 fevrier 1954 puis est en essais du 27 novembre 1954 au 07 septembre 1956
Il effectue sa traversée de longue durée entre son port constructeur et son port d'attache,Toulon (08-13 septembre 1956) et son admission au service actif est prononcé le 15. Le D625 est affecté à la 1ère FEE comme tout les EE dès leur mise en service. Il participe à l'opération Mousquetaire et pour ce faire, il quitte Toulon le 1er novembre et arrive au large de Port Fouad le 6 novembre et reste sur zone jusqu'au 22 decembre, date de son depart pour toulon où il arrive cinq jours plus tard avec tous les navires de la Force Navale d'Intervention (FNI)

Du 15 au 22 fevrier 1957, il participe à la fin de « Medaswex 17 »
Le 18 mai 1957, il appareille de Toulon en direction des Etats Unis en compagnie du croiseur De Grasse, du porte-avions Bois-Belleau, du Chevalier Paul et des escorteurs rapides Le Gascon et Le Lorrain. Il participe en particulier à la revue navale internationale du 12 juin. L'escorteur est de retour à Toulon le 12 juillet.

Après un petit carenage au cours de l'été 1957, il est indisponible du 9 au 21 octobre pour cause de grippe puis une fois remis sur pied si l'on peut dire, il participe à « Medaswex 20 » du 2 au 20 novembre au cours duquel il aborde l'ER Le Corse (4/11) sans gros dommages.

L'année 1958 est marquée par l'exercice « Sans Atout IV » du 10 au 22 mars suivi par « Medflex Fort » du 18 au 24 mai puis par une mission en Afrique du Nord, l'escorteur étant de retour à Toulon le 23 juin. Il est au large du Liban entre le 29 juin et le 21 juillet. Il quitte Toulon le 2 août pour arriver à Brest le 6 août et entrer en grand carenage jusqu'au mois de decembre puisqu'il ne reprend la mer que le 22 decembre et est en essais jusqu'au 10 fevrier 1959, date à laquelle il quitte le port breton pour Toulon via Lorient, il arrive dans le Var le 17 fevrier.
Il est en mission au large des côtes nord-africaines du 6 avril au 11 mai 1959 au cours de laquelle il arraisonne deux cargos entre la Sardaigne et la Sicile, les Aron et Duizard. Comme d'autres navires de l'escadre, il est mouillé en rade de Frejus après la rupture du barrage de Malpasset dans la nuit du 2 novembre 1959.
Il participe avec l'Escadre et la 6ième flotte americaine à l'exercice franco-americain « Boomerang » (14-17decembre 1959) puis le lendemain acceuille avec le croiseur Colbert et l'EE Chevalier Paul, le croiseur americain Des Moines qui amène en France, le president des Etats Unis, Dwight Eisenhower.

Le debut de l'année 1960 est marquée par une Surmar en Afrique du Nord (3 fevrier-7mars) puis après un petit carenage qui à lieu du 15 mars au 3 mai, l'escorteur participe à l'exercice « Sans Atout » du 3 au 6 mai. Il suit ensuite un stage ASM au CEF du 3 au 15 juin puis après des sorties diverses et variées, à « Medflex Hold » du 20 septembre au 1er octobre puis aux exercices « Medaswex » et « Jet Hunt » (octobre-novembre)

Avec le Tartu, il participe à l'opération Okoumé de protection des côtes du Congo Brazzaville après l'independance du Zaïre et est ainsi absent de Toulon du 31 janvier au 15 avril 1961. Il enchaine par une Surmar du 19 au 21 juin 1961
Le 5 juillet 1961, il quitte Toulon pour l'Arsenal de Brest où il doit entrer en refonte Tartar.
Il arrive dans le Finistère le 10 et entre officiellement en refonte deux jours plus tard. Les essais sont réalisés de septembre 1962 à janvier 1963 dont un sejour aux Etats Unis (20 août-5decembre) pour la mise au point definitive du systèmes d'armes. Le 6 decembre 1963, il est affectée à la 8ième DEE de l'Escadre Légère. Il suit un stage au CEF à Toulon du 8 janvier au 21 mars 1964 avant de terminer l'année par l'exercice interarmées « Armor » (10-13 octobre) puis par une IPER (16 decembre 1964-22 janvier 1965)
Le 15 janvier, la 2ième DEE est créée à Brest pour regrouper les 44 EE « tartarisés et devenus des ELM (Escorteurs Lance-Missiles), cette division sera bientôt surnomée la « division de fer ». Du 19 avril au 6 mai 1965, il assure le retour de l'ordre à St Pierre et Miquelon en y transportant des gendarmes. Il subit ensuite une IPER du 16 juillet au 14 septembre 1965.

Il sort du 21 au 26 mars 1966 au profit de l'ecole supérieure de guerre navale (escale à la Pallice) puis est absent de Brest du 16 septembre au 8 octobre 1966 car il suit un stage ASM à la Joint Anti Submarine School de Londonderry

Il subit du 17 octobre 1966 au 4 septembre 1967, une refonte à l'Arsenal de Brest : la detection ASM est modernisée, l'antenne du radar tridimensionnel est remplacée, le SENIT est installé et la passerelle est elargie et modernisée comme les autres ELM. Après des essais en mer s'etedant de juin à novembre, il appareille de Brest le 11 pour Toulon où il arrive 8 jours plus tard. Il y suit un stage au CEF jusqu'au 16 decembre puis regagne Brest où il arrive le 21 après un passage à Lorient.

Le debut de l'année 1968 est vierge de toute activité majeure avant l'exercice « Finisterex » du 23 septembre au 11 octobre. Il repart de Brest le 29 octobre pour Toulon où il s'entraine du 2 novembre au 16 decembre.Il est de retour à Brest le 23 decembre après l'exercice « Medat » (17-18 decembre)

Le Dupetit-Thouars est dans le golfe de Gascogne en ce debut d'année 1969 car il tire au CEL entre le 2 et le 5 fevrier puis après la sortie des familles le 15 juillet, il est en petit carenage du 2 septembre au 3 octobre, l'année 1969 se terminant par l'exercice franco-ouest allemand « Gemex 69 » du 22 au 25 octobre

L'année 1970 est assez chargée pour le Dupetit Thouars avec tout d'abord l'exercice « Finisterex » avec la marine espagnole (16 fevrier-14 mars) suivit par « Invitex Chapeau Rond » (20-25 avril) et « Britex » (13-30 octobre) avant qu'un stage au CEF (helico et Alizé = cooperation ASM ?) du 13 au 18 decembre ne conclut l'année

Au debut fevrier 1971, l'ELM tire au CEL avant d'enchainer par « Finisterex » du 9 fevrier au 11 mars puis par « Britex » du 11 au 15 octobre

Au debut de 1972, le Dupetit Thouars est designé pour participer à une mission de presence dans l'Océan Indien au sein du groupe « Mascareigne » qui comprend egalement deux autres escorteurs d'escadre (les TARTU et LA BOURDONNAIS) et deux navires de soutien (Le BSL RHIN et le PR LA SEINE). Le D625 appareille de Brest le 28 janvier 1972 et au cours du transit vers Djibouti, il est endommagé par des tirs au large du Yemen (14 mars). Le groupe se retrouve à Djibouti du 23 au 26 mars puis après plusieurs semaines de patrouilles, l'ELM est de retour à Brest le 10 juin 1972.

Du 1er juillet 1972 au 15 mars 1974, le Dupetit Thouars est en travaux à l'Arsenal de Brest pour la modernisation de son Tartar, travaux lui permettant de tirer des missiles SM1A qui ont une légère capacité anti-surface.

Le Dupetit Thouars est choisit pour une mission de présence en Océan Indien et ce en compagnie d'un autre escorteur d'escadre, le D'ESTREES, formant le groupe « Nerée » qui relève le groupe « Thetis » (fregate lance-missile Suffren et escorteur lance-missile Kersaint). Le D625 appareille de Brest le 4 juillet 1975, les deux EE franchissent le canal de Suez le 15 juillet et arrivent à Djibouti le 20 juin. Les patrouilles s'enchainent entrecoupées seulement d'escales de representation. L'ELM quitte Djibouti le 28 novembre, repasse le canal de Suez le 2 decembre et croise à Port Saïd, le groupe « Aurore » qui n'est autre que le groupe ecole formé du croiseur porte-helicoptère JEANNE D'ARC et de l'escorteur FORBIN qui parallèlement à sa croisière d'application va mener une mission de presence dans l'Océan Indien. Le Dupetit Thouars est de retour à Brest le 13 decembre 1975. A la suite de cette mission, le navire est en IPER du 1er mars au 31 mai 1976
Entre juin et decembre, les sorties concernent essentiellement les essais de L'INDOMPTABLE et la mise en condition opérationelle de sous marins type Agosta.
Du 15 au 20 novembre, il participe à l'exercice OTAN « Océan Safari » à l'issu duquel il relache à Liverpool

Le Dupetit Thouars est choisit pour relever le Kersaint dans l 'Océan Indien . Il appareille de Brest le 15 fevrier 1977, franchit le canal de Suez le 1er mars et arrive à Djibouti, 4 jours plus tard le 5 mars. Ses multiples patrouilles ne l'empèchent pas de vivre le moment historique de l'independance de Djibouti (27 juin 1977). C'est le 14 juillet que l'ELM relevé par le TARTU repart et après avoir franchit le canal de Suez le 18, arrive à Brest le 27 septembre 1977. Le reste de l'année et le debut de l'année suivante est occupée par une Iper (3 octobre 1977 au 5 janvier 1978

L'année 1978 voit la participation à l'exercice « Suroit 78 » du 7 au 10 juin suivit par d'importants travaux à l'Arsenal de Brest. En effet du 9 novembre 1978 au 21 janvier 1980, il voit ses locaux totalement refondus, le remplacement du radar DRBV20 par un DRBV 22 et le rouf Tartar est agrandit pour y loger des locaux sanitaires supplementaires.
Il est armé à efectifs reduits le 1er decembre et complet le 15 decembre 1979. Il se rend ensuite à Toulon pour un stagfe de raffraichissement au CEF (10-15 mars 1980).

A l'issu de ce stage, il repart pour l'océan Indien mais une avarie l'oblige à revenir dans le port varois pour reparer (31mars-11avril), il gagne Djibouti le 21 avril où il relève le DU CHAYLA.
Les 7 patrouilles (d'une durée moyenne d'une semaine) qu'il assure s'etalent entre le 30 avril et le 20 juillet. Il quitte la Corne de l'Afrique le 9 septembre après avoir été relevé par le BOUVET et arrive à Brest le 24 septembre 1980; il est en Iper en décembre.

Le Dupetit Thouars ne chome pas en ce debut d'année avec par exemple la mise en condition des sous marins DAUPHIN et PSYCHE (15-21janvier 1981), la participation à l'exercice « West Axe » les 9 et 10 fevrier, « Océan Safari » du 8 au 18 septembre puis après une Iper (21 septembre 1981-8 janvier 1982), il participe aux exercices « Suroit » (3-11 juin 1982) et « Short engagement » en septembre 1982.

L'ELM subit une nouvelle Iper du 10 fevrier au 10 mai 1983 puis rallie le Levant et plus precisement les côtes libanaises alors que le pays du cèdre est en pleine guerre civile. Le Dupetit Thouars rejoint le théâtre d'opérations le 6 septembre pour Olifant XVII et quitte la zone moins d'un moid plus tard et est de retour à Brest le 17 octobre

Quelques mois plus tard, Il quitte son port d'attache pour l'Océan Indien pour une presence de près d'un an sur zone le 4 janvier 1984, franchit le canal de Suez le 14 et arrive à Djibouti le 22 janvier. Après des patrouilles et des escales de representation, il quitte la Corne de l'Afrique le 5 decembre, repasse le canal de Suez et arrive à Brest le 22 decembre 1984. Il ensuite ne Iper jusqu'au 5 juin 1985 puis après remise en condition, il participe à l'exercice « Océan Safari » du 2 au 20 septembre 1985.

L'année 1986 voit l'escorteur participer à l'exercice du JMC et à « Western Chance » du 30 janvier au 22 fevrier 1986 date de son retour à Brest.
Il repart de Brest le 14 avril 1986 pour une nouvelle mission de presence en océan indien où il relève la fregate DE GRASSE. Il passe à Toulon le 19 avril et arrive à Djibouti le 5 mai. Son sejour est-africain est marqué par des patrouilles, une Iper à Djibouti avec le JULES VERNE (août-septembre).
La relève est assurée par la corvette (puis fregate le 6 juin 1988) JEAN DE VIENNE, l'escorteur quittant Djibouti le 30 septembre, relache à Port Saïd jusqu'au 11 octobre en compagnie du porte-avions FOCH puis participe durant son transit retour à l'exercice « Osiris ». Il arrive à Brest le 26 octobre et entre quasi immediatement en Iper (1er novembre 1986-1er mars 1987)

Parmi, les activités à retenir de cette année 1987 citons , l'exercice « Open Gate » du 28 avril au 4 mai, des patrouilles sur le rail d'Ouessant (juin-juillet), puis fin septembre, un stage au CEF à Toulon

En raison de la brusque montée de tension entre l'Iran et la France, un groupe aéronaval quitte Toulon le 30 juillet 1987. Il est composé du porte-avions CLEMENCEAU , des fregates lance-missiles SUFFREN et DUQUESNE et du pétrolier ravitailleur MEUSE et à pour mission de couvrir les corvettes et les avisos-escorteurs qui assurent la protection des navires marchands. Le Dupetit Thouars quitte Toulon 3 mois plus tard, le 30 octobre pour relever la fregate Suffren. Durant son transit vers Djibouti, il receuille 23 marins chypriotes du cargo Trader, les marins étant debarqués à Djibouti où l'ELM arrive le 10 novembre 1987. Le D625 va assurer deux patrouilles avec le Clemenceau.
Le Dupetit Thouars est relevé par le Du Chayla, se retrouvant tous les deux à Djibouti les 26 et 27 janvier 1988. Il arrive à Brest le 14 fevrier 1988

La dernière cérémonie des couleurs à lieu le 6 mai 1988, le navire à parcouru 753000 miles et est resté 58900 heures à la mer
Condamné en août 1988 devenu le Q662, l'ancien escorteur est amarré à Lanvéoc devant l'école navale en remplacement du Q 555 (ex Cassard) partit à la démolition en Espagne


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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Lun 01 Jan 2007, 22:48



non, mais comment arrive-tu à tenir cette cadence? scratch
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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Lun 01 Jan 2007, 22:53

La passion et pas mal d'organisation, en fait j'ai eu pas mal de temps ce week-end et j'en ai profité pour avancer parce que j'aime bien ce sujet mais j'aimerai le finir pour passer à autre chose

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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Lun 01 Jan 2007, 23:06

lol!
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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Mar 02 Jan 2007, 16:37

6°) LE CHEVALIER PAUL

QUI ETAIT LE CHEVALIER PAUL ?
Né en mer en rade de Marseille en 1598, fils d'une lavandière, protégé par le gouverneur du château d'If, Paul de Fortia, qui était peut-être son père, il commença à naviguer au commerce à l'âge de douze ans. Vers 1614, il s'embarqua à La Ciotat sur un brigantin de l'Ordre de Malte et passa alors dans la marine de la Religion où il donna rapidement les preuves d'une valeur exceptionnelle ce qui lui fit pardonner ses incartades. Lors d'une rixe à La Valette, il tua un sergent qui l'avait insulté, fut gracié et se distingua peu après dans un combat contre deux galères turques. Son capitaine ayant été tué, il le remplaça, coula un des navires ennemis et prit l'autre à l'abordage.
Confirmé dans son commandement par le grand-maître de l'Ordre, il établit alors sa base à Mytilène pour y faire la guerre au commerce ottoman et livra de nombreux combats. Au cours de l'un d'eux contre cinq bâtiments turcs, il en coula deux, prit un troisième et mit en fuite les deux autres. Ses faits d'armes lui valurent d'être nommé en 1637 chevalier de l'Ordre malgré sa bâtardise.
Recommandé à Richelieu qui cherchait des cadres pour la marine qu'il créait, il fut nommé capitaine de vaisseau et reçut le commandement du Neptune à Brest. Paul rallia aussitôt l'escadre commandée par Sourdis sur les côtes d'Espagne et, le 22 août 1638, prit une part déterminante à la victoire de Guetaria où l'escadre espagnole fut presque détruite. Entré ensuite en Méditerranée, il prit un corsaire turc. Commandant la Licorne en 1639 dans l'escadre de Sourdis, il fit à nouveau campagne sur les côtes d'Espagne (attaques de Santona et de Larreda). Passé en 1643 au commandement du Grand Anglois, il joua un rôle essentiel à la bataille de Carthagène ou du cap de Gate (4 septembre) puis participa en 1644 et 1645 aux opérations sur les côtes de Catalogne.

Dans l'escadre de Maillé-Brézé en 1646, Paul dirigea le 22 mai le débarquement de Talamone en Toscane et le 14 juin se distingua au combat d'Orbitello où il mit hors de combat deux frégates ennemies. L'année suivante, au cours d'une nouvelle campagne sur les côtes d'Italie, il effectua le 3 avril un coup de main sur Naples avec une escadre de six vaisseaux et réussit, après quatre jours de violents combats, à échapper à des forces très supérieures. Dans les mêmes eaux en 1648, il livra le 19 décembre devant Castellamare un vif combat au cours duquel cinq vaisseaux et cinq galères espagnols furent détruits. En janvier 1649, Paul coula en Méditerranée un bâtiment anglais et engagea à nouveau une escadre ennemie.

Anobli et promu chef d'escadre en novembre suivant, il mit en 1650 son pavillon sur la Reine et, le 13 avril, dispersa une division espagnole au large du cap Corse. Lieutenant général en mars 1654, il fit une nouvelle campagne dans les eaux napolitaines et protégea un débarquement à Castellamare. Commandant une division sur le César en 1655, Paul fut gravement blessé lors des combats des 29 et 30 septembre devant Barcelone. Commandeur de Malte en 1659, il effectua en 1660 et 1661 des croisières de protection du commerce devant Tripoli, Alger, Tunis et prit en février 1661 deux corsaires algériens. Commandant en 1663 une division avec pavillon sur l'Hercule, il lança un coup de main sur la Goulette, captura le 8 juin la Perle, navire-amiral algérien et repoussa les attaques d'une escadre tunisienne. Conseiller du duc de Beaufort sur la Royale en 1664, il participa activement le 23 juillet au débarquement de Djidjelli et livra bataille le 24 août devant Cherchell à une escadre algérienne qui fut pratiquement détruite. Paul commanda l'année suivante une division dans l'escadre de Beaufort en Manche sur le Vendôme puis sur le Neptune. Après une dernière campagne en Méditerranée en 1666, malade, il se retira à Toulon où il mourut le 20 décembre 1667 laissant le souvenir d'un marin d'une audace et d'une maîtrise exceptionnelles.

LES NAVIRES AYANT PORTE LE NOM DE CHEVALIER PAUL
Trois bâtiments de la Marine ont porté le nom de Chevalier Paul :
Un contre-torpilleur type Aigle/Vauquelin (1934-1941) mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, établissement de La Seyne-sur-Mer en octobre 1931, et mis à flot le 21 mars 1932. Il est affecté, à son admission au service actif en 1934, à la 5e division de contre-torpilleur au sein de l'escadre de la Méditerranée.
En septembre 1939, il rallie Brest. En avril 1940, il effectue le soutien des mouilleurs de mines sur les côtes de Norvège. De retour en Méditerranée, il participe au bombardement de Gênes le 14 juin 1940. Sa vie se termine brutalement le 16 juin 1941, alors qu'il est torpillé et coulé devant Lattaquieh par des avions anglais (6 tués). Les rescapés seront recueillis par le Guépard et le Valmy.
(Caractéristiques : 2660 t ; 64000 cv ; 129,3 x 11,8 x 5 m ; 4 chaudières ; 2 turbines ; 36 nds ; 230 h ; V.138 + IV.37 + VI.T + II.grenadeurs ; Symb. de coque : 3, 2, 53, X52).

Un escorteur d'escadre (1956-1971) mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde en février 1952, il est lancé en juillet 1953 et mis en service en décembre 1956.

Une frégate type Horizon (2006), fruit d'une collaboration franco-italienne.

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MessageSujet: Re: LES ESCORTEURS D'ESCADRE (3) HISTORIQUE 1- T47B1 A T47B6   Mar 02 Jan 2007, 17:11

HISTORIQUE

Le T47B6 est mis sur cale en fevrier 1952 aux Forges et Chantiers de la Gironde de Bordeaux. Il est baptisé le 4 mars 1952, un premier lancement echoue le 30 juin 1953, le navire glissant d'un mètre avant de stopper et il faudra attendre un mois pour l'escorteur prenne contact avec son element (28 juillet 1953)

Les essais se deroulent du 4 decembre 1954 au 27 avril 1956 d'abord à Bordeaux puis à Brest à partir du 9 fevrier 1955
Il effectue ensuite une croisière d'endurance en Mer du Nord et en Atlantique Nord (27 avril-30 mai 1956)
Le Chevalier Paul quitte Brest le 16 decembre 1956 pour Toulon où il arrive le 22, son admission au service actif étant prononcée le jour même de son arrivée dans le grand port varois.; ce transit ayant vu le D626 escorter le sous marin Narval.

Il effecgtue sa première mission au debut de l'année 1957 avec une Surmar au large des côtes algériennes (26 janvier-02 fevrier 1957)
toujours en fevrier, il participe à l'exercice "Medaswex 17" du 12 au 14 avec en particulier deux autres escorteurs d'escadre , les KERSAINT et DUPETIT THOUARS
Avec le De grasse, le Bois Belleau, le Dupetit Thouars et les escorteurs rapides Le Gascon et Le Lorrain, il participe à la revue navale internationale sise à Hampton Roads les 12 et 12 juin 1957 puis enchaine sur deux exercices Medaswex : "Medaswex 20" du 2 au 11 novembre 1957 et "Medaswex 22" du 13 au 26 fevrier 1958

Il est ensuite immobilisé par des travaux de sonar du 4 avril au 7 mai 1958 avant de repartir pour une nouvelle Surmar dans les eaux algériennes (25 mai-3 juillet 1958). Il est en grand carénage du 1er novembre 1958 au 24 mai 1959 puis le jour de sa disponibilité, il est affecté à la 6ième DEE (4 juillet)
Il assiste la ville de Frejus après la rupture du barrage de Malpasset le 2 novembre 1959 puis enchaine avec l'exercice "Boomerang" qui voit la participation de l'Escadre (de la Mediterranée) et de la 6ième flotte (15-17 decembre 1959) puis le lendemain, il escorte le croiseur americain Des Moines qui arrive à Toulon avec le president Eisenhower et ce avec le croiseur Colbert et son sister-ship, le Dupetit Thouars
Il mouille dans le port d'Agadir du 2 au 5 mars après le tremblement de terre du 29 fevrier 1960.
la première partie de l'année 1960 voit le Chevalier Paul en petit carenage (mi-avril-1er juin), en Surmar du 11 au 15 juin et une IPER (16 juillet-31 août)
la fin de l'année voit sa participation à "Medflex Hold ", un exercice OTAN (17 au 30 septembre) un petit carenage du 24 octobre au 28 novembre 1960 avant de terminer par une mission en Algérie (Surmar ?) du 28 novembre au 14 decembre

"Jet Stream" est le premier gros evenement de l'année avec plus d'un mois d'exercice (30 janvier-02 fevrier 1961) puis dix jours plus tard, c'est le debut d'une nouvelle Surmar (12 fevrier-1er avril 1961) puis une intervention à Bizerte dans le cadre d'affrontements entre la France et la tunisie (mi juillet-debut octobre)
Le Chevalier Paul quitte Toulon le 25 octobre pour Brest qu'il atteint 5 jours plus tard le 30. Rattaché à Premar II le 1er novembre 1961, Il entre en refonte et grand carenage pour être transformé en conducteur de flottille comme le Surcouf et le Cassard
les essais ont lieu à partir du 2 juillet 1962 et à partir du 1er août, il est rattaché à l'Escadre Légère en tant que navire amiral
Il participe ensuite à l'exercice OTAN "Dawn Breeze 8" en Manche et dans l'Atlantique (25 fevrier-2mars puis du 9 au 14 mars) avant d'être indisponible du 15 mars au 3 avril 1963.
Avec deux autres escorteurs, il participe à l'exercice ASM "Flat Rocks" au large des côtes ecossaises (7 au 25 octobre)
c'est ensuite avec la Bundesmarine que le Chevalier Paul manoeuvre lors de l'exercice "Gemex" (13 au 16 novembre) avec la participation de la 8ième DEE et de 3 escorteurs allemands. La fin de l'année 1963 voit la participation du D626 aux exercices "Finisterex" (avec la marine espagnole 25-30 novembre), des exercices de groupe et l'exercice "Bouts dehors" (4-19 decembre)

En juillet 1965, il participe à la mise en condition d'un sous marin qu'il connait bien, le NARVAL puis fin septembre à un exercice de lutte ASM et à la mise en condition du sous-marin Marsouin (classe Narval)

Le 15 septembre 1965, l'Escadre Légère est dissoute et remplacée par l'Escadre de l'Atlantique, le Chevalier devient amiral de la flottille des escorteurs de l'Atlantique
Il rentre ensuite en grand carenage le 30 septembre pour n'en sortir que le 14 mars 1966, il est disponible le 18 avril.
Du 9 au 12 mai 1967, il participe à un exercice franco-anglais (Britex)
puis subit un petit carenage etoffé (5juin-10juillet)
Le 11 juillet 1967, le Chevalier Paul appareille de Brest en compagnie du Du Chayla, les deux EE escortant le croiseur Colbert qui embarque le president de la republique pour le memorable voyage au Canada,ils sont rejoint par le Bouvet qui arrive un jour après eux le 24 juillet.Ils repartent le 30 juillet pour un retour à Brest le 8 août. Le 21 août, à lieu la sortie des familles.
la fin de l'année 1967 voit le Chevalier Paul suivre un stage ASM au CEF (1er-15 novembre) puis l'exercice "Goeland" de Défense Aérienne à la Mer (DAM) dans le Golfe de Gascogne

L'année suivante, 1968, voit en mars sa participation à la mise en condition du sous marin Requin puis à l'automne, la participation à "Finisterex" avec la marine espagnole (23 septembre-5 octobre 1968) suivit en octobre-novembre par "Dyleon" avec deux escorteurs rapides puis "Gemex" avec la marine ouest-allemande.
l'année 1968 se termine par l'exercice interescadre Medat au large des côtes espagnoles les 17 et 18 decembre.

De l'année 1969, est à retenir surtout la fin de l'année avec en septembre la participation du Chevalier Paul aux essais du REDOUTABLE
cette participation aux essais est suivi de l'habituel "Gemex" avec la Bundesmarine fin octobre 1969 auquel participe egalement les Kersaint et Dupetit Thouars.
Le 21 mai 1970, le Chevalier Paul perd son rôle de navire-amiral au profit du Surcouf
Il est designé pour mener une mission de presence dans l'Ocean Indien, mission qu'il accomplit du 22 mai au 8 decembre 1970.

Le debut de 1971 est marqué par les exercices "Finisterex" et "Sunny Seas" (9 fevrier-13 mars). Sa dernière activité opérationnelle consiste en un exercice de défense aérienne à la mer ("Toucan 5") et le pistage de navires soviétiques (22-28 mars)

Il quitte Brest le 28 avril pour Toulon où il arrive le 3 mai pour être placé sous l'autorité de Premar III car il doit être desarmé
Cependant ce desarmement est suspendu le 6 juin après la grave avarie de son homologue, le Surcouf. Ce repit ne dure que 15 jours car le desarmement reprend le 21 juin.
Il est placé en reserve normale le 1er juillet puis en reserve spéciale en 1973 puis est condamné le 26 septembre 1975 (Q 537)
Il sert d'abord de brise-lame à St-Mandrier à partir de 1979. 8 ans plus tard, l'ancien escorteur d'escadre est coulé au large de Toulon par les Super Etendard du Clemenceau (debut mars 1987)

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