Corée du Sud (Daehanminguk Haegun)
Le Chang Bogo à la merLa marine de la république sud-coréenne fût officiellement créée le 15 août 1948 mais pendant longtemps, elle fût à l'image du pays, une marine pauvre utilisant généralement des navires de seconde main, essentiellement voir exclusivement américains.
Le dévellopement économique phénoménal du pays basés sur les chaebols (conglomerats) comme Samsung ou Hyundai ne pouvait ne pas avoir de conséquences sur la marine qui devait maintenant protéger les lignes de communications à destination du Moyen Orient où Séoul va chercher une grande partie de son pétrole comme le Japon
1er pays en matière de construction navale civile notament illustré par le rachat de la branche navale de Aker Yards par STX en 2008, la Corée ne pouvait rester en dehors de la construction navale militaire et tout en ayant une certaine activité à l'export (notament vers l'Indonésie et la Malaisie), se mit à dévelloper des navires toujours plus sophistiqués.
Souhaitant se dôter d'une «Blue water navy» la Corée du sud ne pouvait pas négliger la constitution d'une importante force sous marine et faisant confiance au «made in germany», elle se tourna vers IKL pour le programme KSS-1.
Trois submersibles type 209/1200 furent commandés en 1987, trois autres en novembre 1989 et les trois derniers en décembre 1992 mais seul le premier à été construit en Allemagne, les huit autres étant construits en Corée du Sud.
-Le Chang Bogo (S-61) à été mis sur cale aux chantiers Howaldtswerke de Kiel en 1988 lancé le 18 juin 1992 et admis au service actif le 2 juin1993
-Le Yi Chon (62) à été mis sur cale aux chantiers Daewo de Okpo en 1990 lancé le 14 octobre 1992 et admis au service actif le 30 avril 1994
-Le Choi Muson (63) à été mis sur cale aux chantiers Daewo de Okpo en 1991 lancé le 25 août 1993 et admis au service actif le 27 février 1994
-Le Park Wi (65, le chiffre 4 porte malheur en Corée) à été mis sur cale aux chantiers Daewo de Okpo en 1992 lancé le 20 mai 1994 et admis au service actif le 3 février 1996
-Le Lee Jongmu (66) à été mis sur cale aux chantiers Daewo de Okpo en 1993 lancé le 17 avril 1995 et admis au service actif le 29 août 1996
-Le Jung Woon (67) à été mis sur cale aux chantiers Daewo de Okpo en 1994 lancé le 7 mai 1996 et admis au service actif le 29 août 1997
-Le Lee Sunsin (68) à été mis sur cale aux chantiers Daewo de Okpo en 1995 lancé le 21 mai 1998 et admis au service actif le 15 juin 1999
-Le Na Daeyong (69) à été mis sur cale aux chantiers Daewo de Okpo en 1996 lancé le 15 juin 1999 et admis au service actif en novembre 2000
-Le Lee Eokgi (71) à été mis sur cale aux chantiers Daewo de Okpo en 1997 lancé le 26 mai 2000 et admis au service actif le 30 novembre 2001.
Ces neuf sous marins constituent l'épine dorsale de la force sous marine sud-coréenne en attendant la mise en service de 9 sous marins type 214 (deux en service et un troisième en essais).
Les trois derniers Chang Bogo peuvent mettre en oeuvre le missile antinavire Sub Harpoon et doivent être remplacé à partir de 2016 par une classe de 9 sous marins océaniques de 3000 tonnes (programme KSS III).
Un de ses sous marins à par ailleurs été proposé par la Corée à l'Indonésie en l'échange de 19 avions de transport CN235 mais la commande récente de Kilo russes semble avoir rendu ce troc bien improbable à moins qu'il ne serve de réserve de pièces détachées aux deux «209» utilisés la marine indonésienne.
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Le Jung Woon à Pearl Harbor avec un Burke en arrière planDéplacement : en surface 1185 tonnes en plongée 1290 tonnes
Dimensions : longueur 56.10m largeur 6.25m tirant d'eau 5.50m
Propulsion : 4 diesels MTU 12V 493 AZ80 de 450 kW (600 ch), un moteur électrique de propulsion Siemens, le tout dévellopant 3700 kW (5000 ch) entrainant une hélice. Ils doivent recevoir un système de propulsion Anaerobie.
Vitesse maximale : 21.5 noeuds en plongée 11 noeuds en surface
Distance franchissable : 8000 miles nautiques à 8 noeuds en surface 230 miles nautiques à 8 noeuds en plongée
Plongée : 320m
Electronique : un radar de navigation, un sonar CSU-83, un PRS-3/15, un détecteur Argo, un lance-leurres torpilles TACM, système de direction de combat ISUS 83. Ils doivent recevoir une antenne ETBF et un détecteur Shrike
Armement : 8 tubes lance-torpilles de 533mm avec 14 torpilles SUT mod 2
Equipage : 6 officiers et 27 hommes
Afrique du Sud (South African Navy)
Le Mathatisi à la merLa culture sous marine de la marine sud-africaine est particulierement récente. Ce n'est qu'au début des années soixante-dix que la SAN mit en service ses premiers submersibles. Pour se faire, elle se tourna vers la France à qui elle commanda trois sous marins de type Daphné et baptisés Maria van Riebeeck (admis au service actif le 22 juin 1970) Emily Hobhouse (ASA : 25 janvier 1971) et Johanna Van der Merwe (ASA 21 juillet 1971).
Ces trois submersibles auraient du être suivis par deux sous marins de type Agosta mieux adaptés aux opérations océaniques mais le 4 novembre 1977, la résolution 418 du Conseil de Sécurité de l'ONU imposa à l'Afrique du Sud un embargo sur les armes.
Les deux submersibles baptisés Astrant et Adventurous et construits par Dubigeon Normandie à Nantes furent finalement vendus au Pakistan en novembre 1978 et baptisés Hashmat et Hurmat, ils sont toujours en service actuellement mais devraient être remplacés par les trois type 214 récément commandés.
Entre parenthèses, c'est curieux qu'un pays qui à construit un Agosta 90B et assemblé un autre et qui avait annoncé sa volonté de construire des sous marins «autochtones» pour sa marine et l'exportation décide de commander de nouveaux submersibles.
Les trois Daphné furent également victimes des soubressauts politiques. En 1999, cinq ans après la fin de l'apartheid, deux d'entre eux furent rebaptisés (le Maria van Riebeeck avait été rebaptisé avant son désarmement en 1996).
C'est ainsi que le Emily Hobhouse devint le Umkhonto et le Johanna Van Der Merwe devint l'Assegaai avant d'être désarmés en novembre 2003. seu l'Assegaai à été préservé comme musée à Simon's Town.
Ce n'est qu'en 1997 que la marine sud-africaine commença à envisager le remplacement de ses trois vénérables submersibles (la conception des Daphné remontait aux années cinquantes). Cet appel du pied ne passa pas inapperçu et cinq pays firent une offre : la Grande Bretagne proposèrent les Upholder, la France proposa la cession de deux Agosta d'occasion en attendant les Scorpène, l'Italie une version modernisée de ses Sauro, la Suède avec le type A192 dérivés des Götland et l'Allemagne avec son type 209/1400.
Le contrat entre German Submarine Consortium (GSC) et le gouvernement sud-africain fût signé le 3 décembre 1999 et les trois sous marins officiellement commandés le 12 juillet 2000. Une option pour un quatrième submersible à été rapidement abandonné ce qui n'est pas un problème d'autant que la SAN peine déjà à armer ses trois sous marins.
-Le Manthatisi (S101) à été mis sur cale aux chantiers Howaldtswerke de Kiel le 22 mai 2001 lancé le 15 juin 2004 et admis au service actif le 3 novembre 2005
-Le Charlotte Maxeke (S102) à été mis sur cale aux chantiers Thyssen NSW de Emden le 12 novembre 2003 lancé le 4 mai 2005 et admis au service actif le 14 mars 2007
-Le Queen Modjadji (S103) à été mis sur cale aux chantiers Thyssen NSW de Emden le 11 novembre 2004 lancé en octobre 2006 et admis au service actif le 30 janvier 2008.
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Le Charlotte MakeseDéplacement : surface 1454 tonnes plongée 1594 tonnes
Dimensions : longueur 62m largeur 7.60m tirant d'eau 5.80m
Propulsion : système diesel-électrique avec 4 diesels MTU 12 V 396 SE 84 et un moteur électrique de propulsion Siemens le tout dévellopant 5300ch et entrainant une hélice. Un système de propulsif anaérobie à mi-vie.
Vitesse maximale : 10 noeuds en surface 22 noeuds en plongée
Distance franchissable : 10000 miles nautiques à 8 noeuds en surface 600 miles nautiques à 4 noeuds en plongée
Plongée : 280m
Electronique : un radar de navigation Terma Scanter, un sonar Atlas Eletronik CSU-90, un détecteur Shrike UME-100 (Grintek), un lance-leurres anti-torpilles CIRCE, système de direction de combat ISUS 90-40, mat optronique OMS-100 et périscope d'attaque SERO-400, deux systèmes de transmission par satellite Immarsat C
Armement : 8 tubes lance-torpilles et 14 torpilles SUT 264. les Manthatisi peuvent lancer des missiles Sub Harpoon mais la marine sud-africaine n'est pas équipé de cet armement
Equipage : 7 officiers et 23 hommes (plus 5 passagers)
Sources
Un sous marin type 209 en construction. On distingue très bien les huit tubes lance-torpilles de 533mm-Flottes de combat 2004 et 2008
-Et l'Océan fût leur tombe
-Encyclopédie des armes Tome 8 «les sous marins conventionnels» p1881-1900
-Encyclopédie des armes Tome 6 «les sous marins de l'Axe» p1221-1240
-Marines et forces navales HS n°8 p22-38 «Allemagne : tradition et exportation»
-Marines et forces navales HS n°13 «Les U-Boot»
-Marines et forces navales HS n°14 «Spécial sous marins diesels» p12-21 «Inde la tentation russe»
et p76-81 «Brésil vers l'indépendance»
-Marines et forces navales n°97 p37-51 «la marine chilienne d'hier à aujourd'hui» et n°98 p40-57 «la marine chilienne d'hier à aujourd'hui _la suite_»
-Marines et forces navales n°100 p4-15 «A bord du S-101»
-Marines et forces navales n°114 p62-65 «Le Queen Modajdji en route vers l'Afrique du sud»
L'Antofagasta de la marine péruvienneFIN DE L'ARTICLE
A VENIR : NAKAJIMA B5N «KATE»
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Rammstein je les ai dans la peau

Au sens propre comme au figuré