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 LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE

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clausewitz
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MessageSujet: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE   Mer 21 Fév 2007, 22:45

LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1944-1972)
GENESE, HISTOIRE ET TECHNIQUE



Je vais maintenant vous parler des destroyers d'escorte qui ont servit dans la marine nationale. Ils furent quatorze à servir dans la Royale de 1944 à 1972 et connurent la renaissance de notre marine après deux années tragiques puis connurent les premières années de la guerre froide
permettant aux marins français de garder la main en attendant l'arrivée des navires "made in France", les escorteurs d'escadre et surtout les escorteurs rapides qui auraient du en cas de nouveau conflit mondial, reprendre le rôle tenu par les DE à savoir la protection contre les sous marins soviétiques des cargos qui auraient amenés les renforts americains et canadiens en Europe. Ces navires connurent également les dechirements de la guerre d'algérie en menant des missions de surveillance maritime au large des côtes d'Afrique du Nord pour couper l'approvisionement en armes du FLN.
SOURCES DE CET ARTICLE

-Jean Moulin Les Destroyers d'Escorte en France 1944-1972 Marines Editions Octobre 2004

-Jean Moulin US Navy : Tome 1 1898-1945 du Maine au Missouri
Marines Editions Novembre 2003

-L'Encyclopedie des Armes Tome 10 page 2262-2280
(les escorteurs 1939-1945) Editions Atlas Paris 1986

-Le DE Berbère dans Marines et Forces Navales N°87
octobre-novembre 2003


-100ans de Marine Française de Marines Magazine
Tome 3 «les canonnières et les avisos» p44-69

-Les photos de Bernard P.A (merci infiniment) thumleft

-Le site Navsource.org


PLAN PREVISIONNEL

PREMIER SUJET

1-Destroyers, Torpilleurs et Escorteurs

A-quels navires pour quelles missions ?
B-les escorteurs français de la première guerre mondiale
C-La participation americaine à la lutte ASM
[1-un apport considerable et rapide/ 2- de nombreuses constructions neuves]

2-La genèse des Destroyers d'Escorte

A-les recherches americaines d'un bâtiment d'escorte économique

B-la pression britannique impose le DE
[1-mise au point et commandes /2-constructions et annulations / 3-Les transferts]

DEUXIEME SUJET

3-Caracteristiques Techniques

A-La coque et les Superstrcutures

B-La propulsion

C-Les performances

D-La Detection

E-L'Armement

4-La Bataille de L'Atlantique et les exploits des DE

A-Une bataille qui decida l'avenir de la guerre

B-la participation americaine à la bataille de l'Atlantique

C-Les DE et leurs derivés de la guerre (APD, DER.....)

TROISIEME SUJET

5-Les DE sous pavillon français : histoire et
missions

A-Les DE transferés en 1944
[1-Le Senegalais / 2-L'Algérien / 3-Le Tunisien / 4-Le Marocain /
5-Le Hova / 6-Le Somali]

B-Les DE transferés en 1950/52

[1-L'Arabe / 2-Le Kabyle / 3-Le Bambara / 4-Le Sakalave / 5-Le Touareg /
6-Le Soudanais / 7-Le Berbère / 8-Le Malgache]











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MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE   Jeu 22 Fév 2007, 11:58

vivement la suite Very Happy

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MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE   Sam 24 Fév 2007, 16:26

çà c'est du lourd!!!! thumleft

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MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE   Sam 24 Fév 2007, 20:24

[size=12]
1°)DESTROYERS,TORPILLEURS ET ESCORTEURS

A°) Quels navires pour quelles missions ?

La torpille comme le torpilleur est apparu au 19ième siècle et était presenté dans de nombreux pays comme l'arme miracle qui pourrait rendre superflu les monstrueux cuirassés aux canons redoutables mais à la protection souvent bien faible.
Rapidement, on à trouvé une parade au torpilleur, le destroyer, plus precisement le Torpedo Boat Destroyer (TBD). Ces navires étaient à la fois armés de torpilles et de canons dont le calibre ne cessa
d'augmenter tout comme le tonnage.
Cette dychotomie perdura durant les années qui précédèrent la seconde guerre mondiale, chaque marine se dota à la fois de gros destroyers d'escadre chargés le plus souvent d'attaquer les navires de ligne ennemis ou leurs homologues à des vitesses approchant voir depassant les
40 noeuds et des navires plus légers, des torpilleurs chargés le plus souvent de l'escorte des grands bâtiments contre les navires de la catégorie précédente (même si cette dychotomie ne cessa de s'estomper ainsi la Marine française aurait pu aligner sans la defaite les CT Mogador, Dessaix et Bayard et des torpilleurs de classe Le Hardi à l'armement et au tonnage equivalent).
Pour prendre l'exemple de la France, nous avons à la fois les
grands contre-torpilleurs de classe Jaguar, Guepard, Aigle,Vauquelin, Fantasque et Mogador qui peuvent aussi bien êtres considérés aussi bien comme des destroyers que comme
des croiseurs légers (les Fantasque seront d'ailleurs
reclassés croiseurs légers en 1944/45) mais aussi les
torpilleurs de classe Bourrasque, L' Adroit et Le Hardi. Le
raisonement est similaire pour nos cousins d'outre manche qui après
avoir mis au point les series de destroyers de classe A à I
que l'on pourrait comparer aux Bourrasque et la classe Tribal, plus
lourdement armée (pour faire pièce aux Fubuki japonais)
et que l'on pourrait plus ou moins comparer à nos
contre-torpilleurs.
La guerre des unités légères ne se
resume cependant pas à des charges à la torpille à
30 noeuds, des escortes de navires de guerre rapides comme les
cuirassés et les croiseurs de bataille ou des duels contre des
destroyers ennemis. Il y à aussi des taches beaucoup plus
ingrates mais néanmoins vitales comme l'escorte des navires
de commerce, menacés par les sous marins, les avions et les
navires de surface. Or, les rutilants destroyers ne sont pas les
mieux placés pour réaliser ce genre de missions car ils
manquent souvent d'endurance (souvent sacrifiée au profit de
la vitesse) et d'autonomie (celle des Bourrasque est limitée à
1500 miles nautiques) et sont bien trop couteux pour être
construits rapidement et en grand nombre. Pour ne rien arranger, les
forces d'escorte ont quasiment totalement periclité après
la première guerre mondiale, la faute à un budget qui
n'était pas extensible et aux priorités des amiraux et
des politiques qui trouvaient (et on les comprends) plus valorisant
de construire des cuirassés, des croiseurs et des sous marins
plutôt que de simples patrouilleurs
Donc, malgré l'experience peniblement accumulée
au cours de la prmeière guerre mondiale, il fallut au début
du second conflit mondial repartir de zéro

B°)Les escorteurs français de la première guerre mondiale

Citation:

la classe Dubourdieu

Au début du premier conflit mondial, les forces
d'escorte et les navires ASM étaient quasiment inexistant car
on ignorait quasiment totalement les réelles capacités
de ses nouveaux vaisseaux qui avaient en gros une vingtaine d'années
(bien que la marine française ait testé ses sous marins
dans l'attaque d'escadres et c'est au cours d'exercices de ce genre
le 8 juin 1912 que le cuirassé St Louis coula le Vendemiaire).
Le sous marin s'illustra dès le début du conflit
puisqu'en août 1914, le U9 coula trois croiseurs cuirassés
britanniques (Aboukir, Cressy et Hogue le 22 septembre 1914).
Cependant si les attaques sur les navires de guerre étaient
genantes, que dire de la guerre sous marine à outrance lancée
par les allemands contre le trafic commercial en février 1915.
Si les allemands réussissaient à couper la route
transatlantique, ils condamnaient à terme l'Angleterre à
l'asphyxie. Il fallait réagir mais faute d'experience, on
commença par tatonner avec d'abord la mise en place de
corridors commerciaux entre de vastes zones minées, l'armement
de navires légers pour patrouiller mais aussi les fameux
Q-Ship ou bateaux pièges qui si ils furent dans un
premier temps efficace avec l'effet de surprise, ils ne resolurent pas
le problème des attaques à la torpille. Le problème
majeur est celui de la detection qui ne peut être que visuel,
le premier système de detection électronique n'étant
au point qu'au cours de l'année 1918. Les armes employées
étaient de plus que partiellement efficaces contre les coques
de sous marins et si l'abordage était une tactique efficace,
elle était difficilement généralisable pour des
raisons evidentes.

En 1916, les français se lancèrent dans la
construction de navires ASM d'abord en commandant des sloops aux
chantiers britanniques et en tentant de mettre au point un navire
equivalent qui fut baptisé cannonière. Les premiers
patrouilleurs commandés furent ceux du modèle
britannique Flower-Assylum et les navires commandés
reçurent des noms d'étoile (Aldébarran,
Algol, Altair, Antares, Bellatrix Cassiopée, Regulus et
Rigel). Ces navires faiblement armés (deux canons de 138mm
et 2 canons de 47mm plus des grenades ASM) ne possedaient que comme
détecteurs qu'un filet indicateur et ne reçurent qu'un
système microphonique qu'en 1918. L'un d'eux, le Rigel fut
coulé en Méditerranée le 2 octobre 1916 par le
célèbre U35 du commandant Von Arnauld de la Perrière.
Globalement, leur efficacité sera limitée et peu de
sous marins (pour ne pas dire, pas du tout) seront coulés par
des navires qui termineront leur carrière au cours des années
30. A noter que la perte du Rigel fut compensée par l'achat
sur cale de l'HMS Andromeda qui devint le Ville d'Ys

Les chantiers français ne sont bien sur pas
totalement inactifs et mettent au point leurs propres navires tout
d'abord ,les 5 bâtiments de la classe Aisne (Aisne, Marne,
Oise, Somme,Meuse et Yser)
construits respectivements à
Lorient (les deux premiers) à Brest (les deux suivants) et à
Rochefort (les deux derniers). Ces navires sont bien armés
avec 4 canons de 100mm et 3 ou 4 canons de 65mm tandis que
l'équipement ASM se composait de 12 grenades et d'un filet
indicateur. Ces navires ne seront pas equipés de systèmes
d'écoute à l'exception de quelques microphones. L'Yser
sera bien equipé d'une installation experimentale, un écouteur
à ultrasons Walser de conception americain mais ce ne sera pas
une réussite. Ces navires connaitront une très longue
carrière car ils seront employés dans leur rôle
d'origine à savoir la lutte ASM au début de la seconde
guerre mondiale et la dernier survivant, la Marne qui avait
participé à Koh Chang fut sabordée lors du coup
de force japonais le 10 mars 1945. La Classe Scarpe construite par
l'Arsenal de Lorient et comprenant les Scarpe, Ancre et Suippe
sont similaires aux navires précédents avec un
armement conséquent (4 canons de 100mm, 3 ou 4 canons de 100mm
et des grenades ASM), la Scarpe recevant même à la fin
de la guerre deux mortiers Thonycroft. Au niveau detection, ces
navires disposent du système Walser et d'un filet indicateur.
Seule la Suippe connaitra la seconde guerre mondiale: réfugiée
en Grande Bretagne, elle sera coulée par un bombardement
allemand sur Falmouth le 14 avril 1941.

Les deux navires suivants formant la classe Ailette
(Ailette et Escaut)
sont construits à l'Arsenal de
Brest et derivent fortement de la classe précédente
avec un armement peu ou prou identique. L'Escaut sera vendue à
la démolition en 1936 et l'Ailette participera aux patrouilles
ASM puis sera placée en gardiennage d'armistice en 1940 à
Port Lyautey et servira durant l'opération Torch de batterie
flottante.

La Classe Dubourdieu (Duchaffault,Duperré,
Ducouedic, Dumont d'Urville/EV Henry, une sixième unité,
le Decrès ne sera pas construite)
fait partie du
programme 1917 mais ne participera pas à la guerre. Leur
armement sera différent des précédents avec un
canon de 138mm, un autre de 100mm et des grenades ASM. Ils sont
retirés du service entre 1938 et 1942.

Les besoins sont tels qu'un vaste programme de
constructions de cannonières ASM est lancée avec les 23
de type Agile, les 8 de type Friponne (4 annulées
à l'Armistice) et deux type Conquerante. Ces navires
réutilisant des machines de torpilleurs desarmés et
seront armés de deux canons de 100mm et de grenades ASM mais
ne se montreront guère efficaces contre les sous marins mais
les besoins étaient tels que la Royale faisaient feu de tout
bois.

La dernière classe de navires ASM français
de la première guerre mondiale fut aussi la plus nombreuse
puisque 43 avisos de classe Amiens fut commandés mais
seulement 30 de ces navires furent achevés. Ils étaient
armés d'un canon de 138 ou de 145mm puisés dans les
stocks et les dépots, un canon de 75mm et des armes ASM qui
sont le plus souvent installées de façon partielle,
tout comme les appareils d'écoute ce qui aurait probablement
limiter leur efficacité alors que se sont des bâtiments
très marins et endurants. Ces navires sont achevés
entre 1919 et 1922 servant de navires d'appui feu ou de navires
d'instructions mais seulement 11 sont en service en 1939.
Les français ne sont pas les seuls à
lutter contre les sous-marins. Outre les britanniques, les americains
vont jouer un rôle non negligeable
Citation:

aviso de classe Marne



C°)La participation americaine à la guerre ASM


1-Un apport considerable et rapide

Au moment de leur entrée en guerre, la demande la
plus préssante que les alliés envoient à la l'US
Navy c'est l'envoi en Europe de forces légères
destinées à renforcer les moyens d'escorte et de lutte
ASM. Il est en effet hors de question d'envoyer les renforts
americains sans sécurisation de l'Atlantique. La réponse
americaine est rapide : dès le 24 avril 1917, la 8ième
escadrille de destroyers (DD60 Wadsworth, DD58 Connigham, DD59
Porter, DD54 McDougal, DD65 Davis et DD62 Wainwright)
et arrive à
Queenstown le 4 mai et effectuent leur première patrouille le
7 mai. Une deuxième escadrille arrive à Queenstown le
17 mai tandis que cinq jours plus tard, c'est au tour du bâtiment
base, Melville (AD2) d'arriver en Irlande. Les destroyers de
750t ayant une autonomie limitée, ils sont ravitaillés
en mer par le Maumée (AO2). Pour l'anecdote, l'officier
qui prepara cette opération fut un certain Chester Nimitz qui
devint bien plus célèbre au cours du conflit suivant.
Au 5 juin 1917, 34 destroyers americains sont déjà
présents en Europe. Après Queenstown, c'est Brest qui
acceuille à son tour des navires americains suivis ensuite de
Gibraltar dont l'un des navires, le yatch armé Sydonia
(SP700) participe à la destruction de l'UB 70 le 8 mai
1918 avec le destroyer britannique Basilik alors qu'ils
escortent un convoi de Bizerte à Gibraltar.[/size]
Citation:


Le DD60 Wadsworth



La participation americaine à la lutte anti-sous
marine ne prit toutefois sa pleine mesure qu'au cours de la dernière
année de la guerre, en 1918. Au début du mois de
février 1918, 10 destroyers et 14 yatchs sont basés à
Brest, 12 dragueurs à Lorient, une escadrille de patrouilleurs
est attendue à Rochefort. Les Iles Britanniques ne sont pas en
reste car elles acceuillent 39 destroyers et 5 sous marins sans
oublier 5 destroyers et 20 patrouilleurs à Gibraltar. A noter
que les Açores servent de point d'appui (deux patrouilleurs,
cinq sous marins; deux ravitailleurs et trois pétroliers). A
l'armistice, les forces légères americaines ressemblent
à ceci :
-A Queenstown : 24 destroyers et 5 auxiliaires
-A Brest : 33 destroyers, 16 yachts, 14 dragueurs ou
remorqueurs et 4 bâtiments ateliers
-A Gibraltar : deux eclaireurs, cinq destroyers, cinq
canonnières et 10 yacht
-A Plymouth : 2 destroyers et 41 chasseurs de sous
marins
-A Corfou : 36 chasseurs
-Aux Acores : sous marins, une cannonière, un
monitor et deux yachts

A noter que 6 cutter des Garde-Côtes participent egalement
à l'escorte des convois à partir de Gibraltar. L'un
d'eux, le Tampa (ex Miami) est torpillé et coulé
avec tout son équipage le 26 septembre 1918 par l'UB91. L'US
Navy perdit au cours de la WWI, un patrouilleur, un destroyer, deux dragueurs et un sous
marin sans compter douze transports de troupes

Citation:

Le USS Melville (AD2)

Le USS Momee (AO2)
sur la photo, un autographe de Chester Nimitz





2-de nombreuses constructions neuves

Comme durant la seconde guerre mondiale, la montée
en puissance de l'industrie americaine est particulièrement
impressionante et dans le domaine des navires légers et
d'escorte : 6 sont commandés en 1915, 50 en 1916 et 76 en 1917
mais seulement 40 «flusk deckers» seront mis en service
avant l'Armistice et seulement 28 seront envoyés en Europe.
Une partie des destroyers est placée en reserve dès
leur achevement et en 1922, l'US Navy dispose de 316 destroyers.

En ce qui concerne les navires réellement dediés
à la lutte ASM, les études avaient commencé dès
janvier 1915 grâce à un certain Franklin Roosevelt et
l'aide britannique. Les britanniques signent avec le chantier Elco,
un contrat de 550 patrouilleurs (Motor Launches ML) le 9 avril 1915.
A ces navires achevés en 488 jours, s'ajouteront 30 de plus
pour la Grande Bretagne, 12 pour la France et 110 pour l'Italie.


L'utilisation de yatchs requistionnés donnent
l'impulsion à la mise au poit et à la fabrication de
chasseurs de sous marins. Un contrat pour des Submarine Chaser de
110 pieds (33 metres) est passé dès le 3 avril 1907.
447 sont construits dont 50 seront cedés à la France et
50 autres seront construits directement pour la Royale. Ils sont
basés à Plymouth, Corfou, Gibraltar, Brest, les Acores
et Mourmansk pour une partie tandis qu'un autre contingent escorte
des convois sur la côte est vers les Bermudes.

Un chasseur plus gros est necessaire et les études
aboutissent en janvier 1918 à la commande de chasseurs à
coque acier, les «Eagle Boat» et malgré ce cours
laps de temps (10 mois) 60 navires sont construits. Enfin, la marine
nationale decidement très active va commader de nombreux
patrouilleurs , les 13 premiers sont des chalutiers transformés
mais leurs successeurs doivent de purs patrouilles, les 38 unités
de classe Bouvines mais aucun n'est achevé avant l'armistice
et ils sont tous vendus, les 8 premiers à la France, les
autres aux Etats Unis et de cette serie, 6 seront rachetés par
la France en 1940.

A SUIVRE

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MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE   Sam 24 Fév 2007, 22:00

T'as toujours un problème avec les photos on ne voit rien........ scratch

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MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE   Sam 24 Fév 2007, 23:03

Je crois pas que cela vient de moi, je vois très bien les photos, faudrait demandé à l'amiral si cela vient du forum ou si c'est ton PC mon cher le Breton:scratch: scratch scratch
Si personne peut voir les photos c'est pas cool Evil or Very Mad Evil or Very Mad pas cool du tout

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MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE   Sam 24 Fév 2007, 23:19

Non c'est de Navsource.

Je sais pas pourquoi mais elles ne sont pas télécharger depuis le site, donc pas dans le cache internet et pas de photos...

Faut aller sur le site, comme ça elles seront dans le cache et en revenant sur cette page vous les verrez...

Par hasard, vous utliser tous mozilla firefox ? scratch

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MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE   Sam 24 Fév 2007, 23:26

IE 7......... lol! lol!

par contre pour les photos j'ai pas tout compris........... scratch scratch

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MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE   Sam 24 Fév 2007, 23:29

Bah quand tu vas sur un site internet il télécharge toutes les images dans le cache, ce qui permet de pas charger le site durant X temps à chaque fois que tu le visite (ça garde les images, design etc en mémoire).

Et là apparemment les photos ne se télécharge pas...

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MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE   Sam 24 Fév 2007, 23:36

Ok j'ai compris.

Mais je vais pas m'amuser à aller sur Navsource rechercher la photo concernées

D'ailleurs je suis pas sûr que toutes les photos viennent de ce site.

scratch

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MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE   Sam 24 Fév 2007, 23:45

J'ai fait un essai avec le AD 2 Melville

J'ai ouvert toutes les photos

Et retour ensuite ici sans résultat...... scratch

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MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE   Dim 25 Fév 2007, 15:47

En fait le site Navsource doit interdire les liens directs vers les autres sites. Seul moyen de conourner: enregistrer les image sur ton pc puis les héberger sur imageshack ou servimg.

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MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE   Dim 25 Fév 2007, 19:51

C'est dommage car ce site est incroyablement riches en photos de l'US Navy, je ne sais si il existe un site aussi riche pour la marine nationale et si il en existe un si quelqu'un à l'adresse, je serais ravis de l'avoir car cela me permettrait de faire pourquoi pas des articles sur la marine d'avant guerre Mr. Green cheers

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MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE   Dim 25 Fév 2007, 22:38

2-LA GENESE DES DESTROYERS D'ESCORTE

A°) La recherche des americains pour un bâtiment d'escorte économique

A la fin de la guerre, naturellement, le nombre de navires en service dans la marine americaine diminue et les forces d'escorte sont réduites de manière drastique. De plus, la construction de navires d'escorte et le maintien d'un savoir faire dans ce domaine est loin d'être prioritaire pour les amiraux de americains qui inquiet de la montée en puissance japonaise et toujours sceptique vis à vis de l'attitude des britanniques prefèrent donner la priorité aux cuirassés et aux croiseurs de bataille (une veritable course americano-japonaise est lancée durant la première guerre mondiale, elle est stoppée par le traité de Washington en 1920 et permettra le devellopement des croiseurs lourds mais aussi des porte-avions). Toute étude n'est pas abandonné mais les americains (qui n'ont surement pas les même besoins que les britanniques en matière de protection du trafic commercial) ne se pressent guère pour construire les navires étudiés d'autant que l'US Navy possède plus de destroyers qu'ils ne lui en faut. Les recherches portent sur un bâtiment relativement économique et capable d'être construit rapidement et en grand nombre. Les études s'accélèrent à partir de 1939, le contexte international laissant craindre une guerre. Un projet proposé par Frank Gibbs de Gibbs &Cox directement au president Roosevelt dont il est un ami personnel échoue car les navires proposés dont le tonnage varie entre 750 et 1500t manque de tenue à la mer et d'habitabilité. Les projets étudiés par la marine progressent et deviennent de plus en plus precis avec un tonnage de 840t (étude 1) 1175t (étude 2) 875t (étude 3) et 1125t (étude 4) et les besoins de plus en plus pressants car même si les Etats Unis ne sont pas encore en guerre, l'US Navy escorte déjà des convois dans l'Atlantique.En février 1941, l'étude 3 est reprise, precisée puis modifiée. Une commande de 50 exemplaires est même passée avant d'être annulée car il y à toujours débat sur construire des bâtiments neufs ou modifier les plans de navires existants. Les études se stabilisent provisoirement en juin 1941, sur un bâtiment de 1085t, soit 1300t à pleine charge avec 2 canons de 102mm, 5 canons de 20mm, une plate-forme triple de tubes lance-torpilles et 75 grenades ASM avec la possibilité de monter 2 canons de 127mm et 4 bofors de 40mm, les tubes lance-torpilles étant installé après l'expérience des britanniques qui en ont dôté leurs Hunt pour améliorer leur capacité antisurface. Les choses ne semblent pas bouger et ce sont les britanniques qui vont débloquer la situation

B°) La pression britannique impose le DE

1-Mise au point et commandes
Si les americains ne sont pas pressés d'augmenter leurs forces d'escorte, ce n'est bien sur pas le cas des britanniques qui le dos au mur doivent protéger à tout prix les precieux convois de l'Atlantique pour le ravitaillement de leur métropole sans compter que leurs responsabilités mondiales multiplie les routes commerciales et donc les navires à protéger. Or la Royal Navy manque cruellement d'escorteurs.
Pourtant, les anglais n'ont pas été pris au dépourvu car le 5 septembre 1938, une étude d'un nouvel escorteur rapide à été lancé. Il s'agissait de doter la RN d'un navire capable de protéger les convois marchands contre les avions et les sous marins sans pour autant mobiliser les destroyers d'escadre appelés à d'autres missions et qui d'ailleurs n'étaient pas vraiment conçus pour cette mission. C'était l'acte de naissance de la classe Hunt qui allait compter 83 navires (19 type I, 26 type II et 28 type III). Outre les Hunt, la marine britannique avait prévu la requisition des chalutiers qui servirent par exemple d'escorteurs dans l'Arctique mais aussi la construction d'escorteurs à coque de chalutiers dans les chantiers specialisés et qui par leur taille ne pouvait construire de veritables escorteurs. Cela déboucha sur les classe Hill, Military et Fish (27 unités au total) puis les classes Tree Shakespeare et Dance soit un total de 218 navires pour ces 4 dernières classes dont 168 pour la seule classe Isle. Mais decidément les besoins des britanniques étaient gigantesques et Churchill solicita l'aide americaine et l'obtint le 2 septembre 1940 quand l'US Navy preta 50 destroyers type flush deck qui furent alors transformés en escorteurs (Le plus souvent cela consistait en la suppression d'une chaudière et l'installation d'une soute supplementaire pour augmenter l'autonomie, l'aménagement de logements supplementaires, la modification de l'armement avec le plus souvent le debarquement d'un canon de 102mm au profit de pièces de DCA supplementaires et bien entendu l'emport de beaucoup plus de grenades ASM) en l'échange de bases aux Bahamas, à la Jamaïque, à Santa Lucia, à Trinitad, aux Bermudes, dans la Guyane Britannique et à Argentia à Terre Neuve. Les 8 premiers sont transférés à Halifax le 9 septembre, ils reçoivent comme nom, des cités communes à la Grande Bretagne et aux Etats Unis, 7 étant armés par la marine canadienne.
Citation:

Le DD75 Wickes premier flush decker, il fut ensuite transféré à la RN et devint le HMS Montgomery comme le montre la photo ci-dessous

Les britanniques dont les chantiers navals sont saturés (au point où les navires doivent être reparés aux Etats Unis) voient avec interêt le projet americain. Le 23 juin 1941, la mission britannique aux Etats Unis demande la fourniture de 100 destroyers d'escorte avec pour armement 3 canons de 76mm polyvalents, faute de 127mm dont la production est trop limitée. Le president Roosevelt donne son accord pour 50 bâtiments baptisés British Destroyer Escort (BDE) ce qui ne fait pas l'affaire de l'US Navy qui préfère les destroyers traditionnels et craint de partager les capacités de production avec ce nouveau navire. Lesp remiers DE sont construits par des chantiers specialisés dans les navires de guerre : les arsenaux de Boston, Mare Island et Puget Sound mais l'immense majorité de ces navires sera construits par des chantiers n'ayant aucune expérience dans ce domaine.

Le trafic commercial americain étant de plus en plus menacé, les americains oubliant leurs reticences initiales commandent 250 DE le 17 janvier 1942 (DE 51 à DE300) au titre du «Maximum War Effort and 1799 Vessels Building Programm», 420 navires supplementaires sont commandés en septembre 1942 (DE 301 à 720) au titre du «1943-44 Combatant Building Programm» suivi de 80 autres en novembre 1942. Le programme s'emballe litteralement avec 205 DE autorisés le 26 juin 1943 ce qui porte le total des commandes à 1005 exemplaires.
Citation:

Le USS Wyffels (DE6) deuxième DE de l'US Navy classe Evarts ou coque courte

Le USS Buckley (DE 51) classe Buckley à coque longue

Le USS Rudderow (DE 224), la modification la plus visible est le remplacement des 3 canons de 76mm par 2 canons de 127mm

Le USS Cates (DE 763) type Canon futur F722 Soudanais
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MessageSujet: Re: LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE   Dim 25 Fév 2007, 23:20

Ces navires nous allons le voir maintenant se repartissent en sous-classe avec un armement, une propulsion et des dimensions différentes. Ce n'etait pas prévu à l'origine, tous auraient du avoir par exemple le même armement (3 canons de 76mm pour les britanniques et 2 canons de 127mm pour les americains) et une propulsion à turbine. Les aléas de la mobilisation industrielle en decideront tout autrement car si la production des coques se poursuit à un rythme soutenu, il n'en va pas de même pour l'armement comme les 127mm qui sont instrallés en priorités sur les porte-avions, les cuirassés ou les destroyers d'escadre et pour les moteurs diesels très demandés. Nous avons ainsi les Evarts qui ont une coque courte, une propulsion diesel electrique et un armement principal composé de 3 canons de 76mm, les Buckley sont plus longs que les précédents (93,27m contre 88,23m) plus lourds (1400t contre 1140t) et leur propulsion est du type Turbo-electrique; seul l'armement ne change pas avec toujours 3 canons de 76mm, les Cannon qui sont aussi long que les Buckley mais plus légers (1240t) et ils reviennent à la propulsion des Evarts avec des diesels et des electriques. L'armement principal reste celui de ces deux predecesseurs. Les Edsall sont proches à la fois des Buckley pour la taille (93,27m) et des Cannon pour le deplacement (1200t). Ils inaugurent un nouveau mode de propulsion avec des diesels rapides mais gardent les 3 canons de 76mm.
La cinquième sous-variante baptisée Rudderow deplace 1450t soit presque autant que les Buckley dont ils partagent également la taille mais se distinguent par l'armement (2 canons de 127mm) mais pas par la propulsion qui revient au Turbo-Electrique. Enfin, la vaste famille des DE se termine par les John C. Butler qui deplacent 1350t, possède une coque aussi longue que les 4 variantes précédentes et si ils conservent les 2 canons de 127mm, ils sont propulsé par des turbines à engrenages.

2-Constructions et annulations
50 unités sont commandées pour la RN le 1er novembre et la production peut être comparée au boléro de Ravel : un départ lent, une acceleration prodigieuse. Trois arsenaux se partagent la première commande , les DE 1 à 12 à Boston, les DE 13 à 36 à Mare Island et les DE 37 à 50 à Puget Sound. Les arsenaux de la côte ouest ne sont guère mélé à ce programme, la faute à un programme copieux de reparations, de reconstructions et de modernisations. Trois chantiers sont créés de toute pièce pour construire les DE : le chantier Bethlehem à Hingham dans le Massachussets, le chantier Brown Shipbuilding à Houston (Texas) et le chantier Federal à Port Newark dans le New Jersey. Un chantier gouvernemental installé à Orange (Texas) participe aiu programme DE, il est géré par la Consolidated Shipbuilding. Les 6 DE livrés à la France en 1944 seront eux construits par la Dravo Corporation dont le siège social est implanté à Pittsburgh (Pennsylvanie) mais dont les installations sont installés à Neville Island près de Pittsburgh mais dans l'Ohio. La compagnie possède également un chantier à Wilmington dans le Delaware et c'est chantier qui aurait du construire 30 destroyers d'escorte mais seulement 13 sont construits dont les 6 futurs français (Senegalais, Algérien, Tunisien, Marocain, Hova et Somali), deux sont retrocédés à l'Arsenal de Norfolk en Virginie et 15 abandonnés le 10 février 1943. Trois autres DE sont construits à Neville Island mais les DE 647 à 664 et 723 à 738 de classe Ruderow qui devaient également être construits à Neville Island sont abandonnés. Les priorités de constructions sont changéantes et si les DE sont prioritaires juste derrière les grands navires de combat en mars 1942, ils sont depassés par les navires de debarquement en juillet 1942 puis c'est la degringolade : 8ième rang en octobre 1943 et 13ième en juin 1944. La construction est très rapide en moyenne trois mois et demi et le record est établit par le DE 682 Underhill construit en un mois et 29 jours par la Bethleem Steel à Fore River (16 septembre 1943-15 octobre 1943-15 novembre 1943)
Comme le suggère le titre, tous les DE commandés ne sont pas construits et parmi ceux qui sont construits, tous ne le sont pas en escorteur. 507 navires osnt achevés comme escorteurs, 56 comme transports d'assaut (APD) tandis que la commande de 442 navires est annulée en 1943 et 1944, 6 étant déjà lancés.
Au niveau des series cela se repartit de la façon suivante :
-Les Evarts : 105 sont commandés, 5 constructions sont annulées ou arrêtées avant le lancement, 3 sont abandonnés après lancement ce qui laisse 97 unités achevés soit 92,4 %. 32 sont cédés à la Royal Navy et 65 pour l'US Navy. 5 sont coulés et 2 unités sont transférées après leur service dans l'US Navy

-Les Buckley : 154 sont commandés et tous achevés et repartis entre la Royal Navy (46) l'US Navy (102), ces derniers sont repartis entre 6 APD, 37 DE convertis en APD et 59 DE. Sur ce total, 6 sont coulés, 8 si gravement endommagés qu'ils sont condamnés sans être reparés , 7 sont convertis en DER (Destroyer d'Escorte piquet Radar) et 15 transférés après guerre

-Les Cannon : 116 sont commandés mais 41 sont annulés avant le lancement et 3 abandonnés après le lancement soit 62.1%. 6 sont cédés dès leur lancement à la France et 66 sont utilisés par l'US Navy. 4 seront transférés après guerre

-Les Edsall : Les 85 exemplaires commandés sont tous achevés et servent tous dans l'US Navy et 34 sont convertis en DER. 3 sont coulés et 2 sont gravement endommagés et non reparés. Après guerre, 12 seront utilisés par l'USGC (1951-1954) et 4 sont transférés à des marines étrangères

-Les Rudderow : 253 sont commandés, 181 sont annulés avant le lancement mais aucune construction n'est abandonné après le lancement. Les 72 navires achevés (soit 28,5%) sont tous utilisés par l'US Navy (22 en DE et 50 en APD). Un DE sera convertis en APD mais celle de deux de ses sister-ships est abandonnée . 21 navires seront transférés après guerre

-Les J Buttler : 292 sont commandés mais 209 sont annulés ce qui signifie que seuls 83 navires sont achevés (28,42%) et qui ont tous été utilisés par l'US Navy qui dut déplorer la perte 4 d'entre-eux (3 coulés). Deux seront convertis en DER et 2 seront transférés après la guerre
TOTAL : 1005 commandés, 436 annulés avant lancement et 6 abandonnés après; 563 navires achevés ( 78 pour la Royal Navy, 6 pour la Marine Nationale et 479 pour l'US Navy [423 achevés comme DE, 56 comme APD] 38 seront convertis en APD soit un total de 94 «DE-APD»]); 17 ont été coulés, 11 gravement endommagés et non reparés; 43 convertis en DER , 12 utilisés par l'USCG (1951/54) et 88 transférés à des marines étrangères

3-Les transferts
La France n'est pas la seule à beneficier des largesses d'une US Navy disposant d'un matériel surabondant et parfois en surplus. D'autres marines qu'elles soient européennes, latino-americaines ou africaines.
La France d'ailleurs va recevoir un total de 14 DE, 6 en 1944 (nous venons de le voir) et 8 autres en 1950/52 qui vont permettre aux marins français de se faire la main aux tactiques et aux techniques modernes en l'attendant la livraison des escorteurs rapides.
88 DE et derivés avant servis sous pavillon americain vont servir au sortir de la guerre ce qui porte le nombre total de DE ayant servit sous pavillon étranger à 174 si on ajoute les 78 DE britanniques et les 6 DE français qui eux ne servirent pas dans la marine americaine avant leur transfert.

-Les Pays Bas : la marine néerlandaise reçoit 4 DE en 1950 et 2 en 1951 tous de type Cannon, ces transferts étant effectués dans le cadre du Pacte d'Assistance Mutuelle (MDAP). Restituées en 1967, ils seront demantelés.
-L'Italie : ce pays reçoit 3 Cannon transférés dans le cadre du MDAP le 10 janvier 1951, le dernier est rayé en 1976
-La Grèce reçoit au début de 1951, grâce au MDAP, 4 DE de la serie Cannon
-Le Portugal reçoit deux DE de type J. Butler en 1957 qui restent en service peu de temps car remplacés par 3 escorteurs type Dealey construits au Portugal entre 1962 et 1968

-Le Bresil reçoit 6 DE en 1944 et 2 en 1945 tous de la classe Cannon pour lutter contre les U-Boot qui coulèrent 31 navires marchands et 3 navires de guerre (le Bresil avait declaré la guerre à l'Allemagne le 22 août 1942 et avait envoyé des troupes et des chasseurs en Italie). Ils sont rayés entre 1964 et 1975 sauf un qui sert de bâtiment de soutien avant de devenir musée flottant en 1992
-Le Pérou est le second pays d'Amerique Latine à recevoir des DE , toujours au titre du MDAP, 3 navires de type Cannon le 21 février 1952
-L'Uruguay reçoit également deux De type Cannon dans le cadre du MDAP qui seront remplacé en 1972 par le DE 1006 Dealey racheté et qui devint le 18 de julio (en référence au 18 juillet 1830, jour où fut proclamé la première constitution uruguayenne)

-La Colombie arme 4 APD à partir de 1965 dont deux sont modernisés FRAM2
-Le Chili reçoit 4 APD à la fin de 1966 et comme beaucoup d'APD transférés, ils sont modernisés et utilisés comme escorteurs pour trois d'entre-eux, le quatrième servant de stock de pièces detachées
-L'Equateur reçoit un APD de classe Buckley en 1967 suivit par un autre de la même classe pour servir de ponton
-Le Mexique achète 4APD en 1963 pour remplacer 4 frégates americaines de classe Tacoma en cours de desarmement. Un des APD est perdu en 1972. Deux autres APD et un DE de la classe Edsall sont transférés respectivement en 1969

-La Chine Nationaliste reçoit deux DE en prêt en août 1945 (type Evarts), 4 Cannon en 1948. 14 autres DE sont ensuite transférés à Taiwan entre 1960 et 1969 (5 Buckley APD, 1 Rudderow DE et 8 APD) et sont tous utilisés comme escorteurs.
-Le Japon reçut deux DE de classe Cannon en 1955 quand sa marine se reconstitua, ils restèrent en service jusqu'en 1975, rendus aux Etats Unis et revendus aux Phillipines où l'un d'eux est toujours en service en 2006 !
-La Corée du Sud reçoit au titre du MDAP, deux DE de classe Cannon suivis entre 1959 et 1967 par un DE de classe Rudderow et 6 APD.
-La Thaïlande reçoit dans le cadre du MDAP, un Cannon qui à été desarmé en 1993
-Les Phillipines reçoivent un DE, un APD de la classe Buckley en 1961 perdu dans un typhon en 1964 suivit d'un deuxième, de classe Cannon perdu lui aussi dans un typhon en 1981. Un DE sud-vietnamien est recupéré en 1975 tout comme deux DE japonais dont un est encore en service
-Le Sud-Vietnam reçoit deux DER en 1971, des navires de ce type ayant servit à la surveillance des côtes (opérationMarket Time). Un reussit à gagner les Phillipines et est remis en service par cette dernière jusqu'en 1989, le second à été capturé au bassin à Saigon par les nord-vietnamiens mais il semble qu'ils ne l'ait pas remis en service
-La Tunisie reçut un DER de classe Edsall en 1973 et qui fut desarmé entre 1992 et 2002 (si quelqu'un à des infos plus precises, merci d'avance)

A SUIVRE

PS : comme vous pouvez le voir, le sommaire à été modifié et etoffé

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LES DESTROYERS D'ESCORTE EN FRANCE (1) GENESE

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