FREGATES MULTIROLES CLASSE FRIDJOF NANSEN
(NORVEGE)
La frégate Fridjof Nansen à la mer Introduction Sans remonter jusqu’aux Vikings et leurs drakkars qui terrorisèrent les populations d’Europe pendant plus de deux siècles, force est de reconnaitre que la Sjøforsvaret à des origines fort ancienne puisque elle remonte en 1509 quand le roi Hans établit une marine commune à l’Union de Kalmar (réunion du Danemark, de la Norvège et de la Suède), marine dans laquelle les norvégiens seront largement majoritaires. Plus tard quand l’Union de Kalmar aurait implosé et que l’union se limitera à la Norvège et au Danemark (1520), les norvégiens représenteront les 2/3 des 15000 hommes de cette marine de 50 navires.
Le 12 avril 1814 marque l’acte de naissance officiel de la Marine norvégienne. Aux termes du traité de Kiel, le Danemark (rare pays qui resta jusqu’au bout l’allié de la France napoléonienne) du céder la Norvège à la Suède. Les norvégiens tentent de proclamer leur indépendance mais cette dernière est etouffée par les suédois au cours d’une guerre de sept mois (avril-novembre 1914).
L’union suedo-norvégienne va durer près d’un siècle, une union relativement lâche puis que la Norvège bénéficiait d’une assez large autonomie (parlement force navale autonome).
En juin 1905, à l’issue d’une grave crise politique, la Norvège obtient pacifiquement son indépendance. La marine norvégienne bénéficie de l’outil forgé durant la période de l’Union et permet au pays de rester neutre même si plus de 2000 marins norvégiens vont périr en mer à cause des sous marins allemands qui mènent une guerre au commerce sans pitié.
Les allemands avaient laissé les norvégiens neutres durant la première guerre mondiale mais pas pour le second puisque dès le 8 avril 1940, le Danemark et la Norvège sont envahis (opération Weserübung). Les forces armées norvégiennes ne peuvent réaliser qu’un combat pour l’honneur avec quelques coups d’éclat comme la destruction du croiseur Blücher à l’entrée du fjord d’Oslo laissant le temps au gouvernement et à la famille royale de s’enfuir en Grande Bretagne.
Le croiseur Blücher entrain de sombrer le 9 avril 1940 à l'entrée du fjord d'OsloLa Norvège poursuit le combat aux côtés des anglais, ces derniers lui cédant des vedettes, des sous marins et des torpilleurs. L’un d’eux le Svenner étant torpillé au large de la Normandie le 6 juin 1944.
Au total, la marine norvégienne à perdu 10 navires durant le conflit, 17 cargos étant également perdus.
La guerre froide change la donne pour la Norvège. Comme pour le Danemark, Oslo comprend immédiatement que la neutralité n’est plus de mise et elle accepte d’être un membre fondateur de l’OTAN en 1949 (même si elle refusera le stationnement permanent de troupes étrangères sur son sol) bénéficiant ainsi de moyens substantiels pour se doter d’une marine puissante destinée à harceler la flotte soviétique du Nord qui avant d’atteindre l’Atlantique devait forcément longer les côtes norvégiennes et auraient été soumises aux embuscades des vedettes lance-torpilles et des sous marins côtiers.
Après avoir été longtemps équipée de navires de second main, la marine norvégien bénéficie de la rente pétrolière et peut se doter de navires neufs et dont la sophistication n’à rien à envier aux réalisations français américaines ou britanniques.
On l’oublie d’ailleurs souvent mais le premier missile mer-mer occidental n’est pas français (Exocet) mais norvégien (Le Penguin)
Après avoir atteint son apogée durant les années quatre vingt (55 bâtiments de combat dont 7 frégates 36 vedettes lance-missiles et 12 sous marins), la Royal Norwegian Navy est victime de la fin de la guerre froide et de la baisse des crédits militaires.
La fin de la guerre froide c’est également une nouvelle donne stratégique et cette nouvelle donne est symbolisée par les nouvelles frégates multi rôles de classe Fridjof Nansen.
Historique
La frégate Bergen de classe OsloDans les années soixante, la marine norvégienne à fait construire cinq frégates de type Oslo. Version améliorée des destroyers d’escorte de classe Dealey, ces frégates avaient pour mission principale la lutte ASM (d’où la présence de torpilles, d’un lance-roquettes Terne et d’une détection étoffée) et comme cible toute désignée les sous marins soviétiques.
Ces navires de taille réduite et dépourvus d’hélicoptères ne pouvant être éternels, leur remplacement est envisagé au début des années quatre vingt dix.
Tirant les leçons de la nouvelle donne géostratégique (implosion de l’URSS, multiplication des opérations de «maintien de la paix» et des conflits asymétriques), la marine norvégienne souhaite avant tout des navires plus polyvalents.
En 2000, c’est le constructeur Navantia qui est sélectionné avec un modèle inspiré par le design des F100 qui allaient équiper la marine espagnole.
A l’origine il était prévu que deux navires sur cinq soient construits en Norvège mais la faillite du chantier norvégien à conduit à la construction de cinq unités en Espagne.
-Le KNM Fridjof Nansen (F310) à été mise sur cale aux chantiers navals Navantia de Carthagène en avril 2003 lancée en juin 2004 et admis au service actif en avril 2006.
http://no.wikipedia.org/wiki/Fridtjof_Nansen-La KNM Roald Admunsen (F311) à été mise sur cale aux chantiers navals Navantia de Carthagène en juin 2004 lancée en mai 2005 et admise au service actif le 21 mai 2007
http://fr.wikipedia.org/wiki/Roald_Amundsen-La KNM Otto Sverdrup (F312) à été mise sur cale aux chantiers navals Navantia de Carthagène en mai 2005 lancée en avril 2006 et admise au service actif en avril 2008
http://en.wikipedia.org/wiki/Otto_Sverdrup-La KNM Helge Ingstad (F313) à été mise sur cale aux chantiers navals Navantia de Carthagène en avril 2006, lancée en novembre 2007. L’admission au service actif est prévue pour l’automne 2009
http://en.wikipedia.org/wiki/Helge_Ingstad-La KNM Thor Heyerdhal à été mise sur cale aux chantiers navals Navantia de Carthagène en novembre 2007 lancée en 2008 pour une admission au service actif prévue à l’automne 2010.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thor_Heyerdahl_________________
Rammstein je les ai dans la peau

Au sens propre comme au figuré