E°) LA DETECTIONLes radars des escorteurs d'escadre sont français dès leur mise en service. La France à été privé de recherches correctes durant la seconde guerre mondiale à du mettre les bouchées doubles pour rattraper 10 ans de retard ce qui explique que ces radars souffrent au debut de maladies de jeunesse.
LES RADARS DE VEILLE Les T47B disposent d'un radar de veille combinée
DRBV11 implanté sur le mat arrière d'une portée comprise entre 60 et 120km, d'un radar de veille aérienne
DRBV20A installé lui sur le mat avant (portée : 250km) et d'un radar de veille surface et de navigation
DRBV 31 sur le mat avant qui lui possède une portée de 40km
Les T53R disposent de radars plus performants et plus specialisés (dus à leur rôle de piquet radar au profit des porte-avions) avec un radar d'altimetrie
DRBI10B sur le mat avant, d'un radar de veille combinée
DRBV22A sur le mat arrière (portée : 220km) et d'un radar de veille surface et de navigation
DRBV 31 sur le mat avant pour une portée de 40km
Le T56 dispose de deux radars de veille combinée, un
DRBV22A et un
DRBV50 d'une portée respective de 220km pour le premier et de 40km pour le second, le tout sur un seul et unique mat
DETECTION ASM A leur entrée en service, les T47B et les T53R sont pourvus de deux sonars de coque dans des domes mobiles. Le
DUBV1B est un sonar directif HF utilisé pour la veille sonar tandis que le
DUBA1B de mêmes caracteristiques est utilisé pour l'attaque. Tout les deux ont une portée comprise entre 650 et 3200m et sont utilisables jusqu'à 24 noeuds.
Dès
Juin 1961 soit environ un avant sa mise en service, le
D 638 La Galissonnière experimente de nouveaux equipements de detection ASM, ceux-ci devant correspondre aux nouvelles armes ASM : le missile porte-torpille Malafon et l'helicoptère embarqué. Le premier sonar remorqué, le
DUBV40Y utilise l'électronique du sonar americain
SQS 503 et obtient une portée d'environ 5000m, performances comparables aux performances du sonar remorqué americain
SQS 10 essayé en
Juin 1962D'autres equipements sont testés, le sonar panoramique americain
SQS 503 (Haute frequence en bulbe d'étrave), un second en dome hissable, la portée etant de 1000 à 7000m. Par contre, le sonar
DUBV3 HF en dome hissable deçoit. La mise au point de ses sonars sera longue et difficile ce qui retardera la refonte ASM des T47B.
Pour la detection des torpilles, il existe un système d'écoute passive panoramique le
DSBV1C, les torpilles etant detectées une minute avant l'impact
ELECTRONIQUE DIVERSE Les escorteurs d'escadre sont pourvus d'un appareil de reperage des emisisons radars, l'
ARBR10, d'un appareillage de reperage des emissions radios, l'
ARBA 20, de radiogoniomètres, d'un IFF
Mk10 relié aux radars et de la balise TACAN
ANVR 3TRANSMISSIONSLes emetteurs radios sont nombreux à bord des escorteurs d'escadre. Les T47B et les T53R disposent de 8 emetteurs VHF (très haute fréquence), de 7 emetteurs HF/MF (Haute et Moyenne Frequence), de 6 recepteurs HF (haute frequence), de 3 recepteurs LF/MF (basse et moyenne frequence), un recepteur MF/HF (Moyenne et Haute frequence), 7 ensembles UHF (très haute fréquence) , deux ensembles VHF, 2 ensembles HF et un ensemble MF
le T56 dipose lui de 7 emetteurs UHF, de 6 recepteurs HF, de 8 ensembles UHF, de deux ensembles UHF et deux ensembles MF.
Pour les liaisons avec les sous marins, les escorteurs d'escadre utilisent un téléphone sous marin baptisé
TUUM2B F°) EFFECTIFS ET VIE A BORD EFFECTIFSLes effectifs donnés ci-dessous sont ceux prevus mais naturellement, ils varieront durant la carrière des Escorteurs d'Escadre
le commandant du navire qui à le grade de capitaine de fregate ou de capitaine de vaisseau si le navire est chef de division, un 1 capitaine de corvette qui est le commandant en second, un ingenieur mecanicien principal, un commissaire, un medecin, cinq lieutenants de vaisseau (6 sur le T56), 3 Enseigne de Vaisseau de première classe pour les T47 et le T56 mais les T53R en disposent de 4, les T47B et les T53R disposent de 2 enseigne de vaisseau de 2ième classe, un troisième est present à bord du T56, les Aspirants (Eleves Officiers de Reserve) sont au nombre de 3 pour les Surcouf (T47B) et lers Dupérré (T53R) tandis que le T56 n'en embarque que deux, les Premiers maitres sont au nombre de 4 tandis que les Maitres (les choufs ?) sont au nombre de 14 pour les deux premières sous-classes d'EE et 13 pour l'unique et très spécial T56. Les second maitres sont au nombre de 39 pour les Surcouf et de 40 pour les Duperré et le La Galissonnière. Enfin, les quartiers maitres et les matelots sont au nombre de 272 sur les T47B, de 274 pour les T53R et de 230 pour le T56 soit un total de 347 hommes pour les 12 T47B, de 350 pour les 5 T53R et de 307 hommes pour l'unique T56
VIE A BORDJournée Type Le service est assuré par tiers en permanence, les periodes de loisirs sont rares et à la journée de travail s'ajoute les quarts de 4h ce qui ajoute un surcroit de fatigue. Le rythme est encore accru quand le navire est aux postes de combat ou de veille renforcée. L'entretien et les problèmes d'etancheités sont aussi des préoccupations non negligeables
Postes d'equipages et logements Sur le Surcouf, l'équipage est repartit en 7 postes, le poste 1 acceuille le commissariat et le service intérieur, le cordonnier, le tailleur et le coiffeur; le poste 2 acceuille les menbres de la conduite du navire et les torpilleurs; le poste 3, les radardistes et les cannoniers avant; le poste 4 les mecaniciens et les chauffeurs des compartiments avants; le poste 6 les mecaniciens et les chauffeurs des compartiments arrière et la demi-brigade de securité et enfin le poste 7, les cannoniers arrière
Alors qu'avant guerre, les hommes étaient logés à l'avant et les officiers à l'arrière, cette fois l'équipage est logé à proximité de leur poste de travail. Les hamacs sont encore utilisés jusqu'aux refontes où ils cèdent la place à des couchettes
G°) PERFORMANCESESSAIS PROPULSIONS A la Puissance Maximale Pratique, la plus faible vitesse est atteinte par le
Dupetit Thouars qui fila à
35.29 noeuds le 12 fevrier 1955 avec une puissance devellopée de 63630 ch tandis que la vitesse la plus élevée fut celle du
Bouvet qui fila le
10 fevrier 1955 à 36.63 noeuds avec une puissance devellopée de 64277 chA tout feux poussés, la plus faible vitesse fut celle du
Jaureguiberry qui le
28 fevrier 1957 atteignit la vitesse de 37.07 noeuds pour une puissance devellopée de 69740ch tandis que la vitesse la plus élevée fut atteinte par le
Maillé Brézé qui le
27 mars 1956 fila à 39 noeuds pour une puissance devellopée de 69800ch
A noter que ces resultats sont à prendre avec precaution car certaines données sont absentes : les essais à PMP des EE Surcouf et les essais à feux poussés du Surcouf, du Cassard, du Chevalier Paul, du D'estrées, du Du Chayla, du Casabianca, du la Bourdonnais, du Forbin et de La Galissonnière
CONSOMMATION ET DISTANCE FRANCHISSABLE Avec deux chaudières à 18 noeuds, les EE consomme 149kg par mille marin et peuvent ainsi franchir 5340 miles marins tandis que avec 4 chaudières, toujours à 18 noeuds, ils consomme 165kg par mile et peut franchir 4830 miles marins.
APPAREIL A GOUVERNER ET RAYON DE GIRATION Le gouvernail est du type à aileron compensé, sa partie inférieure est à 10cm au dessus de la fausse quille.
le rayon de giration du
Surcouf est de 500m à 15 noeuds et atteint 650m à 31.5 noeuds tandis que le
La Galissonnière est de 450m à 15 noeuds et de 700m à 33 noeuds pour un angle de barre de 15°
QUALITES NAUTIQUESLes T47B et les T53R tiennent très bien la mer sauf par forte mer de l'avant : les EE mouillent beaucoup et doivent reduire leur vitesse
le T56 est un bâtiment très marin et se comporte très bien même par des creux de 4m en Méditerranée. Le roulis est un peu plus ample que sur les autres EE. La stabilité est imparfaite et la capacité en mazout doit être reduite à 750m
3 pour les 3 variantes, la tenue de cap est très bonne tout comme les manoeuvres