| | | LES BATIMENTS DE DEBARQUEMENT DE CHARS (BDC) (2) TETE A TETE | |
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clausewitz Vice-amiral d'Escadre


 Nombre de messages: 7588 Age: 25 Ville: Nantes Emploi: etudiant Date d'inscription: 22/12/2005
 | Sujet: LES BATIMENTS DE DEBARQUEMENT DE CHARS (BDC) (2) TETE A TETE Dim 21 Jan 2007, 20:08 | |
| 3°) LE L 9007 TRIEUX
 Tape de bouche du BDC Trieux LE TRIEUXest un petit fleuve côtier du nord de la Bretagne, long de 71km et se jettant dans la Manche Le BDC n'avait apparement pas de ville marraine OBSERVATIONS Un hangar pour hélicoptère (Dimensions : 15 X 8 X 4) est installé à partir de 1966. Construit par les Constructions Mécaniques de Normandie (CMN), il peut acceuillir 2 Alouette III.Des raquettes de pont d'envol sont mises en place sur le pont milieu. Les installations spéciales de transport et d'échouage tiennent la plus grande place : vaste hangar et ponts dégagés, portes d'étrave, rampe de débarquement et rampe d'accès au pont supérieur, panneaux de chargement, mât de charge, bossoirs et LCVP, treuil et ancre arrière, installations de sécurité et de ventilation. A noter l'importance des logements, de la cuisine, de l'infirmerie, et de la distribution électrique qui fait tout fonctionner. Les moyens de transmission et de navigation sont pour l'époque modernes et développés. L'armement ne comporte qu'une artillerie de petit calibre, pour la défense immédiate ou pour l'attaque d'une plage, car la navigation en opérations est prévue sous l'escorte d'une force de protection. L'armement d'origine (2 canons de 40 mm et 4 canons de 20mm) a été modifié lors de l'IPER de 1967. (voir le sujet précédent) LES BATIMENTS AYANT PORTE LE NOM DE TRIEUXC'est assez récemment que la Marine a baptisé le premier de ses bâtiments du nom de Trieux, il s'agissait d'un garde-pêche (1899 - 1909) 150 cv. Construit en 1899, il ne figura pas dans la liste des bâtiment de guerre à proprement parler, car il fut armé commercialement à Granville (1900-04), puis pour la surveillance de la pêche dans le bassin d'Arcachon (1905-07). On le retrouve à à Port de Bouc en 1908. Cette année là, il fut rebaptisé Vanneau.Il disparait des listes de la Flotte l'année suivante. Plus intéressant est l'aviso de station type Inconstant (1888 - 1910), mis sur cale à Lorient le 20 septembre 1882, mis à flot en 1887, et qui entre en service l'année suivante sous le nom de Fulton. Armé pour essais en 1888, il est basé à Lorient entre 1897 et 1899, mais fait de fréquentes campagne en Atlantique sud et Afrique (12/1897), aux Antilles, Chine, océan Indien et Pacifique (1898). Mis en réserve en 1899 puis désarmé à Brest, il sert à partir de 1908 d'annexe à l'école des mécaniciens de Brest. Il est rayé des listes le 9 août 1910. C'est en 1911 qu'il commence une nouvelle carrière comme charbonnière à Brest, et c'est dans cette fonction qu'il est renommé Trieux en 1913, alors qu'il sert comme poste de ravitaillement des torpilleurs à Lezardrieux. Il est démoli en avril 1933 à Brest. (Caractéristiques : 825 t ; 1100 cv ; 125 h ; III.138 + I.100 comme aviso). Le 3e bâtiment ayant porté le nom de Trieux est donc le bâtiment de débarquement de chars (1961 - 1986).On trouve également une vedette côtière de surveillance maritime dont la construction a commencé aux Constructions Navales de Bordeaux, L'Herbaudière (île de Noirmoutier) le 3 novembre 2005. Baptisé Trieux le 12 mars 2000, cette vedette de gendarmerie maritime devrait être en service en mars 2006. Elle sera alors basée à Saint-Malo en remplacement de la vedette MDLC Robet. Le Trieux devrait rester en service jusqu'en 2026. (Caractéristiques : 20 x 5,20 x 1,50 m ; Coque en CVR ; 28 nds ; 8 hommes ; une mitrailleuse de 7,62 mm ; Symbole de coque : P616) HISTORIQUE| Citation: |  Le lancement du Trieux aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes (6 décembre 1958) |
Mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes le 25 avril 1958, ce bâtiment de débarquement de chars est baptisé Trieux le 17 avril 1956, du nom d'un petit fleuve côtier de Bretagne. Il est lancé le 6 décembre 1958. Il entre en service le 18 mars 1960 et est affecté à la 4e région maritime (Oran). C'est le premier d'une série de cinq bâtiments du même type. Du 11 juin au 22 juillet 1962, le porte-avions La Fayette, le LST Chélif et les BDC Trieux, Blavet et Argens assurent le rapatriement de 17 496 personnes d'Algérie en Métropole. Le personnel marine ainsi rapatrié, familles comprises, représente 1053 personnes. Les passagers militaires des autres armes, ainis que leur familles, sont au nombre de 4154. 5906 civils d'origine européenne ont été transportés par le La Fayette et 6383 musulmans. Ces derniers sont d'anciens harkis et GMST, accompagnés de leur famille. La plupart de ces passagers sont débarqués à Marseille (9207 passagers) et à Toulon (7357 passagers. 632 passagers ont été débarqués en Corse et 300 à Port Vendres. Pour l'anecdote pendant l'été 1962, lors du transport de 650 harkis de Mers-el-Kébir à Marseille, un enfant naîtra dans la salle à manger des officiers sise au PC radio. Le jeune Mohamed Nichane et sa maman sont en parfaite santé. D'octobre 1963 à mars 1964, le BDC est en grand carénage à Cherbourg. Le Trieux quitte le 16 mars 1964 Cherbourg pour la Polynésie. Après une escale de quelques jours à Fort de France, il franchit le canal de Panama, et arrive le 4 mai 1964 à Papeete. Il est affecté au Centre d'Expérimentation du Pacifique. En octobre, Le Trieux passe sur le nouveau dock de Papeete. Ce fut le premier navire à profiter de ce service.
| Citation: |  Le Trieux inaugure le dock flottant de Papeete
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Pendant deux ans et demi, le bâtiment va silloner les eaux de la Polynésie, parcourant plus de 50000 milles et transportant plus de 23000 tonnes de matériel divers. Il s'agit d'amener sur place les matériaux nécessaires à l'édification des sites de tir des atolls de Mururoa et de Fangataufa et la base avancée de Hao. Ce sont des installations énormes : blockhaus, poste centraux de tir et de télécommande, pistes d'aviation, centrales électriques, usine de fabrication de l'eau... Inlassablement sont effectuées des rotations entre Papeete, Hao et Mururoa pour acheminer aussi bien matériaux de construction (ciment, fers à béton, goudrons) que matériel roulant (véhicules, grues, bulldozers) et que les fournitures nécessaire à la vie quotidienne des nouveaux chantiers (vivre, eau potable, gasoil), ainsi que quelquefois des matériaux plus dangereux (essence, dynamite). Ces rotations essentielles mais monotones sont entrecoupées par des liaisons avec les archipels extérieurs de la Polynésie (Marquises, Gambier, Australes, Iles sous le Vent) pour le transport d'équipement ou de personnel, pour des tournées d'inspection d'autorités ou simplement des missions de présence. Au cours d'un carénage à Papeete (mai à juin 1966), le Trieux subit toutes les modifications nécessaires à sa participation aux expérimentations nucléaires de l'été : installations d'étanchéité, de climatisation, de décontamination._________________ Rammstein je les ai dans la peau  Au sens propre comme au figuré |
|  | | clausewitz Vice-amiral d'Escadre


 Nombre de messages: 7588 Age: 25 Ville: Nantes Emploi: etudiant Date d'inscription: 22/12/2005
 | Sujet: Re: LES BATIMENTS DE DEBARQUEMENT DE CHARS (BDC) (2) TETE A TETE Dim 21 Jan 2007, 20:16 | |
| A partir du mois de juin, il est mis aux ordres du commandant des sites de Mururoa, pour effectuer les dernières évacuation des atolls avant chaque tir, et y assurer l'hébergement de personnel du génie et de la légion nécessaire aux derniers travaux. Après une dernière remise en état rapide, il quitte Papeete le 11 novembre 1966, touche Nouméa le 25 novembre et y retrouve la gabare Tarentule qui rentre à Toulon et va l'accompagner une bonne partie du chemin du retour. Les escales pitoresques agrémentent le voyage de retour : Bali, Penang, Djibouti, Palerme. Le Trieux est de retour à Cherbourg le 28 janvier 1967. Le Trieux affectue alors une refonte à Cherbourg. On y voit notamment l'installations d'un hangar pour deux hélicoptères Alouette (le hangar est construit par les CMN). C'est probablement à cette époque qu'une modification de l'armement est effectuée : Suppression des 20mm arrière, remplacement des deux affûts de 40mm à l'avant par des 20mm (à confirmer).| Citation: |  Le bâtiment de débarquement de chars (BDC) Trieux en plageage aux Marquises (juillet 1988). Le hangar est clairement visible à l'avant du bloc passerelle avec la plate-forme juste devant |
En septembre 1967, le BDC est en Côte d'Ivoire. Le Trieux repart en Polynésie , toujours pour les mêmes missions de soutien au Centre d'Expérimentations Nucléaires. On le retrouve en avril 1970, lorsqu'il appareille de Papeete pour Rurutu en transport de 700 tonnes de matériels destinés aux sinistrés (suite au passage du cyclone Emma) pour la reconstruction de leurs maisons. Le déchargement se fera par les baleinières du Trieux.
En avril 1976, alors que le Trieux est en escale à Huahine, au mouillage devant le petit village de Fare, 5 matelots sont attaqués, frappés et roués de coups par une vingtaine de voyous. Non content d'avoir démoli les marins à coup de bambous, de pierre et même de bancs, les voyous poursuivent les victimes jusqu'à la coupée du bateau, et tente de prendre d'assaut le Trieux. Les voyous sont repoussés à l'aide de lances incendie et il faut tout le sang froid des officiers pour empecher les marins de monter une expedition punitive. Un marin grièvement blessé est évacué sur Papeete. En août 1978, une mystérieuse photo apparaît dans la Dépêche de Tahiti accompagnée de cette légende "Bébé Trieux a été baptisé à Moruroa. L'heureuse maman Tarepa Roapamoa avec son bébé Manniva Trieux durant la cérémonie de baptême, en compagnie de la marraine de l'enfant. Derrière eux se trouvent l'infirmier et le médecin du bord". En fait, ce bébé serait né à bord alors que sa maman,originaire d'un atoll, tentait d'aller accoucher à Papeete.
En octobre 1979, le Trieux participe à de grandes manoeuvres à Tahaa. Cet exercice annuel met en oeuvre les hommes du BIMAT, le BDC Trieux où le PC de commandement est installé, ainsi que l'EDIC 9082. En septembre 1981, un nouvel exercice a lieu avec le pétrolier Punaruu, les avisos-escorteurs Cdt Bory, Balny et EV Henry, le patrouilleur La Combattante, les Neptune et l'Alouette de la 12S. En janvier 1983, les manoeuvres interarmées "Australes 83" ont lieu à Rurutu avec cette fois la participation du TCD Orage. Mais quelques jours après cet exercice, une affaire bien plus préocupante va occuper le BDC. Le cyclone Nano ravage l'archipel des Tuamotu. Le Trieux est parmi les premiers bâtiments engagés dans l'opération de secours au sinistrés. Il appareille avec plusieurs tonnes de matériel et de vivres en direction de Hao, un des atolls les plus touchés, puis visite d'autres zones pour y apporter son aide. L'aéronavale est également grandement solicitée, et les Neptune effectuent de nombreux parachutages de canots de sauvetage avec du matériel de survie (chaîne SAR) à des habitants isolés sur certains atolls. C'est au total plus de 900 personnes des armées qui seront engagées dans cette vaste opération dont près de la moitié des effectifs est embarquée sur les navires : EV Henry, Marara, Lorientaise, Trieux, Blavet, Chamois, EDIC 9074. Une mission aux Marquise a lieu en octobre 1983, avec escle à Fatu Hiva, Hiva Oa, Ua Huka, Ua Pou et Nuku Hiva. Cette mission a lieu au profit du SMCB (Service Mixte de Contrôle Biologique) et du RIMAP. Janvier 1984, après avoir quitté Moruroa avec des membres d'une mission scientifique pluridisciplinaire, le Trieux mouille à Rapa. C'est la toute première fois qu'une mission aussi importante et aussi complète se déplace sur la plus australe des îles, appuyée par un soutien logistique inégalé, notamment le BRB Marara et une Alouette. Objectif : Les pierres et les plantes ! L'hélicoptère récupèrera de nombreux échantillons récoltés par les scientifiques. Le Trieux rentre à Papeete le 13 février. En avril 1984, le Trieux participe aux manoeuvres annuelles Taakeo aux Marquises du Nord (Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka), avec la quasi totalité du RIMAP, l'aviso-escorteur Doudart de Lagrée, le Batral Dumont d'Urville, les patrouilleurs La Lorientaise et La Combattante. Une Alouette III est embarquée sur le Trieux.
Le 26 juin 1984, un chalutier coréen, le Oyang, lance un appel de détresse à 400 km dans le nord-ouest de Tahiti : un marin gravement malade doit être hospitalisé d'urgence. Le BDC Trieux appareille de Papeete. L'Alouette III de la 12S le rejoint peu après. Celle-ci, guidée par un Neptune, réussi à déposer le médecin du Trieux à bord du chalutier, puis à hélitreuiller le malade et le médecin, puis se pose à l'aéroport de Faaa. Le malade est ensuite conduit à l'hôpital de Papeete. En décembre 1984, le Trieux effectue le ravitaillement en vivres de la Jeanne d'Arc au mouillage de Bora-Bora. Du 13 au 23 juin 1986, un exercice interarmées Matikea est organisé dans les îles sud de l'archipel des Marquises. Le BDC participe à la totalité de l'exercice, embarquant près de 350 hommes à Papeete le 12 au matin, il assue leur transit pour arriver le 16 à l'île de Tahuata, puis Hiva-Oa du 18 au 20 et le retour à Papeete le 23 au soir. Parallèlement à l'hébergement du RIMAP, il participe aux exercices en liaison avec l'aviso-escorteur EV Henry, le Dumont d'Urville, le pétrolier Papenoo, l'Alouette, un Gardian de la 12S et le Twin Otter.
| Citation: |  Le pétrolier Papenoo à la mer au large de Tahiti à l'occasion de l'exercice Matikea (1986). |
Du 9 au 13 février , le Trieux et 200 hommes du RIMAP effectue un exercice aux Gambiers. Cette manoeuvre est assez compliqué à organiser compte tenu des 1700 km qui sépare Tahiti de cet archipel. Le 9 février, le Trieux mouille à Rikitea. La manoeuvre se poursuit sur Mangareva. Début juillet 1988 a lieu ce qui est peut être le dernier exercice du Trieux aux Marquises. Après avoir passé une journée à Omoa, et une autre à Atuona, le Trieux se rend à Taiohae pour 3 jours avec des soldats du RIMAP. Le 12 juillet 1988, il est désarmé à Papeete, puis remis à l'administration des Domaines. Embossé à Fare Ute, il est condamné sous le numéro Q666 le 5 décembre 1988. Le 29 septembre 1989, la coque du Trieux est mis en vente par les Domaines. En juin 1991, la coque est remorquée depuis Papeete arrive à Singapour. Elle y sera démolie aux chantiers Alwyn Mac Millan.
| Citation: |  Arrivée à Singapour pour démolition (juin 1991). |
_________________ Rammstein je les ai dans la peau  Au sens propre comme au figuré |
|  | | EXOCET Contre-amiral


 Nombre de messages: 1084 Age: 29 Ville: quelque part en france Emploi: militaire Date d'inscription: 19/04/2006
 | Sujet: Re: LES BATIMENTS DE DEBARQUEMENT DE CHARS (BDC) (2) TETE A TETE Dim 21 Jan 2007, 20:23 | |
| Super clausewitz  |
|  | | clausewitz Vice-amiral d'Escadre


 Nombre de messages: 7588 Age: 25 Ville: Nantes Emploi: etudiant Date d'inscription: 22/12/2005
 | Sujet: Re: LES BATIMENTS DE DEBARQUEMENT DE CHARS (BDC) (2) TETE A TETE Dim 21 Jan 2007, 20:25 | |
| D'ailleurs j'annonce les plats suivants : -les porte-avions français -les escorteurs rapides -les destroyers d'escorte français -la marine nationale et les essais nucléaires _________________ Rammstein je les ai dans la peau  Au sens propre comme au figuré |
|  | | Kaj Contre-amiral


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 | Sujet: Re: LES BATIMENTS DE DEBARQUEMENT DE CHARS (BDC) (2) TETE A TETE Dim 21 Jan 2007, 20:35 | |
| ça serait bien de mettre les sources.  Plus pour l'aspect "relationnel" que pour l'aspect juridique. _________________ C'est à ses actes que l'on juge les valeurs d'un homme.
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|  | | clausewitz Vice-amiral d'Escadre


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 | Sujet: Re: LES BATIMENTS DE DEBARQUEMENT DE CHARS (BDC) (2) TETE A TETE Dim 21 Jan 2007, 22:07 | |
| | Kaj a écrit: | ça serait bien de mettre les sources. 
Plus pour l'aspect "relationnel" que pour l'aspect juridique. |
J'ai mis les sources au tout début de la première partie de l'article des BDC mais ce quej e peux dire c'est que la quasi totalité des photos viennent de netmarine_________________ Rammstein je les ai dans la peau  Au sens propre comme au figuré |
|  | | clausewitz Vice-amiral d'Escadre


 Nombre de messages: 7588 Age: 25 Ville: Nantes Emploi: etudiant Date d'inscription: 22/12/2005
 | Sujet: Re: LES BATIMENTS DE DEBARQUEMENT DE CHARS (BDC) (2) TETE A TETE Dim 21 Jan 2007, 22:35 | |
| 4°) L9003 ARGENS Tape de bouche du BDC Argens L'ARGENS est un fleuve côtier long de 116km qui se jette dans la Méditerranée aux environs de Saint Raphaël. C'est à son embouchure qu'une bonne partie des forces amphibies du débarquement de Provence (opération Dragon) débarquèrent le 15 août 1944. Le BDC était parrainé par les localités de Puget, Argens, Roquebrune et Le Muy depuis le 25 juin 1960. OBSERVATIONSLes installations spéciales de transport et d'échouage tiennent la plus grande place : vaste hangar et ponts dégagés, portes d'étrave, rampe de débarquement et rampe d'accès au pont supérieur, panneaux de chargement, mât de charge, bossoirs et LCVP, treuil et ancre arrière, installations de sécurité et de ventilation. A noter l'importance des logements, de la cuisine, de l'infirmerie, et de la distribution électrique qui fait tout fonctionner. Les moyens de transmission et de navigation sont pour l'époque modernes et développés. L'armement ne comporte qu'une artillerie de petit calibre, pour la défense immédiate ou pour l'attaque d'une plage, car la navigation en opérations est prévue sous l'escorte d'une force de protection. L'armement d'origine (2 canons de 40 mm et 4 canons de 20mm) a été modifié lors de l'IPER de 1966. LES NAVIRES AYANT PORTE LE NOM D'ARGENSLe plus ancien bâtiment de la Marine ayant porté le nom d'Argens est un torpilleur numéroté dit "Ventre-à-Terre". Mis à flot le 28 novembre 1890 aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux, sous le nom de "Torpilleur 144", il entre en service en novembre 1891. Il est affecté dans un premier temps à la Défense mobile de Toulon, puis de juin 1895 à 1898 en Algérie. Il est rayé des listes de la flotte en novembre 1910, mais sa carrière n'en ai pas moins terminée, puisqu'il est renommé Argens, comme annexe à l'école des torpilleurs de Toulon. Il gardera ce nom toutefois peu de temps puisqu'il sera dès 1913 utilisé comme but de tir. Sa coque est vendue pour démolition en 1914. (Caractéristiques : 53 t ; 720 cv ; 36 x 3,5 x 2,1 m ; Essais de chauffe au pétrole suivant système Ferrari ; I.T + Hp + II.37 ; Symb. de coque : 144) Un remorqueur à vapeur de 300 cv (1935-1959) du programme 1924 est mis à flot à Bordeaux en 1935. Basé lui aussi à Toulon, il est affecté aux Constructions Navales. Le 27 novembre 1942, il échappe au sabordage, mais reste sur place à Toulon. Saisi par la Kriegsmarine en 1943, il est affecté à MARS Toulon. Lors de l'arrivée des Alliés, il est sabordé le 24 août 1944 par les Allemands. Renfloué le 17 septembre 1944, les travaux de réparations commence immédiatement. Il est alors remis en service au sein de la Marine française pour quelques années. Condamné le 15 mai 1950 sous le n° de condamnation Q122, il sera réutilisé à Toulon comme chaland-chauffeur. Sa coque est vendue pour la démolition en 1959. (Caractéristiques : 190 t ; 300 cv) Son successeur est un bâtiment de débarquement de chars (1960 - 1985). Bâtiment de taille plus modeste, une vedette côtière de surveillance maritime a été baptisée Argens le 12 mars 2002. Elle fait partie d'une série de 24 vedettes destinée à remplacer une série de vedettes de 14 mètres utilisées par la gendarmerie maritime. Mise sur cale le 2 janvier 2004 aux Constructions Navales de Bordeaux, chantiers de L'Herbaudière (île de Noirmoutier), elle est mise à flot le 6 mai 2004, et elle est entrée en service le 4 juin 2004. Affectée à la brigade de gendarmerie maritime de Saint Raphaël le 4 juin 2004 en remplacement de la PIVOINE, l'Argens devrait rester en service jusqu'en 2024. ( Caractéristiques : 20 x 5,20 x 1,50 m ; Coque en CVR ; 28 nds ; 8 hommes ; 1 mitrailleuse de 7,62 mm ; Symbole de coque : P608). | Citation: |  La vedette côtière de surveillance maritime Argens à Saint Raphaël (juillet 2004 - Photo Guillaume Rueda) |
_________________ Rammstein je les ai dans la peau  Au sens propre comme au figuré |
|  | | clausewitz Vice-amiral d'Escadre


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 | Sujet: Re: LES BATIMENTS DE DEBARQUEMENT DE CHARS (BDC) (2) TETE A TETE Dim 21 Jan 2007, 22:48 | |
| HISTORIQUE| Citation: |  Le bâtiment de débarquement de chars (BDC) Argens en armement à Lorient (15 décembre 1959). |
L'Argens Mis en chantier le10 juillet 1958 aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes et Mis à flot le 11 avril 1959. Il réalise le 24 mars 1960 des essais de débarquements de chars à Morgat. Le 25 juin 1960 : M. Le Bigot, délégué ministériel pour la Marine, et le vice-amiral Sap, préfet maritime de la 3e région, se rendent à Fréjus pour présider les cérémonies de parrainage du bâtiment par les localités de Puget, Argens, Roquebrune et Le Muy. Les manifestations se cloturent par une sortie en mer.Il est admis au service actif le 27 juin 1960
Du 11 juin au 22 juillet 1962, le porte-avions La Fayette, le LST Chélif et les BDC Trieux, Blavet et Argens assurent le rapatriement de 17500 personnes d'Algérie en Métropole, dont 5900 civils européens et 6383 musulmans. A lui seul, le La Fayette transporte 12300 personnes. Pour des raisons de sécurité, la base de Mers-el-Kébir avait dû assumer, du 16 avril au 16 juin 1962, la totalité du trafic paquebots. Enfin, la Marine accueille à Toulon plus de 16500 rapatriés que Marseille n'est plus en mesure d'absorber. La plupart des réfugiés sont dirigés sur le dépôts des équipages de la flotte. Quelques centaines sont pris en charge par l'Amicale des anciens de la DBFM hébergés au camp du Larzac avant d'être recasés dans l'Aveyron.
11/1962-2/1963 : Evacuation avec la Dives du CIOA (Centre d'Intervention par Opérations Amhibies) d'Arzew vers Lorient en 3 rotations. 15 septembre 1964 : L'Argens, nouvellement affecté au CEP (Centre d'Expérimentations du Pacifique) arrive à Papeete en compagnie du pétrolier Lac Tchad. En février 1966, l'Argens manque de faire naufrage sur les récifs de Raiatea. Le 9 février à 2h00 du matin au large de Raiatea, les moteurs stoppent brusquement. Plus de propulsion et plus d'électricité : impossible d'envoyer un message de détresse. Les mécaniciens localisent rapidement la panne : de l'eau dans le gasoil. Un travail sans relache commence, ils doivent démonter, purger, vidanger, mais pendant ce temps l'Argens dérive lentement vers le récif. A l'aube les veilleurs aperçoivent le patrouilleur la Bayonnaise, et lui font signe. S'approchant à toute vitesse de l'Argens, il lui passe une remorque. Il était temps, le récif n'était plus qu'à 6 milles. En estimant la dérive à environ 2 noeuds, il ne restait au BDC que 3 heures avant d'aller se jeter sur la côte. Ce n'est que vers 8 heures que les moteurs repartent.
 1969 : Lors des essais pour la mise en service du Super-Frelon, l'Argens est le premier BDC a accueillir ce type d'hélicoptères de l'escadrille 20S (date exacte inconnue). En Février 1973 : L'Argens alors en route pour Dakar croise à l'aube dans le nord des Baléares, un voilier, démâté et à la dérive. Selon les dires de son équipage (deux gars, une fille), il se dirigeait vers l'Espagne, ce qui était peu probable au regard des vents dominants. On supposera qu'ils devaient trafiquer (à l'époque c'était plutôt les cigarettes !), vu leur peu d'empressement à être remis au Consul des Baléares mais tempéré par la crainte de l'être alors à Dakar... En 1973, en dehors du transit vers Dakar, l'Argens repart vers mars (à vérifier) de Toulon vers Brest puis Cherbourg avec un tronçon de maquette à l’échelle 1 d’un SNLE. Un grand carénage, prévu en mai, est différé. Le bâtiment Reçoit l’ordre d’appareiller pour 9 mois, destination secrète, ouverture des instructions au large de Gibraltar où il retrouve la gabare Luciole (à vérifier), et apprend qu’à la suite de la rupture des accords Franco-malgache, il part vers la grande Ile. Trois coffres de mouillage avaient été chargé à Cherbourg pour être mis en place à Mayotte (opération effectuée par la gabare). Un transit de trois mois (à 7.5 nœuds…) et escales à Dakar, Pointe Noire et Simonstown, il effectue un aller-retour entre Diégo, La Réunion et Tamatave pour embarquer le matériel des forces présentes sur place ( Légion, Armée de l’air). Tout cela en pool avec le BDC Bidassoa et pendant que l’un charge à Tamatave, l’autre est à Saint Denis (croisement à mis chemin et dernières nouvelles par VHF !). Un petit carénage a lieu du 10 septembre au 10 octobre 1973 à Diégo Suarez. 25 mai au 13 décembre 1973 : Rotation pour transports d'avions Skyraiders (les avions sont destinés au Congo) entre Diégo-Suarez et Bordeaux avec escales en Angola, Dakar et Madère, puis retour à Cherbourg.
| Citation: |  Le bâtiment de débarquement de chars (BDC) Argens lors d'un transport de Skyraiders de Madagascar vers Bordeaux (1973 - Photo CF Jean-Claude Denier). |
Il est en IPER à Cherbourg du15 décembre 1973 à juillet 1974 avant de partir le 3 novembre 1975 pour l'Océan Indien. Le 5 octobre 1977 , il est en exercice de débarquement à Cavalaire puis le 29 septembre 1979 en Opérations de relations publiques à Cannes. 29 janvier au 6 juin 1981 : IPER à Dakar. Octobre 1981 : Soutien logistique des dragueurs pour l'exercice " Olives Noires ". 26 octobre au 1er novembre 1981 : Exercice Farfadet en Corse. Cette manoeuvre est destinée à tester les capacités d'intervention de la 31e Brigade à partir des différents types de bâtiments de la marine. Elle comporte une phase amphibie avec débarquement dans le golfe de Valinco le 29 octobre, suivie d'une phase terrestre ayant pour objectif final la conquête de l'aéroport et de la zone portuaire d'Ajaccio. La 31e Brigade est renforcée d'un escadron de 14 AMX 30 du 501e régiment de chars de combat, de l'escadron du 1er REC et de 3 escadrilles de l'ALAT et du 2e régiment d'hélicoptères de combat. La phase amphibie est sous le commandement du vice-amiral Lacoste, commandat l'escadre de la Méditerranée, dont le PC est embarqué sur le porte-avions Clemenceau. Novembre 1982 : Exercice amphibie au Sénégal. Début 1983 : Embarquement d'éléments de la 31e brigade de Fréjus et de Légionnaires en Corse à destination du Liban. Mai 1983 : Plageage à Argelès-sur-Mer. Juillet 1983 : Alors que de violents incendies ont lieu en Corse, l'Argens quitte Toulon le 30 juillet, transportant plus de 300 soldats et une quarantaine de véhicules, venant en renfort des pompiers pour lutter contre le feu. Les hommes appartiennent au 75e RI de Valence, au 11e BCA (chasseurs-alpins) de Barcelonette et au 21e DIMa de Fréjus.
D'octobre 1983 à mars 1984, l'Argens effectue trois missions an Liban. Au départ de Toulon, des soldats sont embarqués pour faire une relève de troupes. Une fois sur zone, la mission consistait à transporter du matériel et des hommes entre Larnaca et Berouth. L'arrimage des véhicules et du matériel etait particulierement eprouvant. Mi février 1984, un grand carénage de 6 mois à Dakar etait prévu. Mais, alors que le bâtiment était chargé et prêt à partir, l'évacuation des Français de Beyrouth, modifie le programme. L'Argens part à nouveau pour le Liban. Le départ pour le Sénégal est differré de 6 à 8 semaines. Mars 1985 : Plageage en Sardaigne.
L'Argens est mis en réserve spéciale le 14 août 1985, date de la dernière cérémonie des couleurs. Condamné le 4 décembre de la même année (n° Q641), il est alors utilisé à partir de 1986 comme brise-lames à Saint Mandrier. Il sera probablement coulé comme comme cible de tir.
| Citation: |  La coque du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Argens sert de brise-lames à Saint Mandrier (22 juin 2003). |
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 | Sujet: Re: LES BATIMENTS DE DEBARQUEMENT DE CHARS (BDC) (2) TETE A TETE Lun 22 Jan 2007, 14:43 | |
| 5°) L9009 BLAVET  Tape de bouche du BDC Blavet LE BLAVET est une rivière du sud de la Bretagne dont l'estuaire forme, avec celui du Scorff, la rade de Lorient et qui arrose entre autres sur les 151km de son parcours, la ville marraine du BDC Pontivy OBSERVATIONSLe BDC Blavet est équipé à partir de 1966 d'un hangar pour hélicoptère ( 15 X 8 X 4) construit par les Constructions Mécaniques de Normandie. Il peut acceuillir 2 Alouette III.. Des raquettes de pont d'envol mises en place sur le pont milieu Les installations spéciales de transport et d'échouage tiennent la plus grande place : vaste hangar et ponts dégagés, portes d'étrave, rampe de débarquement et rampe d'accès au pont supérieur, panneaux de chargement, mât de charge, treuil et ancre arrière, installations de sécurité et de ventilation. A noter l'importance des logements, de la cuisine, de l'infirmerie, et de la distribution électrique qui fait tout fonctionner. Les moyens de transmission et de navigation sont pour l'époque modernes et développés. L'armement ne comporte qu'une artillerie de petit calibre, pour la défense immédiate ou pour l'attaque d'une plage, car la navigation en opérations est prévue sous l'escorte d'une force de protection. LES NAVIRES AYANT PORTE LE NOM DE BLAVETA l'exception du bâtiment de débarquement de chars, on ne peut pas dire que les bâtiments ayant porté le nom de Blavet ont laissé une trace impérissable dans l'histoire : Le premier bâtiment ayant porté le nom de Blavet est un chasse-marée (1832 - 1871). Mis en chantier à Lorient le 5 avril 1832, il est mis à flot le 26 juillet de la même année. Sa carrière aura été sans histoire. Rayé en 1865, il est alors utilisé comme magasin des garde-pêches jusqu'en 1871. (Caractéristiques : Plan Allix ; En bois ; 20 hommes ; 2 canons). Un remorqueur (1877 - 1922) est mis à flot en 1877 à Lorient sous le nom de Blavet. L'essentiel de sa carrière se déroulera à Lorient. Retiré du service le 27 septembre 1922, il est vendu à Lorient le 19 septembre 1923. Il aurait par la suite peut-être navigué sous pavillon italien et sous le même nom selon Alain Croce "9/5/1934 : Le remorqueur italien Blavet fait escale à Port de Bouc pour y prendre en remorque la vedette ex patrouilleur Jonquille". (Caractéristiques : 90 t ; 140 cv). Un remorqueur type Athlète (1917 - 1950) est mis à flot en 1917 à Brest sous le nom de Gladiateur V. Basé à Lorient, il est renommé Blavet en 1936. Le 12 septembre 1936, il remet à flot en compagnie de l'Hippopotame, le Ter échoué à la pointe de Lisay à l'île de Ré. Saisi par la Kriegsmarine le 19 juin 1940, il est affecté à HAKO Lorient. En 1943, il coule suite à un incendie (accidentel ?) à bord, il est relevé dans le courant de l'année. Sabordé par les Allemands à Nantes le 11août 1944, il est à nouveau relevé et remis en service en 1945. Condamné le 8 septembre 1950, il est vendu pour démolition à Lorient le 29 juin 1951. (Caractéristiques : 585 t ; 860 cv ; 1 chaudière Belleville prise sur FLANDRE (inachevé) ; 12 nds ; II.120). Le bâtiment de débarquement de chars (1961 - 1986) reste le plus connu des bâtiment ayant porté ce nom. A noter également qu' une vedette de surveillance littorale (1970 -? ), appartenant à l'administration des Affaires Maritimes a porté le nom de Blavet. En service à partir de 1970, elle était basée à Lorient. Elle est probablement désarmée aujourd'hui (NDA : je n'ai pas de trace de ce navire dans flottes de combat 2004, elle à probablement été desarmé avant 2002) (Caractéristiques : 175 cv ; 6,5 m ; Symbole de coque : PM243). _________________ Rammstein je les ai dans la peau  Au sens propre comme au figuré |
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 | Sujet: Re: LES BATIMENTS DE DEBARQUEMENT DE CHARS (BDC) (2) TETE A TETE Lun 22 Jan 2007, 14:56 | |
| HISTORIQUE| Citation: |  Le bâtiment de débarquement de chars (BDC) Blavet au bassin à Lorient (16 août 1960). Le BDC est en cours d'armement car il n'est admis au service actif que le 1er janvier 1961 |
Le Blavet est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes mais n'est baptisé que le 1er avril 1959, sa mise à flot intervenant le 16 janvier 1960. Son admission au service actif est prononcée le 1er janvier 1961. Dès son admission au service actif, il est affecté aux forces amphibies de Bizerte. Du 11 juin au 22 juillet 1962, le porte-avions La Fayette, le LST Chélif et les BDC Trieux, Blavet et Argens assurent le rapatriement de 17500 personnes d'Algérie en Métropole. Jusqu'en 1963, il contribue aux opérations de rapatriement de nos soldats vers la Métropole. Au cours de cette période, il reçoit un témoignage de satisfaction pour sa participation active aux opération de transport et de ravitaillement des forces en Afrique du Nord.
En mai 1964, il participe à un exercice franco-américain qui se déroule dans le golfe de Saint Florent en Corse. Le Blavet y participe avec des commandos-marine, un millier de Marines US, et plusieurs autres bâtiments de débarquement. Janvier 1965 : Venant de Cherbourg où il était en carénage, le Blavet arrive à Lorient. 10 septembre 1965 : A l'issue d'une mission de quelques mois dans la zone Atlantique sud, le Blavet arrive à Lorient et reprend sa place au sein de la force amphibie d'intervention.
Juillet 1966 : c'est la Mission Bougainville. Le Blavet quitte la Métropole le 3 mai 1966, fait escale en Martinique, puis arrive à Clipperton le 6 juin. But officiel du voyage : installer une station météo à Clipperton. Quinze scientifiques viendront y vivre plusieurs mois.
Cette mission mise discrètement et rapidement sur pied, a aussi pour but d'occuper l'îlot, toujours en proie aux revendications territoriales du Mexique car au moment où la France commence ses expérimentations nucléaires dans le Pacifique, les états sud-américains se faisaient plus vindicatifs. Octobre 1966 : Il est en refonte à Cherbourg où au cours de la quelle, il reçoit un hangar hélicoptère construit aux CMN (15 x 8 x 4 m), 2 hélicoptères Alouette III, des filets de protection autour de l'aire d'appontage, installations d'arrosage en pluie des superstructures.
| Citation: |  Le bâtiment de débarquement de chars (BDC) Blavet dans le Pacifique (mars 1971). Le Hangar et la plate-forme sont clairement visible sur l'avant, l'accès à la cuve par le panneau de cale est donc desormais impossible |
Novembre 1966 : Départ pour Papeete et le CEP. Août 1968 : Un plongeur du Blavet, le quartier-maître Causeur, est victime d'un accident de plongée en baie de Cook à Moorea. Il est inhumé à Papeete. En 1969, l'activité principale est le transport de matériels vers les différents sites du CEP, mais aussi des évacuations sanitaires dans certains atolls des Tuamotus. Il n'y a pas d'essai cette année là. Mission du 6 janvier au 9 février 1969: Tahiti-Hao-Puka Rua-Vahitahi-Reao-Puka Rua-Tureia-Mururoa-Marutea-Les Gambiers-Marutea-Hao-Tahiti. Mission du 21 février au 18 mars 1969 : Tahiti-Hao-Mururoa-Fangataufa-Les Gambiers-Mururoa-Reao-Hao-Vahitahi-Reao-Akiaki-Hao-Tahiti. Les 29 juin, 30 juin et 1er juillet 1969, transport des enfants des écoles entre Huahine, Bora Bora et Raiatea. 14 juillet 1969 : à quai à Papeete Du 11 au 19 août 1969 : mission aux Australes à Rurutu Du 6 au 19 octobre 1969: mission à Tureia dans les Tuamotus Du 27 octobre au 7 novembre: mission sur l'atoll de Tématangi 11 novembre 1969 : sortie des familles à Moorea et mouillage dans la baie de Cook pour la journée. 1970-78 : activité inconnue... Septembre 1979 : Le Blavet recueille un couple d'américain à bord d'un yacht, l'Aquavit, en perdition au large de Tahiti. Le voilier est remorqué à Papeete par le BDC. Octobre 1982 : Le Blavet embarque des hommes du RIMAP pour un exercice de débarquement amphibie sur l'île de Tahaa. Janvier-février 1983 : Les cyclones Nano puis Orama dévastent les Tuamotu. Le Blavet et le Paimpolaise participe activement au secours. Le BDC ravitaille les atolls de Ahe, Manihi et Aratika, Arutua, Kaukura et Apataki. A Arutua, atoll totalement sinistré par le cyclone, le Blavet embarque 3 blessés dont une petite fille pour une évacuation sanitaire. L'hélicoptère Alouette III de l'EV Derrien et du PM Labadie est d'une grande utilité. Juillet 1984 : 162 jeunes du MEJ (Mouvement Eucharistique des Jeunes) embarque sur le Blavet à Papeete pour un voyage aux Marquises.
13 août 1984 : A l'occasion d'une sortie au profit de l'AMMAC (Amicale des Marins et Marins Anciens Combattants) et des familles à Huahine, un incendie dans le compartiment qui avait pris naissance dans le compartiment des diesel-alternateurs est maitrisé non sans peine au large de Tahiti. Les dégats sont importants. Le Blavet est secouru par l'aviso-escorteur Commandant Bory. Cet incendie conduira la Marine a décider le désarmement anticipé du BDC.
Août 1984 : C'est la dernière mission du Blavet. L'Administrateur des Marquises embarque à bord du bâtiment pour une tournée des six îles principales de l'archipel. Le voyage est mis à profit pour accompagner des jeunes du MEJ, de l'Association du Monde des Jeunes (AMDJ) et des Scout de France dans leur villégiature. Le trajet permet également d'accompagner les sportifs marquisiens sélectionné pour les jeux de Polynésie à Moorea. Octobre 1984 : Le chef d'état-major de la Marine, l'amiral Leenhardt, est en visite en Polynésie. Une mini revue navale, auquel participe le Blavet, est organisée.
3 janvier 1985 : Le Blavet est désarmé. Sa coque doit servir après transformation à servir de support à une plate forme d'hélipontage pour Super-Puma, sur un des sites du CEP (NDLR : Il n'est pas du tout évident que cette transformation est eut lieu. Il n'existe pas de photo du Blavet transformé.)
6 septembre 1988 : La coque du Blavet sert de cible de tir à un missile Excocet MM38 tiré par l'aviso-escorteur EV Henry à 70 nautiques au large de Tahiti. La Taape avait été chargé de remorquer le Blavet vers la zone de tir. Après le succès du tir, des fusiliers-marins de la base de Fare-Ute se chargèrent de pétarder la coque qui, malgré un trou béant au niveau du pont principal, flottait encore. Le Blavet repose désormais par 3700 mètres de fond.
| Citation: |  La coque du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Blavet, utilisée comme cible de tir, a été touchée par un missile Exocet MM38 tiré par l'aviso-escorteur EV Henry. Malgré des dégats importants le navire flotte encore. Des charges explosives sont disposées pour l'achever (6 septembre 1988 - Photo Joël Bayle) |
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 | Sujet: Re: LES BATIMENTS DE DEBARQUEMENT DE CHARS (BDC) (2) TETE A TETE Lun 22 Jan 2007, 15:03 | |
| 6°) L9008 DIVES  Tape de bouche du BDC Dives LA DIVESest un fleuve côtier normand de 116 km qui prend sa source à Malnoyer près d’Exmes (Orne) et se jette dans la Manche près de Houlgate pas de ville marraine connue OBSERVATIONSLes installations spéciales de transport et d'échouage tiennent la plus grande place : vaste hangar et ponts dégagés, portes d'étrave, rampe de débarquement et rampe d'accès au pont supérieur, panneaux de chargement, mât de charge, bossoirs et LCVP, treuil et ancre arrière, installations de sécurité et de ventilation. A noter l'importance des logements, de la cuisine, de l'infirmerie, et de la distribution électrique qui fait tout fonctionner. Les moyens de transmission et de navigation sont pour l'époque modernes et développés. L'armement ne comporte qu'une artillerie de petit calibre, pour la défense immédiate ou pour l'attaque d'une plage, car la navigation en opérations est prévue sous l'escorte d'une force de protection. LES NAVIRES AYANT PORTE LE NOM DE DIVES Deux bâtiments ont porté le nom de Dives dans la Marine française : Le premier est un aviso-transport à hélice (1870 - 1890) mis en chantier à Brest le 14 mai 1868, et mis à flot le 23 juillet 1870. Le 20 juillet 1878, il quitte la France pour porter des renforts à Nouméa à la suite de la révoltes des Canaques. En 1884, il est affecté à la division navale d'Extrême Orient. De retour à Cherbourg en novembre 1885, il est incorporé dans l'escadre d'évolutions. En janvier 1886, on le retrouve en Nouvelle-Calédonie, et il rayonne à partir de là dans le Pacifique. Le 10 février 1887, il est à Sydney. Le 6 juillet 1887, il s'échoue sans gravité sur la côte de Calédonie, il sera renfloué deux jours après par les Guichen et Duchaffault, et peut reprendre la mer le 21. En décembre 1887, il est encore dans le Pacifique. Il ne rentre à Cherbourg probablement qu'en avril 1889. Rayé des liste de la Flotte le 5 janvier 1890, il sert par la suite de ponton-caserne à Rochefort (1891-95), puis comme Défense fixe à Rochefort (1886-1912). Sa coque est est vendue pour démolition en 1914. ( Caractéristiques : 1600 t ; 600 cv ; 85 h ; 6 canons). Le 2e bâtiment ayant porté le nom de Dives est donc le bâtiment de débarquement de chars (1961 - 1986)._________________ Rammstein je les ai dans la peau  Au sens propre comme au figuré |
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 | Sujet: Re: LES BATIMENTS DE DEBARQUEMENT DE CHARS (BDC) (2) TETE A TETE Lun 22 Jan 2007, 15:12 | |
| HISTORIQUE| Citation: |  Le bâtiment de débarquement de chars Dives le jour (ou la veille) de son lancement aux chantiers du Trait (28 juin 1960). |
Le Bâtiment de Debarquement de Chars (BDC) Dives est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime (Le Trait) le 7 août 1959, baptisé le 16 mai 1960 et lancé le 28 juin 1960 en présence du vice-amiral Amman, préfet maritime de la 1ère région, représentant le délégué ministériel pour la Marine. Le 27 février 1961 : La Dives regagne Lorient après une escale à Brest pour contrôle magnétique 8 mars 1961 à avril 1961 : La Dives quitte Lorient pour sa traversée de longue durée jusqu'à Toulon via Athènes.
14 avril 1961 : Admis au service actif, le BDC est affecté organiquement à la 4e région maritime (Oran). De novembre1962 à fevrier 1963, il participe à l'évacuation du CIOA d'Arzew vers Lorient en 3 rotations et ce en compagnie de son sister-ship, l'Argens Fin 1962 - début 1963 : 1ère IPER à Cherbourg.
En 1964, il est affecté au CEP pour le transport de matériel puis au 1er semestre 1965, il subit une 2ème IPER à Cherbourg (installation air conditionné et arrosage en pluie). En Avril 1967, La Dives transporte des légionnaires aux îles Gambier Octobre 1977 : Manoeuvres Apetahi aux Iles-sous-le-Vent. Environ 500 hommes participent à ces manoeuvres : deux compagnie du BIMAT (Bataillon d'Infanterie de Marine de Tahiti), la Dives, un EDIC et deux hélicoptères Super-Frelon. Les hommes du BIMAT embarquent sur la Dives puis débarquent à Huahine et Tahaa Décembre 1978 : Après une dernière inspection par l'amiral Leenhardt, la Dives quitte Papeete le 27 décembre après 9 ans passés dans les eaux de la Polynésie française. Elle est de retour à Toulon le 9 mars 1979.
Le 29 septembre 1979 , il participe à une opération de relation publique à Cannes avec l'Argens. En Mai 1980, il est en Exercice en Sardaigne de même que le 16 mai 1981 avec un débarquement à Cavalière et que 27 octobre 1981 (débarquement en Corse.) C'est ensuite la participation à la revue navale du 14 juillet 1982 puis le ébarquement de la FINUL à Beyrouth (septembre 1982) Du 17 novembre au 15 décembre 1982 , il participe à l'exercice N'Jambour III au Sénégal.
Le BDC Dives est désarmé le 30 novembre 1985.La dernière cérémonie des couleurs à lieu en fevrier 1986et il est condamné le 21 avril 1986 (Q645). Le 12 août 1986 : Le BDC est mis en place, avec l'aide de la Tianée et du remorqueur Mésange, comme brise-lames à Saint Mandrier, pour remplacer l'ex Alsacien envoyé le 11 août 1986 au Brégaillon (ce dernier sera coulé comme cible le 21 octobre).
| Citation: |  Le bâtiment de débarquement de chars Dives alors musée naval à Toulon. Remarquez la présence d'un hélicoptère HSS de la 31F, sur le pont (6 août 1999). |
En 1990 , Sauvée du ferraillage, la Dives est confié à une association de bénévoles, l'escadron historique qui commence des travaux de restauration afin de la transformer un musée flottant. Une convention est signé en juillet 1990 avec la Marine qui laisse à l'association l'usage du bâtiment. L'association, présidée par Claude Daout, compte une trentaine de membres qui se mettent au travail. Un an de travaux et 1500 kg de peinture seront nécessaires pour rendre au bâtiment son lustre passé.
Août 1991 : Le bâtiment prend son poste d'amarrage au quai d'honneur de l'arsenal pour y accueillir les premier visiteurs. Cette situation ne peut toutefois durer éternellement, et il faut trouver un emplacement qui ne soit pas dans une zone militaire. L'idée de déplacer le BDC à Bandol est évoqué au mois de mars 1993, mais cette idée est abandonnée (manque de financement probablement). On revoit la Dives à Marépolis (La Seyne/Mer) en juillet 1992. Mais c'est devant la Tour Royale à Toulon que la Dives va finalement échouer tout en conservant sa mission de musée flottant. Juillet 1998 : Un hélicoptère HSS, ayant appartenu à la 31F, est mis sur le pont du BDC Dives
Octobre 2000 : Faute de pouvoir financer les travaux nécessaires pour continuer à accueillir les visiteurs en toute sécurité, le navire musée est obligé de fermer ses portes. Fermeture temporaire comme on l'annonce à l'époque. Il faut alors au minimum 300 000 francs pour effectuer les travaux de mise en conformité nécessaire à l'accueil du public. Le généreux mécène ne viendra Le "Musée Dives" (1990-2000) s'offrait à la visite en quasi-totalité. En déambulant dans les coursives depuis les cuisines jusqu'à la passerelle de commandement en passant par l'infirmerie et le hangar, on pénètrait dans l'ambiance de la vie à bord dans son cadre authentique. Le Musée Dives, c'était aussi l'exposition permanente d'une collection représentative des plus célèbres véhicules militaires historiques de la seconde guerre mondiale et de véhicules militaires français anciens ou récents. Le 1er octobre 2001, Le BDC Dives sert désormais de brise-lames à Saint-Mandrier en remplacement du D'Estrées.
| Citation: |  Les coques de l'aviso-escorteur Commandant Rivière et du Bâtiment de Débarquement de Chars (BDC) Dives, servent désormais de brise-lames à Saint-Mandrier (22 juin 2003). A l'arrière plan, un autre BDC, l'Argens |
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 | Sujet: Re: LES BATIMENTS DE DEBARQUEMENT DE CHARS (BDC) (2) TETE A TETE Lun 22 Jan 2007, 15:26 | |
| 7°) L9004 BIDASSOA  Tape de bouche du BDC Bidassoa LA BIDASSOA est un fleuve côtier des Pyrénées-Atlantiques,long de 76 km qui se jette dans le golfe de Gascogne La Bidassoa était le premier bâtiment de la Flotte à porter ce nom. Il était parrainé depuis le 1er juillet 1961 par les communes riveraines de la rivière dont il porte le nom : Hendaye, Urrugne et Biriatou. OBSERVATIONLes installations spéciales de transport et d'échouage tiennent la plus grande place : vaste hangar et ponts dégagés, portes d'étrave, rampe de débarquement et rampe d'accès au pont supérieur, panneaux de chargement, mât de charge, bossoirs et LCVP, treuil et ancre arrière, installations de sécurité et de ventilation. A noter l'importance des logements, de la cuisine, de l'infirmerie, et de la distribution électrique qui fait tout fonctionner. Les moyens de transmission et de navigation sont pour l'époque modernes et développés. L'armement ne comporte qu'une artillerie de petit calibre, pour la défense immédiate ou pour l'attaque d'une plage, car la navigation en opérations est prévue sous l'escorte d'une force de protection. HISTORIQUE| Citation: |  Le bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa quittant Le Trait pour essais (1961 - Photo Flebbé) ce qui est visible par l'absence de tout marquage de coque et d'armement |
Mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime (Le Trait) le 30 janvier 1960, ce bâtiment de débarquement de chars est baptisé Bidassoa le 16 mai 1960. Le BDC Bidassoa est lancé le 29 décembre 1960, et entre en service le 1er octobre 1961. C'est le quatrième d'une série de cinq bâtiments du même type. Le bâtiment effectue une traversée de Longue Durée de Lorient à Toulon (29 juin au 23 juillet 1961 ). Cela permet au passage de faire escale à Hendaye du 1er au 5 juillet, puis il met le cap sur les Açores où il arrive le 11 juillet pour une escale de quatre jours. Son admission au service actif est prononcée le 1er octobre 1961
Il est présent à Alger en 1962 puis subit l'année suivante un grand carénage à Cherbourg. 14 février 1964 : La Bidassoa arrive à Lorient, arborant la marque du capitaine de vaisseau Favin-Lévêque, commandant le CIOA (Centre d'Intervention par Opérations Amphibies). Septembre 1964 : Avec le déménagement de l'école des fourriers de Cherbourg à Rochefort, la Bidassoa est mise à contribution pour le transfert du personnel.Ainsi le 1er septembre, le BDC entre dans le port de Rochefort avec 180 marins de l'école ainsi que 2500 m3 de matériel. Le 3 septembre, le déchargement est terminé. Avril 1965 : De nouveaux travaux maritimes ont été réalisés à Lorient, sur la rive gauche du Scorff au confluent de cette rivière avec le Blavet. La Bidassoa inaugure le beaching, abattant sa porte pour laisser place à un premier convoi de véhicules de la FAI (Force Amphibie d'Intervention).
En octobre 1965, il participe à l'exercice Amphitrite IV à Belle-Ile du 18 au 21 octobre. Cet exercice de débarquement amphibie de commandos voit la participation de la Bidassoa, du Malgache, de la Jeanne d'Arc, du Duperré et du sous-marin Marsouin.Il esgt ensuite du 20 février au 1er juillet 1966 en grand carénage à Cherbourg. 12 février 1969 : Chargement au Havre à destination de Lorient de barrages de la CIM. 21 juin 1969 : Départ de Toulon avec un chargement de matériel laissé à Toulon par les fusiliers-marins, à présent regroupés à Lorient. 1969 : Apparition à bord de radeaux gonflables Langevinière Bombard. En 1970, il reçoit 2 mats de charge devant la passerelle au bord du pont Puis, il est du 1er juillet 1971 au 1er février 1972 en grand carénage à Lorient.
1973 : Parti de Lorient le 17 mai 1973, la Bidassoa effectue un long périple en océan Indien. Le bâtiment fait escale à Madère, Dakar, Abidjan, Luanda, Simonstown, Lourenco Marques, Comores, Diego-Suares, Tamatave et La Réunion. Il participera à l'évacuation de Madagascar. Le général Bigeard alors commandant des forces françaises de l'océan indien qui prendra passage à bord déclarera : " A l'occasion de votre deuxième rotation sur La Réunion, je vous remercie vivement pour la participation essentielle de votre bâtiment au redéploiement des FFSOI. J'ai apprécié la compétence et le dévouement que vous et votre équipage avez apportés à une tâche souvent ingrate ". Le BDC est de retour à Lorient le 8 décembre.
De janvier à juin 1976, il est en Mission en Afrique occidentale puis de septembre à octobre 1976 en Mission à La Guadeloupe. 14 mars 1979 : Devant Beyrouth avec l'EDIC 9096. 2 avril 1979 : Arrivée à Lorient en provenance du Liban. 11 août 1982 au 1er février 1983 : IPER à Dakar - départ de Lorient le 11/08/1982- arrivée à Lorient le 17/02/1983. Juillet-août 1983 : De violents incendies de forêts ont lieu en Corse. La Bidassoa est chargée du transport depuis Toulon de divers matériels incendie vers l'Ile de Beauté.
| Citation: |  En juillet 1983, de violents incendies de forêts ont lieu en Corse. Le bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa est chargé du transport depuis Toulon de divers matériels incendie vers l'Ile de Beauté (31 juillet 1983). |
Il participe ensuite en 1983 à l'opération Olifant au Liban, il est de retour le 15 avril 1984 : Retour à Lorient après 10 mois d'absence. Juin 1986 : Dernière mission à Hendaye pour la police des pêches.
La dernière sortie à la mer à lieu le 27 novembre 1986 suivie le 12 décembre de la dernière cérémonie des couleurs. Désarmé à Lorient le 12 décembre 1986, il est conduit en novembre 1987 au cimetière marin de Landevennec (le 2 novembre pour être precis). Sa coque sert de cible de tir le 19 septembre 1989 aux bâtiments de l'Escadre de l'Atlantique et aux Super-Etendard de l'Aéronautique navale à l'issue de l'exercice Sharp Spear. La Bidassoa repose désormais au fond de la mer d'Iroise.
| Citation: |  Le bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa alors désarmé à Brest. Remarquez le numéro de condamnation Q655 peint sur sa coque (1989 - Photo Yves Cariou)
 Une superbe maquette du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa par Didier Fontaine : |
_________________ Rammstein je les ai dans la peau  Au sens propre comme au figuré |
|  | | pascal Lieutenant de vaisseau


 Nombre de messages: 501 Age: 44 Ville: marseille Emploi: fonctionnaire Date d'inscription: 08/02/2009
 | Sujet: Re: LES BATIMENTS DE DEBARQUEMENT DE CHARS (BDC) (2) TETE A TETE Dim 08 Fév 2009, 17:35 | |
| A propos du navire-musée la Dives, Claude Daout est mon oncle, et j'ai bien connu le bateau au Mourillon. J'y ai passé pas mal de couches de peinture... Il était restauré d'une manière absolument remarquable grâce à de nombreuses pièces en provenance notamment du Colbert qui venait d'être désarmé et se trouvait encore à Toulon avant son départ pour Bordeaux. On trouvait dans la cuve de la Dives entre autres véhicules d'époque le Sherman "Fèz" un des premiers chars à être entré dans Toulon en 44. Le char était en parfait état de marche. Tout fonctionnait sur la Dives à part la propulsion, les aménagements intérieurs avaient été intégralement restaurés. Le bâtiment était autonome car deux de ses trois DA avaient été remis en état et fournissaient l'électricité du bord. Claude avait servi sur le bâtiment durant la guerre d'Algérie. Il est bien regretable que la Marine n'ait pas fait l'effort financier nécessaire à sa conservation. |
|  | | fti83 Matelot Breveté

 Nombre de messages: 1 Age: 63 Ville: LA CRAU Emploi: Retraité Date d'inscription: 09/02/2009
 | Sujet: BDC Bidassoa Lun 09 Fév 2009, 11:10 | |
| Bonjour, Je découvre le site consacré aux bâtiments de débarquement de chars (BDC). Ayant été officier en second de ce fier vaisseau de juillet 1976 à septembre 1978, je découvre avec effroi (!) que n’avez rien, ou presque sur cette période. De mémoire (il faudrait rechercher les dates au service historique de la marine) : - La mission du premier semestre 1976 n’était pas en Afrique occidentale, mais en océan Indien, avec notamment le soutien à la construction des pistes d’aviation des îles Glorieuse et Juan de Nova. - Juillet 1976 (là où j’ai embarqué) : fêtes de la mer à Hendaye/Saint-Jean de Luz, auprès des villes marraine. - De septembre à novembre 1976 : mission en Guadeloupe, motivée par l’activité du volcan La Soufrière (plan ORSEC). Transport de missiles SM1 Tartar entre les Etats-Unis et Brest au retour : 14 jours de traversée, en raison du mauvais temps, pas de radar pendant une semaine ! - 1977 : entraînement amphibie sur les côtes bretonnes jusqu’au mois d’avril, puis mission de transport opérationnel sur Dakar, la Guyane (véhicules armée de terre et de travaux publics) et les Antilles (retour du matériel ORSEC de l’année précédente). - Hiver 77-78 : Activité d’entraînement amphibie sur les côtes bretonnes, puis un mois de bassin à Brest pour changement des systèmes d’étanchéité des lignes d’arbres ( point faible de ce type de bâtiment). - 23 mars 1978 à fin mai 1978, mise en place de la FINUL au Liban, arrivée à Beyrouth le 6 avril, puis reconnaissance des plages du sud Liban (travail qui servira l’année suivante). Escale de détente en Turquie (Izmir du 23 au 27 avril), passage par Toulon, puis transport opérationnel vers la Tunisie (Bizerte) et retour à Lorient après le 15 mai (date à trouver). - Puis carénage à Lorient, pendant les longues grèves DCN de 1978. Après j’ai débarqué ! En deux ans, j’ai été absent de Lorient 12 mois. Bien à vous |
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