AccueilAccueil  ­PortailPortail  ­FAQFAQ  ­RechercherRechercher  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  ­Votez pour Marine ForumVotez pour Marine Forum  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (2)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre


Masculin
Nombre de messages: 7588
Age: 25
Ville: Nantes
Emploi: etudiant
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (2)   Jeu 01 Mar 2007, 23:06

3-CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

A°) Coque et Superstructures

1-Construction
Les Destroyers d'Escorte construits en serie, ont deux type de coque. Les premiers DE de la classe Evarts ont une coque plus courte prévue à l'origine pour une propulsion par turbines à engrenages mais en réalité, devant la pénurie d'engrenages et les besoins d'autres navires, ils reçurent des diesels et des moteurs électriques. Pour ne rien arranger,la penurie des moteurs diesels fit que leur puissance fut moitié moins moindre que prévu ce qui limita leur vitesse. Les autres classes de DE ont tous la coque «longue», quelle que soit leur propulsion, ce qui améliore leur tenue à la mer et leur permet de porter un armement plus puissant.
La coque est soudée, divisée par onze cloisons étanches. De chaque bord, la coque est composée essentiellement de 15 poutres, sur toute la longueur. Le pont principal repose sur 17 poutres semblables. Les Buckley et les Cannon sont construits selon le système tranversal tandis que les Rudderow sont construits selon le système longitudinal.

2-A bord d'un DE
Nota : je m'appuie ici sur l'article consacré au DE Berbère (Marines & Forces Navales N°87)

Le pont principal courre sur toute la longueur du bâtiment ce que les americains appellent «flush deck», traduisible par «pont ras». La proue également relevée, supporte les ancres et les lignes de mouillage. Immediatement sur l'arrière du cabestan, on trouve le canon n°1 de 76mm qui est installée derrière un petit pavois qui est censé la protéger de la mer. En allant vers la poupe, toujours sur le pont principal, un étroit passage de chaque bord permet de gagner l'arrière du bloc passerelle, en passant sous une plateforme supportant des canons de 20mm et au pied d'un radeau sur un support metallique.
Le Bloc passerelle est prolongé vers l'arrière par un rouf qui va jusqu'à la plage arrière. Des plateformes de chaque bord abritent l'artillerie légère antiaérienne. Le bloc passerelle du Berbère est presque une tour, avec ses quatre étages au dessus du pont principal. Le mat supporte les drisses pour les signaux par pavillons et les feux de navigation et de manoeuvres traditionnels. Il porte aussi les radars. Le sommet du bloc passerelle est découvert et protégé par de larges pavois. Sur l'arrière, deux ailerons supportent un poste de veilleur. L'arrière de la plate-forme est occupée par un radar de conduite de tir. Deux postes de veilleurs sont encore installés sur l'avant de chaque bord. Les 6 DE pris en compte en 1950 (et les deux transférés en 1952 ?) ont le local du sonar baptisé «hutte Asdic» sur l'avant, formant une avancée caracteristique sur l'avant et une descente à tribord avant permet d'accéder à l'étage inférieur.
On accède ainsi à l'abri de navigation dans le rouf placé au centre d'une plateforme qui porte les coffres à pavillons sur l'arrière, deux gros projecteurs (la recherche de 60cm et quatre de signalisation de 30cm) et sur l'avant, dans l'axe, un affût double de 20mm. La partie avant du rouf est occupée par l'abri de navigation avec une table à carte à bâbord, la commande de la barre et un compas dans l'axe et les equipements habituels. Une petite chambre des cartes est située à tribord arrière alors que le côté babord est occupé par le CI (Central Information, on parlerait maintenant de CO ou Central Opérations).
L'étage inférieur est posé sur le rouf du pont principal. Sur l'avant, trône le canon de 76mm n°2, lui aussi protégé par un pavois metallique. Deux supports, de part et d'autre, renferment des filets de sauvetage. Deux affûts doubles Oerlikon de 20mm sur chaque bord sur l'arrière de la pièce de 76mm sont posés sur une petite plateforme debordante. Une porte dans l'axe, entre deux caissons à obus de 76mm, à l'avant du rouf permet de pénétrer dans ce dernier. Une petite coursive est occupée par des appareils de ventilation, des munitions de 20mm et sert d'abri aux artilleurs. Le coin babord ailleurs est pris par les sanitaires du commandant, ce dernier étant logé dans la partie centrale du rouf, avec sa chambre à babord. L'arrière du rouf est occupé à babord arrière par le local radio et à tribord, une coursive qui ouvre sur l'arrière et permettant d'accéder au local radio, à la chambre du commandant et à un bureau à tribord et à deux echelles : une vers l'abri de navigation au dessus, l'autre vers les soutes à l'étage inférieur.

Le rouf central occupe tout l'axe du bâtiment, entre le hedgehog à l'avant et la pièce arrière de 76mm, cette dernière étant surélevée de 80cm. A l'avant, après un sas avec une descente, une coursive centrale permet d'accéder à quatre chambres d'officiers et aboutit au carré qui occupe toute la largeur du rouf. Sur son arrière, une coursive ouvre sur l'office du carré et le BSI ou Bureau Service Intérieur. Le rouf se retrecit et abrite la cuisine,unique sur les bâtiments americains, installée sur l'avant de la cheminée. Le rouf sur l'arrière est occupée par les passages pour la ventilation et les silencieux. Après un local pour les accumulateurs, l'atelier machine et le bureau machine sont sur l'avant de sanitaires divers (lavabos, douches, WC) puis une coursive avec les descentes vers les postes d'équipage. Descendons maintenant dans la coque; Les compartiments machines séparent les compartiments avant et arrière. Les compartiments avant forment trois étages.
Au niveau du premier pont, la pointe avant est occupée par une petite soute pour le maitre de manoeuvre. Sur l'arrière, le compartiment suivant est occupé par le moteur du cabestan et des armoires puis une coursive séparant les sanitaires de chaque bord pour les officiers mariniers, avec une echelle menant à un panneau ouvrant sur la plage avant et un panneau permettant de descendre dans les fonds. La coursive se poursuit à tribord vers l'arrière, abritant une montée sur la plage avant , un petit groupe électrogène et trois couchettes superposées. Sur babord, on trouve un petit poste avec douze couchettes, toujours groupées par trois. Le poste des seconds maitres se trouve sur l'arrière occupant toute la largeur de la coque. Il totalise 33 couchettes, toujours par trois (tous les postes d'équipage sont equipés à l'americaine avec ici, quatre tables de 8 hommes et 33 caissons).
Au fond, deux portes donnent accès à la cafeteria avec cependant trois couchettes à tribord avant , quatre tables pour huit hommes et au centre vers l'avant, une table pour la distribution et une table chauffante et une fontaine. Un petit magasin à vivres est situé dans l'angle bâbord arrière près d'une descente.

Sous les postes d'équipage, le niveau appelé deuxième plateforme est occupé, de l'avant vers l'arrière , par une charpente , une soute pour le maitre de manoeuvre, le puits aux chaines, la partie supérieure du local du sonar, une soute à tribord et un local avec une pompe, une soute à matériel, une soute à munitions de 76mm (sur bâbord), une soute pour les munitions de 20mm et une descente avec les fusées pour les munitions du herisson à tribord, la tranche suivante est prise par la soute à vivres refrigéré dans l'axe, sur l'avant d'une coursive qui permet aussi accéder à une soute pour les mecaniciens et les électriciens à bâbord et un local avec un compresseur et la machine refrigérante à tribord. Encore sur l'arrière, le compas gyroscopique est au centre dans un petit compartiment, avec une soute à matériel à babord et une osute à vivres secs à tribord. Vers l'arrière la tranche suivante constitue les soutes à gazole.

Les fonds sont vides à la pointe avant, puis sont occupées par le sonar, la soute à peinture, une cale à vin (à l'origine une soute à alcool), une soute pour les munitions du herisson, une soute pour les munitions de petit calibre, une soute à artifice et une osute à matériel divers. Tout l'arrière, devant les compartiments des machines, est occupé par les soutes à gazole. Les quatre tranches suivantes forment les compartiments machines.

Le compartiment arrière, au niveau du premier pont, est occupée par des postes d'équipage , toujours avec des couchettes superposées par trois. Le poste derrière les machines totalise 45 couchettes , avec l'infirmerie dans l'angle tribord. Les deux autres postes, sur l'arrière, regroupent chacun 51 couchettes . Une porte au fond du du dernier poste ouvre sur une petite coursive qui donne accès à une chambre pour un premier maitre à bâbord, la buanderie à tribord et, dans la pointe arrière, le local de la barre avec le local du charpentier à bâbord et une soute à tribord. A noter que cette repartitions des postes est totalement différente de la marine française d'avant guerre où l'équipage était logé à l'avant, les officiers mariniers au milieu et les officiers à la poupe. Les americains estiment qu'il est plus logique et rentable de loger les marins prêt de leur poste. Cette disposition sera adoptée par la marine française sur ces nouveaux navires. Des soutes à gazole remplissent tous les compartiments sur l'arrière des moteurs. La tranche suivante, vers l'arrière, est occupée de chaque bord par des soutes à gazole et des soutes à eau et, au centre, les soutes à munitions (76 et 40mm), ensuite on trouve une soute pour grenades ASM dans l'axe encadrée par des soutes à vivres et à matériels divers. Une dernière soute à l'arrière est utilisée pour les obus de 40mm.

B-Propulsion
A l'origine, tous les DE devaient être propulsés par des turbines à engrenages mais rapidement la penurie de ce type de moteurs mais aussi des autres (diesels, electriques) sans compter les besoins des autres navires : bâtiments de debarquement, croiseurs, destroyers, sous marins.
Quatre types de propulsions différentes ont été installées avec comme point commun, la présence de deux lignes d'arbres. Les Cannon dont 14 exemplaires ont été cédés à la France sont equipés d'une propulsion diesel-électrique avec sur chaque ligne d'arbre, 2 diesels Général Motors 16 cylindres en V de 1700ch chacuns et ces diesels entrainent deux dynamos de 1200kw, ces dernières fournissant du 525 V continu qui est envoyé à deux moteurs à courant continu entrainant l'helice. 4 diesels auxiliaires de Général Motors sont aussi disponibles.

C-Performances

1-La manoeuvrabilité
L'adoption de deux safrans donne aux DE de bonnes qualités de manoeuvre, avec un diamètre de giration de l'ordre de 300m. La tenue de cap n'est pas toujours très facile à petite vitesse, le DE ayant tendance à l'auloffée (si quelqu'un peut m'expliquer ce terme). A 5 noeuds, il est impossible d'abattre uniquement avec la barre à plus de 3° de vent. A petite vitesse, la derive due au vent atteint facilement 2 à 3 noeuds par vent frais, ce qui pose un problème en cas de tenue de contact avec un sous marin si l'escorteur est sous le vent de ce dernier.
A 17 noeuds, soit environ 500 tours, il est recommandé de ne pas depasser 15° de barre pour eviter de surcharger les moteurs électriques. L'inertie est souvent qualifiée de considérable. A 14 noeuds, avec 15° de barre, le bâtiment vient encore de 40° après la mise à zéro de la barre. Il faut 20 secondes pour passer la barre de 15° d'un bord à 15° de l'autre.

2-La tenue à la mer
Le tirant d'eau de l'Algérien est de 3.06m, au déplacement en charge normale de 1535 tonnes. il faut 7.5 tonnes pour faire varier le tirant d'eau de 1cm.Avec une hauteur métacentrique importante, le navire répond assez sèchement aux coups de roulis et l'on relève des periodes de 6.5 à 7.5 secondes, pour des lames de 60 à 100m, ce qui est le cas en Atlantique Nord en hiver. En 1951, le Soudanais a une periode de 8 secondes. Un roulis de 45° est possible, de chaque bord, par mer de force 4


3-Vitesse
La vitesse des DE varie bien sur en fonction de la charge, de l'état de la mer, de la puissance développée et de la salissure de la carène. Le Kabyle en septembre 1951 atteint 18.6 noeuds au déplacement de 1700 tonnes, à 80% de la puissance, à 546 tours/minutes, un mois après le passage au bassin. Six mois après un carénage, le commandant du même DE estime que son bâtiment perd presque deux noeuds à cause de l'état de la carène.
Le 8 juin 1950, au déplacement de 1250tonnes et aux 3/4 de la puissance maxima, l'Algérien atteint 20.4 noeuds sur base


4-Consommation et Distance Franchissable
En 1949, le Sénégalais consomme à 8 noeuds 27.1kg de fioul par mile pour une distance franchissable de 12251 miles nautiques tandis qu'à sa vitesse maximale (18 noeuds), il consomme 44.6kg de fioul par mile pour une distance franchissable de 7144 miles nautiques

Le Hova (date inconnue) franchit 10800 miles nautiques à 12 noeuds tandis qu'à 20 noeuds, il franchit 5000 miles nautiques


A SUIVRE........

_________________
Rammstein je les ai dans la peau



Au sens propre comme au figuré
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://claus44.wordpress.com/
X07
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre


Masculin
Nombre de messages: 2405
Age: 43
Ville: paris
Emploi:
Date d'inscription: 31/08/2006

MessageSujet: DE   Ven 02 Mar 2007, 07:47

Bravo Claus, t"es un vrai pro!
X thumleft
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
X07
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre


Masculin
Nombre de messages: 2405
Age: 43
Ville: paris
Emploi:
Date d'inscription: 31/08/2006

MessageSujet: DE   Ven 02 Mar 2007, 07:53

auloffée ou aulofée (nom féminin) (de au loff) : Mouvement du navire à voiles qui, dans une survente, vient dans le lit du vent. (Contraire : abattée.)
terme de voile, moussaillon (faut naviguer un peu, Claus, Nantes n'est pas loin de la mer)
X Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre


Masculin
Nombre de messages: 7588
Age: 25
Ville: Nantes
Emploi: etudiant
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (2)   Ven 02 Mar 2007, 12:55

Merci de cette info. La seule fois que j'ai fait de la voile c'était du char à voile en 1994. quand j'ai pris la mer c'était en bateau à moteurs.

_________________
Rammstein je les ai dans la peau



Au sens propre comme au figuré
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://claus44.wordpress.com/
Mazzo
Maître principal
Maître principal


Masculin
Nombre de messages: 220
Age: 67
Ville: Dieppe 76
Emploi: retraité ex-marmar
Date d'inscription: 22/02/2007

MessageSujet: DE   Ven 02 Mar 2007, 17:37

Attention au copyright...
Les photos de Marius sont payantes...



Mais travail sympa
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre


Masculin
Nombre de messages: 7588
Age: 25
Ville: Nantes
Emploi: etudiant
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (2)   Ven 02 Mar 2007, 18:00

Mazzo a écrit:
Attention au copyright...
Les photos de Marius sont payantes...



Mais travail sympa


C'est pas moi qu'il faut engueuler c'est Bernard P.A. ce sont ses photos donc je suppose qui les à payées lol! lol!

_________________
Rammstein je les ai dans la peau



Au sens propre comme au figuré
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://claus44.wordpress.com/
Francois
Vice-amiral
Vice-amiral


Masculin
Nombre de messages: 1383
Date d'inscription: 03/08/2005

MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (2)   Ven 02 Mar 2007, 18:04

oui mais les payer ca ne donne pas de droits de les publier...
attention.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre


Masculin
Nombre de messages: 7588
Age: 25
Ville: Nantes
Emploi: etudiant
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (2)   Ven 02 Mar 2007, 18:42

D-Detection et Transmissions

1-Les sonars
Chaque DE reçoit un appareil de detection sous marine baptisé Asdic par les anglais et Sonar par les americains, c'est cette dernière appellation qui est conservée aujourd'hui. Les DE reçoivent un sonar QCS1 americain puis en 1944, 50 ASDIC sont livrés pour les remplacer.
Les resultats varient considérablement d'un essai à l'autre. A l'origine, le sonar d'un DE à une portée reconnue de 2000m mais peut être réduite à 400m mais peut aussi devenir nulle en fonction de l'état de la mer, du bruit des fonds marins, des variations de la mer ou de la vitesse de la mer.
Sur l'Algérien, avec un QCS1, les portées relevées sont de 5486m (6000 yards) sur un sous marin en immersion periscopique, de 2743m en pratique mais tombe à 450 ou 550m à proximité de la côte en été. L'écoute est pratiquée jusqu'à 17 noeuds.
Le DE Cates, futur Soudanais reçoit un sonar britannique 147B à la place du sonar d'origine puis un sonar QJB neuf en 1950. En 1952, le Malgache est équipé d'un QCT1, avec projecteur à magnétostriction de fréquence 20.7 Kcs.


2-Les radars
En général les DE, pendant la guerre, sont equipés de deux radars, un SA et un SL.
Le SL, dans un petit radome, est un radar de surface travaillant en Bande S. Il detecte un bombardier à 15 miles, un croiseur à 20 miles, un destroyer à 13 miles et un sous marin en surface à 10 miles.
Le SA, au sommet du mât avant, est un radar de veille aérienne dont les performances sont limitées par la petite taille de l'antenne. un bombardier est detecté à 40 miles, un avion de chasse à 30 miles et un destroyer à 8 miles. Dans des conditions exceptionnelles, la portée à atteint 200 miles !!
Les DE livrés en 1950 et 1952 sont equipés d'un radar SL A et d'un SA2. Ces equipements sont modernisés à l'occasion, le SA du Soudanais est transformé en SA2 en mai 1951 par exemple.

3-Le Huff Duff
De nombreux DE, utilisés en Atlantique Nord, ont été equipés du Huff Duff ou HF/DF, ou High Frequency Direction Finding , dispositif qui permet d'intercepter et de goniométrer avec précision les emissions radios des sous marins allemands. Ce radiogoniomètre à lecture instantanée, mis au point par une equipe française dirigée par messieurs Deloraine et Busignies, avait été adopté par la marine americaine après essais sur le destroyer Corry (DD463) en mai 1942. Encore plus secret que le radar, le Huff Duff permet de repérer les sous marins allemands trop bavards, malgré les messages radios très brefs. Ce dispositif se révéla capital dans la Bataille de l'Atlantique. Cela à permis de déjouer la tactique allemande de la meute car quand un convoi était repéré, le sous marin detecteur emet un signal de contact puis sert de balise pour les autres U-Boot. L'attaque se fait en général de nuit et en surface, un état major à terre coordonnant le tout. Le Huff Duff permet à un DE de l'escorte du convoi de dérouter le convoi et de géner la coordination à l'intérieur de la meute. il est monté à la place du SA puis après l'installation d'un SA, il est monté sur un mat tripode à l'arrière du bâtiment.
Normalement, en Atlantique, un escorteur sur DE est equipé d'un Huff Duff et il n'est pas utilisé dans le Pacifique. Un autre detecteur, de moyenne fréquence (MF/DF) a parfois aussi été installé

4-La radio
Les moyens radios sont aussi importants. En 1944, les DE français possèdent :
-2 appareils transmetteurs en graphie et en phonie (TBL et TDE)
-5 recepteurs
-1 recepteur de phonie pour la distraction de l'équipage
-1 emetteur/recepteur en phonie de faible portée (TBS)
-1 radio-gonio

La prise des messages radios en morse se fait directement à la machine à écrire. Le PC-radio dispose d'une machine à décoder. En 1950, l'Algérien possède deux émetteurs (TBL type CAY et TBE type CFE), des recepteurs type BAL 6, BAK 6, RAO3, RBL2, RBH2 et RBO2, un ensemble émetteur récepteur TBS 3-86M et un radio goniomètre DP12.
L'émetteur récepteur en phonie de faible portée ou Talk Between Ship, permet aux escorteurs d'un même groupe des liaisons en phonie très rapides, facilitant leur coordination, notament en cas d'attaque de sous marins; un escorteur gardant le contact avec la cible et un autre grenadant la cible. En 1944, chaque DE embarque 7 radios : un second maitre, trois quartiers maitres et 3 matelots opérateurs. Les quarts sont pris par tiers, chacun formé d'un QM et d'un matelot.

5-Divers
A partir de 1944, les allemands utilisent des torpilles acoustiques pour frapper plus particlièrement les escorteurs. Les alliés repliquent en installant un bruiteur, le Foxer qui est une serie de lamelles métalliques simulant un bruit d'hélices.
L'électronique sera complété peu à peu avec en particulier en installant un IFF

_________________
Rammstein je les ai dans la peau



Au sens propre comme au figuré
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://claus44.wordpress.com/
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre


Masculin
Nombre de messages: 7588
Age: 25
Ville: Nantes
Emploi: etudiant
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (2)   Ven 02 Mar 2007, 18:43

Francois a écrit:
oui mais les payer ca ne donne pas de droits de les publier...
attention.


oui mais si ils les à achetées, si il peut pas les publier, à quoi cela sert-il de vendre des photos ? Shit Evil or Very Mad

_________________
Rammstein je les ai dans la peau



Au sens propre comme au figuré
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://claus44.wordpress.com/
Bernard P. A.
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre


Masculin
Nombre de messages: 2824
Age: 67
Ville: près de Toulouse
Emploi: Retraité
Date d'inscription: 27/08/2006

MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (2)   Ven 02 Mar 2007, 19:23

clausewitz a écrit:
Francois a écrit:
oui mais les payer ca ne donne pas de droits de les publier...
attention.


oui mais si ils les à achetées, si il peut pas les publier, à quoi cela sert-il de vendre des photos ? Shit Evil or Very Mad


c'est ce que je me dit toujours.En attendant M. Bar est aussi un pillard de photos:sur sa liste il a des photos de navires canadiens piqués sur les archives nationales du Canada.....entre autre......
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Seawolf
Vice-amiral
Vice-amiral


Masculin
Nombre de messages: 1284
Age: 20
Ville: Québec
Emploi: Étudiant
Date d'inscription: 23/04/2006

MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (2)   Ven 02 Mar 2007, 22:08

eh oui. étrangememnt, on investie pas beaucoup dans la sécurité photographique:lol!: lol! lol!

_________________
Vive le Québec libre!!! lol
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre


Masculin
Nombre de messages: 7588
Age: 25
Ville: Nantes
Emploi: etudiant
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (2)   Sam 03 Mar 2007, 21:36

E-L'Armement

1-Le canon de 76mm
Les premiers projets americains prévoit d'armer ces nouveaux navires de deux canons de 102mm, canon qui equipait déjà les flush-decker de la première guerre mondiale et comme certains de ces derniers reprennent du service pour escorter les convois transatlantiques, on recherche peut être une communauté logistique. Le canon Mark 9 de 101,6mm (4 pouces) avait un tube long de 50 calibres (longueur du tube : 5,080 mètres) tirait des obus de 15 kilos (vitesse initiale : 884m/s) à raison d'une moyenne de 8.6 coups par minute à une distance de 14560m.
Ce beau plan tombe à l'eau car ce canon est depourvu de toute capacité antiaérienne or les britanniques qui vont réellement lancer la production des DE ont besoin d'escorteurs pouvant aussi bien repousser des navires de surface que des sous marins ou des avions et demandent donc le remplacement de ce canon par 3 pièces de 76 mm qui elles peuvent à la fois prendre à partie des buts surface et des buts aériens et c'est ce armement qui sera le plus repandu, les canons de 127mm qui seront montés sur les Rudderow (72 exemplaires) et les John C. Buttler (83 exemplaires) étant reservés en priorité aux grands navires de combat (porte-avions, cuirassés, grands destroyers, croiseurs......)
Le canon de 76mm qui equipe les destroyers d'escorte est la pièce de 3 pouces mark 22 de 50 calibres (longueur du tube : 3,81m) qui tire des obus de près de 6 kilos (5.9kg exactement vitesse intiale : 823 m/s) à raison de 15 coups par minutes à une distance de 13340 m en but surface (en pratique : 6000m) tandis que le plafond antiaérien est de 9080m. Le montage complet pèse entre 3041 et 3409kg (masse oscillante : 1552 et 1715kg). La commande de tir du 76 se fait par un poste directeur Mk 14. Limité en réalité à une portée de 3200m, il ne donne pas d'élements pour le tir contre avions. A partir de 1950, les canons de 76mm sont dirigées par un directeur Mk26 avec télécommande Mk31 mod 0.

2-Le canon de 127mm
A défaut de canon de 102mm, les americains auraient esperé equiper leurs DE de deux canons de 127mm pour homogeneiser les calibres dans leur flotte légère de surface mais les besoins sont tels que seules les deux dernières series de DE seront equipés de deux tourelles de 127mm.
Le canon de 127mm (5 pouces) Mark 12 de 38 calibres (longueur du tube : 4.83m) tire un obus de 26 kilos (vitesse intiale : 792 m/s) à une distance 16640m à raison de 20 coups par minute. Le plafond antiaérien est de 11340m. Aucun DE cédés à la France ne sera equipé de canons de 127mm

3-Le canon de 40 mm
Comme de nombreux navires alliés et americains, les DE sont equipés de canons de 40mm Bofors. Ce canon à été adopté dans la precipitation en 1940 alors qu'il devenait evident que le canon de 28mm censé être la pièce antiaérienne légère de base n'allait pas tenir toutes ses promesses. Certains DE en seront equipés mais aucun de ceux transférés à la France.
Le canon de 40mm Bofors de 56 calibres (longueur du tube : 2,24m) tire des obus de 0.9kg (vitesse intiale : 881m/s) à 10060m en but surface à raison de 160 coups par minute. Le plafond antiaérien est de 6950m.
Il est utilisé sur les DE en affûts simples, doubles voir quadruples pour les dernières unités. Les montages doubles et quadruples sont assistés et peuvent être télécommandés par radars. Le montage double utilisé sur les DE armés par la France est le Mark 1 mod 0 appelé également «40 Chrysler»
et ce dernier affiche une masse totale de 5900kg (6668kg avec le télépointeur radar Mark 63). Le 40mm double Bofors est télécommandé par un directeur Mark 14. Les DE cédés en 1944 n'ont qu'un affût double mais ceux cédés dans le cadre otanien en 1950 et 1952 en alignent trois

4-Le canon de 20mm Oerlikon
Autre pièce fameuse de la seconde guerre mondiale, ce canon suisse est fabriqué sous licence aux Etats Unis. D'une longueur de 70 calibres (longueur du tube : 1,40m), utilisés en montage simple ou double, il tire des obus de 0,12 kg (vitesse intiale : 835 m/s) à 4390m à raison de 480 coups par minutes. Le plafond antiaérien est de 3050m. Le montage simple pèse 769kg et necessite trois hommes pour le mettre en oeuvre, il est dirigé par des appareils de visée mark14

Après la guerre, l'artillerie des DE est renforcée. A l'origine armés de trois canons de 76mm, de 12 canons de 20mm en affûts simples et de deux canons de 40mm en un affût double, les DE livrés en 1944 (sauf le Somali) sont alignés sur les DE livrés entre 1950 et 1952 et qui ont reçut une télécommande pour leurs canons de 76mm, deux affûts doubles supplementaires de 40mm et 6 canons de 20mm supplementaires ce qui porte leur nombre à 18 en 9 affûts doubles.

5-Les tubes lance-torpilles
A l'instar des britanniques sur leurs Hunt, les americains arment leurs DE de tubes lance-torpilles pour repousser une attaque de raiders de surface. Les tubes lance-torpilles sont prelevés sur les Flush-Decker transformés en escorteurs et qui alignaient auparavant jusqu'à 12 tubes en 4 montages triples. Cependant cet armement peu utilisé est rapidement debarqué au profit d'un renforcement de la DCA. Aucun des DE français n'à embarqué de tubes lance-torpilles. Cette equipement sera utilisé par les DE americains à la Bataille de Leyte le 25 octobre 1944 contre rien de moins que le corps de bataille japonais !
Les tubes montés sur les DE américains peuvent lancer une charge de profondeur d'une tonne, la charge mark 10 et la torpille mark 15 qui porte à 5486m à 45 noeuds ou 9144 m à 33,5 noeuds ou 13716m à 26,5 noeuds.

6-L'armement anti-sous-marin
C'est l'armement le plus important des DE, la cible principale de ces petits navires étant les U-Boot et les sous marins de l'IJN. Il varie assez peu entre les différentes classes ou variantes des DE :
-Un herisson (Hedgehog) ou Projector Mk 10 avec un stock de 288 projectiles.
-8 mortiers ou K-Gun (Projector Mk6-1)
-2 grenadeurs chacun de 12 charges (Depth charge stern rack Mark 9)
Mortiers et grenadeurs peuvent lancer des charges de profondeur Mark 6 (les plus courantes
poids : 191 kg vitesse d'immersion : 2,4m/sec) mais aussi de type Mark 8 à detonateur magnetique Mark 9 (carenée, sa vitesse d'immersion est plus importante : 4,4 à 6,9 m/sec) et 14 à detonateur acoustique. Les DE armés par les britanniques n'auront que 4 mortiers.

L'incovenient du système des grenades ASM c'est qu'il y à perte de contact entre la detection par l'ASDIC/Sonar qui se trouve à l'avant et le lancement des charges qui se trouve à l'arrière (sans oublier le temps d'immersion). C'est ainsi qu'avec le temps, les commandants de U-Boot parviennent à utiliser ce défaut du système pour s'échapper. La solution trouvée en urgence est l'utilisation d'un escorteur pour illuminer et un escorteur pour larguer mais ce n'est pas ce qu'il y à de plus pratique. La solution est de pouvoir lancer des charges par l'avant et c'est ce que peux réaliser le Hedgehog (Herisson) qui lance en une salve 24 projectiles de 183mm qui explosent au contact du sous marin rendant la survie du sous marin plus qu'aléatoire. Les DE emvbarquent au minimum 6 rechanges, parfois plus. Les deux systèmes se combinent : le Hedgehog quand il y à besoin d'un tir precis et les mortiers et les grenadeurs quand il faut grenader une large surface.
Un escorteur se doit de posséder un stock abondant de grenades ASM. Les britanniques en embarquent jamais moins de 100 (112 le plus souvent permettant de réaliser 6 attaques de 14 charges chacunes : 4 grenades par mortiers et 10 par grenadeurs) mais certains DE vont embarquer jusqu'à 200 projectiles ASM pour les mortiers et les grenadeurs. Les DE utilisés par la marine nationale embarquent en général 100 ou 113 grenades Mk6 bien que le chiffre standard soit de 126.

7-Les fumigènes
Des fumigènes sont installées à l'arrière entre les deux grenadeurs. Ils produisent une fumée blanche epaisse qui reste au ras de l'eau. L'Algérien l'utilise le 16 août 1944 lors d'une attaque aérienne de Junkers Ju 88 au large du Cap Camarat.

F-L'equipage

L'équipage d'un DE est de l'ordre de 200 hommes, en théorie 198 sur les coques courtes et 220 sur les coques longues (temps de guerre), tandis qu'en temps de paix, l'effectif passe de 220 à 186 hommes. En France, l'effectif théorique d'un DE est de 10 officiers et 175 officiers mariniers, quartiers maitre et matelots en temps de guerre, 10 et 140 en temps de paix.

En 1944, l'effectif se repartit de la façon suivante :
-pont : 3 maitres, 9 seconds maitres, 42 quartiers maitres, 41 matelots et 19 matelots sans specialité
-machine et electricité : 5 maitres, 8 seconds maitres, 23 quartiers maitres et 24 matelots brevetés
Le couchage sur le Malgache en 1952, se repartit de la façon suivante :
-une chambre pour le commandant
-une chambre pour l'officier en second
-3 chambres «simples» avec un lit et un cadre couchette
-une chambre double avec deux lits
-un poste pour les aspirants avec 2 lits et 2 cadres couchettes
-un poste pour les maitres avec 15 cadres-couchettes
-un poste pour les seconds maitres avec 18 cadres couchettes
-un premier poste d'équipage avec 42 cadres couchettes
-deux postes nommés postes 2 et 3 avec 51 cadres-couchettes chacuns
-3 cadres couchettes dans la caféteria et 3 dans la buanderie sans compter 12 autres dans le poste dit des detachés
Les marins français qui arment les DE sont equipés à l'americaine et sont particulièrement enviés par leurs camarades qui arment les navires français survivants. Les matelots des DE français ont une couchette individuelle, avec housse blanche, couverture et toile cirée. Les sanitaires sont pourvus d'eau chaude et une fontaine d'eau douce fraiche equipe chaque poste. Les DE français sont pourvus à l'époque d'une cale à vin de 5000 litres. En 1952, le Soudanais reçoit 6 cuves de 600 litres qui donnent satisfaction ce qui n'est pas le cas des 9 cuves de 500 litres installées sur le Kabyle en juillet 1951 qui vite endommagées sont debarquées.

L'armement du corps de debarquement en 1944 se compose toujours sur les DE français de 10 fusils Springfield, de 4 mitraillettes, de 15 revolvers Colt et de 4 fusils de chasse.
Les marins sont formés aux Etats Unis, à Norfolk (Virginie) pour l'entrainement général, à Casco Bay pour la radiogionométrie et à Key West en Floride pour le sonar.

_________________
Rammstein je les ai dans la peau



Au sens propre comme au figuré
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://claus44.wordpress.com/
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre


Masculin
Nombre de messages: 7588
Age: 25
Ville: Nantes
Emploi: etudiant
Date d'inscription: 22/12/2005

MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (2)   Sam 03 Mar 2007, 21:39

G-Peintures, Marques et Endivisionement

1-Marques de Coque
US NAVY : Le système des marques de coque est assez recent à l'échelle pluriseculaire de l'histoire maritime. En effet, il date de la fin du 19ième siècle quand la construction des navires aboutit de plus en plus souvent à la construction de classes de plus en plus nombreuses et c'est l'un des moyens qui )à été trouvé pour identifier avec certitude un navire.
Le système actuel employé dans l'US Navy et qui à fait florès dans le monde parès 1945 date du 17 juillet 1920. Il repose sur l'utilisation d'un groupe de lettres qui definit la catégorie du bâtiment pour la première (exemple : B pour cuirassés, C pour croiseurs, A pour auxiliaires, D pour destroyers) tandis que la second definit le type ( exemple : B pour «lourd» L pour «léger» , V pour «aviation»)
DD designe ainsi les destroyers d'escadre, DE les destroyers d'escorte avec parfois une lettre supplementaire pour preciser leur rôle opérationnel : DDK pour les destroyers «chasseurs tueurs» de sous marins, DER pour les destroyers d'escorte piquet-radar, ce système est utilisé pour designer les DE affectés entre 1951 et 1954 aux Gardes-Côtes, un W est ajouté, les navires devenant des WDE.
Le navire reçoit un unique numéro pour toute sa carrière opérationnelle sauf si il change de nature en cours de route (exemple des DE transformés en APD (ex, le DE 674 Joseph M. Auman commandé comme Buckley est construit comme un Ruderow mais achevé en APD, recevant comme numéro de coque APD 117). Les numéros sont attribués en fonction de l'ordre des commandes bien avant que le nom soit choisit et ce numero disparaitra avec le navire. A noter que l'appelation DE à été abandonnée le 1er juillet 1975 et remplacé par celle de FF

PRINCIPALES MARQUES DE COQUE DE L'US NAVY
BB : bâtiment de ligne
CV : porte-avions
CVA : porte-avions d'attaque (appelation abandonnée au cours des années 70 au profit de CV ou CVN)
CVL : porte-avions léger
CVN : porte-avions nucléaire
CA : croiseur lourd
CL : croiseur léger
CG : croiseur lance-missiles
DL : fregates (grands destroyers à partir de 1954)
DLG : fregate lance-missiles (reclassé CG le 1er janvier 1975)
DD : destroyer
DDE : destroyer ASM (1948-1962)
DDG : destroyer lance-missiles
DDK : destroyer «tueur» (Hunter Killer de 1948 à 1950)
DDR : destroyer piquet radar (1947-1968)
DM : destroyer mouilleur de mines
DMS : destroyer dragueur de mines rapide
DE : destroyer d'escorte (rebaptisé «Escort Vessel» en 1949 puis «Escort Ship» en 1968)
DEC : destroyer d'Escorte pour le contrôle des débarquements
DER : destroyer d'escorte piquet radar
DEG : destroyer d'escorte lance-missiles
FF : frégate (DE avant le 1er juillet 1975)
PF : frégate (les River et derivés britanniques de 1943 à 1954)
PG : corvette type Flower (officiellement appelée canonnière)
WPG : «cutter» des Coast Guard : frégate ou escorteur des garde-côtes, reclassé WHEC le 1er mai 1966
LPR : petits bâtiments amphibies, nouveau nom des APD à partir du 1er janvier 1969
APD : transport rapide
AVP : ravitailleur d'hydravions
AR : bâtiment atelier
AD : ravitailleur de destroyer
AS : ravitailleur de sous marin
AE : transport de munitions
AP : transport de troupes
AK : transport de matériel
AH : navire hôpital
AO : pétrolier

MARINE NATIONALE : Jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, le système français était assez complexe car la marque definissait à l'intérieur d'une division l'ancienneté du commandant et pouvait en théorie changez souvent mais les aléas de la guerre fit que les exceptions furent nombreuses. Pour les DE, l'Algérien «flagship» la 2ième division de torpilleurs d'escorte porte la marque T21, le suivant, le Senegalais porte la marque T22 et le Somali, le T23. Ce système fut ensuite remplacé par un premier système unique dans l'histoire de la marine française, les DE devenant ainsi les F01 à F06.
Après les années 50, la France adopte le système otanien inspiré du système americain avec une lettre pour designer le type de navire (R pour les porte-avions, C pour les croiseurs, D pour les destroyers, F pour les frégates, les DE et les autres escorteurs, P pour les patrouilleurs, M pour les dragueurs de mines, L pour les bâtiments de debarquement et A pour les auxiliaires) et une serie de numéros pour chaque marine integrée à l'organisation. Pour les escorteurs, la Marine Nationale reçoit la serie 700 et les DE jusqu'ici numérotées F01 à F06 deviennent F701 à F706 , les DE transférés en 1950 et 1952 reçoivent les marques de coque F717 à F724. Contrairement aux americains, un numéro peut être réutilisé, le F703 du DE Somali ayant été réutilisé pour la corvette C65 Aconit, (seule et unique de sa classe)

2-peintures et camouflages
Contrairement aux navires modernes peints uniformément en gris ou en blanc, les navires de la seconde guerre mondiale étaient peints et camouflés. Les DE n'échappent pas à la règle.
Les DE sortant de chantier sont peints selon la «measure 11» gris bleu partout ou selon la «measure 22» (le bas de la coque, en dessous d'une ligne horinzontale tirée depuis le point le plus bas de la coque est gris bleu foncé ou navy blue et au dessus, tout est peint en gris moyen (haze grey)
Les DE envoyés dans le Pacifique sont souvent peints selon les «measure 31, 32 ou 33», la measure 32 la plus repandue consistant en de grands panneaux gris clair (ligth grey) bleu clair (océan grey) et noir tandis que la measure 33 consiste en de larges panneaux gris clair (pale grey) grism oyen (haze grey) et bleu foncé (navy blue). Il arrive que certains DE en 1945 soit entièrement peints en bleu moyen (navy blue), c'est la «measure 21». En général, les ponts sont toujours bleu moyen (deck blue)

Les DE britanniques sont camouflés selon le système des «Western Approaches», utilisés sur les escorteurs dans l'Atlantique : les Captains sont gris bleu très clair avec des panneaux de la même teinte mais d'une nuance plus claire et tirant sur le bleu. D'autres DE adoptent le camouflage «Admiralty Light» mélange de 4 nuances de gris bleuté, du clair au très sombre

Après guerre, les DE americains sont peints entièrement en gris moyen (haze grey) avec des ponts bleu (deck blue).
Les DE français sont à la livraison peints selon la measure 22 qu'ils vont garder jusqu'en 1948 avec des différences, une bande noire étroite à la flottaison, les oeuvres vives so nt peintes en brun rouge, le pont peint en gris bleu est souvent couvert de plaques antiderapantes couleur toile emerie. Il va cependant y avoir des différences entre les différents navires :
-Le Senegalais de retour des Etats Unis fin 1944 est entièrement peint en gris foncé
-Début 1949, la séparation horizontale entre gris clair et gris foncé disparaît, la coque est repeinte en gris foncé, les superstructures restant gris clair.
-Après novembre 1951, les DE sont peints entièrement gris comme l'ensemble des navires de la Marine Nationale.

La peinture est numéros, elle aussi à varié : les numéros «T» sont rouges puis blancs à partir de mai 1945, les numéros «F» (periode française) sont blancs mais sont plus grands que les «T» tandis que les numéros OTAN font leur apparition début 1951, ils sont blancs jusqu'à l'été 1952 puis noir ce qui est toujours le cas actuellement.

3-Endivisionement des DE français
En 1944, les DE français ont été regroupés en divisions de trois navires à la manière des contre-torpilleurs et des torpilleurs d'avant guerre. Il y à la 2ième Division de torpilleurs d'escorte avec le Marocain (chef de division, T21), le Sénégalais (T22) et le Tunisien (T23) et la 5ième division de torpilleurs d'escorte qui regroupe le Hova (chef de division T51), l'Algérien (T52) et le Somali (T53).
Cet ordre de bataille est rapidement boulversée puisque à la mi 1945, trois DE sont envoyés en Indochine et regroupés au sein de la 2ième DTE regroupant ainsi l'Algérien qui devient chef de division avec le numéro T21, le Sénégalais (T22) et le Somali qui devient le T23, la 5ième DTE regroupant les trois DE restant : Hova (T51 et chef de division), le Marocain (T52) et le Tunisien (T53). La 2ième DTE est cependant rapidement dissoute. Les 3ième et 4ième DTE sont formées avec les frégates de type River cédées par la Grande Bretagne (La Découverte, L'Aventure, L'Escarmouche, La Surprise, La Croix de Lorraine et le Tonkinois, elles serviront jusqu'en 1961/1962), la 4ième DTE étant envoyée en Indochine à la place de la 2ième DTE à la fin de 1946.

Les DE reçut en 1950 et 1952 vont former de nouvelles divisions et boulverser l'organisation des anciennes. Le 1er mars 1949 est créé à Toulon, le Groupe Anti-Sous Marin (GASM) qui en cette periode de reconstruction regroupe l'essentiel des moyens navals de la marine nationale. Un seul DE est présent à l'origine (L'Algérien) rattaché au Groupe des Bâtiments de Surface mais il est suivit à la fin du mois par le Tunisien (plus precisement le 21 mars). Le 1er octobre, le Groupe de DE est constitué avec le Sénégalais (qui devient chef de groupe), le Hova, le Marocain, le Tunisien et l'Algérien lais cet ordre de bataille est valable peu de temps car le Sénégalais est mis en reserve le 1er avril 1950 suivi le 1er septembre par l'Algérien. Cet affaiblissement est passagé car rapidement le groupe De est renforcé par l'arrivée de l'Arabe et du Kabyle le 9 septembre 1950, du Bambara et du Sakalave le 2 novembre 1950 et du Touareg et du Soudanais le 22 décembre 1950. tandis que le Marocain est mis en reserve le 1er janvier 1951

Le 15 avril 1951, les divisions de DE sont reformées :
1ère Division (Arabe,Kabyle, Touareg )
2ième Division (Bambara, Sakalave,Soudanais)
3ième division (en réserve Sénégalais, Marocain Algérien)
4ième Division (Croix de Lorraine, Hova, Tunisien)
5ième division : frégates de classe River
Jusqu'à la fin , les 1ère et 2ième division basées en Afrique du Nord n'évoluent plus. Une 7ième division est créée le 14 juin 1952 avec le Berbère et le Malgache.
Le 1er septembre 1952, le Marocain est affectée aux FNEO tandis que le 15 septembre 1952, la 7ième division est dissoute, le Malgache et le Berbère rejoignant la 3ième division en compagnie du Sénégalais, l'Algérien lui étant affecté à la 4ième division en compagnie de la Croix de Lorraine, du Hova et du Tunisien.
La 3ième division recupère le 1er avril 1953, le Marocain mais perd le 1er juin, le Sénégalais qui devient navire non endivisionné.
Le 25 septembre 1954, c'est au tour de la 4ième division de connaître des changements : Le Senegalais remplaçant le Tunisien qui devient navire non endivisionné. Le 2 juin 1955, le Sénégalais et le Marocain echangent leur place.

Juste pour indication, au 1er janvier 1950, le GASM aligne les escorteurs L'Escarmouche, La Surprise, Croix de lorraine, Tonkinois, Hova, Marocain, Tunisien, Algérien et Sénégalais; les sous marins Glorieux , Junon, La Créole, L'Africaine, L'Astrée, Millé, Laubie et 2518 bientôt rebaptisé Rolland Morillot, patrouilleurs Dague et Coutelas (ex PC americains) et les sous marins de poche 74, 90, 107 et 365 tandis que le Gustave Zedée sert de navire de commandement.
Le Somali ne fait partie du GASM, il dépend déjà du Centre d'Etudes Tactiques.

Au fur et à mesure de la mise en service des escorteurs rapides, les DE sont versés à la 4ième region maritime (Premar IV à Oran) fin 1956 et début 1957, les divisions d'escorteurs étant dissoutes au fur et à mesure du desarmement des derniers DE. Le Somali et le Malgache vont rester non endivisionnés

_________________
Rammstein je les ai dans la peau



Au sens propre comme au figuré
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://claus44.wordpress.com/
 

LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (2)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marine forum :: Les Marines du monde :: Europe :: France-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet