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 DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES

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clausewitz
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MessageSujet: DES LIMBES DE L''HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Mer 20 Mai 2009, 14:45

DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1)
LES CUIRASSES


Introduction

L'Homme est ainsi fait que dès qu'il invente quelque chose il veut aller toujours plus vite, plus haut et plus loin. C'est sa force et sa faiblesse.

L'histoire maritime n'échappe à la règle. Dès que l'Homme à commencé à combattre sur la mer, il imaginait des navires toujours plus gros toujours plus rapides et mieux armés. Songez qu'à l'époque hellenistique (4ème siècle-1er siècle avant notre ère) si la majorité des navires étaient des trières à cinq rangs de rameurs, certains royaumes alignaient des navires à onze rangs de rameurs !

Plus tard à l'époque moderne, les gallions et autres navires de ligne alignèrent un nombre toujours plus important de canons jusqu'à l'excès comme le prouve le naufrage du Vasa, la fierté de la marine suédoise dès son lancement le 10 août 1628.

L'apparition de la vapeur, du canon rayé ne changea en rien les données. Chaque marine souhaitait posséder le navire le plus puissant, le plus rapide pour terrasser les marines adverses.

De véritables courses aux armements eurent lieu entre grandes nations comme la Grande Bretagne et l'Allemagne entre 1890 et 1914 ou entre les Etats Unis et le Japon entre 1916 et 1922.

Les traités de Washington (1922) et de Londres (1930) stoppèrent la course au cuirassé qui allait bien vite reprendre à la fin des années trente pour aboutir à de véritables monstres comme le Yamato et le Musashi conçus pour écraser la flotte américaine qui ironie de l'histoire furent couler par le nouveau roi des océans : le porte-avions et sa puissance de feu qui n'était peut être pas plus élevée mais sûrement plus souple d'emploi.

Si beaucoup de cuirassés ont été construits, de nombreux projets sont restés dans les cartons ou sur cale sans jamais prendre contact avec l'élément liquide.

Les raisons sont nombreuses : crise économique, défaite militaire ou traité de limitation naval plus ou moins bien respecté.

J'ai donc décidé de redonner vie à ces navires qui ne virent jamais la mer et qui ne sentirent jamais le stress et l'odeur de la poudre lors d'un combat.

Marine Nationale

L'ancètre du cuirassé : la frégate française Gloire

Honneur à la nation qui à inventé le cuirassé : la France. Cela peut paraître paradoxal que ce soit une puissance terrestre qui ai fait parcourir un bon de géant à la construction navale. En dessinant les plans de la Gloire, l'ingénieur Henri Dupuy de Lôme (1816-1885) se doutait-il qu'il allait transfigurer la guerre sur mer ? Probablement non mais ne pouvons jamais le savoir.

Après la Gloire on aurait pu s'attendre à ce que la France soit pionnière dans le domaine du cuirassé, qu'elle donne le la et impose sa vision du cuirassé au monde.

Ce ne fût malheureusement pas le cas et ce pour de nombreuses raisons aussi bien techniques que politiques et culturelles.


Le Second Empire lança une politique navale ambitieuse pour répondre à des visées essentiellement
coloniales et en 1870 la marine française est la deuxième du monde. Tout s'écroule à la chute de Napoléon III. La marine à bien entendu joué un rôle mineur dans la guerre contre la Prusse, la faute à une géographie handicapante.

Cela conduit toute une école de pensée baptisée Jeune Ecole à remettre en cause tout ce qui à été fait jusqu'à présent. Le cuirassé est voué aux gémonies et plus généralement tout ce qui est gros, la Jeune Ecole ne jura que par la vitesse et la rapidité ce qui inclut pour eux une taille réduite.

Si ils ont eu tort sur ce point, ils ont eu au moins le mérite de voir l'efficacité potentielle du torpilleur et du sous marins.

Cette vision négative du cuirassé conduisit la France à tatonner et à se dôter de cuirassés toujours inférieurs aux navires des marines étrangères, état de fait symbolisé par la flotte d'échantillon, une série de cuirassés qui restaient si longtemps sur cale qu'ils étaient périmés dès leur mise en service.

L'influence de la Jeune Ecole perdura jusqu'au début du vingtième siècle, plus précisement 1905 quand la guerre russo-japonais montra de manière éclatante qu'une guerre ne peut être gagnée sur mer sans le concours de puissantes escadres de cuirassés.

A la décharge de la Jeune Ecole, il faut rappeler la situation géographique particulière de la France qui n'arrive pas à se definir soit comme une puissance continentale soit comme une puissance navale à la différence de la Grande Bretagne qui fait reposer sa défense sur la Royal Navy, ne maintenant qu'une armée de terre réduite (150000 hommes) utilisée essentiellement pour les expéditions coloniales.

En 1912, une loi-programme rompant avec les idées de la Jeune Ecole fixa le nombre de cuirassés d'escadre à 28, une force plus que respectable même si ce nombre incluait des navires certes récents mais déjà obsolètes puis les Danton étaient à peine en service que les anglais avaient mis en service le HMS Dreadnought qui alignait une batterie principale monocalibre.

Les français avaient imité le mouvement en mettant en chantier les 4 Courbet (Courbet, Jean Bart, Paris et France) ce qui donnait un total de 15 cuirassés soit un déficit de 13 unités à construire avant 1920.

L'amirauté planifia ainsi la construction de 3 cuirassés de classe Bretagne (la coque des Courbet mais un calibre d'artillerie supérieure _340 contre 305mm_) puis celle de 5 cuirassés de classe Normandie (coque légèrement plus longue que les Bretagne et introduction de la tourelle quadruple pour compenser une coque plus courte que des navires équivalents comme les Queen Elisabeth qui affichaient 25m de plus) et celle de 4 Lyon qui auraient aligné une formidable batterie de 16 canons de 340mm en 4 tourelles quadruples. Seuls les Bretagne furent achevés, tous les Normandie furent feraillés à l'exception du Bearn converti en porte-avions tandis qu'aucun Lyon ne fût mis sur cale à la fois en raison du déclenchement de la première guerre mondiale, du manque de moyens de la France et du traité de Washington qui interdit toute construction avant le début des années trente.

Vingt ans plus tard, la France commença le renouvelement de sa ligne de bataille par la construction de cuirassés de 35000 tonnes pour répondre aux Vittorio Veneto italiens. Seuls les Richelieu et Jean Bart furent achevés, le Clemenceau n'était construit qu'à 20% lors de la capitulation de juin 1940 alors que le Gascogne n'avait encore été mis sur cale.

Quand aux deux cuirassés de 45000 tonnes de classe Alsace, ils ne furent même pas mis en chantier.

Cuirassés classe Normandie

Plan détaillé des cuirassés de classe Normandie

Les cuirassés de classe Normandie furent donc autorisés par la loi du 30 mars 1912 qui établissait un ambitieux programme naval qui fermait la parenthèse de la Jeune Ecole en remettant le cuirassé au centre de la ligne de Bataille.

Cette loi avait autorisé la construction de trois cuirassés de classe Bretagne qui avaient leurs canons de 340mm pouvaient être considérés comme des super-dreadnought, les Courbet qui partagaient la même coque mais qui étaient armés de canons de 305mm.

Le choix d'un calibre supérieur s'expliquait tout simplement par la concurrence internationale puisque les anglais étaient passé du 305 sur le Dreadnought au 343mm sur les Iron Duke tandis que les allemands avaient laissé de côté le 280mm pour le 305mm puis le 380mm.

La France se heurtait à un problème : la taille de ses cales et de ses bassins de radoub. Elle ne pouvait pas augmenter à sa guise la taille des coques de ses cuirassés.

Elle n'avait donc qu'une solution : augmenter le nombre de canons sur une coque de taille réduite ce qui imposait le choix de la tourelle quadruple dont il fût le premier à être équipé.

Dans un premier temps, quatre navires furent commandés mais un cinquième s'ajouta bientôt pour former avec les Bretagne deux divisions homogènes de cuirassés à canon de 340mm.

La première guerre mondiale interrompit leur armement et si un achevement fût envisagé après la guerre, la situation économique de la France et le traité de Washington les envoya droit au démantelement.

-Le Normandie est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire de St Nazaire le 18 avril 1913 et lancé le 19 octobre 1914. La coque est remorquée à Lorient en 1915 puis ramené dans la Loire où la coque resta jusqu'en 1918. le 14 septembre 1918 la coque est remorquée en baie de Quiberon où elle stationnera jusqu'en septembre 1919 pour être ensuite ramenée à Lorient. Après récupération de tout le matériel, la coque est vendue à la démolition le 26 novembre 1924 à la société Ettore Frateli Serra de La Spezia avec clause obligeant la démantelement en France, démantelement qui eut lieu à Toulon.

-Le Languedoc est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux le 18 avril 1913 et lancé le 1er mai 1916. Le 10 janvier 1918, la coque est sortie du bassin où elle avait été amenée après un lancement mouvementé (le navire avait heurté le quai faute d'un frein suffisant). L'opération est réalisée le 14 février 1918.

Le lancement du cuirassé Languedoc à Bordeaux le 1er mai 1916. pour l'instant tout se passe bien

Ce qui est moins le cas quelques minutes plus tard puis que la coque à heurté le quai d'en face

Le 16 février 1925, un contrat pour le remorquage par la société Union Française Maritime à Port de Bouc est signé, l'opération étant réalisée en avril. Les FCG toujours propriétaires de la coque la cèdent à la société Ettore Frateli Serra de La Spezia qui entreprendra la démolition avec l'aide des Forges et Chantiers de Provence.

-Le Flandre est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 1er octobre 1913 et lancé le 20 octobre 1914. Après récupération de tout le matériel (blindage, chaudière, groupes électrogènes.......), la coque est vendue le 14 juin 1923 à un citoyen italien, Adelcini Luigeri résidant à Toulon. La coque qui pèse 14000 tonnes est remorquée à Toulon. En février 1924, il demande une dérogation pour terminer le démantelement à Gènes mais les autorités françaises refusent.


-Le Gascogne est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient le 1er octobre 1913 et lancé le 20 septembre 1914. La coque est vendue le 14 septembre 1923 à la Société d'Entreprise et de Produits Métallurgiques de l'Ouest.

-Le Bearn est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée de la Seyne sur Mer le 10 janvier 1914 et lancé en avril 1920. Il échappe au sort des sister-ship en étant converti en porte-avions entre 1923 et 1927. Il sert comme porte-avions jusqu'en 1940 date à laquelle il est déclassé et doit normalement servir de ravitailleur pour grands hydravions d'exploration. Immobilisé aux Antilles avec la Jeanne d'Arc et l'Emile Bertin jusqu'en 1943, il est transformé en transport d'aviation aux Etats Unis. Après quelques mouvements en Indochine, il revient en France en 1948 où il cesse d'être un navire opérationnel. Jusqu'à son désarmement en 1967, il sert de bâtiment base pour sous marins et de navire d'entrainement. Il est démantelé en Italie en 1967.

Déplacement : 25200 tonnes

Dimensions : longueur 170.6m largeur : 27m tirant d'eau : 8.65m

Propulsion : Deux machines alternatives à triple expansion et deux groupes de deux turbines à engrenage alimentées par 21 chaudières à petits tubes timbrées à 20 kg/cm² dévellopant une puissance total de 35000ch pour alimenter 4 hélices. Les machines alternatives étaient utilisées pour la croisière et la marche arrière et les turbines embrayées pour le combat

Performances : vitesse maximale : 21 noeuds distance franchissable : 6500 miles nautiques à 12 noeuds

Protection : ceinture 300mm barbettes 284mm pont supérieur et inférieur 50mm tourelles 250mm
(face latérales et supérieures) et 350mm (face avant) casemates 160 à 180mm

Armement

Tourelles avant du cuirassé Bretagne

-12 canons de 340mm modèle 1912 répartis en trois tourelles quadruples : une avant, une centrale et une arrière. Ce canon de 45 calibres tire des obus perforants (poids 555 ou 575kg) ou des obus explosifs (382 à 465kg) à une distance comprise de 14500m (élévation à 12°) à 26600m (élévation à 23°) pour une cadence de tir de 2 coups par minute.

60 canons sont commandés à la fonderie de Ruelle. Les archives ayant été détruites lors de la seconde guerre mondiale, il est difficile de savoir combien de canons ont été effectivement fabriqués. Des recoupements ont permis de retrouver 27 pièces : 15 transmises au ministère de la Guerre et installés sur voie ferrée, 4 ont été installées en tourelles doubles au Cap Cépet en 1934 pour défendre Toulon et les 8 derniers ont été installées sur le cuirassé Lorraine lors de sa refonte en 1935.

-24 canons de 138.6mm modèle 1910 en casemates. Ce canon de 55 calibres tire des obus explosifs de 31.5kg et des obus perforants de 39.5kg à une distance maximale (pointage à 25°) de 15100m pour l'obus explosif et de 16100m pour l'obus perforant à raison de 5 à 6 coups par minute.
Chaque canon pointe en site de -7° à +25° et en azimut de 80°.

-6 canons de 47mm Hotchkiss. Ce canon de 50 calibre tire des obus de 3kg à une distance maximale comprise entre 4570m (pointage = +80°) à 5120m (pointage = +12°) à raison de 25 coups par minute.

-6 tubes lance-torpilles de 450mm (trois tubes de chaque côté) . La torpille modèle 1912 pèse 1012kg pour une vitesse maximale de 28 noeuds lui permettant une portée de 8000m

Equipage : 1200 hommes

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Mer 20 Mai 2009, 15:12

Sérieusement Claus, t'as pensé a te faire embaucher par une maison d'édition spécialisée dans la marine, une chaine de télé diffusant des reportages sur ce sujet, ou quelque chose du genre? Parce que t'as un certain talent (voir un talent certain) pour ce genre de travail.

Sur les Normandie, un truc qui me travaille c'est la disposition de leur tourelles. Deux tourelles arrière et une avant, c'est assez original comme disposition. Peut être pour pouvoir couvrir au mieux leur retraite quand ils auraient du fuir face aux Queen Elizabeth ou aux Bayern Mr.Red (je sais je suis mauvaise langue).

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Mer 20 Mai 2009, 15:26

Cuirassés classe Lyon

Vue des cuirassés de classe Lyon et de leur blindage

Après la construction des Classe Normandie, il était prévu la mise sur cale de 4 navires encore plus gros, la classe Lyon. Baptisés Lyon, Lille, Duquesne et Tourville, ils auraient du recevoir comme armement principal 4 tourelles quadruples de 340mm : une à l'avant, une entre les deux cheminées et deux à l'arrière.
La première guerre mondiale à interrompu le projet qui ne fût pas repris après guerre.

Déplacement : 29000 tonnes

Dimensions : longueur : 193.5m largeur : 29.35m tirant d'eau : 8.8m

Propulsion : Machines à triple expansion puissance inconnue.

Performances : vitesse maximale : 21 noeuds distance franchissable : 6000 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : Ceinture : 300mm au milieu du navire 51 à 119mm aux extrémités Ponts : 63.5mm
Barbettes : 330mm Tourelles : 340mm (face avant) Passerelle : 300mm

Armement :

16 canons de 340mm modèle 1912 en tourelles quadruples; 24 canons de 138.6mm modèle 1910 en casemates; nombre inconnu de canons de 47mm et de mitrailleuses de 13.2mm; 6 tubes lance-torpilles de 450mm

Equipage : inconnu

Cuirassé Gascogne

La défaite de la France en juin 1940 stoppe net un puissant programme de réarmement qui si il avait été achevé aurait donné à la France l'une des plus puissantes marines de son histoire en particulier dans le domaine des cuirassés.
Après la construction du Richelieu et du Jean Bart, la France commanda deux autres cuirassés au titre de la tranche 1938bis.
Le premier baptisé Clemenceau est un Richelieu modifié au niveau de l'armement avec l'implantation d'une véritable DCA avec 12 canons de 100mm en six tourelles doubles en plus de 12 canons de 152mm en 4 tourelles triples. La mise sur cale est réalisée le 17 janvier 1939 dans le bassin du Salou libéré par le Richelieu. Trop petit ce bassin n'accueille en réalité que l'élément central, l'assemblage avec les éléments avant et arrière devant avoir lieu dans un bassin du Laninon.
La construction reprend sans empressement après la mobilisation et au 10 juin 1940, elle est achevée à 10%. Les allemands envisagent d'achever la construction mais y renonce en raison du manque de matériel et d'autres priorités.

Ils achèvent la construction pour la sortir du bassin, travail probablement réalisé en 1941. La coque est remorquée un temps à Landévennec puis finalement embosée devant la base sous marine.

C'est là qu'elle est coulée par un bombardement allié le 27 août 1944. La mise en vente de l'épave le 23 février 1948 ne trouve aucune acquéreur. Elle est renflouée et conduite à Poullic allor où echouée elle se brise en deux en septembre 1948. Elle est démantelé le 1er août 1951.


Ci-dessus à quoi aurait du ressembler le Clemenceau et ci-dessous ce qui à été effectivement réalisé


Le quatrième navire baptisé Gascogne (région d'origine de l'amiral Darlan, une façon de rendre hommage à son oeuvre) est commandé à St Nazaire où il aurait du prendre la suite du Jean Bart.
Bien entendu, il ne sera jamais mis sur cale et le matériel commandé sera récupéré pour armer le Jean Bart dans l'urgence. Certains canons de 380mm ont été pris par les allemands et installés en Norvège, ces canons ont été récupérés par la France après guerre et utilisés pour armer le Jean Bart.

Par rapport aux trois Richelieu, le Gascogne aurait été assez différent avec l'installation d'une tourelle quadruple à l'avant et une autre à l'arrière.


Dernier dessin du Gascogne qui rompt avec les autres Richelieu par la présence d'une tourelle quadruple avant et d'une autre arrière

Déplacement : Standard 37832 tonnes Pleine Charge : 44698 tonnes

Dimensions : longueur : 247.85m largeur : 33.08m Tirant d'Eau 9.22 à 9.90m

Propulsion : 4 turbines Parson alimentées par six chaudières Sural timbrées à 27 bars dévellopant une puissance totale standard de 150000 ch (179000 ch atteint aux essais) et entrainant 4 hélices.

Performances : Vitesse maximale : 32 noeuds Distance Franchissable : 3023 miles nautiques à 32 noeuds 8253 miles nautiques à 20 noeuds

Protection : Ceinture de 330mm Pont blindé supérieur de 150mm ponts blindés inférieurs de 40mm Tourelles : 445mm

Armement


Sous le pont de la Recouvrance à Brest se trouve un canon de 380mm ayant appartenu au Jean Bart
-8 canons de 380mm modèle 1935 repartis en deux tourelles quadruples (une avant et un arrière).Le canon de 380 de 45 calibre tire un obus de 884kg à 41700m à raison de 1.3 coups par minute

Installation d'un canon de 152mm sur le Jean Bart en 1947

-9 canons de 152mm modèle 1930 en trois tourelles triples (deux avant et une arrière)
Ce canon de 55 calibres tire des obus de 54 kg à 26474 m à raison de 8 coups par minute.

-16 canons de 100mm modèle 1930 en 8 tourelles doubles installées à tribord et à babord (4 à tribord et 4 à babord). Ce canon de 45 calibres tire des obus de 15 kilos à une distance maximale de 15800m et un plafond de 10000m.

-12 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute. Ils sont répartis en six affûts doubles

-32 mitrailleuses de 13.2mm Hotxhkiss modèle 1929 en huit affûts quadruples (Contre Avions Quadruples CAQ). La mitrailleuse à refroidissement par air à un canon de 76 calibres tirant des cartouches de 122 grammes en bandes chargeurs de 30 coups à une cadence de 700 coups/minute à une portée de 6500m (pratique :2500m) et un plafond pratique de 1500m.

Equipage

1700 hommes

Pour répondre à ton message Eagle Eye, c'est un truc qui me travaille de faire un livre sur la marine par exemple un sur les escorteurs rapides français comme celui de Jean Moulin et Robert Dumas sur les escorteurs rapides mais je ne sais pas si je franchirais le pas.

Pour la disposition des tourelles des Normandie c'est vrai que deux à l'arrière c'est étrange mais je ne te suivrais sur le terrain de l'ironie c'est pas mon genre Mr.Red

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Mer 20 Mai 2009, 15:33

Cuirassés classe Alsace

Le design des cuirassés Alsace est plus orthodoxe que celui des Richelieu

Après la construction du Gascogne, il était prévu à l'origine deux autres navires du même type mais le 1er avril 1940, le décret décida de la mise en chantier de deux navires différents de 45000 tonnes la classe Province, proposant quatre noms de baptême : Alsace, Bourgogne, Flandre et Normandie.

Trois avant projets sont proposés dont un à canon de 406mm mais il n'est pas retenu tout comme le projet N°3 qui prévoyait trois tourelles quadruples de 380mm (deux à l'avant et une arrière).

Le projet retenu dit projet n°1 prévoyait les caracteristiques techniques suivantes.

Déplacement : Washington 40000 tonnes standard 45500 tonnes

Dimensions : longueur : 252m largeur : 35m tirant d'eau : 9.22m

Propulsion : puissance prévue 170000ch

Protection : ceinture 330mm pont blindé supérieur 170-180mm ponts blindés inférieurs : 40mm

Armement :

-9 canons de 380mm en trois tourelles triples (deux avant et une arrière). Le canon de 380 de 45 calibre tire un obus de 884kg à 41700m à raison de 1.3 coups par minute

-9 canons de 152mm en trois tourelles triples (une avant et deux arrière dans l'axe). Ce canon de 55 calibres tire des obus de 54 kg à 26474 m à raison de 8 coups par minute.

-16 canons de 100mm modèle 1930 en 8 tourelles doubles installées à tribord et à babord (4 à tribord et 4 à babord). Ce canon de 45 calibres tire des obus de 15 kilos à une distance maximale de 15800m et un plafond de 10000m.


Le canon de 37mm modèle 1935 aurait du constituer le canon léger AA standard de la marine française en 1940

-Nombre inconnu de canons de 37mm modèle 1935 et de mitrailleuses de 13.2mm

Aviation : une catapulte sur la plage arrière et deux hydravions

Equipage : inconnu

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Mer 20 Mai 2009, 15:44

Marine Allemande (Kaiserliche Marine et Kriegsmarine)

Le drapeau de guerre de la Kaiserliche Marine

La Kaiserliche Marine est née en 1871 en même temps que l'Allemagne unifiée. Pendant longtemps, la marine impériale allemande est restée modeste en raison d'une orientation politique imposée par Bismarck. Ce dernier était obsédé par la menace française et cherchait à la maintenir dans un état d'isolement.

Cette politique n'était pas du goût de Guillaume II, le nouveau empereur monté sur le trône en 1888 après le court règne (99 jours) de Frederic III. Ce dernier rêvait d'une politique mondiale (Weltpolitik) qui imposait une marine puissante pouvant rivaliser avec la marine britannique.

Il fallut cependant attendre 1897 et la nomination du vice-amiral Alfred von Tirpitz comme secrétaire d'état à la Marine pour que la marine allemande devienne une imposante machine de guerre capable si ce n'est de vaincre la Royal Navy d'agiter les nuits des amiraux britanniques.

Le 10 avril 1898, une première loi navale fixa le format de la marine allemande en 1914 à un total de 19 cuirassés, 8 croiseurs cuirassés, 12 croiseurs lourds et 30 croiseurs légers à construire pour le 1er avril 1904. Dans ce total était intégré les navires existants mais si ce format permettait d'affronter la Russie ou la France, il était bien insuffisant pour affronter la Grande Bretagne.

Une deuxième loi navale est votée le 14 juin 1900 qui doubla quasiment le nombre de navires prévus avec 38 cuirassés, 20 croiseurs cuirassés et 38 croiseurs. Ce plan était important tellement important que le Reichstag réduisit le budget ce qui obligea Tirpitz à faire appel à l'emprunt pour financer un plan qui pourrait conduire à la construction de 45 ou 48 cuirassés.

Les anglais étaient tellement préoccupés par l'expansion de la marine allemande que le premier lord de l'amirauté John Fisher proposa de «Copenhaguiser» la flotte allemande (référence au bombardement de la capitale danoise par les anglais en 1801 et en 1807).

L'introduction du HMS Dreadnought en 1905 entraina aussitôt une réponse allemande avec la classe Nassau qui compris un total de 4 navires armés de 12 canons de 280mm en six tourelles doubles.

Une véritable course au cuirassé fût alors engagé entre l'Allemagne et l'Angleterre puisque les Nassau furent suivis par les quatre Helgoland qui furent armés de canons de 305mm tous comme les cinq successeurs de classe Kaiser et les quatre de classe König.

La construction par les anglais des Queen Elisabeth poussa les allemands à construire de nouveaux navires mieux armés. Ce fût la classe Bayern armés de 8 canons de 380mm mais seuls les deux premiers baptisés Bayern et Baden entrèrent en service avant l'armistice de 1918, les deux derniers Würtemberg et Saschen ne furent jamais terminés et les coques furent démantelés pour respecter le traité de Versailles.

Après une période de désarmement, l'arrivée des nazis au pouvoir relança la construction d'une puissante marine de guerre baptisée Kriegsmarine créée en 1935.

Le 27 janvier 1939, la Kriegsmarine présenta son plan d'expansion baptisé Plan Z qui devait lui permettre d'aligner en 1948 la flotte suivante :

-Quatre porte-avions (deux de classe Graf Zeppelin et deux d'une autre classe)
-Six cuirassés classe H
-Trois croiseurs de bataille classe O
-Douze croiseurs lourds/cuirassés de poche classe P
-Deux croiseurs lourds classe Hipper
-Quatre croiseurs légers classe M
-Deux croiseurs légers classe M modifiés
-Six grand destroyers/croiseurs éclaireurs typz Spähkreuzer.

Ce plan qui prévoyait également plus de 200 sous marins ne vit naturellement pas le jour : aucun navire de ce programme ne fût mis en service. Il n'en reste plus que des dessins et des plans chimériques qui n'auraient probablement pas changé grand chose au cours de la guerre.

Croiseurs de bataille classe Mackensen

Design en couleur des Mackensen

La décision de construire ces navires fût prise avant le début de la première guerre mondiale dans une véritable course aux armements. Les anglais avaient construit les Lion, les allemands répondirent par les Derflinger puis par cette classe de navires ce qui poussa les anglais à mettre en chantier les quatre croiseurs de bataille de classe Admiral dont un seul fût achevé après la fin de la guerre, le HMS Hood.

Aucun Mackensen ne fût achevé puisque à cette époque, la marine allemande souhaitait construire des sous marins et des destroyers.

La mise en chantier des Renown par les anglais poussa les allemands à prévoir trois autres navires de classe Ersatz Yorck armés de canons de 380mm (voir ci-après)

-Le Mackensen est mis sur cale le 30 janvier 1915 aux chantiers Blohm & Voss de Hambourg et lancé le 21 avril 1917 mais jamais achevé. Il à été démantelé en 1923/24

-Le Graf Spee est mis sur cale le 30 novembre 1915 aux chantiers navals Schichau de Dantzig et lancé le 15 septembre 1917. La construction fût achevé le 17 novembre 1918 alors qu'il était à un an de la mise en service. Il est démantelé en 1921/23

-Le Prinz Eitel Friedrich (un des fils de Guillaume II) est mis sur cale le 1er mai 1915 aux chantiers Blohm & Voss de Hambourg. Il est lancé pour libérer la cale le 13 mars 1920 et démantelé sur place en 1921.

-Fürst Bismarck est mis sur cale le 3 novembre 1915 à Wilhelmshaven et démantelé sur cale en 1922.


Deux navires de ligne inachevés. Près du quai le SMS Wurttemburg de classe Bayern et à couple le SMS Prinz Eitel Fridrich

Déplacement : standard 30000 tonnes pleine charge 35000 tonnes

Dimensions : longueur 223m largeur 30.4m tirant d'eau : 8.4m

Propulsion : 4 turbines à engrenages alimentées par 32 chaudières dévellopant une puissance total de 90000ch et actionnant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale : 28 noeuds distance franchissable : 8000 miles nautiques

Protection : ceinture : 100 à 300mm tourelles : de 110mm (faces arrière et latérales) à 320mm (face avant)

Armement :

-8 canons de 350mm modèle 1914 en 4 tourelles doubles (deux avant deux arrière). Ce canon de 45 calibres tire des obus de 600kg à une distance maximale de 20000m (élévation 16°) à raison de de 2.5 coups par minute. La tourelle double pouvant pointer de -8° à +16° en site et de 150° en azimut.
Chaque canon dispose de 90 obus soit un total de 720 coups.

-14 canons de 150mm modèle 1908 en casemates. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 45.3kg à une distance comprise entre 13500m (site à 19°) et 17600m (site à 30°) même si les installations en casemate limitait le site à 27° et que l'azimut était de 150° . La cadence de tir est de 5 à 7 coups par minute sachant que le stock d'obus prévu était de 160 coups par canon soit un total de 1664 obus

-8 canons de 88mm modèle 1906 en affût simple sous masque. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 15kg à une distance comprise entre 10694m (site à 25°) et 11790m (site à 45°) pour une cadence de tir de 15 coups par minute. La dotation en munitions est de 400 coups par pièce soit 3200 coups au total.

-6 tubes lance torpilles de 600mm. La torpille modèle 1915 dispose d'une charge explosive de 210kg. La portée maximale est 14000m à 30 noeuds et de 6000m à 36 noeuds

Aviation : trois hydravions

Equipage :1186 hommes

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Mer 20 Mai 2009, 15:55

Croiseurs de bataille classe Ersatz Yorck

Design des Ersatz Yorck

La construction des Mackensen avaient à peine commencé que les services de renseignement allemands apprirent l'existence d'une nouvelle classe de croiseurs de bataille anglais, la classe Renown (Renown et Repulse). Ces navires qui auraient du être les Revenge n°7 et 8 furent achevés en croiseurs de bataille pour des questions de temps (être en ligne avant la fin de la guerre).

Ces croiseurs de bataille armés de canons de 380mm allaient rendre les Mackensen inférieurs ce qui entraina la mise au point d'une version améliorée de ces derniers, connue sous le nom d'Ersatz Yorck.

Ces navires baptisés Ersatz Yorck, Ersatz Gneisenau et Ersatz Scharnost ne furent jamais achevés avant la fin du conflit. Seul le premier fût mis sur cale à Stettin en juillet 1916 mais sa construction fût bientôt suspendue pour permettre à l'industrie allemande de se concentrer sur les sous marins.
Les deux autres qui auraient du être construits respectivement chez Germaniawerft à Kiel et chez Blohm & Voss à Hambourg ne furent jamais mis sur cale.

Les Ersatz étaient une version élargie du Mackensen avec en particulier une unique et massive cheminée en arrière de la passerelle.

Déplacement : standard 33000 tonnes pleine charge 38000 tonnes

Dimensions : longueur 227m largeur 30.4m tirant d'eau : 8.7m

Propulsion : Turbines à engrenages Parson alimentées par 32 chaudières dévellopant une puissance totale de 90000ch entainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 27.5 noeuds distance franchissable : 8000 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture : 100 à 300mm tourelles : 110 à 320mm casemates : 150mm

Armement :

-8 canons de 380mm modèle 1916 en 4 tourelles doubles. Ce canon de 45 calibres tire des obus perforants de 750kg et un obus explosif de 400kg (spécialement conçu pour le bombardement côtier) à une distance comprise entre 20400m (site à +16°) et 23200m (site à +20°) à raison de 2.5 coups par minute. La tourelle double pèse environ 850 tonnes et peut pointer de -5° à +20° en site (à raison de 5° par seconde) et en azimut sur 150° (à raison de 3° par seconde). La dotation en munitions est de 90 coups par canon soit un total de 720 obus

-12 canons de 150mm modèle 1908 en casemates. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 45.3kg à une distance comprise entre 13500m (site à 19°) et 17600m (site à 30°) même si les installations en casemate limitait le site à 27° et que l'azimut était de 150° . La cadence de tir est de 5 à 7 coups par minute sachant que le stock d'obus prévu était de 160 coups par canon soit un total de 1920 coups pour le navire

-8 canons de 88mm modèle 1906 en affût simple sous masque. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 15kg à une distance comprise entre 10694m (site à 25°) et 11790m (site à 45°) pour une cadence de tir de 15 coups par minute. La dotation en munitions est de 400 coups par pièce soit 3200 coups au total.

-6 tubes lance torpilles de 600mm. La torpille modèle 1915 dispose d'une charge explosive de 210kg. La portée maximale est 14000m à 30 noeuds et de 6000m à 36 noeuds

Aviation : aucune donnée

Equipage : 1227 hommes

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Mer 20 Mai 2009, 16:07

Cuirassés type H

Design du cuirassé type H

Au moment où est pensé le plan Z, la construction des cuirassés Bismarck et Tirpitz est bien avancée et la Kriegsmarine envisage la suite des événements.

Dans un premier temps, elle pense se doter de navires similaires à la classe précédente tout en réduisant le calibre à 350mm pour suivre l'accord naval anglo-britannique mais les informations sur les projets soviétiques poussèrent les allemands à dôter leurs futurs cuirassés de canons de 380mm (à l'époque les Bismarck étaient officiellement armés de canons de 350mm) et d'une propulsion diesel pour leur permettre de mener une guerre de course dans l'Atlantique Sud.

En avril 1937, les américains annoncèrent que leurs North Carolina seraient armés de canons de 406mm ce qui poussa Hitler à ordonner que les cuirassés codés «H» et «J» soient armés du même calibre donnant naissance à la variante «H 37» qui ne pouvant être construite immédiatement fût abandonné au profit de la variante «H 39»

6 cuirassés étaient prévus mais seul le «H» et le «J» furent mis sur cale respectivement le 15 juillet 1939 chez Blohm & Voss de Hambourg et le 1er septembre 1939 chez Deutsch Schiff und Maschinenbau AG à Breme mais les travaux furent suspendus un mois plus tard en octobre 1939.

La défaite de la France et l'espoir d'une paix séparée avec la Grande Bretagne poussa Hitler et l'OKM à relancer le projet dans une variante H40 mais ce projet fût abandonné en 1942 en raison d'une guerre contre l'Union Soviétique plus longue que prévue.

Les études continuèrent débouchant sur un navire totalement délirant dont on doute de la faisabilité puisque la variante H44 devait mesurer 344.20m de long, déplacer 141500 tonnes avec pour armement des canons de 508 voir même de 530mm.

7 canons de 406mm furent fabriqués et utilisés pour la défense côtière : 3 à la batterie Lindemann du Cap Blanc Nez (France) et 4 autres à Trondheim (Norvège).

Les quatre autres navires prévus (K L M et N) auraient été construits respectivement par Deutsche Werke de Kiel, au Kriegsmarinewerft (arsenal) de Wilhelmshaven, chez Blohm & Voss et chez Deutsche Schift und Maschinenbau de Breme.
La mise sur cale du «K» et du «M» étaient prévues pour le 1er octobre 1940 et le lancement pour le 1er octobre 1942, celles du «L» et du «N» était prévue pour le 1er mars 1940 pour un lancement prévu le 1er mars 1942.

Aucun nom de baptême officiel ne leur à été attribué mais plusieurs noms circulent comme le Hidenburg ou le Frederich Der Grosse (Frederic le Grand)

(Les caracteristiques suivantes sont celles de la variante H39)

Déplacement : standard 55453 tonnes pleine charge 56440 tonnes

Dimensions : longueur : (hors tout) 277.80m (à la flottaison) 265.80m largeur : 37.10m tirant d'eau : 10.20m

Propulsion : 12 moteurs Diesel Man 9 cylindres dévellopant une puissance totale de 165 à 174000ch et actionnant 3 hélices

Performances : vitesse maximale : 29 noeuds distance franchissable : 16000 miles nautiques à 19 noeuds

Protection : ceinture : 175 à 295mm pont principal 50 à 80mm pont blindé : 100 à 120mm ceinture anti-torpilles : 45mm soute à munitions : 220mm tourelles principales : 125 à 380mm tourelles secondaires : 40 à 100mm Passerelle : 400mm

Armement :

Dessin de la tourelle double de 406mm qui aurait du équiper les type H

-8 canons de 406mm modèle 1934 répartis en 4 tourelles doubles (deux avant et deux arrière). Ce canon de 52 calibres tire des obus de 1030kg perforants ou explosifs à une distance maximale de 36800m (site : +33°) à raison de 2 coups par minute. La tourelle double pèse 1452 tonnes pouvant pointer en site de -5° à +33° et en azimut sur 150°. Chaque canon est alimenté à 120 coups soit un total de 960 coups pour l'ensemble du navire.

-12 canons de 150mm modèle 1934 répartis en six affûts doubles sous masque. Ce canon de 55 calibres tire des obus de 45.3kg (explosifs perforants) ou 41kg (éclairant) à une distance maximale de 23000m (élévation en site : +40°) à raison de 6 à 8 coups par minute. L'affût double pèse 116 tonnes et peut pointer en site de -10° à +40° et en azimut sur 360°.La dotation est de 105 coups par canon soit un total de 1260 coups.


Sur le Scharnost une tourelle double de 150mm et pointé à 40° au premier plan un affût double de 105mm

-16 canons de 105mm modèle 1933 répartis en huit affût doubles. Ce canon de 65 calibres tire des obus de 23.5kg (explosif incendiaire) 26.5 ou 27.35 (explosifs) à une distance de 17700 en tir à but surface(site : +45°) et à 12500m en tir antiaérien (site : +80°) à raison de 15 à 18 coups par minute.
L'affût double pèse 27 tonnes et peut pointer de -10° à +80° en site et sur 360° en azimut. La dotation est de 420 obus par affût soit un total de 3360 coups.

-16 canons de 37mm modèle 1934 en 8 affûts doubles C33. Ce canon de 83 calibres tire des obus de 2.1kg à une distance maximale de 8500m en tir à but surface (site : +40°) et 4800 à 6800 en tir antiaérien (site : +40°) à raison de 30 coups par minute. L'affût double pèse 3670kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est de 2000 coups par canon soit un total de 16000 projectiles.

-24 canons de 20mm modèle 1934 en 6 affûts quadruples C38. Ce canon de 65 calibres tire des obus de 134 ou 148g (explosif et perforant) à une distance maximale de 4900m en tir à but surface (site : +45°) et 3700m (site : +90°) en tir à but antiaérien à raison de 220 coups (cadence pratique) à 480 coups (cadence théorique) par minute. L'affût quadruple pèse 416kg et peut pointer en site de -10° à +90° et sur 360° en azimut. La dotation en munitions est de 2000 coups par canon soit 48000 projectiles.

-6 tubes lance-torpilles de 533mm. La torpille modèle 1939 pèse 1603kg (charge militaire : 271kg) et peur atteindre une cible à 5000m à 30 noeuds, vitesse portée à 7500m au cours de la guerre.

Aviation : une catapulte et 4 hydravions de reconnaissance Arado AR 196.

Equipage : 2600 hommes

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Mer 20 Mai 2009, 16:15

Croiseurs de bataille classe «O»

Design de la classe P, un intermédiaire entre un croiseur lourd et un croiseur de bataille

En 1937 alors qu'étaient dessinés les plans des croiseurs lourds de classe P destinés à succéder aux cuirassés de poche classe Deutschland, la Kriegsmarine décidé de modifier certains de ces navires en véritables croiseurs de bataille avec des canons de 380mm au lieu des 280mm.

Les Panzerschifte (croiseurs blindés) de classe P étaient surtout destinés à combattre les marines soviétiques et françaises dans le cadre d'une guerre de course tout en faisant bonne figure dans une bataille classique, la classe O était destiné à ammener la marine britannique à dispatcher ses cuirassés sur les différents océans et réduire ainsi l'écart entre la Kriegsmarine et la Home Fleet.

La guerre devenant de plus en plus inévitable, la variante C du P-1 et les projets «O» fusionnèrent pour donner naissance à la variante C2 du projet «O»

Trois navires furent inscrits au plan Z identifiés par les lettres «O» «P» et «Q». Seul le premier fût mis sur cale le 1er mai 1940 au Deutsche Werke de Kiel mais la construction fût stoppée en octobre 1940 et le projet abandonné en 1942 quand il fût évident que le bâtiment de surface était bien moins efficace pour la guerre de course que le sous marin.

Les deux autres navires auraient du être construits à Wilhelmshaven et à Kiel chez Germaniawerft à partir de 1941. Aucun nom de baptême même envisagé n'est connu.


Design de la classe O

(caracteristiques techniques de la variante C2)

Déplacement : standard 28900 tonnes pleine charge 31650 tonnes

Dimensions : longueur: (hors tout) 256.50m (entre pp) 246m largeur : 30m tirant d'eau : 8.02m

Propulsion : 8 moteurs diesels 24 cylindres MAN associées à une turbine Brown-Boveri de 60000ch alimentée par 4 chaudières entrainant 3 hélices pour une puissance totale de 176000ch. Les diesels étaient installés sur les lignes extérieures et la turbine sur la ligne centrale.

Performances : vitesse maximale : 33.8 noeuds (diesels et turbine) et 27 noeuds (diesels)
Distance franchissable : 14000 miles nautiques à 19 noeuds

Protection : ceinture : 180mm pont : 80mm tourelles principales : 210mm

Armement :

-6 canons de 380mm modèle 1939 en trois tourelles doubles (deux avant et une arrière). Ce canon de 52 calibres tire des obus de 800kg à une distance maximale comprise entre 5000m (2.2° d'élévation) à 36520m (30° d'élévation) à raison de 2.3 à 3 coups par minute. La tourelle double identiques à celle du Bismarch ou du Scharnost pèse 1052 tonnes et peut pointer en site de -5.5° à +30° et en azimut sur 145°. La dotation en munitions est de 130 obus par canon soit un total de 780 projectiles.

-6 canons de 150mm modèle 1934 en trois affûts doubles. Ce canon de 55 calibres tire des obus de 45.3kg (explosifs perforants) ou 41kg (éclairant) à une distance maximale de 23000m (élévation en site : +40°) à raison de 6 à 8 coups par minute. L'affût double pèse 116 tonnes et peut pointer en site de -10° à +40° et en azimut sur 360°.La dotation est de 105 coups par canon soit un total de 630 coups

-8 canons de 105mm modèle 1933 en quatre affûts doubles. Ce canon de 65 calibres tire des obus de 23.5kg (explosif incendiaire) 26.5 ou 27.35 (explosifs) à une distance de 17700 en tir à but surface(site : +45°) et à 12500m en tir antiaérien (site : +80°) à raison de 15 à 18 coups par minute. L'affût double pèse 27 tonnes et peut pointer de -10° à +80° en site et sur 360° en azimut. La dotation est de 420 obus par affût soit un total de 1680 obus.

-8 canons de 37mm modèle 1934 en 4 affûts doubles C33. Ce canon de 83 calibres tire des obus de 2.1kg à une distance maximale de 8500m en tir à but surface (site : +40°) et 4800 à 6800 en tir antiaérien (site : +40°) à raison de 30 coups par minute. L'affût double pèse 3670kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est de 2000 coups par canon soit un total de 8000 projectiles.

-20 canons de 20mm en affûts simples et quadruples. Ce canon de 65 calibres tire des obus de 134 ou 148g (explosif et perforant) à une distance maximale de 4900m en tir à but surface (site : +45°) et 3700m (site : +90°) en tir à but antiaérien à raison de 220 coups (cadence pratique) à 480 coups (cadence théorique) par minute.

-6 tubes lance-torpilles de 533mm. La torpille modèle 1939 pèse 1603kg (charge militaire : 271kg) et peur atteindre une cible à 5000m à 30 noeuds, vitesse portée à 7500m au cours de la guerre.


Un Arado Ar 196 en vol

Aviation : une catapulte et 4 hydravions de reconnaissance Arado AR 196.

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A suivre avec les projets anglais et américains

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Mer 20 Mai 2009, 17:43

super travail......thumleft thumleft

par contre le canon de 380 de Brest vient du Richelieu et non du Jean Bart il me semble.

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Mer 20 Mai 2009, 18:08

LE BRETON a écrit:
super travail......thumleft thumleft

par contre le canon de 380 de Brest vient du Richelieu et non du Jean Bart il me semble.


absolument!je confirme....
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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Mer 20 Mai 2009, 18:46

Mea Culpa.

Demain je posterais la suite avec notamment les projets britanniques (N3 G3 Lion) et américains (South Dakota Lexington et Montana)

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Mer 20 Mai 2009, 18:58

chouette comme tout Very Happy

Pour en revenir aux 380 montés de deux demi tourelles de deux sur les Richelieu (c'était aussi le cas des 330 des Dunkerque) on s'est rendu compte assez vite d'une grande dispersion lors des tirs, parfois plus de mille mètres entre les coups de chaque demi tourelle.

Il faudra attendre 1948 (me semble t il à moins que ce ne fut 46) pour qu' on s'aperçoive enfin que cette excessive dispersion était le fait d'un effet de sillage entre les deux obus trop proches l'un de l'autre en vol.
Le remède fut simple et expérimenté sur le Richelieu. Pour chaque demi-tourelle il s'écoulait une fraction de seconde entre le tir des deux canons, ceux-ci ne tiraient plus exactement en même temps.

On maintenait donc des salves de quatre mais décalés deux par deux de manière infime. Les turbulences aérodynamiques entre les projectiles disparaissaient et la dispersion redevenait "tolérable".
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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Mer 20 Mai 2009, 20:46

J'ai lu ça aussi c'est pour ça je pense que les alsace devaient recevoir des tourelles triples peut être plus simples à mettre en oeuvre

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Jeu 21 Mai 2009, 10:50

Royal Navy

The White Ensign, le pavillon arboré par tous les navires de guerre de sa Gracieuse Majesté

Quand il s'agit de cuirassés, il est impensable de faire l'impasse du la marine de Sa gracieuse majesté qui à souvent donné le la.

Si la France à créé le cuirassé au sens moderne du mot (La Gloire), la Grande Bretagne qui n'à pas tardé à la suivre avec le HMS Warrior peut s'enorgueillir d'avoir créé le premier cuirassé à artillerie principale monocalibre, le HMS Dreadnought en 1905.

Si pendant le Second Empire, la Grande Bretagne à pour rivale principale la France, elle reste après la guerre de 1870 sans vrai rival. En effet, la France doit non seulement préparer une revanche contre l'Allemagne mais elle est influencée par la Jeune Ecole qui rejette le cuirassé.

Il faut attendre la fin du XIXème siècle pour qu'un challenger ose relever le gant. Il s'agit en l'occurence de l'Allemagne wilhelmienne. L'empereur Guillaume II tournant le dos à la politique européenne inspirée par Bismarck rêve de grands espaces et de colonies, le tout étant résumé par le terme Weltpolitik (politique mondiale) ce qui nécessite une importante marine et un grand nombre de cuirassés.

La Grande Bretagne ne se laisse pas faire et multiplie la construction de cuirassés. Elle peut se le permettre non seulement par sa richesse, par une armée de terre réduite (150000 hommes) et par un consensus politique. Tout le monde connait la phrase célèbre sur les cuirassés «En Grande Bretagne quand il s'agissait de construire des cuirassés l'Amirauté en veux six, le ministre des finances quatre. Finalement tout le monde s'accorde sur le chiffre huit.»

Après la construction en 14 mois du HMS Dreadnought qui périme d'un seul coup toute une génération de navires appelés pré-dreadnought, les anglais construisent 3 Bellerophon, 3 Saint Vincent, 1 Neptune et 2 Colossus, tous armés de canons de 305mm avant de passer au 343mm avec les Orion, donnant naissance au super-dreadnought.

Les anglais à l'imagination fertile imaginent alors un navire aussi armé que le cuirassé mais beaucoup plus rapide en sacrifiant la protection. Ils crééent ainsi le croiseur de bataille qui connaitra un succès mitigé au cours du second conflit mondia l en particulier à la bataille du Jutland qui démontrera que la vitesse ne protège pas des obus et qu'un blindage raisonable est nécessaire.

Ayant peut être compris que ce concept avait un avenir limité, les anglais construisent à partir de 1913 les cinq Queen Elisabeth, des navires particulièrement réussis puisqu'ils réussissent à combiner la vitesse (25 noeuds à une époque où les cuirassés ne dépassent pas 19-20 noeuds) la protection et un armement conséquent (8 canons de 380mm).

Les temps ont cependant changés et au sortir du premier conflit mondial, la Grande Bretagne ne peut que constater désabusée que son statut de première puissance navale appartient au passé face à l'apétit féroce de son allié japonais et de son cousin d'outre atlantique.

L'impossibilité de suivre ses concurrents poussent les britanniques à proposer une conférence de limitation des armements navals qui aboutit au traité de Washington de 1922 qui stoppe la course au cuirassé en limitant son déplacement à 35000 tonnes et son artillerie principale à 406mm et en accordant un contingent à chaque pays ce qui oblige à des désarmements et des démolitions anticipés de navires, la Royal Navy devant se séparer de cinq navires sans parler des navires qui auraient pu être conservés encore quelque années mais qui sont feraillés.


La Grande Bretagne construit bien deux cuirassés armés de 9 canons de 406mm, les Nelson et Rodney mais signe des temps, ils sont les seuls à respecter les termes du traité puisqu'ils déplacent 2300 tonnes de moins que la limite autorisée (35000 tonnes) alors que d'autres pays étaient beaucoup moins regardant.

Londres essaye par tous les moyens de freiner la course aux armements. Le traité de Londres en 1930 est un semi-echec car il n'est ratifié ni par la France ni par l'Italie. Concernant les cuirassés, dans la course au «35000 tonnes», la Grande Bretagne choisit le calibre 356mm (le 381 et le 406mm ont aussi été étudiés) dans l'espoir de réduire encore les armements navals mais elle n'est pas suivi, les autres pays choisissant le 380mm (France Italie Allemagne) ou 406mm (URSS Etats Unis) sans parler du Japon et son monstrueux 460mm.

Voyant qu'elle n'aurait jamais gain de cause, la Grande Bretagne suit le mouvement et met en chantier 4 cuirassés de 42500 tonnes, la classe Lion armé de 9 canons de 406mm.

Comme un symbole, la Grande Bretagne qui à construit le premier dreadnought construira le dernier avec le HMS Vanguard, un cuirassé d'occasion, une nouvelle coque et de vieux canons provenant des croiseurs de bataille Glorious et Courageous lors de leur transformation en porte-avions.


Le premier et le dernier : le HMS Dreadnought et le HMS Vanguard

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Jeu 21 Mai 2009, 11:09

Cuirassés type N3

Photomontage : voilà à quoi aurait pu ressembler les cuirassés N3

Au sortir du premier conflit mondial, la flotte britannique est encore imposante avec plusieurs dizaines de cuirassés mais usée et pour certains navires obsolètes.

L'Amirauté britannique chercha à se maintenir au niveau des Etats Unis et du Japon qui moins gênés par la guerre ont pu mettre sur cale des navires puissants, tirant les leçons des batailles du premier conflit mondial.

Après plusieurs dessins, Londres décida de construite 4 cuirassés type N3 et 4 croiseurs de bataille type G3 qui partageaient un design proche mais un armement différent : canons de 406mm pour les croiseurs de bataille et canons de 457 pour les cuirassés.

Ces deux classes de navires ne furent jamais construits pour plusieurs raisons que ce soit leur coût dans une période de crise économique et de conséquences de la première guerre mondiale ou du traité de Washington qui clotura une conférence impulsée par les britanniques.

Aucun nom ne fût officiellement donné à ces cuirassés mais on suggera de les baptiser du nom des saints patrons de la Grande Bretagne : St Andrew (Ecosse) St David (Pays de Galles) St George (Angleterre) et St Patrick (Irlande).

Déplacement : 48000 tonnes

Dimensions : longueur 248m largeur : 32m tirant d'eau 10m

Propulsion : puissance totale de 56000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 23.5 noeuds distance franchissable : inconnue

Protection : ceinture et barbettes : 15 inch (380mm) pont blindé 120mm


Armement :

Un canon de 457mm sur le HMS Furious

-9 canons de 457mm (18 inch) MkII répartis en trois tourelles triples (deux avant et une arrière). Ce canon de 45 calibres tire des obus de 1506kg (perforant) ou de 1814kg (explosif) à une portée maximale de 38405m (site : +40°) à raison de 1.5 ou 2 coups à la minute. La tourelle triple MkIII aurait pu peser jusqu'à 1758 tonnes et pointer en site de -3° à +40° et en azimut sur 150/160°. l'approvisionement en munitions est de 100 coups par canons soit un total de 900 coups.

-16 canons de 152mm (6 inch) MkXXII en 8 tourelles doubles (4 à tribord et 4 à babord). Ce canon de 50 calibres tire des obus de 45kg à une distance comprise entre 4570m (site : +2°) et 23590m (site : +45)) à raison de 5 coups par minute. La tourelle MkVIII pèse 76 tonnes et peut pointer en site de -5° à +60) (à raison de 8° par seconde) et en azimut sur 100° (à raison de 5° par seconde). Le stock de munitions standard est de 100 coups par canon soit 1600 coups mais il peut monter à 2400 coups.


Tourelle double de 152mm MkXXII sur le HMS Nelson

-6 canons antiaériens de 120mm (4.7 inch) MkVIII en affût simples. Ce canon de 40 calibres tire des obus de 22.68kg à une distance maximale de 14780m en tir surface (site : +45°) et de 9750m en tir AA. L'affût MkXII pèse 12561kg et peut pointer en site de -5° à +90° (à raison de 10° par seconde) et en azimut sur 360° (à raison de 10° par seconde)

-4 affûts quadruples QF Mk2 «Pom Pom» (40mm)

-2 tubes lance-torpilles de 622mm (24.5 inch). La torpille modèle 1923 pèse 2585kg (charge militaire : 337kg de TNT) et peut atteindre des cibles à une distance maximale de 13700 (à 35 noeuds) et 18300m (vitesse : 30 noeuds). Son système de propulsion à l'oxygène sera copié par les japonais qui en tireront la terrible Long Lance.

Equipage : inconnu

Croiseurs de bataille type G3

Photomontage du croiseur de bataille type G3

C'était la deuxième face de la pièce. Les 4 croiseurs de bataille de type G3 étaient considérés comme prioritaires puisqu'ils tiraient les leçons de la bataille du Jutland où plusieurs croiseurs de batailles britanniques sautèrent dès qu'ils furent touchés par un obus allemand en raison d'une protection inexistante.

Ils partagaient le même design que les N3 mais un armement composé de canons de 406mm comparable aux croiseurs de bataille américains (les Lexington) ou japonais (Amagi) en construction à l'époque.

Comme pour les N3, aucun G3 ne fût construit mais leur armement principal fût repris sur les Nelson.

Plusieurs noms de baptême ont circulé que ce soit Invincible, Inflexible, Indomitable, Indefatigable pour rendre hommage aux croiseurs de bataille de la 1ère guerre mondiale ou Nelson, Rodney, Anson, and Howe, noms déjà proposés pour les sister-ship du HMS Hood qui ne furent jamais construits.


Schéma du G3. Les G3 et les N3 différaient essentiellement par leur armement moins que par leur design

Déplacement : 48400 tonnes

Dimensions : longueur 262.9m largeur 32m tirant d'eau : 9.9m

Propulsion : turbines à engrenages alimentées par 20 chaudières dévellopant une puissance totale de 160000ch

Performances : vitesse maximale : 31.5 32 noeuds distance franchissable : inconnue

Protection : ceinture 356mm barbettes : 356mm pont blindés : 113 à 226mm

Armement :

Tourelles triples de 406mm sur le Nelson
-9 canons de 406mm (16 inch) Mk1. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 929kg à une distance comprise entre 4570m (élévation à +2°) et 34570m (élévation +40°) à raison de 1.5 coups par minute. La tourelle Mk1 pèse 1503 tonnes et peut pointer en site de -3° à +40° (à raison de 10° par seconde) et en azimut sur 150° (à raison de 10° par seconde), l'angle de rechargement étant à +3°.
Chaque canon dispose de 116 obus soit un total de 1046 coups.

-16 canons de 152mm (6 inch) MkXXII en 8 tourelles doubles (4 à tribord et 4 à babord). Ce canon de 50 calibres tire des obus de 45kg à une distance comprise entre 4570m (site : +2°) et 23590m (site : +45)) à raison de 5 coups par minute. La tourelle MkVIII pèse 76 tonnes et peut pointer en site de -5° à +60) (à raison de 8° par seconde) et en azimut sur 100° (à raison de 5° par seconde). Le stock de munitions standard est de 100 coups par canon soit 1600 coups mais il peut monter à 2400 coups.

-6 canons antiaériens de 120mm (4.7 inch) MkVIII en affût simples. Ce canon de 40 calibres tire des obus de 22.68kg à une distance maximale de 14780m en tir surface (site : +45°) et de 9750m en tir AA. L'affût MkXII pèse 12561kg et peut pointer en site de -5° à +90° (à raison de 10° par seconde) et en azimut sur 360° (à raison de 10° par seconde)


Canon de 120mm à bord du HMS Rodney

-4 affûts quadruples QF Mk2 «Pom Pom» (40mm)

Equipage : 1716 hommes

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DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES

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