HISTOIRELe T47B12 est baptisé le 23 juillet 1952 et sa construction est attribué aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes. Il est mis sur cale le 19 octobre 1953 et lancé le 8 novembre 1954.
Les essais ont lieu du 9 août 1955 au 25 mai 1957 à Nantes puis à Brest à partir du 29 octobre 1956. Un an plus tard jour pour jour, le Guepratte appareille de Brest pour la Méditterranée et Toulon où il arrive le 2 novembre. il regagne Brest le 17 decembre 1956. Les sorties d'essais se poursuivent entre le 23 mars et le 25 mai toutes au depart de Brest.
Le 29 mai, le D632 quitte Brest pour Toulon pour réaliser sa traversée de longue durée. Après une escale à Tanger du 1er au 4 juin, il arrive dans le port varois le 6 juin.
Son admission au service actif est prononcée le même jour. Il est affecté à la 1ère FEE. Affectée à la 8ième DEE, il appareille avec le reste de sa division de Toulon le 16 decembre 1958 et arrive à Brest le 21 decembre.
La 8ième DEE est affectée à l'Escadre Légère créée le 1er janvier 1958 et sa première année existence est essentiellement consacrée à l'entrainement de groupe. Il réalise une sortie de groupe du 21 au 30 janvier au cours de laquelle, il porte assistance au chalutier espagnol Angelino. Après diverses sorties, il escorte la course à la voile Brest-Las Palmas qui quitte le port finistérien le 2 août. Du 6 au 15 octobre, il est en Mer du Nord et avec le Forbin manoeuvre avec des escorteurs allemands.
La fin de l'année 1958 est marquée par une croisière d'endurance dans les pays nordiques du 2 au 13 decembre.
Fin mars 1959, il quitte la 8ième DEE pour la 10ième DEE avec le Forbin et le Surcouf. Au cours de la croisière de printemps de l'Escadre légère (du 26 mai au 20 juin), il participe à l'inspection générale à la mer qui à lieu devant Mers El Kebir le 14 juin 1959.
http://www.netmarine.net/g/dossiers/oran59/index.htmL'escorteur est indisponible pour entretien (Iper) du 22 juin au 6 août puis mène une mission de representation au Canada (6 août-15 septembre)
L'année 1959 se termine par l'exercice otanien "Sharp Squail 4" du 16 au 25 novembre puis entre en grand carénage le 1er decembre. Le navire reprend la mer le 30 mars puis participe du 3 au 13 août aux ceremonies commemorant le cinquième centenaire de la mort d'Henri le navigateur. Le Guepratte est absent de Brest du 14 octobre au 23 decembre car il se rend à Toulon pour un stage de base au CEF.
Parmi les evenements majeurs de cette année 1961, nous pouvons citer "Dawn Breeze" du 8 au 28 mars avant une sortie de groupe sur les côtes bretonnes du 26 avril au 11 mai. le Guepratte est ensuite absent de Brest du 29 juillet au 14 septembre pour une Surmar jusqu'au 10 septembre sur les côtes algériennes. L'escorteur rallie directement Nemours où il relève le Duperré le 1er août suivit immediatement de tirs d'essais et de premier tirs d'appui-feu. Du 2 au 22 août, il assure une permanence nocturne au large de Port-Say en vue d'eventuels tirs d'appui au profit de la DBFM (Demi-Brigade de Fusiliers Marins) qui garde le barrage à la frontière algero-marocaine. une fois par semaine, il rejoint Mers el Kebir pour ravitaillement. Du 22 août au 30 août, les conditions changent car il evolue entre Port Say et Ras Kellah pour une mission de surveillance. A partir du 31 août, il retrouve son poste fixe du debut.
Le Guepratte intervient au total à 15 reprises, il tire 368 coups de 127mm dont 333 en appui feuIl est relevé par le Casabianca le 10 septembre, toujours à Nemours et regagne Brest le 13 septembre. Il est entretien du 13 decembre 1961 au 12 janvier 1962. Il suit ensuite un stage au CEF de Toulon du 31 janvier au 7 mars 1962. il mène une nouvelle Surmar du 15 mai au 15 juin avant de participer à l'exercice "Finisterex" du 1er au 8 octobre 1962 puis au cours de la croisière d'automne (19 novembre-12 decembre) les exercices "Frimaire" et "Ecume 7".
Du 9 avril au 2 mai 1963, il prête son concours aux essais du PRE La Saone
Après un entretien du 5 juillet au 4 septembre 1963, il appareille seul le 7 septembre pour une mission de representation au Canada et aux Etats Unis pour une quizaine commerciale française à Chicago, il y est présent du 20 au 25 septembre. Il quitte la zone le 6 octobre et est de retour à Brest le 13 octobre. A son retour dans le Finistère, il entre en grand carenage du 30 decembre 1963 1963 au 29 juin 1964. Il est en essais du 30 juin au 31 août,date de sa disponibilité. Il est ensuite absent de Brest du 2 septembre au 14 novembre pour un stage au CEF (7 septembre-2 novembre)
Le 21 août 1965, la 8ième DEE est dissoute, le Guepratte quitte l'Escadre Légère et est affecté à la 2ième region maritime. L'escorteur va être utilisé pour le reperage et le contrôle du vol des premiers engins spatiaux français. Il assure deux campagnes de tir (Fin 1965-debut 1967 et de la mi 1967 à la fin de 1968).
Le Groupe Naval d'Essais de Missiles est constitué le 14 decembre 1966. En attedant l'arrivée du
Henri Poincaré, le Guepratte sert de bâtiment receptacle. Il à pour mission d'étudier le comportement des engins balistiques français lors de leur entrée dans l'atmosphère et de determiner le point d'impact avec la meuilleure precision possible. Il à aussi pour mission la surveillance de la zone et la recuperation de l'engin.
Le dernier tir à Hammaguir à lieu le 15 fevrier 1967 et les tirs civils suivants se tenant à partir de Kourou en Guyane française et pour les tirs militaires depuis le Centre d'Essais des Landes installé dans la region de Biscarosse à partir de 1962 avec une zone de reception à proximité de l'île de Florès près des Açores.
Le 23 janvier 1967, le Guepratte appareille pour une première campagne de tir au profit du CEL avec en particulier le lancement de la 3ième fusée Diamant A le 8 fevrier; il est de retour à Brest le 11.
L'activité au sein du Groupe d'essais de missiles est soutenu, l'escorteur étant le plus souvent dans le Golfe de Gascogne et au large du CEL sauf quand il s'agit de tirs lointains, il se rend sur le site de Florès. !il present à Florès du 27 septembre au 8 octobre pour les tests des SSBS (Sol Sol Balistique Stratégique).
Le Guepratte achève l'année par une sortie du 4 au 6 decembre 1967 avec son remplaçant, l'Henri Poincaré.
Il est present sur le site de Florès du 9 au 29 janvier 1968 pour le premier tir de MSBS pour les SNLE. Il est en petit carenage à Brest en février puis enchaine par une nouvelle mission dans le golfe de Gascogne du 5 au 11 mars.
Fin juin 1968, il quitte le Groupe d'essais de Missiles pour entrer en refonte ASM à l'arsenal de Brest à partir du 1er août. l'escorteur est réarmé pour essais le 8 août 1970 et est armé complet le 20 janvier 1971.
Il appareille de Brest pour sa traversée de longue durée vers Toulon via Funchal Abidjan et Dakar. (27 janvier-27 fevrier).
Le Guepratte est affectée à la 4ième DEE de l'Escadre de la Mediterranée puis réalise un stage au CEF du 9 mars au 6 mai. Il enchaine ensuite par les exercices "Constellation" et "Meditex" du 12 au 19 juin manoeuvres suivit par une revue navale avant d'enchainer par l'exercice "Iles d'Or" du 3 au 26 novembre. Il est ensuite en Iper de la fin du mois de novembre 1971 au debut du mois de fevrier 1972. Du 18 au 22 juillet 1972, il apporte son concours à la mise en condition du sous marin Junon .
L'année 1972 se termine par l'exercice OTAN "Endless Chain" du 6 au 21 novembre puis par un exercice de groupe du 16 au 19 decembre.
L'année 1973 voit la participation de l'escorteur à un exercice de groupe du 5 au 9 mars sur les côtes de Provence. Du 26 mars au 5 avril, il mène une Surmar en Méditerranée occidentale et l'escale qu'il réalise à Alger du 30 mars au 2 avril
est la première d'un navire de guerre français depuis l'independance. Au mois de juillet, son equipage assiste les pompiers pour lutter contre les incendies dans la region de Bastia.
Il mène une nouvelle mission de Surmar dans les eaux tunisiennes du 28 mai au 7 juin 1974.
L'escorteur quitte Toulon du 28 avril au 30 mai , il se rend à Brest du 3 au 10 mai où il apporte son concours à la FOST car l'Escadre de l'Atlantique manque à l'époque d'escorteurs. Le Guepratte est ensuite en Iper du 22 septembre 1975 au 1er mars 1976. Il participe ensuite à la revue navale du 11 juillet 1976. Du 28 juillet au 5 août, il assure une nouvelle Surmar au mouillage d'Hammamet (escale à Tunis).
Le navire est en Iper d'avril à juin 1977. Après un mois de juillet consacré à l'entrainement, il participe à la mission de présence "Sargasse 5" en compagnie de l'Escorteur Rapide Le Normand qui vient de Brest. Il sont present dans la region de Terre Neuve où l'EE assiste les chalutiers. Ils mettent ensuite cap au sud et font escale à Miami du 29 septembre au 3 octobre.
Le transit entre Miami et Houston (où ils font escale du 7 au 11 octobre) est l'occasion d'exercices et d'un "Passex" avec le destroyer americain William C. Lowe et le SNA Dace. Ils se rendent ensuite dans les Antilles et au Bresil.Ils traversent ensuite l'Atlantique puis après une relache à Abidjan du 23 au 25 novembre, les deux escorteurs participent à "Estuaire 77" avec la marine gabonaise et 4 Jaguar. Ils quittent l'Afrique le 4 decembre et le Guepratte rejoint Toulon le 22 decembre 1977
Avec la 4ième DEE, il participe à l'exercice "Focol" du 6 fevrier au 4 mars 1978 puis le guepratte enchaine de la fin mars à la fin avril à la mise en condition de sous marins et aux concours aux écoles. Il participe du 16 au 30 mai à "Dawn Patrol" puis après une Iper du 1er au 27 août à "Faron 78" avec la marine espagnole du 16 au 31 octobre avant que l'année se termine par une mission de renseignement et de surveillance en Mediterranée centrale et orientale et ce jusqu'au 24 decembre, date de son retour à Toulon.
Après 4 sorties au mois de janvier,l'escorteur est en Iper du 5 fevrier au 11 mai 1979. L'EE quitte Toulon le 9 juin pour une mission de présence dans l'Océan Indien où il relève la fregate Duquesne. Il franchit le canal de Suez le 13 juin et arrive à Djibouti le 19 juin. Les patrouilles sont consacrées à la fois à la surveillance maritime et à la presence. Le Guepratte quitte Djibouti le 17 decembre, passe le canal de Suez le 21 decembre et arrive à Toulon le 30 decembre après une escale du 22 au 26 decembre à Alexandrie. Il rentre immediatement en Iper et ce jusqu'au 7 mars 1980. Les essais ont lieu en mars et en avril. Il est de nouveau en Iper du 12 mai au 14 juin. Il participe ensuite à l'exercice franco-italien "Tridente" du 16 au 28 juin au cours duquel il tire au polygone de la marine italienne au cap Teulada. La fin de l'année 1980 est marqué par les exercices "Faron 80" du 22 octobre au 30 novembre et "Frimas 80" du 1er au 12 decembre.
Le Guepratte quitte Toulon le 9 mars 1981 pour l'exercice "Gala 81" avec l'escadre de la Méditerranée qui se retrouve son homologue de l'Atlantique le 13 mars pour des manoeuvres jusqu'au 18 avant de regagner Toulon où il arrive le 27 mars. L'EE quitte Toulon du 11 mai au 4 juin pour la mise en condition du groupe aéronaval, c'est la sortie
"Coriolan". Le lendemain de l'appareillage au sud de Toulon avec la corvette Georges Leygues, ldes Lynx et des Atlantic, il debusque un SNA soviétique Victor qui est obligé de faire surface après 19 heures de traque dont certainesp eriodes à 30 noeuds.
Le batiment entre ensuite en Iper le 22 juin 1981 jusqu'au 13 fevrier 1982 date du debut de ses essais post-refonte. Après un entrainement individuel à partir du 17 mars, il effectue un stage au CEF du 13 au 30 avril. C'est ensuite l'exercice "Distant Drum" avec l'escadre et des navires venus de Brest du 4 au 14 mai 1982. puis c'est l'exercice "Tartare" en collaboration avec la Force aérienne Tactique (FaTAC), exercice qui prend fin le 28 mai et qui est suivit d'un second passage au CEF du 7 au 26 juillet. Il participe egalement à la revue navale du 14 juillet 1982 en rade des Vignettes
(
http://www.netmarine.net/g/dossiers/revue/index.htm)
Le Guepratte se rend ensuite en Méditerranée orientale pour les missions "Olifant". L'EE appareille de toulon le 25 octobre pour relever le Montcalm en faction devant Beyrouth
Les longues patrouilles sont entrecoupées d'escales à Larnacca pour repos et ravitaillement. Le Guepratte quitte la zone le 14 decembre après avoir été relevé par la Galissonnière.
La 4ième DEE est dissoute le 25 mars 1983 et desormais les escorteurs sont non-endivisionnés.
L'EE doit repartir pour le Liban le 31 juillet afin de relever la corvette Georges Leygues dans le cadre d'
"Olifan 16" puis escorte le porte-avions Foch
"Olifan 17" à partir du 16 septembre et l'arrivée du porte-avions sur zone. Il assure le soutien de la FMSB (Force Multinationale de Securité à Beyrouth) et les Super Etendard doivent s'employer pour faire cesser les tirs d'artillerie visant les troupes françaises le 22 septembre. Relevé par le Kersaint, le Guepratte est de retourr à Toulon le 18 septembre.
En 1984, il participe à une nouvelle mission Olifan puisqu'il quitte Toulon le 27 mars pour le Liban afin de relever le d'Estrées. Il est de retour dans le var le 4 mai 1984. Il participe ensuite à "Tridente" avec la marine italienne du 28 juin au 7 juillet 1984.
Sa dernière de service actif n'est pas de tout repos avec la participation du vénérable escorteur à l'entrainement de groupe "Amphora du 22 janvier au 22 fevrier, la sortie "Tarot" du 26 fevrier au 1er mars et l'exercice "Farfadet" du 4 au 6 juin. Il réalise un de ses derniers entrainement de groupe du 11 au 29 juin.
Il réalise sa dernière sortie à la mer le 5 juillet avant d'être desarmé le 5 août 1985 puis 6 mois plus tard d'être condamné sous le numero Q643 (13 mars 1986).L'ancien Guepratte termine sa vie de navire de guerre de la meuilleure des façons pour lui en servant de cible de tir le 9 novembre 1994 à un Atlantic de la 23F et un Super Etendard qui lui assène deux uppercuts sous la forme d'AM39 avant que les plongeurs demineurs ne l'achève. La coque cassée par le milieu , la proue et la poupe coulent en même temps et proprement à la verticale.
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Rammstein je les ai dans la peau

Au sens propre comme au figuré