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 DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES

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clausewitz
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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Jeu 21 Mai 2009, 11:20

Cuirassés classe Lion.

Un photomontage d'un cuirassé classe Lion

Après la construction des cinq King George V, la Grande Bretagne ayant échoué à limiter les armements navals, elle décida de remplacer les cuirassés de classe Revenge (Ramilies Revenge Resolution Royal Oak et Royal Sovereign) par des cuirassés capables de rivaliser avec les nouvelles classes construites à l'étranger.

Le calendrier étant serré, les anglais se contentèrent de reprendre la coque des KGV et de l'élargir pour recevoir trois tourelles triples de 406mm, renouant avec un calibre utilisé par les Nelson.

Quatre navires furent commandés et baptisés Lion, Temeraire Conqueror et Thunderer mais aucun ne fût achevé en raison d'autre priorités. Le besoin en escorteurs étant plus urgent et ces navires ne pouvant être achevé avant plusieurs années, ils furent abandonnés au cours de la guerre. Les chantiers anglais surchargés ne construisant qu'un cuirassé, le HMS Vanguard.

-Le Lion est commandé aux chantiers Vickers Armstrongs de Walker le 21 février 1939 et mis sur cale le 4 juillet 1939 mais jamais lancé et les éléments mis sur cale démantelés en 1942/43

-Le Temeraire est commandé aux chantiers Cammell Laird de Birnkenhead le 2 février 1939 et mis sur cale le 1er juin 1939 mais jamais lancé et les élements mis sur cale démantelés en 1942/43
-Le Conqueror est commandé aux chantiers John Brown de Glasgow le 16 août 1939 mais jamais mis sur cale

-Le Thunderer est commandé aux chantiers Fairfield de Govan le 16 août 1939 mais jamais mis sur cale.

La construction d'un cuirassé de classe Lion fût envisagé après guerre mais rapidement abandonné en raison de problèmes financiers et de problèmes techniques.


Schéma des Lion

Déplacement : standard 42500 tonnes pleine charge 46500 tonnes

Dimensions : longueur : 239m largeur : 32m tirant d'eau : 9m

Propulsion : Turbines à engrenages Parson alimentées par 8 turbines à trois tubes Admiralty dévellopant 130000ch et actionnant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale : 30 noeuds distance franchissable : inconnue

Protection : ceinture : 140 à 381mm pont principal 152mm barbettes : 305 à 381mm
tourelles 152 à 381mm Tour : 51 à 115mm

Armement :

Un canon de 406mm Mark II en fabrication

-9 canons de 406mm (16 inch) Mark II en 3 tourelles triples Mk II. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 929kg (explosif) ou 1080kg (perforant) à une distance comprise entre 4570m (élévation : 2.2°) et 34570m (élévation : +39°) à raison de 2 coups par minute. La tourelle Mark II pèse 1600 tonnes et peut pointer en site de -3° à +40° à raison de 8° par seconde et en azimut sur 150° à raison de 2° par seconde sachant que le rechargement se fait à +5°. Chaque canon dispose de 100 obus soit un total de 900 coups pour le navire.


Tourelles doubles de 133mm à bord du HMS Vanguard

-16 canons de 133mm (5.25 inch) MK1 en 8 tourelles doubles Mk1. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 36kg à une distance maximale de 21397m en tir à but surface (site : +45°) et de 14170m en tir à but antiaérien (site : +70°) à raison de 7 à 8 coups par minute. La tourelle Mk1 pèse 77.5 tonnes et pointe en site de -5° à +70° à raison de 10° par seconde et en azimut sur 80° à raison de 10° par seconde. La dotation en munitions est de 400 coups par tourelle soit un total de 3200 coups pour le navire
-48 canons de 40mm (QF 2 pdr. MkVIII) en 6 affûts octuples MkVIII.

Aviation : catapulte et hangar pour trois hydravions Supermarine Walrus d'observation

Equipage : 1600 hommes plus un état major de 80 hommes.


Un Supermarine Walrus en vol

A suivre : les projets américains

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Jeu 21 Mai 2009, 14:58

US Navy


Première marine mondiale depuis la Première Guerre Mondiale, la marine américaine ne pouvait passer à côté d'une puissante escadre de cuirassés.


Merrimack et Monitor

Elle peut même se targuer d'avoir utilisé pour la première fois le cuirassé au combat quand le 8 mars 1962, le CSS Merrimack affronta le USS Monitor au large d'Hampton Roads. Ce combat resta longtemps indécis mais il quand même rentré dans l'histoire.

La postérité de ces navires resta faible, les monitors incapables de combattre en haute mer seront bien vite abandonnés par la plupart des marines et n'auront de succès qu'en Scandinavie sous la forme du cuirassé garde-côtes.

Les américains se dotent de leur premier vrai cuirassé en 1895, le USS Maine qui ne doit sa célébrité qu'à sa fin : en explosant dans le port de La Havanne le 15 février 1898 dans des circonstances troubles (mine ? Sabotage ? Explosion interne due à la combustion du charbon et à la mauvaise qualité des poudres ? Cette dernière hypothèse est la plus probable si on se souvient des explosions en France du Iena et du Liberté) il donna aux américains le pretexte idéal pour déclarer la guerre à l'Espagne et priver celle-ci de Cuba et des Phillipines.


Explosion du USS Maine dans le port de la Havanne le 15 février 1898

L'US Navy construit régulièrement de nouveaux navires, possédant en 1905 27 cuirassés bientôt qualifiés de «pré-dreadnought» mais il s'en fallu de peu pour que l'histoire soit totalement différente.
Comme beaucoup de pays, les Etats Unis réflechissent sérieusement à un cuirassé pourvue d'une artillerie principale monocalibre, un «all big gun ship». Les avantages sont évidents : simplification du stockage et de la conduite de tir.
Les américains sont même parmis les précurseurs puisqu'ils y réflechissent depuis 1901 mais comme toujours entre la réflexion et l'action......... . Le Congrès autorise bien la construction de deux cuirassés de 16000 tonnes armés de 8 canons de 305mm en 4 tourelles doubles le 3 mars 1905 mais ces derniers ne sont mis sur cale qu'en décembre 1906.
Il était donc écrit que les nouveaux cuirassés ne seraient pas des Michigan mais des Dreadnought puisque l'amiral Fisher, devenu premier lord de l'amirauté en octobre 1904 et partisan de ce type de navires prend tout le nom de vitesse : il met sur cale le HMS Dreadnought le 2 octobre 1905, lancé le 10 février 1906 et mis en service le 3 octobre 1906 alors que les navires américains ne sont même pas sur cale.
La construction de ce type de navires ne fait pas l'unanimité aux Etats Unis. L'amiral Dewey, chef d'état major de la marine et le conseiller naval de Roosevelt, William S. Sims sont pour mais Alfred Mahan, le grand théoricien est contre.


Il s'en fallut de peu pour que les cuirassés à artillerie monocalibre soit baptisés Michigan au lieu de Dreadnought

Les américains se laissent distancer par l'Allemagne qui devient la deuxième marine mondiale en 1910 ne construisant que deux cuirassés par an là où les anglais en construise quatre et les allemands trois sans compter les croiseurs de bataille.
Il faut attendre 1916 pour que stimulé par la concurrence japonaise les américains mettent les bouchées doubles. La loi du 29 août 1916 prévoit ainsi la construction de dix cuirassés et six croiseurs de bataille qui s'ajoutent aux quatre cuirassés et aux quatre croiseurs de bataille du budget 1916.

Tous les pays ont leurs limites et ce formidable programme ne verra pas le jour. Le traité de Washington signé en 1922 envoie à la casse plusieurs navires anciens sans grande valeur militaire comme les Michigan mais surtout stoppe la construction des nouveaux navires comme le Washington, quatrième navire de classe Colorado mais surtout les cinq cuirassés de classe South Dakota et les six croiseurs de bataille de classe Lexington dont deux seront convertis en porte-avions.

C'est ainsi que pendant près de quinze ans les américains ne vont construire aucun navire de ligne, il faut ainsi attendre 1937 pour qu'ils mettent sur cale le USS North Carolina dont la mise au point fût si longue qu'il fût surnomé «The Show Boat» en référence à ses aller et retour incessants entre la mer et l'arsenal de Brooklyn. Avec son sister-ship le USS Washington, ils sont suivis par quatre South Dakota.
Les américains sont génés par le fait qu'ils ne savent choisir entre un cuirassé lent et bien protégé et un cuirassé rapide sachant qu'ils ont besoin des deux pour protéger les porte-avions et défaire les cuirassés japonais.

Ils décident de construirent les deux avec d'abord une classe de cuirassés rapide, la classe Iowa (Iowa, New Jersey Missouri Wisconsin, Kentucky et Illinois), des navires de 45000 tonnes, 33 noeuds et 9 canons de 406mm et une classe de cuirassés lents, la classe Montana (Montana,Ohio, Maine, New Hampshire et Lousiane), des navires de 60500 tonnes, 28 noeuds et 12 canons de 406mm.

Seuls les quatre premiers Iowa seront achevés pouvant se targuer d'avoir été retirés du service il y à seulement une quinzaine d'années avec comme explication de longues périodes sous cocon entre plusieurs réactivation (Corée, Vietnam) et leur remise en service au début des années quatre vingt pour contrer les Kirov.

Les deux derniers Iowa ne furent jamais achevés : l'Illinois construit à 22% ne fût jamais lancé et le Kentucky construit à 72% ne fût feraillé qu'en 1958 quand l'US Navy se rendit compte qu'elle n'avait aucun emploi pour cette coque.

La construction des Montana prévue à partir de 1941 (le Montana aurait du être mis sur cale à l'arsenal de Philadelphie en janvier 1941) n'aura jamais lieu. Faute d'acier elle suspendue le 20 mai 1942 et abandonnée le 21 juillet 1943.

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Jeu 21 Mai 2009, 15:13

Cuirassés classe South Dakota

Vision d'artiste des cuirassés classe South Dakota

Cette classe de six cuirassés si elle avait été construite aurait la plus puissante de l'histoire de la marine américaine puisqu'elle aurait du être armées de 12 canons de 406mm en quatre tourelles triples.
Elle fait suite à la classe Colorado. Cette dernière composée de trois navires (Colorado, Maryland et West Virginia, la construction du Washington étant abandonné à cause du traité de Washington) avait introduit le canon de 406mm pour contrer les Nagato japonais armés d'un calibre approchant (410mm).
Par rapport aux Colorado, les South Dakota étaient mieux armés (12 canons au lieu de 8) plus rapides (23 noeuds au lieu de 21 noeuds) et plus gros avec presque 10000 tonnes de plus.
Le Traité de Washington qui limitait la marine américaine à 525850 tonnes empêcha la construction de ces navires.

-Le USS South Dakota (BB-49) est mis sur cale le 15 mars 1920 au Brooklyn Navy Yard mais sa construction est suspendue le 8 février 1922 alors qu'il est construit à 38.5% . Sa construction est annulée le 17 août 1923, vendu à la démolition le 25 octobre, rayé du registre navale le 10 novembre, la démolition s'achevant le 15 novembre.

-Le USS Indiana (BB-50) est mis sur cale le 1er novembre 1920 au Brooklyn Navy Yard mais sa construction est suspendue le 8 février 1922 alors qu'il est construit à 34.7%. Sa construction est annulée le 17 août 1923, rayé du registre naval le 24 août et vendu à la démolition le 25 octobre 1923.

-Le USS Montana (BB-51) est mis sur cale le 1er septembre 1920 au Mare Island Navy Yard (50km au nord de San Francisco) mais sa construction est suspendue à 27.6% d'achèvement le 8 février 1922 avant d'être abandonnée le 17 août 1923. Il est rayé du registre naval le 24 août 1923 et vendu à la démolition le 25 octobre 1923

-Le USS North Carolina (BB-52) est mis sur cale au Norfolk Navy Yard le 12 janvier 1920 mais sa construction est suspendue à 36.7% le 8 février 1922 et abandonnée le 17 août 1923. Rayé du registre naval le 10 novembre 1923, 16 jours après avoir été vendu à la démolition (25 octobre 1923)

-Le USS Iowa (BB-53) est mis sur cale aux Newport News Shipbuilding & Drydock Company le 17 mai 1920 mais sa construction est suspendue à 31.8% le 8 février 1922 et abandonnée le 17 août 1923. il est rayé du registre naval le 24 août 1923 et vendu à la démolition de 8 novembre 1923.

-Le USS Massachusetts (BB-54) est mis sur cale aux chantiers Bethlehem Shipbuilding Corporation de San Francisco le 4 avril 1921 mais la construction est suspendue à 11% le 8 février 1922 et abandonnée le 17 août 1923. Il est rayé du registre naval le 24 août 1923 et vendu à la démolition le 8 novembre 1923


Maquette des USS South Dakota

Déplacement : standard 43200 tonnes

Dimensions : longueur : 208m largeur 32m tirant d'eau : 10m

Propulsion : turbines à vapeurs entrainant une transmission électrique dévellopant une puissance totale de 60000ch

Performances : vitesse maximale : 23 noeuds distance franchissable : inconnue

Protection : ceinture de 8 à 13.5 inch (203 à 381mm) pont blindé de 88mm barbettes 114 à 381mm
tourelles 127 à 457mm bloc passerelle 203 à 406mm

Armement :

Un canon de 406mm du modèle devant équiper les South Dakota installé devant l'arsenal de Washington

-12 canons de 406mm Mk2 en 4 tourelles triples (deux avant et deux arrière). Ce canon de 50 calibre tire des obus de 954kg à une distance maximale de 40691m (site : +45°) à raison de deux coups par minute. La tourelle triple prévue pour ces navires pèse 1412 tonnes (1426 tonnes pour la tourelle N°2) et peut pointer en site de -4° à +40° et en azimut sur 145° à raison de 1.7° par seconde. La dotation en munitions prévue était de 212 obus par tourelle à quoi s'ajoutait 589 obus stockés dans des soutes indépendante soit un total de 1485 coups pour l'ensemble du navire.

-16 canons de 152mm Mk12 en casemates. Ce canon de 53 calibres tire des obus de 47.6kg à une distance comprise entre 19290m (site : +20°) et 23130m (site : +30°) à raison de 6 à 7 coups par minute. L'affût casemate Mark 13 pèse 19 tonnes et peut pointer en site de -10° à +20° et en azimut de 75°. La dotation en munitions est inconnue mais les Omaha équipés de ces même casemates disposaient de 200 obus par affût, il est donc probable que la dotation était la même.


Un canon de 152mm Mk12 en casemate sur le croiseur Omaha

-8 canons de 76.2mm (3 inch) en affûts simples. Ce canon de 23 calibre tire des obus de 7.5kg à une distance maximale de 8050m (site : +45°) en tir surface et de 5490m en tir antiaérien (site : +75°)
L'affût simple pèse 241kg et peut pointer en site de -15° à +75° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est inconnue.

-Deux tubes lance-torpilles de 533mm (21 inch). La torpille Mark 9 pèse 914kg (95kg de charge militaire) et peut atteindre des cibles à 6400m à la vitesse de 27 noeuds.

Equipage : 1191 hommes.

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Jeu 21 Mai 2009, 15:23

Croiseurs de bataille classe Lexington

Vision artistique d'un croiseur de bataille type Lexington fondant sur les flots

Le premier lord de l'amirauté, John Arbuthnot Fisher à une obssession : la vitesse. Aussi après avoir permis la réalisation du cuirassé à artillerie monocalibre, le Dreadnought (de "which dread nought" "qui ne redoute rien") il imagine le croiseur de bataille selon le principe «Speed is armour» (la vitesse vaut un blindage).

Le croiseur de bataille n'est donc qu'un cuirassé à la protection réduite au strict minimum. A l'époque les turbines sont de puissance modeste et en raison du poids de l'acier, la protection rend difficile la réalisation d'un navire dépassant 20 noeuds.

Le premier croiseur de bataille, le HMS Invincible est mis en service en 1908. Ce concept séduisant est mis à mal par les pertes subies à la bataille du Jutland au cours de laquelle le Invincible est détruit même si il faut rendre justice à Fisher puisque les croiseurs de bataille ont été utilisés contre des cuirassés contre lesquels ils ne devaient pas se battre.
L'amélioration de la puissance des machines et de la metalurgie fait que rapidement le concept sera dépassé mais donnera naissance au cuirassé rapide, un navire de 35000 tonnes capable de filer 30 noeuds, lui permettant ainsi d'escorter ou du moins suivre les porte-avions.

Les américains ne s'intéressent au croiseur de bataille qu'à partir de 1916. Jusque là, les marins américains privilégiaient le cuirassé bien protégé et donc lent (21 noeuds) au contraire de certaines marines étrangères comme la Royal Navy avec ses cinq Queen Elisabeth armés de 8 canons de 381mm et capables de filer 25 noeuds ou des quatre Kongo japonais pouvant atteindre la vitesse de 27.5 noeuds.

Pour retrouver l'initiative de la manoeuvre, les américains s'intéressent au croiseur de bataille au travers de plusieurs projets comme un navire de 34800 tonnes armés de dix canons de 356mm. Le projet définitif est un navire de 43500 tonnes, filant à 33.5 noeuds, un armement composé de 8 canons de 406mm en quatre tourelles doubles et une protection limitée (ceinture de 178mm alors qu'elle dépasse souvent 300mm).

Les six Lexington sont mis sur cale en 1920 et 1921 mais leur construction est stoppée par le traité de Washington sauf pour deux d'entre eux, les Lexington et Saratoga qui sont transformés en porte-avions.

-Le Lexington (CC-1) est mis sur cale le 8 janvier 1921 au Fore River Shipbuilding Company de Quincy dans le Massachusetts. La construction est suspendu le 8 février 1922 mais reprend le 1er juillet 1922 pour être achévé en porte-avions avec la marque de coque CV-2 (1er juillet 1922). Admis au service actif le 14 décembre 1927, il sera coulé le 8 mai 1942 lors de la bataille de la mer de Corail, premier coup d'arrêt de la conquête japonaise.

-Le Constellation (CC-2) est mis sur cale en août 1920 aux Newport News Shipbuilding en Virginie mais sa construction est suspendue le 8 février 1922 et la coque est démantelée sur la cale après sa condamnation le 17 août 1923

-Le Saratoga (CC-3) est mis sur cale le 25 septembre 1920 aux New York Shipbuilding Corporation de Camden. La construction est suspendue le 8 février 1922 mais il est sauvé de la démolition en étant converti en porte-avions avec la marque de coque CV-3 (1er juillet 1922). Admis au service actif le 16 novembre 1927, il survivra à la Seconde guerre mondiale. Il est désigné pour servir de cible aux essais nucléaires de l'opération Crossroads. Endommagé par le tir Able le 1er juillet, il coule suite au tir Baker le 25 juillet et est rayé du Naval Vessel Register le 15 août 1946.

-Le Ranger (CC-4) est mis sur cale le 23 juin 1921 aux Newport News Shipbuilding. La construction est suspendue le 8 février 1922 alors qu'il est achevé à 4% puis annulé le 17 août 1923, la coque étant vendue à la démolition le 8 novembre 1923.

-Le Constitution (CC-5) est mis sur cale en septembre 1920 à l'arsenal de Philadelphie. La construction est suspendue le 8 février 1922 alors qu'il était achevé à 13.4%. La construction est annulée le 17 août 1923 et la coque est vendue à la démolition. A noter que durant la construction du croiseur, la frégate Constitution avait été rebaptisé Old Constitution.

-Le United States (CC-6) est mis sur cale le 25 septembre 1920 à l'arsenal de Philadelphie. La construction est suspendue le 8 février 1922 alors qu'il est achevé à 12%. La construction est annulée le 17 août 1923 et vendu à la démolition le 25 octobre 1923.


Profil des Lexington

Déplacement : standard 43500 tonnes pleine charge 44638 tonnes

Dimensions : longueur 266m largeur 32.1m tirant d'eau 9m

Propulsion : Propulsion turbo-électrique avec 16 chaudières et 4 hélices

Performances : vitesse maximale 33.5 noeuds distance franchissable : 12000 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture 178mm barbettes 130 à 230mm passerelle 305mm tourelle 280mm

Armement :

-8 canons de 406mm Mk2 en 4 tourelles doubles (2 à l'avant et 2 à l'arrière). Ce canon de 50 calibre tire des obus de 954kg à une distance maximale de 40691m (site : +45°) à raison de deux coups par minute. La tourelle double prévue pour ces navires peut pointer en site de -4° à +40° et en azimut sur 145° à raison de 1.7° par seconde. La dotation en munitions prévue était de 212 obus par tourelle soit un total de 896 coups pour l'ensemble du navire.

-16 canons de 152mm Mk12 en casemates. Ce canon de 53 calibres tire des obus de 47.6kg à une distance comprise entre 19290m (site : +20°) et 23130m (site : +30°) à raison de 6 à 7 coups par minute. L'affût casemate Mark 13 pèse 19 tonnes et peut pointer en site de -10° à +20° et en azimut de 75°. La dotation en munitions est inconnue mais les Omaha équipés de ces même casemates disposaient de 200 obus par affût, il est donc probable que la dotation était la même.

-4 canons de 76.2mm (3 inch) en affûts simples. Ce canon de 23 calibre tire des obus de 7.5kg à une distance maximale de 8050m (site : +45°) en tir surface et de 5490m en tir antiaérien (site : +75°)
L'affût simple pèse 241kg et peut pointer en site de -15° à +75° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est inconnue.

-8 tubes lance-torpilles de 533mm (21 inch) dont quatre sous marins. La torpille Mark 9 pèse 914kg (95kg de charge militaire) et peut atteindre des cibles à 6400m à la vitesse de 27 noeuds.

Equipage : 1500 hommes

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Jeu 21 Mai 2009, 15:34

Cuirassés classe Montana

Photomontage d'un cuirassé de classe Montana

Le renouvellement de la ligne de bataille américaine commence en 1937 avec la construction de deux cuirassés «lents» de classe North Carolina (North Carolina et Washington) des navires de 35000 tonnes, 26 noeuds et 9 canons de 406mm en trois tourelles triples. Ils doivent être suivis par deux autres navires de même classe mais finalement sont construits sur de nouveaux plans donnant naissance à la classe South Dakota qui comprendra quatre navires puisque le Congrès ajoutera deux autres navires (South Dakota Indiana Massachussets et Alabama) des navires de 35000 tonnes, 27 noeuds et 9 canons de 406mm en trois tourelles triples.

Les américains n'ont toujours pas résolu leur problème de l'escorte des porte-avions et hésitent toujours entre le cuirassé lent et le cuirassé rapide. Finalement six cuirassés rapides sont commandés formant la classe Iowa (année fiscale 1939 Iowa, New Jersey année fiscale 1941 Missouri et Wisconsin suivi des Illinois et Kentucky autorisés en 1941).
Ces navires sont des développement des South Dakota, plus grand (262m contre 210m) plus lourds (45000 contre 35000 tonnes) et surtout plus rapides (33 noeuds contre 27noeuds) avec un armement identique (9 canons de 406mm) même si les canons sont d'un nouveau modèle.

Des cuirassés plus lourds sont nécessaires pour contrer les Yamato qui affichent officiellement 46000 tonnes et une artillerie de 406mm alors qu'ils affichent en réalité plus de 60000 tonnes et des canons de 460mm. Les hésitations sont nombreuses puisque pas moins de 25 études différentes sont nécessaires pour aboutir à un projet constructible.

Cinq cuirassés de 59000 tonnes sont autorisés au nom du Two Ocean Navy Act du 19 juillet 1940 qui prévoit 385000 tonnes de cuirassés supplémentaires. Aucun ne sera achevé ni même mis sur cale en raison d'une pénurie d'acier et d'autres priorités comme les destroyers d'escorte.
Leur construction est suspendue le 20 mai 1942 et définitivement abandonnée le 21 juillet 1943

-Le Montana (BB-67) aurait du être construit par l'Arsenal de Philadelphie. Ironie du sort, un premier Montana avait déjà été abandonné suite au traité de Washington ce qui fait que cet état fût le seul de l'Union (à 48 états) à ne pas avoir eu de cuirassé à porter son nom.

-Le Ohio (BB-68) lui aussi aurait du être construit par l'Arsenal de Philadelphie. Un autre cuirassé à porté ce nom, le BB-12 de classe Maine (deuxième du nom) en service de 1904 à 1922.

-Le Maine (BB-69) aurait du être construit par l'Arsenal de New York. Deux autres cuirassés ont porté ce nom : le Maine ayant explosé à La Havanne et le BB-10 en service de 1901 à 1920.

-Le New Hampshire (BB-70) aurait du être construit par l'Arsenal de New York. Un autre cuirassé portant ce nom à été construit, le BB-25 de classe Connecticut entré en service en 1908 et retiré du service en 1921.

-Le Louisiana (BB-71) aurait du être construit par l'Arsenal de Norfolk. Un autre cuirassé portant ce nom à été construit, le BB-19 de classe Connecticut entré en service en 1906 et retiré du service en 1920.


Maquette des Montana

Déplacement : standard 65000 tonnes pleine charge 70965 tonnes

Dimensions : longueur 280.6m largeur 36.9m tirant d'eau 11m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages Westinghouse alimentées par 8 Babcock & Wilcox à deux tubes dévellopant une puissance totale de 43000ch et entrainant 4 hélices.
Performances : vitesse maximale 28 noeuds distance franchissable : 15000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture 250 à 400mm inclinée à 19° ceinture inférieure de 182mm inclinée à 10°
«Bulkeads» 387 à 457mm Barbettes : 457 à 541mm Tourelles : supérieur à 571mm Pont blindé à 152mm

Armement :

Le USS Missouri tirant avec ses tourelles avant en 1980. les tourelles des Montana auraient été identiques

-12 canons de 406mm Mark 7 en 4 tourelles triples (deux à l'avant deux à l'arrière). Ce canon de 50 calibres tire des obus explosifs de 862kg ou perforant de 1225kg à raison de deux coups par minute. La portée pour les obus perforants est comprise entre 16139m (site : +10°) et 38720m (site : +45°) tandis que pour les obus explosifs elle est comprise entre 16642m (site : +10°) et 38059m (site : +45°). La tourelle triple pèse 1735 tonnes et peut pointer de -2° à +45° (sauf pour la tourelle II qui ne peut pointer qu'à 0°) en site à raison de 12° par seconde et sur 150° en azimut à raison de 4° par seconde. Le rechargement à lieu à +5°. La dotation en munitions est de 1210 obus (387 pour la tourelle I, 456 pour la tourelle II et 367 pour la tourelle III).

-20 canons de 127mm Mark 16 en dix tourelles doubles Mark 41. Ce canon de 54 calibre tire des obus de 31kg à une distance comprise entre 11887m (site : +10°) et 23691m (site : +45°) en tir à but surface et de 15762m (site : +85°) en tir antiaérien sachant que la cadence de tir est de 15 à 18 coups par minute. La tourelle Mark 41 peut pointer en site de -10° à +85° à raison de 15° par seconde et en azimut sur 150° à raison de 30° par seconde. La dotation en munitions est de 500 obus par tourelle soit un total de 5000 coups.

-40 canons Bofors de 40mm en dix affûts quadruples

-56 canons Oerlikon de 20mm

Aviation : deux catapultes et 3 ou 4 hydravions Vought OS2U Kingfisher ou Curtiss SC Seahawk.

Equipage : standard 2355 hommes passant à 2789 hommes en configuration navire amiral.

A suivre : les projets japonais

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Ven 22 Mai 2009, 11:21

Imperial Japanese Navy

Le pavillon de la marine japonaise

La chose est peu connue mais le Japon à mis au point des cuirassés plusieurs siècles avant l'Europe. Bien sur les Tekkosen n'étaient que des navires en bois équipés de plaques de métal mais le principe était le même choisit par Dupuy de Lôme pour la frégate La Gloire en 1856.
Cette puissance maritime très partielle (il faut dire que le Japon était divisé lorsque ces navires ont été construits. De plus en 1641, le Japon comme la Chine quelques siècles plus tôt se replia sur lui même.

Il faut attendre le milieu du 19ème siècle pour que le Japon s'ouvre sous la pression américaine en 1853 avec la première expédition du Commodore Perry. Le pays n'à alors qu'un choix : se moderniser en adoptant les technologies occidentales ou rester enfermé dans un culte du passé et subir le sort de la Chine.

C'est la première solution que choisit l'empereur Mutsuhito (1867-1912 il ne reçu le nom de Meiji qui signifie «gouvernement éclairé» qu'après sa mort) et en quelques décennies le Japon devint un pays avec lequel il fallait compter écrasant la Chine en 1895 et imposant son protectorat sur la Corée en 1904 (annexion en 1910) avant de battre la Russie au cours de la guerre russo-japonais.

Cette supériorité est le résultat d'une politique ambitieuse destiné à dôter la Nikon Kaïgun créée en 1861 des meilleurs navires. Pour se faire, le Japon s'inspira de la Grande Bretagne et de la France, un homme joua un rôle particulièrement important, Emile Bertin qui passa quatre ans au Japon créant grâce à l'appui de l'empereur dont il était un ami intime les bases de la marine japonaise, notament la base de Yokohama et les arsenals de Kure et de Sasebo.

Le premier vrai cuirassé (catégorie connue à partir de 1905 comme pré-dreadnought) japonais fût le Fuji en service à partir de 1897. Grâce à un effort continu, au début du vingtième siècle, la marine impériale japonaise six cuirassés et huit croiseurs cuirassés et surprend le monde en écrasant la flotte russe à Port Arthur (8 février 1904) et dans le détroit de Tsushima (27-28 mars 1905).

Peu de temps après cette victoire, le Japon se dote de son premier dreadnought, le Kawachi mis en service en 1912 mais qui servira peu de temps dans la marine japonaise étant détruit par une explosion en 1918.
Rapidement les japonais entrent en concurrence avec les américains qui eux aussi convoitent le Pacifique. Une course au cuirassé s'engage comme cela avait été le cas avant la première guerre mondiale entre la Grande Bretagne et l'Allemagne.

Le déclencheur date de 1916 avec le programme américain qui prévoit 10 cuirassés et 6 croiseurs de bataille. Les japonais en prennent connaissance au début de 1917 et adoptent le 14 juillet 1917, un programme dit «8-4» prévoyant 8 cuirassés et 4 croiseurs de bataille pour 1924 mais ce programme est abandonné au profit du programme «8-8» prévoyant comme son nom l'indique 8 cuirassés et 8 croiseurs de bataille qui doivent être achevés le 1er avril 1928.

Chaque mise sur cale répond à une autre, au grand dam des britanniques qui peinent à suivre la cadence effrenée suivi par leur allié et par leur cousin d'outre-atlantique. Le 14 avril 1917, les américains mettent sur cale le Maryland, les japonais riposent par la mise sur cale su Nagato le 28 août suivi le 1er juin 1918 par celle de son sister-ship, le Mutsu alors que les américains sont arrêtés par leur entrée en guerre.

Cette compétition reprend en 1919 : les américains mettent sur cale le Colorado et le Washington (classe Maryland) suivi en 1920 du quatrième classe Maryland, le West Virginia suivi de quatre des cinq South Dakota (South Dakota, Indiana, Montana, North Carolina, Iowa et Massachussett) et des deux premiers croiseurs de bataille de classe Lexington (Lexington, Constellation, Saratoga, Ranger, Constitution et United States). Les japonais eux ne mettent sur cale que deux cuirassés de 39900 tonnes (Kaga et Tosa) et deux croiseurs de bataille de 41127 tonnes (Amagi et Akagi).

En 1921, la course se poursuit avec la mise sur cale du dernier South Dakota et des deux derniers Lexington tandis que les japonais mettent sur cale les croiseurs de bataille Atago et Takao du type Amagi.

Le traité de Washington signé en 1922 à l'instigation des britanniques (qui faute de moyen avaient renoncé aux cuirassés type N3 et aux croiseurs de bataille G3) met un terme à cette course qui empêche le japon de mettre sur cale quatre cuirassés de type Kii (42600 tonnes) et quatre croiseurs de bataille type n°13 (47500 tonnes).

Lors du réarmement des années trentre, le Japon conscient qu'il ne peut rivaliser au plan industriel avec les Japon décide de privilégier une guerre courte lui imposant une victoire rapide avant que ses stocks en matière première (pétrole essentiellement) ne s'épuisent.

Outre le culte à outrance de l'offensive, elle pousse le Japon à construire des navires qui unitairement sont supérieurs aux américains dans l'espoir d'écraser la flotte américain dans la bataille de cuirassés que les deux camps espèrent décisive.

Cuirassés classe Tosa

Schéma de base des Tosa

Les japonais peu engagés dans la première guerre mondiale peuvent tirer les leçons du conflit. Pays insulaire qui privilégie une marine puissante, ils se montrent attentifs aux leçons de la bataille du Jutland qui à montré l'importance de la puissance de feu et en conséquence de la protection passive.

Ces leçons sont intégrés aux navires du programme «8-8» qui prévoit la construction de 8 cuirassés et de 8 croiseurs de bataille. Les deux premiers cuirassés sont les Nagato (Nagato, Mutsu) qui se distinguent par leur protection et par leur armement supérieur à tout ce qui se fait à l'étranger (canon de 410mm).

Engagé dans une course aux armements avec les Etats Unis, le Japon qui ne peut compter sur la quantité doit s'imposer sur la qualité et décidé d'augmenter la mise pour ses deux cuirassés suivants baptisés Tosa et Kaga qui doivent disposer de 10 canons de 410 au lieu de 8.

Ces navires sont mis en chantier au début des années vingt mais leur construction est stoppée par le traité de Washington de 1922. Si le Tosa est démantelé, le Kaga est transformé en porte-avions profitant de la destruction lors du tremblement de terre de Tokyo du 1er septembre 1923 de l'Amagi, sister-ship de l'Akagi.

Le Tosa avait été mis sur cale le 16 février 1920 aux chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki et le Kaga aux chantiers navals Kawasaki de Kobé. Ils avaient été lancés respectivement le 18 décembre et le 17 novembre 1921. L'achèvement du Tosa était prévu pour mars 1923 et celui du Kaga pour décembre 1922.

La construction est suspendue le 5 février 1922 et le Tosa est rayé des listes le 1er avril 1924. Il servit alors de cible dans le détroit de Bungo (entre Kyushu et Shikoku) le 5 février 1925, les leçons tirées servant pour la protection des Yamato.

Le Kaga quand à lui fût transformé en porte-avions entre 1923 et 1928. Admis au service actif le 1er novembre 1929, il participe aux opérations en Chine, au raid sur Pearl Harbor, à l'invasion de Rabaul, au bombardement sur Darwin, à l'invasion de Java dans les Indes Néerlandaises et enfin à la bataille de Midway au cours de laquelle il est coulé, le 4 juin 1942.


Coque du Tosa en cours de remorquage pour servir de cible

Déplacement : standard 40500 tonnes pleine charge 44900 tonnes

Dimensions : longueur 230m largeur 30m tirant d'eau 9.4m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages Curtiss alimentées par 12 chaudières Kampon
(8 fonctionnant au fioul et 4 pouvant utiliser également du charbon) dévellopant 91000ch et actionnant 4 hélices. Avec 3600 tonnes de pétrole et 1800 tonnes de charbon, il pouvait parcourir 6500 miles nautiques à 14 noeuds.

Performances : vitesse maximale 26.5 noeuds distance franchissable : 6500 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture 280mm pont blindé 101mm barbettes 228 à 305mm tour de commandement 355mm

Armement :

-10 canons de 410mm modèle 1914 (type 3) en 5 tourelles doubles d'un poids total de 1004 tonnes (2 tourelles avant et 3 à l'arrière) pouvant pointer de -5° à +30° à l'origine et -3° à +43° après modernisation en site et de 130° en azimut. Le canon type 3 tire des obus d'une tonne à raison de 2.7 coups par minute pour une portée comprise entre 5000m (pointage en site 2.5°) et 38725m (pointage en site 43°). La dotation en munitions est de 90 obus par canon soit un total de 900 coups pour l'ensemble du navire.

-20 canons de 140mm modèle 1914 (type 3) en casemates latéraux. Ce canon d'un poids de 5.6 tonnes peut pointer en site de -7° à +35° et en azimut de 70° . Ce canon tire des obus de 38kg à raison de 6 à 10 coups par minute pour une portée comprise entre 15800 (20°) et 20074m (35°). La dotation en munitions est inconnue.

-4 canons de 76mm antiaériens modèle 1908 (type 1941) en affûts simples sous masque. Ce canon d'un poids total de 510kg tire des obus de 5.67kg à une distance maximale de 10740m en tir antisurface (site = +40°) et de 5790m en tir antiaérien ( site = +70°). La dotation en munitions est inconnue.

-8 tubes lance-torpilles de 610mm (24in). La torpille type 8 pèse 2362kg (dont 425kg de charge militaire) et peut atteindre une cible à 10000 à 38 noeuds, 15000m à 27 noeuds et 20000m à 20 noeuds.

Equipage : 1333 hommes

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Ven 22 Mai 2009, 11:32

Cuirassés classe Kii

Dessin couleur des cuirassés de classe Kii

Cette classe composée de quatre navires dont seuls les deux premiers ont reçu un nom de baptême (Kii et Owari) étaient une version agrandie des Tosa avec un armement secondaire allégé (16 canons de 140 au lieu de 20). Leur construction n'avaient pas encore commencé quand le traité de Washington empêcha leur mise sur cale.

Le Kii aurait du être construit par l'arsenal de Kure mais à été annulé le 14 avril 1924

Le Owari aurait du être construit par l'arsenal de Yokosuka mais à été annulé le 14 avril 1924

Le numéro 11 qui aurait du être construit par Kawasaki à Kobé à été annulé le 19 novembre 1923 tout comme le numéro 12 qui aurait du être construit par Mitsubishi à Nagasaki.


Déplacement : standard 42600 tonnes pleine charge 48500 tonnes

Dimensions : longueur 252m largeur 30m tirant d'eau 9.4m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages alimentées par 19 chaudières Kampon le tout dévellopant une puissance totale de 131200ch et actionnant deux hélices

Performances : vitesse maximale : 29.75 noeuds distance franchissable : 8000 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture 292mm pont blindé 117mm barbettes 228 à 279mm passerelle : 356mm

Armement :

-10 canons de 410mm modèle 1914 (type 3) en 5 tourelles doubles d'un poids total de 1004 tonnes (2 tourelles avant et 3 à l'arrière) pouvant pointer de -5° à +30° à l'origine et -3° à +43° après modernisation en site et de 130° en azimut. Le canon type 3 tire des obus d'une tonne à raison de 2.7 coups par minute pour une portée comprise entre 5000m (pointage en site 2.5°) et 38725m (pointage en site 43°). La dotation en munitions est de 90 obus par canon soit un total de 900 coups pour l'ensemble du navire.

-16 canons de 140mm modèle 1914 (type 3) en casemates latéraux. Ce canon d'un poids de 5.6 tonnes peut pointer en site de -7° à +35° et en azimut de 70° . Ce canon tire des obus de 38kg à raison de 6 à 10 coups par minute pour une portée comprise entre 15800 (20°) et 20074m (35°). La dotation en munitions est inconnue.

-4 canons de 120mm (4.7 in) type 41 (modèle 1908) en affûts simple. Ce canon de 2.2 tonnes tire des obus de 20.4kg à une distance maximale de 9050m (site : +20°) à raison de 5 à 6 coups par minute. La dotation en munitions est inconnue.

-8 tubes lance-torpilles de 610mm (24in). La torpille type 8 pèse 2362kg (dont 425kg de charge militaire) et peut atteindre une cible à 10000 à 38 noeuds, 15000m à 27 noeuds et 20000m à 20 noeuds.

Equipage : inconnu

Croiseurs de bataille type 13


Dessin de base du type 13

Cette classe de navires dont quatre exemplaires étaient prévus se distinguaient des autres projets japonais par leur armement : des canons de 457mm himitant ainsi le HMS Furious (avant sa conversation en porte-avions)

Ces navires ne reçurent jamais de nom et ne sont connus que comme le type 13, 14, 15 et 16. Le premier devait être construit à l'Arsenal de Yokosuka, le second à l'Arsenal de Kure, le troisième chez Mitsubishi à Nagasaki et le dernier chez Kawasaki à Kobé.

Déplacement : standard 47500 tonnes

Dimensions : longueur 270m largeur 31m tirant d'eau 9.8m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages alimentées par 22 chaudières, le tout dévellopant 150000 ch et actionnant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale : 30 noeuds

Protection : ceinture 332mm pont blindé 127mm


Dessin détaillé des type 13

Armement :

-8 canons de 460mm modèle 1917 (type 5) en 4 tourelles doubles (deux avant et deux arrière). Ce canon de 45 calibres tire des obus 1360kg à une distance maximale de 32920m (site : +20°) à raison de 1.5 coup par minute. La tourelle double pouvait pointer de -5° à +30° en site et sur 150° en azimut. La dotation en munitions est de 60 coups par canon soit un total de 480 projectiles.

-16 canons de 140mm modèle 1914 (type 3) en casemates latéraux. Ce canon d'un poids de 5.6 tonnes peut pointer en site de -7° à +35° et en azimut de 70° . Ce canon tire des obus de 38kg à raison de 6 à 10 coups par minute pour une portée comprise entre 15800 (20°) et 20074m (35°). La dotation en munitions est inconnue.

-4 canons de 120mm (4.7 in) type 41 (modèle 1908) en affûts simple. Ce canon de 2.2 tonnes tire des obus de 20.4kg à une distance maximale de 9050m (site : +20°) à raison de 5 à 6 coups par minute. La dotation en munitions est inconnue.

-8 tubes lance-torpilles de 610mm (24in). La torpille type 8 pèse 2362kg (dont 425kg de charge militaire) et peut atteindre une cible à 10000 à 38 noeuds, 15000m à 27 noeuds et 20000m à 20 noeuds.

Equipage : inconnu

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Ven 22 Mai 2009, 11:44

Croiseurs de bataille classe Amagi

Vision d'artiste du croiseur de bataille classe Amagi

Les Amagi dont quatre navires étaient prévus (Amagi Akagi Atago et Takao) étaient les pendants des cuirassés de classe Tosa dont ils se différençiaient par un blindage et un armement secondaire plus léger.

Comme nombre de programmes japonais, les Amagi furent annulés par le traité de Washington. L'Akagi et l'Amagi étaient sauvés par leur transformation en porte-avions mais seul le premier fût effectivement transformé, le second étant gravement endommagé par le tremblement de terre de Tokyo de 1923,les japonais préférant transformer le cuirassé Kaga.

-L'Amagi à été mis sur cale 16 décembre 1920 à l'Arsenal de Yokosuka mais la construction est stoppé le 5 février 1922 alors qu'il est rendu à 40% d'achèvement. L'Amagi fût alors choisit pour être transformé en porte-avions mais sa coque est gravement endommagé par le tremblement de terre de Tokyo du 1er septembre 1923 et la coque est démolie en 1924.

-L'Akagi est mis sur cale le 16 décembre 1920 à l'Arsenal de Yokosuka mais sa construction est stoppée le 5 février 1922. Choisit pour être transformé en porte-avions, il subit les travaux idoines à partir de 1923, est lancé le 22 avril 1925 et admis au service actif le 25 mars 1927. Il est profondément refondu en 1937/38 en raison d'un design initial peu satisfaisant. Il participe aux opérations au dessus de la Chine, au raid sur Pearl Harbor où il est le navire amiral de la force de l'amiral Nagumo, au raid dans l'Océan Indien avant d'être coulé le 4 juin 1942 lors de la bataille de Midway.

-L'Atago est mis sur cale aux chantiers Kawasaki de Kobé le 22 novembre 1921. La construction est arrêtée le 31 juillet 1922, il est rayé des listes le 14 avril 1924 et aussitôt démoli

-Le Takao (ex-Ashitaka) est mis sur cale aux chantiers Mitsubishi de Nagasaki le 19 décembre 1921
La construction est arrêtée le 31 juillet 1922, il est rayé des listes le 14 avril 1924 et aussitôt démoli.

Déplacement : standard 41217 tonnes pleine charge 47000 tonnes

Dimensions : longueur 251.8m largeur 30.8m tirant d'eau : 9.5m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages Gihon alimentées par 19 chaudières Kampon devellopant 131200ch et actionnant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 30 noeuds distance franchissable : 8000 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture 254mm barbettes 229 à 280mm passerelle 76 à 356mm


Dessins des Amagi

Armement :

-10 canons de 410mm modèle 1914 (type 3) en 5 tourelles doubles d'un poids total de 1004 tonnes (2 tourelles avant et 3 à l'arrière) pouvant pointer de -5° à +30° à l'origine et -3° à +43° après modernisation en site et de 130° en azimut. Le canon type 3 tire des obus d'une tonne à raison de 2.7 coups par minute pour une portée comprise entre 5000m (pointage en site 2.5°) et 38725m (pointage en site 43°). La dotation en munitions est de 90 obus par canon soit un total de 900 coups pour l'ensemble du navire.

-16 canons de 140mm modèle 1914 (type 3) en casemates latéraux. Ce canon d'un poids de 5.6 tonnes peut pointer en site de -7° à +35° et en azimut de 70° . Ce canon tire des obus de 38kg à raison de 6 à 10 coups par minute pour une portée comprise entre 15800 (20°) et 20074m (35°). La dotation en munitions est inconnue.

-6 canons de 120mm (4.7 in) type 41 (modèle 1908) en affûts simple. Ce canon de 2.2 tonnes tire des obus de 20.4kg à une distance maximale de 9050m (site : +20°) à raison de 5 à 6 coups par minute. La dotation en munitions est inconnue.

-8 tubes lance-torpilles de 610mm (24in). La torpille type 8 pèse 2362kg (dont 425kg de charge militaire) et peut atteindre une cible à 10000 à 38 noeuds, 15000m à 27 noeuds et 20000m à 20 noeuds.

Equipage : inconnu

Les «Super Yamato»

Vision d'artiste des Super Yamato

Folie et démesure tel peut être le sous-titre de cette partie consacrée à ce projet japonais. La marine japonaise avait déjà planifié la construction de 4 Yamato. Deux seulement furent achevés en cuirassés (Yamato et Musashi) un troisième en porte-avions (Shinano) tandis qu'un quatrième mis sur cale à l'Arsenal de Kure le 7 novembre 1940 mais suspendue dès le mois de décembre. Lors de son abandon en 1942, il était achevé à 30%.

Lors du déclenchement de la guerre en Europe, en septembre 1939, le Japon avait lancé son plan naval n°4 avec les troisième et quatrième Yamato, le porte-avions Taiho, six porte-avions d'escorte, six croiseurs, 22 destroyers et 25 sous marins.

Le plan suivant, le plan naval n°5 prévoit trois cuirassés, trois porte-avions, deux super-croiseurs, 32 destroyers et 45 sous marins mais il est révisé après la connaissance du Tow Ocean Navy Bill le 19 juillet 1940.

C'est ainsi que les plans numéros 5 et 6 prévoient sept super-cuirassés armés de canons de 50cm en plus des quatre Yamato, le plan numéro 6 n'à pas le temps de dépasser le stade des études.
En 1942, les japonais décident de construire deux cuirassés répondant au projet A-150. A l'origine, ils pensaient construirent un navire de 90000 tonnes armés de huit ou neuf canons de 510mm en tourelles doubles ou triples.

Revenant à une vision plus réaliste, ils décident de partir de la coque des Yamato qu'ils élargissent pour leur permettre de recevoir 6 canons de 510mm en trois tourelles triples.

Deux ou trois canons furent construits par l'Arsenal de Kure mais apparement tout dévellopement furent stoppés peu après le début de la guerre du Pacifique.

Après la défaite de Midway, les japonais comprirent que la guerre serait longue et les priorités changent. Les cuirassés sont délaissés au profit des destroyers, des escorteurs et des porte-avions.

Peu d'informations circulent sur ces navires qui auraient du déplacer 70000 tonnes standard et 82650 tonnes à pleine charge, filer à 30 noeuds et un armement composé de 6 canons de 510mm en trois tourelles triples et des canons de 100mm de 65 calibres.

Le canon de 510mm modèle 1938 (type 98) de 45 calibres tire des obus de 1858kg (explosif) ou 2000kg (perforant) à raison de 1 à 1.5 coup par minute. La distance est inconnue.

Le canon de 100mm modèle 1938 (type 98) de 65 calibre tire des obus de 28kg à une distance maximale de 19500m en tir surface (élévation = +45°) et de 13000 en tir antiaérien (élévation = +90°) à raison de 15 à 21 coups par minute. L'affût double Model A d'un poids total de 34500kg peut pointer en site de -10° à +90° (à raison de 16° par seconde) et en azimut sur 70 ou 150° en fonction des navires installés à raison de 11 à 16° par seconde. Chaque tourelle reçoit 200 ou 400 coups.


Un Super Yamato en mer

A suivre : les projets italiens soviétiques et néerlandais

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Sam 23 Mai 2009, 11:07

Regia Marina

Pavillon de la Regia Marina

La marine italienne (Regia Marina marine royale) est née officiellement le 17 mars 1861 lors de la proclamation du royaume d'Italie même si dans les faits l'unification des marines sardes, napolitaines, toscanes et pontificales _auxquels s'étaient adjoints les navires ayant transporté et soutenu Giuseppe Garibaldi dans son expedition des Mille qui allait intégrer le Royaume des Deux Siciles dans l'Italie unifiée_ datait du 17 novembre 1860.

L'origine variée des personnels et des navires provoqua de nombreux caffouillages qui furent en partie à l'origine de la sévère défaite de Lissa (Auj. Vis en Croatie 20 juillet1866) contre la marine autrichienne. Cette défaite est toujours présente à l'esprit des marins italiens qui portent sur leur uniforme un mouchoir noir avec un double noeud en signe de deuil.

Peu à peu pourtant, la marine italienne malgré une industrie inférieure aux autres grandes nations européennes se dota de navires modernes. Elle peut par exemple s'enorgueillir d'être la patrie d'origine du théoricien de ce qui n'était pas encore le dreadnougth, Vittorio Cuniberti, même si ce dernier ne trouva pas tout de suite un echo favorable dans son pays d'origine.

Elle se dôte de son premier vrai cuirassé (qualifié plus tard de Pré-Dreadnought) en 1888. Baptisé Ruggiero di Lauria, il est armé lui et ses deux sister-ship (Andrea Doria et Francesco Morisini) de 4 canons de 431mm de 2 canons de 152 et de 4 canons de 120mm.

Le premier dreadnought italien, le Dante Alighieri est mis en service en 1913 avec le choix original pour l'époque de la tourelle triple afin d'installer un total de douze canons de 305mm.

La marine italienne dispose au déclenchement de la première guerre mondiale en 1914 de 14 navires de lignes (mais seulement un dreadnought) avec 5 dreadnought en construction, les Conte di Cavour, Giulio Cesare; Leonardo de Vinci (classe Cavour) et l'Andrea Doria et le Caio Diulio (classe Andrea Doria).

Après la fin de la première guerre mondiale, la marine italienne décida de construire quatre super Dreadnought puisque ces dreadnought étaient armés de canons de 305mm alors que les marines étrangères étaient armés de cuirassés à canons de 340mm (France) de 343mm (Grande Bretagne) ou de 380mm (Grande Bretagne et Allemagne).

La classe Francesco Caracciolo qui devait compter quatre navires ne vit cependant jamais le jour en raison de la crise économique frappant l'Italie en 1919 et surtout du traité de Washington qui limita le tonnage de cuirassés attribué à l'Italie à 182000 tonnes.

Il faudra attendre 1934 pour que l'Italie ne construisent des nouveaux cuirassés, les Littorio déclencha à l'occasion la course au cuirassé de 35000 tonnes.


Photomontage : voilà à quoi aurait pu ressembler un Caracciolo à la mer

-Le Francesco Caracciolo est mis sur cale le 12 octobre 1914 à l'Arsenal de Castellamare di Stabia près de Naples et lancé le 12 mai 1920, la construction qui avait été suspendue en 1916 avait repris en 1919 pour libérer la cale. Une conversion en porte-avions à été étudiée mais rejetée par la marine italienne qui ne s'intéressait pas aux porte-avions.

-Le Francesco Morosini est mis sur cale le 27 juin 1915 aux chantiers Orlando de Livourne. Jamais achevé et demantelé sur cale

-Le Cristoforo Colombo est mis sur cale le 14 mars 1915 aux chantiers Ansaldo de Gênes. Jamais achevé et demantelé sur cale.

-Le Marcantonio Colonna est mis sur cale le 3 mars 1915 aux chantiers Odero de Sestri Ponente (Sestri Ponente était une commune indépendante de Gênes jusqu'en 1926). Jamais achevé et demantelé sur cale.

Les canons fabriqués ont été réutilisés à bord des monitors Faa di Bruno et Alfredo Cappellini et des pontons Sabotino, Monte Santo, Monte Grappa, Montello et Monte Novegno.


Les Francesco Caraciolo restèrent donc à l'état de dessin

Déplacement : standard 34000 tonnes

Dimensions : longueur 210m largeur 29m tirant d'eau 9.4m

Propulsion : 4 groupes de turbines alimentées par 20 chaudières dévellopant une puissance totale de 105000ch et actionnant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 28 noeuds distance franchissable : 6000 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture 300mm tourelles 400mm passerelle 350mm pont blindé 35mm

Armement :

-8 canons de 380mm modèle 1914. Ce canon de 40 calibre tire des obus de 884kg à une distance maximale de 19800m (site = +20°) à raison de 1.5 à 2 coups par minute. La tourelle double prévue devait peser 551 tonnes et peut pointer de -5° à +20° en site et de 162° sur azimut. La dotation en munitions prévue pour les Caracciolo est inconnue mais le Faa di Bruno qui disposait d'une tourelle embarquait 90 coups. On peut supposer que les Caracciolo pouvaient embarquer au moins 720 obus de 381mm.

-18 canons de 150mm modèle 1908. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 45kg à une distance maximale de 14900m (site = +20°) à raison de 5 à 7 coups par minute. L'affût en casemate peut pointer de -7° à +20° en site et en azimut sur 150°. La dotation en munitions est inconnue.

-12 canons de 40mm modèle 1917.

Equipage : 1480 hommes


Le monitor Faa di Bruno

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Sam 23 Mai 2009, 11:18

Marine soviétique (Voyenno-morskoy flot SSSR «Forces militaires navales de l'URSS»)

Pavillon de la marine soviétique

La marine impériale russe est née le 20 octobre 1696 sous l'impulsion de l'empereur Pierre le Grand suite à la guerre contre les turcs en mer d'Azov. Elle profita à plein du tropisme occidental de l'empereur et en 1745, la marine russe pouvait aligner près de 400 navires de différents de taille aussi bien des navires à voile que des galères.

Au début du XIXème siècle, la marine russe était la troisième marine du monde derrière la Grande Bretagne et la France. Elle se modernisa peu à peu en se dôtant de navires à vapeur (premier en 1826), se frottant aux marines françaises et britanniques durant la guerre de Crimée subissant des pertes sensibles mais surtout se couvrit d'heroïsme notament à Sebastopol.

En 1877, le cuirassé Petr Veliky (Pierre le Grand) entra en service au sein de la marine russe. C'était le premier cuirassé au sens moderne du terme à équiper la marine impériale. 26 navires bientôt baptisés de «pré-dreadnought» équipaient la marine russe au moment de la guerre russo-japonaise en 1904 et 1905.

Mal équipée et mal entrainée, la marine russe subit de lourdes pertes perdant pas mois de 12 navires passant du 3ème au 6ème rang mondial. Un effort de modernisation et d'expansion fût entamée à partir de 1906 (création de l'état major de la marine) et surtout de 1907 quand un grand programme naval fût entamé, programme prévoyant la construction de 7 cuirassés, 8 croiseurs, 45 destroyers et 42 sous marins.

La première guerre mondiale surpris la Russie alors que son programme était à peine entamé et sur le plan des cuirassés, quatre navires de classe Gangut étaient en construction ou en service : le Gangut, Petropavlosk, Sevastopol et le Poltava suivis par la classe Imperatrista Mariya (Ekaterine II, Impératrice Maria et Imperator Aleksandr III).


Deux classes de dreadnougth de la marine impériale russe : ci-dessus le Gangut et ci-dessous le Imperatrista Mariya


La guerre de la marine russe ne fût guère glorieuse. Craignant une attaque surprise, elle mouilla plusieurs milliers de mines en mer Baltique derrière lesquels se retranchèrent les navires de ligne, laissant les croiseurs et les torpilleurs chercher des poux aux navires allemands dans l'attente de la grande bataille avec la marine allemande, bataille qui n'arriva jamais.

La révolution saigna à blanc la marine russe qui fût réduite à 85000 tonnes, des navires anciens et mals entretenus. Pendant toute la décennie 1920, les soviétiques hésitèrent entre une marine côtière destinée à soutenir l'armée de terre et une marine océanique pour affronter les ennemis du socialisme.

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Sam 23 Mai 2009, 11:31

Cuirassés classe Sovietsky Soyouz

Dessin des Sovietsky Soyouz

Le choix d'une flotte océanique fût fait par Staline avec comme objectif d'affronter les marines allemandes et japonaises ce qui nécessitait des porte-avions et des cuirassés. En attendant, la marine soviétique maintenait en service les cuirassés de 23000 tonnes Sevastopol, Poltava, Petropavlosk et Gangut armés de canons de 305mm furent conservés, le Sevastopol étant rebaptisés Commune de Paris, le Petropavlosk devint le Marat et le Gangut devint Octobre Rouge.

Les projets de cuirassés se multiplièrent alors, les soviétiques n'hésitant à faire appel aux idées étrangères comme Ansaldo qui proposa une variante du Littorio avec un tonnage de 42000 tonnes ou Gibbs & Cox qui proposa des projets de cuirassés porte-avions comme le projet 10581 (73000 tonnes 12 canons de 406mm 24 canons de 127mm et 35 avions).


Le projet de cuirassé d'Ansaldo pour la Russie


Trois projets majeurs furent cependant arrêtés : le projet 21 de 35000 tonnes 249m de long 30 noeuds et 9 canons de 406mm groupées à l'avant comme les Nelson britannique, le projet 23 de 45900 tonnes 269m de long 30 noeuds et 9 canons de 406mm en deux tourelles à l'avant et une tourelle à l'arrière et enfin le projet 25 de 26000 tonnes 250m de long 30 noeuds et 9 canons de 305mm.

C'est le projet 23 qui est choisit en 1936 et qui devient la classe Sovietsky Soyouz dont quatre navires sont commandés mais un renforcement de la protection fait exploser le tonnage qui passe à 59150 tonnes.

L'invasion allemande du 22 juin 1941 empêcha l'achèvement de ces navires dont la construction n'était guère avancé.


Vue aérienne de la coque du Sovietskaya Ukraina à Nikolaïev

-Le Sovietsky Soyouz (Union Soviétique) est mis sur cale à Leningrad le 15 juillet 1938. Lors de l'attaque allemande était construit à 21% . On envisagea la reprise de la construction après guerre mais la situation économique de l'URSS rendit ce projet impossible sans parler que ces navires auraient paru anachronique en ces temps où les porte-avions dominaient les océans. Le navire est lancé en 1949 mais uniquement pour libérer la cale et la coque est aussitôt ferraillée.

-Le Sovietskaya Ukraina (Ukraine soviétique) est mis sur cale le 28 novembre 1938 à Nikolayev et achevé à 18% lors de l'attaque allemande. Le 18 août 1941, les allemands s'émparent du chantier et trouve le navire achevé jusqu'au niveau du pont principal, légèrement endommagé par les combats.
L'absence des plans ne permet pas aux allemands de reprendre la construction ou de l'utiliser pour un usage quelconque. Seul le blindage et l'artillerie secondaire approvisionnés pour le navire furent utilisés pour fortifier Sebastopol. Lors qu'ils quittèrent la ville en mars 1944, les allemands détruisirent la coque à l'explosif.

-Le Sovietskaya Rossiya (Russie soviétique) fût mis sur cale à la fin de 1939 à Molotovsk (auj Severodvinsk) et achevé à 5% le 22 juin 1941. La coque fût démantelé après guerre.

-Le Sovietskaya Belorussiya (Bielorussie soviétique) fût mis sur cale à la fin de 1939 à Molotovsk et à été construit à 2.5% en 1940 avant d'être feraillée et la construction abandonnée. Il existe cependant des doutes sur la mise sur cale de ce navire qui n'aurait jamais été mis en chantier.

En ce qui concerne les pièces d'artillerie de 406mm, seuls 12 furent commandées, 9 achevées mais une seule tira au cours d'essais avant de servir à Leningrad. Selon les soviétiques, il s'agissait de bonnes pièces précises mais qui avaient une durée de vie très courte, une tare issue de leur origine italienne.

Déplacement : standard 59150 tonnes pleine charge 65150 tonnes

Dimensions : longueur 269.4m largeur 38.9m tirant d'eau : 10.4m

Propulsion : turbines à engrenages Brown Boveri alimentées par 6 chaudières à triangle dévellopant une puissance totale comprise entre 201 et 231000ch et entrainant 3 hélices

Performances : vitesse maximale 29 noeuds distance franchissable : 5580 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture de 375 à 420mm orientée à 5° Bulkheads 230 à 265mm Barbettes 425mm Tourelles 495mm Pont : 100 à 150mm pour le principal 25mm pour le premier pont et 50mm pour les autres.

Armement :

Un canon de 406mm en construction en Russie

-9 canons de 406mm modèle 1937 en trois tourelles triples (deux avant une arrière). Ce canon de 50 calibre tire des obus de 1108kg à une portée maximale de 45600m (site = +45°) à raison de 1.75 à 2.6 coups par minute en fonction de l'élévation. La tourelle triple prévue pour ces cuirassés pèse 2364 tonnes et peut pointer en site de -2° à +45° à raison de 6.2° par seconde et sur 150° d'azimut à raison de 4.55° par seconde. La dotation en munitions est de 100 obus par canon soit un total de 900 projectiles.

-12 canons de 152mm modèle 1938 en six tourelles doubles. Ce canon de 57 calibres tire des obus de 55kg à une portée maximale de 23720m (site = +45°) à raison de 7.5 coups par minute. La tourelle double Mk4 pèse 146 tonnes et peut pointer en site de -5° à +45° à raison de 13° par seconde et en azimut sur 135 à 180° en fonction de la position à raison de 6° par seconde. La dotation en munitions est de 150 obus par canon soit un total de 1800 coups sachant que le rechargement se fait à +8°.

-12 canons de 100mm modèle 1940 en six tourelles doubles. Ce canon de 56 calibres tire des obus de 15kg à une distance maximale de 22241m en tir surface et de 9895m en tir antiaérien à raison de 16 coups par minute. L'affût double M3-14 pèse 69.7 tonnes et peut pointer en site de -8° à +85° à raison de 10° par seconde et en azimut sur 360° à raison de 12° par seconde. La dotation en munitions est de 300 coups par canons soit 3600 obus au total.

-40 canons de 37mm 70-K en dix affûts quadruples. Ce canon de 67 calibres tire des obus de 1.5kg à la distance maximale de 8400m en tir surface et de 4000m en tir antiaérien à raison de 150 coups par minute. L'affût quadruple pèse 18 tonnes et peut pointer en site de -10° à +85° à raison de 15° par seconde et en azimut sur 360° à raison de 20° par seconde.

Plan trois vues du Beriev Be-2 (KOR-1)

Aviation : Deux catapultes et quatre hydravions Beriev KOR-1

Equipage : inconnu

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Sam 23 Mai 2009, 11:41

Croiseurs de bataille classe Kronstadt

Vision artistique des croiseurs de classe Kronstadt

L'URSS s'intéresse aussi au croiseur de bataille. Les premières études furent lancées parallèlement à celles qui allaient donner naissance aux Sovietsky Soyouz, le projet 25 avec ses 26000 tonnes et ses 9 canons de 305mm étant plus un croiseur de bataille qu'un vrai cuirassé comparés aux réalisations étrangères. Ce projet prit du poids et entrant en concurrence avec le projet 23 fût abandonné (le projet 64 prévoyant un navire de 48000 tonnes à 9 canons de 356mm pour une longueur de 255m et une vitesse maximale de 29 noeuds).

Quelques années auparavant en 1934, l'URS lança les études pour un croiseur lourd destiné à tenir tête aux croiseurs type Washington (10000 tonnes et canons de 203mm). Le projet X prévoyait ainsi 12 canons de 240mm et détail intéressant deux sous marins de poche type Bloch («Mouche») et devait atteindre 38 noeuds pour un déplacement de 15500 t (on peut se demander quelle protection efficace). Le projet évolua prit du poids mais fut finalement abandonné au profit d'un projet 69 ou classe Kronstadt armés de canons de 305mm.

A noter qu'au moment du pacte germano-soviétique, les allemands acceptèrent de livrer aux soviétiques des canons de 380mm ce qui aurait pu armer les Kronstadt de trois tourelles doubles de 380mm mais aucun canon ne fût livré.

-Le Kronstadt est mis sur cale aux chantiers Baltique de Leningrad le 15 juillet 1939. Au moment de l'attaque allemande, il est achevé à environ 12%. Son achèvement sous une forme modifiée est envisagée après guerre mais le projet est abandonné après la mort de Staline et la coque est demantelée. Une conversion en porte-avions à aussi été étudiée en 1948.

-Le Sevastopol est mis sur cale à l'arsenal de Nikolaiev en 1939. La coque incomplète est capturée par les allemands en 1941 et demantelé

Un troisième navire baptisé Stalingrad n'à pas le temps d'être mis sur cale avant l'invasion allemande.


Le Sevastopol en construction à Nikolaiev

Le nom Stalingrad est repris pour un projet de l'après nommé projet 82 dont 4 exemplaires sont envisagés. Ces navires déplacent 42300 tonnes filent à 35 noeuds et un armement composé de 9 canons de 305mm en trois tourelles triples, 12 canons de 130mm en six tourelles doubles, 24 canons de 25mm en 6 affûts quadruples et 40 canons de 25mm en dix affûts quadruples. Trois navires sont mis en chantier en 1951 : Stalingrad, Kronstadt et Moskva mais leur construction fût abandonnée en 1953.


Vision des croiseurs de bataille classe Stalingrad

Déplacement : standard 35240 tonnes pleine charge 41539 tonnes

Dimensions : longueur 250m largeur 31.6m tirant d'eau : 7.59m

Propulsion : 4 turbines à engrenages alimentées par 12 chaudières dévellopant une puissance totale de 201000ch et entrainant 3 hélices

Performances : vitesse maximale 32 noeuds distance franchissable : 8300 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture 230mm tourelles 305mm barbettes 330mm bloc passerelle 330mm pont blindé 90mm

Armement :

Canon de 305mm en construction

-9 canons de 305mm modèle 1940 en trois tourelles triples (deux avant et un arrière). Ce canon de 55 calibres tire des obus de 471kg (perforants) et 380kg (explosifs) à une distance maximale de 46300 (explosifs) et 47580m (perforants) (site = +45°) à raison de 3 coups par minute. La tourelle triple Mk15 pèse 1200 tonnes et peut pointer de -3° à +45° en site à raison de 10° par seconde et sur 150° en azimut à raison de 5° par seconde. La dotation par tourelle est de 300 coups soit un total de 900 coups. Le rechargement se fait automatiquement à 8°.


-8 canons de 152mm modèle 1938 en quatre tourelles doubles. Ce canon de 57 calibres tire des obus de 55kg à une portée maximale de 23720m (site = +45°) à raison de 7.5 coups par minute. La tourelle double Mk4 pèse 146 tonnes et peut pointer en site de -5° à +45° à raison de 13° par seconde et en azimut sur 135 à 180° en fonction de la position à raison de 6° par seconde. La dotation en munitions est de 150 obus par canon soit un total de 1200 coups sachant que le rechargement se fait à +8°.


Ci-dessus : tourelle triple de 152mm du croiseur Chapaev et ci-dessous un affût double de 100mm sur le Kirov


-8 canons de 100mm modèle 1940 en quatre tourelles doubles. Ce canon de 56 calibres tire des obus de 15kg à une distance maximale de 22241m en tir surface et de 9895m en tir antiaérien à raison de 16 coups par minute. L'affût double M3-14 pèse 69.7 tonnes et peut pointer en site de -8° à +85° à raison de 10° par seconde et en azimut sur 360° à raison de 12° par seconde. La dotation en munitions est de 300 coups par canons soit2400 obus au total.

-28 canons de 37mm 70-K en 7 affûts quadruples. Ce canon de 67 calibres tire des obus de 1.5kg à la distance maximale de 8400m en tir surface et de 4000m en tir antiaérien à raison de 150 coups par minute. L'affût quadruple pèse 18 tonnes et peut pointer en site de -10° à +85° à raison de 15° par seconde et en azimut sur 360° à raison de 20° par seconde.

Aviation : Une catapulte et deux hydravions Beriev KOR-1

Equipage : 1837 hommes

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Sam 23 Mai 2009, 11:47

Koninklijke Marine (Marine royale)

Pavillon de la marine néerlandaise

L'histoire navale des Pays Bas commence au 16ème siècle sous une forme privée avec les pirates baptisés «Gueux de la mer» qui harcelèrent les navires espagnoles lors de la guerre d'indépendance qui allait donner naissance aux Provinces Unies (1568-1648).

Une fois l'indépendance acquise, les Provinces Unies, petit pays se lancèrent dans une ambitieuse politique coloniale symbolisée par la VOC (Vereenigde Oost-Indische) ou Compagnie néerlandaise des Indes Orientales. Créée en 1602, elle fût le bras armé de l'expansion coloniale néerlandaise qui contrôle bientôt une grande partie de l'Asie du Sud Est avec la future Indonesie connue sous le nom des Indes Néerlandaises, Ceylan et en Afrique du Sud.

Les Pays Bas entrèrent bientôt en concurrence avec l'Angleterre. quatre guerres opposèrent les deux pays, la première entre 1652 et 1654 remportée par l'Angleterre, la seconde (1665-1667) remportée par les Provinces Unies, le troisième entre 1672 et 1674 remportée par les néerlandais et enfin une dernière entre 1781 et 1784 à une époque où les Provinces Unies n'était plus qu'une puissance navale se seconde zone.

Le Royaume des Pays Bas se replia sur lui même se contentant de protéger ses colonies acquises avec peine dans les siècles précédents.

A la fin des années 1930, la marine néerlandaise s'inquieta de la menace japonaise sur les Indes Néerlandaises. Elle souhaita se doter de trois croiseurs de bataille pour dissuader le Japon ee s'emparer des puits de pétrole d'Indonésie.

Le raisonement des néerlandais étaient que les japonais utiliseraient leurs porte-avions et leurs cuirassés pour affronter en haute mer les navires anglais et américains et utiliseraient des croiseurs légers et lourds pour appuyer les débarquements dans les Indes Néerlandaises.

N'ayant aucune expérience dans la construction de navires de cette taille, les Pays Bas se tournèrent vers l'Allemagne, le premier projet étant totalement démodé en particulier en terme de protection.

Les allemands acceptèrent et transmirent aux néerlandais les plans des croiseurs de bataille classe Scharnost aboutissant à un projet baptisé projet 1047 (ou 323) qui était prêt en février 1940. La construction fût retardée par la volonté d'intégrer le système de protection anti-torpilles Pugliese.

Le dernier document de ce projet date du 19 avril 1940 et fut naturellement abandonné à cause de l'invasion allemande des Pays Bas le 10 mai 1940.

Aucun nom de baptême de ces navires n'est connu.


Voilà à quoi aurait pu ressembler le croiseur de bataille néerlandais

Déplacement : standard 28482 tonnes

Dimensions : longueur (perpendiculaires) 236m (hors tout) 241.2m largeur : 29.84 à 30.85m
tirant d'eau : 7.8m

Propulsion : pas finalisé mais qui aurait pu comprendre des turbines à engrenages alimentées par 8 chaudières et entrainant 4 hélices. La puissance totale est de 160 à 180000 ch

Performances : vitesse maximale : 34 noeuds

Protection : Ceinture : 40mm sous la flottaison et 225mm au dessus. Une ceinture anti-torpilles de 40mm. Pont supérieur de 20mm Pont blindé principal à 100mm Pont inférieur à 30mm

Armement :

-9 canons de 280mm modèle 1940 en trois tourelles triples (deux avant et une arrière). Ce canon de 54.5 calibres tire des obus de 315kg à une distance maximale de 42600m (site +45°) à raison de 2.5 coups par minute. La tourelle triple peut pointer à -5° à +45° en site et sur 150° en azimut. Chaque canon dispose de 120 obus soit un total de 1080 obus.

-12 canons de 120mm Mark7 en six affûts doubles. Ce canon de 50 calibres à une portée de maximale de 19500m (site = +30°) à raison de 10 coups par minute. L'affût double pointe de -5° à +70° en site et sur 150° en azimut. La dotation en munitions est inconnue.

-14 canons de 40mm Bofors et 8 canons de 20mm Oerlikon.

Equipage : inconnu


Plan du croiseur de bataille néerlandais


FIN DE L'ARTICLE

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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Dim 23 Aoû 2009, 13:52

Les machines alternatives étaient utilisées pour la croisière et la marche arrière et les turbines embrayées pour le combat Shocked

Bonjour ,
d'abord , merci mille fois de tous les articles , photos etc que tu met sur le site ! un travail énorme , et je suis le premier à te félicier !
Cependant , je peut t'affirmer que le BEARN , avec ses 4 hélices , tenait ses 20à 21 noeuds avec les 2 machines alternatives et les deux turbines ; il n'y avait pas d'embrayage , les 4 arbres porte hélices sont directemnt accouplés ( comme avec les moteurs lents actuels )Mr. Green
merci encore de tes articles passionants !
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MessageSujet: Re: DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES   Dim 23 Aoû 2009, 18:01

Merci pour cette précision, les sources sont parfois discordantes donc j'essaye souvent de choisir la plus réaliste.

J'ai dans l'idée de faire un autre article de ce genre sur les porte-avions parlant par exemple du Graff Zeppelin, de l'United State, de l'Aquilée, du PH75, de l'Orel..........

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DES LIMBES DE L'HISTOIRE (1) LES CUIRASSES

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