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 Le Hood touché 3 fois ?

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Jefgte
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MessageSujet: Le Hood touché 3 fois ?   Sam 09 Juin 2007, 01:50




Lors de la bataille du détroit du Danemark, le Hood aurait été touché par 1 obus du PE et par 2 obus du Bismarck (?)

J'ai lu récement sur un Forum British que 1 à 2 minutes avant de sauter, le Hood aurai reçu un obus dans la hune. (3eme ou 4eme salve du Bismarck)

Cet obus, aurait traversé sans exploser la hune et couper les cables de communications avec la passerelle.

L'Amiral Holland désirant communiquer avec les hommes dans les hauts n'aurait pas obtenus de réponse...

Un officier serait sorti sur l'aileron de passerelle et signalé que des hommes tombaient de la hune...

(dixit William Dundas présent sur la passerelle et survivant du Hood)


Avez vous déja eu connaissance de ce coup dans la hune ?





Jef salut
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Eric
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MessageSujet: Re: Le Hood touché 3 fois ?   Sam 09 Juin 2007, 10:21

Non jamais entendu scratch

Il y a 3-4 ans j'ai lu une partie des memoires d'un des survivants, celle relatant le naufrage. Il se trouvait sur la passerelle.

Si je me souviens bien, il ne faisait mention que d'un seul impact, à la base du mat arrière. S'en est suivit un incendie qui a foutu le feu aux casiers des munitions AA, faisant que des gens volaient un peu partout, parfois en lambeaux Shit . Il aurait entendu les appels aux secours et les cris à travers les portes-voix. Tout ceci n'aurais duré que 2-3 minutes avant l'explosion finale.

Je vais chercher ca aujourd'hui et vous le traduire salut

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Churchill reçoit M.Massigli (ambassadeur de France) dans la matinée du 27 avril, (...) et lui dit : « Ne comptez pas sur moi. (...) J' ai subi Singapour, Hong-Kong, Tobrouk. Les Français subiront Diên Biên Phù. »

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Eric
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MessageSujet: Re: Le Hood touché 3 fois ?   Sam 09 Juin 2007, 12:12

Bon en fait ma mémoire déconne

Voici l'extrait, désolé pour la traduction faite par bibi
J'ai souligné et mis en gras les passages qui semblent concerner ce dont tu parles Jef.

Citation:


[size=12]

[color=black]Durant les minutes suivantes les tourelles avant du Hood réussirent à tirer 6 salves chacunes. J’ai compté les secondes à chaque fois, espérant voir un coup au but. La première salve creva la mer devant le navire, et la seconde sembla passer derrière. J’ai pensé que nous l’avions touché sur la première, mais je me suis rendu compte de mon erreur. D’un coup je fut intrigué par les 4 flash rouges en face, tout le long du Bismarck. Mais je n’eu pas le temps de les admirer. Ces jolis effets pyrotechniques étaient des obus de 380 nous arrivant dessus.
D’un coup la peur fait son retour. Ce sifflement, que j’entendis pour la dernière fois quand les français nous tirèrent dessus à Oran, allait crescendo. Cela nous passa au dessus, je ne sais pas où c’est tombé, mes yeux étant fixés sur les navires ennemis de plus en plus visibles par bâbord avant. Ils continuaient à nous « cligner de l’œil », et de façon de plus en plus menaçante. D’ailleurs, la salve suivante ne fut pas qu’une menace. Pas loin de nous, sur notre coté bâbord, il y eu 2, non 3, non 4 impacts dans la mer. Mes jambes tremblaient, et mes oreilles sifflaient comme si j’avais été coincé dans le clocher de Big Ben. Je me reprenais, me disant que je me comportais comme un imbécile, mais tout le monde sur la plate forme du compas tremblait. 'Tiny' Gregson revint presque tout de suite de l’aile tribord de la passerelle pour nous dire ce qu’il venait de se passer. “Nous avons été touchés à la base du mât arrière, et nous sommes en feu », signala t’il aussi calmement que si nous étions en train de faire une simple manoeuvre.

Vint ensuite une terrible cacophonie de “au feu” à travers les porte-voix et les téléphones. Sur le pont, au milieu, un feu orange brûlait. Tout ceci était ponctué par de sourdes explosions. L’officier torpilleur nous informa par téléphone que les obus des 4” explosaient dans leur casier. Je pouvais entendre les roquettes anti aériennes se mettre en route comme il nous était arrivé accidentellement un an plus tôt à Gibraltar. La peur me repris à nouveau, me nouant les intestins, alors que nous entendions les cris agonisant des blessés à travers les porte-voix. Mon sang se gela, et pour la première fois je me sentis vraiment en colère contre nos ennemis, “qui sont ‘ils pour tirer sur notre beau navire », pensais-je ridiculement.

Alors que les obus AA continuaient d’exploser, le Capitaine Kerr ordonna à leurs servants et à l’équipage du “damage control” de se tenir à distance et d’attendre que les munitions aient finis d’exploser. […]

A ce moment là la distance qui nous séparait de nos ennemis fut réduite à 8 miles. Nous avons été en feu juste deux minutes, mais cela sembla durer deux heures. Ce fut le moment pour le commandant de mettre en action nos tourelles X et Y, car nous étions assaillis: « A bâbord 20° ». Le Chef Yeoman passa l’ordre à la passerelle, sur laquelle se trouvait encore des gens pour obéir aux ordres. Alors que le navire tournait, la tourelle X fit de même, mais la Y resta silencieuse. Ensuite un énorme flash apparu en dehors de la passerelle, et je me retrouvais plaqué au sol. Cette fois ci, quand je me relevais, la scène était bien différente. Tout était froid et irréel, ce navire qui avait été pour moi un second foyer pendant deux ans devenait tout d’un coup hostile. Le navire sembla pencher sur tribord, Presque hésitant. Il s’arrêta à environ 10°, quand j’ai entendu le timonier dire “la barre ne répond plus” La réponse “très bien” montra qu’il n’y avait aucun signe d’affolement de la part du commandant, qui ajouta “on passe en “gouvernail d’urgence””

Bien que le Hood gitait sur tribord, tout était calme ici. Le commandant se retourna sur sa chaise et regarda en direction du Prince of Wales avant de nouveau plaquer ses yeux sur ses jumelles, direction l’horizon. Lentement le Hood se redressa et j’en remerciais Dieu, avant de me render compte qu’il ne s’arrêta pas et continua sur babôrd . Il s’arrêta à 45°. Quand tout le monde réalisa qu’il ne se redresserais pas, nous partimes en file indienne, en direction des portes laterales, dans le plus grand calme. […] Ce ne fut pas nécéssaire de prononcer “abandonnez le navire”, aucun mot ne fut prononcé.

[…] Le marin parvint à séchapper de la passerelle, et par miracle à ne pas se noyer, alors qu’il fut attiré par la succion, plusieurs metres sous l’eau.

Malgré que mes oreilles sifflaient comme un serpent à cause des effets de la pression de l’eau, je me retournais et apercevais la proue du Hood, verticale. Ce fut un aspect, une image terrible, qui marquera mes cauchemards pendant plus de 50 ans. Les canons de la tourelle B inclinés vers babord disparurent sous les vagues.

[…] Le marin Tilburn, agé de 20 ans, raconte lui, comment il s’en est sortit:

J’etais à mon poste à l’un des canons AA, mais quand le tir commenca on nous ordonna de nous metre à l’abri sous le pont. Certains allèrent dans le hangar à hydravion. Le premier coup encaissé fut un petit, près des rockets AA. Ce fut surement un obus de petit calibre, car sinon il serait passé à travers le pont. Cela provoqua un incendie.[…]L’officier Bishop nous ordonna de combattre le feu, mais à ce meme moment arriva l’odre de la passerelle qui disait de nous mettre à labris jusqua ce que les munitions aient fini d’exploser. […] Juste après que nous ayons tourné à babôrd, le navire sembla se sentir mal. Des morceaux d’aciers volaient de toute part et des corps tombaient par dessus le pont au dessus de nous. Le morceau d’un homme me toucha. Des corps sans bras et sans jambres tombaient de partout. Un de mes collègues, fut tué sur le coup, un autre éjécté, et un troisième touché par un debris, qui lui arrachèrent les tripes. Je me suis senti malade et me pencha par dessus bord pour vomir. Ensuite, le navire sembla trembler de plus en plus, pui s’arrêta. J’ai d’abord remarqué qu’il coulait par l’arrière, alors qu’il gitait sur babôrd. Il penchait tellement, que je descendait en contrebas, déja innondé. J’enlevais mon masque à gaz et la mer me balaya. Justa avant cela, il y eu un flash entre la tourelle B et la passerelle. Ce marin s’en sortira lui aussi de justesse. La navire chavirant, des cables du mat lui attraperent les pieds et le tirerent sous l’eau alors que le navire coulait. Par chance, il avait encore son canif sur lui…'

Dundas, le troisième survivant raconte, lui:

'Je pense que c’est à la suite de la troisième salve du Bismarck que le feu s’est déclenché. La quatrième sembla passer à travers “le spotting-top”, alors que des corps commencèrent à en tomber. Ce fut la cinquième salve qui fut la bonne, et à nouveau des corps ainsi que des debris tombaient et volaient dans toutes les directions[center][color=black]
[/color][/center]


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MessageSujet: Re: Le Hood touché 3 fois ?   Dim 28 Juin 2009, 19:13

Je déterre cette discussion, car je vien de voir sur Dailymotion une video en 3D sur la bataille du détroit du Danemark, qui intègre cette histoire d'impact dans la hune du Hood.

http://www.dailymotion.com/video/x46dl9_bismarck-vs-hood_fun
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Le Hood touché 3 fois ?

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