AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 les BSM

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: les BSM   Sam 26 Aoû 2006, 17:08

GENESE
Citation :

Le Bâtiment de Soutien Logistique (BSL) Loire lors de sa mise à flot à Lorient (1er octobre 1966).
Les Bâtiments de Soutien Mobile (initialement Bâtiment de Soutien Logistique) de type Rhin ont été construits à la suite des leçons tirés de l'opération Mousquetaire contre Suez. Cette opération si elle à été une victoire militaire probante (mais un echec politique cuisant) c'est en raison de la faiblesse de l'opposition egyptienne. En effet, à l'époqaue, la marine nationale est encore en pleine reconstruction avec des navires datant de l'avant guerre ( cuirassé Jean Bart, croiseur Georges Leygues) des navires cédés par les alliés (comme les Destroyers d'Escorte) et des navires issus des programmes d'après guerre (comme les escorteurs d'escadre Surcouf, Cassard, Bouvet et Kersaint ou les escorteurs rapides Le Corse, le Bordelais, le Boulonnais et le Brestois)
les faiblesses sont criantes (pour plus de details voir le N° 104 de Marines et Forces Navales) en particulier au niveau logistique malgré la presence de bases à proximité ce qui laisse planer des doutes sur la capacité d'intervention à longue distance de la Force Navale d'Intervention ou FNI.
Le projet des BSL/BSM est à l'étude à l'automne 1958, il est presenté par le STCAN (Service Technique des Constructions et des Armes Navales) en novembre 1958 et approuvé le 7 novembre.
En Juin 1959, le projet est soumis à l'appprobation de l'état major et la construction du premier d'entre eux, l'A 621 Rhin est confié à l'Arsenal de Lorient
ces 5 BSL ont tous des caracteristiques communes mais ont egalement une spécialité
-L'A621 Rhin est spécialisé dans le soutien electronique d'une force navale. Il est mis sur cale le 24 avril 1961, lancé le 17 mars 1962 et mis en service le 1er mars 1964. Jusqu'au debut des années 80, il assure son rôle originel avant de devenir plus polyvalent. Il est affecté comme bâtiment de soutien polyvalent à l'Océan Indien de 1982 à 1996 avec au passage 6 mois à Tahiti. Après une IPER à Lorient, il est affecté à la zone Antilles-Guyanne où il remplace le Rhône qui retourne en métropole pour y être desarmé. Revenu à Brest,il est desarmé et placé en reserve spéciale le 12 décembre 2002
-L'A622 Rhône était chargé à l'origine du soutien aux sous marins avec des ateliers de maintenance et de reparation, des installations de stockage et d'entretien des torpilles et la possibilité d'embarquer 2 equipages de sous marins.
Il à été mis sur cale à Lorient le 23 fevrier 1962, lancé le 8 decembre et mis en service le 12 octobre 1964. Il à soutenu surtout des sous marins mais à la fin de sa carrière, il à servit de navire de soutien polyvalent à Fort de France où il fût remplacé par le Rhin
-L'A 617 Garonne était un navire atelier léger destiné au soutien général outre mer. Il à été mis sur cale le 23 décembre 1963 à l'arsenal de Lorient, lancé le 8 août 1964 et mis en service le 1er septembre 1965.
Il à d'abord été affecté au CEP (Centre d'Essais du Pacifique) en Polynesie de 1965 à 1973 et à la Reunion et à Djibouti de 1974 à 1976.
De retour à Brest en 1977, il assure quelques missions diverses dans la zone Antilles-Guyane (1977-1981).
Après l'année 1981 passée dans l'océan indien, il est affecté en Martinique de 1982 à 1986, il soutien un groupe de chasseurs de mines dans le Golfe Persique en 1987/88 au cours de l'opération Promethée puis retrouve de nouveau la Reunion et Djibouti avant de passer une année en Nouvelle Caledonie.
Son dernier port base est La Reunion de 1996 à 2003. On envisage un moment de l'utiliser comme Bâtiment de Sauvegarde et d'Entrainement dans le cadre de la lutte contre la pollution engendrée par le naufrage du Prestige mais ce rôle est finalement devolu au d'Entrecasteaux. Le Garonne est desarmé le 7 octobre puis coulée au large de la Reunion le 9 octobre 2003
-l'A 618 Rance était à l'origine bâtiment de securité et de contrôle radiologique au profit du CEA (Commissariat à l'Energie Atomique) et devait donc être le premier navire à pénétrer dans le champ de tir.
Il à été mis sur cale en Août 1964 à Lorient comme ses sister-ship, lancé le 5 mai 1965 et mis en service le 5 fevrier 1966. Dans les années 80, il devint bâtiment de soutien sanitaire au profit de la FAR (Force d'Action Rapide) et participa ainsi avec le TCD Foudre au soutien sanitaire de l'Opération Daguet. Il servit egalement de navire de commandement pour le Centre d'Entrainement de la Flotte. Le BSS Rance à été desarmé en janvier 1997.
-l'A615 Loire est le dernier navire construit et le seul encore en service. Il à été concçu pour le soutien et le commandement d'une force de guerre des mines. Il à été mis sur cale le 9 juillet 1965, lancé le 1er octobre 1966 et mise en service le 17 octobre 1967. le BSM Loire à aussi servit la police des pêches dans la region de Terre Neuve et à participé à des missions de deminage du Canal de Suez et du Golfe Persique. Il doit être desarmé en 2008 et sera remplacé dans ce rôle par le Bougainville
A noter que l'appelation BSM date du début des années 1980

CARACTERISTIQUES GENERALES
Citation :

eclaté du Rhône

Citation :
A621 Rhin
Déplacement : 2035 tonnes (2445 pc)
Dimensions (mètres) : 101,50 x 13,10 x 4,25 mètres
Vitesse : 16,5 noeuds
Electronique embarquée : 1 Decca 1226
Armement : 3 affûts de 40mm (Mulhouse, Colmar et Strasbourg); 3 mitrailleuses de 12,7mm
Propulsion : 2 moteurs diesel de SEMT-Pielstick 16 PA 2 V , 1 hélice
Puissance : 3200 ch (2353 kW)
Usine électrique : 920 kW
Equipage : 11 officiers, 67 officiers mariniers, 78 QMM Avec la plus petite plate forme hélicotère de la Marine Nationnale, le Rhin peut amener à son bord deux hélicoptères de type Alouette III avec leurs équipages et tout le matériel nécessaire à leur maintenance. D'autre part, le Rhin peut aussi être le moment venu un bâtiment ravitailleur.

Citation :
A622 Rhone
Déplacement : 2280 tonnes (2445 pc)
Dimensions (mètres) : 101,50 x 13,10 x 4,25 mètres
Vitesse : 16,5 noeuds
Electronique embarquée : 1 Decca 1226
Armement : 3 affûts de 40mm; 3 mitrailleuses de 12,7mm
Propulsion : 2 moteurs diesel SEMT-Pielstick 16 PA 2V, 1 hélice
Puissance : 3200 ch (2353 kW)
Usine électrique : 920 kW
Equipage : 11 officiers, 67 officiers mariniers, 78 QMM Avec la plus petite plate forme hélicotère de la Marine Nationnale, le Rhône peut amener à son bord deux hélicoptères de type Alouette III avec leurs équipages et tout le matériel nécessaire à leur maintenance. D'autre part, le Rhône peut aussi être le moment venu un bâtiment ravitailleur

Citation :
A617 Garonne
Déplacement : 2300 tonnes
Dimensions (mètres) : 101,50 x 13,10 x 4,25 mètres
Vitesse : 15 noeuds
Electronique embarquée : 1 Decca 1226
Armement : 1 affût de 40mm; 2 canons de 20mm anti-aériens ; 4 mitrailleuses de 12,7mm
Propulsion : 2 moteurs diesel SEMT-Pielstick 16 PA 4 V185 VG, 1 hélice
Puissance : 3600 ch (2650 kW)
Usine électrique : 1280 kW (4 groupes MGO UD30 V8.53 de 320 kW)
Equipage : 167

Citation :
A618 Rance
Déplacement : 2510 tonnes (2700 pc)
Dimensions (mètres) : 101,50 x 13,10 x 4,25 mètres
Vitesse : 16,5 noeuds
Electronique embarquée : 1 radar de veille DRBV22E ; 1 radar de navigation Decca 1226; 1 détecteur de radar ARBR/ARBA10.
Armement : 2 mitrailleuses de 12,7mm
Propulsion : 2 moteurs diesel SEMT-Pielstick 12 PA 4, 1 hélice
Puissance : 3200 ch (2353 kW)
Usine électrique : 920 kW
Equipage : 10 officiers, 39 officiers mariniers, 69 QMM
Le bâtiment possède également une plateforme et un hangar pour hélicoptères. Le toit du hangar sert aussi de pont d'envol.

Citation :
A615 Loire
Données générales
Dimensions : 101,50 x 13,10 x 4,25 mètres
Tirant d'air : 22,10 mètres
Déplacement : 2050 tonnes (2445 pc)
Armement
3 affûts de 40mm; 3 mitrailleuses de 12,7mm, 2 rampes amovibles pour le mouillage de mines (30 mines)
Drome
1 embarcation type EDL700, 2 embarcations pneumatiques de 10 places
Equipage
11 officiers, 67 officiers mariniers, 78 quartiers-maîtres et matelots
Energie / Propulsion
2 moteurs diesel SEMT Pielstick 12 PA4 V 185 VG de 1600 cv, 1 hélice
Puissance : 3200 ch (2356 kW)
Usine électrique : 3 diesels alternateurs MGO V8 ASHR UD (960 Kw)
Vitesse : 16,5 noeuds
Distance franchissable : 5831 nautiques à 12 nœuds
Equipements électroniques
2 radars DECCA 1226, 1 DRBN38 (BRIGEMASTER 250 E), 1 système IFF NRBI 20, INM
Avec la plus petite plate forme hélicotère de la Marine Nationnale, la Loire peut amener à son bord deux hélicoptères de type Alouette III avec leurs équipages et tout le matériel nécessaire à leur maintenance. D'autre part, le Loire peut aussi être le moment venu un bâtiment ravitailleur

voilà pour cette première partie sur les BSM, j'enchenerai avec des posts sur les différents navires avec leur specificité et leur histoire

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)


Dernière édition par le Mar 16 Jan 2007, 15:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
JollyRogers
Enseigne de vaisseau 1ère classe
Enseigne de vaisseau 1ère classe
avatar

Masculin
Nombre de messages : 2283
Age : 47
Ville : Courcelles, Hainaut , Belgique
Emploi : Tech en Informatique
Date d'inscription : 22/11/2005

MessageSujet: Re: les BSM   Sam 26 Aoû 2006, 17:17

Joli !! je le ai decouvert sur netmarine ... Mr. Green

ce sont de chouette navire de soutiens

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
JollyRogers
Enseigne de vaisseau 1ère classe
Enseigne de vaisseau 1ère classe
avatar

Masculin
Nombre de messages : 2283
Age : 47
Ville : Courcelles, Hainaut , Belgique
Emploi : Tech en Informatique
Date d'inscription : 22/11/2005

MessageSujet: Re: les BSM   Sam 26 Aoû 2006, 17:34

ben oui , d'accord , pour l'epoque je suis d'accord ... mais bon on arme quand même chez nous ce genre de navire encore a l'heure actuelle et c'est pour le ravitaillement de nos fregattes ... donc voilà ... Mr. Green

je parle de chouette pour le principe de navire ateliers qui etait rependu a un moment dans beaucoup de marines ,surtout les marines trans-Oceanique, afin de toujours avoir un navire de reparation pour aide n'importe ou ... Si mes souvenirs sont bons ,j'avais lu qu'ils etaient deploye souvent outre-mer en soutien des forces navales qui y etaient placèe ?? Mr. Green

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: les BSM   Sam 26 Aoû 2006, 17:39

Effectivement pour le côté soutien c'est plutot pas mal, la Loire est maintenant bien ancienne.
Sinon pour les ateliers il y a encore le Jules Vernes, un bateau balèse souvent déployé en ocean indien.
D'une manière générale, on se rends bien compte que ceux qui construisent nos navires ne navigueront jamais dessus quand on voit les soit disantes économies qu'ils tentent de faire et les abérrations de la construction, c'est parfois très agaçant.
Alors souvent ils faut qu'on bidouille pour arranger ces abérrations.
Revenir en haut Aller en bas
JollyRogers
Enseigne de vaisseau 1ère classe
Enseigne de vaisseau 1ère classe
avatar

Masculin
Nombre de messages : 2283
Age : 47
Ville : Courcelles, Hainaut , Belgique
Emploi : Tech en Informatique
Date d'inscription : 22/11/2005

MessageSujet: Re: les BSM   Sam 26 Aoû 2006, 17:41

ben tu sais la Bidouille on connais chez nous aussi a l'armèe de l'air Belge lol lol! faire voler un F-16 ou un C130 reste de la bidouille made In debrouillardise des techniciens Mr. Green

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: les BSM   Sam 26 Aoû 2006, 17:42

Ben ç'est pas rassurant pour l'Europe de la défense
Revenir en haut Aller en bas
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: les BSM   Sam 26 Aoû 2006, 19:30

suite de ce post qui comme je le vois à déjà susscité des réactions



VIE ET SPECIFICITES DES DIFFERENTS BSM

L'A621 RHIN

Specificités
L'activité principale du Rhin est le soutien aux bâtiments des zones
Antilles et Guyane; il s'agit d'entretenir et de réparer ces derniers sans les renvoyer en Métropole. Son parc est composé d'une Frégate de Surveillance (Le Ventose), d'un Batral (le Francis Garnier), de trois P400 (La Fougueuse, La Capricieuse et La Gracieuse), de vedettes de gendarmerie, et des bâtiments de passage sur zone. Pour ce faire, le Rhin dispose de 1700 m3 de magasins, 13000 références de pièces détachées et 60 machines-outils.Avec la plus petite plate forme hélicotère de la Marine Nationnale, le Rhin peut amener à son bord deux hélicoptères de type Alouette III avec leurs équipages et tout le matériel nécessaire à leur maintenance. D'autre part, le Rhin peut aussi être le moment venu un bâtiment ravitailleur.

Le BSM Rhin à la sortie de la rade de Toulon en 1994

A Djibouti, le Rhin à couple avec les Escorteurs d'Escadre Kersaint, Vauquelin et Boulonnais, le croiseur De Grasse et en arrière plan le Foch

le Rhin en IPER à Lorient du 26 juin au 26 septembre 1996

Citation :
Vous l'aurez compris, la mission première du Rhin est de soutenir les bâtiments et les bases navales situés dans sa région.

Aussi son équipage se divise en deux composantes:

* d'une part, des spécialistes chargés de faire fonctionner les ateliers : 70 marins de carrière provenant des équipages de la flotte, ayant reçus dans les arsenaux une formation technique adaptée;
* d'autre part, un équipage de 90 personnes chargé de la mise en oeuvre du flotteur, des fournitures d'énergie et du support hôtelier des spécialistes des ateliers.

Le groupement Soutien

Le fonctionnement du groupement soutien du Rhin est régit par un bureau ordonnancement. Celui-ci reçoit toutes les listes de travaux des batiments soutenus, planifie la charge des ateliers en fonction des besoins, gère les commandes des rechanges nécessaires aux opérations d'entretien progarmmées et assure le recomplètement du stock de matières premières. Pour parer à tout imprévu, les pièces de rechanges sont gérées à l'aide d'un système informatique dans un magasin par du personnel spécialisé. Ce magasin appartient à l'ensemble du système d'approvisionnement de la Marine sous l'égide de la direction des constructions navales (DCN).

Le groupement soutien est divisé en deux parties :

CMEL (Coque-Machine-ELectricité) pour les matériels relatifs aux machines, aux auxiliaires des machines et à l'électricité,

ARMEQ (ARMes-EQuipements) pour l'instrumentation,les équipements électriques et l'armement. Les moyens de ces services se répartissent comme suit :


CMEL
atelier chaudronnerie : pour les travaux de tôlerie, tuyautage et soudure. Cet atelier est d'autant plus essentiel qu'un bâtiment représente plusieurs km de tuyaux, soumis aux vibrations et aux attaques corrosives de l'eau de mer.

atelier de mécanique : générale équipé des moyens classiques d'usinage, car un bâtiment c'est d'abord un ensemble de machines.

atelier "froid" : pour les installations frigorifiques qui sont d'une importance capitale pour les bâtiments évoluant sous les tropiques.

atelier électricité : parce que l'énergie électrique est primordiale sur un navire. -atelier voilerie pour les bâches, toiles de tentes, matériel de manoeuvriers. C'est une fonction de toujours dans les ateliers et arsenaux de la marine. -atelier charpentage pour le travail du bois. Le charpentage est dans la marine un métier de tradition séculaire et permet d'améliorer souvent les conditions de vie.

atelier d'injection : des moteurs Diesel, véritable laboratoire qui permet un réglage fin de tous les types de moteur.

atelier hydraulique :

ARMEQ

atelier radio et transmissions : parce qu'un bâtiment doit impérativement rester en contact permanent avec les autres navires et les centres de commandement à terre.

atelires spécifiques aux armements : détection électromagnétique, électricité d'armes.
[/u]

VIE DU RHIN

1958
L'expédition de Suez (fin 1956) avait mis en évidence l'insuffisance des moyens logistiques de la "Force Navale d'Intervention". L'Etat-Major Général demande alors, à l'automne, au Service Technique des Constructions et Armes Navales d'étudier des bâtiments "destinés à assurer le maintien en conditions opérationnelles des diverses formations que la Marine peut être amenée à mettre en oeuvre simultanément". Ces bâtiments reçurent alors le nom de "Bâtiments de Soutien Logistique" (BSL). On s'orienta vers la construction de plusieurs unités de tonnage modéré, possèdant des caractéristiques communes. Quatre versions furent prévues à l'origine : Electronique, Amphibie, Dragage et Sous-Marins. En fait, il y en aura 5 :

* Le Rhin : soutien "Electronique" ;
* La Loire : soutien de dragueurs ;
* Le Rhône : soutien de sous-marins ;
* La Rance : soutien Santé ;
* La Garonne : soutien d'escadre en mécanique et électricité générale.

Novembre 1958 : L'avant projet est établi par le STCAN. Il est soumis au Conseil Supérieur du 7 novembre et approuvé. Il fut alors décidé que le premier bâtiment à construire serait le Rhin.

1959
Juin : Le projet est soumis à l'approbation de l'Etat Major Général.
24 Août : La mise en chantier est confié au port de Lorient

1960
24 octobre : Début de préfabrication.

1961
25 avril : Mise sur cale.

1962
17 mars : Première mise à flot.

8 septembre : Armement pour essais. (définitif le 1er décembre 1962). Prise de commandement du CF Riboulot.

Octobre 1962 à février 1964 : Essais. Une série d'essais eu lieu pour tester le bâtiment. Citons entre autre : la présentation en recette (17 octobre 1962), un essai à PMP (Puissance Maxi) ainsi qu'une épreuve à la puissance de surcharge (26 octobre 1962, la recette définitive de l'appareil propulsif (16 janvier 1963), les essais de décollage et d'appontage d'un hélicoptère (29 mai 1963), les essais de ravitaillement à la mer en carburant (3 septembre 1963). La mise au point de la grue hydraulique a posée de nombreuses difficultés, ses essais n'ont été acquis qu'en février 1964.

1963
16 Octobre au 25 décembre : Croisière de longue durée. Le BSM Rhin effectue sa croisière de longue durée en participant avec l'Escadre à l'opération "Mousson" en Océan Indien. Il accompagne le porte-avions Foch, le croiseur De Grasse, la 4ème E.E. (Cassard, Kersaint, Vauquelin, La Bourdonnais) et la 3ème E.R. (Gascon, Provencal, Picard, La Seine).Escales à Toulon, Djibouti, Nossi-Be, Diego-Suarez, Port des Galets, Diego-Suarez, Djibouti, Aden, Assab et retour à Toulon.
Les conditions climatiques furent particulièrement dures pour l'équipage en Mer Rouge et à Djibouti où les installations de conditionnement d'air n'ont pas donné entièrement satisfaction. On enregistra des températures de 36°C dans un office et de 38°C dans les ateliers ! Le but de cette croisière était de mettre à l'épreuve l'ensemble des installations du bâtiment et plus particulièrement son aptitude au soutien logistique électronique d'une force navale opérant loin de ses bases ainsi que les possibilités de repêchage et de re-préparation des torpilles d'exercices lancées par les bâtiments de l'Escadre. Un hélicoptère Alouette II sera basé à bord pendant toute la crosière.

25 décembre 1963 : Le Rhin regagne Lorient, son port d'armement peu après Noël.
1964
Janvier/février : Travaux d'achèvement, visites de garanties. Recette de la grue le 26 février.
1er mars : Le bâtiment est admis au service actif et rejoint l'Escadre de la Méditerranée (décision n°33 EMM/1/FC du 19 mars 1964).
Mars : Essai de roulis

1966
Le Rhin participe à la campagne d'expérimentations nucléaires dans le Pacifique

1968
2 mars au 21 décembre : Le Rhin participe à la campagne d'expérimentations nucléaires dans le Pacifique. Escales à Santa Cruz de Tenerife, Les Saintes, Iles Galapagos, Iles Marquises, Tahiti, Rahevi, Curaçao

1975
Déminage du canal de Suez : Le Rhin participe au déminage du canal de Suez, après la guerre du Yom Kippour.

1981
16 mars : Le Rhin rejoint Djibouti en compagnie du BSL Garonne pour y remplacer le BAP Jules Verne parti à Brest suivre une IPER jusqu'à la fin de l'année.

15 au 25 septembre 1981 : Mission de présence en mer Rouge, avec une escale à Port Soudan (19 au 22 septembre).

25 septembre au 2 janvier 1982 : Soutien à Djibouti.

1982
19 juillet au 1er octobre : IPER (Indisponibilité Pour Entretien et Réparation) à Toulon : Concu initialement comme bâtiment spécialisé dans le soutien électronique, le Rhin évolue vers une activité plus diversifié. La raison en est que la maintenance des systèmes électroniques des bâtiments modernes (armement, navigation, ...) est désormais conçue à la base d'échanges standards et non de réparations longues et coûteuses des éléments défectueux. L'activité du soutien est réaménagée. Les ateliers CMEL (Coque-machine-électricité) sont renforcés.

22 Octobre 1982 : le bâtiment est affecté aux FMOI (Forces Maritimes de l'Océan Indien). Il effectuera désormais le soutien des bâtiments en ZMOI (Zone Maritime Océan Indien) en liaison avec le Bâtiment Atelier Polyvalent (BAP) Jules Vernes. Il pour mission secondaire d'apporter un soutien spécialisé dans le domaine "Armes - Equipement". Soutien à Djibouti jusqu'au 22 janvier 1983.

1984
24 mars au 17 septembre : IPER (Indisponibilité Pour Entretien et Réparation) à Toulon. Modernisation des ateliers du soutien.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)


Dernière édition par le Mar 16 Jan 2007, 15:48, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: les BSM   Sam 26 Aoû 2006, 22:02

dans flotte de combat 2004, il était fait mention d'un projet pour 2 BSM mais vu le nombre de programmes à financer j'en doute

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LE BRETON
Amiral de la Flotte
Amiral de la Flotte
avatar

Masculin
Nombre de messages : 6663
Age : 46
Ville : Paris 12ème
Emploi : Fonctionnaire
Date d'inscription : 03/06/2006

MessageSujet: Re: les BSM   Sam 26 Aoû 2006, 22:43

Le 2006 dit la même chose.

_________________
kentoc'h mervel eget bezañ saotret (plutôt la mort que la souillure) devise de la Bretagne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bill
Capitaine de vaisseau
Capitaine de vaisseau
avatar

Masculin
Nombre de messages : 4201
Age : 45
Ville : ca vat, ca vient.... j'ai un metier !
Emploi : glorieux et beau
Date d'inscription : 26/06/2006

MessageSujet: Re: les BSM   Dim 27 Aoû 2006, 06:10

[quote="clausewitz"]GENESE

-L'A622 Rhône était chargé à l'origine du soutien aux sous marins avec des ateliers de maintenance et de reparation, des installations de stockage et d'entretien des torpilles et la possibilité d'embarquer 2 equipages de sous marins. Il à été mis sur cale à Lorient le 23 fevrier 1962, lancé le 8 decembre 1962 et mis en service le 12 octobre 1964. Il à soutenu surtout des sous marins mais à la fin de sa carrière, il à servit de navire de soutien polyvalent à Fort de France où il fût remplacer par le Rhin
CARACTERISTIQUES GENERALES
Citation :
A622 Rhone
[b]Déplacement
: 2280 tonnes (2445 pc)
Dimensions (mètres) : 101,50 x 13,10 x 4,25 mètres
Vitesse : 16,5 noeuds
Electronique embarquée : 1 Decca 1226
Armement : 3 affûts de 40mm; 3 mitrailleuses de 12,7mm
Propulsion : 2 moteurs diesel SEMT-Pielstick 16 PA 2V, 1 hélice
Puissance : 3200 ch (2353 kW)
Usine électrique : 920 kW
Equipage : 11 officiers, 67 officiers mariniers, 78 QMM Avec la plus petite plate forme hélicotère de la Marine Nationnale, le Rhône peut amener à son bord deux hélicoptères de type Alouette III avec leurs équipages et tout le matériel nécessaire à leur maintenance. D'autre part, le Rhône peut aussi être le moment venu un bâtiment ravitailleur


juste une petite rectification, le Rhone etais bien incapable d’ embarquer 2 helicos, quelques soient le modele, et encore moins d‘ assurer une maintenance dessus

il n’ a pas de hangar et la plage helico qui est bien la plus petite de la marine est juste capable d‘ aceuillir une alouettes ou un ecureil

sinon le reste est juste, mais j’ ajoute un puit pour embarquer des periscopes de rechanges (demonter en 1993) et deux generateur suplementaires par rapport au autres BSM pour fornir du courant au sous marins a couple
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: les BSM   Dim 27 Aoû 2006, 15:36

ok merci de la rectification, j'ai tout pris sur Netmarine



25 mars au 20 octobre : Indisponibilité accidentelle.

1985

L'appellation officiel du bâtiment devient "Bâtiment de Soutien Mobile" (BSM).
A partir de 1985, le Rhin est déployé de façon régulière entre Djibouti et La Réunion.
13 novembre au 27 juin : Soutien à Mayotte et à La Réunion. Escale à Mombasa (25 au 30 mars)

30 décembre au 9 mars 1986
: Soutien à La Réunion.IPER du Rhin.
1987
22 juin au 6 juillet : Opération Pharsale : Mission de police des pêches dans les TAF (Terres Australes Françaises). Remplaçant l'Albatros en période d'entretien, le BSM Rhin a effectué une mission exceptionnelle dans les TAF. L'équipage pour cette mission a du s'adapter à des conditions météorologiques parfois difficiles et à une mer souvent peu maniable avec des creux de 9 à 10 mètres et des coups de roulis jusqu'à 41° !!!! Outre la patrouille en mer, le Rhin a fait escale du 25 au 28 juin à Saint-Paul avant de regagner le port de la Pointe-des-Galets.
19 novembre : Début d'IPER à Lorient. De nouvelles installations sont mises en place : un caisson biplace pour la recompression en urgence d'un accidenté de plongée, un système informatique de gestion Amélie, 10 climatiseurs type Airwell pour améliorer le confort de l'équipage.Fin de l'IPER le 13 avril 1988
1990
Le patrouilleur La Boudeuse entre en IPER à Mayotte du 17 juillet au 30 septembre, avec le soutien du BSM Rhin. Une modification importante dans la silhouette du patrouilleur est réalisé au cours de cet IPER, par la mise en place de 2 cheminées. En effet, on avait remarqué, sur tous les patrouilleurs de ce type, qu'à vitesse réduite et par mauvais temps, il y avait un risque de remontée d'eau dans les cylindres par les clapets d'échappement. Cette modification des échappements est probablement un pas important dans l'amélioration de l'ensemble propulsif des P400, et la silhouette du bâtiment s'en trouve, de l'avis général, améliorée. Les spécialistes du Rhin réussissent l'exploit de réaliser cette modification en 4 semaines, alors que les bâtiments sont mouillés sur coffre à Mayotte !
on prend aussi la decision de retirer le navire du service actif en 1993
1991 participe depuis Djibouti au soutien des navires engagés dans la Guerre Du Golfe
1993
17 au 9 août : Transit vers Papeete avec escales à Nouméa (25 au 28 juillet) et à Java (Iles Fidji - 31 juillet au 3 août).
La décision de retirer le Rhin du service actif en 1993 est abandonné. Pour lui poursuivre sa mission, il subira une IPER importante à Papeete
9 août : Arrivée à Papeete pour 6 mois d'IPER.
"L'arrivée du navire de soutien logistique de la Marine, le Rhin, s'est déroulée hier matin sous la pluie. L'équipage qui avait quitté l'île de la Réunion le 19 juin dernier, s'apprêtait à frapper ses amarres sous les cocotiers et le soleil. Or la déception se lisait sur tous les visages...
25 août : début d'IPER : Grand carénage par la DCN Papeete suivi d'un passage sur dock flottant. Entre 1992 et 1993, 46 pistons (!) des moteurs de propulsion seront changés suite à des attaques de corrosion.
L'activité de soutien est mise en sommeil : Equipage réduit à 11officiers, 42 OM, 37 QMM. Le service soutien conserve 17 hommes chargés de la gestion du magasin, de l'entretien des ateliers et de la documentation.
1993
28 janvier : Fin de l'IPER, départ de Papeete
7 octobre au 5 décembre : Mission Corymbe 12. Escales à Dakar (14 au 26 octobre), Bissau (27 au 30 octobre), San Pedro (2 au 6 novembre), Accra (10 au 14 novembre), Cotonou (15 au 20 novembre), Dakar (25 au 28 novembre)
1994
14 février au 14 avril : Mission Corymbe 14. Escales à Dakar (21 février), Conakry (23 au 25 février), Abidjan (28 février au 5 mars), Cotonou (7 au 14 mars), Pointe Noire (17 au 21 mars), Dakar (29 mars au 6 avril)
10 mai au 13 juin : Participation à la Force navale Franco-allemande et à l'exercice Iles d'Or 94. Escale à Banyuls (6 au 8 juin 1994)
Mi-juin à décembre : Réactivation du soutien et préparation du déploiement en ZMOI. Le "Soutien" est réactivé. Après l'embarquement du personnel rattaché au "soutien", c'est tout le matériel des ateliers qu'il a fallu renouveler, réparer, remettre à niveau.
2 décembre : Appareillage vers la ZMOI.
Le Rhin va relever la Garonne dans ces fonctions. Le Rhin, après 2 ans à Toulon, repart en Océan Indien. Escales à Port Saïd (7 au 8 décembre), Djibouti (12 au 19 décembre), Mayotte (25 au 28 décembre).
Décembre : Arrivée à la Réunion.
1996
20 mai au 15 novembre : IPER à Lorient,
(Passage au bassin - 26 juin au 26 septembre)
18 au 22 novembre : stage RECO

1997
10 janvier : Le Rhin est affecté à Fort de France (Martinique). Il y effectuera le soutien des bâtiments de la zone Antilles-Guyanne. Du 10 au 13 janvier, il effectuera la relève du BSM Rhône.
3 au 14 février : PEI du Ventôse, de la La Fougueuse, du Karuréra.
Citation :
5 mai au 6 juin : Le Rhin arrive pour la première fois à Degrad des Cannes, la base navale de la Marine en Guyane française. Il y effectuera les PEI des patrouilleurs de gendarmerie Stellis, Sténia, et des P400 La Gracieuse et La Capricieuse.
1999
Octobre : Sauvetage des marins du Deus Nos Guia.
Au cours de la navigation vers Belem, le BSM Rhin croise un petit bâtiment de pêche brésilien en péril, le Deus Nos Guia. Les 4 marins pêchaient à proximité des côtes brésiliennes, lorsque leur filet à croché, provoquant le naufrage de leur embarcation en bois. Après 18 heures et 60 nq à la dérive, les naufragés sont sauvés par l'équipe de visite du BSM Rhin. A peine le sauvetage réalisé, l'embarcation sombre.
Dans un élan de solidarité, une collecte est réalisé à bord pour permettre l'achat d'une nouvelle tapouille, permettant à ces marins d'assurer la survie de leurs familles. Quelques heures après, le Rhin accoste à Belem pour trois jours d'escale. (Cols Bleus n°2506 - 6 et 13 novembre 1999)
Citation :

2002
Le 26 septembre, après 5 années de présence aux Antilles, le Rhin a définitivement quitté Fort de France pour Brest. Son départ marque la fin du soutien de la zone par un bâtiment de soutien mobile. Son activité est désormais reprise par les ateliers de la base navale. Il a fait escale à Fortaleza puis Dakar avant de rentrer à Brest.

La dernière nuit de transit entre les Canaries et Brest a été particulièrement animé. En effet, le chalutier Reine d'Arvor qui venait de talonner la roche du Duellou, devant le cap Sizun, menaçait de sombrer. Une équipe d'intervention du Rhin à bord d'un zodiac est intervenue dans un premier temps sur la Reine d'Arvor, munie d'une pompe d'assèchement. Devant l'ampleur de la voie d'eau, et dans des conditions très délicates, le Rhin s'est mis à couple du chalutier pour procéder à l'assèchement de sa cale par des moyens plus importants. Escortée par des vedettes de la SNSM, la Reine d'Arvor a regagné Douarnenez, son port d'attache au matin du 31 octobre.

Le Rhin est arrivé à Brest le 1er novembre, où une dernière sortie a réunie ses anciens commandants. Embarqués à bord lors d'un mouillage à Morgat, le VA Martin, le CA de Linares, Aury, Durand et les CV Corre, Valat, Tournyol du Clos, Suard, Graffin et Rome ont vécu les derniers nautiques le séprant de sa destination finale. Quelques jours plus tard, l'équipage a pu entamer les opérations de désarmement. Durant 5 semaines, un flot quasi ininterrompu de camions et autre véhicules en tout genre a vidé la coque de son matériel et de ses équipements.

A622 RHONE
pas d'historique sur netmarine


Dernière édition par le Mar 16 Jan 2007, 15:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: les BSM   Dim 27 Aoû 2006, 19:07

A 617 GARONNE
Specificités
Ce BSM est un véritable complexe industriel et comporte des installations d'infrastructure et de direction technique correspondantes. A côté d'imposantes soutes à matériel la Garonne dispose d'un large éventail d'ateliers classiques répartis sur plus de 800 mètres carrés pour :

* la mécanique générale ;
* l'entretien des moteurs ;
* la chaudronnerie-tôlerie ;
* le charpentage-voilerie ;
* l'électricité ;
* et d'un façon limitée, l'intervention sur les matériels ARMES-EQUIPEMENTS (transmissions, radionavigation, video, électronique, artillerie).
Le bâtiment dispose de moyens de manutention intérieurs très développés et de moyens de levage extérieurs importants (grue 5t). A l'origine, il était également équipé d'une bigue de 30t sur la plage arrière.

Citation :
d'ailleurs voici en image l'évolution extérieure du BSL (puis BSM) Garonne

Histoire
Citation :

1965 : Le BSL Garonne en armement à Lorient.

1963-65
La Garonne est mise sur cale à la DCAN Lorient le 23 décembre 1963. La construction commence et, le 8 août 1964, le bâtiment est mis à flot. L'entrée en armement pour essais a lieu le 6 mars 1965, date à laquelle a lieu la prise de commandement du capitaine de frégate François VALDAUX. Le bâtiment entre en armement définitif le 11 juin.
C'est en plein été, le 20 juillet, qu'il appareille de Lorient vers Papeete pour une traversée de longue durée. Traversée qui sera ponctuée par des escales à Fort de France (10 au 13 août), Balboa (17 au 18 août) et Callao (23 au 26 août).
Le 1er septembre a lieu son admission au service actif. L'autorité organique dont dépend le bâtiment est alors le C.E.P. (Centre d'Essais du Pacifique) pour emploi aux ordres du Commandant du site (COMSITE).
Arrivée du BSL Garonne à Papeete (8 septembre 1965).
Il arrive le 8 septembre à Papeete, son nouveau port base. Il y séjourne un mois, avant de partir pour Mururoa le 5 octobre. Il est de nouveau à Papeete en fin d'année (20 au 27 décembre).

1966
La mission première de la Garonne est le soutien type "AMF" (Atelier Militaire de la Flotte) aux installations et bâtiments présents (ou de passage) à Mururoa. Au cours de l'année1966, les hommes de la Garonne auront ainsi rebobiné plus de 200 moteurs électriques, visité 40 moteurs diesel, 1000 injecteurs, 200 culasses,...
Mais le BSL assure également le soutien santé du site (2500 hommes) jusqu'à l'arrivée du BSS Rance, l'hébergement de personnel du site (une dizaine d'ouvriers de la DCAN), la mise en oeuvre du Centre Radio Auxiliaire (CRAX), le largage de ballon météo gonflés à l'hydrogène. A quai, à Mururoa, le bâtiment fonctionne comme à la mer, à la propulsion près : 1 ou 2 Diesel-Alternateurs, un bouilleur sont en route en permanence. Les repas sont pris à bord. Le bâtiment est entièrement autonome.
Il alterne ainsi des présence sur le site des essais nucléaires et des séjour à Papeete (21 février au 5 mars, 28 avril au 4 mai, 18 au 20 juillet) parfois accompagnés de passage au bassin (25 février au 2 mars). Le 10 mars a lieu la prise de commandement du capitaine de corvette BALLY. Le bâtiment est en IA (Indisponibilité accidentelle) du 28 juillet au 6 juin, puis du 4 novembre 16 janvier 1967, il effectue son premier grand carénage (IPER n°1) à Papeete avec passage au bassin du 30 novembre au 6 décembre.

1973
Cette année qui commence par la prise de commandement ducapitaine de corvette Jean-Jacques ADAM (27 mars) marque un changement important dans l'activité de la Garonne. En effet, en mai, la mise en service des Ateliers Militaires de la Flotte (AMF) de Mururoa, fait qu'ils assureront désormais le soutien technique du site à la place de la Garonne. Plusieurs semaines sur zone seront toutefois nécessaires pour effectuer la passation de suite entre le BSL et l'AMF Mururoa.
Le bâtiment retourne un dernière fois du 8 juin au 20 juillet à Papeete pour un petit carénage (IPER n°7). Puis quitte Tahiti fin juillet et transit vers la Métropole en compagnie du Berry, via Nuku-Hiva (25 au 27 juillet), Panama (13 au 16 août), Maracaïbo (20 au 24 août), Port of Spain (27 au 30 août), Fort de France (31 août au 4 septembre), La Barbade (5 au 7 septembre), Dakar (17 au 20 septembre), Santa Cruz (24 au 26 septembre). Le 2 octobre, il arrive à Toulon, nouveau port base.
Il entre en IPER n°8 le 1er décembre à Toulon. Cette IPER est mis à profit pour adapter le bâtiment à sa nouvelle mission de soutien des forces stationnés en océan Indien . Le bâtiment a été durement éprouvé au cours de ces 8 années passées en Polynésie. Il faudra remplacer 80% des tuyautages. Un atelier électronique et une artillerie légère (1 affut de 40mm plage avant et 2 pièces de 20mm sur l'arrière du bloc passerelle) seront également installés.


1976
Le 21 juillet, l'état-major décide de réaffecter la Garonne à Brest, à la Flottille de Bâtiments Légers de l'Atlantique sous l'autorité organique de COMFLOLANT. Mais avant de retourner en Métropole, le bâtiment effectue une escale à Mombasa (16 au 22 septembre) avec l'aviso escorteur Commandant Bourdais puis une période à Djibouti, d'octobre à novembre, en apportant son concours en particulier au pétrolier La Charente, alors en IPER (27 septembre au 20 novembre). Le 7 octobre, le tout nouveau Bâtiment Atelier Polyvalent (BAP) Jules Verne arrive à Djibouti. Il va assurer la relève de la Garonne dans sa mission de soutien logistique en Océan Indien. Une partie importante des magasins de la Garonne (6500 articles) est alors reversé au Jules Verne avant le départ du BSL pour Brest. La Garonne quitte alors Djibouti et l'océan Indien le 21 novembre, et arrive le 17 décembre à Brest, nouveau port base. Ses missions sont redéfinies comme suit :

* soutien à Brest hors IPER des avisos A69 et de certains bâtiments de l'escadre de l'Atlantique, Aconit et frégates type Tourville ;
* soutien d'une force navale à la mer ;
* soutien périodique à Fort de France des bâtiments basés en zone maritime Antilles-Guyane.

1977
Le BSL quitte le 20 novembre la Métropole pour une mission de soutien au profit des unités de la Zone Maritime Antilles-Guyane. Il est à Fort de France du 5 décembre 1977 au 3 janvier 1978 et soutient le patrouilleur Trident (en IPER), le Batral Francis Garnier, Canopus, P780, P781. Le 29 décembre, une directive de l'Etat-Major confirme la vocation principale du bâtiment, le soutien des matériels "Coque-Machine-Electricité", même si celui-ci conserve une capacité d'intervention suffisante sur le matériel "Armes-Equipement".

1979
Sur le chemin du retour vers Brest, le bâtiment fait escale à Saint Martin (30 mars au 2 avril). L'IPER n°10 débute le 17 avril à Brest, date à laquelle a lieu la prise de commandement ducapitaine de corvette Michel BATY. Au sortir d'IPER, le 14 septembre, le BSL fait une escale à Portsmouth (26 au 29 septembre), puis apporte son concours à un stage pour avisos au Centre d'Entraînement de la Flotte (19 octobre au 3 novembre).

1980
Le 29 novembre, nouveau départ pour une mission en Zone Maritime Antilles-Guyane, marquée par des escales à Funchal (Madère - 3 au 6 décembre), Saint Domingue (17 au 20 décembre), puis une période de soutien à Fort de France (Martinique - 22 décembre au 31 janvier)aux profit de diverses unités basées en ZMAG : Francis Garnier, Trident, Canopus, Arcturus, 2 vedettes de la Gendarmerie Maritime, 3 LCM affectés au 3ème REI de Kourou, une vedette des douanes en Guyane et une vedette de la Gendarmerie Nationale à Cayenne.

1981
Du 3 au 22 février la Garonne est en soutien à Cayenne (Guyane), avant de rentrer à Brest (15 mars) via Fortaleza (Brésil - 26 au 28 février)et Las Palmas (Canaries - 9 mars).
Le passage à Brest sera de courte durée puisque le bâtiment repart le 31 mars pour une mission de soutien en océan Indien. En effet, le BAP Jules Verne rentre en Métropole pour y subir un IPER, et c'est le tandem BSL Rhin et BSL Garonne qui va le remplacer dans la mission de soutien des forces stationnées en Océan Indien. La G fait escale à Port Saïd (11 et 12 avril), avant d'arriver à Djibouti (18 avril), entamant une période de soutien jusqu'au 22 novembre, période au cours de laquelle lecapitaine de frégate Georges TIRAULT prend le commandement (24 mai).
Le 22 novembre, la Garonne quitte Djibouti pour Brest. Les points forts du soutien effectué ont été les IPER de l'Amiral Charner, du Commandant Bourdais et la remise en état de l'Isère suite à son avarie de propulsion. De nombreux bâtiments et organismes ont par ailleurs été soutenus.
Arrivé à Brest le 16 décembre, le bâtiment aura auparavant fait escale à Palerme (2 au 7 décembre) et Toulon (7 au 10 décembre) pour passation de suite avec le BAP Jules Verne.
Citation :

Avril 1982 : Le BSL Garonne est à quai au Fort Saint Louis, à Fort de France, avec à couple le Batral Francis Garnier.


Dernière édition par le Mar 16 Jan 2007, 15:52, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: les BSM   Dim 27 Aoû 2006, 19:08

1982
Le premier semestre est marquée par une nouvelle mission en Zone Maritime Antilles-Guyane. Départ 2 février, puis escales à Las Palmas (8 au 10 février), Roseau (19 au 21 février).
Arrivé à Fort de France le 22 février, le BSL soutient des bâtiment sur place jusqu'au 1er mai, un soutien entrecoupé par deux courtes escales à Saint Martin (22 au 24 avril) et Saint Barthélémy (24 au 25 avril).
Du 4 mai au 24 mai, la Garonne est à Degrad des Cannes (Guyane), toujours en soutien, puis retourne à Fort de France le 27 mai et y reste jusqu'à son départ pour la Métropole le 7 juin. Au cours de cette mission, 4 IPER auront été effectuées ( Francis Garnier, Trident, P780, P781). Le bâtiment rentre à Brest fin juin, via Castries (Sainte Lucie - 7 au 9 juin) et Funchal (Madère - 19 au 21 juin).
Citation :

15 mai 1982 : Le BSL Garonne est au quai principal (poste Ro-Ro) de Degrad des Cannes (Guyane).

1983
Les missions succesives en Zone Maritime Antilles-Guyane, conduisent l'état-major a envisager un déploiement permanent du bâtiment dans cette zone. C'est chose faite le 25 janvier, alors que la Garonne arrive à Fort de France, nouveau port base. Son autorité organique est COMAR Fort de France.
Du 12 juillet au 18 août, le Francis Garnier, qui sortait d' IPER à Brest et devait rallier Fort de France, subit une succession d'avarie sur les moteurs de propulsion. Le bâtiment est mis en indisponibilité accidentelle à Dakar à partir du 12 juillet. La Garonne quitte Fort de France le 21 juillet et arrive à Dakar le 31 juillet. Après 5 jours de travail, le Francis Garnier, escorté de la Garonne repart le 4 août vers Fort de France qu'ils atteindront le 18 août. Cette traversée comporte le remorquage du Batral pendant 79 heures, le largage par Atlantic de pièces de rechanges et la remise en état d'un des moteurs de propulsion.
Citation :

A la voile ! Le Batral Francis Garnier est en panne de moteur, mais pas d'idées (août 1983). Le bâtiment est mis en indisponibilité accidentelle à Dakar à partir du 12 juillet. Le BSL Garonne l'escortera jusqu'à Fort de France et le réparera.

1986
Le 25 avril, la Garonne quitte les Antilles pour Lorient, via Bridgetown (26 au 30 avril), Agadir (12 au 15 mai). Le bâtiment arrive à Lorient le 20 mai, et entre en IPER n°14 le 2 juin. Le 29 août a lieu la prise de commandement ducapitaine de frégate Gilbert HARISMENDY. L'IPER se termine le 8 novembre (essais après IPER du 3 au 8 novembre).
La G ne restera pas longtemps en Métropole, puisqu'elle repart le 12 novembre pour les Antilles, via Dakar (21 au 25 novembre), Fortaleza (1er au 5 décembre), un mouillage aux Iles du Salut (8 au 10 décembre). Le BSL arrive à Fort de France le 13 décembre et recommence son activité de soutien en Zone Maritime Antilles-Guyane, par la PEI du Francis Garnier (15 décembre au 15 janvier 1987).

1987
Le 29 juin marque le début du transit vers Toulon via Nassau (Bahamas - 3 au 7 juillet) et Punta Delgada (17 au 20 juillet). Arrivée à Toulon le 25 juillet, la Garonne y reste jusqu'au 17 août. Cette escale technique est mise à profit pour compléter les stocks rechanges. Le soutien est mis en activité réduite. Un groupe de plongeurs-démineurs (3ème GPD) embarque. Une force anti-mines est ainsi constituée, composée des chasseurs Vinh-Long, Cantho et Garigliano qui passent sous le commandement de la Garonne du 17 au 31 août qui devient le bâtiment de soutien du 35ème DICHAM. Le groupe fait une escale de ravitaillement à Augusta (20 août), un mouillage à Port Saïd (24 au 25 août), à Suez (25 au 26 août), avant d'arriver en Océan Indien. Le 31 août, la Garonne est à Djibouti, nouveau port base. Le bâtiment passe sous l'autorité organique de l'Amiral commandant la zone Océan Indien (ALINDIEN). Le BSL ne reste pas longtemps à Djibouti, puisqu'à peine son nouveau commandant, lecapitaine de frégate Luc BARBIER, désigné (4 septembre), le groupe anti-mines transite vers le détroit d'Ormuz (4 au 11 septembre).
Engagé dans une mission de guerre des mines dans le détroit d'Ormuz, et de soutien et commandement du groupe anti-mines opérant au sein de la TF623 du 12 septembre au 7 octobre, la Garonne fera escales à Khor Fakkan (28 au 29 septembre et 5 au 6 octobre). Le commandant, l'état-major et l'équipage du BSL Garonne reçoivent un témoignage de satisfaction du chef d'état-major de la Marine. : "pour le courage, l'esprit de coopération et d'abnégation dont ils ont fait preuve en apportant d'août à octobre 1987 un soutien rapproché de haute qualité aux bâtiments anti-mines en golfe d'Oman, sur la zone minée de Khor Fakkan (Emirats Arabes Unis), contribuant ainsi à la réussite de l'opération." La Garonne quitte la zone le 7 octobre et transit vers Djibouti.qu'elle atteint le 11.

1989
Le BSM Garonne change de zone le 30 septembre pour être affecté à Nouméa, nouveau port base. Son autorité organique est COMAR Nouméa en sous-ordre d'ALPACI. Du 6 novembre au 17 décembre, le bâtiment est en mission de présence dans le Pacifique centre-ouest, avec escales à Darwin (18 au 21 septembre), soutien à Nouméa (30 septembre au 5 novembre), escales à Apia (11 au 14 novembre), Funafuti (17 au 20 novembre), Nauru (24 au 27 novembre), Ponape (30 novembre au 4 décembre). La fin d'année est consacrée au soutien à Nouméa (17 décembre au 25 janvier 1990).

1990
La bigue de 30 tonnes est débarquée (19 juillet) et entreposée à Papeete.
1992
Le 24 avril, le bâtiment quitte Nouméa pour rallier la Zone Maritime Océan Indien, via Port Moresby (Papouasie Nouvelle-Guinée - 30 avril au 4 mai), Yule Island (Papouasie Nouvelle-Guinée - 4 au 5 mai), Darwin (Australie - 11 au 15 mai), Broome (Australie - 18 au 22 mai), Coco's Islands (Australie - 30 mai au 2 juin). Il arrive le 12 juin à La Réunion, nouveau port base.
Le bâtiment était passé sous l'autorité organique directe d'ALINDIEN le 23 mai.
1995
Quittant Djibouti pour rentrer en Métropole, le bâtiment fait escale sur le chemin du retour à Massawa (19 au 24 juin), Port Safaga (27 juin au 1er juillet) et Toulon (8 au 18 juillet). Sous le commandement du CF Denis Palisse, la Garonne aura mené 14 PEI et 2 IPER de bâtiments.
Le 24 juillet, la Garonne arrive à Lorient, nouveau port base, et y débute l'IPER n°18 sous l'autorité organique de COMAR Lorient. Le 6 octobre a lieu la prise de commandement ducapitaine de frégate Roland GUERN.

1996
Le 31 janvier, alors que se termine l'IPER n°18, l'équipage est renouvelé à 90%. La Garonne repart alors en océan Indien est effectue un stage de remise en condition opérationnelle sur son transit vers La Réunion.
Elle fait escale à Toulon (7 au 9 février), La Sude (Crête - 13 au 16 février), Port Saïd (18 au 19 février), Djibouti (24 au 29 février), Antsiranana (8 au 14 mars) avec le BSM Rhin. A la demande du SIRPA-mer, la Garonne embarque un "globe trotter" sur le trajet Port Saïd - Djibouti. Le 18 mars, le bâtiment arrive à La Réunion, nouveau port base. Il est alors placé sous l'autorité organique d'ALINDIEN.
Citation :

1995-1996 : Le BSM Garonne est en IPER à Lorient. On aperçoit 2 frégates type La Fayette au fond, probablement le Courbet et le Surcouf.

1996 : Les BSM Garonne et Rhin à quai à Antsiranana apportent leur soutien à la Marine malgache dans le cadre de la coopération régionale.
2000
Il quitte temporairement l'île du 28 au 31 janvier 2000 et du 14 au 17 février 2000 pour parer les cyclones Connie et Eline, puis du 9 mars au 20 mai, la Garonne effectue un nouveau déploiement en renfort dans le nord de l'océan indien et à Djibouti, suivi par une brève mission de soutien à Mayotte (27 mai au 6 juin) avec une escale à Tamatave (Madagascar - 9 au 12 juin). De retour à La Réunion fin juin, il reprend ses activités de soutien, tandis que le 1er août, a lieu la prise de commandement ducapitaine de frégate Frédéric de Mauduit du Plessis.
La mission de soutien à La Réunion se poursuit jusqu'au 7 octobre. Elle sera suivie par une sortie en mer du 7 au 16 octobre pour entraînement individuel et mutuel, avec une escale à Port Louis (Maurice - 10 au 15 octobre). De retour au port base le 16 octobre, la Garonne repart en mer pour un stage de mise en condition (13 au 22 décembre). C'est en fait sa première participation à un stage de mise en condition depuis 6 ans. Le bâtiment ne s'en sort pourtant pas si mal, et confirme son aptitude à diriger une petite force maritime à la mer.
Citation :

Tous les bâtiments de la flotte française basés à La Réunion sont rassemblés pour une photo de famille exceptionnelle à Port des Galets. De gauche à droite : le patrouilleur Austral Albatros, la frégate Floréal à couple, derrière les patrouilleurs type P400 La Rieuse et La Boudeuse et le patrouilleur de gendarmerie maritime Jonquille, le BATRAL La Grandière à couple du BSM Garonne, derrière la citerne CIGH22, et en bas à droite la vedette de surveillance Vétiver (à sec). (août 2002).

2003

Début octobre, les frégates Nivôse et Floréal, le patrouilleur austral Albatros, le Batral La Grandière, les patrouilleurs La Boudeuse et La Rieuse, et le patrouilleur de gendarmerie Jonquille ont effectué leur stage Méco sous la tutelle de la division "Entraînement" de la Fan et des 26 entraîneurs détachés à La Réunion pour la circonstance.

Au cours de ce stage de deux semaines, la coque de l’ex bâtiment de soutien mobile Garonne a été coulée. Le bâtiment avait été au préalable désarmé à la Réunion après transfert de ses ateliers à la base navale de Port-des-Galets. Le 9 octobre, après avoir été remorquée au large par le remorqueur-ravitailleur Rari, la Garonne est touchée par des tirs de missiles MM38, et des tirs d’artillerie. Trop endommagée, la coque a été achevée par le GPD (Groupe des Plongeurs Démineurs) de Cherbourg.


Citation :

Le remorqueur-ravitailleur Rari à quai en Penfeld à Brest (avril 2002).


Dernière édition par le Mar 16 Jan 2007, 15:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bill
Capitaine de vaisseau
Capitaine de vaisseau
avatar

Masculin
Nombre de messages : 4201
Age : 45
Ville : ca vat, ca vient.... j'ai un metier !
Emploi : glorieux et beau
Date d'inscription : 26/06/2006

MessageSujet: Re: les BSM   Lun 28 Aoû 2006, 15:36

sans vouloir rentrer dan sune polemique que je juge un peu imbecile, et pour avoir ete embarque deux ans sur le Rhone

j' ai beaucoup aimes ce bateau, et j' y ai passes du bon temps.
Mais c'etait un vieux bateau et dont les indispensable et utile ateliers etait parfois disposer, et bien au petit bohneur.

car ce batiment a commence sa vie comme ravitailleur ou soutien au sous marins, pas comme Batiment de soutien logistique.

l' atelier electronique etait un placard de 2 metres sur 4,

l' atelier chaudronnerie et soudage, un des plus utiles etait en avant du pont milieu, dans un local de 5 metres sur 6, l' etabli principale etait sur le pont millieu, la reserve a toles et a ferrailles etait dans la soute torpille sous la plage avant, la cisaille a tole etait a fond de cale (comme ca vous avez a balader la tole d' un compartiment a l' autre) au niveau du pont milieu,
les poste a souder fixes etaits sous le pont milieu au niveau du pont principale, avec des cables de 100metres de long a tirer pour aller souder un truc quelques part, et une fois les cables tires, vous ne pouviez plus fermer les portes et tout le monde se prenait les pieds dedans

l' atelier mecanique etait bien organises,

l' atelier charpente et menuiserie etait coince avec sa reserve de bois a la pointe de la plage avant.....

je ne dirais pas que c' etait un batimene atelier bien concus, malgre les nombreux services qu' il a rendu, mais ce n' etais pas non plus un batiment prevut pour ca des l' origine, je ne peut pas lui en vouloir de ses defauts

En fait, alors que je faisais la maintenance du ventose, je me suis souvent dit qu' un batiment de construction civile, meme plus petit aurait et plus pratique que mon bon vieux Rhone

Apres ca, une helice ???? oui, bon, ont s' est rrouve a la derive en pleine mer avec les moteurs en rade plus d' une fois, ont a meme pris une tempete tropicale a quai car la prop, le gouvernail et d'autres trucs ( la drome, l' air conditionne et l' aeration, les bouilleurs, les generateurs, les collecteurs incendie, les canons de 40mm, le guindeau, la pompe de secours principale, le radar.. .) etais fracasse....le bateaux avait plus de 30 ans

mais bon, la plus part des navires civils ont une seule helice, pourquoi vouloir installes deux ligne d' arbres sur un batiment qui ne sert que quand il est au port pour y faire l' entretien des autres ???

en fait, en comparant l'espace devolus au ateliers et celui devolus a la machine ou au locaux vie ou stockage de vivre et consommable, et avec en prime un compartimentage militaire digne du Jean Bart... clairement, la surface des ateliers ne me paraissaient pas la plus importantes

alors voila, ils ont rendus de sacre service, meme sans avoir ete prevus pour

les carres OM-OMS etais pas mal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: les BSM   Lun 28 Aoû 2006, 15:50

C'est vrai que pour l'histoire des hélices c'est surement secondaire mais comme je suis chef de quart, j'ai tendance à regarder en premier ce genre de truc sur un batiment, et puis on constate que les batiments sont de + en + polyvalent dans leurs missions, en ce moment en plus des ses missions de soutien la Loire fait pas mal de sortie au profit des éléves pilotes de lanvéoc.
Sinon j'aime bien ces vieux bateaux, ils ont un certains charme, je viens de passer 3 ans sur un batiment de 1970, il y a eu des moments sports parfois en termes de navigation. Mais bon la plupart des souvenirs sont des bons et le resterons.
Revenir en haut Aller en bas
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: les BSM   Lun 28 Aoû 2006, 16:10

A 618 RANCE

Specificités du Rance
A l'origine ce bâtiment avait été conçu d'une façon particulière pour servir de support aux activités des spécialistes du Commissariat à l'Energie Atomique et pour permettre les contrôles de sécurité du champ de tir après les explosions nucléaires expérimentales réalisées par la France dans le Pacifique.
En raison de ces premières missions, la Rance était appelée à pénétrer la première dans la zone touchée par l'explosion et sa construction s'est effectuée en fonction de cette donnée primordiale. Ce bâtiment permettait la mise en oeuvre du personnel à terre ce qui comportait des installations variées dont celles destinées à la décontamination... et portait, par ailleurs, des installations de recherches médicales du Service de Santé des Armées.
De nombreux laboratoires, des ateliers, des bureaux pour les ingénieurs et techniciens, des logements pour un effectif permanent de 215 personnes, des installations hospitalières particulièrement développées et étudiées, faisaient de ce bâtiment une unité consacrée à la sécurité radioloqique.
Sa vocation sanitaire a conduit dans les années 80 à redéfinir sa mission au profit de la FAR (Force d'Action Rapide) comme Bâtiment de Soutien Santé avec des aménagements spécialisés : bloc chirurgical, hôpital. Il fut également utilisé comme navire de commandement pour le Centre d'Entraînement de la Flotte. C'est dans cette configuration qu'il participa à l'opération Daguet au soutien sanitaire des forces françaises

Citation :
En soutien médical de l'opération Daguet, la France envoya à Yanbu l'A618 Rance, bâtiment de soutien santé particulièrement bien équipé en bloc opératoire. De plus le TCD L9011 Foudre, après des rotations de transport de matériel fut ancré à Yanbu pour épauler la Rance.
Peu avant le debut de l'offensive terrestre, le haut commandement demanda au Foudre de se déplacer au large du Koweit pour donner un appui santé supplémentaire. (source Net Marine)

Historique
Mise sur cale en août 1964, la Rance, a été lancée le 5 mai 1965 et admise au service actif le 5 février 1966. C'est le quatrième d'une série de 5 bâtiments initialement destinés au soutien logistique d'une force navale. La Rance a été désarmée en janvier 1997.
Citation :

Le Bâtiment de Soutien Léger (BSL) Rance lors de sa mise à flot (5 mai 1965). Sa vocation de BSS (Bâtiment Soutien Santé) ne viendra que dans les années 80.
Citation :

Un cimetière en rade de Toulon : Au coté du Clemenceau, les coques des EE Vauquelin et BSS Rance (5 avril 2002).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bill
Capitaine de vaisseau
Capitaine de vaisseau
avatar

Masculin
Nombre de messages : 4201
Age : 45
Ville : ca vat, ca vient.... j'ai un metier !
Emploi : glorieux et beau
Date d'inscription : 26/06/2006

MessageSujet: Re: les BSM   Lun 28 Aoû 2006, 16:23

Oah la vieille rengaine des Cipals avec un mousse qui les suivent pour essuyer les incontinencesn' est pas encore mortes ??? Laughing lol!


commencer pas a compter les tours d' helice et surtout pas ceux des BSM alors Mr. Green

pour ma part, je n' en ai pas tant que ca What the fuck ?!?

par contre, comme la plus part de ces batiment ont ete retires du services, qu' est ce qui les remplacent ??
bon, il y a le Jule Vernes, le Rhine est toujours la mais pour combien de temps encore bounce

je sais que l' UM de degrad des cannes a ete ameliores cote maintenance, sans doute pas Fort de Francevue que le Rhin est la Bas, le Verne est sans doute en mediterrane/golfe persique

la nouvelle Caledonie a des ateliers pas mal, la Reunion est equipes ??
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: les BSM   Lun 28 Aoû 2006, 16:25

Le Rhin à été desarmé en 2002 et à ma connaissance il l'est toujours. en théorie le Jules Verne doit être retiré du service en 2010 mais à mon avis il va être prolongé car je n'ai pas etendu parlé d'un remplaçant
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: les BSM   Lun 28 Aoû 2006, 16:39

Je crois q'il n'y effectivement pas de remplacant dans les tiroirs encore
C'est dommage c'est plutot sympa ces batiment de soutien, et c'est vachement sympa pour ceux qui sont soutenus aussi.
Revenir en haut Aller en bas
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: les BSM   Lun 28 Aoû 2006, 16:44

A 615 LOIRE

Specificités
Installations spécifiques :
La Loire dispose de vastes soutes et ateliers :

* d'électronique (détection électromagnétique, détection sous-marine, transmissions).
* de mécanique et d'électricité (tours, fraiseuses, perceuses, bobineuses, machines-outils de précision pour la petite mécanique)
* de charpentage (bois, métal, matières plastiques),
* une salle de dessin
* un local de contrôle et de recharge des bouteilles de plongée des plongeurs-démineurs et un local d'entretien et de séchage des vêtements de plongée.
Les installations de logement sont semblables à celles des BSL Rhin et Rhône mais l'infirmerie est plus vaste que sur ces autres bâtiments (16 lits), elle est dotée d'une salle d'opération et le bord dispose, en outre, d'un caisson de recompression pour combattre certains des accidents dont peuvent être victimes les plongeurs embarqués sur les bâtiments soutenus.
Avec la plus petite plate-forme hélicotère de la Marine Nationnale (après l'Isard), la Loire peut amener à son bord deux hélicoptères de type Alouette III avec leurs équipages et tout le matériel nécessaire à leur maintenance. D'autre part, la Loire peut aussi être le moment venu un bâtiment ravitailleur.
Moyens de manutention : 1 grue plage avant (capacité : 5 tonnes à 9 mètres) et 4 mâts de charges (capacité : 1 tonne) disposés aux 4 angles du bloc passerelle
Aux ordres du "Commandant Adjoint Soutien", ou Comasout, les ateliers sont, à quai comme à la mer, le système d'armes du BSM Loire lui permettant partout dans le monde de réaliser les travaux prévus au cours des périodes d'entretien des autres bâtiments, et de la Loire elle-même.

1. Soutien Logistique :
Compte tenu des taille respectives du BSM et des chasseurs de mines, de type Circé ou Eridan, la Loire tient tout d'abord lieu de stockage de toute le matériel que les chasseurs ne peuvent emporter. Elle est donc d'abord un soutien logistique, et ce dans tous les domaines :
- gazole : au mouillage ou à la mer à l'aide de la grue "Charlotte", la Loire peut délivrer près de 300t de gazole au profit d'autre navires.
- huile : que cela soit en vrac, en fûts de 200l (le fameux "baril") ou en jerrican, la Loire dispose des huiles de moteurs de propulsion, de zodiacs pour plongeurs, et peut emporter d'autres types spécifiques à la demande.

- vivres : la Loire a toujours eu des problèmes de climatisation, par contre elle peut aisément conserver jusqu'à 25 m3 de vivres frais et assurer en production un soutien de 100kg de pain par jour.
- munitions : le déminage est très demandeur de matières explosives que le BSM emporte à la demande, en plus du stock de poissons autopropulsés qu'elle embarque au profit des chasseurs.
- rechanges : les activités de réparations consommant beaucoup de rechanges, la Loire dispose de son propre magasin qui tient lieu de caverne d'Ali Baba pour tous ceux à qui il manque un joint ou une carte électronique.

- électricité, eau douce, air comprimé, air respirable : les capacités du BSL lui permettent également d'assurer les servitudes au profit de bâtiments accostés à couple, ses groupes électrogènes, par exemple, pouvant assurer la production d'électricité pour 6 bâtiments simultanément (Loire comprise).
2. Soutien technique
Les ateliers de la Loire permettent un soutien technique général réparti au sein des ateliers suivants :

- Mécanique Générale
: assure les travaux d'ajustage, tournage, fraisage... mais aussi et surtout les interventions sur les moteurs diesel, turbines à gaz (qui servent de groupes électrogènes sur CMT) et les interventions sur les différents auxiliaires tels que les installations frigorifiques, les apparaux de manoeuvre (cabestans...) et appareils de levage, hydrauliques ou non (grues, potences...).
- Chaudronnerie : la mer a le défaut d'être salée, ce qui accélère la corrosion des coques et des circuits d'eau de mer. Les CMT sont moins touchés que les autres bâtiments car leur structure est en combiné verre-résine (CVR), mais la présence d'un soudeur compétent avec du matériel adéquat est appréciée et nécessaire sur tous les bâtiments.
- Charpentage - Matières Plastiques - Voilerie : autrefois prévu pour la chasseurs dont la coque était en bois, l'atelier se tourne désormais également vers les matières plastiques, intervenant sur les embarcations pneumatiques, réalisant tentes et bâches de protection, même si l'activité principale est le travail courant du bois et du CVR.
- Electricité : l'atelier assure l'entretien et la réparation des machines tournantes, notamment le rebobinage de moteurs électriques, les travaux de câblage et les travaux et contrôles du matériel d'instrumentation, les capteurs de pression, température, régulateurs de tension, la charge des batteries...
- Détection Electromagnétique : tous les radars de navigation et les émetteurs IFF (identification des aéronefs) peuvent retrouver une seconde jeunesse (voire une 3e ou 4e) après un passage à l'atelier
- Détection Sous-Marine : l'atelier, mis en place en 1985, a été spécifiquement installé pour intervenir sur le matériel des sonars de chasse au mines, notamment le DUBM 21 et les poissons autopropulsés qui peuplent les plages arrière des CMT.
- Armes : toute l'artillerie en service dans la Marine Nationale peut y être contrôlée, et réparée pour les petits calibres : les armes d'infanterie, les mitrailleuses de 12.7mm, 20mm et canons de 40mm et 100mm
Fil : sous cette terminologie est regroupée tout ce qui concerne les réseaux de communication intérieurs au bâtiment : téléphone, réseaux de diffusion et d'interphones, réseaux informatiques, et le SNTI Système Numérisé de Transmissions Intérieures.

- Radio
: par opposition à ce qui est "Fil" l'atelier radio traite tout ce qui quitte et arrive à bord, ce qui utilise les ondes : les radiotélécommunications (VHF, UHF...), le matériel de radionavigation (GPS...) et bien sûr, les télévisions et magnétoscopes.

3. Soutien humain
La Loire peut embarquer à son bord l'état-major du commandant de la Force de Guerre des Mines, qui va diriger les opérations sur zone, mais également des plongeurs démineurs, qui disposent des mêmes installations qu'à bord d'un bâtiment base.
Elle réalise également le soutien santé, embarquant au besoin un dentiste, un chirurgien, un infirmier hyperbariste en complément de l'équipe médicale présente à temps plein, la Loire dispose de toutes les infrastructures pour traiter les pathologies dentaires, chirurgicales et bien sûr liées aux accidents de plongée, l'hélicoptère Alouette III pouvant parallèlement assurer une évacuation sanitaire en cas de coup dur. Elle dispose notamment d'un caisson hyperbare multiplace sur lequel peuvent être clampés des caissons biplace.
Citation :

Le Bâtiment de Soutien Logistique (BSL) Loire lors de sa mise à flot (1er octobre 1966).
Citation :
Le Bâtiment de Soutien Mobile (BSM) Loire en navigation sur la Seine, en route vers Rouen au niveau de Caumont dans l'Eure (12 janvier 2006).


Dernière édition par le Mar 16 Jan 2007, 15:57, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bill
Capitaine de vaisseau
Capitaine de vaisseau
avatar

Masculin
Nombre de messages : 4201
Age : 45
Ville : ca vat, ca vient.... j'ai un metier !
Emploi : glorieux et beau
Date d'inscription : 26/06/2006

MessageSujet: Re: les BSM   Lun 28 Aoû 2006, 16:46

c'etais aussi tres sympas pour les vieux qui avait assez vut de mer et qui avait la un embarquement de marin des ports qui leurs permettait de rentrer tous les soirs voir maman et en martinique

quoi que les martiniquais....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: les BSM   Lun 28 Aoû 2006, 17:06

Histoire de l'A615 Loire

L'expédition de Suez (fin 1956) avait mis en évidence l'insuffisance des moyens logistiques de la "Force Navale d'Intervention". L'Etat-Major Général demande alors, à l'automne, au Service Technique des Constructions et Armes Navales d'étudier des bâtiments "destinés à assurer le maintien en conditions opérationnelles des diverses formations que la Marine peut être amenée à mettre en oeuvre simultanément". Ces bâtiments reçurent alors le nom de "Bâtiments de Soutien Logistique" (BSL). On s'orienta vers la construction de plusieurs unités de tonnage modéré, possèdant des caractéristiques communes. Quatre versions furent prévues à l'origine : Electronique, Amphibie, Dragage et Sous-Marins. En fait, il y en aura 5 :

* Le Rhin : soutien "Electronique" ;
* Le Rhône : soutien de sous-marins ;
* La Rance : soutien Sécurité ;
* La Garonne : soutien d'escadre en mécanique et électricité générale (BSL Atelier) ;
* La Loire : soutien de dragueurs de mines.
Mise en chantier le 9 juillet 1965 par la DCAN de Lorient, la Loire est mise à flot le 1er octobre 1966 et armée pour essais le 4 mars 1967. Son premier commandant est le capitaine de corvette Hervé.
La Loire est armée définitivement le 1er mai 1967 et admise au service actif le 17 octobre 1967, et rallie son port base, Brest, au sein de la 2ème escadrille de dragage et de forces côtières (2e ESDRA).
Tout au long de sa longue carrière, la Loire sera dédiée à la Guerre des Mines et au soutien de la Force de Guerre des Mines. Le bâtiment connaît quelques soucis de jeunesse, au point de vue propulsif, mais également pour assurer le soutien des dragueurs, puisque son bordé en dévers empêche l'accostage sûr à couple des dragueurs.
Pallice.
Le soutien peut être apporté simultanément à 10 dragueurs et deux groupes de plongeurs démineurs. Elle participe notamment aux exercices Tiburon II en octobre 1968 et Mistral en novembre 1968. Durant le printemps 1969, la Loire part en croisière dans le grand Nord, du 22 avril au 12 mai 1969, avant de soutenir les exercices Toudra en mai-juin 1969, Marindra en septembre 1969, Tiburon II en novembre 1969 et Brestdra en décembre 1969.
L'été 1969 est mis à profit pour effectuer un petit carénage (7 juillet au 2 août 1969). Entre temps, elle apporte son concours à l'Ecole navale pour embarquer des élèves dans le cadre de "corvettes" d'entraînement à la navigation. Elle navigue ainsi jusqu'à Brême en mars 1969 et en Iroise en octobre 1969. Les ateliers apportent parallèlement leur concours aux dragueurs durant les périodes d'entretien au port base.
Citation :

Au bassin à Brest
(août 1970 - Photo Patrick Du Cheyron)
Une nouvelle ère s'ouvre pour la Loire : une de ses missions est désormais la surveillance de la grande pêche sur les bancs de Terre Neuve. La Loire y apporte également son soutien matériel et médical aux pêcheurs. Elle se déploie pour la première fois durant le 4e trimestre 1972 en Atlantique Nord. Cela ne va pas sans conséquence sur la vie à bord : l'installation de climatisation n'avait jamais bien fonctionné en mode "pompe à chaleur" pour le chauffage. Elle est remise en état durant l'IPER permettant le déploiement vers Terre Neuve : cela fonctionne bien , mais chose étonnante, la sensation de maux de tête et de "gueule de bois" est ressentie à chaque fonctionnement prolongé du fait de la très faible hygrométrie de l'air en zone Terre Neuve - Labrador.

Durant le commandement du capitaine de corvette puis capitaine de frégateRobert Esnault, qui débute le 29 janvier 1973, la Loire et son équipage vivent des moments exceptionnels et mémorables durant la mission de surveillance et d'assistance à la grande pêche sur les grands bancs de Terre Neuve du 1er février au 31 mai 1973.
Les pêcheurs apprécient la rapidité d'intervention de l'hélicoptère pour le ravitaillement, les installations médicales confortables - dont le cabinet dentaire qui a remplacé l'atelier photographique - le ravitaillement à couple avec la grue, les compétences des ateliers (mission proche de celle du soutien d'une Force de Guerre des Mines).
L'hélicoptère est utilisé pour reconnaissance et ravitaillement des pêcheurs à l'intérieur du "pack" (Alouette III qui contrairement à la II transporte des blessés et a sa cabine chauffée).
La navigation en eaux très froides (-4°C car l'eau de mer gèle à température négative) pose de gros problèmes à l'équipage :
- le contact des carters moteurs avec la coque amène l'huile à des températures très basses "au démarrage le graissage est douteux" ;
- les pompes à chaleur étant en avarie dès janvier, tout le chauffage s'effectue de manière électrique, maintenant une température dans le bord décente, même si elle atteint 5-6°C par endroit, où les cloisons sont couvertes de givre en permanence ;
- le gel de l'eau des soutes d'eau douce, en contact au travers de la coque avec l'eau de mer à -4°C.
Le 11 octobre 1973, en baie de Douarnenez, la Loire conduit avec succès les essais de mouillage des mines OTAN. L'année 1974, sous le commandement du capitaine de corvette Pierre Gelez permet de poursuivre les exercices de guerre des mines :
Exercice Jaguar du 18 au 28 février 1974,
Exercice Baie de Seine du 4 au 12 mars, transit vers Dublin (escale du 15 au 19 mars 1974)
Exercice EDSM du 22 au 26 mars 1974
Exercice Norminex du 7 au 16 mai 1974.
La Loire réalise son premier mouillage opérationnel de mines du 1er au 3 mai 1974.
Au retour, le bâtiment connaît sa 2e IPER, à Cherbourg du 18 août au 11 octobre 1974, avant de soutenir l'opération DECAN, le déminage du canal de Suez avant sa réouverture. Au cours de cette opération, du 2 novembre 1974 au 13 janvier 1975, la Loire embarque pour la première fois deux Poissons AutoPropulsé PAP 104. Elle transite par Augusta, du 9 au 11 novembre 1974, Port Saïd du 15 au 27 novembre 1974, Ismaïlia du 27 novembre au 21 décembre 1974 et Alexandrie, du 26 au 30 décembre 1974, puis au retour passe par Malaga du 6 au 9 janvier 1975.
La Loire appareille de Brest le 30 octobre 1980 pour n'y revenir que deux ans plus tard. Le groupe de guerre des mines quittant Brest est constitué de 3 dragueurs de la 10e DIDRA et d'un groupe de plongeurs du 3e GPD, ainsi que du traditionnel détachement de l'escadrille 22S avec son Alouette III. Le groupe fait halte à Cadix du les 4 et 5 novembre 1980, Augusta les 9 et 10 novembre 1980, Port Saïd les 13 et 14 novembre 1980 et rallie Djibouti le 19 novembre 1980. C'est la première incursion réelle de la Loire en Océan Indien (abstraction faite de l'opération DECAN dans la zone du canal de Suez).

Le 22 novembre 1980, la Division Anti-Mines de l'Océan Indien (DAMOI) est mise en place, aux ordres d'Alindien, l'amiral commandant les forces navales de l'Océan Indien. Le 23 novembre 1980, la Loire arbore la marque du capitaine de vaisseau commandant la DAMOI. La mission de la DAMOI est appelée à durer, et les bâtiments composant cette force viennent des trois régions maritimes (Manche-Mer du Nord, Atlantique et Méditerranée).
L'Etat-Major de la Marine redéfinit à cette époque précisément les missions des BSL, et celui de la Loire en particulier : "Le maintien de la disponibilité optimale des forces navales en déploiement loin des bases nécessite l'emploi des B.S.L. aptes à apporter leur soutien, tant dans l'exécution de l'entretien courant, de réparations, d'avaries accidentelles ou de combat que dans le recomplètement des consommations de rechanges de ces unités.

Citation :
Le BSL Loire doit assurer, à partir d'un mouillage forain, le soutien logistique et le commandement d'une force de lutte contre les mines opérant principalement sur la façade Manche/Atlantique".

La force que la Loire doit pouvoir soutenir est du type :
- 3 chasseurs de mines tripartites de type Éridan,
- 3 chasseurs de mines type Circé,
- 2 chasseurs de type Dompaire,
- 5 dragueurs côtiers de type Capricorne,
- 1 Groupe de Plongeurs Démineurs.
Cette longue période avec tous les types de bâtiments de guerre des mines permet d'effectuer diverses expérimentations comme les ravitaillements en eau douce de dragueurs océaniques à 6 noeuds et les ravitaillements à la mer des chasseurs de mines type Dompaire.

Citation :

Le Bâtiment de Soutien Mobile (BSM) Loire ravitaille à la mer l'aviso Jean Moulin en 1983.

Elle participe à de nombreux stages du Centre d'Entraînement de la Flotte pour assurer la remise en condition des chasseurs de mines après des arrêts prolongés, apporte son concours à l'Ecole navale en dirigeant un groupe de six bâtiments partant du 12 au 21 février 1985 en "corvette" à Saint Malo, escorte le P400 L'Audacieuse durant sa traversée de l'Atlantique et se tient parée à le remorquer (4 au 22 avril 1985).
Citation :

Le Bâtiment de Soutien Léger (BSL) Loire se prépare à mouiller des mines en novembre 1985.


Dernière édition par le Mar 16 Jan 2007, 15:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: les BSM   Lun 28 Aoû 2006, 21:33

Divers changements interviennent dans la vie du bâtiment. Le 6 juin 1985 la Loire devient Bâtiment de Soutien Mobile, et l'équipage connaît deux affectations possibles à bord : "Loire Service Général" ou "Loire Soutien" pour le personnel travaillant dans les ateliers. Les rôles de chacun sont refondus pour l'équipage "SG" soit autonome dans la conduite du bâtiment, le personnel des ateliers pouvant se consacrer uniquement au soutien, afin d'obtenir un bâtiment "Porte Soutien". Dans le même esprit, une équipe d'intervention d'urgence soutien est mise en place, pouvant intervenir sur les autres bâtiments à quai en moins de 2h30 quelque soit le jour et l'horaire.
La Loire prête de nouveau son concours à l'Ecole navale en juin 1986, avant d'effectuer du 12 au 25 juin la mission Polpec de police et de surveillance de la pêche dans le golfe de Gascogne suite au manifestations de pêcheurs basques espagnols.
La Loire "expérimente" également les premiers embarquements de personnel féminin, durant de courtes traversées : il s'agit également de personnel officier de corps rattachés : Ingénieurs en Etudes et Techniques de l'Armement (IETA), Officiers du Corps Technique et Administratif de la Marine (OCTAM)...
Citation :

En 1986, le Bâtiment de Soutien Mobile Loire expérimente les premiers embarquements de personnel féminin, durant de courtes traversées : il s'agit de marins et de personnel officier de corps rattachés : Ingénieurs en Etudes et Techniques de l'Armement (IETA), Officiers du Corps Technique et Administratif de la Marine (OCTAM)...
Après l'exercice Damier 87 et un stage avec le Centre d'Entraînement de la Flotte, elle subit une période d'entretien majeur du 30 mars au 29 août 1987 à Lorient, qui comprend notamment la mise en place d'un atelier "Détection Sous Marine" pour assurer le soutien optimal des chasseurs de mines tripartites.
La Loire appareille pour l'Océan Indien le 30 août 1987, arrive à Djibouti le 16 septembre et intègre l'opération Prométhée dans le golfe Persique le 3 octobre 1987. Elle dirige la Force de Guerre des Mines constituée dans le cadre de l'opération dont le but est d'assurer le transit en sécurité des bâtiments de commerce français dans le golfe Persique et notamment au niveau du détroit d'Ormuz, la guerre Iran-Irak faisant rage et certains cargos français comme le "Ville d'Anvers" étant sujets aux attaques des forces révolutionnaires iraniennes, les Pasdaran. Rattachée aux Forces Maritimes de l'Océan Indien, elle a pour port base Djibouti, mais son lieu d'arrêt fréquent en opérations est Khor Fakkan aux Emirats Arabes Unis.
Lorsqu'elle n'évolue pas dans le golfe Persique, la Loire retourne à Djibouti pour effectuer de l'auto-entretien et apporter un renfort technique aux bâtiments présents. Au début de l'année 1989, la Loire transite avec son frère le Rhin vers Mombasa pour y faire escale du 17 au 21 janvier 1989.
La Loire quitte Djibouti le 23 juillet 1989 pour rentrer à Brest, faisant escales à Suez du 27 au 31 juillet 1989, Palerme du 7 au 9 août 1989 et Toulon du 12 au 15 août 1989. La Loire est de nouveau affectée le 22 août 1989 à la Flottille des bâtiments légers de l'Atlantique et arrive à Brest le lendemain. L'équipage est en permissions jusqu'au 2 octobre 1989.
Le BSM connaît ensuite une période d'entretien majeur, initialement prévue à Dakar, reportée par deux fois, puis effectuée à Brest du 13 novembre 1989 au 8 mars 1990.
Après deux périodes d'entretien à son profit et le soutien de celles de cinq chasseurs de mines, la Loire appareille le 1er février 1991 au sein d'une force chargée du déminage du canal de Suez, composée des CMT Aigle, Sagittaire, Pégase et Orion, il s'agit de la mission Phèdre. Après une escale à Toulon du 8 au 13 février 1991, la Loire arrive le 18 février à Port Saïd où elle assure le soutien à quai des CMT. Il a été décidé de ne pas embarquer de personnel appelé ; la professionnalisation de l'équipage est réalisée notamment en faisant signer aux appelés volontaires un contrat d'engagement à durée déterminé, résiliable à l'issue de la mission. Le risque est bien réel : du 15 mars au 4 avril 1991, le CMT Sagittaire intervient à lui seul sur 145 mines.
Après la prise de commandement du capitaine de frégate Philippe Convert à Djibouti le 13 avril 1991, la Loire appareille le lendemain pour le golfe Persique et l'opération Southern Breeze chargée d'assurer le soutien d'une Force de Guerre des Mines tripartite (Belgique, Pays-Bas et France) réalisant le déminage des eaux koweïtiennes à l'issue du conflit de la première guerre du Golfe.
C'est la première opération menée par la France sous l'égide de l'UEO. L'opération Southern Breeze permet de neutraliser près de 1500 mines entre avril et juillet 1991, dont 980 pour le seul Task Group de la Loire : à l'issue le trafic maritime marchand dans les eaux koweïtiennes peut reprendre. La Loire a même à son actif la découverte d'une mine, l'Alouette III du bâtiment ayant repéré depuis le ciel l'objet flottant.

Après un tel déploiement, la Loire connaît une période d'auto-entretien du 14 octobre au 8 novembre 1991, puis enchaîne sur une période d'entretien majeur (avec le soutien de la Direction des Constructions et Armes Navales) du 2 décembre 1991 au 28 février 1992. La Loire retrouve ensuite une activité brestoise, effectuant un exercice Damier du 9 au 13 mars 1992, puis apportant son concours à l'Ecole navale (sortie d'instruction et escale à Zeebrugge du 16 au 20 mars 1992). La Loire fait également route jusqu'à Nantes où elle fait halte les 13 et 14 avril 1992.

La création de l'état major d'Almines, l'amiral commandant la Force de Guerre des Mines, le 1er juin 1992 renforce la Loire dans son rôle premier de soutien et de commandement d'une Force de Guerre des Mines
Elle se rend ensuite à Kiel pour "la semaine de Kiel" du 17 au 23 juin 1994, puis participe à deux "corvettes" au profit de l'Ecole navale, allant à Dublin du 30 juin au 4 juillet 1994 et Amsterdam du 11 au 14 juillet 1994.

Citation :

En octobre 1994, débarquement d'un groupe électrogène (partie moteur) du Bâtiment de Soutien Mobile (BSM) Loire
Cette longue série d'entraînements est entrecoupée par la Mission Corymbe 21, de surveillance et de présence en golfe de Guinée, du 10 juillet au 26 août 1995 avec l'aviso Détroyat qui la mène successivement à Funchal du 20 au 22 juillet 1995, Dakar du 26 au 30 juillet 1995, San Pedro du 3 au 11 août 1995 et Dakar de nouveau du 14 au 19 août 1995.

L'année 1997 est avant tout consacrée à la mise en condition des chasseurs de mines Verseau, Céphée et Capricorne achetés à la Belgique, après leur retrait du service au sein des Forces Navales Belges. Le CMT Iris est acheté le 28 mars 1997 pour devenir le Verseau, la Loire réalisant son armement à Zeebrugge du 19 mars au 14 avril 1997, puis le CMT Fuchsia est acheté le 29 mai 1997 pour devenir la Céphée, la Loire réalisant son armement à Zeebrugge du 22 mai au 11 juin 1997.
Le CMT Dianthus est acheté le 28 août 1997 pour devenir le Capricorne, la Loire réalisant son armement à Zeebrugge du 25 août au 15 septembre 1997. Cette remise en service de bâtiments pourtant du même type et leur adaptation à la Marine Nationale a constitué un chantier de 12 000 heures de travail pour la Loire.

Le 30 janvier 1998, le capitaine de frégate Jean-Luc Thelot prend le commandement du BSM Loire. Après une sortie d'entraînement individuel en début d'année, la Loire rallie Lorient pour y connaître une nouvelle période d'entretien majeur du 6 avril au 3 juillet 1998, et réalise ensuite au large du Morbihan ses essais du 3 au 10 juillet 1998.


Après les essais réalisés du 17 au 21 septembre 2001, le 29 septembre 2001, la Loire appareille avec les CMT Pégase et Persée pour un déploiement qui sera bien plus long que prévu : la mission de la Loire en océan Indien consiste initialement en un levé de fonds dans la région de Djibouti, en prévision du déploiement Agapanthe 02 du porte-avions Charles de Gaulle. Du fait des attentats du 11 septembre, la Loire est intégrée dans le dispositif Héraclès et assure le prépositionnement face à une éventuelle menace mines dans le golfe Persique et la mer d'Oman.

La Loire fait escale à Toulon du 5 au 9 septembre 2001, puis à Héraklion du 12 au 15 octobre et à Port Saïd du 17 au 20 octobre 2001, avant de rallier Djibouti le 26 octobre 2001. Elle en appareille le 29 octobre pour Fujeirah, où elle fait escale du 6 au 27 novembre 2001, soutenant à quai les CMT travaillant dans la zone où le groupe aéronaval doit passer. Elle revient ensuite à Djibouti du 4 au 20 décembre 2001, y attendant notamment les CMT Aigle et Verseau qui rejoignent les Pégase et Persée. Premier gros coup au moral pour l'équipage, la Loire ne sera pas relevée et ne rentrera pas pour les fêtes de fin d'année, contrairement à ce qui avait été annoncé : le groupe fait route vers Massirah où il passe Noël (du 24 au 27 décembre 2001) puis vers Dubaï.
La Loire passe l'hiver 2002 aux Emirats Arabes Unis, à Dubaï du 29 décembre 2001 au 15 janvier 2002, puis à Jebel Ali du 16 au 31 janvier, avant de retourner à Dubaï pour l'intégralité du mois de février. Du 2 au 5 mars, puis du 10 au 15 mars, elle est à Abu Dhabi pour assurer la préparation de l'escale du groupe aéronaval. Les CMT Pégase et Persée quittent le groupe au cours du mois de février pour rentrer à Brest et Toulon, leurs ports-bases respectifs.

Du 17 au 26 mars 2002, la Loire participe à un exercice avec l'US Navy, assurant le soutien en escale depuis Bahrein, puis transite vers la mer Rouge avec l'Aigle et le Verseau où, après un arrêt à Djibouti du 3 au 6 avril 2002, elle participe à un exercice franco-saoudien du 9 au 16 avril 2002 et assure à Djeddah durant cette période la préparation de l'escale des Charles de Gaulle, Cassard, De Grasse et Surcouf.

A l'issue de cet arrêt à Djeddah, le transit retour peut débuter, la Loire arrive fait un arrêt éclair à La Sude le 23 avril 2002, dit au revoir à l'Aigle au large de Toulon et, après un arrêt à Almeiria du 29 avril au 2 mai 2002, retrouve Brest avec le Verseau le 6 mai 2002, soit plus de 7 mois après avoir largué les amarres, il s'agit du plus long déploiement français de l'opération Héraclès.

Le 30 août 2002, le capitaine de frégatePascal Hiebel prend le commandement de la Loire. A l'issue d'un stage de remise en condition, du 16 au 20 septembre 2002, la Loire réalise quelques sorties d'entraînement du 7 au 18 octobre 2002 (escale à Amsterdam du 11 au 14 octobre 2002) et les 6 et 7 novembre 2002 (exercice Damier). La Loire connaît ensuite une période d'indisponibilité pour entretien, du 18 novembre 2002 au 14 février 2003, qui permet la modification du système de transmission du bord, autorisant le transfert à haut débit de données depuis la mer.
Elle appareille pour essais du 18 au 21 février 2003 puis enchaîne les exercices avec le Pégase tout d'abord, du 11 au 18 mars 2003 (escale à Cardiff du 14 au 17 mars 2003), puis participe à l'exercice majeur Spontex 03 du 21 au 28 mars 2003 : cet exercice a pour thème la lutte anti-sous-marine dans une zone côtière. Près de 2000 hommes participent à l'exercice sur mer et dans les airs. Six navires de surface (Tourville, Latouche-Tréville, Commandant Bouan, Premier-Maître L'Her, Lieutenant de Vaisseau Lavallée) et le sous-marin nucléaire français Rubis, deux sous-marins à propulsion classique (Marsopa espagnol et U-15 allemand), trois frégates (Argyll britannique, Tjerk Hiddes néerlandaise et Asturias espagnole), trois hélicoptères français, quatre aéronefs de la 23F (Atlantique 2 de Lann-Bihoué), quatre avions alliés (P3C Orion américain, italien, allemand et canadien) se partagent entre les « Bleus » et les ennemis « Orange », dans le nord du golfe de Gascogne. L'objectif est de permettre à la Loire, engagée du côté des Bleus, de déposer des troupes, pour récupérer à terre des ressortissants civils en déjouant les attaques d'un éventuel sous-marin.

Le 4 avril 2003, la Loire appareille avec les CMT Croix du Sud et Persée vers le Golfe Arabo-Persique, faisant escale à Cagliari du 14 au 17 mars 2003, Djibouti du 24 au 28 mars 2003 et arrivant à Dubaï le 5 mai 2003. Appareillant le 31 mai 2003 de Dubaï, la mission mène le BSM et les deux CMT successivement à Abu Dhabi, du 1er au juin 2003, Doha du 10 au 26 juin 2003, Ash Shuwaik du 28 juin au 1er juillet 2003. La Loire fait route ensuite vers Brest, passant par Djibouti du 10 au 13 juillet 2003 et La Valette du 23 au 25 juillet 2003, avant de retrouver Brest le 2 août 2003.

A Brest, la Loire assure le soutien des bâtiments de la Force d'Action Navale et non plus uniquement des CMT, ce qui explique dès lors une présence à la mer plus faible, même si l'activité du personnel reste élevée. Ainsi, la Loire ne réappareille qu'à la mi-octobre 2003 pour une sortie avec le GPD Méditerranée et les commandos Jaubert et de Penfentenyo, assurant le rôle de "plastron" dans l'exercice VSW 03 du 14 au 17 octobre 2003, après faisant deux fois escale à Lorient durant cette période.
Du 25 au 27 mai 2004, le BSM Loire, le bâtiment d'assistance, de soutien et de dépollution Ailette ainsi que le navire école Lynx ont effectué l'exercice anti-pollution Depol 04 accompagnés par neuf aéronefs : un Reims Aviation 406 anglais, un hélicoptère Ecureuil affrété par des Japonais, des avions des Douanes françaises, mais également des Belges et des Suédois.
L'exercice, situé dans une zone à environ quarante nautiques dans le sud-sud-ouest de la pointe de Penmar'ch, avait pour but d'étudier la validation à la mer des résultats de différentes analyses effectuées jusqu'ici en laboratoire, ou encore tester l'efficacité de divers dispersants ou d'un senseur japonais embarqué sur l'hélicoptère.

En décembre 2005, la Loire se rend à Caen, puis début 2006 à Concarneau pour réaliser une première dans son histoire : en effet, suite à la perte par la Direction des Constructions Navales (DCN) du monopole de l'entretien des bâtiments de la Marine nationale, l'entreprise Finistérienne de Construction et de Réparation Navale (FCRN) a décroché un contrat d'entretien d'une durée de trois ans concernant huit bâtiments de la Marine nationale dont le BSM Loire.
La Loire s'échoue donc pour la première fois le 26 janvier 2006 au fond du bassin de la FCRN à Concarneau pour un arrêt technique de deux semaines, afin d'y refaire peau neuve. Elle doit également y subir une expertise de coque pour vérifier son aptitude à naviguer jusqu'en 2015.
Citation :

Le Bâtiment de Soutien Mobile (BSM) Loire le 27 janvier 2006 à Concarneau,
au bassin des chantiers de la société Finistérienne de Construction et de Réparation Navale (FCRN),
pour un arrêt technique de deux semaines, afin de remettre à neuf le carénage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: les BSM   Mar 29 Aoû 2006, 21:20

J'ai usé de mon droit de moderateur pour appurer ce bon post (je vais pas dire excellent,sinon Claus va se prendre pour un historien de la marine Wink ).
J'ai bien entendu enlever les miens et tout ceux qui était en rapport avec cette affaire que je reglerai en privé avec l'interressé.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: les BSM   Mar 29 Aoû 2006, 21:38

terminé pour la barre et les machines salut
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: les BSM   

Revenir en haut Aller en bas
 
les BSM
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marine forum :: Les Marines du monde :: Europe :: France-
Sauter vers: